Category: politique

  • Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Il l’avait annoncé par voie de presse, c’est désormais au public que Jean-Marc La Piana (DVG), à la tête d’une liste de gauche, a officiellement présenté sa candidature aux élections municipales de 2026. L’élu a choisi la mairie de annexe de Biver, qui se sent souvent oubliée « lorsque l’on parle de Gardanne », rapporte le candidat, pour réitérer l’annonce et en répétant : il n’est « pas un homme seul, il y a des gens autour de moi » et un « homme de gauche » sans être affilié à un parti politique.

    Dans la salle, pleine, citoyens, représentants d’associations et forces de gauche ont répondu présent. « Ce soir, la situation est grave. Vous vous en doutez tous, c’est à partir de la que nous allons travailler, lance Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens. Au-delà des divergences du passé, le temps est à l’action. C’est pour cela qu’on est là ce soir. Voyez, cette action ne pourra pas se faire sans vous. Les partis politiques de gauche, les associations comme le Collectif Citoyen [groupe d’opposition mené par Claude Jorda, PCF], comme Reconstruire ensemble [groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana, DVG], on initie un travail ensemble que l’on souhaite aujourd’hui ouvrir aux citoyens pour qu’ils y participent. Je ne viens pas encore vous demander de voter pour nous, la liste n’est pas encore faite », poursuit le candidat.

    Impliquer le citoyen

    « La demande aujourd’hui est de nous aider à construire un avenir pour Gardanne et Biver (…) le programme, sera fait avec tous ceux qui le souhaitent. » Si la liste de l’équipe La Piana doit encore se préciser, que le programme reste encore à définir, quelques « priorités » ont été égrenées, fil rouge des groupes de travail copilotés par les soutiens de la liste, mis en place et réunis chaque mardi soir, au Cercle de l’Avenir. Sécurité, éducation, tant sur l’enveloppe que sur le contenu, les services publics, l’emploi, la santé ou le développement durable… Le tout motivé par ces « valeurs » : l’intégrité, l’humanisme, la confiance « que nous avons perdue » et la transparence. « Ce sera une équipe municipale qui ne va pas simplement se contenter d’avoir trois ou quatre personnes qui vont décider », glisse Jean-Marc La Piana. « Je vous demande de rejoindre les équipes travail, a finalement conclu le candidat. C’est un appel fort, il n’y a pas de temps à perdre. On a déjà perdu six ans. Notre diversité fera notre force. » « Aujourd’hui, la demande d’intervention des citoyens qui s’engagent est extrêmement forte, les gens veulent intervenir pour proposer, donner des idées, et avoir des moyens d’agir, que nous, politiques, devons leur donner », ajoutera au nom du groupe Anne Mesliand (PCF). Autant de sujets sur lesquels rebondira le public présent, largement préoccupé par des questions de sécurité, de logement, incarnées par le Collectif Veline 1, qui a pu prendre la parole, parmi d’autres.

  • [Rue de la République] Laurent Belsola : « Pour un commissariat réunissant police municipale et nationale à Port-de-Bouc »

    [Rue de la République] Laurent Belsola : « Pour un commissariat réunissant police municipale et nationale à Port-de-Bouc »

    Les Municipales

    Didier Gesualdi : Pour le moment vous n’êtes pas officiellement candidat à votre succession mais vos soutiens organisent, jeudi, une réunion publique. Repartirez-vous au combat ?
    Je vous invite à venir le jeudi 13 novembre à 18h à la salle de l’hôtel des Aiguades. Je serai présent, avec le comité de soutien. C’est avec toutes les personnes qui seront là, que l’on fera les annonces nécessaires.

    Didier Gesualdi : Les conditions sont donc réunies pour une candidature.
    Les conditions sont là mais le comité de soutien voulait réunir la population, voulait un rassemblement populaire pour une candidature populaire donc on répond à cet appel.

    Didier Gesualdi : C’est aussi une façon de faire à la Port-de-Boucaine, vous aimez les démarches horizontales, consulter la population…
    Oui, on parle avec les élus, avec la population, avec notre parti auquel on remet notre mandat et avec les citoyens. On fait en sorte que la candidature, à chaque fois, émane de la population.

    Léo Purguette : Face à vous, des rapprochements entre droite classique et extrême droite se dessinent. C’est une première ?
    Je pense que oui mais on voit, depuis 2020, au sein du conseil municipal des personnalités qui étaient sur deux listes différentes se rapprocher. Elles se sont ensuite affichées avec un député RN, M. Allisio et pour un autre avec M. Ciotti. On a bien vu que leurs interventions et positions au sein du conseil municipal reprenaient les positions de l’extrême droite. Même s’ils disent qu’ils ne le sont pas tout à fait.

    Léo Purguette : C’est assez éloigné de l’identité de Port-de-Bouc. Ça vous surprend ?
    C’est très éloigné de l’identité de notre ville, de tout ce qui a forgé Port-de-Bouc depuis plus de 100 ans.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce que vous dites à ceux qui sont tentés par le vote d’extrême droite ? Ce sont des gens en colère, non ?
    Tout à fait. La colère qui débouche sur l’extrême droite donne des guerres. La colère qui débouche sur la gauche donne souvent des réalisations. Je leur dis : « regardez le passé, d’où vous venez ». Nous sommes une ville cosmopolite, tout le monde est venu à Port-de-Bouc pour travailler. De Grèce, d’Espagne, d’Italie, de Turquie, d’un peu partout. Le RN, c’est un peu de la magie, ils prétendent défendre le peuple mais quand ils votent au Parlement, c’est bien différent. L’impôt sur la fortune, ils ne l’ont pas voté. Ils sont sur une politique des grands patrons, pas une politique populaire. Beaucoup disent qu’il faut les essayer mais on les a essayés de 1940 à 1944. Plus récemment, on les a essayés à Vitrolles et Marignane, on sait ce que ça donne. On connaît le résultat. Derrière la belle façade, il y a la haine, la discrimination, tous les germes pour que la société civile se dispute et qu’on aille vers de gros problèmes.

    L’attractivité de la ville

    Didier Gesualdi : Que répondez-vous à ceux qui estiment que Port-de-Bouc est sur le déclin, que c’est une carte postale mais sans touriste…
    Port-de-Bouc, c’est du tourisme social. Nous ne sommes pas une ville balnéaire mais industrielle. Nous avons toujours développé d’une part le tourisme social et d’autre part la convivialité avec les sardinades. Je rappelle que les sardinades, sur deux mois, c’est un peu plus de 100 000 personnes qui viennent sur notre ville. Nous animons le port, les quartiers, tout cela est gratuit. Nous avons aussi un projet pour les plages, nous avons fait une promenade tout le long du bord de mer. Les pistes cyclables vont être agrandies….

    Didier Gesualdi : On n’est pas sur le déclin à Port-de-Bouc ?
    Je ne le crois pas. On anime la ville toute l’année. Je voudrais notamment parler du festival d’art de rue que l’on fait au mois de mai et qui attire un monde fou. On est un des 5 festivals les plus importants de France. On rénove aussi la ville, on a l’Agence nationale pour la rénovation urbaine qui finance la démolition de la barre de la Lèque, aux Aigues Douces, à Tassy, Bellevue… Et en même temps, nous avons de nouvelles constructions, de nouveaux bâtiments. C’est une ville en pleine transformation, qui garde son âme, comme une maison léguée par nos grands-parents que l’on rénove, que l’on met au goût du jour.

    Le contournement autoroutier

    Didier Gesualdi : Ça y est, le contournement de Port-de-Bouc va se faire. Enfin !
    C’est une magnifique victoire qui est dédiée à tous les Port-de-Boucains. Je pense aux anciens maires, aux anciens députés depuis M. Rieubon, qui se sont battus pour cela. Notre ville est l’une des dernières à être coupée par une autoroute. On estime que c’est entre 5 et 10 000 personnes entre Martigues et Port-de-Bouc qui vivent à moins de 100 mètres de l’autoroute donc on va pouvoir respirer. On a des écoles, des collèges, des grandes surfaces… si jamais un camion-citerne chavire sur un de ces établissements ce serait une catastrophe. Avoir un contournement autoroutier aux dernières normes, avec le moins de nuisances possibles et beaucoup moins de riverains, c’est une très grande victoire. On va pouvoir recoudre la ville. Enfin, les gens pourront passer d’un côté à l’autre sans avoir le danger d’une autoroute. Nous allons en faire un beau boulevard métropolitain. C’est un grand projet qui va nous occuper le mandat prochain. Il sera refait de Martigues à Port-de-Bouc. Nous y voulons des moyens de transport doux, vélos, à pieds… et une belle avenue où les Port-de-Boucains se retrouveront.

    Les services publics

    Léo Purguette : L’argent public se fait rare. Vous êtes inquiet sur le budget de l’État ?
    Depuis plusieurs années, ce sont les collectivités qui payent l’addition de l’État. Nous sommes en première ligne, nous sommes les paratonnerres de la République. Nous enlever des budgets fera que nous n’arriverons plus à investir pour améliorer le cadre de vie de nos habitants. Ils ont besoin de services publics. Ici, la police s’est rétractée il y a une dizaine d’années, la CAF, il n’y a presque plus de permanences, la Sécu est partie, le Trésor public est parti, la SNCF maintient un guichet, ça devient catastrophique. L’État en France, c’est la présence de services publics. Sans eux, il n’y a plus d’égalité républicaine. Comment dire à une personne âgée qui n’utilise pas le numérique, de payer quelqu’un 50 euros pour être aidé ? C’est inadmissible ! Il y a des milliards disponibles : le rapport du sénateur communiste Gay parle de 211 milliards d’euros donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Et les grandes fortunes doivent contribuer. Être citoyen c’est participer à l’impôt en fonction de ses moyens.

    La sécurité

    Léo Purguette : Vous n’êtes pas de la gauche qui laisse les questions de sécurité au RN. Vous n’avez de cesse de demander des renforts de police à l’État. Où en êtes-vous ?
    C’est une question dont on s’est emparé parce que la sécurité, c’est un tout. On ne peut pas faire de la sécurité comme le préconise le RN, le tout sécuritaire ne marche nulle part, dans aucun pays. Nous, ce que nous voulons, c’est rétablir la sécurité avec une prévention et avec des acteurs de terrain. On a demandé dès le début des forces de l’ordre ici pour lutter contre les narcotrafiquants. Ce n’est pas un problème port-de-boucain, c’est un problème national. Les narcotrafiquants, là où ils arrivent, ils cassent tout alors qu’on fait de la rénovation urbaine, des efforts dans nos villes. On a demandé un commissariat à la préfète de police et à l’ancien ministre de l’Intérieur que je suis allé voir. Ils ont mis le paquet sur les quartiers populaires qui ont droit à la sécurité, eux aussi, pour enrayer ce phénomène. Nous avons eu la CRS 81, les compagnies qui sont toujours là. Dans le même temps, les populations voient la police, la gendarmerie, les pompiers venir à Port-de-Bouc pour faire de la prévention, du sport avec la jeunesse, pour expliquer les métiers de la sécurité… C’est un tout la sécurité, avec la prévention, avec nos centres sociaux, nos associations sportives… Nous ne sommes pas anarchistes, nous sommes communistes. Nous nous mobilisons pour que tout le monde puisse vivre ensemble, tranquillement.

    Léo Purguette : Comment articulez-vous l’action de la police municipale à l’ensemble de ces actions ?
    La police municipale joue son rôle, c’est un complément de la police nationale sur notre territoire. On a mis quand même 80 caméras en tout. Je viens de faire une demande au nouveau ministre de l’Intérieur, M. Nuñez, parce que nous voulons un commissariat mixte dans la commune. C’est-à-dire que dans le commissariat actuel rue Charles-Nédelec qui est vide, nous voulons y mettre la police municipale que nous renforçons et en même temps nous voulons mettre à disposition de la police nationale, une partie de ces locaux pour une présence permanente.

    Léo Purguette : Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF qui partage cette approche sera en meeting dimanche 23 à Marseille, vous y serez ?
    Oui bien sûr ! On y sera, on défend ses idées et on partage ses convictions.

    La thalassothermie

    Léo Purguette : L’arrivée d’une boucle d’eau de mer va bouleverser Port-de-Bouc. Quelles conséquences sur la vie quotidienne des habitants ?
    Nous sommes en pleins travaux dans la ville. Les citoyens ont quelques désagréments mais c’est normal, nous sommes obligés d’en passer par là. C’est un projet retenu en 2015 qui permet de récupérer les calories contenues dans l’eau de mer pour chauffer des logements collectifs et des bâtiments de la mairie. Quand je dis logements collectifs, c’est 30% de logements sociaux et 35-40% de logements privés collectifs, donc des immeubles. Il y a aussi des bâtiments communaux. Le but c’est d’avoir une énergie durable, décarbonée, renouvelable, qui nous permette de rentrer dans le XXIe siècle. Mais aussi de limiter le coût de l’énergie. On voit qu’avec un conflit en Ukraine, au Proche-Orient ou ailleurs, le coût du pétrole, du gaz, de l’électricité peut exploser. Tout cela se répercute sur le budget des ménages. Avec la thalassothermie le but, c’est d’avoir une facture qui ne bouge pas, qui est lissée sur 20 ans.

    Maire de l’année

    Léo Purguette : Vous avez été élu maire de l’année par le Trombinoscope et un jury de journalistes. Quelle est votre réaction et à votre avis pour quelles raisons ?
    J’étais très fier pour la ville de Port-de-Bouc. Ce prix est dédié aux habitants de cette ville ouvrière, c’est elle qui est récompensée. C’est aussi pour l’équipe municipale, pour les projets. On est très fier parce qu’il faut savoir qu’on a eu des émeutes urbaines, on a été menacé de mort aussi. Avec l’équipe municipale, on a fait face. Avec la population, on a dit qu’on avait besoin de police, de présence humaine. Je pense que le jury a tenu compte de cette démarche et aussi des grands projets urbains menés à Port-de-Bouc. Je pense qu’il faut s’engager, être à la pointe du combat.

    La question des lecteurs

    Anne-Marie : Vous pensez quoi du député RN ?
    Déjà je regrette l’ancien député, Pierre Dharréville, qui avait fait un travail remarquable. Le nouveau député, chacun sait que nos familles politiques sont très opposées. Je ne le vois pas beaucoup à Port-de-Bouc. Je ne demande pas non plus à le voir. Je pense qu’il est plus dans les problématiques nationales que locales. Il nous a fait un tract pour dire que le contournement autoroutier, c’était grâce à lui et qu’il avait repoussé un texte de gauche. Ce texte était LFI et portait sur les nouveaux projets autoroutiers, rien à voir avec notre situation ici. À qui peut-il faire croire que le contournement autoroutier lui serait dû ? Ce n’est pas la fée Clochette. C’est une bataille de 50 ans, menée par les élus de ce territoire et la population. D’ailleurs même moi je ne dis pas « le contournement autoroutier, c’est grâce à Laurent Belsola ». Ça n’aurait pas de sens. C’est un combat auquel j’ai pris ma part comme tous les maires de Martigues et Port-de-Bouc et les députés communistes qui se sont succédé. La déclaration d’utilité publique a été prise sous Patricia Pedinielli en 2017, grâce à toutes les études faites depuis une quinzaine d’années.

  • Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Une amende 30 000 euros avait été requise par le procureur lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Toulon, le 17 octobre dernier, ainsi qu’un an d’inéligibilité, mais sans exécution provisoire. Dans son délibéré rendu le vendredi 7 novembre, le tribunal correctionnel a condamné Jean-Louis Masson, président du conseil départemental du Var et patron de la fédération LR 83, à 15 000 euros et n’a pas prononcé de peine inéligibilité.

    Entre juillet 2020 et octobre 2022, alors qu’il était maire de La Garde, Jean-Louis Masson a participé au scrutin sur dix délibérations concernant les deux sociétés qu’il présidait et pour lesquelles il touchait une rémunération : l’attribution de subventions publiques, de garanties d’emprunts et d’avance de trésorerie, pour des sommes allant jusqu’à deux millions d’euros, et jusqu’à sa propre nomination et rémunération au conseil d’administration.

    Le septuagénaire, qui avait été élu à la tête du conseil départemental du Var en octobre 2022, suite à la condamnation de son prédécesseur, Marc Giraud (LR), pour détournement de fonds publics, avait défendu sa bonne foi devant le tribunal, assurant n’avoir « jamais eu le sentiment de voter pour un intérêt autre que l’intérêt public ». Son avocat a indiqué qu’il n’a pas encore décidé s’il faisait appel de cette décision.

    Représentant sept parties civiles, des élus d’opposition, Me Thomas Callen avait fustigé à l’audience un « mélange des genres qui a duré pendant des années ». Devant le jugement, il s’est félicité de l’existence d’une condamnation. Cette condamnation s’ajoute à celles des maires de droite des deux plus importantes villes varoises, Toulon, Hubert Falco (ex-LR), et La Seyne-sur-Mer, Nathalie Bicais (LR). Tous deux été démis de leurs fonctions, ces dernières années, pour des questions de probité.

  • Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Ils inaugurent ce samedi à 11h leur permanence au 39 avenue Jean-Jaurès, à Fos-sur-Mer. Une adresse bien trouvée pour les forces de gauches de Fos-sur-Mer rassemblées autour de Rémi Esnault, connu pour être le directeur de cabinet du maire René Raimondi (ex-PS) depuis plusieurs années.

    « Ce local sera un espace de rencontres, d’échanges, d’écoute et de proximité, pour tous ceux qui croient qu’aimer sa ville, c’est aussi s’y engager concrètement, chaque jour », promet le candidat, qui y voit un lieu « à l’image de notre démarche : humaine, simple et collective ».

    Le prétendant à la succession de l’édile fosséen peut compter sur le soutien du PCF, représenté par son chef de file et actuel adjoint Nicolas Féraud, ainsi que sur celui de Place Publique par la voix d’Anne-Caroline Walter-Cipreo, également 2e adjointe.

    Le Parti socialiste et son responsable local Jean-Michel Leroy, rejoint par Jean-Louis Sanial de Génération écologie, ont de leur côté décidé d’une candidature autonome sur fond de désaccord à propos du projet Hyvence et de la création d’un parc naturel des étangs de la Ville.

    L’extrême droite

    en embuscade

    La coalition de Rémi Esnault se confronte actuellement, à quatre mois des élections, à trois candidatures annoncées. Celle de Jean-Michel Leroy, mais aussi du macroniste Jean Fayolle, conseiller municipal depuis 2008. Enfin, l’ex-LR Philippe Maurizot est soutenu par le chef départemental du RN Franck Allisio via son label « La Provence qu’on aime ».

  • Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le collectif « Vaï », indique sa décision de « de s’unir avec la France Insoumise au premier tour des élections municipales de mars 2026 à Marseille pour porter un projet de transformation sociale, démocratique et environnementale, aux côtés de collectifs citoyens et de forces sociales locales. »

    « Les promesses que le changement de majorité avait fait germer lors de l’élection municipale en 2020 n’ont pas été tenues : l’immense espoir suscité par la victoire de Michèle Rubirola, première femme maire de Marseille, en mars 2020 reste à concrétiser » poursuit le collectif, pourtant animé par Sébastien Barles qui avait présenté en 2020 une liste écologiste, au premier tour, concurrente de celle du Printemps marseillais alors emmenée par Michèle Rubirola.

    Le collectif « Vaï » promet de tourner de le dos à la « monarchie municipale » et de porter un « projet de rupture ».

    « Face à l’extrême-droite, nous ne croyons pas à la posture des figures providentielles si courantes dans une Vème République à bout de souffle », ajoute le communiqué qui renvoie au second tour la perspective d’une union des gauches.

    Sébastien Barles acte ainsi sa rupture avec le parti écologiste dont il est suspendu et qui a voté récemment son adhésion à un rassemblement dès le premier tour avec les autres forces du Printemps marseillais. LFI n’a pas encore officialisé de liste. Le député Sébastien Delogu est néanmoins pressenti pour la conduire.

  • Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    En 2020, Morières était la seconde ville du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite, profitant notamment d’une gauche divisée. Élu avec 55,4% des voix, Grégoire Souque (RN) brigue un second mandat les 15 et 22 mars prochain, et rêve déjà de se faire réélire avec 60 à 65% des voix. Mais la gauche, qui avance cette fois unie, espère reconquérir l’hôtel de ville. En juin, une association « Engagés et solidaires pour Morières » visant à rassembler idées et citoyens, a été créée. Annick Dubois (PS), déjà cheffe de file de l’opposition et conseillère départementale, devrait de nouveau conduire la liste aux côtés notamment du PCF, qui a désigné Emmanuelle Blanc en cheffe de file.

    « Tourner la page pour une gestion plus transparente »

    En attendant, la section PS de Morières, dans un communiqué, s’attelle à déconstruire le bilan de Grégoire Souque. Dans sa lettre de candidature parue il y a 3 jours, le maire de 78 ans vante sa bonne gestion des finances, la construction d’un groupe scolaire et promet « requalification des voiries et végétalisation ». Sans afficher son logo RN, le premier magistrat espère même être classé divers droite… Un « trompe-l’œil » pour le PS, car « sa liste regroupe en réalité des colistiers RN, Reconquête, UDR et RPR, tous ancrés à l’extrême droite, c’est une diversité de façade pour masquer une ligne politique radicale ».

    Globalement, le PS parle d’un bilan « négatif : sécurité plus affichée que réelle, dialogue social affaibli, projets essentiels retardés, inégalités creusées ». Sur la sécurité, la majorité sortante affiche « des chiffres gonflés et des promesses en l’air » avec seulement « deux agents de police municipale » supplémentaires. Quant aux finances, « elles sont en difficulté, le bilan du maire est marqué par une gestion improvisée, une fiscalité opaque ». Enfin, sur la prétendue « proximité, Grégoire Souque n’a organisé aucune réunion publique ni consultation citoyenne en cinq ans », cingle le PS, appelant « les électeurs à tourner la page en 2026 pour une gestion plus transparente, inclusive et ambitieuse ».

  • Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Pile un mois après avoir officialisé sa candidature à la mairie d’Avignon pour les municipales (15 et 22 mars), Olivier Galzi tenait, ce jeudi soir au théâtre de l’Oulle, sa première réunion publique. L’ex-présentateur du JT de France 2 est resté fidèle à ce qu’il martèle depuis plusieurs semaines : rendre « l’attractivité » à Avignon par du « bon sens ». Avec le sens de la formule, il verse dans le déclinisme d’une ville « au cœur du triangle d’or de la Provence mais en passe d’être au cœur du triangle des Bermudes », même « s’il ne faut pas tout balayer [du bilan de Cécile Helle] », concède-t-il.

    Se revendiquant « sans étiquette », Olivier Galzi tire tout de même le manche à droite. Dans la salle, des soutiens passés de l’ancienne maire UMP Marie-Josée Roig viennent corroborer le soutien apporté il y a une semaine par l’UDI, en attendant ceux des autres partis du bloc macroniste. « On ne peut pas refuser les gens d’un parti qui pensent qu’on a le meilleur projet », apprécie-t-il tout de même. Interrogé à l’issue de la réunion, il ne ferme la porte à aucun parti « de l’arc républicain ».

    Rassembler au « centre, pas par l’union des droites »

    L’ancien journaliste de 54 ans ne devrait pas avoir l’appui des Républicains, dont le vice-président Julien Aubert est pressenti pour se lancer dans les municipales. Ce dernier louvoie depuis une semaine via une série de publications alambiquées sur ses réseaux sociaux avant de dévoiler sa décision. « Je ne suis brouillé avec personne mais pour rassembler, cela passe par le centre et pas par l’union des droites, pique Olivier Galzi. Si d’autres candidatures veulent venir diviser les forces raisonnables, elles prendront leurs responsabilités. »

    Dans son propos sur scène, le candidat a donc repris son triptyque prioritaire sécurité-propreté-circulation, qui serait le socle de la « pyramide » d’attractivité. Pas encore de mesures phares de campagne, le temps étant encore « à l’écoute d’ici à Noël » avant de présenter un programme en début d’année. Tout juste a-t-il glissé deux volontés de nature différente : créer un boulodrome place Pie mais surtout « être candidat à la présidence du Grand Avignon ». Un cumul essentiel à ses yeux pour « rétablir l’ordre » et « manager » les agents.

    S’il n’est plus journaliste depuis cinq ans, il en garde encore le costume quand il aime à confier toutes « les sources » qui lui remonteraient les dysfonctionnements en mairie ou quand il « écoute ». Ce jeudi, une dizaine de personnes a ainsi pris le micro dans la salle pour parler de problèmes de rue personnels, l’interroger sur la culture ou le financement de son programme. « On est sur un toboggan, dernière station avant la falaise », prévient Olivier Galzi, qui sent que « le vent se lève » derrière lui. À voir où le Mistral le précipitera.

  • Mobilisés contre Bardella et Zemmour dans le Var

    Mobilisés contre Bardella et Zemmour dans le Var

    Le Var attise les appétits de l’extrême droite dans toute sa diversité. Jeudi soir, c’était Jordan Bardella, député européen et président du Rassemblement national qui était à Toulon pour dédicacer son livre, séance qui a attiré une foule très nombreuse malgré la pluie dans cette ville que l’extrême droite voudrait reprendre… mais aussi des militants anti-RN venus dire leur refus de l’extrême droite dans une ville qui a déjà connu le FN. Ce sera ensuite Éric Zemmour leader du parti d’extrême droite Reconquête qui vient en terre varoise vendredi à La Seyne puis samedi à Cogolin – où le maire ex- zemmouriste Marc-Etienne Lansade a été déclaré inéligible et remplacé par Christiane Lardat, ancienne première adjointe – afin de dédicacer son livre également publié par les éditions Fayard.

    « Jordan Bardella fait la promo de son deuxième livre et prétend connaître leurs attentes, y compris celles des Français qui ont des difficultés de pouvoir d’achat », remarque la Coordination contre l’extrême droite dans le Var (Codex83) dans un communiqué. « Mais les députés du RN ont voté contre la hausse du Smic (2024), précise-t-il, contre aussi l’indexation des salaires sur l’inflation (2023), contre un salaire minimum européen (2022) tout en proposant que les salariés en CDD soient privés d’assurance chômage en cas de refus d’un CDI ! »

    La coordination se fait également fort de détailler les votes du RN sur le projet de budget 2026 : « Contre la taxe Zucman afin de préserver les plus grandes fortunes ; contre une taxe sur les jets privés jouets polluants des ultras riches ; contre le relèvement de la flat tax sur les placements financiers, mais pour l’abattement d’1 million sur les résidences principales… » Quant à l’ancien candidat à la présidentielle de 2022 qui n’a de cesse de cultiver sa différence avec le RN qu’il accuse d’être « socialiste en économie » et avec lequel il ne se reconnaît « que » être « proches pour arrêter l’immigration », la Codex rappelle que « Zemmour a été condamné définitivement pour provocation à la haine raciale et injures racistes tenues en 2019 ».

  • Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Rien ne nous sera décidément épargné dans le triste spectacle offert par la droite, à peine entrée en campagne. Dernier coup de théâtre en fin de semaine dernière, avec la diffusion d’une tribune listant les élus de la majorité ayant rallié Michel Bonnus, candidat Les Républicains (LR). Une initiative aussi inutile que malveillante, puisque leur position était déjà connue depuis cette fameuse réunion du 12 septembre, organisée par Hubert Falco, ancien parrain déchu de la droite varoise et toulonnaise. À noter, selon nos sources, que l’un des élus cités aurait déjà depuis revu son engagement, préférant ne pas participer à cette stratégie jugée « inélégante ».

    Quel besoin, en effet, de tenter de dynamiter la cohésion de l’équipe municipale, si ce n’est pour attaquer la maire sortante sans étiquette, Josée Massi ? Cette dernière, avec beaucoup de sang froid, continue de se tenir au-dessus de la mêlée. L’urgence étant, pour la première femme de l’Histoire à la tête de Toulon, de continuer à gérer la ville dans un contexte économique et politique des plus inquiétants.

    Les électeurs apprécieront

    Un silence et une assurance qui semblent faire perdre ses nerfs à une droite LR un peu trop condescendante à son égard, au début. Un excès d’orgueil qu’elle pourrait payer très cher face à une adversaire potentielle beaucoup plus menaçante que prévue. Il faut dire que la candidate putative possède des atouts pour séduire un électorat centriste effrayé par le glissement vers l’extrême droite opéré par le parti de Bruno Retailleau.

    En premier lieu son parcours sans tâche. Comme professeur de mathématiques, pour commencer. Puis comme directrice du Centre départemental pour l’insertion sociale (Cedis), une structure associative où elle s’est investie dans la création de micro-crèches dans les quartiers populaires. Une fibre sociale que Josée Massi n’a jamais reniée depuis son arrivée à la tête de la ville. Ce positionnement pourrait s’avérer utile entre les deux tours.

    On comprend mieux l’acharnement déployé à l’encontre de celle qu’on imagine mal ne pas postuler pour un nouveau mandat. Malgré les pressions, notre analyse demeure la même : elle ira jusqu’au bout. Après avoir consolidé sa légitimité de maire en succédant à Hubert Falco (condamné et démis), elle doit à présent jouer la carte de la tranquille continuité, tout en intégrant, dans son programme, une bonne dose d’ambition pour sa ville dans des secteurs où celle-ci affiche des résultats encore mitigés, notamment en matière de transport public.

    à gauche, en revanche, on ne gaspille pas son énergie dans des luttes fratricides et on garde les portes grandes ouvertes. La liste Toulon en Commun, menée par Magali Brunel (PS), joue à fond la carte de l’unité et continue de mener inlassablement, sur le terrain, la bataille des idées sur tous les sujets qui préoccupent les Toulonnais : transports, logement, sécurité… Une nouvelle conférence débat est d’ailleurs proposée le 12 novembre à 18h, à la salle Méditerranée, sur la tranquillité publique, en présence du secrétaire général du syndicat CGT police, Anthony Caillé.

    Sur la situation politique, le conseiller municipal de Toulon en Commun, André de Ubeda (PCF), tient à clarifier les choses et coupe court à la rumeur : « Critiquer publiquement l’attitude méprisante d’un ancien maire condamné et d’un candidat, envers madame Massi, ne constitue pas un accord avec quiconque. Il s’agit juste d’un rappel à l’éthique et à la droiture en politique. »

    Qu’on se le dise.

  • Hélène Spinelli officialise sa candidature à Roquevaire

    Hélène Spinelli officialise sa candidature à Roquevaire

    « Ce n’était pas un secret », reconnaît volontiers avec un rire Hélène Spinelli. L’actuelle première adjointe (DVG) a officialisé ce mercredi soir à l’occasion d’une conférence de presse sa candidature pour les prochaines municipales à Roquevaire. Avec l’ambition de succéder à l’actuel maire Yves Mesnard (DVG), qui lui passe le relais.

    « Cela fait douze ans que je suis au côté de Yves Mesnard, j’étais un de ses soutiens de la première heure, mais j’avais ma vie de famille, raconte-t-elle. Quand j’ai eu ma mutation, je suis partie en tant qu’adjointe en 2014, avec une très belle délégation à l’aménagement du territoire, et depuis je me suis beaucoup investie. » Lorsque le premier adjoint Frédéric Rays passe la main en 2020, « c’est avec grand plaisir que je l’ai acceptée ». Aujourd’hui, cette professeure d’histoire géographie de 61 ans, qui assume ses « valeurs de gauche, humanistes, de justice sociale et environnementale », se dit prête à prendre la suite, à la tête d’une « liste d’intérêt communal, pour continuer le travail en impulsant un souffle nouveau ». Une liste déjà prête, renouvelée pour un tiers. « Nous sommes fiers de prendre la suite, le bilan de ces dix-huit années, on le fait le notre », insiste la candidate, soulignant que les études menées à chaque projet insistent sur le nombre d’équipements publics dans cette commune de près de 9 000 habitants.

    Priorité à l’éducation

    et à la sécurité

    « Elle a toute ma confiance, elle a toute les capacités pour être maire, insiste Yves Mesnard. Je sais que les électeurs ne se tromperont pas, elle saura récupérer l’héritage que nous avons construit et le faire fructifier. » Lui-même ne sera pas candidat sur la liste : « J’ai estimé avoir fait mon temps, il faut savoir laisser son brassard de capitaine. Je ne serai pas sur la feuille de match, mais je serai dans les tribunes avec la corne de brume », rit-il.

    Les premières propositions sont d’ores et déjà bien prêtes. Avec en premier lieu les enjeux d’éducation, premier budget de la commune. « Le projet phare qui a été arrêté de façon mesquine, c’est l’école du centre-ville, explique Hélène Spinelli. Elle est indispensable, l’école actuelle est vieille, très dangereuse, éclatée en deux. » Le terrain, les permis sont prêts, ne manque plus que l’aval du Conseil d’État face à la contestation du projet en justice, où la commune a déjà remporté les deux premières manches, au prix d’un surcoût sur le chantier. « C’est le seul élément structurant de qualité qui manque dans le centre de la commune », insiste Yves Mesnard.

    Autre priorité dans la campagne, les enjeux de sécurité. « Nous allons avoir un nouveau poste de police municipale », promet la candidate. Un lieu est déjà identifié, à proximité de la mairie, au rez-de-chaussée d’un bâtiment neuf. L’occasion aussi de renforcer les effectifs, avec l’ambition de recruter un directeur pour la police municipale. « Nous avons de gros problèmes avec les incivilités, je souhaite mettre en place une police de l’environnement », insiste Hélène Spinelli, qui entend installer de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

    D’autres chantiers sont prévus, comme la création d’un parc urbain sur le cours Negrel-Féraud, l’installation de nouveaux commerces de proximité, le lancement d’un label « Made in Roquevaire ». Des mesures toutes entièrement finançables. Quant au maire sortant, il officialisera son soutien à sa première adjointe à travers une lettre aux habitants avant la fin du mois.