Category: societe

  • Soleil, bord de mer et daube au menu à l’Escale Borély

    Soleil, bord de mer et daube au menu à l’Escale Borély

    Ils sont plusieurs restaurateurs à s’être regroupés, samedi 11 octobre à l’escale Borély, à l’occasion du grand banquet proposé dans le cadre de la deuxième édition du festival Mars à table, organisé par la Ville et l’office de tourisme.

    Alors que les tables sont installées, que le DJ assure l’ambiance musicale suivi de près par une fanfare et que les enfants s’affairent autour de la pêche aux canards, du stand de maquillage et du terrain de pétanque, les organisateurs eux se pressent, parasols à la main, pour que les participants déjà nombreux à midi, ne crament pas sous un soleil au zénith.

    Le cadre est idéal et la météo l’est encore plus pour déguster la traditionnelle daube de bœuf ou de poulpe, plus méditerranéenne, réalisée par l’Équinoxe, le Sport Beach, le Greenwich et les Mouettes. Des institutions. « C’est un vrai bonheur d’être ici, il fait un temps magnifique, le soleil brille et on vient profiter d’une délicieuse daube qui nous est proposée par Monsieur le maire. C’est chaleureux, tout est parfait », sourit Odile 76 ans, attablée avec son amie Annie.

    Un événement fédérateur

    Un événement festif, convivial et familial qui met à l’honneur les spécialités locales. Que demander de plus ? « C’est la curiosité qui nous a attirés ici et, en tant que Marseillaises, on est sensible à ce qui se passe dans notre ville », poursuit Annie. Sans oublier que les grandes tables de repas font partie d’une coutume méditerranéenne vieille comme le monde, qui veut que l’on se rassemble sur de grandes tablées et que l’on partage un repas, tous ensemble. Peu importe qui on est et d’où l’on vient.

    « C’est la convivialité, on partage la table et ça fait toujours plaisir », note la septuagénaire. Mathieu, 42 ans, venu avec sa compagne et sa fille de 3 ans, est ravi de cette initiative : « Le repas proposé et la thématique nous ont vraiment donné envie, car ce n’est pas un plat qu’on a l’habitude de manger. »

    Le lieu occupe aussi une place de choix dans l’envie pour la famille de découvrir Mars à table. « Il faut garder ce lieu, on est vraiment bien ici. C’est bien que des choses s’y passent et qu’on ne fasse pas tout sur le Vieux-Port. Les grandes tablées sont un véritable atout pour l’événement. C’est souvent un truc d’anciens de se mettre les uns à côté des autres alors que là, il y a beaucoup de jeunes et de familles », s’enthousiasme Audrey.

  • [Portrait] Michel Potoudis, débatteur et metteur en liens

    [Portrait] Michel Potoudis, débatteur et metteur en liens

    Un récit de vie s’articule souvent autour des impressions de l’enfance et de l’adolescence. Rien ne prédisposait Michel Potoudis pour qu’il devienne un militant de l’éducation populaire, un enseignant d’économie des classes de Prépa du lycée militaire d’Aix-en-Provence. Proportions gardées et sans légende, son itinéraire ressemble au parcours de la chorégraphe Pina Bausch qui se souvenait pour ses spectacles des prolétaires et des prostituées qu’elle rencontrait au café Müller de ses parents.

    Son père était en Turquie un grec de Smyrne. Chassé par la guerre, il apprend le français à Oran avant de faire sa place à Marseille comme ouvrier métallurgiste et porteur de sacs de charbon. Notis Potoudis (1923-2005) épouse une jeune femme venue de la Nièvre, de 17 ans moins âgée que lui. Leur fils est né en 1956. Sa mère tient un bar rue d’Endoume avant de gérer une baraque proche des Docks et d’Arenc. Ensuite, avec sa clientèle d’ouvriers et de routiers, le Bar de l’Indépendance, 234 boulevard de Paris fut pour Michel un lieu d’amitiés et d’interrogations à propos de l’injustice sociale.

    Un instituteur conseille ses parents. Michel Potoudis apprend le latin et le grec à l’École de Provence, boulevard Sicard ; les jésuites sont des pédagogues qui ouvrent des chemins pour donner des cours d’alphabétisation à la Cimade, rue d’Aix. Non pas parce qu’il se perçoit comme un leader, mais comme souvent, parce qu’il se sent « poussé par les autres », Michel accepte d’être élu délégué de classe, forge ses convictions. Autre lieu de clarté pour un adolescent, les années lumineuses de Bourseiller du Théâtre du Gymnase : il découvre les mises en scène de Jean-Pierre Vincent et Patrice Chereau, Jean-Louis Barrault dans un solo de deux heures pour un texte de Jean Vauthier. Après son Bac, plutôt que devenir un philosophe à l’Université, il cherche des armes pour « transformer le monde » : il choisit d’étudier les sciences économiques et sociales, représente l’UNEF dans plusieurs instances et milite à l’UEC. Sa thèse concerne les conflits du monde du travail : il mène des enquêtes auprès des syndicalistes à propos des luttes chez Ugine-Acier.

    Une retraite active et inventive
    Sa carrière d’enseignant entre Aix et Marseille qui s’achève en juillet 2023 au lycée Saint Charles le confirme pleinement, Michel Poutoudis est un personnage cultivé et discret, à l’aise dans tous les milieux, un esprit critique soucieux de partager avec autrui les expériences de sa vie. Quoiqu’à la retraite, il conserve un pied au lycée St Charles, informe par voie de mail les lycéens pour les emmener dans des débats avec le festival Allez savoir autour de la désinformation ou bien via le pass cuturel dans des spectacles au théâtre Joliette ou à la Criée : sous sa houlette une trentaine de lycéens rencontrent une dirigeante de Mediapart, réfléchissent à propos de l’actualité d’Antigone, assisteront prochainement à une représentation de « 65 rue d’Aubagne ».Il est temps d’évoquer les intenses activités orchestrées depuis plus de deux ans par son association Coudes à Coudes à l’intérieur de l’espace public marseillais. Sans subventions, loin des grandes machines des Festivals, grâce aux relais de ses nombreux amis, pour la joie des partenaires qui lui font confiance (entre autres la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, la Bibliothèque de l’Alcazar, des éditeurs, les librairies de l’Hydre, Maupetit et Transit, les mairies du 1-7 et du 4-5, la Compagnie Manifeste Rien, le cinéma Pathé Madeleine et la Baleine) Coudes à Coudes échafaude avec des universitaires et des militants des débats publics dans des lieux étonnamment diversifiés (Hyperion aux Cinq Avenues, l’auditorium de l’Alcazar, un micro-lieu comme Hang’Art). Chaque fois l’objectif, c’est autour d’un livre ou d’un thème (le racisme, le travail, le logement, le service public, l’inceste et la transphobie, les Biens Communs ou la décolonisation) d’inviter des personnes capables de susciter « horizontalement » des prises de paroles citoyennes.

    Cette passionnante démarche mérite clairement des aides ponctuelles des collectivités locales, un maximum de canaux d’informations. On croise les doigts pour que l’aventure de Coudes à Coudes ne dépende pas seulement de l’ingéniosité et de la ténacité de son programmateur. Par les temps qui courent, sa combativité est une merveilleuse antidote !

    Pour news-letter, écrire à michelpotoudis@gmail.com

  • « Avec les neutrinos, nous espérons avancer vers une nouvelle physique »

    « Avec les neutrinos, nous espérons avancer vers une nouvelle physique »

    La Marseillaise : Le détecteur Juno (en Chine) et Orca (au large de Toulon, dans le cadre du projet KM3NeT) visent à étudier les propriétés fondamentales du neutrino, notamment sa masse. En quoi sont-ils différents ?

    L’idée de ces deux détecteurs n’est donc pas de faire naître une nouvelle astrophysique exploitant
    les neutrinos pour observer des phénomènes cataclysmiques à l’autre bout de l’Univers
    ?

    J.B. : Non, ça c’est le rôle d’Arca, l’autre détecteur de KM3NeT au large de la Sicile (Italie) qui traque les neutrinos de plus haute énergie. Orca et Juno ont une portée plus fondamentale. Nous espérons qu’ils nous permettront d’avancer vers une nouvelle physique et de nouvelles théories car il existe des questions auxquelles le modèle standard de la physique des particules ne permet pas de répondre.

    Par exemple ?

    J.B. : Une des grandes questions est de savoir pourquoi il y a plus de matière que d’anti-matière dans l’Univers. La théorie dit qu’il devrait exister autant de l’une que de l’autre. La physique du neutrino pourrait apporter des réponses.

  • Juno : un nouveau détecteur géant pour la chasse aux neutrinos

    Juno : un nouveau détecteur géant pour la chasse aux neutrinos

    Alors que deux détecteurs de neutrinos sont en cours de déploiement au fond de la mer Méditerranée avec le projet KM3NeT, un troisième est entré en service en Chine : Juno. « Un projet XXL », insiste José Busto, chercheur au Centre de physique des particules de Marseille (CPPM) et impliqué dans le projet depuis une dizaine d’années. Le détecteur est composé d’une sphère de 35 mètres de diamètre plongée dans une piscine enfouie à 700 mètres sous terre. Et il est complémentaire aux deux autres : « Ils observent des neutrinos différents », ajoute le chercheur. Ceux produits sur Terre par des centrales nucléaires pour Juno. Ceux venus de l’atmosphère ou du cosmos pour KM3NeT. Pendant dix ans, Juno étudiera les propriétés fondamentales de cette particule élémentaire –une brique de base, indivisible, de la matière– encore très méconnue.

    Théorisé en 1930 et découvert en 1956, le neutrino n’interagit avec presque rien –ce qui le rend difficile à détecter- et a une masse presque nulle. « Si faible qu’on a longtemps pensé qu’il n’en avait pas, souligne José Busto. Jusque dans les années 2000… » Aujourd’hui, les physiciens veulent étudier cette masse et notamment la hiérarchie des masses. Car il existe trois types de neutrinos : le neutrino-électronique, le neutrino-muonique et le neutrino-tauique. Lequel est le plus lourd ? Le plus léger ? « Nous avons des indices, mais c’est encore incertain », admet José Busto. Pour y voir clair, ils souhaitent étudier le phénomène d’oscillation -c’est-à-dire le passage des neutrinos d’un type à l’autre.

    Physique fondamentale

    Juno est positionné entre deux centrales nucléaires chinoises : celles de Yangjian et de Taishan. « Les centrales nucléaires produisent beaucoup de neutrinos », souligne José Busto. Mais il s’agit de neutrinos-électroniques à basse énergie. « Placer un détecteur à proximité est bien pratique pour les étudier », ajoute-t-il. Très précisément, Juno se situe à 53 kilomètres de chacune des centrales. « Selon les calculs, c’est là que se produira le plus d’oscillations », explique le chercheur. Quand un neutrino-électronique interagit avec le liquide contenu dans la sphère du détecteur, cela produit une réaction qui émet une lumière caractéristique. Ce signal permet de détecter l’interaction du neutrino, sa position, son énergie… « Le détecteur doit être ultra-sensible et s’affranchir des effets de la radioactivité ambiante », insiste José Busto. C’est là qu’a résidé la principale contribution du CPPM.

    À travers cette étude de la masse des neutrinos et du phénomène d’oscillation, les scientifiques espèrent répondre à des questions de physique fondamentale (voir interview). « Des premiers événements ont déjà été observés », glisse José Busto. Mais ils servent pour l’instant à calibrer le détecteur. Il faudra être patient avant d’obtenir les premiers résultats réellement utiles.

  • [Recette] Filet de rouget en portefeuille, seiche et purée de fenouil

    [Recette] Filet de rouget en portefeuille, seiche et purée de fenouil

    – 2 rougets entiers

    – 1 seiche

    – 2 fenouils

    – Un peu d’encre de seiche

    – De quoi faire une mayonnaise

    – De l’huile d’olive, de l’huile neutre et du sel fin

    – un brin de thym frais

    Pour débuter, coupez les nageoires des rougets à l’aide d’une pince, puis écaillez-les à la main en partant de la queue. Coupez la tête et réservez, videz les entrailles et coupez de chaque côté dans le sens de la longueur en suivant l’arrête. Attention, n’allez pas jusqu’au bout de la queue pour avoir une coupe que l’on appelle en portefeuille. Arrivé à la queue, cassez tout simplement au couteau l’arrête que vous réservez pour la sauce. Enlevez les quelques arêtes restantes à l’intérieur avec une pince et découpez légèrement le ventre restant. Faites désormais de petites incisions du côté de la peau, sans traverser la chair du poisson. C’est une technique qui empêche le filet de se rétracter à la cuisson. Faites la même chose des deux côtés.

    Un poisson frais et nacré

    Videz ensuite la seiche à la main au-dessus d’un saladier, avec de l’eau pour ne pas vous tacher avec l’encre. ouvrez-la en deux sur un côté et nettoyer ce qu’il reste. Passez votre doigt entre le blanc de la seiche et la peau pour l’enlever complètement, il ne vous restera plus que le blanc de seiche que vous quadrillerez légèrement avec un couteau en biseau, puis taillez de petits morceaux.

    Émincez ensuite le fenouil le plus finement possible. Au préalable, enlevez les petites pousses vertes et gardez-les pour le dressage. Faites-le cuire à feu doux dans une casserole avec un fond d’huile d’olive et laissez compoter. Quand il est tendre, mixez le fenouil pour faire une purée et assaisonnez.

    Faites cuire le rouget à feu doux avec un filet d’huile dans une poêle, un petit papier sulfurisé et déposez dessus le filet. Faites la même chose quand vous le retournez. Pour la seiche, faites bien chauffer une poêle avec de l’huile. Quand ça fume, déposez la seiche avec un brin de thym frais, pas plus de deux minutes à feu vif.

    Pour le dressage dans l’assiette, déposez le rouget, la purée et parsemez de morceaux de seiche. Ajoutez la sauce faite avec les restes de poisson et mise en réduction longue. Ajoutez les pousses de fenouil, une chips de fenouil et servez.

  • [Recette] Filet de rouget en portefeuille, seiche et purée de fenouil

    – 2 rougets entiers

    – 1 seiche

    – 2 fenouils

    – Un peu d’encre de seiche

    – De quoi faire une mayonnaise

    – De l’huile d’olive, de l’huile neutre et du sel fin

    – un brin de thym frais

    Pour débuter, coupez les nageoires des rougets à l’aide d’une pince, puis écaillez-les à la main en partant de la queue. Coupez la tête et réservez, videz les entrailles et coupez de chaque côté dans le sens de la longueur en suivant l’arrête. Attention, n’allez pas jusqu’au bout de la queue pour avoir une coupe que l’on appelle en portefeuille. Arrivé à la queue, cassez tout simplement au couteau l’arrête que vous réservez pour la sauce. Enlevez les quelques arêtes restantes à l’intérieur avec une pince et découpez légèrement le ventre restant. Faites désormais de petites incisions du côté de la peau, sans traverser la chair du poisson. C’est une technique qui empêche le filet de se rétracter à la cuisson. Faites la même chose des deux côtés.

    Un poisson frais et nacré

    Videz ensuite la seiche à la main au-dessus d’un saladier, avec de l’eau pour ne pas vous tacher avec l’encre. ouvrez-la en deux sur un côté et nettoyer ce qu’il reste. Passez votre doigt entre le blanc de la seiche et la peau pour l’enlever complètement, il ne vous restera plus que le blanc de seiche que vous quadrillerez légèrement avec un couteau en biseau, puis taillez de petits morceaux.

    Émincez ensuite le fenouil le plus finement possible. Au préalable, enlevez les petites pousses vertes et gardez-les pour le dressage. Faites-le cuire à feu doux dans une casserole avec un fond d’huile d’olive et laissez compoter. Quand il est tendre, mixez le fenouil pour faire une purée et assaisonnez.

    Faites cuire le rouget à feu doux avec un filet d’huile dans une poêle, un petit papier sulfurisé et déposez dessus le filet. Faites la même chose quand vous le retournez. Pour la seiche, faites bien chauffer une poêle avec de l’huile. Quand ça fume, déposez la seiche avec un brin de thym frais, pas plus de deux minutes à feu vif.

    Pour le dressage dans l’assiette, déposez le rouget, la purée et parsemez de morceaux de seiche. Ajoutez la sauce faite avec les restes de poisson et mise en réduction longue. Ajoutez les pousses de fenouil, une chips de fenouil et servez.

  • Gardanne, un front uni contre la fermeture du bureau de poste

    Gardanne, un front uni contre la fermeture du bureau de poste

    Vendredi, ils étaient une centaine à se rassembler devant la Poste de Biver, dont la fermeture a été annoncée par le maire, Hervé Granier (LR), pour le 17 octobre. Samedi matin, la mobilisation s’est déplacée sur le parvis du bureau de Gardanne. Moins nombreux, pas moins « déterminés ».

    Les élus du Parti communiste (PCF), des membres de la CGT des postiers, des élus d’opposition de gauche du Collectif citoyen Gardanne Biver (CCGB) et du groupe de Jean-Marc La Piana (SE), des écologistes, Marina Mesure, députée européenne Insoumise (LFI) et des représentants du Parti des Travailleurs (PT) ont participé.

    « La bataille que nous avons engagée n’est pas gagnée, mais nous ne nous arrêterons pas là », rappelle Claude Jorda, élu d’opposition à la tête du CCGB. La décision de fermer la poste a été prise « à l’insu des citoyens », estime-t-il. Claude Jorda rappelle que le sort du bureau est en suspens depuis 2023 : « Le maire a préféré négocier seul, ou mal conseillé, avec la direction de la Poste. Le 25 septembre, en réponse à une question du CCGB, il a presque eu la larme à l’œil pour dire que c’était inéluctable. »

    « Sans transparence »

    « Une fermeture décidée dans l’ombre, sans concertation, sans transparence, comme trop souvent sous cette municipalité », martèle Jimmy Bessaih, représentant des élus du CCGB. « C’est une des occasions où, quels que soient les les partis politiques, le maire en présence, on doit être ensemble pour défendre les intérêts de la population. On n’a pas envie d’être dans des villes dortoirs, pointe Jean-Marc La Piana (DVG), élu d’opposition. La première notion d’un service public est son accessibilité, pas sa rentabilité. »

    Le maire a assuré n’avoir reçu le courrier actant la fermeture qu’à la fin septembre, et assure que « 100 % » des services postaux seront repris par la supérette Vival. « Vival ne va pas reprendre les services de la Poste, ce n’est pas vrai. à la poste, il y a des métiers, rappelle Amélie Barbey, secrétaire locale du PCF. Il faut dire au maire qu’on ne veut pas de la casse qu’il accompagne en permanence. »

    Même si le délai jusqu’au 17 octobre semble court pour empêcher la suppression du bureau, Stella Estaque, secrétaire départementale CGT des activités postales, appelle à poursuivre la mobilisation : « à Martigues, nous avons eu gain de cause grâce à la mobilisation citoyenne ». Marina Mesure adressera un courrier à la direction nationale de La Poste. « L’état à réduit de 50 millions l’aide allouée à la présence postale sur notre pays. La bataille que nous menons ici est nationale », souligne la députée.

    Une pétition, qui rassemble près de mille signatures a été déposée en mairie, à l’issue de cette deuxième mobilisation. Eva Bonnet-Gonnet

  • Un repas partagé pour soutenir le monde associatif

    Un repas partagé pour soutenir le monde associatif

    Depuis quelques années, les associations sont malmenées et subissent une baisse régulière des subventions, alors qu’elles sont appelées à pallier toujours plus les défaillances de l’État », lance Roland Biache, le président de la section Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’homme, adhérente du Mouvement associatif qui est à l’appel de cette journée d’action nationale. à Toulon, c’est sur la place d’Armes, dès midi, que le rassemblement revendicatif prendra forme avec au programme un pique-nique partagé.

    « Le statut du bénévolat avance vraiment pas à pas et n’est vraiment pas à la mesure de l’engagement demandé aux gens », reprend le défenseur des droits humains. Pourtant, rappelle-t-il, les associations occupent une place centrale dans la société. Et de poursuivre : « Elles facilitent l’accès aux soins, à l’éducation, au sport, à la culture et aux droits, soutiennent la lutte contre la précarité et l’isolement, encouragent le départ en vacances pour le plus grand nombre et défendent l’environnement. »

    Autant dire qu’elles se retrouvent au premier plan pour faire face à l’urgence sociale. Le sous-investissement chronique dont elles pâtissent et qui risque de conduire certaines à la disparition n’est donc pas sans conséquence pour la cohésion sociale. Et va affecter encore plus durement les publics précaires.

    Sans compter, s’indigne Roland Biache, les entraves à la liberté associative introduites par une lecture parfois un peu trop zélée, par l’administration ou les politiques, de la loi Darmanin sur les principes et valeurs de la laïcité. Ou encore les retours de bâton d’élus vindicatifs ayant été épinglées par l’une d’elles. « Ça peut se traduire par des suppressions de subventions, ou par des refus d’accès à des salles municipales », insiste le président de la LDH de Toulon-La Seyne. Autant de raisons de rejoindre et soutenir les bénévoles, ce samedi, sur la place d’Armes.

  • La Bastide Marin retrouve une nouvelle jeunesse

    La Bastide Marin retrouve une nouvelle jeunesse

    Érigée tout près d’un micocoulier géant, la Bastide Marin, ce vendredi en milieu d’après-midi, tient la vedette. La bâtisse, construite en 1560, reçoit l’éclairage rasant du soleil qui amorce sa descente vers l’ouest. « Rajeuni de 200 ans », comme le dira plus tard Mireille Benedetti, personnage clé de cette renaissance, le bâtiment, déshabillé il y a peu de ses échafaudages, a été, depuis décembre dernier, restauré. La bastide, avec ses façades couleur grège et ses menuiseries « de plus de cinq siècles » rénovées, souligne Stefania Guidicci, architecte du patrimoine, a la beauté sereine de celle qui a traversé les âges et les épreuves. Avec humour et de façon originale, Mireille Benedetti, impliquée depuis 2004, au travers notamment de son association « La Ciotat il était une fois » dans la sauvegarde de la bastide, lui prête, ce vendredi, sa voix. « Ce n’est pas Mireille qui vous parle, mais celle que nous honorons », lance-t-elle au public, près d’une centaine de personnes. « Pendant près de dix mois, j’étais là, j’ai soutenu les travaux des ouvriers. J’étais un peu inquiète car ils ont décroûté la façade, démonté les fenêtres. Je me suis interrogée : est-ce la fin ? Non, ce n’était pas la fin, mais le début. Moi qui suis une très vieille dame, je peux vous dire qu’on peut survivre à toutes les épreuves », énonce celle qui est également conseillère municipale d’opposition. Et de brosser, en quelques phrases, l’histoire tumultueuse de la bastide, située 1943 avenue Guillaume-Dulac*. « Mes propriétaires sont des hospitaliers. Ils ont accueilli ici les malades ou navigateurs en quarantaine. Jusqu’au XXe siècle, on y a soigné les malades, les blessés de la guerre. » Appuyant légèrement sur l’accélérateur, Mireille Benedetti « atterrit » en 1992, date à laquelle la Ville rachète le lieu. « Jusqu’en 2004, il ne s’est rien passé. Finalement, la Belle au bois dormant que je suis a été oubliée mais préservée », raconte cette passionnée.

    « Elixir de jouvence »

    « Ici, nous sommes dans un vrai bastion patrimonial », souligne le maire (DVD) Alexandre Doriol, présent avec Jean-Louis Tixier, adjoint au patrimoine. « Le résultat des travaux n’est pas un lifting, mais un élixir de jouvence. Et quand on voit tout le cœur à l’ouvrage que vous mettez, quand on est Ville de La Ciotat, on s’incline. Merci à vous tous d’avoir fait vivre ce lieu », applaudit le maire. En préambule, Philippe, un bénévole a en effet rappelé que « Les Amis de la Bastide Marin » comptaient aujourd’hui « plus de 5 000 adhérents » ! Alors que, pour ce chantier, l’association « La Ciotat il était une fois » était maître d’ouvrage, en partenariat avec la Ville propriétaire des lieux, et Archigem (architectes du patrimoine), maître d’œuvre, « la suite va consister à intervenir sur la structure de l’escalier à double révolution, et sur les cheminées ornées de gypseries du XVIIIe siècle », évoque Stefania Guidicci.

    * Pour les Journées de l’architecture, ouvert de 10h à 12h ce samedi.

  • Lucien Molino. Les victoires d’une CGT puissante

    Lucien Molino. Les victoires d’une CGT puissante

    Nous avions obtenu aussi les lois et les décrets en faveur des femmes et des jeunes, leur accordant les mêmes droits politiques et économiques avec l’abattement de 10% que, par notre action, nous avions fait supprimer. C’était pour la CGT, un grand succès pour une vieille revendication : « À travail égal, salaire égal. » Nous avons aussi obtenu un mois de congé pour les jeunes jusqu’à 18 ans et trois semaines à partir de 20 ans.

    Tout ceci s’ajoutait aux 40 heures sans diminution de salaires et aux congés payés obtenus sous le Front Populaire.

    Cette simple énumération démontre ce que les travailleurs unis ont pu arracher au patronat et à la réaction, avec une CGT puissante, avec l’alliance des ouvriers, des paysans et des républicains. Les nationalisations, les lois sociales, l’amélioration des conditions de vie, les travailleurs plaçaient la France en tête de tous les pays capitalistes sur le plan du relèvement économique et social. En 1981 et avant l’austérité de 1983, ont été imposées les 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans ou avant. Aujourd’hui, en 2000, c’est-à-dire plus de trente ans après, la semaine de travail a été réduite d’une heure. Au moment où j’écris mes mémoires, je ne peux m’empêcher d’approuver la diminution du temps de travail hebdomadaire à 35 heures sans diminution de salaire. Cette orientation est tout à fait justifiée pour des militants qui gardent en mémoire comme moi les luttes de 1936 et 1968, et tous les combats du monde du travail au cours de ce siècle. L’éclairage historique contribue à mettre en lumière le caractère non seulement souhaitable, mais parfaitement réaliste, de cette réduction du temps de travail. D’autant que la productivité est en augmentation constante et que les profits atteignent des proportions scandaleuses. Voilà qui situe à sa place la proposition de la CGT : elle vise surtout à continuer dans les conditions actuelles le combat à la fois pour la valorisation du travail et pour la possibilité de participer à la vie de famille, aux loisirs, à la culture, au sport. De plus cette diminution du temps de travail que nous devons obtenir par notre lutte est efficace pour notre économie. Enfin, c’est la condition première pour créer des emplois.

    Prolétaires de tous les pays….

    15 septembre et 8 octobre 1945 : la création de la Fédération syndicale mondiale fut un événement considérable. Lorsque la CGT me désigna comme délégué à cette conférence, je ne me tenais plus de joie, il y avait de quoi pour un jeune militant ! Quelque temps auparavant, Louis Saillant, secrétaire de la CGT de passage à Marseille, m’avait expliqué les progrès de l’unité et les possibilités réelles de mettre sur pied une véritable Fédération syndicale mondiale. Et bien c’était possible !

    à suivre la semaine prochaine…