Category: politique

  • Dans le Gard, un nouvel appui pour les élus agressés

    Dans le Gard, un nouvel appui pour les élus agressés

    C’est une première dans le Gard. Lundi 29 septembre, l’Association des maires du département (AMF 30) et l’Association gardoise d’aide aux victimes d’infractions pénales (Agavip) ont officialisé une convention d’aide aux élus confrontés à des violences, menaces ou insultes. Un partenariat né d’un constat alarmant : entre 2022 et 2024, les agressions d’élus ont augmenté de 10%.« Les violences faites aux élus ne sont pas nouvelles, mais elles se banalisent », observe Michel Desplan, président de l’Agavip. « L’an dernier, 2 500 faits ont été recensés en France, dont les deux tiers concernaient des maires ou des membres de conseils municipaux. » Dans le Gard, le phénomène reste préoccupant. Début septembre, le maire de Sauve, Olivier Gaillard, a porté plainte après avoir été frappé à la tête sur un chantier municipal. D’autres élus rapportent des insultes, des dégradations de véhicules, des courriers de menaces. Autant d’actes qui, sans toujours faire la une, laissent des traces profondes sur les victimes et leur entourage.

    Cette convention vise donc à apporter une réponse concrète, humaine et immédiate. D’un côté, l’Agavip met à disposition son expertise juridique et psychologique. « Le but n’est pas de se substituer aux avocats, mais d’informer les élus sur leurs droits, de les aider à comprendre les procédures et de les soutenir dans leurs démarches », précise Michel Desplan. Une psychothérapeute de l’association interviendra également pour offrir un accompagnement émotionnel gratuit et confidentiel. Les élus concernés, ou leurs proches, pourront se rendre directement au siège nîmois de l’association, rue Raymond-Marc, ou être mis en relation via un numéro unique. Si la victime ne se manifeste pas, l’AMF 30 pourra alerter l’Agavip pour qu’un contact soit établi dans les plus brefs délais. « Il faut que les élus sachent qu’ils ne sont pas seuls », insiste Philippe Ribot, président de l’Association des maires du Gard et maire de Saint-Privat-des-Vieux. « Être insulté, menacé ou frappé alors qu’on donne de son temps pour l’intérêt général, c’est inacceptable.  »

    « Créer un réflexe »

    Ce dispositif s’adresse aussi aux familles, souvent atteintes indirectement par les violences. « Quand un conjoint ou un parent est agressé, c’est tout l’équilibre familial qui vacille », souligne Michel Desplan. En 2024 et 2025, cinq élus gardois ont été accompagnés par l’Agavip. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y a eu que cinq victimes », précise-t-il. « Beaucoup ne se signalent pas, par peur ou par pudeur. » La convention prévoit également une dimension préventive. Une plaquette d’information sera diffusée dans les mairies et un stand commun Agavip-AMF 30 sera présent au prochain Salon des maires gardois, le 4 juin à Nîmes. « L’idée, c’est de créer un réflexe d’appel à l’aide », résume Philippe Ribot.

    Selon le dernier rapport du Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus, publié en mai, les signalements ont légèrement baissé en 2025 après une forte hausse l’an passé. Reste que la tension demeure palpable, en particulier dans les petites communes où les élus sont plus exposés et moins protégés. « Ce qu’ils nous disent le plus souvent, c’est qu’ils ne comprennent pas, confie Michel Desplan. Ils sont là pour rendre service, souvent bénévolement, et découvrent qu’ils deviennent la cible de la haine de quelques-uns. » Une incompréhension que cette convention tente désormais de réparer, en réaffirmant la solidarité républicaine.

  • Vaucluse : Christophe Baudet veut redonner du Peps à gauche

    Vaucluse : Christophe Baudet veut redonner du Peps à gauche

    Depuis plusieurs mois, le collectif Peps (Participatif, écologique populaire et solidaire) s’attelait à préparer le terrain d’une liste de gauche à L’Isle-sur-la-Sorgue, pour les municipales (15 et 22 mars). Ce travail vient de connaître une première concrétisation, ce jeudi matin, avec la présentation de sa tête de liste, Christophe Baudet.

    Ce retraité de 71 ans au dense parcours professionnel (ouvrier, éducateur, cadre), néo-Islois, jamais encarté, mènera « en équipe une liste citoyenne ancrée à gauche », indique-t-il. Pour l’heure, pas encore de soutiens officiels de partis, mais ceux de LFI, PCF, EELV ou Génération.s devraient suivre. « On souhaite apporter une nouvelle respiration à la ville autour de trois axes majeurs : plus de démocratie, mettre l’écologie au cœur des projets et avoir un logement digne pour tous », synthétise la tête de liste. Le programme se bâtira dès les prochaines semaines.

    « Il ressort de tous les échanges qu’il y a un manque de lien entre la population et l’équipe municipale [du maire LR, Pierre Gonzalvez], estime Christophe Baudet. Nous susciterons l’avis des habitants lorsque des choix importants seront à prendre. » Sur le volet écologique, la priorité sera mise dans la « lutte contre les logements passoires » et le développement des « mobilités douces et végétalisations ». Enfin, sur le logement, dans une commune très touristique prisée de la location saisonnière, « il faudra renverser la donne, car les loyers sont prohibitifs et les gens n’arrivent plus à se loger ».

    Christophe Baudet veut aussi incarner « une liste en résistance contre l’extrême droite ». Le RN a apporté son soutien, comme en 2020, à Christian Montagard, élu sortant pourtant passé un temps chez Reconquête. Pierre Gonzalvez devrait se représenter pour un 4e mandat.

  • Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    L’occasion pour le communiste de mobiliser autour des propositions de son parti pour sortir de la crise politique et empêcher la validation d’un budget d’austérité en lien avec le mouvement social. Le PCF avance notamment un « pacte pour la France » avec un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur 5 ans.

  • Le Mucem défend ses liens avec Digital Realty

    Le Mucem défend ses liens avec Digital Realty

    Mis en cause depuis plusieurs mois pour son partenariat avec Digital Realty, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée a finalement réagi sur son site. « L’absence de rigueur dans les accusations portées jette injustement le discrédit sur l’exigence éthique de notre programmation », se défend le Mucem. Dans une pétition lancée le 30 septembre, 16 artistes et chercheurs mettent en exergue les liens du géant des centres de données avec la société israélienne Mivne ainsi que son impact environnemental. Et appellent donc à rompre les liens avec « une entreprise toxique et complice de la colonisation des territoires palestiniens ».

    « En tant qu’administration de l’État, nous n’avons aucune raison de casser ce partenariat, explique le responsable du mécénat au Mucem, Ariel Kenig. Rien ne contrevient ni au droit, ni aux conventions qui nous lient à ce mécène. » Et de déplorer « cette situation qui ne rend pas justice ni à notre programmation, ni à notre mission ». Face à la mobilisation, raconte-t-il, le Mucem a tenu à rester ouvert au débat, et un échange a été organisé début septembre avec les collectifs mobilisés. L’occasion de rappeler que le projet de data center de Digital Realty à Tel Aviv n’est qu’au stade du permis, avec une participation de 25% dans une coentreprise, sans transfert d’argent donc vers Mivne. S’il avait été situé dans les territoires occupés, « nous aurions cassé le partenariat dans la seconde », assure Ariel Kenig. Quant à l’impact environnemental, « nous suivons la charte de mécénat du ministère de la Culture », glisse-t-il. Et d’indiquer que si Digital Realty est l’un des trois premiers mécènes du Mucem, les 37 entreprises partenaires ont apporté 1,5 million d’euros en 2024, sur 26 millions d’euros de recettes.

  • La laïcité crucifiée au château de la Buzine à Marseille

    La laïcité crucifiée au château de la Buzine à Marseille

    L’administration municipale n’a découvert que par hasard la programmation du film par la direction du château de la Buzine. Mercredi soir, ce n’est qu’une heure avant l’horaire prévu que la projection de Sacré cœur a été annulée par la Ville de Marseille. Financé par les médias propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, le documentaire consacré aux apparitions du Christ contrevenait au principe de laïcité.

    « Les services de la Ville sont strictement tenus d’appliquer la loi de 1905 : un équipement public ne peut accueillir des projections qui, par leur caractère ou leur contenu, soient de nature confessionnelle », indique par communiqué la municipalité, rappelant que la SNCF et la RATP ont pris des décisions similaires concernant l’affichage.

    Le diocèse de son côté « rappelle que le film reste à l’affiche du Pathé Madeleine chaque jour ». De quoi répondre aux propos du réalisateur Steven James Gunnel, qui appelait les Marseillais « à se révolter » après qu’« Edouard Payan [sic] a interdit la projection du film dans la ville ». Peu importe la loi de 1905, droite et extrême droite à l’unisson ont crié à la censure. « Interdire au nom d’une laïcité dévoyée, c’est renier notre histoire », estime ainsi la candidate de la droite Martine Vassal. « Il faut arrêter de faire passer des films politiques d’extrême droite soutenus par les galaxies Stérin et Bolloré pour des œuvres d’art neutres », réagit le président du PRG dans les Bouches-du-Rhône, Hugo Roche Poggi.

  • La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    En 2015, la France est frappée par une série d’attentats qui plongent le pays en deuil. « Dans les mois qui suivent, on se rend compte que l’antisémitisme émerge de manière spectaculaire dans notre société, tout comme le racisme. Parce que l’antisémitisme, c’est une parole qui se libère, ce sont des agressions. Et parallèlement, on a une montée aussi du racisme, certains considérants que tous les Arabes sont musulmans et que tous les musulmans sont islamistes et fanatiques. Et ils finissent par amalgamer toute la population musulmane », soupire Hussein Bourgi, sénateur PS de l’Hérault et conseiller régional.

    Pour faire reculer ces actes, la Région Occitanie s’est lancée dans une série de consultations destinées à faire émerger un plan d’actions. Pendant un an et demi, les conseillers Hussein Bourgi et Marie Piqué ont mené des auditions auprès d’associatifs, de représentants de la justice, de l’Éducation nationale, etc. Ainsi, en 2020, était présenté un plan de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, courant jusqu’en 2024 et se déclinant autour de trois objectifs : la déconstruction des préjugés en éduquant à l’antiracisme et l’antisémitisme ; la transmission de l’Histoire et de la mémoire – notamment via le mémorial de Rivesaltes ou encore la visite des camps d’Auschwitz, plus de 1 000 lycéens emmenés depuis 2019. Enfin, la collectivité dirigée par la socialiste Carole Delga soutient les initiatives des associations. « Par exemple, la Ligue de l’enseignement réalise depuis plusieurs années un DVD “Discrimétrage” avec des lycéens qui vont écrire un scénario puis le réaliser. La Région va accompagner financièrement le tournage, le montage. Il nous a semblé intéressant de parler de la question de l’intolérance et des discriminations, non pas à travers un propos très académique, une parole qui peut parfois apparaître comme moralisatrice, mais plutôt d’utiliser leurs mots, leur vécu », illustre Hussein Bourgi.

    Accompagner les victimes

    Pour ce faire, la Région a mobilisé pas moins de 11,8 millions d’euros qui ont bénéficié à 3,5 millions de personnes. Fière de son engagement, la collectivité ambitionne de lancer un second acte de ce plan pour la période 2025-2029. Une des premières actions devrait être l’hommage rendu aux Justes parmi les Nations avec le dévoilement de plaques commémoratives – Montagnac étant la première commune héraultaise à le faire, le 11 novembre prochain.

    « Aujourd’hui on réactualise, parce que le racisme, l’antisémitisme, ça bouge. L’antisémitisme et le racisme flambent sur les réseaux sociaux, sur des sites et des forums de certains médias et donc nous voulons vraiment sensibiliser les médias à la nécessité de modérer, tout comme les Gafam », fait valoir le sénateur. Cette seconde phase priorisera donc les réseaux sociaux, mais également un meilleur accompagnement des victimes et la création d’espaces de résistance, de lutte.

    Un combat crucial à l’heure où l’extrême droite dédiabolisée infuse dans toutes les strates de la société pour véhiculer son discours raciste et antisémite. « Les époques changent mais l’idéologie de l’extrême droite, elle, reste la même. »

    « Les époques changent mais l’idéologie reste la même. »

  • [Municipales] L’union de la gauche implose à Bagnols-sur-Cèze

    [Municipales] L’union de la gauche implose à Bagnols-sur-Cèze

    Les discussions ont accouché d’une souris. Tout l’été, les organisations politiques et certains responsables associatifs se sont vus pour tenter d’obtenir une liste commune à gauche. Mais comme aucun compromis n’a été trouvé, chacun avance désormais dans son coin.

    Le premier à avoir dégainé, c’est Michel Cegielski. Dans la majorité depuis 2008 après avoir occupé plusieurs postes à la sécurité, aux sports, aux finances et enfin à la culture, l’ex adjoint a perdu sa délégation en juin dernier après avoir refusé de voter le budget. Le 22 septembre, il a donc annoncé sa démission du conseil municipal et son entrée en campagne pour les prochaines élections, où il assure qu’il sera tête de liste.

    Membre depuis 1995 du Parti radical de gauche qu’il vient de quitter, il n’est pas parvenu à rassembler la gauche, lui qui est jugé trop proche du maire sortant. L’ancien insoumis qui a rejoint le parti de François Ruffin et seul opposant de gauche au sein du conseil municipal, Jérôme Jackel, a aussi officialisé sa candidature le 16 octobre. Il assure avoir les 33 noms prêts pour sa liste mais laisse tout de même la porte ouverte aux forces de gauche. « Nous étions pour l’union. Au départ, je me suis relégué pour éviter la guerre des ego mais les partis de gauche n’ont pas réussi à s’accorder sur la tête de liste donc j’ai décidé de me lancer parce qu’à moins de six mois de l’élection, il fallait y aller », explique Jackel qui, après avoir distribué des cahiers de doléances cet été, veut axer sa campagne sur « la sécurité, la mobilité, le cadre de vie, l’économie et la jeunesse ».

    Que vont faire les socialistes ?

    Mais les socialistes et les communistes jugent le profil de Jackel pas suffisamment rassembleur. Une troisième liste est donc en préparation derrière une figure associative bien connue de la troisième ville du Gard. La section communiste y travaille mais la récente fusion des sections socialistes de Bagnols-sur-Cèze pourrait rebattre les cartes. En effet, si la majorité des militants locaux souhaitent l’union, ils n’ont pas encore choisi leur tête de liste. Si certains veulent s’allier avec les communistes derrière cette figure associative, d’autres penchent pour un soutien à Cegielski.

    Il se murmure aussi que Carole Delga pousserait pour un accord avec le maire sortant, Jean-Yves Chapelet, pas encore officiellement dans la course mais dont la candidature ne fait que peu de doute. Face à la menace très prégnante de l’extrême droite (qui connaît aussi des turbulences en interne), la présidente de la Région serait favorable à une alliance dès le premier tour avec le maire sortant, qui est pourtant fragilisé après le scandale de l’imam Mahjoub Mahjoubi et la prolifération du narcotrafic.

    Si les socialistes ne décident pas à eux seuls du résultat de l’élection, ils ont entre leurs mains la possibilité d’insuffler une réelle dynamique pour un candidat. Un coup de pouce non négligeable car tous espèrent finir en tête du camp républicain au 1er tour pour être en capacité de rassembler au second tour face au RN.

  • La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    En 2015, la France est frappée par une série d’attentats qui plongent le pays en deuil. « Dans les mois qui suivent, on se rend compte que l’antisémitisme émerge de manière spectaculaire dans notre société, tout comme le racisme. Parce que l’antisémitisme, c’est une parole qui se libère, ce sont des agressions. Et parallèlement, on a une montée aussi du racisme, certains considérants que tous les Arabes sont musulmans et que tous les musulmans sont islamistes et fanatiques. Et ils finissent par amalgamer toute la population musulmane », soupire Hussein Bourgi, sénateur PS de l’Hérault et conseiller régional.

    Pour faire reculer ces actes, la Région Occitanie s’est lancée dans une série de consultations destinées à faire émerger un plan d’actions. Pendant un an et demi, les conseillers Hussein Bourgi et Marie Piqué ont mené des auditions auprès d’associatifs, de représentants de la justice, de l’Éducation nationale, etc. Ainsi, en 2020, était présenté un plan de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, courant jusqu’en 2024 et se déclinant autour de trois objectifs : la déconstruction des préjugés en éduquant à l’antiracisme et l’antisémitisme ; la transmission de l’Histoire et de la mémoire – notamment via le mémorial de Rivesaltes ou encore la visite des camps d’Auschwitz, plus de 1 000 lycéens emmenés depuis 2019. Enfin, la collectivité dirigée par la socialiste Carole Delga soutient les initiatives des associations. « Par exemple, la Ligue de l’enseignement réalise depuis plusieurs années un DVD “Discrimétrage” avec des lycéens qui vont écrire un scénario puis le réaliser. La Région va accompagner financièrement le tournage, le montage. Il nous a semblé intéressant de parler de la question de l’intolérance et des discriminations, non pas à travers un propos très académique, une parole qui peut parfois apparaître comme moralisatrice, mais plutôt d’utiliser leurs mots, leur vécu », illustre Hussein Bourgi.

    Accompagner les victimes

    Pour ce faire, la Région a mobilisé pas moins de 11,8 millions d’euros qui ont bénéficié à 3,5 millions de personnes. Fière de son engagement, la collectivité ambitionne de lancer un second acte de ce plan pour la période 2025-2029. Une des premières actions devrait être l’hommage rendu aux Justes parmi les Nations avec le dévoilement de plaques commémoratives – Montagnac étant la première commune héraultaise à le faire, le 11 novembre prochain.

    « Aujourd’hui on réactualise, parce que le racisme, l’antisémitisme, ça bouge. L’antisémitisme et le racisme flambent sur les réseaux sociaux, sur des sites et des forums de certains médias et donc nous voulons vraiment sensibiliser les médias à la nécessité de modérer, tout comme les Gafam », fait valoir le sénateur. Cette seconde phase priorisera donc les réseaux sociaux, mais également un meilleur accompagnement des victimes et la création d’espaces de résistance, de lutte.

    Un combat crucial à l’heure où l’extrême droite dédiabolisée infuse dans toutes les strates de la société pour véhiculer son discours raciste et antisémite. « Les époques changent mais l’idéologie de l’extrême droite, elle, reste la même. »

    « Les époques changent mais l’idéologie reste la même. »

  • Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Puisque le Collectif tramway interpelle les listes qui vont s’affronter aux municipales pour leur demander de défendre une autre trajectoire que celle du BHNS (Bus à haut niveau de service), en optant pour la solution sur rail, la parole est aujourd’hui donnée à une gauche depuis longtemps convaincue par cette option.

    « L’enquête publique n’a pas comparé l’utilité du Bus à haut niveau de service par rapport à celle du tramway. La comparaison était avec l’existant, qui est très insuffisant », a tenu à souligner, pour commencer, le conseiller d’opposition de Toulon en Commun, André De Ubeda (PCF). Et de poursuivre : « Évidemment, le BHNS, c’est mieux que rien, mais c’est “faute d’une alternative” comme le dit l’enquête elle-même. Or, une alternative existe et c’est celle du tramway, une solution infiniment plus adaptée. »

    Pour répondre aux défis

    du XXIe siècle

    « Toutes les métropoles en ont, sauf la métropole de Toulon », rappelle André De Ubeda. Et d’assurer : « Toulon en Commun remettra en question le choix du BHNS. Nous sommes les seuls. Les études sont déjà faites en grande partie, le financement est prêt, l’emprise au sol est moindre. Il n’y aura pas de perte de temps. Nous faisons le choix de la modernité, de l’efficacité. »

    Même son de cloche pour Stéphane Sacco (GRS), le candidat de la gauche à La Seyne-sur-Mer. « Nous sommes pour le tramway et contre le BHNS parce que ce dernier va circuler sur 30% de son tracé noyé dans le flux de circulation, avec tout ce que cela implique en termes de retards et de lenteur », commence le président de l’association La Seyne à Venir.

    Il poursuit en soulignant que le BHNS permet de transporter « seulement » 200 personnes par heure, contre 4 200 pour le tramway. Une capacité sans commune mesure, donc.

    Il pointe, également, une couverture territoriale insuffisante avec le tracé actuel du BHNS, qui prévoit pour l’instant, concernant l’ex-cité des Chantiers, un terminus à Porte Marine.

    Pour la tête de liste de la gauche, il est clair que « le BHNS ne répondra pas aux enjeux des décennies à venir ». Et de conclure, donc : « Seul le tramway est susceptible de relever les défis du XXIe siècle. »

  • Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Continuer la campagne malgré tout. Alors que les militants écologistes restent encore suspendus à une décision des instances après la suspension et la mise en retrait temporaire de leur chef de file désigné, Hassen Hammou, le bloc majoritaire issu de l’assemblée générale du 14 octobre dernier a décidé de lancer, malgré, tout un comité de campagne. Mandataire du chef de file, l’adjoint d’arrondissement dans les 2-3, Thomas Laffare, a ainsi annoncé, dans un courriel adressé aux adhérents et que La Marseillaise a pu consulter, qu’il assurerait « la coordination du travail de préparation de la campagne des municipales des Écologistes à Marseille ».

    « J’ai à cœur de proposer aux personnes qui le souhaitent de trouver leur place dans ce comité de campagne en cours d’élaboration », écrit-il, indiquant avoir déjà échangé avec des responsables nationaux, ainsi qu’avec la tutelle mise en place au mois de mars sur la fédération régionale du parti. Arrivée en troisième position lors de l’assemblée générale, la responsable des Jeunes écologistes, Mirabelle Lamoureux, a déjà accepté d’y participer. Une place de coprésidente du conseil politique de la campagne est aussi proposée à l’adjointe Christine Juste, arrivée en 2e position. « Pour l’instant, rien de cela n’est officiel ou validé », modère-t-elle, attendant une réunion de la tutelle, ce jeudi matin, et des consignes du national pour lancer ce travail d’organisation.

    Quoi qu’il en soit, le bloc majoritaire propose déjà d’organiser de « grandes écoutes » auprès des habitants, avant la mise en place d’un organigramme et d’outils de campagne. Ainsi que la constitution d’une liste de candidats écologistes.