Category: societe

  • [Rétro 2025] Le long combat de La Dullague pour être classé REP +

    [Rétro 2025] Le long combat de La Dullague pour être classé REP +

    C’est un dialogue de sourds. Tout au long de l’année, les enseignants et les parents d’élèves du collège La Dullague, à Béziers, se sont mobilisés, interpellant tour à tour le rectorat et le ministère de l’Éducation nationale pour obtenir, enfin, leur classement en REP+ et les moyens qui vont avec, alors que les indicateurs de l’établissement (taux de pauvreté, d’élèves boursiers, de réussite au brevet) sont de plus en plus alarmants. « La carte de l’éducation prioritaire, établie en 2014, devait être revue tous les quatre ans afin de tenir compte des évolutions des contextes sociaux. Or il ne s’est toujours rien passé… », déplore une enseignante. « Chaque année, depuis 2018, on nous explique que ce sera pour la rentrée prochaine, si bien qu’on a déjà deux générations de collégiens, soit plus de 1 000 élèves, qui n’ont pas eu droit à l’égalité des chances. Ce n’est plus possible », s’indigne-t-elle. « La souffrance des élèves est là, l’échec scolaire est une réalité quotidienne. Que vous faut-il de plus pour réagir ? », a lancé Karen Anicet, représentante des parents d’élèves Apeco à l’adresse du ministre Édouard Geffray lors du dernier rassemblement en date, le 26 novembre. Une mobilisation d’ampleur à laquelle se sont jointes 9 écoles primaires du secteur.

  • La féérie de Noël vous attend dans les villes

    La féérie de Noël vous attend dans les villes

    Bouches-du-Rhône

    Istres. « Parade de Lune » au départ de la Maison des Traditions à 17h, suivie de l’arrivée du père Noël.

    Arles. Parade lumineuse et féerique à partir de 18h sur la place de la République. Dès 19h, feu d’artifice sur les quais du Rhône.

    Allauch. Une lecture de contes de Noël pour les enfants de 3 à 7 ans à la bibliothèque Dans la cabane aux histoires à 17h30.

    Var

    Le Lavandou. Spectacle de ventriloque gratuit « Un terrien dans la lune » au village de Noël sur le front de mer à 15h.

    Sanary-sur-Mer. Arrivée du père Noël et ses lutins sur

    le port à 15h. Goûter pour les enfants à 15h30 sur le parvis de la mairie.

    Saint-Raphaël. Parade musicale en centre-ville de 10h à 12h et de 15h à 17h. Arrivée du père Noël et de la Parade des jouets à 18h au départ du parking du Beau Rivage. Feu d’artifice à 19h.

    La Garde. Défilé canin « Christmas dog show »au pied du grand sapin à 16h.

    Vaucluse

    Carpentras. Voyage sensoriel gratuit pour les familles au Forum des Patrimoines de 15h à 16h30 pour découvrir la table calendale.

    Avignon. Grand spectacle pyrotechnique et musical sur les berges du Rhône à partir de 19h.

  • [Un brin d’histoire de Noël] Le père Noël, l’héritier d’un rite ancien

    [Un brin d’histoire de Noël] Le père Noël, l’héritier d’un rite ancien

    Le basculement d’une célébration d’essence chrétienne vers une fête séculière et commerciale s’opère avec la fabrication du père Noël, icône dérivée de Saint-Nicolas de Myre au IVe siècle encore fêté le 6 décembre dans l’est et le nord de la France.

    Toute l’iconographie du père Noël qui se développe dans les années 30 avec sa barbe blanche, son uniforme rouge, son traîneau tiré par des rennes, procède de la laïcisation du Saint-Nicolas importé en Amérique par les colons néerlandais de la Nouvelle-Amsterdam qui en font leur Santa Claus. On considère la campagne publicitaire de Coca-Cola en 1931 comme fixant le standard du père Noël actuel. L’essor continue du personnage est « d’abord lié à l’amélioration progressive du niveau de vie » selon l’anthropologue Claude Lévi-Strauss qui voit dans ce bonhomme « un héritier du roi des Saturnales de l’époque romaine ».

    Le plan Marshall de 1948 qui déverse ses aides, véhicule avec lui ce personnage généreux, jovial et dodu qui descend le soir de Noël par les cheminées pour déposer ses cadeaux. Un événement singulier survient le 23 décembre 1951 à Dijon rapporté par France Soir : « Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. » Claude Lévi-Strauss s’empare de cet autodafé des curés qui dénoncent la « paganisation » de la fête de la Nativité. Son essai « Le Père Noël supplicié » investigue ce personnage qui « relève plutôt de la famille des divinités (…) sauf que les adultes ne croient pas en lui ». Sa fonction se rattache aux rites de passage et d’initiation de l’enfance au monde des adultes et traduit « une opposition plus profonde entre morts et vivants ». En voulant mettre fin au père Noël, les ecclésiastiques dijonnais n’ont fait que « restaurer une figure rituelle ».

  • [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    On dirait qu’un morceau de la Voie Lactée s’est détaché. Sur fond de ciel nocturne, des chemins de lumières chaudes et orangées courent en feston le long des quais du Port-Vieux. En fond, l’église Notre-Dame de l’Assomption, les façades alignées, jusqu’à la tour du musée ciotaden. Les guirlandes lumineuses, comme autant d’étoiles, sont tendues au-dessus des rues. Les barquettes marseillaises elles-mêmes, surlignées de lumières de la proue à la poupe, le long du mât, sur les cordages, prolongent le spectacle dans le port même.

    Les reflets dorés, dans les eaux sombres à la nuit tombée, enluminent le Port-Vieux. Alors que les pays nordiques s’enveloppent d’un manteau de neige, où glisse déjà, dit-on, le traîneau du Père Noël tiré par ses rennes, et chargé de cadeaux, La Ciotat fait rimer Noël avec sa propre personnalité maritime.

    Il est 18h15, en ce samedi du milieu de décembre, et les familles, les couples, flânent sans discontinuer sur les quais. La sono diffuse des chansons et réchauffe l’atmosphère froide du soir.

    On se prend en photo devant les barquettes illuminées par les associations Carènes et les Calfats de l’Escalet. On pose pour des selfies.

    Jean-Luc et Géneviève, des Gardois qui ont un pied-à-terre à La Ciotat, disent être venus ce soir se balader là « pour faire le plein de beauté. On a l’impression que cette année, le Port-Vieux est encore plus lumineux », avancent-ils.

    Un jeune couple, de Ceyreste, tout à côté, a le même ressenti. Leurs deux ados n’ont même pas rechigné à les accompagner. Déjà un miracle à mettre au crédit de Noël… « Toutes ces lumières apportent de la magie, de la féerie pour les fêtes », commente la jeune maman.

    « Les gens ont besoin de ça »

    Les eaux du port frissonnent, et les reflets dorés des lumières se mélangent. On croise des familles tout à fait dans le thème, avec des minots coiffés de serre-tête qui imitent les bois de rennes. Sans doute sont-ils allés faire un tour au marché de Noël, où les chalets sont installés jusqu’au 24 décembre place Evariste-Gras. Les illuminations, qui comprennent aussi la crèche flottante, à proximité du baromètre, demeureront jusqu’au 10 janvier avec l’arrivée des Rois Mages, accompagnés de personnages et d’animaux dans une ambiance provençale.

    À quelques pas du musée ciotaden, Keltoume, une Lyonnaise senior, entourée de deux copines, donne libre cours à son enthousiasme : « Nous sommes ébahies et émerveillées. » Elle enchaîne : « Les gens ont besoin de ça. On vit une période difficile, et toutes ces lumières nous mettent du baume au cœur et nous amènent de la joie ! ».

    Le trio a assisté au mapping* (projection) sur la façade du musée ciotaden, « où un enfant rêve de Noël et fait le tour du monde », esquisse Keltoume. Là aussi, la magie est à l’œuvre. Sur le bâtiment, on apercevra le Père Noël juché sur son traîneau, des décorations s’épanouir, des ours polaires passer… Le voyage, accompagné de musique, amènera le spectateur en Afrique, en Chine, au Mexique, en Australie…

    * Spectacle de 8 minutes, projeté toutes les 30 minutes

  • Une entreprise éphémère pour aller vers l’emploi à Marseille

    Une entreprise éphémère pour aller vers l’emploi à Marseille

    Créées en 2015 par Didier Krief et Céline Garence, les Entreprises Éphémères proposent aux participants une méthode alternative de la recherche d’emploi. Organisées comme une véritable entreprise, sans objectif de profit, les participants deviennent associés et s’investissent dans un projet commun. « Vague de succès » a réuni cinquante demandeurs d’emploi, répartis en différents services : ressources humaines, communication et relations entreprises.

    Retrouver un cadre

    et une confiance en soi

    Le nom et le logo ont été choisis collectivement, tout comme les outils de travail. Les CV et lettres de motivation sont retravaillés et validés par un service RH interne, avec l’accompagnement de coachs. Cette initiative permet également à ces participants de recréer du lien. « Ça m’a redonné la motivation de me lever tôt, la confiance et l’espoir », témoigne Hadja. D’autres évoquent les amitiés, la solidarité et la fierté d’appartenir à un collectif.

    Parmi les parcours marquants figure celui de Mehdi. Après une période difficile, il est parvenu à se réinsérer dans la vie professionnelle. C’est avec fierté qu’il fait tinter la traditionnelle cloche que l’on sonne après avoir trouvé un emploi. « Je me sens plus fort, plus courageux », a-t-il confié sous les applaudissements. Déployée dans l’arrondissement le plus pauvre de France, cette Entreprise Éphémère bénéficie du soutien de l’État et de France Travail, notamment via le Plan d’investissement dans les compétences (Pric). La présence de la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Epaillard, lors de la clôture de l’événement, est venue saluer l’initiative : « Un beau succès qui n’a rien d’évident lorsque des personnes rencontrent autant de difficulté à trouver du travail. »

    « Quand quelqu’un sonne la cloche [à chaque fois qu’on trouve un travail], c’est une réussite collective », rappelle Maxime Méry, directeur des opérations. Dans un territoire confronté à de fortes inégalités, l’Entreprise Éphémère démontre qu’en misant sur l’humain et l’entraide, d’autres chemins vers l’insertion restent possibles.

  • La Ville de Martigues suspend la pose d’antennes de Free Mobile

    La Ville de Martigues suspend la pose d’antennes de Free Mobile

    La police municipale est allée jusqu’à stopper le début des travaux. Dans un communiqué daté du 15 décembre, la Ville fait état d’installations d’antennes par Free Mobile « sans réelle concertation préalable » et « au mépris des demandes de la collectivité pour préserver les paysages, l’environnement et la qualité de vie des riverains ». En l’occurrence, il s’agit de trois antennes, une de 30 mètres située en zone humide bordant la route de Lavéra, d’une de 42 mètres sur le secteur des Laurons et d’une antenne en zone agricole à Plan Fossan.

    Dernier événement en date, l’intervention de la police municipale et de la direction de l’urbanisme sur un chantier de Free mobile début décembre, « malgré la demande de suspension des opérations » de la Ville, alors que « la société ne disposait ni de l’autorisation préfectorale obligatoire, ni au titre du droit des sols », d’après la collectivité.

    L’opérateur se défend

    Sollicité par La Marseillaise, l’opérateur affirme que ses projets de déploiement « ont fait l’objet de démarches transparentes et conformes au cadre légal et à nos obligations de couverture », mais que « toutes les solutions proposées ont été refusées par la commune ces trois dernières années, sans alternatives ».

    Free Mobile invoque « l’intérêt vital des réseaux mobiles très haut débit pour l’attractivité économique des territoires et le fonctionnement des services publics », assure « rester ouvert au dialogue » et souhaite « la mise en place d’un dialogue constructif avec la Ville de Martigues ».

    La Ville, à ce titre, affirme « ne pas s’opposer aux antennes mais à l’absence de dialogue de la part d’un seul opérateur », sur les quatre existants.

  • Les plus de 65 ans en première ligne de la vaccination en pharmacie

    Les plus de 65 ans en première ligne de la vaccination en pharmacie

    Alors que l’épidémie de grippe s’étend rapidement dans toute la France, avec, du 8 au 14 décembre dans les Bouches-du-Rhône, un bond de 104% des passages aux urgences liés à la maladie, les pharmacies continuent la vaccination à rythme modéré. Dans l’officine où travaille Walid Marouani, rue de Rome, les chiffres sont proches de ceux des années passées, avec un pic constaté en octobre. « C’est toujours au moment de l’ouverture de la campagne, en octobre, qu’on a le plus de monde, détaille le pharmacien. En général, ça se poursuit en novembre, ça chute en décembre, puis ça remonte en janvier, quand les retardataire viennent se faire vacciner. » Et les données de son logiciel confirme son analyse : 154 vaccins comptabilisés en octobre, 105 en novembre et 6 en décembre. À quelques pas, dans la pharmacie Belsunce, Soraya Angan a elle aussi noté une recrudescence des vaccinations grippales depuis octobre. « Il s’agit surtout d’une patientèle plutôt âgée, de plus de 60 ans, explique la jeune femme. Mais les gens ne sont pas particulièrement inquiets, ils posent surtout des questions sur la procédure, le moment où il faut le faire, ce genre de chose. » À la sortie du marché des Capucins, Léna Martin, pharmacienne sur place, assure, elle, avoir croisé « quelques jeunes ». « Disons que dès que c’est possible, en octobre, il y a du monde, les habitués viennent, assure-t-elle. Et c’est vrai qu’on a un peu plus de jeunes cette année, enfin, des patients entre 40 et 50 ans. » Les trois pharmacies s’accordent en tout cas sur un point : le vaccin contre la grippe suscite beaucoup moins de réticence que celui contre le Covid.

    Campagne ciblée

    En marche de mi octobre à fin janvier, la campagne de vaccination contre la grippe s’adresse en particulier aux profils considérés « fragiles », pour qui la dose est à 100% remboursée par la sécurité sociale. Parmi les concernés par ce remboursement intégral : les plus de 65 ans, les personnes souffrant de maladie chronique, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’obésité ou séjournant dans des établissements de soin. La vaccination est aussi recommandée à d’autres populations, pour l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois par exemple. La dose coûte sinon 20 euros.

  • [Entretien] Jean-Marc Bensoussan : « Au Samu, nous sommes passés de 600 à 900 appels par jour »

    [Entretien] Jean-Marc Bensoussan : « Au Samu, nous sommes passés de 600 à 900 appels par jour »

    Sans être en mesure de la quantifier, Jean-Marc Bensoussan, médecin régulateur au Samu 13, l’affirme : l’épidémie de grippe entre dans le dur.

    La Marseillaise : La situation épidémique est-elle préoccupante ?

    Jean-Marc Bensoussan : On est dans une phase où l’épidémie est installée. On sait qu’il y a un variant « K » qui résiste un peu au vaccin mais une bonne couverture sur les souches classiques. Depuis une quinzaine de jours au Samu, nous sommes passés de 600 à 900 appels par jour, dont beaucoup sur des états grippaux. On a encore un petit peu de Covid aussi. Chez les enfants on a énormément de grippes et de bronchiolites, la semaine dernière la responsable des urgences pédiatriques de la Timone lançait un signal d’alarme avec parfois une heure d’attente sur des pathologies hivernales.

    La couverture vaccinale est-elle suffisante ?

    J.-M.B. : La couverture vaccinale est toujours très insuffisante en France. Avant c’étaient les médecins généralistes qui faisaient la vaccination. Depuis la fin du Covid, les pharmaciens, les infirmiers ont le droit de vacciner. L’an passé, nous avons déjà eu une épidémie importante. À « Médecins pour demain », nous avions demandé le vaccin dans le frigo, c’est-à-dire que l’État nous livre un stock de vaccins et qu’on puisse vacciner directement durant la consultation. Actuellement, la Sécurité sociale envoie à domicile un formulaire pour les gens de plus de 65 ans, aux 100% et aux soignants pour aller récupérer le vaccin. On voulait éviter toutes ces formalités, nous n’avons pas été entendus. Les tests de dépistage aussi sont devenus payants, on est moins performants.

    Est-ce à dire qu’il faudrait élargir la vaccination ?

    J.-M.B. : C’est vraiment recommandé pour les enfants. Cela rentre d’ailleurs un petit peu dans les mœurs, il y a de plus en plus de parents qui le font. J’ai bon espoir. Il faudrait selon moi qu’on élargisse. La vaccination contre la grippe n’a jamais posé de problème, elle existe depuis très longtemps.

    Alors qu’un arrêté de réquisition
    de médecins à Aubagne, Martigues ou La Ciotat vient d’être publié pour assurer la permanence de soins, le système de santé vous paraît-il armé pour faire face
     ?

    J.-M.B. : Dans la zone de Martigues, on a très peu de médecins, c’est un désert médical comme tout l’Ouest de l’étang de Berre. Il y a deux problèmes dans les Bouches-du-Rhône, le premier, c’est l’insécurité. Des médecins même SOS ne veulent pas faire de visite dans beaucoup de quartiers parce que comme les pompiers, les gendarmes, ils se sont faits caillasser. Et en périphérie, beaucoup de zones sont en tension parce que les médecins partis à la retraite n’ont pas trouvé de remplaçants. Si on veut favoriser l’installation des jeunes, il faut leur proposer la capacité de travailler dans des bonnes conditions. Et on n’a jamais aucun signal dans ce sens. On est aussi en train de voir dans le cadre de la loi de finances comment les actes vont baisser. Cela a déjà débuté en biologie et en radiologie. Dans certaines zones s’ajoute la tension immobilière avec des loyers très élevés.

  • Wail, 22 ans, victime d’un tir à l’arme automatique dans la cité du Mail

    Wail, 22 ans, victime d’un tir à l’arme automatique dans la cité du Mail

    Des tirs à l’arme automatique depuis une voiture, un mort, un blessé… Un jeune homme âgé de 22 ans a été tué par balles, atteint au thorax et à l’abdomen, samedi soir vers 21h, boulevard Jourdan, dans le 14e arrondissement de la ville, dans le quartier du Mail. Les marins pompiers n’ayant pu le ramener. Selon nos confrères de La Provence, la victime était devant un snack lorsqu’elle a été visée par des tirs provenant d’un véhicule qui a été retrouvé incendié.

    « Engrenage meurtrier »

    Le jeune homme était « très défavorablement » connu des services de police pour des faits liés au trafic de stupéfiants. Mais surtout, Wail était le neveu d’un des bénévoles de l’association Conscience, créée en 2020 par Amine Kessaci, après la mort de son grand frère Brahim, retrouvé calciné dans une voiture. Dans un communiqué, l’association n’a pas manqué de réagir dimanche, dénonçant « une violence insoutenable » sans « aucun répit en vue » et promettant d’être aux côtés de la famille. Relayant l’information, Amine Kessaci, qui a depuis perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando à moto le 13 novembre, a déploré un « engrenage meurtrier [qui] continue de frapper nos quartiers », adressant ses plus « sincères condoléances » aux proches de Wail.

    Une autre victime, un homme blessé au pied par arme à feu, s’est présenté aux urgences ce soir-là se disant également victime d’une fusillade dans le 14e, sans apporter plus de précisions. La police judiciaire a été saisie, la piste du narchomicide semble se préciser.

  • Cent conseillers municipaux de plus en Provence

    Cent conseillers municipaux de plus en Provence

    Il va falloir prévoir des chaises supplémentaires dans les salles du conseil. À l’issue du scrutin du mois de mars prochain, cent conseillers municipaux de plus par rapport à la précédente mandature siégeront en effet dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse.

    Ce sont en effet les chiffres du dernier recensement de l’Insee publié ce jeudi qui font autorité pour déterminer le nombre d’élus pour ces prochaines municipales. Or depuis 2020, 79 communes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont changé de tranche de population, dont 50 passées à la strate supérieure. C’est le cas pour huit d’entre elles dans les Bouches-du-Rhône, dont Gignac-la-Nerthe, Cabriès et Lambesc qui ont passé le cap des 10 000 résidents, et qui devront élire chacune quatre élus de plus, quand le département en gagne 30 au total. Le Var est particulièrement concerné, avec dix-huit municipalités qui verront leur conseil s’étoffer, apportant 66 élus de plus au total, jusqu’à Draguignan qui a dépassé les 40 000 habitants. Et une autre, Régusse, qui avec 233 résidents de moins sur le mandat perd quatre conseillers à compter du mois de mars. En Vaucluse, la balance reste positive aussi. Mais si huit communes gagnent des conseillers, avec là aussi 30 sièges de plus, en particulier à Carpentras ou L’Isle-sur-la-Sorgue, elles sont six à en perdre (-22 sièges), y compris Pertuis qui est passée sous la barre des 20 000 habitants.

    Une autre évolution concerne les 499 communes de la région dont la population est inférieure à 1 000 personnes, soit plus de la moitié des municipalités en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au mois de mars pour la première fois, elles devront à leur tour présenter des listes paritaires, comme le reste des communes.