Category: societe

  • Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Un encombrant à retirer ? Au bout du fil, lorsqu’on appelle la plateforme de la Métropole, Engagés au quotidien (EAQ), c’est une intelligence artificielle qui peut vous répondre. Très discrètement, la Métropole a en effet annoncé l’expérimentation, à compter du mois de février, d’un call bot : un robot qui grâce à l’IA décrypte les demandes et y répond de lui-même avec une voix synthétique. Développé par Microsoft à travers sa plateforme Azure, celui-ci a commencé ses tests dès 2024, dans la foulée de l’adoption d’une charte sur l’usage de l’intelligence artificielle à la Métropole.

    Et l’établissement public veut continuer dans le même sens. Au moment de renouveler la gestion du centre d’appels déléguée en 2019 à la société italienne Comdata, elle réclame de nouveau, dans son cahier des charges publié ce mercredi, « le déploiement expérimental d’un call bot, en tirant parti des avancées de l’intelligence artificielle ». Une solution choisie « afin d’offrir un service plus réactif, personnalisé et efficient ». Ce robot doit être mis en place pour cette phase de test sur des créneaux horaires spécifiques, « pour automatiser le traitement des levées d’encombrants et des demandes récurrentes ».

    C’est que la Métropole croule sous les demandes. Sur les 459 000 appels reçus en 2024 pour la plateforme Engagés au quotidien, près de 30% relevaient d’une demande de retraits d’encombrants, auxquels il faut ajouter 13% d’appels pour les « jets clandestins », 8% pour des questions en lien avec la collecte ou la propreté, autant pour des bennes pleines ou non ramassées… Soit près de 60% d’appels en lien avec la gestion des déchets ou la propreté, sachant que lors des pics d’affluence, le volume peut dépasser les 200 appels par heure. « Ce dispositif contribuera ainsi à une meilleure réactivité et à un service plus performant pour les usagers », espère la Métropole.

    Pas la bonne adresse

    Même si les écueils restent. Parmi les « points d’attention » de l’établissement public, « la transcription précise des adresses et des noms reste un point délicat », reconnaissait le directeur de mission chargé de l’IA, Youssef Baltagi, dans un entretien à la Banque des territoires. « Malgré les ajustements, la retranscription demeure imparfaite et nous sommes en phase de réajustement. » Et les rues restent sales.

  • Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Un espoir de justice après sept ans d’impasses. Jeudi soir, à l’issue de leur garde à vue, quatre policiers ont été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger », révélaient nos confrères de La Provence ce vendredi. Des mises en examen en série puisque dès le lendemain deux autres fonctionnaires ont suivi le même sort, après avoir été rapatriés de Mayotte, avec les mêmes chefs d’inculpation, ainsi que pour violence aggravée par personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT, comme l’a confirmé le parquet à nos confrères. Ils sont suspectés d’être impliqués dans le violent passage à tabac d’une jeune femme, lors de l’acte IV des gilets jaunes à Marseille, le 8 décembre 2018. Celle-ci avait été touchée d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD), alors qu’elle était sortie plus tôt qu’à l’habitude de son travail et allait chercher à manger avec son copain à proximité de la rue Saint-Ferréol, avant d’être rouée de coups de pied et de matraque, entourée pour une douzaine de policiers. Elle avait été admise aux urgences dans la foulée, avec un traumatisme crânien et facial direct et des vomissements, et était restée hospitalisée onze jours. Mais par deux fois, une ordonnance de non-lieu avait été rendue, faute d’identifier les auteurs des coups.

  • Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Un espoir de justice après sept ans d’impasses. Jeudi soir, à l’issue de leur garde à vue, quatre policiers ont été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger », révélaient nos confrères de La Provence ce vendredi. Des mises en examen en série puisque dès le lendemain deux autres fonctionnaires ont suivi le même sort, après avoir été rapatriés de Mayotte, avec les mêmes chefs d’inculpation, ainsi que pour violence aggravée par personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT, comme l’a confirmé le parquet à nos confrères. Ils sont suspectés d’être impliqués dans le violent passage à tabac d’une jeune femme, lors de l’acte IV des gilets jaunes à Marseille, le 8 décembre 2018. Celle-ci avait été touchée d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD), alors qu’elle était sortie plus tôt qu’à l’habitude de son travail et allait chercher à manger avec son copain à proximité de la rue Saint-Ferréol, avant d’être rouée de coups de pied et de matraque, entourée pour une douzaine de policiers. Elle avait été admise aux urgences dans la foulée, avec un traumatisme crânien et facial direct et des vomissements, et était restée hospitalisée onze jours. Mais par deux fois, une ordonnance de non-lieu avait été rendue, faute d’identifier les auteurs des coups.

  • Les Aygalades inaugurées à Marseille, le plan écoles suit son rythme

    Les Aygalades inaugurées à Marseille, le plan écoles suit son rythme

    Les minots sont à la fête, ce samedi matin, dans les cours du groupe scolaire Aygalades – Oasis, dans le 15e arrondissement de Marseille. «Les enfants m’ont dit que c’était super beau, qu’ils pouvaient jouer au foot le midi parce que maintenant il y a de la place, sourit Zineb, mère de deux petits en CP et CM1. Et nous, nous voyons les professeurs heureux, cela se répercute sur leur façon de travailler. »

    Entre stands de pop-corn, jeux en bois et confettis, de nombreuses familles sont venues pour l’inauguration des écoles réhabilitées après deux ans d’un chantier à 25 millions d’euros, confié au groupe Bouygues. « Cela a été très tendu pour que l’école soit livrée, mais nous avons travaillé en bonne intelligence », apprécie l’adjoint (PM) au plan écoles Pierre-Marie Ganozzi, avant l’ouverture des grilles. « C’est le quartier entier qui pourra en profiter », abonde Marie-Pervenche Plaza, la secrétaire générale adjointe de la préfecture.

    C’est que l’on part de loin. Pendant une décennie entière, la précédente mandature avait ignoré toutes les alertes sur les sols lourdement pollués sur lesquels ont été construits l’établissement. Désormais, en plus d’une nouvelle bibliothèque pour le groupe scolaire, le gymnase a rouvert, et Pierre-Marie Ganozzi promet que les associations y auront accès. « Nous souhaitons que les écoles soient la capitale du quartier, qu’elles soient ouvertes », explique-t-il.

    Mais alors que la droite en campagne accuse la Société publique des écoles de Marseille de n’avoir livré que cinq groupes scolaires, le maire (DVG) Benoît Payan s’irrite : « Ce n’est pas parce que l’opposition dit que la Terre est plate qu’elle est plate. »

    « Au rythme prévu » 

    « Nous avons aujourd’hui 15 écoles qui ont été livrées dans le cadre de la vague 1 », assure de son côté la secrétaire générale adjointe de la préfecture. Et d’affirmer que « le Plan écoles avance au rythme qui avait été prévu », avec 33 écoles en phase d’études, 36 en cours de programmation. En ajoutant les chantiers qu’elle porte seule, la Ville en annonce de son côté 95 au total programmées. « C’est le plus gros chantier européen, c’est absolument vertigineux », assure Pierre-Marie Ganozzi, tandis que les minots, pour seuls chiffres, se contentent du joyeux décompte de l’inauguration.

  • Quand des vies simples deviennent poétiques

    Quand des vies simples deviennent poétiques

    « J’ai versé ma larme », confie Raymonde, 85 ans, en découvrant sa vie racontée par un autre. Ce mardi 16 septembre, l’association la Table ouverte recevait habitants, bénévoles et curieux pour présenter Raconte-moi ton histoire, un ouvrage écrit par Denis Lanoy, directeur de la Maison théâtre des littératures à voix haute.

    Fruit de huit rencontres, ce recueil rassemble neuf dialogues, retranscrits au plus près de l’oralité. Des existences parfois minuscules en apparence, mais qui, à travers les mots, révèlent une richesse insoupçonnée. Sous les voûtes du train, au cœur des nouveaux lieux d’entraide créés par la Table ouverte – épicerie sociale, friperie, ressourcerie – les participants ont écouté l’auteur lire des extraits. « C’est dans les interstices et les silences de nos rencontres que naît la poésie », sourit Denis Lanoy, qui dit avoir voulu restituer la force brute de l’oral.

    « On s’est parfois raconté des choses qu’on ne se serait pas dites sinon », observe Pietro Truddaiu, président de l’association. Lui-même a dialogué avec Lou, un jeune handballeur : « Je n’avais jamais vu de match, depuis, je suis allé trois fois voir l’Usam », plaisante-t-il. Une rencontre féconde : le club nîmois s’est engagé à soutenir Table ouverte en organisant des collectes. Mais au-delà de cette belle complicité, le livre témoigne d’un projet
    qui mobilise largement. Institutions, associations et habitants ont uni leurs forces pour le rendre possible : la CAF a apporté son soutien, tandis que la Politique de la ville, à travers la Ville, le Département et l’État, a contribué à son financement.

    À travers ce livre, l’association poursuit son travail d’ouverture, de lutte contre l’isolement et de création de passerelles. « L’homme ne se nourrit pas que de pain », insiste Pietro Truddaiu, rappelant que ce projet s’inscrit dans une dynamique culturelle plus large : spectacles, cinéma de plein air, expositions, sorties collectives… « On veut aider à sortir de ces journées grises qui parfois se résument à se nourrir, le loyer, le chômage. » Deux lectures publiques ont déjà permis à d’autres de découvrir l’ouvrage à la Maison théâtre des littératures à voix haute. D’autres sont prévues en décembre, dans le quartier Richelieu.

    * L’ouvrage est disponible à l’association, Arche n°3 du boulevard Talabot (éditions Sansouire, 5 euros)

  • Quand des vies simples deviennent poétiques

    « J’ai versé ma larme », confie Raymonde, 85 ans, en découvrant sa vie racontée par un autre. Ce mardi 16 septembre, l’association la Table ouverte recevait habitants, bénévoles et curieux pour présenter Raconte-moi ton histoire, un ouvrage écrit par Denis Lanoy, directeur de la Maison théâtre des littératures à voix haute.

    Fruit de huit rencontres, ce recueil rassemble neuf dialogues, retranscrits au plus près de l’oralité. Des existences parfois minuscules en apparence, mais qui, à travers les mots, révèlent une richesse insoupçonnée. Sous les voûtes du train, au cœur des nouveaux lieux d’entraide créés par la Table ouverte – épicerie sociale, friperie, ressourcerie – les participants ont écouté l’auteur lire des extraits. « C’est dans les interstices et les silences de nos rencontres que naît la poésie », sourit Denis Lanoy, qui dit avoir voulu restituer la force brute de l’oral.

    « On s’est parfois raconté des choses qu’on ne se serait pas dites sinon », observe Pietro Truddaiu, président de l’association. Lui-même a dialogué avec Lou, un jeune handballeur : « Je n’avais jamais vu de match, depuis, je suis allé trois fois voir l’Usam », plaisante-t-il. Une rencontre féconde : le club nîmois s’est engagé à soutenir Table ouverte en organisant des collectes. Mais au-delà de cette belle complicité, le livre témoigne d’un projet
    qui mobilise largement. Institutions, associations et habitants ont uni leurs forces pour le rendre possible : la CAF a apporté son soutien, tandis que la Politique de la ville, à travers la Ville, le Département et l’État, a contribué à son financement.

    À travers ce livre, l’association poursuit son travail d’ouverture, de lutte contre l’isolement et de création de passerelles. « L’homme ne se nourrit pas que de pain », insiste Pietro Truddaiu, rappelant que ce projet s’inscrit dans une dynamique culturelle plus large : spectacles, cinéma de plein air, expositions, sorties collectives… « On veut aider à sortir de ces journées grises qui parfois se résument à se nourrir, le loyer, le chômage. » Deux lectures publiques ont déjà permis à d’autres de découvrir l’ouvrage à la Maison théâtre des littératures à voix haute. D’autres sont prévues en décembre, dans le quartier Richelieu.

    * L’ouvrage est disponible à l’association, Arche n°3 du boulevard Talabot (éditions Sansouire, 5 euros)

  • La Confédération célèbre l’agriculture paysanne

    La Confédération célèbre l’agriculture paysanne

    Cette année, le syndicat agricole a souhaité changer le nom de son traditionnel rendez-vous automnal en l’appelant la Fête de l’agriculture paysanne pour « laisser plus de place et de visibilité à l’Addearg du Gard et à Solidarité Paysans 30 qui œuvrent à l’installation, la transmission et au maintien d’une agriculture paysanne gardoise ».

    Cette année, l’Addearg (Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural du Gard) et Solidarité Paysans 30 (un réseau qui aide les agriculteurs en difficulté) s’associent donc à la Conf’ paysanne pour l’organisation de cette fête qui se déroule au foyer communal de Garrigues Sainte-Eulalie, petite commune à trente minutes au nord de Nîmes.

    Les animations à 14h avec une ferme pédagogique et différents ateliers découvertes et initiation. Une animation suivra (14h30) par l’Addearg sur les transmissions des exploitations liées aux nombreux départs à la retraite dans l’agriculture. Un loto paysan sera organisé à 16h pour soutenir la Conf’ avant l’apéro, suivi de concerts et d’un karaoké organisé par le groupe « Mange pas le micro ».

    Le lendemain, la fête s’ouvre à 9h sur un marché paysan, un forum associatif, une ferme pédagogique, un parc de jeux en bois pour les enfants et l’élection de la « 6e cuvée du fruit des luttes ». Une table ronde sera ensuite organisée (10-12h) sur l’installation agricole en présence de Cécile Gazo, doctorante en sociologie de l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse. Après le repas paysan*, la chorale militante les Simones (14h) et la Criée d’Adi la messagère (15h) animeront l’après-midi. Tout le week-end, des foodtrucks et une buvette seront aussi disponibles sur place.

    * Réservation au 06.31.13.73.76

  • Lucien Molino. La première caisse de la Sécu à Marseille

    Lucien Molino. La première caisse de la Sécu à Marseille

    De nombreuses initiatives avaient été prises auparavant pour ne citer que les assurances sociales mises en place en 1930. Ce fut le premier régime obligatoire mettant le patronat à contribution pour servir un minimum de prestations en cas de maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès.

    Enfin, il fallut attendre la libération de notre pays pour que, en accord avec le programme du Conseil national de la résistance soit reprise l’idée de la Sécurité sociale sous la responsabilité de notre camarade et ami communiste Ambroise Croizat avec l’investissement des dirigeants syndicaux CGT et le concours du directeur général, Pierre Laroque, qui s’exprimait encore, en 1993, en ces termes : « Lorsque s’ouvre l’année 1947, la mise en place de l’organisation Sécurité sociale arrive à son terme, les textes fondamentaux sont adoptés et publiés. Les institutions nouvelles fonctionnent, les problèmes essentiels de locaux, de personnel, de matériel sont résolus. La Sécurité sociale est devenue l’élément de la vie quotidienne des Français. »

    La Sécurité sociale dans les Bouches-du-Rhône

    L’appui de la CGT n’a jamais cessé, depuis 1945, lorsque Ambroise Croizat et Pierre Laroque sont venus à Marseille nous demander de les aider afin d’ouvrir la première caisse dans un délai prévu. Nous avions appliqué les trois huit, travaillant jour et nuit et nous avons réussi, avec enthousiasme, à édifier une œuvre qui nous plaçait en tête de toutes les nations capitalistes dans le domaine des lois sociales.

    Notre gestion des caisses de Sécurité sociale permettait d’envisager pour les assurés sociaux de meilleures prestations et de belles réalisations. La première caisse à Marseille fut édifiée au square Stalingrad où se trouve actuellement le bureau des PTT.

    Une leçon pour le présent

    C’est du passé, mais une leçon pour le présent. Le système de protection sociale français, garantissant de nouveaux droits et devoirs, fut créé après la Libération alors que le pays était exsangue ! Fondé sur la répartition et la solidarité, il a permis que le pays se relève parce que les hommes s’étaient investis et que l’État assumait ses fonctions au service de la société tout entière. Pourtant, depuis le début, de multiples tentatives d’atteintes à ce système ont été faites par les gouvernements qui se sont succédé, dirigés soit par la droite, le RPR et l’UDF, soit par le Parti socialiste.

    Aujourd’hui, des milliards peuvent être récupérés pour améliorer et développer la Sécurité sociale avec la participation des employeurs. Il faut instaurer pour les entreprises un mode de cotisation basé sur la plus-value réellement ajoutée au travail et non sur le nombre de salariés.

    Applications du programme du CNR

    Les comités d’entreprise (ordonnance du 22 février 1945 et loi du 16 mai 1946) et aussi les comités techniques paritaires de la fonction publique furent une traduction concrète des objectifs affichés dans le programme du CNR. Mais l’adoption de la loi de 1946 fut laborieuse. Nous avions affaire à un patronat qui, avec la complicité de relais à l’Assemblée nationale, était soucieux de préserver les fondements de l’économie capitaliste, la propriété privée et le pouvoir exclusif des dirigeants d’entreprises. Je me souviens que cet avant-projet d’ordonnance était fort limité, nous décevait sans pour autant empêcher les réserves patronales. Nous en avions discuté avec Ambroise Croizat et Albert Gazier, réformiste et responsable de la CGT.

    L’assemblée consultative déposa un amendement pour améliorer le texte initial mais il ne fut pas pris en compte dans l’ordonnance. Dès le 24 février, nous affichions notre volonté de faire modifier ce texte insuffisant. Il aura fallu la démission du général de Gaulle et la grande victoire des partis de gauche pour que notre proposition soit votée à l’unanimité et donne le texte qui allait devenir la loi du 16 mai 1946. C’est ce nouveau texte qui fonda véritablement les comités d’entreprise en rupture avec le passé. Mais la réaction tendait d’accréditer l’idée que les CE étaient le prolongement des comités sociaux de la Charte du travail de Vichy, pur mensonge dont le but était de démobiliser les CE.

    Avec l’ordonnance du 22 février 1945 complétée par la loi du 16 mai 1946 qui rendit obligatoire la création de comités d’entreprise dans toute entreprise ou établissement de plus de 50 salariés, élu pour 2 ans, le CE disposait d’attributions consultatives pour assurer l’expression collective des salariés. Il gérait les activités sociales et culturelles.

    Cette belle loi de progrès constituait une arme puissante entre les mains des travailleurs, pour agir sur la production, les prix de revient et les œuvres sociales.

    La loi institua aussi, pour les ouvriers du bâtiment, des indemnités couvrant une partie des risques dus aux intempéries, ce qui satisfaisait une très ancienne revendication des salariés de ce secteur, ce qu’ils doivent à Ambroise Croizat. Cette législation a été plusieurs fois remaniée. La loi de 1966, l’ordonnance du 17 avril 1947 et la loi du 28 octobre 1982 ont renforcé les attributions du comité d’entreprise : le chef d’entreprise a l’obligation de lui fournir l’information économique nécessaire et le champ de la consultation a été élargi à la formation et aux suppressions d’effectifs. Une autre loi de décembre 1993 permet aux entreprises comprenant de 50 à 200 salariés d’opter pour une délégation unique du CE et les délégués du personnel, ceux-ci disposant d’un mandat de deux ans. Malgré les attaques, la CGT demeure aujourd’hui la première organisation syndicale, comme le prouvent les élections. Mais la désindustrialisation et la montée de la crise ont contribué au déclin et la diminution du nombre de salariés par établissement a affaibli les syndicats. Plus de trois millions de chômeurs pèsent non seulement sur les recettes de la Sécurité sociale, mais facilitent une « dynamique répressive ». La diminution du nombre d’adhérents et de militants les rend moins présents sur les lieux du travail, ce qui pose le problème de la syndicalisation comme première tâche.

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Chronique corse] Un nom illustre : Casabianca

    [Chronique corse] Un nom illustre : Casabianca

    On le trouve chez Vigny, qui, dans Servitude et grandeur militaire, fait dire à Napoléon : « Je n’aime pas qu’on emmène ses enfants [à la guerre] ; je ne l’ai permis qu’à Casabianca et j’ai eu tort. » Lamartine, quant à lui, a consacré une Ode à Luce et Giocante dans sa Vie des hommes illustres.

    Tout aussi remarquable, encore aujourd’hui, est le fait que le Commandant L’Herminier donna le nom de Casabianca pour titre à ses Mémoires.

    Car ce nom est aussi celui du sous-marin qui, le 27 novembre 1942, lors du sabordage de la flotte, réussit à s’échapper de Toulon. À l’heure où l’armée allemande est encore puissante en Méditerranée, le Casabianca mène plusieurs expéditions périlleuses entre Alger et la Corse occupée. Pendant dix mois, il débarque secrètement hommes, armes et munitions, et il contribue de manière décisive à la libération de l’île, le 4 octobre 1943.

    Considéré comme l’arme secrète de la Résistance corse, celui à qui les Allemands donnèrent même le surnom de « sous-marin fantôme » est, encore aujourd’hui, l’une des unités les plus décorées de la Marine nationale.

    Témoins d’un illustre passé

    Subsistent encore de nos jours, témoins de cet illustre passé, à Bastia, le nom de Giocante de Casabianca porté par le lycée polyvalent, situé dans la vallée du Fango ; ainsi que la tourelle du sous-marin située sur le port, et une rue du Commandant L’Herminier.

    Des traces de conflits passés certes différents mais qui témoignent tous deux d’un certain sens du devoir qui ne s’est jamais démenti.

  • Un dernier week-end de foire gourmand et festif

    Un dernier week-end de foire gourmand et festif

    Pour son dernier week-end avant sa fermeture lundi soir, la foire de Marseille met les bouchées doubles sur les festivités. En plus des incontournables stands, les visiteurs sont conviés à partager des moments de détente et de divertissement.

    Le tour du monde des saveurs se poursuit avec une ultime soirée gourmande, ce samedi. À partir de 19h, l’accès à la foire est libre et invite les amateurs de la gastronomie à trouver leur bonheur parmi les 7 000m2 d’espace restauration à ciel ouvert. Pour accompagner les dégustations, des animations musicales sont proposées jusqu’à 23h.

    La journée de dimanche mettra à l’honneur les couleurs de la Guyane. Sur l’esplanade 4, les Touloulous, figures emblématiques du carnaval guyanais, « feront vivre la danse et le costume traditionnels », annonce Josiane, à la tête de l’événement.

    À retrouver également tout le week-end : l’espace cinéma aménagé par Provence Studios. Que l’on veuille découvrir les coulisses de la réalisation d’un film, ou s’improviser acteur, rendez-vous est donné Hall 3.

    Enfin, alors que la Grande Scène (parvis du Hall 8) accueille danseurs et stand-uppers pour divers spectacles, les sportifs peuvent se dépenser dans l’allée du Hall 2. Avec de nombreux ateliers proposés dès l’ouverture, le Village des Sports fait bouger petits et grands « pour se déculpabiliser des excès de gourmandise », s’amusent les organisateurs.

    Mélanie Russu

    À VOIR, À FAIRE

    À la rencontre des armées

    L’esplanade 4 accueille le Village des Armées pour plonger dans les coulisses des interventions militaires, avec par ailleurs une journée spéciale, ce samedi. Les visiteurs peuvent approcher les véhicules blindés (hélicoptère, pétrolier, canon) et assister à des démonstrations de secourisme en milieux périlleux, réalisées par les Marins-Pompiers de Marseille. L’espace, sur 1 500m2, est également un lieu d’information et de recrutement.

    Infos pratiques :

    La foire internationale de Marseille (Parc Chanot, 8e). est ouverte ce samedi de 10h à 23h, ce dimanche jusqu’à 20h et lundi jusqu’à 19h. Tarifs : de 5 à 8 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans.