Category: politique

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.

  • Le second tour en un clin d’œil : des résultats contrastés selon les départements

    Le second tour en un clin d’œil : des résultats contrastés selon les départements

    BOUCHES-DU-RHONE

    La victoire confortable du maire DVG Benoît Payan à Marseille, la deuxième ville du pays, met du baume au cœur des électeurs de gauche de tout le pays. La capitale des Bouches-du-Rhône s’est mobilisée et a résisté malgré l’inquiétude provoquée par la progression de l’extrême droite qui revendique la victoire dans des mairies d’arrondissement. Les communistes conservent leurs bastions : Gaby Charroux rempile pour un quatrième mandat à Martigues (44,14%), qui s’ajoute aux communes maintenues dès le premier tour, Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc et le Rove. Les progressistes se maintiennent à Noves, Vitrolles et récupèrent Aubagne des mains de la droite avec le succès de Jean-Pierre Squillari (36,28%). L’extrême droite remporte Fos-sur-Mer, Tarascon et garde Rognac. Malgré des échecs, la droite conserve ses bastions acquis dès le premier tour (Gémenos, la Ciotat, Cassis etc.), auxquels elle ajoute son fief d’Aix-en-Provence en reconduisant la dynastie Joissains (47,35%) et pour la première fois la fille Sophie à la mairie. Patrick de Carolis (Horizons) repart pour un deuxième mandat à Arles.

    VAR

    Le camp brun continue s’étendre sa mainmise sur le département du Var. Une quadrangulaire aura fini d’enfoncer la Seyne-sur-Mer dans les bras des lepénistes qui ciblaient la deuxième commune varoise comme une de ses priorités. La victoire du RN Dorian Munoz (46.31%) confirme les dynamiques des dernières élections nationales, D’une courte tête (50,06%), le député RN Frédéric Boccaletti est élu maire de Six-Fours, malgré son passé de libraire aux ouvrages fascistes et antisémites. À 21 voix près, il fait tomber le maire de droite Jean-Sébastien Vialatte qui dirigeait la ville depuis 1995. Ce dernier a annoncé déposer un recours. La Valette-du-Var et Salernes s’ajoutent dimanche aux villes d’extrême droite remportées dès le premier tour : Puget-sur-Argens et Fréjus, dirigée par David Rachline depuis 2014. Cette année-là marquait la bascule de Cogolin. Cette gestion prend fin ce dimanche grâce à la candidate DVD Isabelle Farnet-Risso qui l’emporte devant la liste d’union UD-RN de Pierre-Yves Tierce.

    Le front républicain constitué autour de la maire sortante sans étiquette Josée Massi pour empêcher la lepéniste Laure Lavalette de ravir Toulon est victorieux. La capitale du département est préservée. Hyères reste à droite, comme La Crau, Carqueiranne, Ollioules, Saint-Mandrier et Le Revest, où les édiles ont été réélus dès le premier tour.

    VAUCLUSE

    Dans le Vaucluse, c’est la grande désillusion pour les progressistes. La cité des Papes sera désormais dirigée par la droite après la victoire d’Olivier Galzi (41,62%). La fusion des deux listes de gauche durant l’entre-deux tours et les 400 voix gagnées n’auront pas suffi. À Carpentras, c’est la désunion de la gauche qui fait les affaires du RN mené par Hervé de Lépinau. Pour la première fois de son histoire, une alliance de trois listes d’extrême droite remporte la ville avec 50,78% des voix face à la liste du maire sortant Serge Andrieu (DVG) et de son prédécesseur Francis Adolphe (DVG) qui recueillent respectivement 24,52% et 24,70% des suffrages. La bascule vers l’extrême droite est enclenchée à Bédarrides, Monteux mais pas Cavaillon. Le camp brun change de visage à Orange mais pas d’idées. C’est la fin de la dynastie Bompard, qui, après 30 ans de règne est « grand remplacée » par l’un des siens, Jean-Dominique Artaud, choisit par le RN.

    ALPES

    À Gap le maire sortant Roger Didier (DVD) a été réélu, de très peu (47,51%) face à la fusion de la gauche, qui a récolté 46,86 % des voix exprimées. Malgré la fusion des deux listes de gauche au second tour, la mairie, gouvernée par la droite depuis 1971 reste dans son giron. À Briançon, le maire sortant, Arnaud Murgia (DVD) est lui largement réélu face à la liste d’union de la gauche.

    Pas de regain progressiste dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec les trois grandes villes du département qui demeurent aux mains de la droite. Manosque, Forcalquier et Oraison réélisent toutes leur maire sortant Camille Galtier (DVD), David Gehant (DVD) et Benoît Gauvan (DVC), obtenant 67,91 %, 60,69 % et 50,16% des suffrages dans leur commune respective. Frédéric Puech et René Villard, maires des Mées et de Château-Arnoux-Saint-Auban, les deux derniers bastions communistes du département, cèdent de leur côté la place au centre. Perdant à 4 voix près, René Villard a déposé un recours au tribunal administratif de Marseille, pointant des « irrégularités » et espérant organiser un nouveau scrutin. Peyruis se compte parmi les rares communes qui donnent la gauche gagnante : Lisa Desjardins (DVG) est élue avec 50,72% des voix.

  • Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Une certitude ce dimanche soir, Martine Vassal (DVD) jouait les outsiders. Arrivée en troisième position au 1er tour avec 12,41% des voix, la candidate de la droite et du centre avait eu du mal à digérer ce revers mais avait fait le choix de se maintenir.

    La chute sera plus dure encore au second tour, cette dernière rassemblant selon les estimations au mieux moitié moins de suffrages, avec 6,3% des voix. C’est très émue que Martine Vassal a pris la parole. Respectant « le choix des Marseillaises et des Marseillais », elle estime qu’il s’agit là d’« un moment de vérité », dénonçant une campagne « difficile » et les effets de la loi PLM qui a entraîné de la « confusion ». Ce chiffre résulte pour elle d’une « fatigue démocratique ».

    Finie la métropole

    Un score qui lui permettrait de remporter 5 sièges au maximum au conseil municipal. En dessous des 5%, son parti en serait exclu. Martine Vassal a annoncé dans la foulée qu’elle ne se présenterait pas à la tête de la collectivité, « un choix de cohérence et de responsabilité ». « Je n’ai jamais trahi les maires le savent » a-t-elle commenté des sanglots dans la voix. Et de promettre de concentrer « toute [son] énergie au Conseil départemental ».

  • Franck Allisio et le RN largement défaits

    Franck Allisio et le RN largement défaits

    La vague brune n’a pas submergé les remparts républicains de la cité phocéenne.

    Franck Allisio, qui conduisait la liste du Rassemblement National pour la mairie de Marseille, arrive deuxième autour de 40% des suffrages exprimés, selon les estimations disponibles à l’heure où nous écrivons ces lignes. « La réalité s’impose, Benoît Payan sera maire et je serai le leader de l’opposition », annonce-t-il en milieu de soirée, avec le sourire de façade de circonstance. Le retard de l’extrême droite dans le scrutin est tel qu’il n’attend pas le dépouillement total des bureaux. Et a déjà une excuse toute trouvée pour justifier sa défaite : « S’il y a un naufrage, c’est celui de Vassal et Muselier, par leur maintien, ils ont brisé la dynamique de changement pour notre ville ». Autour de lui, pas d’effusion de joie ni de mines déconfites, les militants restent de marbre et tentent de voir le verre à moitié plein. « Nous remportons deux à trois mairies de secteurs à l’heure où je vous parle, soit l’équivalent de 400 000 Marseillais », vante le leader de l’extrême droite marseillaise.

    Le RN devient l’opposition principale

    Il évoque là le passage de deux secteurs dans les mains du RN : « Victoire dans les mairies des 9e et 10e arrondissements avec Eléonore Bez, victoire dans les mairies du 11e et 12e arrondissements ». D’autant que les militants attendent encore les résultats pour les 13e et 14e arrondissements. Secteur où Sandrine d’Angio, ancienne maire de 2016 à 2020 avait réalisé 39,8% au premier tour. De quoi illustrer l’arrivée en force du RN au conseil municipal de la Ville comme première force d’opposition au Printemps Marseillais, et dans les conseils d’arrondissements. « C’est un résultat sans précédent, jamais depuis 1983 un candidat de la droite ou du camp national n’avait réuni autant de suffrages à Marseille », développe Franck Allisio. Avant de se rassurer comme il peut : « Rien ne sera plus jamais comme avant. […] Il y aura d’autres échéances. Bientôt nous serons victorieux ».

  • Marseille fait front derrière le Printemps

    Marseille fait front derrière le Printemps

    Après la pluie vient toujours le beau temps avait lancé Benoît Payan, le 26 janvier, lors de la pluvieuse inauguration de son QG de campagne sur la Canebière. Deux mois plus tard, la pluie était encore de la partie à Marseille, mais qu’importe. Le Printemps s’annonce. Un printemps pluvieux, mais un printemps heureux.

    Le risque de voir la deuxième ville de France tomber dans l’escarcelle du Rassemblement national a été écarté. Alors que de nombreux bureaux restaient à dépouiller, les premières estimations sorties des urnes ont levé tout suspense en donnant Benoît Payan largement en tête. Entre 54 et 56% selon les instituts. Il devance le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio, crédité pour sa part de 39 à 41% des suffrages.

    « Une victoire claire »

    Un score qui devrait permettre à la majorité sortante du Printemps marseillais de renforcer sa présence au conseil municipal avec aux alentours de 75 élus dans l’hémicycle de Bargemon. Le RN en aurait, lui, une trentaine. Crédité de 5 à 6%, Martine Vassal (DVD), la présidente de la Métropole et du Département, aurait elle autour de 5 sièges. Sous la barre des 5%, elle n’en aura aucun… Le conseil municipal d’installation aura lieu samedi prochain.

    Au cours de la soirée, à l’annonce des premiers résultats consolidés, les visages se sont décrispés au local de campagne du maire (DVG) sortant. Ils s’étaient déjà détendus dans la journée en voyant que le mauvais temps n’avait pas empêché les électeurs de se rendre aux urnes.

    Cette participation, annoncée en légère hausse au fil de la journée, promettait une soirée joyeuse. La tendance s’est confirmée. À midi, la participation était de 22,7%, trois points de plus que la semaine précédente (19,15%). À 18h, elle était de 50,4%, toujours trois points plus haute. Finalement, elle a atteint les 56% à la clôture. Quatre points de plus que le 15 mars.

    En fin de matinée, Benoît Payan s’était rendu dans son bureau de vote, à l’école Saccoman de Pont de Vivaux (10e) pour glisser dans l’urne, face aux caméras, son bulletin et celui de Pierre Huguet, candidat (G.s) du Printemps marseillais dans les 9-10. Après un petit tour des bureaux de vote, il a filé dans son local rejoindre sa direction de campagne pour suivre la participation et les résultats jusqu’au soir. Il est apparu une première fois devant les journalistes aux alentours de 22h dans le sous-sol du local surchauffé par une nuée de journalistes. Il est revenu quelques minutes plus tard pour une première prise de parole.

    « Je veux remercier sincèrement et du fond du cœur les Marseillaises et les Marseillais, qui se sont rendus nombreux aux urnes. Ils viennent de nous donner une victoire nette, claire. Ils viennent d’adresser un message de paix, de concorde et de rassemblement, a réagi Benoît Payan. Ce soir, c’est l’unité et le rassemblement qui l’ont emporté face à celles et ceux qui voulaient nous diviser ».

    Dimanche dernier, au premier tour, sur 283 074 suffrages exprimés, Benoît Payan était arrivé en tête avec 36,69% (103 883 voix), talonné de très près par Franck Allisio, crédité de 35,02% (99 137 voix). La progression de ce dernier entre les deux tours est faible. Plus loin, Martine Vassal (DVD) devançait d’une courte tête avec 12,41% (35 131 voix) le député (LFI) des quartiers Nord de Marseille, Sébastien Delogu, à 11,94 % (33 808 voix). L’analyse détaillée des chiffres bureau par bureau permettra de voir si le retrait de Sébastien Delogu a bénéficié au Printemps marseillais et si les voix de certains électeurs du centre se sont reportées sur le Printemps marseillais. Mais tout laisse à penser que oui.

    Malgré les demandes insistantes des insoumis, allant jusqu’à organiser, lundi dernier, une manifestation devant le QG de campagne du Printemps marseillais pour demander une fusion des listes sur fond de front antifasciste, le maire de Marseille n’a pas cédé. Fidèle à la ligne édictée depuis son entrée en campagne, il a refusé la main tendue qui l’a cogné fort durant plusieurs mois. Un pari gagnant sans doute. Sur ce scrutin en tout cas.

    Sans effrayer l’électorat centriste rebuté par la campagne outrageusement droitière de la droite républicaine marseillaise, le retrait de Sébastien Delogu dans l’entre-deux tours lui a offert une réserve de voix non négligeable sur sa gauche. Martine Vassal, elle, a continué son interminable chute. Une position qui au passage, quel que soit le score final, signait la fin de sa présidence à la Métropole. Elle a d’ailleurs annoncé en milieu de soirée qu’elle ne s’y représenterait pas.

    « L’union et la concorde »

    Dans le sillage de cette campagne ratée, le grand remplacement de la droite par son extrême s’est poursuivi. Car si la menace du RN a été écartée sur la mairie centrale, Benoît Payan et son équipe ont désormais sept ans pour poursuivre leur transformation de Marseille et faire reculer l’extrême droite. La digue a tenu, cette fois encore, mais le mal est profond. « Je mesure l’ampleur de la tâche et l’honneur qui m’est fait ce soir, je mesure la responsabilité qui, dans la situation actuelle du pays, est la mienne ici et la nôtre à Marseille », ne cachait d’ailleurs pas Benoît Payan, face aux caméras. « Notre devoir est de nous rassembler, nous les femmes et les hommes de progrès, nous les humanistes, et de refuser sans cesse les voix qui portent et poussent à la division ».

    En fin de soirée, à l’heure où nous bouclions, deux des trois mairies de secteurs que la droite avait conservées en 2020 étaient données au RN : celles des 9-10 et celle des 11-12. Dans la troisième, la mairie du 7e secteur (13e et 14e arrondissements), le Printemps marseillais restait à la lutte. « Je veux dire aux Marseillaises et aux Marseillais que je suis fier d’eux, que ce soir ils nous honorent, ils m’honorent et que je donnerai tout ce que j’ai, que je me montrerais digne de leur confiance, et que les sept ans qui viennent seront pour moi ce chemin qu’ils nous ont indiqué ce soir, le chemin du rassemblement et de l’union, de la concorde. Nous nous sommes adressés aux avec un programme d’une clarté absolue : rassembler, protéger et préparer l’avenir. Et les Marseillais y ont adhéré dans des proportions, importantes, ce soir ce n’est pas une petite victoire ! », conclut Benoît Payan.

    Réactions

    Renaud Muselier, président de la Région Sud

    « Pas de raz-de-marée des extrêmes » se félicite dans un communiqué Renaud Muselier (Ren.). À Marseille, « Benoît Payan reste maire, et la métropole restera vraisemblablement dans notre sensibilité politique. Il n’y a pas de bouleversement majeur et le RN n’a pas pris la ville » analyse-t-il, remerciant au passage « Martine Vassal pour son combat courageux, contre toutes les tempêtes dans ce scrutin difficile. » À Toulon, « l’union autour de Josée Massi a permis de l’emporter au second tour » se félicitant que « la vague RN annoncée depuis des mois n’a pas eu lieu. » En Avignon, « la victoire d’Olivier Galzi est une bonne nouvelle » se réjouit le président de la Région.

    Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise

    « La France insoumise permet des victoires populaires et fait avancer la gauche quand les diviseurs du PS et de Place Publique la font reculer » a commenté le député de Marseille et coordinateur de LFI. Et de se projeter sur la présidentielle : « J’appelle le peuple de France à nous rejoindre pour mener cette bataille. L’année prochaine, la nouvelle France peut balayer les politiques de malheur de la macronie. »

    Sébastien Barles, collectif Vaï

    Le fondateur du collectif écologiste Vaï Marseille et tête de liste insoumise dans les 1-7, Sébastien Barles, s’est réjouit que le RN échoue à prendre Marseille. « Face à la haine et à la peur, nous opposerons toujours la justice sociale et la solidarité » promet-il.

    Pascaline Lécorché, cheffe de file Place publique Marseille

    « On ne peut que se réjouir, face au RN, les Marseillais ont tranché. Je salue le geste de Sébastien Delogu. J’avais appelé à ce désistement républicain. »

  • À La Ciotat, Alexandre Doriol retrouve son fauteuil

    À La Ciotat, Alexandre Doriol retrouve son fauteuil

    De nombreux habitants étaient présents pour l’élection d’Alexandre Doriol comme maire de La Ciotat, ainsi que la désignation des adjoints. Après avoir « sincèrement remercié l’ensemble des candidats pour la bonne tenue de la campagne », le maire a rappelé l’importance de la parole donnée, « après avoir convaincu, il est de notre devoir de faire ! », a-t-il lancé. Alexandre Doriol, élu au premier tour avec 57% des suffrages dispose d’une très confortable majorité de 32 élus sur 39 sièges. Daniel Salenc, le chef de file RN a immédiatement déserté l’assemblée… en démissionnant, son groupe disposera de quatre sièges, Hervé Itrac d’un siège et le groupe d’opposition de gauche, La Ciotat Nous Rassemble sera représenté par Karim Ghendouf et Mariann Chrétien.

  • Victoire historique de l’union de la gauche à Nîmes avec Vincent Bouget

    Victoire historique de l’union de la gauche à Nîmes avec Vincent Bouget

    Historique. Le Prolé de Nîmes, transformé dimanche soir en point de ralliement de l’équipe de Nîmes en commun a explosé de joie et de bonheur à l’annonce des résultats. Vincent Bouget, candidat de la liste d’union de la gauche et des écologistes remporte l’élection municipale et sera, dans quelques jours, élu par le conseil municipal nouveau maire de Nîmes. Cette cité de plus 150 000 habitants était la dernière place forte de la droite LR en France. Sa défaite signe la déliquescence de la droite au profit de l’extrême droite. La participation a été aussi plus importante avec 58,49% contre 51,04% au premier tour. Un regain qui a bénéficié à la liste Nîmes en commun. « Ce soir, je ressens d’abord une immense fierté. Fierté que les Nîmoises et les Nîmois aient repris en main le cours de leur histoire. Il y avait un risque réel dans cette ville, et ils ont fait le choix de la confiance, le choix d’un avenir différent. À partir de demain, nous allons travailler avec eux, pour eux », a déclaré Vincent Bouget, ému.

    « Fierté d’avoir battu l’extrême droite »

    « Il y a aussi une fierté particulière d’avoir battu l’extrême droite. Mon engagement politique s’est construit sur ce refus de la voir accéder au pouvoir. J’ai toujours combattu les logiques de repli, de division, de ségrégation. Ce soir, tout cela se cumule, et cela rend ce moment très particulier. Rien n’était gagné d’avance. Ce sont les Nîmois qui ont fait cette élection. Ils se sont mobilisés comme ils savent le faire, avec leurs valeurs de générosité, de solidarité, leur envie de vivre et de travailler ensemble. »

    Comme il l’a dit durant la campagne, « nous allons travailler avec tous les habitants de cette ville, quels qu’ils soient. Ce qui a fait la différence, c’est le travail, la confiance, la générosité, et ce peuple nîmois qui est profondément attaché à sa ville ». Vincent Bouget précise : « Je ne suis pas dans une logique personnelle. Ce qui compte, ce sont les dossiers de la ville. Nous sommes au début de l’histoire. Dès demain, nous allons nous mettre au travail, en restant nous-mêmes, avec les habitants. Il y a une histoire à Nîmes, avec une empreinte communiste ancienne, mais notre victoire est celle d’une liste plurielle, ouverte, diverse, avec toute la gauche et de nombreux citoyens engagés. Nous allons continuer à rassembler. »

    Rien n’était pourtant joué pour la gauche. Dimanche dernier, la liste RN était arrivée en tête d’une poignée de voix : son candidat, Julien Sanchez avait obtenu 14 414 voix (30,39%) contre Vincent Bouget et ses 14 251 voix (30,05%), soit 163 voix d’écart. Une semaine après, la mobilisation des Nîmoises et Nîmois a porté ses fruits : Vincent Bouget récolte pour ce second tour décisif 40,97% des suffrages exprimés et creuse l’écart avec l’extrême droite avec 1 852 voix d’avance. Un bond de 10 points qui assure la victoire de toute la gauche dans la capitale gardoise.

    En deuxième position, Julien Sanchez obtient 37,52% des suffrages exprimés. Un résultat en progression de plus de sept points qui s’explique par le report de voix d’une partie de l’électorat traditionnel de droite sur le RN. En effet, dimanche dernier, la droite avait payé sa guerre des chefs : Franck Proust récoltait 9 270 voix (19,55%) et Julien Plantier 7 376 voix (15,55%). Ils totalisaient 35,10%, mais séparés ils ont laissé le RN s’installer en tête. Résultat, la liste fusionnée a recueilli ce dimanche seulement 21,51%. La gauche a pu pleinement compter sur le score de Pascal Dupretz (LFI) et ses 2 114 voix.

    Le Parti communiste a salué « une immense victoire pour toutes celles et ceux qui, depuis des mois, se sont mobilisés pour porter une alternative de progrès dans la ville face à la menace très réelle de l’extrême droite ». Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a adressé ses « immenses félicitations à Vincent Bouget ».

  • Martigues, le maire sortant conserve son siège

    Martigues, le maire sortant conserve son siège

    Le maire sortant Gaby Charroux (DVG) confirme sa place en tête au premier tour (35,71% des voix) et l’emporte avec 44% des voix en sa faveur. Le candidat RN Emmanuel Fouquart arrive derrière avec 35,05% des votes. Jean-Luc Di Maria est en troisième et dernière position avec 20,81% des suffrages.

    Pour le second tour de ces élections municipales la participation est de 57,75%.

  • Le Rove élit son maire Paul Sabatino

    Le Rove élit son maire Paul Sabatino

    Les 29 conseillers municipaux du Rove ont élu samedi à une écrasante majorité leur maire, Paul Sabatino, vainqueur dès le premier tour avec près de 80% des voix. C’est un premier mandat complet qui s’ouvre pour l’élu communiste qui a endossé l’an dernier les fonctions suite au départ de Georges Rosso, 95 ans, le légendaire maire de la commune depuis 1971.

    C’est très symboliquement qu’est revenu d’ailleurs à Viviane Rosso, doyenne du conseil municipal de proclamer Paul Sabatino maire. Sous les applaudissements de la population rassemblée dans la salle des fêtes, l’épouse de Georges Rosso lui a remis l’écharpe tricolore avec ses mots : « J’ai dit à Jo qu’on a été élu avec un score digne d’un Maréchal comme aurait dit Jean-Claude Gaudin. Jo, j’installe dans ses fonctions de maire Paul que tu as choisi ! »

    « Solidarité, respect

    et vivre-ensemble »

    Une fois effectuée la désignation de ses huit adjoints et après avoir satisfait aux désignations et lectures réglementaires, le maire s’est adressé aux Rovenains et Rovenaines, rappelant « l’unité et la proximité qui est l’âme du Rove et le cœur battant de notre village ». « Avec ce résultat clair, sans appel, nous avons l’exigence d’être à la hauteur de votre confiance, d’être digne de votre engagement, d’être fidèle aux valeurs que vous avez choisies de soutenir » a dit Paul Sabatino, entouré d’une « équipe rassemblée, expérimentée, renouvelée, engagée et profondément attachée à l’avenir du village ». Ce vote est pour lui « un message fort de rassemblement et d’unité, de responsabilité citoyenne, un message qui dit clairement que Le Rove reste fidèle à son identité à son histoire et à ses valeurs de solidarité, de respect et de vivre-ensemble ».

    Regrettant la politisation de ce scrutin local par l’opposition RN qui a introduit dans la campagne « des préoccupations relevant de stratégies nationales éloignées du quotidien de nos habitants », Paul Sabatino a souligné combien « cette démarche ne correspond pas à l’idée que nous nous faisons de l’action municipale tournée avant tout vers l’intérêt général et le service des habitants, loin des instrumentalisations politiques. Non, notre village n’a pas besoin d’être réveillé. Notre village est bien éveillé par celles et ceux qui le font vivre ».

    Paul Sabatino a rendu un hommage appuyé à l’ancien maire dont il était l’adjoint depuis 1983, « Georges Rosso qui a tant œuvré pour ce village. Merci mon camarade Jo ! Nous continuerons à avancer dans le sillon qu’il a tracé avec humilité, détermination, fidélité car le sens de notre engagement tient en un mot : continuons ! Continuons dans l’intérêt de la commune et de ses habitants ! »

    Le maire a dit sa reconnaissance au personnel communal, « les visibles et les invisibles de la commune, celles et ceux qui chaque jour font vivre le service public auquel nous sommes tant attachés dans nos écoles, nos services techniques, à la police municipale, dans la culture, dans le sport, dans l’administration. Vous êtes au cœur du fonctionnement de notre commune ».

    David Coquille
  • Victoire historique de la gauche à Nîmes avec Vincent Bouget

    Victoire historique de la gauche à Nîmes avec Vincent Bouget

    Vincent Bouget, tête de liste de Nîmes en commun, l’emporterait avec 41,5 % des voix, selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat. Le Rassemblement national et son candidat Julien Sanchez suivrait avec 37,3 % des voix. La liste de fusion de la droite de Franck Proust et Julien Plantier n’obtiendrait que 21,2 % des voix. C’est une victoire historique pour les progressistes qui renversent une mairie détenue par la droite LR depuis 25 ans.