Category: social

  • La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    « On travaille constamment à flux tendu. » Devant l’Agence régionale de santé (ARS), où se sont retrouvés, ce jeudi, plus d’une centaine de syndicalistes à l’appel de la CGT, Carole, infirmière à l’Hôpital de Martigues, dénonce la dégradation de ses conditions de travail et de la prise en charge des patients. Un appel à la grève et à la mobilisation nationale lancé par la fédération de la CGT des organismes sociaux, pour le retour « à une Sécu où chacun peut se soigner selon ses besoins, quels que soient ses moyens », affirme Sébastien Kassapian, secrétaire de la CGT CPAM 13.

    Les travailleurs dénoncent notamment des manques de moyens et d’effectifs au niveau des centres de santé, ainsi que des structures sociales qui impactent l’accès au droit et à la santé des Français. « C’est le serpent qui se mord la queue : on n’est pas assez, donc on a une surcharge de travail, donc il y a une augmentation des arrêts maladies, donc encore plus de sous-effectif et plus de travail », se désole Sylvie Berger, secrétaire départementale de l’union syndicale Santé sociale 13. Ce que Carole, infirmière, confirme. « on nous demande d’aller tellement vite qu’on ne peut pas bien s’occuper des patients. On est à la limite de la maltraitance », alerte-t-elle.

    « Ce n’est pas la crise économique, mais des choix politiques qui ont mené à cette situation », affirme Sylvie Berger sous les applaudissements des syndicalistes. La CGT réclame le retour de la Sécurité sociale comme elle a été imaginée il y a 80 ans.

  • Une grève pour la paix sur les ports et docks français

    Une grève pour la paix sur les ports et docks français

    Un mouvement de grève « fidèle à l’histoire » de la Fédération des Ports et Docks CGT est prévu, ce vendredi, sur l’ensemble des ports français.

    De 12h à 14h, les ouvriers dockers et travailleurs portuaires français arrêtent le travail en solidarité avec le peuple palestinien. Une action qui concerne évidemment les travailleurs du port de Marseille-Fos, qui ont déjà bloqué à plusieurs reprises des navires remplis de composants militaires en partance vers Israël. « L’aide humanitaire est plus que jamais urgente pour aider la population de Gaza qui, depuis des mois, subit un génocide maintenant reconnu », explique l’organisation syndicale, historiquement engagée en faveur de la paix dans le monde. Dans une déclaration forte, cette dernière se positionne « pour l’ouverture en urgence de couloirs humanitaires ». « La CGT a toujours porté les valeurs de paix et de solidarité entre les peuples. Quand on voit ce qu’il se passe sur la bande de Gaza, ça devient insupportable », abonde Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port maritime de Marseille (GPMM).

    Un processus européen

    Il pointe « le rôle que peuvent avoir les ports » dans ces conflits et dénonce « la volonté grandissante de l’union européenne à faire des ports des zones militarisés, dans une surenchère guerrière ». Car cette action des portuaires et dockers s’inscrit dans un processus mené à l’échelle européenne par plusieurs organisations syndicales de travailleurs des ports, comme les dockers du Pirée affiliés au Pame grec, du syndicat basque LAB ou encore leurs homologues italiens de l’USB à Gênes.

    « Il y a une nécessité, avec d’autres travailleurs des ports européens, de réagir sur les massacres opérés à travers le monde. C’est symbolique, mais cela permet surtout d’envoyer un message de solidarité et de paix aux peuples qui souffrent. Et un coup de semonce en direction de nos dirigeants, en France comme en Europe », développe le syndicaliste. Avant de conclure : « Nos ports ne serviront pas de base pour alimenter ces conflits ! ».

  • Une grève pour la paix sur les ports et docks français

    Un mouvement de grève « fidèle à l’histoire » de la Fédération des Ports et Docks CGT est prévu, ce vendredi, sur l’ensemble des ports français.

    De 12h à 14h, les ouvriers dockers et travailleurs portuaires français arrêtent le travail en solidarité avec le peuple palestinien. Une action qui concerne évidemment les travailleurs du port de Marseille-Fos, qui ont déjà bloqué à plusieurs reprises des navires remplis de composants militaires en partance vers Israël. « L’aide humanitaire est plus que jamais urgente pour aider la population de Gaza qui, depuis des mois, subit un génocide maintenant reconnu », explique l’organisation syndicale, historiquement engagée en faveur de la paix dans le monde. Dans une déclaration forte, cette dernière se positionne « pour l’ouverture en urgence de couloirs humanitaires ». « La CGT a toujours porté les valeurs de paix et de solidarité entre les peuples. Quand on voit ce qu’il se passe sur la bande de Gaza, ça devient insupportable », abonde Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port maritime de Marseille (GPMM).

    Il pointe « le rôle que peuvent avoir les ports » dans ces conflits et dénonce « la volonté grandissante de l’union européenne à faire des ports des zones militarisés, dans une surenchère guerrière ». Car cette action des portuaires et dockers s’inscrit dans un processus mené à l’échelle européenne par plusieurs organisations syndicales de travailleurs des ports, comme les dockers du Pirée affiliés au Pame grec, du syndicat basque LAB ou encore leurs homologues italiens de l’USB à Gênes.

    « Il y a une nécessité, avec d’autres travailleurs des ports européens, de réagir sur les massacres opérés à travers le monde. C’est symbolique, mais cela permet surtout d’envoyer un message de solidarité et de paix aux peuples qui souffrent. Et un coup de semonce en direction de nos dirigeants, en France comme en Europe », développe le syndicaliste. Avant de conclure : « Nos ports ne serviront pas de base pour alimenter ces conflits ! ».

  • La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    « On travaille constamment à flux tendu. » Devant l’Agence régionale de santé (ARS), où se sont retrouvés, ce jeudi, plus d’une centaine de syndicalistes à l’appel de la CGT, Carole, infirmière à l’Hôpital de Martigues, dénonce la dégradation de ses conditions de travail et de la prise en charge des patients. Un appel à la grève et à la mobilisation nationale lancé par la fédération de la CGT des organismes sociaux, pour le retour « à une Sécu où chacun peut se soigner selon ses besoins, quels que soient ses moyens », affirme Sébastien Kassapian, secrétaire de la CGT CPAM 13.

    Les travailleurs dénoncent notamment des manques de moyens et d’effectifs au niveau des centres de santé, ainsi que des structures sociales qui impactent l’accès au droit et à la santé des Français. « C’est le serpent qui se mord la queue : on n’est pas assez, donc on a une surcharge de travail, donc il y a une augmentation des arrêts maladies, donc encore plus de sous-effectif et plus de travail », se désole Sylvie Berger, secrétaire départementale de l’union syndicale Santé sociale 13. Ce que Carole, infirmière, confirme. « on nous demande d’aller tellement vite qu’on ne peut pas bien s’occuper des patients. On est à la limite de la maltraitance », alerte-t-elle.

    « Ce n’est pas la crise économique, mais des choix politiques qui ont mené à cette situation », affirme Sylvie Berger sous les applaudissements des syndicalistes. La CGT réclame le retour de la Sécurité sociale comme elle a été imaginée il y a 80 ans.

  • Hôpital d’Apt : l’espoir vit pour le maintien du bloc

    « Que ce soit les élus, les usagers ou les syndicats, on ne lâche pas tant que cette fermeture n’est pas annulée », lance Marie-Élodie Pongy, secrétaire générale de la CGT de l’hôpital d’Apt, en fin de manifestation à l’appel du syndicat contre la fermeture du service de chirurgie, qui a rassemblé plus de 400 personnes, ce jeudi 9 octobre.

    Et parmi les manifestants, malgré l’obstination de l’ARS et de l’État à déménager ce service au centre hospitalier de Cavaillon, c’est bien l’optimisme qui accompagnait un sentiment de colère dans les rues de la capitale du Luberon. « Je suis très optimiste sur le maintien de la chirurgie à Apt », confirme ainsi Dominique Thévenieau, président du comité des usagers de l’hôpital d’Apt. Et ce, notamment, car trois référés suspensifs ont ou vont être déposés par la mairie, la CGT et donc le comité des usagers. « C’est très fort, car on pense que les ARS ne veulent rien entendre et, malgré que l’on fasse du bruit, ils ne bougent pas », poursuit celui qui s’occupait auparavant du service de maternité de l’établissement de santé. Une décision des tribunaux est attendue pour la mi-novembre.

    « Cela a aussi permis de ranimer la vie militante à Apt, ce dont on avait grandement besoin. Mais surtout, on voit une vraie unité sur le sujet entre politiques, syndicats, associations et les communes aux alentours. Donc on y croit », confie Thomas Viens, Aptésien présent dans la manifestation. « Le combat sera forcément rude, mais on y croit. Il faut absolument défendre le service public ici, et la mobilisation donne chaud au cœur », lui embraye Jean-Claude Houseaux, également habitant aptésien. « On est passés de la stupéfaction à l’action », analyse de son côté Céline Celce, conseillère municipale d’opposition (Génération·s) à Apt. « On sent que personne ne lâchera. C’est aussi dû à l’histoire de cet hôpital pour lequel on s’est battus à plusieurs reprises. Car tout le monde a conscience qu’après la chirurgie, c’est le reste de l’hôpital qui va être démantelé au fur et à mesure », pousse-t-elle.

    Une conférence-débat sur le sujet est prévue le 24 octobre à la MJC d’Apt à 18h30. Tandis que la prochaine manifestation est prévue le 6 novembre à 15h30 devant l’ARS de Vaucluse à Avignon.

  • Hôpital d’Apt : l’espoir vit pour le maintien du bloc

    Hôpital d’Apt : l’espoir vit pour le maintien du bloc

    « Que ce soit les élus, les usagers ou les syndicats, on ne lâche pas tant que cette fermeture n’est pas annulée », lance Marie-Élodie Pongy, secrétaire générale de la CGT de l’hôpital d’Apt, en fin de manifestation à l’appel du syndicat contre la fermeture du service de chirurgie, qui a rassemblé plus de 400 personnes, ce jeudi 9 octobre.

    Et parmi les manifestants, malgré l’obstination de l’ARS et de l’État à déménager ce service au centre hospitalier de Cavaillon, c’est bien l’optimisme qui accompagnait un sentiment de colère dans les rues de la capitale du Luberon. « Je suis très optimiste sur le maintien de la chirurgie à Apt », confirme ainsi Dominique Thévenieau, président du comité des usagers de l’hôpital d’Apt. Et ce, notamment, car trois référés suspensifs ont ou vont être déposés par la mairie, la CGT et donc le comité des usagers. « C’est très fort, car on pense que les ARS ne veulent rien entendre et, malgré que l’on fasse du bruit, ils ne bougent pas », poursuit celui qui s’occupait auparavant du service de maternité de l’établissement de santé. Une décision des tribunaux est attendue pour la mi-novembre.

    Tous ensemble

    « Cela a aussi permis de ranimer la vie militante à Apt, ce dont on avait grandement besoin. Mais surtout, on voit une vraie unité sur le sujet entre politiques, syndicats, associations et les communes aux alentours. Donc on y croit », confie Thomas Viens, Aptésien présent dans la manifestation. « Le combat sera forcément rude, mais on y croit. Il faut absolument défendre le service public ici, et la mobilisation donne chaud au cœur », lui embraye Jean-Claude Houseaux, également habitant aptésien. « On est passés de la stupéfaction à l’action », analyse de son côté Céline Celce, conseillère municipale d’opposition (Génération·s) à Apt. « On sent que personne ne lâchera. C’est aussi dû à l’histoire de cet hôpital pour lequel on s’est battus à plusieurs reprises. Car tout le monde a conscience qu’après la chirurgie, c’est le reste de l’hôpital qui va être démantelé au fur et à mesure », pousse-t-elle.

    Une conférence-débat sur le sujet est prévue le 24 octobre à la MJC d’Apt à 18h30. Tandis que la prochaine manifestation est prévue le 6 novembre à 15h30 devant l’ARS de Vaucluse à Avignon.

  • Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Après Encagnane, Corsy, Jas-de-Bouffan et Beisson, c’est au pied du quartier Saint-Eutrope que s’est installée la quatrième édition du forum de l’insertion et de l’emploi. À l’initiative de la municipalité, dans le cadre de sa politique de la ville, une vingtaine de stands, doublés du bus de l’insertion et de l’emploi du Département, se sont installés « au pied des immeubles » du quartier, place Antoine-Maurel.

    « On cible les publics des quartiers prioritaires qui cumulent pas mal d’obstacles (…) sociaux, bas niveaux de qualifications, modes de gardes, mobilité… On a voulu faire un programme avec des offres qui puissent répondre au mieux à ces problématiques », contextualise une agente de la Ville. Sur place, plusieurs structures s’adressent notamment aux publics dits « très » éloignés de l’emploi. Elles sont spécialisées pour accompagner la réinsertion de profils restés un long temps au chômage, sous main de justice, sans domicile fixe… Le centre social et culturel Aix-Nord Beisson (Beisson), via son projet Atlas, s’attelle à accompagner le projet professionnel des 16-30 ans les plus « précaires », issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE), sous la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

    « Lever les freins »

    « L’idée est de réunir tous ces invisibles-là et de les rattacher à ces dispositifs. La plus-value de ce projet, c’est son approche holistique, explique Reda Gannouni, coordinateur du centre. Il y a toujours un fossé entre les entreprises et ces jeunes-là, mais l’idée, c’est de le réduire. Ce n’est la faute de personne, c’est multifactoriel. »

    À quelques pas de là, Yves Millo, chargé du territoire et de la coordination pédagogique pour le dispositif O2R (Offre de repérage et de remobilisation), porté localement par la structure Greta, porte un constat similaire, mais sur l’ensemble des jeunes demandeurs d’emploi. « Les jeunes ont souvent un projet pro, contrairement à ce que l’on peut penser, souligne Yves Millo. Ils ont du mal à entrer en lien avec les entreprises parce qu’ils sont jeunes, qu’ils n’ont pas de réseau. Il y a un vrai sujet sur la mise en relation des jeunes et des entreprises aujourd’hui. »

    BTP emploi, entreprise de travail temporaire d’insertion (Etti), agréée Insertion par l’activité économique (IAE), installé pour la journée, estime de son côté que la mobilité, peut être l’un des principaux obstacles pour les demandeurs d’emploi. « Souvent, en tout cas. C’est le principal frein à l’emploi sur le secteur aixois », estime Richard Ducrz, chef de l’agence aixoise. « Mais ce n’est pas un critère qui répond aux critères d’éligibilité du public que l’on accompagne » ajoute Naissrine Afarnos, chargée de recrutement. À Aix, « le taux de chômage est à 5% (…) les employeurs sont en concurrence sur les postes non qualifiés » selon une conseillère France travail, qui pointe que « le transport reste un problème » pour les emplois type boulangerie ou ménages, et nécessitent de débuter tôt dans la journée, avant la mise en circuit du premier bus. Eva Bonnet-Gonnet

  • Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Après Encagnane, Corsy, Jas-de-Bouffan et Beisson, c’est au pied du quartier Saint-Eutrope que s’est installée la quatrième édition du forum de l’insertion et de l’emploi. À l’initiative de la municipalité, dans le cadre de sa politique de la ville, une vingtaine de stands, doublés du bus de l’insertion et de l’emploi du Département, se sont installés « au pied des immeubles » du quartier, place Antoine-Maurel.

    « On cible les publics des quartiers prioritaires qui cumulent pas mal d’obstacles (…) sociaux, bas niveaux de qualifications, modes de gardes, mobilité… On a voulu faire un programme avec des offres qui puissent répondre au mieux à ces problématiques », contextualise une agente de la Ville. Sur place, plusieurs structures s’adressent notamment aux publics dits « très » éloignés de l’emploi. Elles sont spécialisées pour accompagner la réinsertion de profils restés un long temps au chômage, sous main de justice, sans domicile fixe… Le centre social et culturel Aix-Nord Beisson (Beisson), via son projet Atlas, s’attelle à accompagner le projet professionnel des 16-30 ans les plus « précaires », issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE), sous la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

    « Lever les freins »

    « L’idée est de réunir tous ces invisibles-là et de les rattacher à ces dispositifs. La plus-value de ce projet, c’est son approche holistique, explique Reda Gannouni, coordinateur du centre. Il y a toujours un fossé entre les entreprises et ces jeunes-là, mais l’idée, c’est de le réduire. Ce n’est la faute de personne, c’est multifactoriel. »

    À quelques pas de là, Yves Millo, chargé du territoire et de la coordination pédagogique pour le dispositif O2R (Offre de repérage et de remobilisation), porté localement par la structure Greta, porte un constat similaire, mais sur l’ensemble des jeunes demandeurs d’emploi. « Les jeunes ont souvent un projet pro, contrairement à ce que l’on peut penser, souligne Yves Millo. Ils ont du mal à entrer en lien avec les entreprises parce qu’ils sont jeunes, qu’ils n’ont pas de réseau. Il y a un vrai sujet sur la mise en relation des jeunes et des entreprises aujourd’hui. »

    BTP emploi, entreprise de travail temporaire d’insertion (Etti), agréée Insertion par l’activité économique (IAE), installé pour la journée, estime de son côté que la mobilité, peut être l’un des principaux obstacles pour les demandeurs d’emploi. « Souvent, en tout cas. C’est le principal frein à l’emploi sur le secteur aixois », estime Richard Ducrz, chef de l’agence aixoise. « Mais ce n’est pas un critère qui répond aux critères d’éligibilité du public que l’on accompagne » ajoute Naissrine Afarnos, chargée de recrutement. À Aix, « le taux de chômage est à 5% (…) les employeurs sont en concurrence sur les postes non qualifiés » selon une conseillère France travail, qui pointe que « le transport reste un problème » pour les emplois type boulangerie ou ménages, et nécessitent de débuter tôt dans la journée, avant la mise en circuit du premier bus. Eva Bonnet-Gonnet

  • Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Délaissés, stigmatisés, victimes de violences symboliques : le parcours d’intégration des mineurs non accompagnés (MNA, mineurs réfugiés présents sur le territoire sans autorité parentale) est bien souvent semé d’embûches, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation des non-francophones. C’est pourquoi l’Éducation nationale a mis en place, dans les années 1970, les Classes d’initiation pour non francophones (Clin), puis les classes d’accueil, regroupées en classes d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en 2012.

    Dans le Var, ce dispositif a été renforcé en 1996 au niveau 3e, avec des classes « passerelles », soutenues par l’Éducation nationale, l’ASE et les associations, intégrées au sein des lycées Cisson et Claret, pour offrir un cadre adapté à leur maturité aux bénéficiaires, âgés de 16 à 18 ans. Il prévoit des cours renforcés de français (18 heures par semaine) et donne accès à des diplômes (brevet des collèges, certifications de langue…), en vue d’une insertion dans une filière classique.

    Un concours et une expo pour valoriser les talents

    Cette année, un nouveau dispositif voit le jour : le Projet mérite nouveauté ambition « Parcours d’excellence pour les MNA ». Porté par deux associations (Femme dans la cité et En chemin), il permet, à travers des évaluations individuelles, des programmes de formation adaptés à leurs intérêts, du conseil à l’image et des partenariats avec des structures culturelles, sportives et éducatives, ou de bénéficier d’opportunités pour développer compétences et confiance en soi. Le projet prévoit également la valorisation de leurs réalisations, via une exposition, et l’organisation d’un concours annuel, permettant de récompenser et de favoriser l’insertion des meilleurs talents.

    Celle-ci est accessible à tous les élèves MNA du département, qui auront droit, pendant 3 heures chaque mercredi après-midi, au sein du lycée Bonaparte, à des séances d’aide pour approfondir leurs projets professionnels. « Cette idée a été inspirée par un jeune, qui a un projet dans le milieu de la couture. Il y a l’école, mais aussi d’autres talents à développer », conclut Jean-Marie Beitz, enseignant UPE2A au lycée Cisson et référent de l’association En chemin, et Samira Harmel, enseignante UPE2A au lycée Claret et référente Femmes dans la cité.

  • Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Délaissés, stigmatisés, victimes de violences symboliques : le parcours d’intégration des mineurs non accompagnés (MNA, mineurs réfugiés présents sur le territoire sans autorité parentale) est bien souvent semé d’embûches, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation des non-francophones. C’est pourquoi l’Éducation nationale a mis en place, dans les années 1970, les Classes d’initiation pour non francophones (Clin), puis les classes d’accueil, regroupées en classes d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en 2012.

    Dans le Var, ce dispositif a été renforcé en 1996 au niveau 3e, avec des classes « passerelles », soutenues par l’Éducation nationale, l’ASE et les associations, intégrées au sein des lycées Cisson et Claret, pour offrir un cadre adapté à leur maturité aux bénéficiaires, âgés de 16 à 18 ans. Il prévoit des cours renforcés de français (18 heures par semaine) et donne accès à des diplômes (brevet des collèges, certifications de langue…), en vue d’une insertion dans une filière classique.

    Un concours et une expo pour valoriser les talents

    Cette année, un nouveau dispositif voit le jour : le Projet mérite nouveauté ambition « Parcours d’excellence pour les MNA ». Porté par deux associations (Femme dans la cité et En chemin), il permet, à travers des évaluations individuelles, des programmes de formation adaptés à leurs intérêts, du conseil à l’image et des partenariats avec des structures culturelles, sportives et éducatives, ou de bénéficier d’opportunités pour développer compétences et confiance en soi. Le projet prévoit également la valorisation de leurs réalisations, via une exposition, et l’organisation d’un concours annuel, permettant de récompenser et de favoriser l’insertion des meilleurs talents.

    Celle-ci est accessible à tous les élèves MNA du département, qui auront droit, pendant 3 heures chaque mercredi après-midi, au sein du lycée Bonaparte, à des séances d’aide pour approfondir leurs projets professionnels. « Cette idée a été inspirée par un jeune, qui a un projet dans le milieu de la couture. Il y a l’école, mais aussi d’autres talents à développer », conclut Jean-Marie Beitz, enseignant UPE2A au lycée Cisson et référent de l’association En chemin, et Samira Harmel, enseignante UPE2A au lycée Claret et référente Femmes dans la cité.