Category: politique

  • Les sales méthodes de l’extrême droite à Toulon

    Les sales méthodes de l’extrême droite à Toulon

    Sans revenir sur l’emballement médiatique provoqué et attisé par la fachosphère suite à l’enregistrement frauduleux et à la diffusion des propos tronqués du colistier de Toulon en Commun Philippe Leroy, dans lequel il évoque l’enfant handicapée de la tête de liste RN, la sauvagerie de la réponse et les menaces de mort rappellent à qui voudrait l’oublier quelles sont les pratiques de l’extrême droite.

    « Hélas, ce n’est pas le premier mauvais coup de cette campagne. Il y a deux semaines notre local était vandalisé par un individu cagoulé qui heureusement a été pris en flagrant délit par la police nationale et le lendemain des sympathisants venant à une réunion publique que nous organisions, ont été photographiés à leur insu par des colleurs d’affiches du RN », rappelle la tête de liste Magali Brunel.

    Et d’ajouter : « Une nouvelle plainte a été déposée pour ces faits extrêmement graves, dont on sait jusqu’où ils peuvent mener. »

    Pourquoi ces gens qui prétendent vouloir se dédiaboliser se rabaissent-ils à de telles pratiques ? On se souvient de cette enseignante que Laure Lavalette avait jetée en pâture à la haine en diffusant sur les réseaux sociaux un enregistrement clandestin dans lequel la prof d’université commente du point de vue du droit et pendant son cours un tract de La Cocarde étudiante : un syndicat d’extrême droite. Comme on n’a pas oublié non plus les messages homophobes, antisémites et racistes postés par l’ancien attaché parlementaire de la députée RN, débranché dès que l’affaire a été ébruitée. Bien sûr. Une élue de la République qui dans un message nous reproche d’être « aveuglés par [notre] militantisme ».

  • [Entretien] Stéphane Sacco : « Nous sommes prêts à gérer La Seyne »

    [Entretien] Stéphane Sacco : « Nous sommes prêts à gérer La Seyne »

    La Marseillaise : Vous multipliez les réunions publiques et les rencontres avec la population, quelle est l’ambiance sur le terrain ?

    Stéphane Sacco : Franchement, la dynamique est excellente : nous avons fait salle comble partout et je sens une véritable attente de la part des habitants auxquels nous montrons que nous sommes prêts à gérer la ville en leur montrant des propositions claires, réalistes et surtout chiffrées. Nous insistons également sur fait que nous serons également des élus actifs et porteurs des projets seynois à l’échelle de la Métropole pour enfin faire bouger les choses.

    Quels sont les points forts que vous mettez en avant et qui font particulièrement réagir ?

    S.Sa. : Sur la mobilité et l’aménagement du port par exemple : je détaille notre projet de recouvrement de la première panne. C’est la seule solution de bon sens pour fluidifier la circulation et régler ce problème d’inondations que l’on connaît trop bien. J’en profite aussi pour rappeler, puisqu’il devrait passer par là, que pour nous le seul TCSP capable de répondre aux besoins de la population et de réduire la part de l’automobile, c’est le tramway. On voit bien aujourd’hui que le Bus à haut niveau de service est une aberration.

    Et bien sûr, je réaffirme que le projet de tunnel, c’est définitivement non pour nous.

    Je présente également notre grand projet de la « Maison de l’industrie et de la mer » pour offrir aux Seynois et à nos associations un vrai lieu de vie et de mémoire.

    La lutte contre le logement indigne est également une de vos priorités ?

    S.Sa. : Bien entendu, et là encore il faut rappeler le retard pris par la ville dans la rénovation du centre ancien alors que les crédits du NPNRU, le Nouveau programme national de renouvellement sont disponibles depuis des années et qu’il y a urgence à entreprendre les travaux de réhabilitation pour loger les habitants correctement, recréer une véritable mixité sociale et redynamiser le commerce du centre-ville.

    Le sujet de la piscine a refait surface opportunément en conseil municipal, vous devez être questionné sur le sujet…

    S.Sa. : Je suis effectivement interpellé sur la question de la piscine comme celle du cinéma d’ailleurs, deux équipements dont ne dispose pas la 2e ville du Var. Je suis très clair : je prends acte du refus du conseil municipal concernant le projet du maire sortant, qui était beaucoup trop nébuleux et trop coûteux. Notre priorité reste de rouvrir un véritable équipement. Mais en attendant, l’urgence, c’est l’apprentissage de la natation pour nos écoliers. Le ponton flottant de l’ancienne municipalité est inadapté, voire dangereux. Dès la rentrée de septembre, nous mettrons donc en place des camions-piscines pour que nos enfants puissent apprendre à nager en toute sécurité.

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».

  • En Pays d’Aix, une vingtaine de listes répondent à Arc Fleuve Vivant

    En Pays d’Aix, une vingtaine de listes répondent à Arc Fleuve Vivant

    Envoyer un questionnaire sur les engagements en faveur de la biodiversité à chaque tête de liste des 33 communes du bassin de l’Arc : c’est le défi que s’était donné, le mois dernier, l’association Arc Fleuve Vivant. Ce mercredi, à Aix-en-Provence, l’association a présenté les conclusions de son sondage, en présence de plusieurs candidats, où de leurs représentants. Résultat, parmi les 87 listes électorales contactées, 27 questionnaires ont été renvoyés à l’association. Parmi ces retours, deux listes varoises (Saint-Maximin et Pourcieux), « communes ou le fleuve prends sa source », précise Christine Ferrario, co-présidente d’Arc Fleuve Vivant. Parmi les trois villes les plus importantes du Pays d’Aix, à Aix, trois listes ont répondu à l’association : Aix Avenir, menée par Marc Pena, Aix Vivante et Populaire, menée par Mounir Ben Ammar (DVG), et Aix en commun, menée par Julie Boronad (LFI). À Gardanne, seule la liste Changeons de Cap, menée par Jean-Marc La Piana (DVG), a fourni ses réponses, et à Bouc-Bel-Air, c’est la liste de Hervé Plisson (DVG), le Printemps Boucain, qui a manifesté un retour. Parmi les questions posées, la place de l’Arc dans le programme des candidats. « Réponse unanime des 27 listes, sauf une. L’ensemble des listes qui ont répondu ont mis l’Arc à l’honneur dans leur programme », rapporte Christine Ferrario. Unanimité, aussi, sur la thématique de « l’urbanisme et du respect du bâti ». Parmi les réponses et propositions renvoyées par les quatre candidats, « quatre points noirs » se font remarquer : le projet de la Constance à Aix, la zone artisanale du Tholonet, l’Usine Lafarge et la carrière Mange-Garri de Bouc-Bel-Air.

  • La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    Douze ans après la fermeture du Muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence, celui-ci fait enfin son grand retour. Du moins dans la campagne des municipales. Ainsi à l’occasion de la présentation de sa liste le 23 février dernier, la maire (UDI) Sophie Joissains a-t-elle annoncé à la presse qu’elle comptait bien le rouvrir dans les années à venir. « On parle du mandat », confirmait-elle, interrogée sur le calendrier.

    C’est qu’au début du mois de février, une pétition avait été lancée en ligne, qui a désormais recueilli plus de 2 000 signatures. « La région d’Aix-en-Provence repose sur un trésor paléontologique, notamment des fossiles de dinosaures », rappelle le texte. Qui s’indigne : « La fermeture de 2014, sans projet tangible de réouverture, ressemble à une confiscation. (…) Sans notre mobilisation, il y a de grandes chances que ce musée reste fermé encore longtemps. » Avant d’interpeller la maire sortante ainsi que l’ensemble des candidats.

    Bataille historique

    Alors la maire sortante reconnaît un « projet culturel qui n’a pas trouvé encore son aboutissement », face aux contraintes financières. Mais désormais, elle évoque trois sites à l’étude pour ressusciter le Muséum : l’un à proximité de la gare TGV, un autre dans l’écoquartier de la Constance et un troisième sur le théâtre antique. En reconnaissant que cela nécessiterait « une aide importante de l’État » pour dégager ces vestiges réenfouis. À ce Muséum, elle veut adjointe les mosaïques romaines découvertes, ainsi qu’un parcours dédié au site expérimental de fusion nucléaire Iter.

    À gauche, ce combat est mené depuis les premiers jours, se souvient le conseiller d’opposition (Parti occitan) Hervé Guerrera, colistier de Marc Pena. « Dès la fermeture, nous avons alerté », raconte-t-il, déplorant que ces collections restent dans les cartons malgré des expositions temporaires. « Ce qui a manqué, c’est une volonté politique de réouverture de musées comme celui-là, comme il a manqué une volonté de mettre en valeur les collections romaines », déplore-t-il. Alors l’élu partage sa volonté de rouvrir le Muséum, ainsi que, enfin, un musée d’Aix antique sur un site commun ou à deux endroits distincts en fonction d’études à mener. Quant au site d’implantation, « nous sommes dans la logique de concerter, de co-construire. Mais la volonté y sera, cela serait fait sur le mandat ».

  • Au Rove, la campagne de proximité de Continuons !

    Au Rove, la campagne de proximité de Continuons !

    Après la présentation de leur liste dans un gymnase comble, les colistières et colistiers de la liste Continuons!, conduite par le maire sortant Paul Sabatino, ont repris le chemin des quartiers. Dépliant « bilan-programme » en main – huit pages consacrées au mandat écoulé et aux perspectives à venir – l’équipe a mené une vaste opération de porte-à-porte. Ce jeudi, ce sont ainsi plus de 2 500 foyers rovenains qui ont été visités par une trentaine d’équipes réparties sur l’ensemble de la commune. À La Vesse ou Niolon comme dans les autres quartiers, les échanges se multiplient : voirie, écoles, sécurité, protection des calanques, mais aussi projets à venir. Autant de discussions qui valident et nourrissent la construction du programme.

    À quelques jours du scrutin, Paul Sabatino défend le bilan d’un mandat inscrit dans la continuité de l’action engagée par Georges Rosso. « Nous avons tenu le cap. Notre action repose sur la proximité, la transparence et le travail », affirme le maire sortant, qui met en avant « une gestion rigoureuse, des finances saines, des investissements utiles et une fiscalité maîtrisée », le taux communal n’ayant pas augmenté depuis douze ans.

    Parmi les mesures annoncées figurent la construction d’un dojo municipal dès 2026, de nouveaux équipements sportifs de proximité, la modernisation des écoles, l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments communaux… « Ce programme est réaliste et continuera de s’enrichir au fil des rencontres avec les habitants », conclut Paul Sabatino.

  • Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Ils étaient nombreux jeudi après midi, à la sortie de l’école Robert Daugey, à Croix-Sainte. Côté équipe de Gaby Charroux (PCF), comme du côté du Collectif citoyen martégal et leur tête de liste Frédéric Grimaud (LFI).

    Et les parents d’élèves ont des choses à dire. Comme cette mère, venue chercher son fils Lenny, en grande section, dont l’insoumis est le professeur. « Il faudrait réhabiliter la cour de récréation » estime Laetitia La Fisca, déléguée des parents d’élèves, car « la maternelle est en plein soleil l’été, il fait chaud dans les classes ». Elle pointe aussi des comportements « dangereux » des automobilistes devant l’école, « à 8h30 et à 16h ça dépasse parfois vite » relève-t-elle. Si son vote n’est pas encore certain, « la sécurité sera déterminante ».

    Jolie Kita Nkoko, mère de Junior en petite section, pense aussi à la sécurité, mais se dit « satisfaite ». « Le sport, le volley, l’athlétisme, toutes ces activités sont bien pour les enfants » précise-t-elle. Son choix est déjà fait : « Monsieur Gaby », par « reconnaissance, on m’a bien accueilli et bien aidée », lorsqu’il a été question de régulariser sa situation, étant originaire de RDC. « Mais on peut encore faire mieux côté logement, les dossiers prennent trop de temps », nuance-t-elle.

    André Cortes, martégal depuis peu, est d’un avis similaire. « Ça va, ils sont un peu beaucoup dans les classes et le stationnement est parfois galère mais c’est partout pareil », relativise le père de famille qui ne parle que d’« un seul point négatif : l’absence de clim ».

    Défendre des fermetures

    Le fils d’André Cortes, en CM1, se rappelle des changements de classe en début d’année, provoqués par la fermeture puis la réouverture d’une classe. « C’est bien qu’ils se soient battus », relève André Cortes, en parlant du maire et de son équipe face au rectorat.

    « C’est pour ça qu’on est là, pour continuer à défendre les écoles contre les fermetures de classe », clame Valérie Martos, militante communiste. « Pour aussi être protégés de la dégradation de la politique nationale et des budgets municipaux en baisse », complète sa camarade Jeanine Incorvaïa. Le « bouclier martégal » vanté sur leur tract vend justement la gratuité des activités culturelles et sportives sur le temps scolaire, des classes « vertes rousses et neige », de la garderie du soir « gratuite jusqu’à 18h », ainsi que les « 1,7 million d’euros investis par an dans les écoles pour les entretenir ».

    Prochaine étape, la clim ?

  • À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, la défense de l’hôpital public se fait sur deux jambes. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF) est autant à l’aise lorsqu’il s’agit de dialoguer avec les institutions de l’hôpital et de l’État que lorsqu’il s’agit de récolter et rapporter les revendications des syndicats CGT de l’hôpital et alentours, comme le 22 janvier dernier (ci-contre).

    Depuis trois ans les syndicats CGT du golfe de Fos associés à celui de l’hôpital bataillent pour obtenir un plan d’investissement de 170 millions d’euros et la création de 90 emplois statutaires à taux plein, notamment face aux urgences régulièrement saturées lors d’épidémies hivernales. Récemment, l’Hôpital et l’ARS annonçaient un nouveau plan immobilier de 60 millions d’euros, créant un nouveau plateau technique et agrandissant les urgences. Pour le maire, « les investissements sont très inférieurs à ce que nous revendiquions », mais « c’est une bonne nouvelle, mieux que rien, qui invite à ne pas lâcher le combat », estimait-il en début d’année.

    Une participation financière

    Car si la santé est censée être une compétence étatique, le maire communiste de Martigues en fait un cheval de bataille. « 170 000 habitants sont couverts par l’hôpital. La mutation du territoire va augmenter les besoins, cela demande une planification sérieuse y compris en matière de sécurité industrielle et nous avons à cœur de porter ses revendications à l’État », considère l’édile.

    La Ville a déjà financé le nouveau mammographe de l’hôpital. Et pour le prochain mandat, Gaby Charroux compte bien préempter les locaux commerciaux du centre-ville pour y favoriser l’implantation de cabinets médicaux. « C’est un levier » assure-t-il.

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il n’y aura pas de vague brune dans notre région »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il n’y aura pas de vague brune dans notre région »

    La Marseillaise : Les trois principales villes de la région peuvent basculer au RN selon les derniers sondages, qu’est-ce que cela dit de la situation politique ?

    Renaud Muselier : Je ne crois pas qu’il y aura de vague brune dans la région. Partout où les candidats du bloc central sont unis, ils sont en bonne position pour gagner. Il y a eu un raz-de-marée RN aux législatives, il n’y en aura pas aux municipales. Par contre, il y a des symboles. Commençons par Nice : la situation est bien particulière. Celui qui a trahi tout le monde se débrouille pour fédérer et celui qui a plutôt un très bon bilan se retrouve touché par une forme de dégagisme alors que l’autre est là avec lui depuis le début. C’est intéressant à analyser. Nice est propre, bien organisée, il y a des caméras partout. Pour un candidat de droite on peut difficilement faire mieux. Le match n’est pas fini. En revanche, il y a une ville qu’on va vraisemblablement perdre, c’est Menton. Parce que notre camp est divisé.

    Avec un symbole : il y a un Sarkozy dans la course.

    R.M. : La ville était perdue. Le maire ne peut plus se représenter, son premier adjoint, ils sont tous empêtrés dans des histoires là bas… Il y a trois candidats de droite. La greffe ne prend pas avec le fils Sarkozy. On a tenté mais je ne vois pas comment on peut récupérer cette ville.

    À Toulon votre camp est coupé en deux. N’allez-vous pas offrir la ville au RN du fait de votre division ?

    R.M. : Je ne crois pas beaucoup aux sondages, pour autant la preuve est faite que Mme Massi, si tout le monde est avec elle, dans l’unité, au second tour, elle gagne.

    Les blessures ne sont-elles pas trop profondes pour y parvenir ?

    R.M. : On en revient à ma thèse : quand on additionne et qu’on le fait le plus longtemps possible en amont, c’est plus facile pour gagner. La seule qui est capable de gagner, je le constate dans les sondages, c’est Mme Massi. Elle met 10 points d’avance à son partenaire de jeu, M. Bonnus. Ils ont été élus ensemble toute leur vie quand même…

    Vous en avez parlé avec Michel Bonnus ? Avec Hubert Falco ?

    R.M. : Oui, j’en ai parlé à M. Falco, à M. Masson. J’en ai parlé aussi dans nos instances nationales au niveau de notre famille politique en espérant que ça ne dérape pas trop entre candidats pour faciliter l’union au second tour. Je pense que si on y arrive, on peut gagner.

    À Marseille, l’union de la droite et du centre a été faite mais la dynamique ne semble pas être du côté de la liste de Martine Vassal.

    R.M. : Le match n’est pas fini non plus. Je suis intimement convaincu que si nous ne gagnons pas, le RN ne gagnera pas non plus. Après tout, si on ne gagne pas, on n’aura pas gagné quelque chose que l’on avait pas. Ce n’est pas dramatique par rapport aux extrêmes.

    Vous dites qu’à Marseille « le match n’est pas plié ». Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

    R.M. : On voit à quelle vitesse les choses changent. J’ai suivi tous les débats, honnêtement, la meilleure c’est Martine…

    … Vous savez bien que ce n’est pas l’avis général s’agissant de celui de BFM TV avec cette polémique sur la devise de Vichy.

    R.M. : Il y a 40 secondes qui ne sont pas bonnes mais sur le reste, la meilleure c’est Martine. Et quand je vois le débat sur l’économie, la meilleure c’est Martine, sur l’immobilier, les transports, la meilleure c’est Martine. Et pourtant elle n’est pas la mieux placée dans les sondages, tant s’en faut. Et pourtant je suis très inquiet sur la Culture : l’adjoint sortant est en 37e position ! Je mets de côté M. Delogu, mais sinon celui qui est le plus mauvais en tout, c’est M. Allisio. Je parle du programme, de la compétence, je ne parle même pas de son étiquette.

    Alors comment expliquez-vous l’état du rapport des forces ? Il n’y a que des facteurs nationaux ? Pas d’autocritique ?

    R.M. : Avant de faire des analyses, on va voir les résultats. Pour Mme Vassal, ça a été une campagne difficile. Il y a des 2e et 3e couteaux qui n’existait même pas chez Gaudin et qui ont été présenté comme des champions du monde parce qu’ils sont partis chez Allisio. Il y a la réforme PLM qui pèse, j’étais contre. Et chez Renaissance, il y en a qui ont arrêté la vie politique mais qui ne font que la commenter.

    Lionel Royer-Perreaut faisait des voix.

    R.M. : Mais il a été battu. Il a arrêté. Il commente. Des amis comme ça, ça n’aide pas. Et puis vous avez aussi des courants qui pèse. Aujourd’hui il y a un courant pro-RN quelque soit les candidats. Je me permets quand même quelques rappels : M. Allisio était conseiller municipal, il a abandonné Marseille pour rester à la Région, puis il s’est fait élire député à Marignane et il a dissout le groupe RN au conseil municipal parce qu’il ne pouvait plus s’y exprimer. Il se représente ici et dans son programme, il dit des choses que nous avons fait à la Région et pour lesquelles il a voté contre. Je reste bouche bée devant autant d’incohérence, d’inconstance et d’inconsistance.

    La question de la présence de votre liste au second tour ne se pose pas pour vous ?

    R.M. : Je regarde ce qu’il se passe. Je suis avec Martine sans être directement dans le match et je constate que pour le moment la gauche n’a pas demandé notre départ mais que part l’intermédiaire du JDD de Bolloré, l’extrême droite nous dit ne nous retirer pour faire gagner Allisio. Quand les mecs d’extrême droite me disent de me retirer pour les faire gagner, je me dis qu’il faut faire attention quand même. Moi je ne veux pas d’extrêmes pour ma ville.

    Il y a une ancienne RN qui tient des propos très choquants sur la liste des 11-12 et le porte-parole de votre parti qui est accusé d’agression sexuelle. Ce n’est pas un problème pour vous ?

    R.M. : Il y a des gens condamnés sur les listes Payan et RN, quant à LFI, c’est la tête de liste qui l’est. Ce n’est pas le cas chez nous. Sur ce qui vient d’arriver à un membre de Renaissance je suis très surpris. Est-ce un fait politique ou un fait divers ? Est-ce que dans un ville gangrenée par le narcotrafic comme Marseille, un problème entre deux personnes dans une boite de nuit sans bagarre, débouche souvent sur une garde à vue trois jours après ? Cerise sur le gâteau : on découvre que celui qui a porté plainte est sur la liste de l’extrême droite… Ça sent le traquenard à plein nez.

    Il y a un scrutin dans le scrutin avec les Métropoles ? Certains s’activent déjà en coulisse y compris Nicolas Isnard élu de votre majorité. Faut-il s’attendre à un coup de Trafalgar comme vous en avez vous-même fait les frais ?

    R.M. : J’avais gagné ! J’avais permis à Gaudin de gagner et ils se sont débrouillés pour donner le pouvoir à ceux que les électeurs avaient battu. Ce n’était pas moi le sujet, c’était un déni démocratique !

    Donc si on vous suit, si Martine Vassal perd elle ne peut plus présider la Métropole ?

    R.M. : Je n’ai pas dit ça. J’invite chacun à beaucoup de calme et de modestie. Qu’est-ce qu’il va se passer à Aubagne, à Gardanne, à Martigues, à Fos ? Oh les gars un peu de prudence ! Dans tous les cas, Martine gardera le Département et on connaît la puissance technique et financière de cette institution.

    À Avignon, il y a un homme de droite, Olivier Galzi, qui s’avance sans les partis. Qu’en dites-vous ?

    R.M. : J’ai un œil bienveillant sur lui mais je trouve qu’il a fait des erreurs importantes quand même. Il n’a pas voulu parler à LR, il n’a pas voulu parler à Renaissance… L’addition ce n’est pas de repousser les autres.

    Est-ce que selon vous ça risque de lui coûter la victoire au second tour ?

    R.M. : Moi je suis issu de la droite, j’ai gagné en additionnant et en me faisant respecter de la gauche. Après, je plais ou je ne plais pas mais c’est ça ma mécanique. Si quelqu’un arrive et dit aux anciens candidats LR « je ne vous veux pas », il dit au responsable de Renaissance « toi tu es macroniste je ne te veux pas », il y a 10-15 points qui manque dès le départ. Ce n’est pas terrible pour gagner. Il a besoin de ces voix-là, il est sur les mêmes parts de marché. Les gens qui doivent voter pour vous, il ne faut pas leurs cracher dessus. Quand on fait de la politique, il faut connaître les mécanos politiques. On verra si ça marche mais je ne crois pas que ça facilite la tâche.

    Le gouvernement français s’apprête à boycotter la cérémonie des Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Quelle est votre position ?

    R.M. : J’organise les Jeux olympiques et paralympiques avec le gouvernement français en 2030 et je serai à Cortina pour la passation de pouvoir. C’est le CIO qui décide. Je ne vois pas ce que veut dire ce boycott. Pourquoi ils n’empêchent pas nos athlètes d’y aller ? On respecte le droit international et les instances internationales. La France ne boycotte pas l’ONU parce que les Russes y sont. Ça n’empêche pas que je suis pour l’Ukraine et que je pense que la Russie est un danger majeur pour l’Europe. J’invite à la désescalade et à la mesure.

  • LFI promet 1 000 logements d’ici l’hiver à Marseille

    LFI promet 1 000 logements d’ici l’hiver à Marseille

    Aux côtés des habitants de Jean-Jaurès (14e) ou de Consolat (15e), l’ex-chef du service de sécurité des immeubles à la Ville de Marseille, Dominique Dias (Vaï !), l’assure : « La jungle dans le logement, c’est fini, pour de vrai ! » Avec ses colistiers de la liste insoumise pour les municipales à Marseille, l’ingénieur d’État présentait à la presse, ce jeudi matin, le programme de Sébastien Delogu face à une crise du logement qui s’est aggravée.

    « La première chose, c’est stop démolitions, on ne signera plus de permis de démolir », lance-t-il. Quitte à perdre les 650 millions d’euros de l’état fléchés sur la rénovation urbaine à Marseille ? « Nous dénonçons de fausses concertations auprès des habitants qui n’ont pas choisi les démolitions, il restera à convaincre l’Anru [Agence nationale pour la rénovation urbaine, Ndlr] qu’il y a un vice de forme », répond Sébastien Delogu, qui promet un rapport de force avec l’état.

    Les Insoumis promettent aussi de construire au moins 6 000 logements par an, dont la moitié en logement social, plus que les 4 500 visés par le programme local de l’habitat. Et de commencer par un « plan d’urgence » : « Mille logements d’ici l’hiver prochain. » La moitié doivent être réquisitionnés, pour d’autres, la Ville se substituerait aux propriétaires de logements en péril pour accélérer les travaux, et la lutte contre les Airbnb sera renforcée avec leur interdiction en résidence secondaire. La brigade du logement mise en place par le Printemps marseillais doit être doublée et un comité populaire du logement mis en place, avec les collectifs d’habitants, pour « évaluer les politiques publiques du logement ». Et les militants insoumis de pointer l’ensemble des bailleurs sociaux, des collectivités. Sans distinction. « à partir du moment où ils rentrent dans l’institution, ils prennent l’habit de l’institution », assume le directeur de campagne, Hedi Bounouar.