Category: societe

  • Les piliers de verre qui portent la société

    Les piliers de verre qui portent la société

    Sa voix est un murmure, un « pardon » discret quand elle passe la serpillière entre deux chaises. Elle se déplace comme une ombre parmi les salariés pressés, absorbés par leurs mails, leurs réunions, des appels à passer. On la frôle sans la voir. On lui sourit parfois, par politesse plus que par reconnaissance. Personne ou presque ne la remarque.

    Elle connaît pourtant ces lieux mieux que quiconque. Les traces de doigts sur les vitres, les miettes sous les bureaux, les confidences oubliées sur un Post-it. Elle efface les signes du passage des autres, méthodiquement. Son travail consiste à faire disparaître. À rendre propre.

    La nuit, elle bosse encore. Dans de grands immeubles vides où le silence résonne plus fort que le jour. Les ascenseurs soupirent en ouvrant leurs gueules, les couloirs s’allongent. Infinis. Les lumières allumées, étage après étage, marquent sa progression comme une constellation urbaine. Vue de dehors, on pourrait croire à un veilleur tardif, à une vie secrète qui persiste quand tout le monde dort. À l’intérieur, il n’y a qu’elle, son chariot et le bruit régulier de ses gestes. La nuit, au moins, personne ne détourne le regard : il n’y a personne pour ne pas la voir. Sauf les caméras.

    Elle a l’âge qu’on ne demande jamais. Un corps fatigué, un dos qui tire, des horaires éclatés. Elle fait le ménage. Elle fait tenir debout des journées de travail qui ne sont pas les siennes. Elle s’appelle Nadia, mais elle pourrait s’appeler Irène ou Marie.

    Les invisibles sont comme des piliers de verre : ils portent tout, mais on ne les distingue qu’au moment où ils se brisent. Comme pendant la période du COVID, où les métiers essentiels sont apparus au monde entier. Pas de trader, encore moins de politicien. Ils sont le filigrane de la société, ce dessin discret qu’on ne voit qu’en transparence. Et quand la lumière change, on s’aperçoit qu’ils étaient là depuis le début. Surtout quand la période s’assombrit. .

  • [Vidéo] Les tenders de poulet aux épices cajun pour les enfants

    [Vidéo] Les tenders de poulet aux épices cajun pour les enfants

    C’es avec un champion du monde de burgers que nous vous donnons rendez-vous pour cette recette ! Joannes Richard partage avec vous sa recette des tenders de poulet aux épices, spéciale enfants qui aura de quoi faire plaisir à toute la famille !

    Pour commencer, écrasez grossièrement les corn-flakes entre vos doigts. L’objectif étant de garder de la mâche et du volume. Réservez dans un plat et ajoutez la chapelure panko. Il est possible de réaliser cette recette avec une panure à la française mais celle-ci sera moins croustillante. Mélangez bien les deux panures à la main et réservez.

    Pour les filets, ôtez au couteau les parties grasses ou quelque peu disgracieuses puis coupez le filet au milieu dans le sens de la longueur, enfin réalisez des aiguillettes en coupant le filet en diagonale pour faire de petits morceaux d’environ 50g chacun. Déposez les tenders dans une assiette creuse ajoutez du poivre, du sel, des épices cajun ou des épices que vous affectionnez, enfin un peu d’huile d’olive et mélangez le tout. Réservez au frais.

    Dans un cul-de-poule versez la farine, de nouveaux des épices cajun, du sel et du poivre. L’idée ici est d’assaisonner en amont, au cours de la préparation pour ne pas avoir à saler les tenders une fois prêts. Versez un peu d’eau dans le mélange afin de préparer un appareil fluide, un peu comme une pâte à tempura qui ait l’aspect d’une pâte à crêpes mais un peu plus épaisse.

    Trempez vos morceaux de poulet dans l’appareil, ils doivent être entièrement nappés, avec une main et gardez l’autre main propre pour les tremper ensuite dans la panure. Petite astuce du chef pour éviter d’avoir des pertes de panure à la cuisson, pressez légèrement celle dernière à la main sur le poulet pour qu’elle accroche bien. Une fois les tenders panés, réservez dans une assiette. Faites chauffer votre huile à feu fort d’abord puis baissez un peu le feu pour éviter que la préparation noircisse. Vous pouvez le faire à la friteuse ou à la casserole en fonction de ce que vous avez sous la main. Faites cuire 4 minutes pour avoir une panure dorée et croquante. Égouttez les tenders sur un sopalin pour enlever le gras. Dégustez ! Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – De la chapelure panko

    – Une grosse poignée de corn-flakes natures

    – De la farine et de l’eau

    – Des épices cajun

    – De l’huile d’olive,
    du sel et du poivre

    – Deux beaux filets de poulet

  • Balade sur les rives de l’étang de Bolmon

    Balade sur les rives de l’étang de Bolmon

    Petits et grands sont invités ces samedi et dimanche à profiter d’une balade guidée pour découvrir les secrets du marais de Bolmon à Marignane. L’Association pour la protection de l’environnement des Marignanais (Apem) organise cette animation dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides dont la date internationale est le 2 février. « Il faut savoir que cette date du 2 février existe depuis 1971, date à laquelle une convention internationale a été signée en Iran et dédiée à la protection des zones humides », souligne Gilbert Cacciotto, président de l’association. « C’est un des premiers accords sur l’écologie dont 198 pays, y compris les États-Unis sont signataires. »

    Une meilleure connaissance de la zone

    Marignane étant une ville des Bouches-du-Rhône entourée de zones humides y compris des étangs, marais et d’un fleuve côtier, c’est donc tout naturellement que l’association veut rendre accessible au plus grand nombre une meilleure connaissance de ces zones. « La Camargue, zone humide par excellence est notamment à l’initiative de la convention. De notre côté nous avons ce qui s’appelle La Petite Camargue qui se trouve à Saint-Chamas et c’est important pour nous de sensibiliser le grand public sur la question », poursuit-il. « Ainsi la balade se fait au départ du parc des 4 vents qui se trouve au milieu de l’étang et qui a été récemment rénové. C’est un parcours en dix étapes au cours desquelles nous livrerons un élément représentatif du marais à la fois historique, scientifique et écologique. »

    Les poussins, les juvéniles et les adultes

    Une promenade accessible à tous les âges qui dure entre 2h et 2h30 pour kilomètres de marche sans dénivelée. « L’objectif de ces deux journées étant de sensibiliser le public à l’importance de la préservation des milieux humides et leur conservation, de faire découvrir et partager la biodiversité de l’étang de Bolmon et de donner envie à celles et ceux qui le souhaitent, d’agir en faveur de la zone et de l’environnement en général. Le tout autour d’une thématique générale qui s’applique à tous les événements en lien avec la Journée internationale des zones humides, zones humides et savoirs traditionnels, célébrer les patrimoines culturels ce qui entre parfaitement dans la vocation de l’Apem », explique Gilbert Cacciotto.

    Une sortie qui favorise également la vulgarisation ce qui la rend accessible à tous avec, lors de chaque arrêt de petites questions pour « les poussins, les juvéniles et les adultes ». « Nous avons voulu donner une petite connotation sympathique à tout cela en utilisant le champ lexical des oiseaux. Ainsi petits, plus grands et adultes pourront répondre aux questionnaires avec toujours l’objectif d’engager la discussion autour des sujets abordés », précise le président. Chaque balade guidée se clôturera par un petit goûter offert par l’association.

    Réservation conseillée à : apem.marignane@gmail.com ou au 07.69.63.41.34. Départs à 14h samedi et dimanche.

  • Les activités à ne pas manquer ce week-end

    Les activités à ne pas manquer ce week-end

    Bouches-du-Rhône: Les élancées vous donnent rendez-vous dans le département

    Ces samedi et dimanche, le festival « Les Elancées » est de retour tout au long du week-end pour une 28e édition dans six communes des Bouches-du-Rhône.

    Cet événement qui célèbre le cirque et la danse est organisé par Scènes et Cinés, scène conventionnée d’intérêt national Art et territoire. L’occasion, cette année encore de célébrer la rencontre entre les corps en mouvement et la poésie du geste. Sont donc au programme au Théâtre de Fos samedi et dimanche le spectacle « Ballroom » qui oscille entre jonglerie et musique. Le samedi uniquement découvrez « Le Mensonge », une expérience théâtrale et de la danse pour les enfants à partir de 6 ans. Du côté du Théâtre de l’Olivier à Istres « Le labyrinthe de l’oie » vous attend samedi pour découvrir les jeux en bois sous un angle nouveau. Dimanche, c’est à l’Usine que le rendez-vous est donné avec « Va de Bach », une ode à l’imagination pour toute la famille.

    Quant à l’Espace Robert-Hossein, il accueille le jeune public dès 7 ans dimanche pour « Eclipse-Immobiles » deux spectacles à destination des enfants. Enfin, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’hôte du spectacle « hip-hop, est-ce bien sérieux ? » à voir à l’Espace Gérard-Philipe samedi et qui retrace l’histoire de la discipline dans un spectacle drôle et décalé.

    Infos, résa et tarifs sur scenesetcines.fr

    Vaucluse : la Geek Expo de retour à Avignon

    Le parc des Expositions d’Avignon vous donne rendez-vous tout au long du week-end pour une neuvième édition de la Geek Expo qui promet d’être encore plus riche que les huit autres années, déjà couronnées de succès.

    Toujours dans une optique de satisfaire les « geek » de tous âges et de tous horizons, le salon s’attachera à proposer des animations et des invités divers et variés. Fans de cinéma, d’effets spéciaux et de séries, de manga, de comics, de gaming, de VR ou de cosplay, tout le monde pourra sans aucun souci y trouver son compte. Parmi les invités stars cette année, vous pourrez rencontrer de nombreux acteurs de la saga mythique « Harry Potter » avec photocalls et dédicaces. Seront aussi présents des acteurs de doublage et des chanteurs sans oublier de nombreuses animations. Le tout sur plus de 7 800 m².

    Samedi de 9h30 à 20h et dimanche jusqu’à 18h. À partir de 16 euros l’entrée pour une journée.

    Var : Lire au Pradet vous attend ce week-end

    La Ville, en partenariat avec l’association Lire Au Pradet et la librairie Mille Paresses, présente la quatrième édition du Festival Lire au Pradet. Samedi et dimanche, l’Espace des Arts va vibrer au rythme de la littérature en accueillant plus de 40 auteurs.

    Une nouvelle édition placée sous le thème de la mer Méditerranée et des océans avec un engagement fort pour leur protection. En ce sens, l’association Explore et Préserve organise une conférence en présence de quelques auteurs du recueil Des nouvelles de la mer.

    Curiosité et découverte

    Cette année, c’est le romancier provençal René Frégni qui est à la présidence de l’événement qui réunira des talents divers et variés allant de l’illustratrice jeunesse Peggy Nille connue pour son univers très coloré à la romancière Sophie De Baere en passant par Nora Hamadi ou encore Tania De Montaigne. Toutes trois marraines du festival. Sera aussi présente la maison d’édition jeunesse tout droit venue d’Aix-en-Provence « Le Grand Jardin », éditeur coup de cœur de l’année.

    Entre rencontres, dédicaces, lectures, conférences, ateliers et spectacles, cette nouvelle édition du Festival Lire au Pradet promet un week-end placé sous le signe de la curiosité littéraire, des découvertes mais aussi de la sensibilisation à la préservation de l’environnement.

    Samedi et dimanche à partir de 10h.

    Les Alpes : Les JO s’exposent à Briançon

    Après l’exposition qui retrace l’histoire des Jeux depuis l’Antiquité à la Cité Administrative, c’est au tour de la Cité Vauban d’accueillir une exposition unique centrée sur les Jeux olympiques et paralympiques.

    Alors que les Jeux 2026 en Italie débutent, à Briançon on se prépare à accueillir les Jeux olympiques d’hiver de 2030. « De Pékin 2022 aux Alpe Françaises 2030 » est une exposition pédagogique, sportive, culturelle et ludique qui retrace la grande aventure des Jeux d’hiver et les destins d’athlètes entrés dans la légende.

    Samedi et dimanche de 11h à 17h. Gratuit.

  • À la rencontre des santons de Thérèse Neveu

    À la rencontre des santons de Thérèse Neveu

    Il y a cent-soixante ans, ce même 4 février, naissait à Aubagne Thérèse Neveu, place de Guin.

    Sœur de Louis Sicard, elle découvre le travail de l’argile. Celle que l’on surnomma « la Dame de Clastre », en référence à son atelier situé dans la cour de Clastre, l’un des plus importants d’Aubagne, a révolutionné l’art santonnier. Arrière-petite fille de Thérèse Neveu, Sylvie Prigent-Neveu avait prévu, ce mercredi 4 février au matin, de « monter à Garlaban » pour marquer le cent-soixantième anniversaire de la naissance de son aïeule, dont le portrait a été gravé sur un rocher par « le graveur de Garlaban ». Mais la menace de pluie a contrarié ces plans. La date de report sera bientôt annoncée sur aubagne.fr et santonneveu.fr.

    L’inspiration dans le réel

    Ce 4 février, Sylvie Prigent-Neveu, qui s’est dit « investie d’une mission pour faire vivre la mémoire de Thérèse Neveu », a commenté, l’après-midi, l’exposition de santons de son aïeule à l’hôtel de ville. Aucune date de fin d’expo n’a encore été annoncée. « Si vous les regardez de près, vous verrez la beauté des visages de ces santons », souligne-t-elle, devant un public d’une trentaine de visiteurs. En effet. La finesse des traits, l’expression de ces personnages en argile frappent. Par exemple, réunis dans la même vitrine, la bergère et le berger Charloun, un berger-poète. Chacun d’entre eux porte un agneau dans ses bras. Elle, blonde, les joues rosies par le grand air, a une expression un peu naïve. On croise aussi « Calendal, le pêcheur d’anchois de Cassis », « Vincent et Mireille », les personnages de la crèche…

    « Si l’on parle encore de Thérèse Neveu aujourd’hui, poursuit Sylvie Prigent-Neveu, c’est qu’elle a eu l’idée géniale de faire en santons, des personnes vivantes. » Son aïeule observait les gens autour d’elle : la fraisière de Beaudinard, le paysan d’Aubagne avec son ail sur l’épaule, le marchand de vin… Elle ne se limite pas alors à reproduire les santons typiques de la crèche, mais elle crée des personnages. Par exemple Jordan, Roustide, Bartoumieù, Margarido ou Virginie de Garlaban. Alors que jusque-là, les premiers santons, marseillais, étaient façonnés en terre crue, elle a la première l’idée de les cuire, ce qui va leur donner une longévité beaucoup plus grande ! « Les proportions, l’expression : les santons de Thérèse Neveu sont magnifiques pour l’époque », apprécie, ce jour-là, Lise Berger, santonnière désignée Meilleur Ouvrier de France (MOF) en 1979.

  • « La Marseillaise » à la conquête des Alpes !

    « La Marseillaise » à la conquête des Alpes !

    Au commencement, il y avait une poignée de lecteurs qui nourrissaient un projet un peu fou : créer les conditions de l’arrivée de notre journal dans les Alpes au nom du pluralisme, des valeurs de la Résistance dont il est porteur et de la nécessité de donner la parole aux sans-voix.

    Il y avait – il faut bien le reconnaître – une petite pointe de jalousie : pourquoi les Vauclusiens, avaient-ils eu droit depuis septembre 2022 au retour de La Marseillaise et pas les Alpins ? Notre journal n’est en effet pas tout à fait un inconnu dans les départements de montagnes. Cela fait une dizaine d’années qu’il est absent des Alpes-de-Haute-Provence et bien plus encore dans les Hautes-Alpes.

    En cause : les difficultés successives que notre titre a dû surmonter tout au long de son histoire.

    Mais le petit groupe de lecteurs opiniâtres n’en démord pas : le contexte a changé, La Marseillaise progresse, elle a gagné en qualité, les Jeux olympiques arrivent…

    Côté direction, la prudence est de mise. Si la détermination à faire exister La Marseillaise est en acier, les finances sont en porcelaine. Le message est clair : aide-toi, le journal t’aidera.

    Têtes dures

    Les voilà prêts à frapper à toutes les portes, en commençant par les organisations avec lesquelles notre journal est historiquement lié. La fédération communiste des Alpes-de-Haute-Provence organise en novembre 2024 un débat sur l’exigence de pluralisme de la presse à Digne, salle de l’Ermitage. L’UD CGT 04 inscrit la question à l’ordre du jour de son congrès prévu en mai 2025.

    Quelques mois auparavant, mars 2025, la poignée de têtes dures décide de se constituer en comité départemental des Amis de La Marseillaise avec la bénédiction de Serge Baroni, président de l’association.

    Frédérique Laîné en prend les rênes. Avec la foi du charbonnier, elle remue ciel et terre. Dès la première réunion, une quarantaine répondent présent et adhèrent au comité. Puis la machine s’emballe et gagne le 05.

    Les Amis de La Marseillaise des Alpes participent à la diffusion de « l’appel qui sème l’espoir » lancé par notre titre et plusieurs associations de protection du vivant pour promouvoir la biodiversité à l’occasion de l’arrivée du printemps. Le texte est imprimé sur une Une de La Marseillaise ensemencée. Une première dans la presse : il suffit de couvrir votre journal avec un peu de terre, d’arroser et des fleurs des champs en sortent.

    Dans les Alpes, l’opération revêt un sens supplémentaire : il s’agit de semer les graines d’une possible arrivée du journal. Le bouche à oreille s’amplifie en marge des manifestations syndicales et sur les marchés. De plus en plus de citoyens commencent à y croire.

    Pour forcer le destin, les Amis de La Marseillaise décident d’une date : le 2 novembre 2025, aux Mées, se tiendra un repas populaire de soutien au journal avec un débat portant sur les médias et la démocratie. La salle est pleine à craquer : de simples citoyens, des responsables associatifs, politiques, syndicaux, culturels, et des maires de tous horizons. Plus de 3 500 euros de dons versés et des idées pour aller plus loin.

    En janvier 2026, c’est décidé, le comité de surveillance du groupe La Marseillaise donne le feu vert.

    Tout au long de ce week-end et de la semaine qui suit, les Amis de La Marseillaise seront sur les marchés des deux départements pour diffuser leur journal. À la Une il est désormais écrit « Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse &… Alpes ! »

    Le défi ne fait que commencer.

    « verbatim »

  • La CGT place « le droit à la communication » au cœur du débat

    La CGT place « le droit à la communication » au cœur du débat

    Un candidat sans projet pour le droit à la communication est un candidat déjà dépassé. » Le message est passé. Le syndicat CGT des Activités postales et de télécommunications (CGT Fapt) et l’Union syndicale des retraités (USR) des Hautes-Alpes lancent une campagne pour interpeller les candidats aux municipales sur l’absence de mesures destinées à réduire la fracture numérique. La fermeture progressive d’infrastructures du service public menace l’inclusion de chaque citoyen. Avec seulement 29 bureaux de Poste pour les 162 communes dans le département (), le droit à la communication représente un enjeu territorial. La cosecrétaire de la CGT 05, Alexandra Pourroy, juge que les programmes électoraux portent « peu » sur cette thématique : « C’est l’étincelle qui a fait démarrer cette campagne. »

    Un kit pour les citoyens

    La CGT Fapt et l’USR 05 s’engagent à interpeller les candidats lors des réunions de campagne des grandes communes. Ces syndicats, qui « ne peuvent pas être présents sur toutes les communes », proposent un kit d’interpellation aux citoyens. Lettre type, argumentaire, chiffres-clés… Ce kit présente « le nécessaire pour pouvoir se faire l’émissaire de cette campagne ».

    La représentante syndicale renchérit : « Le but est de permettre à Monsieur-tout-le-monde de pouvoir intervenir dans cette campagne. »

    Le droit à la communication est menacé lorsque le numérique devient l’unique moyen d’accès aux services. Cela concerne particulièrement les habitants des zones blanches – 20% du territoire départemental – ainsi que les personnes âgées. À titre d’exemple, 33% des usagers déclarent avoir déjà abandonné une démarche administrative en ligne par manque d’accompagnement.

    « Le droit à la communication est un service public. Par définition, c’est plus un impensé de la droite et quelque chose qui doit infuser dans les listes de gauche », note Alexandra Pourroy. Ces revendications s’adressent à tous les candidats du cercle républicain, à l’exception du RN, qui propose « une politique générale complètement opposée à ce que [le syndicat] porte ». La CGT Fapt et l’USR 05 attendent un sursaut de la part des candidats pour réduire cette fracture numérique.

  • Un ministre vante les bienfaits du standard des services publics

    Un ministre vante les bienfaits du standard des services publics

    À quelques mètres du hall d’accueil de la CPAM de Vaucluse, derrière deux portes grisâtres, des dizaines d’employés, casques audio sur la tête et micro devant les lèvres, enchaînent les appels de bénéficiaires devant leurs écrans qui affichent des données des heures durant. Cet endroit, c’est la plateforme téléphonique du relais local de l’Assurance maladie, et elle est portée « en exemple » par le ministre de la Fonction publique, David Amiel (Ren.).

    La structure a effectivement mis en place un « plan téléphone » ces deux dernières années. Ce moyen de rentrer en contact avec les services de la CPAM a été de plus en plus utilisé ces dernières années, avec un pic lors de la crise du Covid. Alors qu’en 2019 en France, l’organisation recevait 19 millions d’appels, ce chiffre a doublé en trois ans, avec 38 millions d’appels en 2022. C’est même, d’après la direction de la CPAM, le premier mode de communication utilisé en Vaucluse, avec pas moins de 370 000 appels traités en 2025, contre 235 000 mails et 25 000 accueils physiques par les 128 agents du service.

    Mais cette augmentation a engrangé en premier lieu une baisse des décrochages du téléphone. Il y avait alors un taux de traitement d’environ 60% des appels. Et vu que « quand la plateforme téléphonique s’enrhume, c’est toute la CPAM qui est malade », comme l’a affirmé Sophie de Nicolaï, directrice de la structure, un plan a été lancé pour « lancer la remontada » des réponses, poursuit l’administratrice. Avec la mise en place d’une harmonisation des horaires, du lancement de « plateformes de délestage » qui permettent de remplacer efficacement les absences, et des plans personnalisés, ce pourcentage de réponse est remonté en Vaucluse à 86%.

    Un modèle

    Le ministre a donc, après une séquence d’immersion auprès d’une standardiste qui lui a montré les rouages et les difficultés du métier, loué cette amélioration qu’il érige en « modèle pour l’ensemble des services publics ». « Moi, je ne crois pas au tout-digital, je pense au contraire qu’il est extrêmement important de pouvoir renforcer à la fois la présence humaine, et c’est ce qu’on déploie dans le cadre notamment des maisons France Service. L’ennemi, c’est la musique d’attente ou le répondeur automatique. Quand vous avez une situation difficile, comme c’est le cas pour de nombreuses personnes dans ce département, vous avez besoin d’avoir un visage, une voix », appuie-t-il.

    Il a aussi affirmé qu’un travail était engagé dans la lutte contre les incivilités que subissent les agents des services publics. Celui-ci consisterait à « muscler la réponse » à ces agressions. « Ce serait une vraie reconnaissance, car cela arrive trop souvent », glisse une employée au haut fonctionnaire.

  • Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues est de retour ce samedi dans les rues de la ville avec un programme riche et varié placé sous le signe de l’extraordinaire. Une journée de tous les records également attend petits et grands.

    Rendez-vous dès 14h sur la place des Martyrs pour le grand lancement des festivités qui se préparent depuis déjà quelques semaines dans la ville avec l’appel à la participation de tous les habitants. Entrez ainsi dans l’aventure qui se concrétise dès la rue de la transformation, rebaptisée pour l’occasion. Cette rue de la transformation est destinée à tous les participants sans costume et qui ne savent pas comment faire… C’est le lieu idéal où l’on s’occupe de tout, pour vous. Costumes de dernière minute, accessoires ou encore maquillage, une fois sorti de là vous serez transformés pour cette belle parade.

    Stands de défis, épreuves en tous genres ou encore jeux pour découvrir et explorer le champi(gn)on que vous êtes dans votre fort lointain vous attendent au départ de ce temps fort. Les petits becs sucrés auront aussi de quoi se faire plaisir dès le début avec de petites et grandes surprises qui vous attendent. Sans oublier de la sérigraphie pour celles et ceux qui auront envie de faire entendre leur voix tout au long du défilé.

    La fête encore et toujours

    Ce n’est qu’à 15h30 que la Carnavalcade s’élancera pour déambuler dans les rues et terminer cette belle journée avec une arrivée à 18h sur la place Mirabeau où, là encore, crêpes, bugnes, frites, vin ou encore jus de pomme chaud et musique joyeuses accueilleront les festivaliers pour terminer cette journée avec… une grande fête à partager tous ensemble !

    Jusqu’au 6 mars, des carnavals de quartiers sont organisés avec les scolaires, associations et habitants.

  • Des militants en soutien aux dockers contre la guerre

    Des militants en soutien aux dockers contre la guerre

    Aux alentours de midi, le trafic sur la départementale 268, qui mène à Port-Saint-Louis-du-Rhône s’intensifie. Sur le rond-point qui donne accès au terminal conteneurs du Grand Port maritime de Marseille-Fos, une dizaine de collectifs de solidarité avec le peuple palestinien ont tendu drapeaux et banderoles pour soutenir la journée internationale des dockers contre la guerre. Les travailleurs de plus de 20 ports méditerranéens – en Italie, en Grèce, au Pays Basque, en Turquie, au Maroc… – se sont mis en grève ce vendredi 6 février pour s’opposer à la militarisation croissante des infrastructures de transport ainsi qu’à la complicité des directions portuaires et des gouvernements dans les guerres impérialistes, en particulier à Gaza.

    « La lutte contre le génocide est possible, mais il faut le désarmer là où il s’élabore : chez nous, affirme une représentante de Stop arming Israel qui souhaite garder l’anonymat. C’est à la fois la fabrication, par Eurolinks, la logistique par les camionneurs et ensuite le transfert via les armateurs maritimes qui représentent 80% du commerce mondial. » À Fos, les militants appellent au boycott de l’armateur israélien Zim, « qui affrète de manière hebdomadaire des bateaux pour envoyer entre autres de l’armement à Haïfa, mais pas que », explique Juliette Simon, du collectif BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

    Thierry Louchon, président du collectif solidarité Palestine, affirme : « Ça fait partie de l’isolement diplomatique et économique de l’État d’Israël, c’est un élément important. En Afrique du Sud, c’est d’abord la lutte du peuple qui a fait tomber l’apartheid, mais le boycott y a contribué, qu’il soit culturel, sportif ou économique. »