Category: societe

  • Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Le sport à l’école, le grand oublié de l’Éducation nationale ? N’en déplaise à Emmanuel Macron, moins d’un an après les Jeux olympiques de Paris, la France n’est pas devenue le pays de sportifs que le Président souhaitait impulser. L’effet JO est retombé, tout comme la folle « parenthèse enchantée », chère au locataire de l’Élysée, pour tenter de faire oublier sa forte impopularité. Pire, l’état actuel des équipements sportifs est on ne peut plus dégradé. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par les professeurs du Snep-FSU, dont les résultats ont été présentés le 30 janvier dernier.

    S’inspirant du Nutri-score, les enseignants ont évalué toutes les installations sportives en fonction des équipements disponibles (gymnases, pistes d’athlétisme, piscines, etc.) et de certains critères (qualité du sol, dimension, sécurité, etc.). Les résultats de ce « Gymnase score » sont accablants. « Sur les 284 établissements du second degré de l’Académie de Montpellier, 241 nous ont répondu. Et sur ces 241, plus de la moitié sont classés catégorie D ou E [les plus mauvaises, Ndlr]. Ce sont 50 % des collèges et 57 % des lycées », détaille Fabien Andrieu, responsable du dossier au Snep-FSU et enseignant à Perpignan. Seuls 23 établissements scolaires obtiennent la meilleure note, la A. Le Gard et l’Hérault ne dérogent pas à la règle et s’inscrivent dans la dynamique académique. 49% des collèges et lycées héraultais recueillent la note D ou E et 54% des établissements du Gard.

    La natation prend l’eau

    Si l’enquête témoigne d’une vétusté généralisée des équipements sportifs utilisés par les élèves, celle-ci met également en lumière les fortes inégalités territoriales au sein de l’Académie, induisant selon le syndicat « une rupture de service public ». Comme souvent, les établissements classés en Rep et Rep+ sont les plus défavorisés. « À Nîmes, la situation est déjà dégradée. 9 collèges sur les 10 ont une note D ou E, les lycées sont plutôt classés D ou C. Au niveau des Rep ou Rep +, sur 6 établissements, un seul est classé C, les autres sont D ou E. Les élèves cumulent les inégalités sociales et difficultés scolaires », observe Lise Chopinet, secrétaire Snep-FSU du Gard. Et ainsi d’établir une concordance avec l’Indice de position sociale – outil se basant sur le statut social des familles. Plus il est faible, plus les conditions d’apprentissage sont dégradées – et le résultat obtenu au Gymnase score est faible également. « Les Rep sont concentrées dans les grandes villes. Sur Montpellier, tous les gymnases datent des années 60. Le dernier date de 2008, il y a presque 20 ans. Or, en 20 ans, Montpellier a pris pratiquement 54 000 habitants. Mais les infrastructures ne suivent pas », fait valoir Claudie Vaufreydaz, secrétaire Snep-FSU héraultaise.

    L’autre point noir mis en avant concerne l’accès à la piscine. « Alors que c’est un enjeu de société, 20% des collégiens n’ont pas accès à une piscine et sont totalement dépourvus d’enseignement de natation, sachant qu’il y a un savoir-nager obligatoire au niveau ministériel. En comptant les lycées, ce sont 60 établissements qui n’ont pas accès à une piscine, soit 25% », reprend Fabien Andrieu. Ici, ce sont les établissements ruraux qui sont les plus touchés. Par exemple, dans l’Hérault, le collège Louise-Michel à Ganges, le collège Max-Rouquette à Saint-André-de-Sagonis ou encore le collège du Pic-Saint-Loup à Saint-Clément-de-Rivière n’ont pas accès à une piscine. Le syndicat est donc en contact avec les différentes collectivités afin de leur faire prendre connaissance de la situation et milite pour une rapide intervention en faveur des établissements les plus vétustes.

  • [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… L’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi et continuera ce mardi 10 février à Oraison, puis le 12 février à Gréoux et, enfin, le 13 février à Seyne-les-Alpes. Venez nous rencontrer !

    Merci confrères !

    La radio des Hautes-Alpes RAM 05 nous a consacré un reportage radio et un article sur son site web intitulé « Alpes du sud : le journal La Marseillaise, doyens des médias régionaux, fait son retour dans nos départements »

    Enzo Maubert a reçu Léo Purguette, président et directeur éditorial de « La Marseillaise », en direct de Chorges lundi sur BFM d’ici pour évoquer le développement de notre journal.

  • Un nouveau pôle multimodal mis en service à Lamanon

    Un nouveau pôle multimodal mis en service à Lamanon

    Il comprend un parking relais de 49 places, l’aménagement de cheminements sécurisés pour les piétons et les cyclistes, une zone de dépose minute ainsi qu’un abri vélo sécurisé.

    Cette opération vise à faciliter et fluidifier les plus de 6 000 déplacements recensés chaque jour sur le site, grâce à une meilleure connexion aux réseaux de transports en commun, notamment le TER. Les travaux, entamés au printemps 2025, représentent un investissement global de 1,06 million d’euros HT, financé majoritairement par la Métropole Aix-Marseille-Provence, avec le soutien de l’État.

  • Neuf tonnes récoltées pour Martigues Solidaire

    Neuf tonnes récoltées pour Martigues Solidaire

    Près de neuf tonnes
    de produits alimentaires et d’hygiène ont été récoltées selon les organisateurs, jusqu’à la dernière minute même samedi dernier avant le concert. « C’est bien parti, avec une super dynamique », relève Valérie Fernandez, du service
    de la vie associative de la Ville.
    Les denrées ont été distribuées
    au Secours populaire, catholique,
    à la Croix Rouge, aux Restos du cœur, à Partage et aux équipes Saint-Vincent.

  • Le pavillon Prouvé, vitrine renaissante de l’histoire ouvrière

    Le pavillon Prouvé, vitrine renaissante de l’histoire ouvrière

    Situé au 3 rue de la Colline, le pavillon préfabriqué est « un objet historique rare et précieux », témoigne Jacques Reniquet, architecte en charge de la réhabilitation. Construit par Jean Prouvé, en 1942, pour loger au plus vite les travailleurs sous l’Occupation, le lieu a été classé au titre des monuments historiques en 2024.

    Projet de longue haleine, sa sauvegarde n’aurait toutefois pas été possible sans l’implication d’un homme : Serge Venet, Saintaubanais décédé il y a deux mois. Son frère, Bernar Venet, sculpteur de 82 ans, natif de la ville, insiste : « Sans lui, rien ne se serait passé, ces maisons auraient été détruites dans le temps et abandonnées. » Créateur de l’association Jean-Prouvé, Serge Venet a, le premier, observé l’importance de la sauvegarde de ce lieu.

    Un futur musée à Saint-Auban

    Lors de son retour à Saint-Auban, mercredi 4 février, Bernar Venet admire le travail réalisé, grâce à « des gens qui font ça avec beaucoup d’amour ». Il défend que c’est « c’est absolument unique d’avoir la chance d’avoir ça, on ne peut pas le laisser se dégrader ». Il en est sûr, de ces travaux sortira « quelque chose de vraiment très bien ».

    La réhabilitation vise à préserver le lieu et sa mémoire. Jacques Reniquet précise que l’objectif est « d’essayer de conserver au maximum, y compris la matière d’origine ». Perçu comme « modèle » par l’architecte, en raison de sa faible emprunte carbone et de son adaptation au terrain, le chalet est aussi le témoin d’une histoire locale. Raymond Gauzouin, président de l’association de sauvegarde Jean-Prouvé, précise : « C’est la marque d’une époque, celle d’un paternalisme patronal, quand, pendant la guerre, il y avait besoin de logements. »

    Une fois les travaux achevés, l’enjeu sera d’inscrire durablement le pavillon dans le paysage local. L’architecte affirme que la rénovation n’est « pas une fin en soi. à la sortie, il faudra que ça soit visitable. C’est prévu dans le projet ». Cet Édifice recevant du public (ERP) devrait accueillir de petits groupes de visiteurs, « mais aussi des chercheurs, des spécialistes… Il sera ouvert à tous les publics », promet Jacques Reniquet.

    L’architecte conclut : « L’idée n’est pas seulement de sauver un objet rare de l’œuvre de Jean Prouvé, mais aussi un objet qui s’inscrit dans l’histoire locale, celle de l’évolution de la cité ouvrière de Saint-Auban et de son usine. Tout cela sera présenté autant que possible dans ce bâtiment, pour être une sorte de vitrine de l’histoire locale ».

  • Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    La santé mentale est à nouveau une grande cause nationale pour 2026, comme l’a décidé le gouvernement en fin d’année dernière. L’occasion pour le centre hospitalier de Montfavet d’entrer dans une nouvelle phase avec la présentation, le vendredi 30 janvier, lors des vœux de la direction, du nouveau projet d’établissement.

    Dans lequel « quelques pistes des moyens pour continuer à développer nos missions » ont été présentées, comme l’évoque Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice de l’établissement. Avec notamment quatre axes principaux, à savoir : « Une organisation territoriale au plus près des besoins de la population, inscrite dans une logique de gradation de l’offre de soins, la formalisation de filières de soins pour des publics spécifiques et certaines prises en charge, une dynamique de collaboration partenariale avec les acteurs du territoire (sanitaires, social et médico-social…), la structuration de la recherche et la formation comme levier d’innovation des pratiques, un engagement en faveur de l’inclusion, de la participation et du respect des droits des usagers », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Sauf que ce document « n’est même pas passé en instance des représentants du personnel », regrette Claire Moreno, secrétaire générale CGT du centre hospitalier et infirmière. Tout en concédant que « les personnes qui ont bossé dessus ont fait le maximum » et que « c’est joli sur le papier », elle regrette que malgré « une nouvelle année de la santé mentale, on ne nous donne pas plus de moyens et on nous ferme encore des unités ». Pour le syndicat, la répartition géographique des « pôles », à savoir des établissements rattachés à celui de Montfavet, est notamment à parfaire. « Une énumération de plein de jolies choses avec de jolies photos. Mais de notre côté, on n’a pas les moyens de réaliser tout ce qui est mis à l’intérieur », glisse-t-elle.

    Pénurie de médecins

    Des demandes de soins en santé mentale marquées par un déficit de médecins psychiatres seniors. « Et ce malgré la politique d’attractivité très dynamique que mène le CHM auprès des médecins en formation », regrette dans son discours la présidente du conseil de surveillance, Corinne Testud-Robert, également vice-présidente du conseil départemental de Vaucluse, en évoquant plus de quarante médecins formés sur l’établissement. « En 2026, nous avons besoin de réponses plus concrètes à nos demandes de ressources soignantes et médicales somatiques spécialisées, qui sont indispensables à une prise en charge de qualité des patients souffrant de troubles psychiques », appuie-t-elle.

  • Un parcours de sensibilisation pour combattre le feu dans les Bouches-du-Rhône

    Un parcours de sensibilisation pour combattre le feu dans les Bouches-du-Rhône

    Sur le plateau boisé qui surplombe le centre de formation des sapeurs-pompiers, a été imaginé un parcours de prévention sur les Obligations légales de débroussaillement (OLD). Ces dernières, si elles sont respectées, facilitent le travail des pompiers et aident à la protection des habitations. Dans les Bouches-du-Rhône, « 235 000 bâtis sont menacés par les feux de forêt », chiffre Vincent Pastor, chef du service Prévention anticipation au groupement feux de forêt de Sdis 13.

    Outils utiles au débroussaillement, manière de faciliter l’accès des véhicules de secours aux bâtis : neuf étapes décrivent les enjeux des OLD. Pour insister sur leur importance, des membres du Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13), de l’Office national des forêts (ONF) et des Marins Pompiers de Marseille (BMPM) se succèdent. Le parcours est le résultat « d’un dialogue vraiment commun sur ces choses-là », déclare Vincent Pastor.

    Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône, présent ce lundi pour la visite du plateau pédagogique, a fait une comparaison frappante : en moyenne annuelle, « dans les Bouches-du-Rhône, nous perdons à peu près 2 000 hectares (…). C’est tout simplement mille fois le Stade de France qui part en fumée ici, chaque année ».

    Une région inflammable

    La troisième étape du parcours, « Interface forêt-habitat », donne un exemple saillant de l’exposition de la région aux feux de forêt. Charles Vergobbi, directeur départemental adjoint des territoires et de la mer des Bouches-du-Rhône, carte à la main, déclare en pointant le paysage : « Depuis 1960, la quasi-totalité de la zone forestière de la chaîne de la Fare a déjà été brûlée. » Il reprend en réaffirmant, lui aussi, la « nécessité collective et individuelle de bien réaliser ses Obligations légales de débroussaillement ».

    Dans une région aussi fragile, assurer le débroussaillement a un impact net. Xavier Joseph, chef du groupement risques naturels et feux de forêts du Sdis 13, prend l’exemple d’une intervention : « Sur une maison débroussaillée, vous allez peut-être avoir besoin d’un camion, voire pas de camion, alors que sur une maison non-débroussaillée, vous allez avoir besoin d’un groupe entier. » Richard Mallié, délégué à la Protection des massifs forestiers, président du conseil d’administration du Sdis, conclue : « 90% des maisons qui font leurs OLD ne brûlent pas, car dans ce cas-là, le feu passe et on n’a pas besoin de défendre la maison. »

    Pensé à destination des professionnels et des élus, ce parcours grandeur nature a aussi pour vocation la sensibilisation de l’opinion publique. Le préfet a d’ailleurs annoncé une journée portes ouvertes, le 11 avril 2026, ouverte au grand public pour sensibiliser et prévenir sur le respect des OLD.

  • Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Le collectif d’industriels de l’Univers extraordinaire réitère son engagement auprès des 146 000 jeunes participants : faire découvrir les métiers de l’industrie. Ce mardi 10 février de 11h30 à l’École des Arts et métiers d’Aix-en-Provence, les classes de la région Paca ayant reçu le plus de points lors de ce concours se verront remettre le prix du Grand défi ForIndustrie, l’Univers extraordinaire.

    Ce challenge 100% digital s’est déroulé pendant les Semaines de l’industrie, fin 2025. Durant trois semaines, les collégiens, lycéens, étudiants ont parcouru la plateforme ForIndustrie. Tel un jeu vidéo, chaque interaction rapporte des points : réalisation de quêtes, réponses à des quiz et recherche d’items bonus.

    Relancer l’attractivité

    Cet outil pédagogique immerge l’utilisateur dans le quotidien des acteurs de l’industrie, à travers les 700 vidéos de professionnels « pour faire découvrir leur métier », indique l’attachée de presse, Sonia Bukowski. Elle détaille : « Admettons un professionnel qui présente : Nous, on est l’industrie du métal, on travaille avec les chaudronniers. Être chaudronnier, voilà ce que c’est…” ». Ce projet encourage les jeunes à envisager un parcours professionnel dans ce secteur qui « pâtit encore de l’image d’Épinal des Temps modernes ».

    220 partenaires industriels, aux côtés de l’éducation nationale et de France travail, sont à l’initiative du projet, à travers six régions. « Avec tous les départs à la retraite, l’attractivité du métier est un grand sujet. Le secteur n’arrive pas à recruter. » ForIndustrie concerne aussi les demandeurs d’emploi qui peuvent, depuis cette année, accéder à une interface simplifiée pour faciliter leur recherche d’emploi : 150 000 postes seront créés d’ici 2035.

  • Génération identitaire jugée face à SOS Méditerranée

    Génération identitaire jugée face à SOS Méditerranée

    La cour d’Appel d’Aix examinait, ce lundi, le dossier des 23 militants de l’association dissoute, poursuivis après cette action coup de force. L’appel avait été interjeté à la fois par les prévenus, qui espèrent une réduction de peine, et par la Maison des Potes, qui souhaite faire reconnaître le caractère politique et raciste de l’opération. Lors de leur condamnation en octobre 2022, les chefs d’accusation de « violence en réunion » et « participation à un groupement en vue de la préparation de ces violences », avaient été retenus.

    Pour Samuel Thomas, président de l’association Maison des Potes, « l’enjeu du procès est que soit reconnue la motivation raciste et politique de ces délits commis ». Pour lui, l’ONG a été ciblée car elle porte secours sans discrimination à toutes les personnes en mer : « S’ils ont visé l’association, c’est que pour eux, ils participent au “grand remplacement”. C’est donc une idéologie extrêmement raciste derrière cet acte. »

    Les avocats des parties civiles soulignent un double enjeu : « Confirmer la culpabilité des prévenus » et « reconnaître l’intégrité des préjudices subis par les personnes physiques », précisent Mes Sébastien Mabile et François de Cambière, avocats de SOS Méditerranée.

    L’avocat général a demandé que les faits de violences en réunion soient retenus et a requis un allongement des peines, de 4 à 5 mois de sursis, invoquant l’absence des prévenus comme circonstance aggravante. La défense estime, elle, que le caractère de violence physique doit être abandonné. « Si l’on rentre un peu dans les détails, nous n’avons que quelques violences sporadiques (…). Cette action militante n’a consisté qu’à attacher une banderole », indique Me Philippe Payan, l’un des avocats de la défense.

    Le délibéré est attendu pour le lundi 23 mars.

  • Mutation profonde pour l’offre de soins à l’ouest de l’étang

    Mutation profonde pour l’offre de soins à l’ouest de l’étang

    Le site des Rayettes de l’hôpital de Martigues ne sera pas le seul à évoluer. Après avoir présenté, fin janvier, le projet immobilier d’un nouveau bâtiment de 60 millions d’euros (notre édition du 22/01), le centre hospitalier de Martigues a détaillé l’ensemble des projets associés lors d’une conférence de presse, lundi matin.

    À commencer par l’Ehpad public (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) des Magnolias, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, totalement reconstruit, dont l’ouverture est prévue pour l’été prochain. La capacité d’accueil est presque doublée, passant de 46 à 80 résidents, et l’établissement désormais climatisé. « Ce projet titanesque a demandé beaucoup d’efforts », selon la directrice, Kadija Arab. Elle poursuit : « Cela va améliorer significativement le confort des résidents avec des chambres individuelles pour tous, avec vue sur le Rhône, ainsi qu’un espace arboré à l’intérieur. »

    Une nouvelle unité fermée pour les patients atteints d’Alzheimer est également prévue, ainsi que trois places d’hébergement temporaire « pour permettre aux aidants de souffler ou faire des travaux d’adaptation chez soi », précise la directrice.

    100 millions d’euros cumulés

    À Istres, l’Ehpad des Cardalines connaîtra lui aussi une reconstruction complète, avec un chantier démarrant avant l’été et une ouverture programmée début 2028. La capacité est maintenue avec 82 lits, de même que l’unité protégée. Nouveauté : l’ouverture d’un service d’accueil de jour « pour prendre en charge les troubles du comportement, proposer des activités à la journée et libérer du temps pour les aidants », indique la directrice Sophie Fabre.

    Au-delà du volet médico-technique, l’établissement bénéficiera de nombreux espaces dédiés au bien-être et au lien social : un tiers-lieu, un salon de coiffure, un espace de coworking, ainsi qu’une salle de spectacle polyvalente accessibles aux non-résidents. Un centre de consultation de médecins généralistes et de spécialistes de l’hôpital viendra compléter l’offre.

    Accolés à l’établissement, quinze logements sociaux sur deux niveaux, gérés par Ouest Provence Habitat, sont prévus « pour les proches de résidents ou pour de futurs patients », précise la directrice. Le directeur du Centre hospitalier de Martigues, Loïc Mondoloni, précise : « Si, dans un couple, l’un est résident et l’autre logé dans ces appartements, ils pourront tous deux profiter des installations. »

    Au total, près de 40 millions d’euros ont été mobilisés pour l’ensemble du programme immobilier hors les murs de l’hôpital des Rayettes, financés pour plus de moitié par l’État et les collectivités. Un programme « enthousiasmant » partagé entre le président de la communauté médicale, Stéphane Luigi, et le directeur du Centre hospitalier de Martigues, Loïc Mondoloni. « Les Ehpad sont souvent le dernier domicile des patients », rappelle ce dernier. « Le sentiment d’être chez-soi passe par l’hôtellerie, la qualité des repas, l’ergonomie de la chambre », mais aussi avec « des lieux de vie ouverts ». Un enjeu essentiel pour éviter « le syndrome de glissement » si l’établissement paraît trop « institutionnel », souligne Kadija Arab.

    Ces améliorations contribuent enfin à rendre le territoire plus attractif pour les médecins, dont l’arrivée est très attendue.