Category: politique

  • Grand Avignon : un énarque nommé directeur de cabinet d’Olivier Galzi

    Grand Avignon : un énarque nommé directeur de cabinet d’Olivier Galzi

    Il y a deux mois, Olivier Galzi indiquait avoir confié le recrutement de son directeur de cabinet au Grand Avignon à un cabinet extérieur, ouvrant la voie à un profil technique pas forcément issu du sérail local.

    C’est chose faite depuis ce mercredi 1er juillet : Alexandre Planquette a pris ses fonctions. Agé de 40 ans, il arrive des Vosges, où il exerçait le poste de sous-préfet de Saint-Dié. Il avait été mis fin à ses fonctions, « à sa demande », par un décret du 10 juin. Cet énarque, passé par les préfectures de la Somme ou de la Haute-Loire, a déjà une expérience en cabinet politique : il a été conseiller en affaires régaliennes auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

    Par ailleurs, un jeu de chaises musicales s’est opéré dans les cabinets d’Olivier Galzi. Comme nous le révélions (notre édition du 10 juin), la Ville d’Avignon a confirmé, ce mercredi, la nomination de Romain Lautier comme directeur de cabinet en mairie. Directeur de campagne lors des municipales, il était ensuite devenu chef de cabinet au Grand Avignon. Proche de l’ex-maire (UMP) Marie-Josée Roig, dont il fut chef de cabinet lors de son dernier mandat (2008-2014), il a aussi occupé ce poste auprès du président du conseil départemental Maurice Chabertc puis a pris la direction de Bollène comme dir’ cab’ d’Anthony Zilio de 2020 à 2025.

  • Michèle Rubirola réélue présidente du Conseil de surveillance de l’AP-HM

    Michèle Rubirola réélue présidente du Conseil de surveillance de l’AP-HM

    « Cap sur 2030, ce ne sont pas seulement des bâtiments, c’est l’ ambition d’une médecine plus moderne, mieux coordonnée, la volonté de lutter contre les inégalités de santé, a assuré Michelle Rubirola, il reste des défis à relever et je souhaite apporter ma contribution à cette stabilité dont je crois que notre institution a besoin. » Par ailleurs, le Conseil a accueilli deux nouveaux membres : Pierre Huguet, représentant de la Ville de Marseille. Il est 8e adjoint au maire de Marseille, conseiller métropolitain 1er vice-président délégué à l’Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté), il rejoint l’instance aux côtés de Pascal Dellessard, personnalité qualifiée représentant les usagers et président de l’association Petits Cœurs de Beurre.

  • La Région part à la rencontre des maires d’Occitanie

    La Région part à la rencontre des maires d’Occitanie

    De nombreux élus locaux ne connaissent pas l’ensemble des dispositifs régionaux auxquels ils peuvent avoir accès. C’est une des raisons pour lesquelles la Région Occitanie organise une grande rencontre avec les maires du territoire, le jeudi 2 juillet à Montpellier et le vendredi 10 juillet à Toulouse, après une première édition réussie en 2023. « Le but est de rencontrer les nouveaux élus et de leur présenter les différents dispositifs à leur disposition », expose Murielle Abadie, vice-présidente de la Région déléguée à la cohésion et à la mobilité territoriale.

    Créer du lien

    À Montpellier comme à Toulouse, la journée s’ouvrira avec un temps d’accueil en présence de la présidente de Région Carole Delga et de Jean-Marc Vayssouze-Faure, président de l’Association des maires d’Occitanie. La matinée sera ensuite dédiée aux échanges autour des politiques publiques régionales, notamment à travers une table ronde des maires du territoire. « Le but est d’avoir des retours des maires qui sont accompagnés par des fonds régionaux, précise Murielle Abadie. Nous veillons à ce que les participants représentent une diversité de communes, en termes de taille et de localisation. »

    Deux grands témoins viendront aussi dialoguer avec les élus : Claude Onesta, ancien sélectionneur de l’équipe de France de handball, à Toulouse, et Sylvain Tesson, romancier et géographe, à Montpellier. L’après-midi, un village des services sera mis en place avec des représentants de chaque service de la Région. « Ces rencontres sont l’occasion de se mettre à disposition des élus locaux, conclut Murielle Abadie. C’est un moyen de leur réaffirmer notre soutien et l’engagement de la Région à créer un partenariat étroit avec les collectivités. »

  • Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    La loi pour un nouveau pacte ferroviaire, promulguée le 27 juin 2018, permet depuis le 3 décembre 2019 l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des lignes TER dans les régions, à travers des appels d’offres accessibles à des opérateurs autres que SNCF Voyageurs. La Région Sud a fait figure de pionnière en devenant, il y a un an, la première à déléguer l’exploitation d’une ligne ferroviaire, celle reliant Marseille à Nice via Toulon, à l’opérateur Transdev. Liaison plus directe que la ligne Marseille-Hyères, exploitée par SNCF Voyageurs, qui dessert de nombreuses gares intermédiaires.

    Ce premier anniversaire a été célébré mardi à travers – cela se conçoit – un voyage en train entre Marseille et Toulon. Y ont notamment participé le président (Ren) de Région, Renaud Muselier, accompagné de son vice-président délégué aux transports, Jean-Pierre Serrus, ainsi que le président-directeur général de Transdev, Thierry Mallet. Ils ont été accueillis par la maire (SE) de Toulon, Josée Massi, et le président (LR) du Département du Var, Jean-Louis Masson.

    Ce dernier n’a pas manqué de faire remarquer que « le train [était] arrivé avec quatre minutes d’avance, alors que la ligne était la lanterne rouge au niveau national il y a quelques années ». Une pique à peine voilée à l’égard de la SNCF, qui traduisait sa satisfaction : « Nous sommes le 2e Département le plus peuplé de la région et le premier département touristique de France. Nous avons besoin d’une offre de transport au meilleur niveau. Notre maillon faible était le réseau ferroviaire, ce n’est plus le cas. »

    Le billet augmente,

    les abonnements baissent

    Le bilan de cette première année est positif : 5 millions de voyageurs (+45%), une offre doublée avec 18 trains par jour desservant neuf gares, dont quatre dans le Var (Toulon, Carnoules, Les Arcs et Saint-Raphaël), une régularité passée de 96,4% en 2025 à 98,59% en 2026 et un taux de satisfaction estimé à 96%, alors que les premières semaines semblaient dire le contraire. Le tout via 16 trains neufs dotés du wifi et de 350 places assises par rame. Ce qui peut donner aux voyageurs de la ligne Marseille-Hyères, aux rames vieillissantes, l’impression d’un réseau à deux vitesses. « Toutes les rames seront changées ou rénovées », assure Jean-Pierre Serrus.

    Le prix du billet à l’unité, en hausse (16,60 euros pour un Marseille-Toulon, quel que soit l’opérateur), alors que l’ouverture à la concurrence laissait imaginer une dynamique inverse, apparaît néanmoins peu incitatif, malgré l’urgence de sobriété énergétique rappelée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui évoque une augmentation de 50% des besoins d’investissement dans le réseau ferroviaire (de 3 à 4,5 milliards d’euros) d’ici 2028 pour adapter le réseau au changement climatique. « On a baissé l’abonnement de 20% », justifie Jean-Pierre Serrus, évoquant le choix de miser sur « un report modal fort », plutôt que sur un usage occasionnel. Le vice-président aux transports souligne par ailleurs que des offres existent pour les bas revenus, jusqu’à -90% pour les quotients inférieurs à 600 euros.

    Le budget de cette ligne est de 50 millions d’euros par an pour la Région, avec des revenus estimés à « 41, 48 et 50 millions d’euros dans les trois prochaines années. Donc on va avoir, pour la première fois, un budget à l’équilibre », se félicite Renaud Muselier. Au détriment des salaires de cheminots qui, eux, ne sont pas à la hauteur.

  • La situation chaotique des finances met presque KO la Ville d’Avignon

    La situation chaotique des finances met presque KO la Ville d’Avignon

    Le Festival d’Avignon ne commence que dans trois jours, mais une sacrée pièce théâtrale s’est jouée, ce mardi soir, au cours d’un conseil municipal fleuve. S’il y a eu plusieurs actes (administratifs), le point culminant a été atteint d’entrée sur la partie financière. « Vous êtes habitués du théâtre politique, moi non », lance, goguenard, Olivier Galzi à son opposition, alors que sous les fenêtres de l’hôtel de Ville, la colère gronde. Mais le maire (DVD) n’avait pas vraiment le sourire en évoquant, en préambule, le contenu de l’audit financier, commandé par ses soins et présenté vendredi à la presse.

    « Il y a 20 millions d’euros à trouver, chaque année, pour éviter le mur budgétaire en 2028 ou bien on éteint la lumière », martèle-t-il en redisant vouloir éviter « le levier fiscal » ou « les coupes dans les services publics ». Et alors qu’Anne-Sophie Rigault (RN) se délecte de la situation, rappelant que « depuis des années, je disais que les caisses étaient vides », elle redemande la mise sous tutelle, comme l’avait fait Marie-Josée Roig il y a 30 ans [ex-maire 95-2014]. « La tutelle n’est pas une fatalité, mais une possibilité qu’on essaye d’éviter », assure Olivier Galzi. Le couperet n’est pourtant pas passé loin, ce mardi soir, à l’issue des votes des comptes de gestion et administratifs 2025.

    Le sujet est très technique : le compte de gestion est rédigé par le comptable public, quand le compte administratif (CA) est lui établi par l’ordonnateur public, en l’occurrence le maire. N’acceptant pas « l’héritage », Olivier Galzi a annoncé s’abstenir sur le CA, laissant « libre choix » de vote à sa majorité. Le CA a été rejeté par 22 voix, et seulement 7 pour et 22 abstentions. Ce vote négatif entraîne de fait une saisie de la Chambre régionale des comptes par le préfet. Ce qui, bien souvent, entraîne la mise sous tutelle. Or, le compte de gestion ayant été approuvé et faisant foi, la Ville reste donc maîtresse de ses finances. Un point ayant tout de même entraîné un certain flottement dans l’assistance, Olivier Galzi retirant les délibérations suivantes ayant trait au budget 2026.

    « Il n’y a ni mensonge,

    ni maquillage »

    Avant ce vote, l’ex-majorité de gauche, sous la férule de David Fournier (PS), s’est escrimée à décrédibiliser les conclusions de l’audit. « Le trésorier public, qui a la compétence de l’État pour validation des finances d’une collectivité, a repris et validé toutes les opérations constatées au cours de l’exercice clos, il n’y a donc aucun mensonge, ni maquillage », affirme l’ex-adjoint à l’administration municipale, assurant qu’« en 2014, lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, nous avons trouvé une situation très complexe alors qu’aujourd’hui, elle est saine ». Olivier Galzi ne peut retenir un ricanement, le rebaptisant « David Copperfield », avant de s’agacer et citant plusieurs contre-exemples, sur le montant des dettes cumulées notamment. « Vous êtes absolument nul en gestion ! », accuse le maire.

    Le ton monte aussi avec un autre ex-adjoint (PS), Fabrice Tocabens, sans cesse interrompu dans son intervention. « Vous construisez votre discours dans une logique du chaos, alors que les services de l’État et la Chambre régionale des comptes disent des choses pas trop mal qui ne vous conviennent pas », relève-t-il. « Vous allumez un contre-feu de dramaturgie au lieu d’assumer vos choix politiques avec des postes sur la communication ou la police municipale », embraye Rémy Blanc (PCF), seul du groupe de Mathilde Louvain à avoir voté le compte administratif.

    Le vote du budget supplémentaire, retiré, et qui pourrait revenir au prochain conseil municipal, devrait en dire davantage sur les marges de manœuvre et orientations politiques.

  • Forte mobilisation contre la refonte du plan de circulation d’Avignon

    Forte mobilisation contre la refonte du plan de circulation d’Avignon

    À l’appel de l’association des Quatre-boulevards, de l’association Bien vivre à Saint-Ruf ou de parents d’élèves de l’école Marcel-Perrin, les manifestants ont bruyamment fait savoir leur opposition à la refonte du plan de circulation dans les Faubourgs. Une promesse de campagne du maire, Olivier Galzi (DVD), vite mise en œuvre. Pancartes ironiques sur le « non-sens » ou « Galzi à vélo » scandés par les présents, qui se sont largement fait entendre sous les fenêtres de la salle du conseil. « Nous sommes là pour demander un moratoire sur le démantèlement du plan Faubourgs et une véritable concertation », interpelle Valérie Vilette, présidente de l’association des Quatre-boulevards.

  • Conseil muncipal d’Avignon : pour LFI, « la vraie ruine est sociale »

    Conseil muncipal d’Avignon : pour LFI, « la vraie ruine est sociale »

    « Nous refusons que les arguments financiers servent à légitimer des coupes dans les services publics, il faut politiser les chiffres et les choix de la majorité ne vont pas vers les besoins sociaux », estime Mathilde Louvain au sujet de la « synthèse financière » présentée vendredi par Olivier Galzi (DVD). « Dans une mise en scène ridicule destinée à faire peur et justifier l’austérité, le maire découvre qu’Avignon est une ville pauvre », ironise Khalid El Yousoufi. Quand Olivier Galzi parle de « champ de ruines », l’élu LFI réplique que « la vraie ruine est sociale et écologique ». Le groupe reproche au maire d’être en partie responsable de la situation, sur la foi du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC). « M. Galzi a fait le contraire des préconisations en embauchant des cadres, en gonflant la masse salariale avec des policiers municipaux, alors que la CRC dit que ce n’est pas un problème d’effectifs, mais de gestion interne », tance Oukacha Rtili.

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.

  • [Entretien] Clara Gimenez : « On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort »

    [Entretien] Clara Gimenez : « On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous résumer votre parcours
    au PCF
     ?

    Clara Gimenez : J’ai adhéré au PCF à 14 ans en 2009 après un cours d’histoire sur Marx où j’ai découvert que des gens avaient une grille d’analyse de la société qui me correspondait assez. J’étais depuis un an chez les Jeunes communistes et j’ai adhéré à la cellule de Pignan. Vers 2013, j’ai intégré l’exécutif du conseil départemental aux côtés de Michel Passet. En 2014, j’ai été élue d’opposition à la mairie de Pignan puis j’ai déménagé à Montpellier et donc démissionné. Je suis membre du conseil national du PCF depuis 2018. Dimanche 21 juin, le débat a eu lieu et ma candidature a été retenue. Je suis élue dans la majorité de la Ville et de la Métropole de Montpellier depuis 2020.

    Certains militants attendent une gestion plus collective. Comment pensez-vous gérer la fédération ?

    C.G. : Je partage le besoin du travail collectif. On est toujours plus intelligents à plusieurs. Seul on va plus vite, mais collectivement on va plus loin. À 31 ans, j’ai encore beaucoup à apprendre de mes camarades. Je vais aller à la rencontre des sections et des cellules qui organisent des fêtes durant l’été et des responsables dans les mois à venir. On va travailler collectivement à la proposition d’un exécutif départemental à la mi-juillet, qui sera composé d’une petite dizaine de personnes. Le conseil départemental désignera les camarades qui en seront. L’idée c’est d’avoir une représentation la plus diverse possible et d’avoir des camarades qui aient des responsabilités, des missions, pas un groupe de bureaucrates. L’ambition c’est, en septembre, de pouvoir adopter une feuille de route départementale qui vienne décliner les décisions du congrès départemental.

    Qu’attendez-vous du congrès national et pourquoi soutenir la base commune du conseil national ?

    C.G. : J’attends de ce congrès qu’il permette de partir en ordre de marche pour la période qui s’ouvre, qui n’est pas seulement la présidentielle. Je souhaite un débat sur : qu’est-ce qu’un Parti communiste utile demain pour le monde du travail ? J’attends des débats sur les modalités d’organisation, notre stratégie, notre vision. C’est pour cela que j’ai soutenu le texte du conseil national. Je crois que c’est un texte qui nous permet de nous réinscrire dans le paysage. Pas uniquement sur la présidentielle, même si je pense qu’il y a une nécessité d’avoir un candidat. Pas forcément pour le score qu’on fera, mais pour se saisir de tous les moyens qu’on aura pour parler à notre classe sociale, la reconquérir et faire grandir la conscience de classe. C’est aussi une étape dans la réflexion sur ce que pourrait être le socialisme à la française comme moyen d’atteindre une société communiste, qui rompe profondément avec la société capitaliste.

    Quelle sera votre position vis-à-vis des partenaires de gauche dans l’optique des futures élections ?

    C.G. : Je défendrai mon point de vue dans ma réunion de section mais au final ce sera une position collective, je crois à démocratie interne. Je porterai le choix de tous les communistes. Pour ce qui est des relations avec nos partenaires de gauche, c’est la question du rapport de force des luttes dans le pays. Ces dernières années, on a déjà prouvé qu’on savait faire des accords de sommet, ce n’est pas un problème. La réalité c’est qu’on a une gauche qui, toute mouillée, ne dépasse pas 30%. La question c’est : comment on fait grandir des choses dans la population. Pour moi, c’est la clé. Historiquement la gauche a toujours été forte quand le PCF était fort. On a besoin de reconstruire un Parti communiste qui soit fort. C’est la tâche à laquelle je vais m’atteler dans les mois qui viennent dans l’Hérault et au plan national. Ce sera l’une des conditions de la victoire de la gauche. Dans l’Hérault, on a eu davantage de votants
    [sur les 4 textes, Ndlr]. Quand on fait le travail, on arrive à enrayer l’érosion naturelle des adhérents en faisant des adhésions et en fidélisant nos adhérents. Il faut poursuivre le travail engagé de reconstruction des cellules au plus près des lieux de vie de nos adhérents, ce qui est de nature à encourager la participation régulière aux différents moments forts du parti. Avoir de plus petites réunions permet de s’exprimer plus facilement, notamment pour les nouveaux adhérents, c’est moins intimidant.

    Pour vous, que signifie être communiste en France en 2026 ?

    C.G. : C’est vouloir rompre avec le système capitaliste tel qu’il est aujourd’hui, vouloir transformer profondément la société dans laquelle on vit. C’est avoir à cœur de reconstruire une conscience de classe qui nous permette de gagner la lutte des classes. C’est aussi être au plus près des habitants où qu’ils soient, apporter des réponses concrètes à leur quotidien. Mais c’est aussi coller des affiches, distribuer des tracts, car ce sont des moyens pour reconquérir cette conscience de classe.

  • Les finances de la Métropole s’invitent au conseil municipal d’Aix

    Les finances de la Métropole s’invitent au conseil municipal d’Aix

    C’était un sujet équivalent à l’éléphant dans la pièce. La situation budgétaire de la Métropole est de nouveau intervenue en conseil municipal, tenu ce lundi 29 juin, en salle des États de Provence. La question a été lancée par Marc Pena (PS), à la tête du groupe Aix Avenir. « Autrefois vous dénonciez une monstropole. Aujourd’hui, vous nous dites que vous êtes vice-présidente d’une nécropole », adresse-t-il au maire, Sophie Joissains (UDI), vice-présidente de la Métropole. « La Métropole représente des compétences, importantes, elle est un acteur essentiel de notre territoire. Je vous demanderais ce que vous appelez aujourd’hui une nécropole ? »

    Non sans rappeler, les causes et conséquences de ce trou financier « de 123 millions d’euros », voire « selon d’autres calculs » 144 millions d’euros, estime Marc Pena. « Vous êtes dans l’exécutif, je voudrais savoir ce que vous pensez de la situation. Vous pensez que la Métropole telle qu’elle est aujourd’hui ne peut plus fonctionner ? Elle a été mal née, mal construite, ça chacun le sait, et est-ce que donc, les réflexions iraient jusqu’à des changements exceptionnels extrêmement importants sur le territoire ? À ce moment-là, on n’entrerait pas seulement dans une crise, mais une rupture et une révolution par rapport à ce qui existe aujourd’hui. »

    À ce stade, deux options. D’un côté, la Chambre régionale des comptes recommande de réduire fortement la dotation de solidarité communautaire (DSC), à hauteur d’environ 53 millions d’euros, ce qui représenterait près de 1,4 million d’euros pour Aix. De l’autre, le préfet privilégie des économies sur les attributions de compensation (AC), également pour un montant d’environ 53 millions, dont l’impact pour Aix est estimé à 5 millions d’euros par la majorité.

    Positions réaffirmées

    S’ajoute à cela « le budget annexe des transports qui raye les finances métropolitaines. (….) Ce budget a une capacité d’investissement importante qui a été abondée du reste par l’État à hauteur de milliards, cela pousse à l’investissement, sauf qu’il n’y a pas de recette en place, analysait de son côté Sophie Joissains. Notre territoire ayant besoin de se moderniser en matière de transport, nous sommes face à un écueil majeur et qui ne pourrait, si l’on reste dans cette disposition, que se creuser dans les années à venir. Aujourd’hui, la prévision pour 2027 serait de 245 millions d’euros de dette. »

    De ces débats découlent plusieurs propositions. Du point de vue du maire, adopter un modèle de transports métropolitains à l’image de celui du Grand Paris (syndicat mixte) pourrait être une option. Comme cette piste de partition métropolitaine, que « l’on regarde avec des yeux de Chimère » pour « travailler plus facilement aux intérêts de nos territoires », dressait Sophie Joissains. « Ce sera aux maires de s’exprimer, par rapport aux observations. Mais rien ne pourra se faire sans l’aide de l’état », rappelait le maire.

    Côté oppositions, le RN appelle à « regarder très sérieusement quelles économies on pourrait faire », lançait Jean-Louis Geiger. Agnès Daures, pour le groupe Aix Avenir (DVG), appelle à « aller chercher l’argent là où il est », estimant que « personne ne veut parler de taxe foncière sur les résidences secondaires ». « Aujourd’hui, la France entière est appelée à faire des économies », rappelait Sophie Joissains. Mais l’augmentation de l’impôt, « j’y suis fondamentalement opposée. »

    EN BREF

    Attributions financières aux associations

    Au total, 19 000 euros seront répartis entre neuf associations de la Ville d’Aix. Sur cette enveloppe, 7 000 euros seront partagés entre quatre centres sociaux de la ville dans le cadre de l’appel à projets « Ouverture estivale des centres sociaux 2026 ». 5 500 euros sont notamment attribués au fonctionnement de trois autres associations, dont l’Apers, « service d’aide aux victimes et d’activité judiciaire », qui reçoit une subvention de 3 500 euros.

    L’affaire des arbres vandalisés suit son cours

    Pour Hervé Guerrera (POC) c’est un « commando » qui aurait dégradé les arbres du cours Mirabeau. Fin mai, trois individus ont été filmés par les caméras de la Ville abîmant les arbres longeant cet axe principal. Marc Féraud, conseiller municipal aux espaces verts, précise que « la Ville a déposé plainte et s’est constitué partie civile. Il y en a 12 bien déchiquetés et 17 un peu moins. On a réparé les blessures de façon propre (…), tous les deux jours, c’est surveillé, ça s’est arrêté ». Mireille Lazare, adjointe à la sécurité, réfute le terme de « commando ». « Nous avons identifié trois jeunes, sur le cours Mirabeau, en train de discuter. À un moment, l’un d’entre eux a pelé l’arbre de façon verticale. Ces trois personnes n’ont pas été identifiées pour le moment. L’affaire suit son cours », conclut Mireille Lazare.

    Plusieurs mesures pour la canicule

    La majorité a détaillé les dispositifs mis en place. Parmi eux, le lancement du « plan canicule pour les personnes sans-abri », ainsi que les maraudes régulières des Restos du Cœur, du Secours populaire, du CCAS et de la Croix-Rouge. La halte de jour de la cité Germain-Nouveau reste ouverte et propose des douches gratuites, comme celles proposées par la Croix-Rouge. La Ville maintient un centre d’appels destiné aux seniors isolés. Détails sur le site de la Ville.