Category: politique

  • En campagne à Vitrolles, pour Fabien Roussel face à la précarité

    En campagne à Vitrolles, pour Fabien Roussel face à la précarité

    Ce matin, nous avons parlé du Front populaire, de conquêtes sociales et d’espoir. Nous en avons besoin aujourd’hui » lance Ariane Lombardi à la rentrée de la section de Vitrolles-Marignane du PCF, à la ferme de Croze samedi. Le matin a vu un débat sur le Front populaire de 1936 à Vitrolles et Marignane.

    Une période à rapprocher d’aujourd’hui. « On entend souvent la même chose : ‘‘je travaille, mais à la fin du mois, c’est de plus en plus difficile’’. Les courses, le logement, les factures… et puis l’essence. Ici, la voiture est souvent indispensable pour aller travailler. Quand le plein augmente, ça se voit tout de suite dans le budget. Nous refusons cette nouvelle forme de précarité », affirme la dirigeante communiste.

    Une « candidature utile »

    « C’est cette réalité que nous devons remettre au cœur du débat politique, c’est précisément pour ça qu’une candidature communiste est indispensable à l’élection présidentielle », affirme Ariane Lombardi. « Augmenter les salaires et les pensions, relever le point d’indice gelé depuis 10 ans, défendre notre sécurité sociale et nos services publics, réindustrialiser le pays, maîtriser notre énergie et faire contribuer le capital et les revenus financiers », liste la responsable, « Cela pose la question de fond de qui décide de comment sont réparties les richesses que nous produisons ».

    C’est dans cette idée que les communistes de Vitrolles et Marignane « n’attendront pas 2027 pour agir. Nous étions déjà avec les Gilets jaunes sur le Vieux-Port et nous serons avec les agents de la fonction publique le 29 septembre » indique Ariane Lombardi. La campagne de Fabien Roussel est lancée.

  • À Arles, le PCF donne priorité aux luttes

    À Arles, le PCF donne priorité aux luttes

    Une question simple s’impose à nous : à quoi voulons-nous être utiles ? Aux travailleurs, aux habitants, aux luttes sociales et syndicales, et à tous ceux qui refusent de se résigner ». La nouvelle secrétaire de la section d’Arles du PCF, Margaux Efthimiadi Alpe, donne le ton de la rentrée politique à l’assemblée des communistes réunis place Voltaire samedi midi.

    Une rentrée placée dans la continuité des luttes syndicales de 1936. « Depuis 126 ans, l’Union locale CGT accueille les travailleurs du pays d’Arles à la Bourse du travail. Cent vingt-six ans d’histoire, de luttes, de solidarité et de défense des droits. La décision de justice tranche un litige administratif, elle ne met pas fin au débat politique », retrace la responsable. « Les communistes arlésiens réaffirment leur plein soutien à l’UL CGT d’Arles. Son expulsion nous ramène à la période de Vichy », insiste-t-elle.

    « L’union pour Arles

    ne disparaîtra pas »

    Dans ce contexte, « quelle place donner aux syndicats, au dialogue social et aux corps intermédiaires dans notre démocratie ? » interroge Margaux Efthimiadi Alpe. « Nous avons construit et appris à travailler ensemble avec le Nouveau front populaire, l’Appel et l’Union pour Arles. Tout ceci ne disparaît pas le lendemain des municipales », affirme-t-elle, « notre congrès a décidé de poursuivre cet engagement. Notre devoir est d’être au cœur des luttes au quotidien et tout de suite, sans attendre la présidentielle », conclut-elle.

  • Carole Delga veut tourner la page du mépris macroniste

    Carole Delga veut tourner la page du mépris macroniste

    Village audois de 3000 âmes, Bram, a accueilli pour la 6e année consécutive les Rencontres de la gauche voulues par Carole Delga, la présidente PS de la Région Occitanie, comme un point d’ancrage à une France rurale et populaire que la gauche peine à convaincre au plan national.

    Au premier rang pour l’écouter, trois candidats à la primaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann (Place publique), qu’elle soutient, accompagné par Yannick Jadot (ex-EELV) mais aussi Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (GRS). Olivier Faure, son ennemi juré au sein du PS et Ségolène Royal n’ont pas fait le déplacement.

    « Refus du fatalisme et du défaitisme »

    Depuis la tribune, devant un parterre de personnalités, c’est Martin Malvy, son prédécesseur à la présidence de la Région que Carole Delga choisit de saluer au nom de « la transmission en politique ».  Dans le public, pas un seul drapeau du PS mais des drapeaux tricolores, européens et des bannières de la République en commun, son mouvement.

    « La République de l’attention et du partage doit redevenir notre destin commun », lance la présidente de Région, décidée tourner la page de l’ère Macron. Tour à tour elle appelle ainsi à « mettre fin à cette fable du ruissellement », à « changer la manière de gouverner. Stop au narcissisme, au coté autoritaire et vertical » ou encore à réinvestir dans les services publics, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

    Dans ce département de l’Aude où Marine Le Pen est venue faire campagne auprès des sinistrés de Pomas vendredi, Carole Delga ne retient pas ses coups contre le RN. « Luttons sans relâche contre les idées de l’extrême droite qui rêve de prendre sa revanche sur l’Histoire de ce pays. Parce qu’il y a eu la Résistance, l’extrême droite c’est le camp des perdants face à celui de la République et de la France », rappelle-t-elle tout en refusant de lui laisser ceux qui se « sentent loin de tout », ceux qui n’ont pas d’autre choix que de payer « 500 euros de carburant pas mois ». Après la révélation de la vidéo d’un policier municipal de Carcassonne « membre de la garde rapprochée du RN », tenant des propos racistes, homophobes et sexistes, elle estime que le parti de Jean-Marie Le Pen n’a jamais changé.

    Laïque, opposée à l’abaya dans les lycées, Carole Delga condamne l’idée d’interdire le voile dans l’espace public. « Nous sommes la République française ! », s’exclame-t-elle ovationnée debout.

    La présidente de l’Occitanie revient ensuite sur son soutien à Fibre excellence qu’elle a démandé au gouvernement de nationaliser temporairement et cite en exemple le site de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM) près de Decazeville où « après plusieurs années de combat et de procédure » deux entreprises réembauchent. « On ne va pas refaire le sketch des masques », dénonce-t-elle en soulignant l’importance stratégique de la production de pâte à papier sur le sol national.

    Un monde si loin de celui de Raphaël Glucksmann,

    Elle décrit son camp comme « indéfectiblement républicain » et lance : « On est une famille turbulente. On est le midi rouge ! » avant de livrer un réquisitoire contre le « fatalisme, le défaitisme ».

    Citant le poète communiste Paul Éluard « le soleil brille pour tout le monde, le bonheur est un droit et non un privilège » et la président socialiste mexicaine, Claudia Sheinbaum. : « Pour le bien de tous, les pauvres d’abord », Carole Delga insiste sur l’exigence de justice sociale et la nécessité de « produire de la fraternité ».

    C’est déjà l’heure du « fameux cassoulet bramais ». Raphaël Glucksmann, chaleureusement applaudi dans les travées, chemine dans un monde qui semble si loin du sien, lui l’eurodéputé qui a su convaincre parmi les habitants des métropoles et les CSP+. Le voilà prévenu à Bram : point de victoire possible sans « la gauche républicaine, populaire et ancrée dans le réel » que Carole Delga entend incarner à ses côtés.

  • LFI refuse de sauter l’étape du Sénat

    LFI refuse de sauter l’étape du Sénat

    Après quelques cafouillages sur les attestations, les insoumis ont été les derniers à déposer leur liste pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, le 11 septembre. Il faut dire que c’est la première fois que le mouvement mélenchoniste se lance dans ce scrutin dans le département, pour une élection qui lui est défavorable. « Nous n’avons pas beaucoup de maires, mais nous avons un bon accueil », euphémise ainsi la tête de liste, Michelle Blanchard-Svoboda, élue d’opposition à La Bouilladisse, qui présentait, ce vendredi, « une liste représentative du territoire, sans maire ni d’élus à des postes de responsabilités ».

    Avec cette neuvième liste, le département connaît un nombre record de candidatures pour les sénatoriales. Une situation qui fait baisser drastiquement le nombre de grands électeurs nécessaires pour obtenir un siège dans ce scrutin proportionnel. À gauche, l’éparpillement des voix pourrait ainsi coûter une place au profit de la droite ou l’extrême droite. « Nous sommes le premier parti de gauche en France, nous n’allons enjamber aucune élection », assume l’eurodéputée Marina Mesure, venue en soutien. Soulignant que les insoumis s’étaient déjà retirés aux régionales sans que la gauche ne siège au final.

    Au-delà du programme du Nouveau front populaire, les insoumis rappellent aussi leur proposition pour supprimer la Métropole, et déclinent localement les « écorégions » défendues par Jean-Luc Mélenchon avec « des intercommunalités écoresponsables sur les bassins-versants », défend la tête de liste.

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    Sénatoriales

    Didier Gesualdi : La gauche n’est pas majoritaire au Sénat. Pourquoi est-ce que les grands électeurs devraient voter pour vous ?

    Pour plusieurs raisons. La première est le bilan des sénateurs de gauche sortants… Je rappelle que Marie-Arlette Carlotti, Guy Benarroche et moi-même avons été élus pour la première fois en 2020. Un bilan notamment sur la riposte que nous avons menée aux différents gouvernements sur les coûts budgétaires aux collectivités, mais aussi un bilan de proximité sur l’ensemble des communes et départements où nous avons travaillé, notamment pour la défense des services publics. Je pense aux bureaux de poste, contre les fermetures de classes, quelle que soit, d’ailleurs, l’étiquette politique des mairies en question, parce que quand on œuvre dans l’intérêt général, on le fait dans l’intérêt des populations, sans se soucier d’ailleurs de l’étiquette politique des maires.

    Dans la période qui s’ouvre, le Sénat risque de jouer un rôle majeur. En fonction de ce qui sortira des urnes, j’espère pas le pire, en 2027, le Sénat sera une chambre de contre-pouvoir et je crois que l’expression de la gauche républicaine, dans cet hémicycle, doit être encore plus forte que ce qu’elle a été ces six dernières années.

    Léo Purguette : Vous cherchez donc à mordre, y compris sur un électorat qui n’est pas vraiment acquis ?

    La priorité des priorités, c’est de sécuriser le socle de gauche, écologiste, citoyen. Je rappelle aussi que nous avons une liste qui ressemble à notre territoire, avec plusieurs maires, Éric Garcin maire de Jouques, Loïc Gachon maire de Vitrolles, Hélène Gaillard maire de Gréasque, Jean-Pierre Squillari maire d’Aubagne, que l’ensemble des territoires du département sont représentés. Alors oui, effectivement, nous avons la vocation de s’adresser à tout le monde. D’autant que, en 2026 peut-être encore plus que sur les élections précédentes, on peut avoir une municipalité où le maire est étiqueté divers droite, sans étiquette ou de droite, et dans le conseil municipal, il
    y a 6, 7, 8, 9 personnes qui sont plutôt de sensibilité de gauche. Parce que quand vous créez une liste dans une commune, dans un village, parfois, vous faites appel aux bonnes volontés.

    Division à gauche

    Didier Gesualdi : La gauche arrive quand même avec un front divisé, comme la majeure partie des représentations politiques. Comment allez-vous réussir à faire la synthèse de tout ça ?

    Mon objectif est clair : nous avions fait 987 voix lors de l’élection sénatoriale de 2020, il faut que nous progressions en nombre de voix aujourd’hui, parce que nous avons cette capacité-là. Ensuite, on verra, et je le souhaite bien évidemment, si cette progression en nombre de voix est suffisante à l’obtention d’un quatrième siège. Mais il dépend de tellement de facteurs et notamment du résultat des autres listes… En tout cas, c’est l’objectif que l’on peut s’assigner.

    Léo Purguette: Dans nos colonnes vendredi, Benoît Payan pointe les divisions à gauche et indique que ces listes pourraient faire élire un sénateur d’extrême droite supplémentaire. Qu’avez-vous à dire à ceux des grands électeurs qui hésitent ?

    Effectivement, le mode de scrutin a plutôt tendance à favoriser les listes qui font le plus grand nombre de voix, parce que le mode de calcul est à la plus forte moyenne. En portant les suffrages sur la liste que j’ai l’honneur de conduire, on prend à la fois moins de risques avec l’élection d’un ou d’une sénatrice supplémentaire, soit d’extrême droite, soit éventuellement de droite aussi, ce n’est pas à exclure, et donc on a plutôt intérêt à jouer serré aujourd’hui.

    Extrême droite

    Didier Gesualdi : Le Rassemblement national est entré en force dans les collectivités territoriales et va désormais peser beaucoup plus, probablement, au Sénat, comme sur les futures les échéances nationales.

    De quelle façon le combattez-vous ?

    D’abord, en dénonçant la supercherie du Rassemblement national, notamment sur les collectivités. Le Sénat, c’est la chambre des collectivités. On ne peut pas dire que le RN ait été l’ami des collectivités, et encore moins des communes, au cours des dernières années, notamment sur la casse du service public, notamment sur la baisse des dotations en collectivités.

    Je rappelle les votes, notamment de Franck Allisio à l’Assemblée nationale, sur l’austérité à l’égard des collectivités. En réalité, tous ces gens-là, une fois qu’ils sont à Paris, prônent l’austérité, la casse des services publics, etc. Et lorsqu’ils sont ici, sur le territoire, ils vont faire des photos avec les maires ou des conférences de presse pour dire à quel point ils aiment les maires et que les maires n’ont pas assez d’argent pour boucler le budget. C’est un scandale, une schizophrénie assez insupportable. Mais j’observe quand même que sur le terrain, les maires ne sont pas dupes.

    Austérité

    Léo Purguette : Vous refusez l’austérité, mais quelles sont vos propositions concrètes pour redonner de l’air aux communes, aux maires ?

    Tout d’abord, il faut permettre que les baisses de dotation cessent, qu’il y ait une politique de rattrapage, qu’il ne puisse plus y avoir de transfert de charges ou de compétences de l’État sans compensation à l’euro près pour les communes.

    On se rend bien compte, dans une période de crise – sociale, sanitaire, environnementale… – que les communes sont un amortisseur essentiel pour des millions de Françaises et de Français. Je dirais même plus, un acteur économique essentiel, parce que les trois quarts de la commande publique émanent des collectivités locales et pas nécessairement de l’État. Quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France dans son ensemble. Donc, il faut redonner aux communes les moyens d’agir et les moyens financiers d’agir.

    Rentrée sociale

    Didier Gesualdi : 2027 s’annonce compliquée au niveau politique, la CGT appelle à une énorme manifestation le 29 septembre pour répondre au projet de rigueur du budget de Sébastien Lecornu, des Gilets jaunes redescendent dans la rue… Quelle est votre analyse ?

    Je me réjouis que les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités soient en capacité de s’organiser et de riposter face à l’ensemble de ces mauvais coups. En tant que communiste, on fera en sorte évidemment d’y participer, mais de réussir ces journées d’action. En parallèle, sur le travail budgétaire au Sénat et à l’Assemblée nationale, avec nos parlementaires, nous croiserons le fer pour donner à voir qu’il y a d’autres logiques que les logiques d’austérité voulues par Sébastien Lecornu.

    Didier Gesualdi : Vous ne croyez pas que cette situation compliquée ouvre une voie royale pour Marine Le Pen en 2027 ?

    Je ne sais pas si elle y arrivera ou elle n’y arrivera pas. Ce que je sais en revanche, c’est que nous avons, nous, la capacité d’enrayer un scénario prédit à l’avance par un certain nombre d’observateurs politiques. Nous y travaillons, bien évidemment. Et je crois que les mobilisations sociales des jours et semaines à venir sont une manière, aussi, de recentrer le débat sur les préoccupations premières des Françaises et des Français, le pouvoir d’achat, les salaires, le mieux vivre, le prix de l’énergie et des problématiques qui sont, pour le coup, portées par l’ensemble des forces de gauche et par le Parti communiste français, évidemment.

    Léo Purguette : Et pourtant, la gauche est encore très faible dans les intentions de vote.

    Vos arguments pour convaincre ces Français qui se sont détournés de la gauche et qui sont pourtant confrontés à l’urgence sociale ?

    Les guerres intestines de la gauche ont rabougri le rassemblement. Aujourd’hui, il faut que l’ensemble des composantes historiques de la gauche – la social-démocratie, on verra par qui elle est incarnée, une gauche réformiste radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon, on verra le score qu’il réalisera, une gauche révolutionnaire incarnée par le Parti communiste français et Fabien Roussel – fassent le plein des voix de leur périmètre. C’est ça qui redonnera demain à la gauche dans son ensemble la capacité à être majoritaire et à gouverner dans le pays.

    Fibre excellence

    Léo Purguette : Sur le dossier emblématique de Fibre Excellence, quelle alternative êtes-vous en mesure de porter ?

    Je suis intervenu au printemps dernier, notamment auprès du ministère, on avait des garanties de la part du ministre de rachat notamment du kilowattheure augmenté de 20% etc. Ils ont refusé l’offre de Matthieu Pigasse, je n’ai pas eu l’offre dans les détails, mais c’est quand même assez surprenant vu le contexte actuel industriel.

    Je crois, et Sophie Binet en parle très bien dans les colonnes de La Marseillaise, qu’il existe un nouveau projet. Il faut qu’on pousse là-dessus, les travailleuses et les travailleurs de l’usine connaissent mieux la situation que quiconque. Il faut que les pouvoirs publics, que l’État s’empare du dossier et accompagne, parce que nous avons besoin d’une filière de pâte à papier en France, c’est aussi une question de souveraineté nationale, et évidemment comme je le fais depuis plusieurs mois, je me tiendrai à leurs côtés.

    Métropole

    Didier Gesualdi : Sur la Métropole, comment sortir de l’impasse budgétaire ?

    Il y a deux sujets. Un sujet de gouvernance qui est à travailler sur le plus long terme et un sujet financier. Je prône l’augmentation du versement mobilité parce que c’est sur la partie transport que le bât blesse en matière budgétaire. Ce n’est pas mon premier choix, mais la piste d’un établissement public spécifiquement dédié aux transports ne me choque pas.

    Léo Purguette : En 2027, il semblerait que les difficultés de la Métropole vont s’accroître.

    Ne risque-t-elle pas l’explosion ?

    Soit on arrive à créer les conditions de sa réussite par un rapport de force. Soit il faudra réfléchir à une autre forme de métropole, à d’autres formes de coopération intercommunale.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Julie :

    Vous avez indiqué à la télé que vous avez contribué à l’écriture du programme de Fabien Roussel pour 2027. Quelles mesures aimeriez-vous personnellement voir figurer dans ce programme ? Votre expérience de sénateur vous aidera-t-elle ?

    Il faut être modeste. Je suis en charge de l’animation de la rédaction du programme de Fabien Roussel en 2027. Nous avons un certain nombre de commissions dans le parti, d’experts, qui vont nous accompagner à la rédaction.

    Sur l’ensemble des mesures que j’aimerais voir personnellement dans le programme, on le voit bien aujourd’hui, il faut des mesures de rupture avec ce que nous vivons, notamment sur la question du pouvoir d’achat. Une autre mesure que j’aimerais voir portée et que nous allons porter, je ne m’avance pas trop en disant ça, c’est la réduction du temps de travail qui peut s’articuler sur deux aspects : soit une réduction hebdomadaire du temps de travail, soit sur la durée de cotisation. Nous sommes pour le retour de la retraite à 60 ans et à taux plein. Et ça, c’est une mesure qui figurera dans le programme de Fabien Roussel, à laquelle je tiens évidemment beaucoup, parce qu’on est dans une situation où on a besoin de mieux répartir le travail pour permettre à notre jeunesse, qui est très lourdement touchée par le chômage, de pouvoir rentrer sur le marché de l’emploi et de pouvoir aussi contribuer activement à la vie de notre société.

  • À Toulon, digne combat pour la paix mené dans l’unité sur la place d’Armes

    À Toulon, digne combat pour la paix mené dans l’unité sur la place d’Armes

    Il est à peine 17h ce vendredi sur la place d’Armes, baptisée pour l’occasion place de la Paix, et les militants des différentes organisations syndicales, politiques et associatives finalisent sur leurs stands les derniers préparatifs pour recevoir le public et l’informer. Le Village de la paix prend vie. Ça y est, panneaux, brochures et journaux sont en place : le débat va pouvoir commencer. Et il y a déjà du monde.

    Les premiers visiteurs s’arrêtent pour discuter dans ces espaces consacrés au débat et à la bataille des idées. En ligne de mire la militarisation en cours des esprits ciblant prioritairement les jeunes jusque dans les établissements scolaires, et l’économie de guerre qui fait flamber les budgets de l’armement au détriment de ceux des services publics comme la santé et l’éducation pourtant essentiels pour l’avenir de la nation et l’émancipation de ses citoyens.

    « Quand le droit international est bafoué, quand les guerres se multiplient, quand l’impunité des puissants devient la règle, cela nourrit aussi les attaques contre les libertés publiques et syndicales. Les militants sont parfois licenciés, menacés, poursuivis », prévient Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’Union départementale de la CGT.

    La lutte est joyeuse

    « Nous vivons un moment où la guerre semble redevenir la norme, alors que le droit international et la diplomatie devraient être nos premières armes pour construire la paix », explique Stéphane Sacco (GRS). Le responsable politique d’ajoute : « La paix repose aussi sur la justice sociale, la solidarité et le respect de chacun. »

    Même son de cloche pour Nadine Nazzi (PCF) qui pointe les politiques d’austérité subies par les populations pendant que « des dizaines de milliards d’euros sont détournées vers l’achat d’avions ou de systèmes de missiles, enrichissant les actionnaires de l’armement au détriment de l’hôpital public, de l’école ou de la transition écologique ».

    Dans son intervention, Isaline Cornil (LFI) a rappelé que, lors de son discours aux armées, Macron a déclaré que la France est prête à défendre « la liberté et le droit », « au prix du sang s’il le faut ». Et de tacler, donc : « C’est sûrement au nom de la défense de la liberté et du droit que l’État français a couvert les livraisons d’armes et d’équipements à Netanyahou qui assassine le peuple palestinien. C’est évidemment toujours au nom de la liberté et du droit que le gouvernement français a refusé d’approuver la suspension des accords entre l’Union européenne et Israël. » Et de conclure en citant Boris Vian : « S’il faut donner son sang, allez donner le vôtre, vous êtes bon apôtre, monsieur le président. »

    Sur la scène, la prise de parole organisée par le président de La Marseillaise, Léo Purguette, a commencé. Le secrétaire national du Mouvement de la Paix, Alain Rouy, expliquant comment la France pourrait prendre la tête, en tant que puissance nucléaire, d’un mouvement de désarmement, puis aller vers une nouvelle manière d’envisager les relations internationales, à savoir la « coopération », un mode de sécurité collective ou de sécurité commune. Tout un programme.

    C’est plus tard au rappeur marseillais K-Méléon qu’est revenu le privilège de clôturer la journée en chantant la paix.

  • [Sénatoriales] Jean-Michel Arnaud défend son ancrage local dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Jean-Michel Arnaud défend son ancrage local dans les Hautes-Alpes

    Je suis un élu local avant d’être un sénateur », assure Jean-Michel Arnaud, le sénateur sortant des Hautes-Alpes. Conseiller municipal de Tallard, commune dont il a été maire pendant plus de 20 ans et actuellement président de l’Association des maires des Hautes-Alpes, il se représente aux élections sénatoriales sous la bannière des Centristes avec comme suppléante Christine Maximin. « Même si je suis dans la majorité sénatoriale, je ne représente aucune sensibilité politique, dit-il. Ma seule préoccupation est de défendre le département et ses élus ».

    Durant son mandat, il a notamment été à l’origine d’une loi votée en 2025 qui vise à assouplir la gestion de l’eau et de l’assainissement en supprimant l’obligation pour les communes de transférer de ces compétences aux intercommunalités. Jean-Michel Arnaud a également été rapporteur de la loi d’organisation des Jeux Olympiques. « C’est l’opportunité de laisser un héritage positif pour la population, estime-t-il. Par exemple en ce qui concerne la remise à niveau des chemins de fer. »

    Il a aussi dressé le bilan de 40 ans de la loi Montagne et Littoral, et en a ressorti 36 recommandations, visant entre autres à donner plus de libertés aux territoires et à élargir la taxe Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations). En ce qui concerne l’agriculture, il défend la mise en place de réserves stratégiques d’eau, appelées aussi mégabassines : « Il faut des réserves stratégiques multi-usages, pour l’eau potable, le loisir, la neige de culture… » Il a notamment voté la loi d’urgence agricole, adoptée par le Sénat cet été.

    Grand favori de ces élections, il se dit serein : « Les électeurs savent que je suis très proche d’eux », affirme-t-il.

  • L’inquiétude des Maires de Provence

    L’inquiétude des Maires de Provence

    Tandis que le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan rappelait, dans nos colonnes ce vendredi, qu’il était « inacceptable » que sa ville porte « 70% des économies de cette Métropole », c’est à travers un communiqué, ce jeudi, que le groupe des Maires de Provence, le deuxième en taille dans l’hémicycle, a déclaré qu’il n’est pas question de toucher à l’argent reversé à ses municipalités.

    « Au nom des 42 communes que nous représentons, nous réaffirmons notre demande de maintien des attributions de compensation » (l’argent reversé par la Métropole sur la base de l’ancienne taxe professionnelle) écrit le président du groupe et maire (DVD) de Meyreuil Jean-Pascal Gournès, une semaine après le dernier conseil métropolitain. Il rappelle qu’il soutenait le choix du président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard, de réduire de 53 millions la dotation de solidarité versée aux communes, dont 36 millions pour la seule ville de Marseille. Mais, avec l’échec de ce vote, puis l’adoption d’une modification du budget insincère, la chambre régionale des comptes doit reprendre la main. En attendant, l’arrêté initialement pris par le préfet, qui coupe dans les attributions de compensation, doit s’appliquer.

    « La remise en cause du versement des attributions de compensation entraînerait un déséquilibre immédiat des budgets municipaux et mettrait les communes concernées en danger », alerte donc le communiqué, qui soutient l’action du maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot de contester la copie préfectorale en justice.

    Aix veut sortir

    De son côté, dans un entretien accordé à La Provence ce vendredi, la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, assume « sincèrement » que sa ville a intérêt à quitter la Métropole et qu’elle le ferait si elle le pouvait, « avec bien d’autres communes ». Pour réformer l’institution, il faut « s’autoriser tous les scénarios possibles, que ce soit sur le périmètre, sur le nombre de compétences… », explique-t-elle.

  • Dans le Gard, Charles Ménard (LFI) est décédé

    Dans le Gard, Charles Ménard (LFI) est décédé

    C’est une figure de la gauche gardoise et opposant historique aux idées d’extrême droite qui s’est éteint vendredi 18 septembre. Coiffé de son habituel chapeau, Charles Ménard était l’une des figures les plus connues de la France insoumise (LFI) dans le département.

    Ce proche de Jean-Luc Mélenchon s’était en effet présenté aux élections municipales de 2020 comme tête de liste face au Rassemblement National à Beaucaire. En 2022, il était également candidat aux élections législatives sur la première circonscription du Gard. Une candidature qu’il avait à nouveau portée en 2024 sous les couleurs du Nouveau Front populaire, battu au second tour par le député sortant Yoann Gillet (RN, 45,78 % des voix). Pendant plusieurs mois, une rumeur sur une candidature à Nîmes pour les élections municipales de 2026 courait mais il avait finalement renoncé.

    « Infatigable militant des causes justes, tu manqueras à l’intérêt général », a sobrement réagi Nicolas Pellegrini, militant LFI dans le Gard. « Charles était, depuis plusieurs décennies, un militant de gauche sincère et dévoué qui a joué un rôle important dans le département », lui a de son côté rendu hommage Jacques Chabalier, secrétaire de la section PCF à Nîmes.

  • Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Si on est loin d’un bouillant contexte des municipales d’il y a six mois, la campagne des sénatoriales apporte tout de même son lot de crispations. À droite surtout, où les deux principaux camps espèrent rallier à leur cause a minima 300 des 1 300 grands électeurs pour glaner un des trois sièges du palais du Luxembourg.

    D’un côté, la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR) secondé par Dominique Santoni, présidente LR du Département. De l’autre, celle d’Anaïs Hausmann, nouvelle venue sur le terrain politique dans le sillage du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Cette dernière se prévaut du soutien d’Hervé Marseille. Dans une vidéo, aux côtés de l’adjointe et compagne du maire, le sénateur UDI et président du groupe union centriste salue « une candidate indépendante aux valeurs qui me sont chères ». Le sénateur reprend le credo d’Olivier Galzi, qui a lancé il y a une semaine son mouvement, Le bon sens des territoires, et plaide pour « plus de compétences pour les territoires ».

    Un soutien en forme de « grosse surprise », apprécie-t-on dans l’entourage d’Anaïs Hausmann. Car Hervé Marseille avait cosigné, en août, une lettre de soutien à Jean-Baptiste Blanc au nom de la majorité sénatoriale. Raillée en Vaucluse pour son manque d’implantation, Anaïs Hausmann montre là sa ressource nationale. « Ça bouge pas une voix », cingle-t-on dans la majorité départementale. Quant à Jean-Baptiste Blanc, las, il constate « une incohérence des propos dans le discours du Bon sens des territoires, qui ne veut pas des partis mais, à Paris, se précipite derrière ».