Category: societe

  • patrimoine vivant

    patrimoine vivant

    Depuis 2005, une centaine d’entreprises de la région se sont vues décerner le label EPV sur une durée de 5 ans. Cette nouvelle cession en reconduit 18 sur les 21 diplômées, « dont 14 dans l’artisanat », souligne le président de la chambre des métiers, Yann Mazette. Le label permet notamment à ces derniers de bénéficier d’une majoration du Crédit d’impôt CIMA ou de 15% de la somme des salaires et charges sociales afférents aux salariés directement affectés à la création d’ouvrages réalisés en un seul exemplaire ou en petite série.

    Le santonnier Marcel Carbonel, parmi les précurseurs, les trois savonneries marseillaises, la verrerie de Biot, l’Atelier de la Boiserie, l’horloger Gibernon, l’Atelier de ferronnerie pour les pièces mécaniques de moteurs et de sellerie Mehari Club de Cassis, l’épicerie inspirée Marius, la voilerie phocéenne, le chantier Naval Borg ou l’atelier vauclusien de taille de pierre Bidal ont en commun d’être des entreprises porteuses d’un savoir-faire traditionnel, rare ou d’exception et de l’exporter au-delà de leur ancrage local. La ferronnerie d’art Gaudin à Marseille et les niçois LAC chocolatier et la joaillerie Callistoréa sont les derniers nés de cette remarquable équipe de labellisés.

    De la fierté mais aussi des inquiétudes se sont exprimées lors de cette remise des labels en préfecture devant les responsables des chambres économiques, de commerces et d’industrie et de la Métropole. Car un label ne fait pas tout.
    « Une dynamique est enclenchée au national, mais on a besoin d’adhérents à l’association pour faire la promotion de ce label et il nous faut travailler collectivement au niveau de la région », a plaidé Guillaume Fievet, directeur de la Savonnerie du Midi et à la tête de l’association des EPV. « Sans cela, on ne peut rien faire, a insisté la responsable de la Verrerie de Biot, cette année on a raté le salon Vivre Côté Sud. »

    Faire école

    Si Michel Athenour, qui a repris l’historique Chantier naval Borg dans l’Anse du Pharo à Marseille, a assuré de son adhésion prochaine, il a également envoyé un signal lié à la place des entreprises dans l’évolution du territoire. Le chantier a multiplié par trois ses effectifs et semble élargir son horizon. Il souhaitait « être accompagné » dans son développement sur ce site « convoité par de nombreux projets ».

    Enfin, ces métiers d’excellence doivent encore pour perdurer, attirer les jeunes. Ainsi de Mehari Club qui rencontre un problème de recrutement et souhaite « un lien plus fort avec les écoles ». Ce qu’Aurélie Bedes, directrice académique adjointe de l’Éducation nationale n’a pu que noter. « Vous représentez pour nos jeunes une richesse et une diversité des métiers », a-t-elle souligné en évoquant « un précieux partenariat qui doit se développer pour un parcours d’orientation qui soit choisi et non subi pour ces jeunes qui sont les travailleurs de demain ».

  • Chronique d’une justice à la dérive

    Chronique d’une justice à la dérive

    Alors que les délais d’audiencement explosent devant toutes les juridictions et particulièrement celles de l’ordre judiciaire, que tous ses acteurs alertent sur l’asphyxie de la justice civile et le manque de moyens criant pour répondre aux besoins des justiciables, le gouvernement choisit de répondre en réduisant encore l’accès au juge !

    Par un projet de décret « Rivage » (Rationalisation des instances en voie d’appel pour en garantir l’efficience), le garde des Sceaux envisage diverses mesures affectant la justice civile, dont celle de relever le seuil pour pouvoir interjeter appel d’une décision de première instance de 5 000 à 10 000 euros et celle de supprimer purement et simplement le droit d’appel dans certaines matières (pensions et contributions alimentaires notamment).

    Le garde des Sceaux entend donc supprimer le droit à une voie de recours pour toute une partie de la population, les justiciables les plus vulnérables, dans les litiges qualifiés « de moindre importance ».

    En relevant le seuil du droit d’appel de 5 000 à 10 000 euros (plus de 5,5 mois de salaire au Smic), dans toutes les matières mais également dans d’autres indépendamment de tout seuil, ce sont des pans entiers de la vie quotidienne qui sont concernés : le logement, le travail, le droit de la consommation, la famille, les petits commerces… Ces litiges ne sont pas de « moindre importance ». Ils requièrent un examen attentif des situations individuelles pour protéger les intérêts des plus fragiles de nos concitoyens.

    Mobilisation nationale

    En excluant certaines catégories de justiciables du droit de faire appel indépendamment de l’enjeu financier, ce sont également les plus vulnérables économiquement qui sont sacrifiés par cette approche comptable de la justice civile. Des familles monoparentales pour les contentieux de contributions alimentaires ou des petits commerçants s’agissant des baux commerciaux vont se voir priver d’une voie de recours. En généralisant les possibilités de filtrage des appels, sans contradictoire et sans audience, c’est le principe même du droit au procès équitable qui est en cause.

    Le garde des Sceaux entend donc rendre la justice plus rapide au moyen de mesures radicales, constitutives d’un recul sans précédent quant à l’accès à la Justice, toujours dans une même logique : moins de juges, moins de greffiers, moins de justice, moins de droits.

    Il s’agit d’une réforme menée sans concertation réelle –eu égard aux délais impartis– ni avec les avocates et avocats, ni avec les magistrates et magistrats, et sans étude d’impact ou statistique sur les causes du non-respect des délais raisonnables.

    C’est pourquoi le SAF a appelé à une mobilisation nationale dans tous les barreaux le 4 décembre 2025 afin de défendre l’accès à la Justice pour toutes et tous.

    Par le SAF Montpellier

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  • Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Celle qui fut présidente du Comité départemental de la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal (FFPJP) était connue pour son grand cœur, comme pour ses qualités de dirigeante. Elle a occupé la fonction pendant près de 20 ans. Des qualités que les nombreuses personnalités présentes n’ont pas manqué de rappeler dans leurs hommages.

    Martine Vassal, très émue au moment de prendre la parole, a souligné l’implication essentielle de Patricia dans le développement de la pétanque au féminin, une cause qui lui tenait tant à cœur. Elle a également évoqué la joie de retrouver Patricia chaque année au Mondial La Marseillaise. La présidente (DVD) de la Métropole et du Département a salué la présence de Patricia lors de la dernière édition du Mondial, malgré la maladie, et cette belle discussion partagée entre elles, qui serait la dernière.

    Patrick Fara, son successeur, a rappelé la vive émotion de tout le monde bouliste en deuil après la perte de celle qui a marqué de son empreinte le comité départemental. L’actuel président a également évoqué, non sans émotion, tout ce que son sport lui doit, ainsi que les discussions animées qui les ont parfois opposés, sans jamais aucune rancune, tant son cœur était empreint de bonté et de bienveillance.

    Sylvain Souvestre, maire des 11-12, rappelait tout ce que Patricia Jeanjean a su apporter à son secteur, à commencer par son club de Saint-Julien pour lequel elle se battait sans jamais rien lâcher, comme dans tous les combats qu’elle a menés, et ils sont nombreux.

    Comble de l’émotion quand Sylvain, son fils, prit la parole pour clôturer les discours pour parler d’une Patricia plus intime. Une maman aimante et si fière que son fils unique ait réussi à devenir professeur. Elle en parlait souvent. Une maman fan de Michael Jackson et de Mylène Farmer. Et d’évoquer ces danses qu’ils aimaient réaliser tous les deux, Sylvain prenant la place de Mimi, mari de Patricia, son ombre, plus habitué aux terrains de pétanque qu’à la valse à deux temps.

    Il a aussi rappelé son goût pour les bons mots, la lecture et la musique classique. Des qualités que peu connaissaient et qui complètent les multiples facettes de cette grande dame.

    À 12h, dans l’intimité, s’est déroulée la crémation à Aubagne, après un discours très émouvant de son frère Frédéric, au cours duquel il a rappelé le lien peu fréquent qui les unissait, ne s’étant retrouvés que très tard dans leur vie. Une exception qui leur a permis de sceller un lien naissant mais très fort.

    En hommage à Patricia Jeanjean, le boulodrome de Saint-Julien portera désormais son nom.

  • Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est désormais enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS), déclaré d’utilité publique par le préfet en octobre.

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002 par la Métropole, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée mercredi 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon. Il desservira les secteurs Geffrier, Escaillon, Herriot, XVe corps, Villevieille et les Grands Boulevards.

    Livraison prévue en 2037

    Ces premiers travaux consistent en la réalisation d’un mur de soutènement à hauteur de Geffrier, livré en juin 2026. L’ensemble du tronçon, lui, sera opérationnel d’ici 2029. Deux autres sont prévus dans le projet global, qui compte 28 km d’infrastructures : le plus long entre l’Espace Marine, à La Seyne-sur-Mer, et la gare de la Pauline-Hyères (ligne 1), et un autre entre le campus universitaire de la Garde et la gare La Garde-Centre (ligne 1b). 44 véhicules électriques y circuleront. Ils desserviront 65 stations dans cinq communes (Toulon, La Garde, Ollioules, La Seyne et La Valette), pour un trajet à 70% en site propre. Loin des 100% prévus par le tramway, ce qui implique une vitesse et une efficience moindres, comme le pointe l’opposition. Enfin, quatre parkings relais en silo (Porte d’Ollioules et de Toulon, Sainte-Musse, gare la Pauline-Hyères et Espace Marine à La Seyne) verront le jour d’ici 2037, date prévue pour la finalisation du projet.

  • Le quartier de l’Escaillon, à Toulon, retrouve sa boîte aux lettres de relevage

    Le quartier de l’Escaillon, à Toulon, retrouve sa boîte aux lettres de relevage

    « Après 16 mois de mobilisation collective, la boîte aux lettres de relevage a retrouvé sa place à l’angle du boulevard de la Convention et de l’avenue Édouard-Herriot, face à la pharmacie », annonce avec satisfaction Claude Franchitto, le président du comité d’intérêt local (CIL) des quartiers du Pont Neuf et de l’Escaillon.

    Pour mémoire, depuis son retrait par la Poste en juillet 2024, suite à un problème de fixation ayant entraîné sa chute, le CIL se bat pour que les habitants de ce quartier continuent de bénéficier de ce qu’il considère comme « un service public essentiel », en dénonçant une décision unilatérale, et donc jugée parfaitement arbitraire.

    Une mobilisation, ici, exemplaire qui a été menée conjointement par le comité d’intérêt local et la municipalité toulonnaise, insiste le président de l’association. Avec des courriers, pétitions et conférences de presse qui se sont succédé pour alerter la population sur la politique de la Poste visant à toujours plus restreindre les services non rentables. Et ce faisant mettre la pression sur la direction de cette entreprise publique. Et ça a marché.

    « Nous avons obtenu le rétablissement de cet équipement indispensable », se félicite le CIL. Pour Claude Franchitto « cette réinstallation constitue une victoire importante pour la population » et témoigne une fois encore « de l’efficacité de la mobilisation citoyenne dans la défense du service public de proximité ».

  • Les agents d’entretien de l’université sont en grève et veulent des réponses

    Les agents d’entretien de l’université sont en grève et veulent des réponses

    Ils sont une dizaine à astiquer quotidiennement les couloirs, escaliers, et salles de classe du campus Schuman. Pourtant depuis ce jeudi 4 décembre, les agents d’entretien de l’Université d’Aix-Marseille ont arrêté net. « On ne reprendra pas le travail tant qu’on n’aura pas eu gain de cause », prévient Nadia, déléguée syndicale CGT. Voilà plusieurs semaines que ces salariés dénoncent l’absence de visibilité au sujet de l’avenir de leurs postes, depuis que la société Derichebourg a repris la prestation des salariés du campus, le 1er octobre. Sur le campus, entouré d’étudiants venus soutenir leur mobilisation, une poignée d’entre eux raconte les conditions de travail auxquelles ils sont confrontés chaque jour, mais surtout l’avenir incertain quant à leurs contrats. Rien d’écrit, ni posé sur le papier, précise Nadia, mais des « paroles » et des « conversations » qui inquiètent.

    Des engagements écrits

    « On nous parle de réduire le personnel de moitié, sans le remplacer, ou de mutations forcées », explique Nadia, qui insiste sur des conditions de travail déjà compliquées : opérations chirurgicales subies par de nombreux salariés, fatigue… L’équipe d’agents qui l’entoure abonde : « C’est comme si nous, les travailleurs de l’ombre, on n’existait pas, (parce que) les travailleurs de l’ombre, on fait d’eux ce que l’on veut. On ne demande même pas une augmentation de salaire, on demande à garder nos conditions de travail et nos contrats actuels, nos positions aussi. Certains salariés travaillent depuis vingt ans sur les lieux », ajoute Nadia. À cela s’ajoutent des témoignages de dialogue social tendu entre agents et responsables. « Sans eux, nos conditions d’études seraient déplorables », rapporte Hector, soutien des salariés et syndiqué de la Fédération syndicale étudiante (FSE). De son côté, l’Université d’Aix-Marseille (AMU) explique bénéficier de ce marché de nettoyage passé par l’Union des groupements d’achats publics (Ugap). « Suite à leur consultation, c’est la société Derichebourg qui assure avec efficacité le nettoyage de nos 165 bâtiments, indique l’université, qui ne fera pas de commentaire sur cette situation entre la direction de Derichebourg et ses salariés. Toutefois, nous espérons un retour la normale rapide et durable aux profits de nos usagers. » Sollicitée, la société Derichebourg n’a pas pu nous répondre dans les délais avant bouclage.

  • À Aix-en-Provence, les robes noires défendent le droit d’appel

    À Aix-en-Provence, les robes noires défendent le droit d’appel

    Chez les robes noires, le projet ne passe pas et ne sera pas digéré. Récemment le projet de décret « Rationalisation des instances en voie d’appel pour en garantir l’efficience » (Rivage), proposé en octobre par le garde des Sceaux a été soumis à consultation à différentes instances. S’il est adopté, le projet pourrait empêcher bon nombre de justiciables d’accéder aux instances d’appel et ses propositions « constituent une remise en cause frontale du droit d’appel tel qu’il existe en France », préviennent les avocats des barreaux du ressort de la cour d’appel d’Aix. Suivant un mouvement d’ampleur nationale et alors que Gérald Darmanin rencontre ce jour Julie Couturier, présidente du Conseil national des Barreaux, une délégation s’est rassemblée ce jeudi, sur les marches du Palais Verdun pour réaffirmer leur « ferme opposition au projet de décret ». « Pour rappel, ce décret, visant à réformer les voies d’appel prévoit de relever le seuil pour pouvoir interjeter appel d’une décision de première instance de 5 000 à 10 000 euros. Cela signifie que les décisions dont l’enjeu financier est inférieur à 10 000 euros ne seront plus susceptibles de contestation, le justiciable pouvant uniquement saisir la Cour de Cassation et ce sans aucune considération pour la complexité juridique de leur affaire », détaillent, d’une même voix, bâtonniers et vice-bâtonniers présents.

    Une « double peine »

    C’est une « double peine » pour les justiciables les plus modestes. Le texte prévoit entre autres et en plus, « de supprimer purement et simplement le droit d’appel dans certaines matières (…) une atteinte fondamentale au double degré de juridiction » et « d’instaurer un filtrage des appels au profit des présidents de chambre des cours d’appel (…) un magistrat unique pourrait désormais rejeter un appel sans débat contradictoire complet », indiquent les bâtonniers et vice-bâtonniers. La colère est d’autant plus grande chez les robes noires dans un contexte « criant » de manque de moyens : le décret est davantage perçu par la profession comme une « politique de gestion de la pénurie et une véritable confiscation du droit d’accès au juge (…) la justice ne doit pas devenir un simple instrument de réduction budgétaire. Il est au contraire nécessaire que soit fait un investissement à la fois financier et humain, avec plus de magistrats et plus de greffiers », rappellent les avocats des barreaux du ressort de la cour d’appel aixoise. « On se retrouve toujours avec des délais qui sont, à la cour d’appel d’Aix, de l’ordre de 3 ans. Dans ce décret, aucune réponse ne nous est apportée sur cette question que nous, bâtonniers du ressort rappelons systématiquement », rappelle Me Marie-Dominique Poinso-Pourtal, bâtonnière du barreau de Marseille.

    Plus de moyens réclamés

    « On a un manque de moyens criant de la justice. Répondre en supprimant le droit d’appel, c’est inadmissible », ajoute Jean-Michel Ollier, son vice-bâtonnier. « Ce sont les litiges en matière civile, commerciale et prud’homale qui pourraient être concernés par ce projet fait dans un but de gestion des flux et non dans un but d’instaurer l’accès à un juge pour tous, pourtant fondamental », insiste Me Monika Mahy-Ma-Somga, bâtonnière du barreau d’Aix-en-Provence, qui le rappelle : « Lors de la rentrée solennelle du barreau de Paris, le garde des Sceaux, présent a indiqué qu’il ne signerait rien sans l’accord des avocats (…) nous avons rendez-vous le 10 décembre avec le Premier président et nous lui réaffirmerons notre opposition totale à ce projet de décret », assure la bâtonnière.

  • À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    Le calendrier de l’Avent est entamé, les festivités de fin d’année peuvent commencer ! À Istres, la Parade lumineuse de la compagnie du Lotus Bleu marquera leur lancement ce vendredi à 18h30, au départ du portail d’Arles, en direction du Forum des Carmes. Au fil d’une déambulation, les artistes aux costumes éclatants allumeront à leur passage des lanternes chinoises monumentales pour plonger le centre-ville dans une ambiance féerique. Situées sur les allées Jean-Jaurès, le forum des Carmes et la place Lou Blagaïre à Entressen, ces œuvres en soie et LED réalisées par des artisans venus de la province du Sichuan représentent des animaux fantastiques et des motifs végétaux. « Nous avons près de 70 sujets », précise Laurent Even, directeur des événements.

    Le lendemain, samedi 6 décembre, la course festive « À la poursuite de Noël » se déploiera à partir de 16h dans le centre-ville, avec un parcours pour les 4-10 ans et un autre pour les plus grands. Quel que soit son âge, l’objectif est le même : se déguiser et s’amuser !

    Samedi 13 décembre, aux allées Jean-Jaurès, un artiste sculptera un bloc de glace en œuvre d’art éphémère. À partir de 17h, une déambulation à la lueur des lampions, dans les ruelles du centre historique, à la découverte du Noël provençal des associations de traditions istréennes est organisée. Au programme : chants, danses, présentation des 13 desserts, de la table de Noël, des santons et des animaux de la ferme.

    Toutes les autres animations, imaginées pour « donner un nouveau souffle à la magie de Noël », comme l’explique Laurent Even, sont à retrouver sur le site la ville, entre marché d’artisans, concerts, spectacles, veillée traditionnelle, chasse au trésor ou encore l’arrivée du père Noël !

  • La douane, maillon essentiel pour le commerce extérieur

    La douane, maillon essentiel pour le commerce extérieur

    C’est par une visite sur la chaîne de contrôle douanier de l’entreprise de livraison internationale, UPS, à Marignane que Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, a terminé ce jeudi 4 décembre sa visite en région Paca.

    Une conclusion logique explique-t-il quand les douanes relèvent aussi de la responsabilité de son ministère. « Il y a eu une évolution dans l’organisation de nos administrations, ce n’est plus seulement le ministère de l’Économie et des finances c’est aussi celui du commerce extérieur », indique-t-il. Que les douanes puissent contrôler les millions de colis qui transitent par l’entreprise de fret, afin de détecter les « contrefaçons, les produits illicites des trafics » fait partie de la « crédibilité nécessaire à UPS », et de l’État estime le ministre.

    Préserver l’emploi

    « chez nous »

    Détecter les contrefaçons, c’est aussi préserver « des emplois chez nous », enchaîne-t-il. La contrefaçon, « c’est de l’activité économique que l’on vole à ceux qui fabriquent légalement en prenant leur marque, en les falsifiant pour un prix qui ne rémunère qu’à peine ceux qui sont employés dans des pays lointains pour les fabriquer » insiste-t-il, défendant « une logique sociale ».

    Pas moins de 33 agents travaillent à Marignane, un des trois bureaux de douane des Bouches-du-Rhône avec celui de Fos et de Marseille, « dixième au niveau national », deuxième du département, précise à ses côtés Michael Lachaux, directeur régional des douanes. Ni portuaire, ni aéroportuaire, il dédouane « des flux pour les entreprises de tout le département », et connaît une augmentation de son trafic ajoute-t-il, sachant que dans les Bouches-du-Rhône, plus d’un million de déclarations par an sont réalisées à l’import-export. « Soit plus de 90% du dédouanement de la région », ajoute Michael Lachaux.

    Pour les douanes, les enjeux sont à la fois la lutte contre la fraude et l’accompagnement des entreprises. Une partie importante et méconnue de l’activité douanière.

    Reste que dans le premier aéroport régional en matière de fret, juste après les aéroports parisiens au niveau national, le contrôle des colis a pris de l’ampleur. « On consomme de plus en plus par e-commerce, les entreprises utilisent également le fret express pour des raisons de rapidité et de flux tendus », explique le directeur régional. Au point qu’une cellule spéciale a été créée pour traiter ce flux d’environ 1,1 million de colis dédouanés par an, dont 600 000 importés de pays hors UE et 500 000 à l’exportation.

    Quand on demande au ministre si un renforcement des moyens est alors envisageable face à la masse de travail, il évoque des « méthodes de travail » à repenser, assurant que l’État est mobilisé et qu’une réflexion au niveau européen est aussi engagée. Et de rappeler que « c’est à la demande de la France que l’exonération des colis de moins de 150 euros de valeur », sera supprimée en janvier.

  • L’assassinat d’Abde choque la Belle de Mai

    L’assassinat d’Abde choque la Belle de Mai

    « Sa famille a déménagé il y a 2 ans dans le 14e, mais tout le monde le connaît ici, il était à l’école avec nos enfants », annonce une maman venue consulter la psychologue de la cellule ouverte ce jeudi au centre social qui a sollicité la préfecture. Mais dès lundi, c’est au collège que le traumatisme a dû être géré par l’équipe pédagogique.

    « Des élèves avaient eu accès à une vidéo et on a pris connaissance des détails macabres de cet assassinat », explique Michaël Crolet, le directeur du centre Léo-Lagrange qui a souhaité, ouvrir une cellule en complément de ce qui a été mis en place au collège, « autant que nécessaire, pour un soutien individuel et confidentiel de tous ceux qui en ressentent le besoin, car cet acte d’une violence inouïe a provoqué un énorme émoi ».

    AbderrahimAbderrahim fréquentait le centre social, d’abord pour ses activités, puis « à plusieurs reprises suite à des exclusions du collège ». Le centre a mis en place un dispositif en lien avec l’établissement scolaire destiné à accompagner les élèves exclus des cours et éviter que la punition se répète et de les laisser désœuvrés. 39 collégiens y ont participé l’année dernière. Si la mission première du centre est l’animation, le rôle qu’il joue va au-delà. « On accueille toute réponse à un besoin identifié, précise le directeur, mais face à la recrudescence des violences liées au trafic de stupéfiants, on s’interroge sur notre place dans tout ça, il y a une situation sur le 3e arrondissement qui nous échappe. »

    Le deal est là, il bouge

    Une mère dont deux ados sont scolarisés au collège Belle de Mai patiente devant la cellule du Dispav, « terrifiée par l’horreur de ce massacre. Comment peut-on s’attaquer ainsi à un enfant ? ». Elle a vu Abderrahim grandir, « il était à peine sorti de l’adolescence, un visage d’enfant, un gentil minot, choyé par ses parents. Sa mère est très présente, toujours derrière ses cinq enfants. On ne comprend pas… et on a peur ». Abderrahim était aussi connu de ce riverain du square National, « où il traînait toujours, même après le déménagement. il ouvrait les portes, proposait de monter des courses ». Il assure : « C’est là que ces barbares sont venus le chercher avant de l’abattre aux Arnavaux. On est au centre de trois réseaux, le Moulin, Roy d’Espagne et Bellevue. Les points de deal sont là, partout, ils bougent, une fusillade à Félix-Pyat dimanche, un blessé lundi boulevard national… » À ses côtés, une habitante de la place Cadenat complète, en colère : « Il y a maintenant des feux d’artifice tirés jusque sur la place ! Mais quand on appelle le commissariat du 3e, personne ne vient, il n’y a jamais d’effectifs. C’est quand même pas à nous d’occuper le terrain… que font les élus ? ».

    Rue Loubon, face au square National, les policiers municipaux ont commencé à s’installer dans leur nouveau poste depuis lundi. La Fondation Abbé Pierre avait quitté le bâtiment en 2022 par sécurité pour son personnel, plusieurs fois menacé par les narcotrafiquants.