Category: societe

  • [Science] La lutte contre le moustique tigre prend de la hauteur

    [Science] La lutte contre le moustique tigre prend de la hauteur

    Originaire du Sud-Est asiatique, le moustique tigre est vecteur de maladies comme la dengue, chikungunya ou Zika. Arrivé en France métropolitaine en 2004, il a aujourd’hui colonisé presque tous les départements. Il ne provoque pas encore d’épidémies récurrentes dans l’Hexagone, mais les cas autochtones se multiplient. « Il est important de s’attaquer au problème avant que des épidémies ne surviennent régulièrement », insiste Claire Teillet.

    Quartiers résidentiels

    L’étude montre que la végétation augmente la probabilité de trouver des larves dans les chambres télécoms et collecteurs d’eau pluviale à proximité. « Une densité de végétation très élevée semble toutefois diminuer la probabilité de présence », note la chercheuse. De plus, la végétation associée à des structures urbaines influence cette probabilité de présence : « Elle est plus forte dans des environnements organisés autour d’objets urbains et de zones végétalisées, ainsi qu’à proximité de grands espaces verts », précise-t-elle. Autrement dit, dans des quartiers résidentiels composés d’habitations avec jardin et de parcs.

    Les images satellites ont été associées à des modèles de distribution d’espèces. Des données recueillies sur le terrain par l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen ont permis d’identifier des gîtes larvaires privilégiés pour calibrer les modèles et pouvoir prédire la probabilité d’en trouver ailleurs. « Ce n’est pas la première fois que l’imagerie satellitaire est utilisée pour mener ce type d’étude, précise Claire Teillet. Mais nous avons utilisé une méthode particulière permettant d’extraire de l’information quant à l’arrangement spatial des éléments dans une image. »

    La chercheuse voit dans cet outil un moyen d’identifier les zones prioritaires à inspecter dans l’espace public. « C’est maintenant aux politiques et aux acteurs en charge de la lutte de s’en emparer », pointe-t-elle, rappelant que les principaux gîtes larvaires ne sont pas dans l’espace public mais privé – dans les coupelles et autres récipients dans les jardins.

  • [Recette] Les poireaux vinaigrette revisités

    [Recette] Les poireaux vinaigrette revisités

    Pour 2 personnes
    il vous faudra :

    – Deux blancs de poireaux

    – Deux œufs durs

    – Des cornichons et des câpres

    – Des anchois à l’huile

    – De l’huile de pépins de raisins et d’olive

    – Du jus de citron jaune et vert, de pamplemousse et d’orange

    – Du vinaigre de cidre et de xérès

    – Des graines de courge, chia, fenouil et noix de cajou torréfiées, concassées

    – De la coriandre fraîche

    Il est possible de cuire les blancs de poireaux la veille, à la vapeur ou dans une eau frémissante. Laissez refroidir à température ambiante pour ne pas perdre les saveurs du légume, coupez les blancs en deux puis de nouveau en deux dans le sens de la longueur. Brûlez au chalumeau ou dans une poêle chaude, sans matière grasse, et faites mariner une nuit idéalement avec de l’huile d’olive, du vinaigre de xérès, du sel et du poivre. égouttez une heure avant le service de votre assiette.

    Une vinaigrette revisitée

    En parallèle, réalisez la vinaigrette et mettez en premier dans un saladier les noix de cajou, les graines de courge, de chia et de fenouil. Ajoutez deux cuillères à soupe d’huile d’olive, une de vinaigre de cidre puis une cuillère à soupe de chaque jus. Faites foisonner légèrement, ajoutez de nouveau une pincée de chaque graine et, à la fin, les herbes fraîches pour éviter leur oxydation.

    Une sauce nappante

    Vous pouvez également réaliser la sauce caesar dans un récipient haut et étroit en mettant les œufs et 25g de chacun des ingrédient suivant, à savoir les anchois, les cornichons, les câpres, une cuillère à soupe de moutarde et une gousse d’ail râpée. Mixez le tout avec un mixeur plongeant pour avoir quelque chose de lisse puis monter comme une mayonnaise avec l’équivalent de 200g d’huile de pépin. Détendez le tout avec un filet d’eau et de jus de citron.

    Pour le dressage, déposez les poireaux dans l’assiette zébrez les 2/3 avec la sauce caesar et le reste avec la vinaigrette. Servez et régalez-vous !

  • Un festival pour briser idées reçues et fake news en région Occitanie

    Un festival pour briser idées reçues et fake news en région Occitanie

    Des tables rondes, des débats, conférences, remises de prix, documentaires, pièces de théâtre et même des matchs de rugby… ! A l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État, le conseil régional de la laïcité et des valeurs républicaines organise, dans les villes de la région, un festival de la laïcité, du 3 au 9 décembre.

    En présence d’experts, d’associations, de syndicats et de jeunes, les 120 événements* se veulent autant de moments à la fois festifs, vivants et instructifs à rebours de l’image rigide donnée par certains à cette valeur fondamentale de la République française. « Plus que jamais au moment où se développent les fake news via les intégristes et les populistes, la laïcité est une nécessité en démocratie », insiste Carole Delga (PS). La présidente de Région déplore que par « méconnaissance ou incompréhension », la laïcité soit devenue pour certains synonyme de « terreau d’exclusion », alors qu’elle permet au contraire tout l’inverse. « Elle nous permet de vivre ensemble dans la République dans le respect des valeurs et des convictions de chacun. Ce n’est pas un combat contre mais une force bienveillante du commun : la République française », dit-elle par opposition aux 50 ans de la mort de Franco.

    Face à la religion musulmane qui se sent ostracisée, l’élue socialiste l’assure : « La laïcité permet de croire ou de ne pas croire, c’est la liberté de conscience, la capacité à choisir son destin. Il n’y a pas d’excommunication des religions. Il n’y a pas de religion d’État dans notre pays. La loi est toujours supérieure à la foi ».

    Parce que les populations migrent de plus en plus, Henri Peña-Ruiz, évoquant l’assassinat d’une jeune Iranienne (Mahsa Amini) pour « une mèche de cheveu qui dépassait », insiste sur ce bien précieux pour l’avenir. « La laïcité permet le vivre ensemble, l’égalité de droit des convictions spirituelles et l’orientation de la puissance publique vers l’intérêt général ». Et le parrain du conseil régional de la laïcité de conclure à l’attention des jeunes qui doutent : « Dans un pays laïque, il y a de la place pour tout le monde ».

  • « Femmes solidaires marque un changement »

    « Femmes solidaires marque un changement »

    La Marseillaise : Exposition, repas, que propose Femmes solidaires pour cet anniversaire ?

    Annick Karsenty : D’abord de revenir sur notre histoire depuis la fondation de l’Union des femmes françaises (UFF) en 1945 avec une exposition faite par nos amies de Nîmes, avec de nombreux panneaux explicatifs. Elles ont été chercher les événements, les lois, les bagarres… Il y aura aussi la projection d’un film et une table ronde avec deux anciennes qui l’ont vécu, cette histoire, pour qu’elles nous racontent ce que nous, nous n’avons pas connu.

    Comment mesurez-vous le chemin parcouru en 80 ans ?

    A.K. : On peut dire qu’il y a vraiment eu un changement d’orientation, une évolution dans la décennie 1984-1992, une évolution quand nous avons changé de nom. En 1992, le 17e congrès de l’UFF porte le slogan « femmes solidaires pour défendre nos droits et la paix » et on passe d’une association féminine et familiale qui portait des revendications sur notamment le droit au travail des femmes à un mouvement féministe solidaire. On commence à parler de loi anti-sexiste, de culture du viol. On passe à des questions plus sociétales. On avance aussi un mot d’ordre contre la féminisation de la pauvreté. Après il va y avoir la participation à la conférence mondiale des femmes de Pékin [en septembre 1995 Ndlr]. On intervient également au niveau de l’Afghanistan, où nous allons financer des écoles clandestines pour les petites filles et nous faisons la connaissance de Shoukria Haidar [présidente fondatrice de l’association Negar-Soutien] qui participera à la création du RIFL, notre réseau international féministe et laïc. En 2004, on obtient aussi le statut international spécial à l’ONU dans lequel on siège toujours.

    Et quel chemin reste-t-il selon vous à parcourir ?

    A.K. : Beaucoup de choses restent à faire. En particulier sur les violences dans la famille. Au niveau des féminicides, le chiffre ne descend pas. Avec les suicides forcés, on en est à trois femmes par jour qui décèdent. Il y a aussi le retour des masculinistes qui font que nous retournons en arrière. On le voit bien quand nous intervenons dans les salles de classe. Les garçons portent des propos de recul… Même si les filles se rebiffent et c’est aussi à prendre en compte. La loi de 2016 qui fait que la France est un pays abolitionniste de la prostitution est menacée aussi et il y a tout le combat contre le courant transactiviste qui vise dans tous les domaines à gommer le mot femme…

  • La mémoire vive de la rue d’Aubagne aux Archives

    La mémoire vive de la rue d’Aubagne aux Archives

    Sept ans après les effondrements, le drame de la rue d’Aubagne poursuit son chemin mémoriel. Une partie de cette histoire est officiellement entrée ce vendredi aux Archives municipales de Marseille. La convention a été signée lors d’une table ronde organisée dans le cadre des 5e Rencontres de l’éducation populaire.

    En septembre 2019, des chaînes ayant fermé les immeubles frappés d’arrêtés de péril avaient déjà fait leur entrée au Musée d’histoire et rejoint les collections muséales de la ville pour en devenir « un bien culturel inaliénable ». Cette fois ce sont des documents et récits toujours collectés par Noailles Debout ! avec la coopérative Hôtel du Nord auprès des habitants, qui seront conservés et mis à disposition de tous.

    « La profondeur du récit, du témoignage, en est d’autant plus émouvante et pertinente. Car c’est le propre des récits de vie, des témoignages oraux que de donner du sens à des documents, des informations ou des objets, produits par des services publics ou conservés par eux », apprécie Jean-Marc Coppola, adjoint à la culture. Dans ce projet de collecte, « l’équipe des Archives municipales s’est contentée de conseils et recommandations juridiques et pratiques », insiste l’élu communiste, rappelant que Noailles Debout ! et Hôtel du Nord « ont mené, en toute indépendance, le projet de collecte et fait le choix de cette donation ».

    « Projets co-construits »

    Présents pour l’occasion, quatre membres de Noailles Debout !, Laura, Jean, Laurent et Mélina, ont rappelé à la tribune le chemin parcouru par cette « association à but réparateur » qui s’est très vite retrouvée à marcher dans les pas de convention de Faro, à laquelle la municipalité a adhéré en juillet 2025, en œuvrant à la constitution d’une mémoire vive et collective du quartier et témoignant de l’engagement des habitants dans la préservation de leur patrimoine et le respect de leur histoire. Désormais un comité d’archives du quartier est à l’étude.

    « Des projets co-construits avec les habitants, dans un but de résilience pour dépasser le traumatisme en l’inscrivant dans une histoire collective reconnue », développe encore Jean-Marc Coppola. L’illustration d’« une conjonction heureuse entre projets administratifs, politiques et citoyens », note Olivier Muth, le directeur des Archives municipales.

    Un projet en lien direct surtout, avec la table ronde de la matinée baptisée : Écouter, reconnaître, transmettre : démarches mémorielles, patrimoniales et historiques portées avec et par les habitants. « L’idée des Rencontres de l’éducation populaire, c’est d’avoir un temps où on rend visibles des pratiques qui participent de la co-construction avec les habitants de la politique publique dans la ville dans une démarche d’éducation populaire », explique Marie Batoux, adjointe (PM) en charge de l’éducation populaire, pour présenter cette table ronde qui a mis en avant, durant près de deux heures, « la question des mémoires des habitants et leur place dans la ville ».

    Un travail notamment mené dans plusieurs centres sociaux et illustré par les témoignages de Fatima et Amina, ambassadrices citoyennes de Frais Vallon, sur l’histoire de leur quartier, ou dans un autre genre, par celui de Nicolas Dupont, animateur du groupe Mémoire de la coopération territoriale sur la Belle de Mai.

  • Les enchères solidaires du Crédit municipal font le plein

    Les enchères solidaires du Crédit municipal font le plein

    Mise à prix 7 000 euros, c’est pris. 8 000, 9 000, 10 500, 600, 700, adjugé à 13 300 euros dans la salle ! » Le bracelet Cartier baptisé « clou » serti de diamant et vendu dans sa boîte d’origine faisait partie des objets phare de la vente aux enchères organisée par le Crédit municipal ce vendredi 5 décembre à l’hippodrome Borély. C’est sous les applaudissements qu’une dame remporte la vente, une des rares faites en présentiel quand l’essentiel des pièces se vend par Internet ou téléphone.

    Avec cette vente, cet établissement bancaire pas comme les autres, qui prête à ceux qui n’ont pas accès à l’emprunt et reverse une partie de ses bénéfices au CCAS (centre communal d’action sociale) de la Ville de Marseille, renouait cette année avec une tradition abandonnée depuis le Covid. Une réelle aubaine pour « la banque des travailleurs pauvres » a rappelé son nouveau directeur depuis un an, Benoît de Rosamel.

    Au Crédit municipal, « on vient, on laisse des objets de famille pour finir les fins de mois », explique le maire DVG de Marseille, Benoît Payan. Lors de ces enchères, personne ne perdra d’argent au contraire, insiste-t-il, « si l’objet vaut 100 euros et qu’il est vendu plus cher, on lui verse la différence ». Et de préciser qu’en cette fin d’année, les clients qui ont laissé un objet d’une valeur maximale de 50 euros, « on leur laisse jusqu’au 31 janvier » pour le retirer sans avoir à rembourser. Un « petit bonus pour les Marseillaises et les Marseillais qui sont dans la difficulté », se félicite l’édile avant de s’emparer du marteau.

    Beaucoup de curieux

    et des amateurs avertis

    Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait y faire et y prend plaisir. Au cours de la première heure des enchères, il se montrera intarissable sur la qualité des bagues, montres, colliers en perle, leur histoire, celle de la marque, capable de secouer la salle pétrifiée par une chaleur étouffante ou de la calmer quand c’est nécessaire. « Regardez le travail de sertissage, cette opale », harangue-t-il. L’élu n’a pas le droit de prononcer le fameux « adjugé » mais joue du marteau volontiers. Suivront les tableaux, les meubles, et même des lingots d’or. Une pièce de 50 pesos en or, mise à prix à 2 700 euros trouve preneur à 3 940 sous les murmures du public, fasciné.

    On trouve là beaucoup de curieux, qui notent consciencieusement les prix sur leur catalogue, venus un peu rêver. « On découvre, c’est la première fois pour nous, c’est rigolo mais on ne compte pas acheter », s’amuse ce couple à la retraite. Un autre a repéré une pièce en particulier. Concentré, il refuse d’en dire plus. Au premier rang il y a également les amateurs mais aguerris. Calculette en main, l’un d’eux nous décrit les ficelles tout en renchérissant d’un signe de main. « Alors là, le monsieur c’est le crieur qui relaye les offres », nous explique-t-il. Lui a repéré ce qui l’intéresse, il vient assez souvent « se faire plaisir » tout en respectant un budget précis. « Le Crédit municipal c’est une vente par mois », détaille-t-il, mais il ne les fait pas toute. À raison de 40 lots à l’heure, il a calculé que la vente allait durer jusqu’au soir. Plus discrets, souvent en ligne, il y a également « des professionnels » ajoute un autre. Ce qui lui plaît, lui, c’est « l’adrénaline » lâche-t-il avant de nous congédier d’un regard, fasciné par un nouveau lot…

  • Des ingénieures pour inspirer les lycéennes de Thiers

    Des ingénieures pour inspirer les lycéennes de Thiers

    Les élèves, venues nombreuses, sont ravies d’entendre de vives voix les témoignages de celles qui se sont lancées dans les études de sciences ou de l’ingénierie. Comme Céline Roubinowicz, consultante chez Airbus, qui leur conseille : « Restez vous-même ! Peu importe le domaine, vous n’avez pas besoin de vous travestir pour que ça fonctionne ! »

    Pour Shaïma, en classe préparatoire : « Ce qu’elles sont venues nous raconter, c’est rassurant. Je trouve ça génial, on a plein de conseils ! » de son côté, Angelica, abonde en ce sens et se dit « très contente de rencontrer des femmes qui s’épanouissent dans leur travail ».

    « Les garçons sont très avantagés »

    Pour Abdel Dahmani, professeur de science de l’ingénieur : « Dans ma matière, je remarque de grosses différences filles-garçons, surtout sur la concentration et l’implication. Les filles sont beaucoup plus investies. » Il poursuit : « Il y a toujours un moment de basculement dans notre matière, où on commence à travailler sur la mécanique et le manuel, et les garçons se retrouvent très avantagés, parce que les parents les éduquent à tout ça. »

    Isabelle Brunel, elle aussi professeure, exprime le manque de modèles pour les adolescentes : « D’où l’intérêt d’avoir des moments comme celui-ci. Certes, ces carrières peuvent faire peur, parce que les filles ont conscience qu’elles ont l’idée de devoir gérer le foyer, du coup ces domaines leur paraissent difficiles. Les intervenantes sont aussi là pour casser ces clichés et leur apporter des réponses. »

    Parité en berne

    Le constat est amer dans les filières scientifiques. Les jeunes filles sont très sous représentées dans ce secteur. En 2024, les écoles d’ingénieurs n’en comptaient que 30% dans leurs effectifs, selon le dernier baromètre égalité femmes-hommes, produit par la Conférence des grandes écoles (CGE). Au lycée Thiers, on ambitionne d’arrêter l’hémorragie en invitant l’association d’ingénieures, qui œuvre depuis 19 ans pour renforcer la mixité dans les secteurs scientifiques, technologiques et industriels. À la fin des échanges avec l’association, les ados commencent déjà à songer autrement à l’avenir, comme Célia, en seconde : « On est moins de filles dans les matières scientifiques, donc je pense que ça nous a toutes fait beaucoup réfléchir ! »

  • La grande braderie de Noël d’Emmaüs vous attend

    La grande braderie de Noël d’Emmaüs vous attend

    « Dans cette vente, on peut trouver les choses classiques de Noël comme le sapin, les boules, mais aussi les guirlandes. Sans oublier des jouets neufs qui se mêlent à ceux d’occasion ou encore des vêtements de seconde main, et donc de marque, et des meubles », précise Kamel Fassatoui, l’un des responsables d’Emmaüs Pointe-Rouge, qui se prépare à vivre sa dernière vente de Noël. « Nous avons vraiment beaucoup de choix avec des produits neufs ou d’occasion. On a vraiment pioché dans nos réserves pour être prêts pour le grand jour. »

    Et côté prix, ne cherchez pas ailleurs, ils sont imbattables. « On prend les prix du marché et on les divise par trois. On doit être moins chers que le Bon Coin, moins chers que les brocantes… Nous avons une démarche de solidarité et de défense du pouvoir d’achat, donc on se doit d’être moins cher qu’ailleurs, sinon ça n’a pas de sens », poursuit-il.

    Des prix toujours plus bas

    Cette année, le coin dressing à 1 euro est « particulièrement intéressant ». Vêtements, chaussures, couettes, draps, rideaux, etc. « C’est un mix entre le neuf et l’occasion là aussi, il y a énormément de choix et je pense que ce sera difficile de repartir les mains vides », sourit le responsable.

    Pour rendre la journée encore plus agréable, l’habituel marché des producteurs du samedi sera accompagné par un stand de soupes, de châtaignes… « Les jeunes du lycée Calanques, qui sont nos voisins, tiendront également un stand devant l’entrée. Tout comme une association palestinienne qui vendra des choses au profit de Gaza », ajoute Kamel Fassatoui. Plus de 2 000 personnes sont attendues sur la journée avec une ouverture non-stop de 10h à 17h30. Le tout avec la possibilité de se restaurer sur place et toujours à petits prix !

  • Vers l’inscription au titre des monuments historiques

    Vers l’inscription au titre des monuments historiques

    Assumant de forcer un peu les choses, la ministre de la Culture, Rachida Dati, avait exprimé lors de son premier déplacement à Marseille le 16 janvier 2025 sa volonté de protéger la Bonne Mère, prenant de court le diocèse plutôt réticent. Après tout, la Bonne Mère n’offre-t-elle pas déjà une protection ?

    La seule protection juridique dont jouit à ce jour la Colline de Notre-Dame de la Garde, c’est celle de « site classé » comme le Vieux-Port, la corniche Kennedy ou encore la Pointe Rouge. La Ville de Marseille l’avait demandé et obtenu en 1917 pour prévenir l’atteinte occasionnée par les carrières de la butte qui compromettaient la solidité de la Basilique, et qui produisaient « les résultats les plus désastreux contre l’esthétique d’un des plus jolis sites de Marseille ». Une protection qui ne vaut pas grand-chose, le béton sauvage coulant dans son dos.

    Après des mois d’échanges avec les services du cardinal-archevêque Jean-Marc Aveline qui a donné son accord, le dossier de protection au titre des monuments historiques a avancé. La commission régionale de l’architecture et du patrimoine s’est réunie jeudi et a donné un avis favorable avec vœu de classement. Le nouveau préfet de région officialisera le périmètre de l’inscription dans un arrêté qu’il pourrait signer dans quelques semaines.

    La protection de la basilique de la Bonne Mère se justifie par son histoire, sa charge symbolique et spirituelle. C’est un édifice emblématique du grand paysage marseillais et de son patrimoine. La Basilique a été érigée entre 1853 et 1870 sur un site où se trouvait un ouvrage fortifié sous François Ier destiné à protéger la ville après le siège de 1524 par les troupes de Charles Quint et une chapelle remplaçant un monument daté de 1214, propriété des moines de l’abbaye Saint-Victor. Cette combinaison entre le militaire et le religieux a ancré dans l’esprit des Marseillais cette double protection spirituelle et matérielle.

    Pour les historiens de l’art, Notre-Dame de la Garde constitue en outre un jalon important dans le développement du style romano-byzantin en France au XIXe siècle, issu des recherches néo-romanes commencées à Saint-Paul de Nîmes, aux côtés de la cathédrale de la Major à Marseille. La conception et les qualités imaginées et réalisées par le premier architecte, Henry-Jacques Espérandieu (1829-1874), se combinent avec la variété et l’esthétique des décors de mosaïque et de marbre, dus à son successeur Henry Révoil (1822-1900), dans une œuvre d’art total.

  • Méga show pour la Bonne Mère restaurée

    Méga show pour la Bonne Mère restaurée

    Marseille célèbre dimanche la fin de la 5e campagne de restauration de la Bonne Mère, un défi technique accompli en 10 mois à 212 mètres du sol par une trentaine de spécialistes qui se sont appliqués à l’intérieur d’un échafaudage de 50 tonnes à soigner l’iconique statue de la Vierge-Marie et de l’Enfant-Jésus réalisée en 1870. Ensemble, ils ont redonné à ce chef-d’œuvre de la galvanoplastie de 1870 sa majesté et assurer sa stabilité pour un demi-siècle encore.

    Un spectacle exceptionnel haut en lumières baptisé Élévation du DJ Michaël Canitrot couronnera dimanche à partir de 18h l’achèvement de ce chantier d’excellence en sublimant par une chorégraphie lumineuse, des chœurs lyriques mêlés de sons électroniques ce totem de l’identité marseillaise qui transcende la foi et réunit autour d’elle tous les Marseillais. « Que serait la ville sans la Bonne Mère ? C’est le repère par excellence, la confirmation qu’on est bien à Marseille, et nulle part ailleurs. Notre-Dame de la Garde, c’est l’âme de Marseille », avait lancé en janvier la ministre de la Culture qui a proposé et vient d’obtenir l’inscription de la basilique au titre des monuments historiques.

    « C’est un symbole qui dépasse le domaine religieux. C’est comme un phare, voilà », résume Cyrielle d’Antoni, une des six doreuses des ateliers Gohard qui se sont appliquées à poser au pinceau 29 000 feuilles d’or à l’abri sous une bâche étanche. « Prendre soin de la Bonne Mère, c’est prendre soin de notre humanité. Pour elle des spécialistes ont mis en valeur la beauté du travail humain. Merci pour tout ce que chacun a fait pour prendre soin de la Bonne Mère, de la fierté des Marseillais », insiste le recteur de la basilique, le père Olivier Spinosa qui tient à faire passer le message que « la statue de la Vierge-Marie nous rappelle que nous sommes destinés nous aussi à resplendir de lumière ».

    Ce chantier d’ouvriers et d’ouvrières lancé en février dernier n’a pas seulement porté sur la redorure de cette statue impressionnante de 11 mètres et qui culmine à 212 mètres et de sa couronne foudroyée par les éclairs plusieurs fois par an. Les tailleurs de l’entreprise Girard ont aussi restauré les quatre anges en pierre de Calissanne du socle et traité le piédestal par le procédé de bioconsolidation en imbibant la pierre de bactéries qui, en mourant, ont créé une couche de calcite. Pour garantir la stabilité pour les décennies à venir de la Bonne Mère rincée par la pluie, douchée par le soleil, poncée par le Mistral et les embruns salés, sa structure métallique interne a été complètement révisée et a bénéficié d’un traitement anticorrosion.

    « C’est la première fois depuis 1870 que la statue a été mise totalement à nu par sablage. On a découvert plus de soixante blessures et 8 impacts de balle sur la poitrine de la Vierge et la main de l’Enfant Jésus qui l’ont touché lors de la Libération de Marseille qui jusque-là n’étaient pas visibles », explique Xavier David, l’architecte en charge des opérations, ébloui par « la délicatesse des attitudes de la mère et de l’enfant restitué à la perfection par le procédé de galvanoplastie ». Pierre Grili, est un des compagnons du devoir de ce chantier : « J’ai rebouché toutes les blessures à l’étain, soudé les fissures, réparé les percements dus à l’air marin ou à l’oxydation. C’est un travail extrêmement minutieux : la galvanoplastie est très fine, parfois moins de 2 mm d’épaisseur. »

    Ce chantier historique a coûté 2,8 millions d’euros. Il a été intégralement financé par les dons, le mécénat d’entreprises et les subventions de la Ville de Marseille, de la Région Sud et du Département : 40 000 donateurs ont permis de recueillir 3,3 millions d’euros dont 1,3 million des collectivités territoriales et 1,4 million d’une centaine d’entreprises. Le surplus financera la prochaine campagne de restauration de ce qui est désormais un monument historique.