Category: politique

  • À Avignon, la Ville se défend de tout « passe-droit » sur le logement social

    À Avignon, la Ville se défend de tout « passe-droit » sur le logement social

    C’est officiellement avec sa casquette d’adjoint au maire en charge du logement que Jean-Marc Bluy (DVG) a reçu la presse, ce vendredi matin, pour répondre « à un candidat » qu’il ne nommera jamais. En l’occurrence, Olivier Galzi (DVD) qui dans son programme promet la « transparence totale dans l’attribution des logements sociaux, sur la base de critères clairs par le centre communal d’action sociale (CCAS), qui deviendra le guichet unique et le seul décisionnaire, garantissant ainsi l’équité et la fin du clientélisme. »

    « La campagne ne permet pas tout », tient à rectifier Jean-Marc Bluy, soutien de son côté de David Fournier (PS). L’élu est accompagné de Sandrine Cros, assistante de direction au sein du service logement, en charge des dossiers de demandes de logements sociaux. « Je ne suis pas du tout dans la politique mais on ne peut pas se laisser salir, je suis très intègre et il y a aucun passe-droit, revendique-t-elle. Avant d’accuser, il aurait mieux valu venir s’informer et voir comment ça se passe. Le CCAS a un rôle d’accompagnement social mais n’est pas du tout dans la gestion des logements sociaux, qui est très encadrée juridiquement. »

    N’étant plus elle-même bailleur depuis une dizaine d’années, la Ville dispose tout de même d’un contingent de 150 logements pour lesquels elle pousse des candidats. « On doit proposer trois dossiers par logement, c’est ensuite la commission d’attribution du bailleur social qui se réunit et décide, expose Jean-Marc Bluy. Tout est encadré, tracé et évalué avec équité. » Chaque mois, la municipalité organise une dizaine de permanences dans les mairies annexes pour recevoir les demandeurs de logements. « 70 % de la population est y éligible », chiffre l’élu. Malgré tout, 200 demandes restent en souffrance au sein du service logement.

  • Un salon de l’Agriculture sous tension

    Un salon de l’Agriculture sous tension

    C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.

    En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.

    De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.

    « Sortir du dogme

    de la compétitivité »

    Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».

    Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.

    Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.

    « La régulation du marché
    est indispensable »

  • Les propositions de Nîmes en commun

    Les propositions de Nîmes en commun

    À un mois des élections municipales, Nîmes en commun affiche une ambition culturelle structurante, pensée comme un levier de cohésion sociale. Le programme défendu par le collectif repose sur une idée centrale : replacer la culture au cœur de l’action publique. Première mesure phare : la création d’un office culturel municipal, conçu comme un lieu permanent de dialogue entre la Ville, les institutions culturelles, les associations et les artistes. Objectif : coconstruire la politique culturelle, partager les moyens et définir collectivement les priorités à l’échelle communale et intercommunale.

    Faire culture commune

    Autre axe majeur : le soutien durable à la création. Nîmes en commun propose de généraliser les conventions pluriannuelles avec les acteurs culturels afin de sortir de la logique du projet par projet. Une manière d’instaurer un rapport de confiance, de sécuriser l’emploi artistique et d’assurer une offre culturelle continue pour les habitants. Le collectif défend également la gratuité intégrale des bibliothèques, couplée à un soutien renforcé aux librairies indépendantes et aux maisons d’édition locales. Cette politique s’inscrit dans un projet plus large : faire de Nîmes une véritable Cité du livre, en lien avec l’université, la formation et l’éducation artistique.

    Sur le plan des équipements, Nîmes en commun entend revoir en profondeur le projet de conservatoire, jugé sous-dimensionné. Le collectif plaide pour un nouvel établissement, capable d’accueillir davantage d’élèves et de viser le label de conservatoire à rayonnement régional. Enfin, le programme met l’accent sur le patrimoine, envisagé autrement que sous l’angle touristique, et sur la création de tiers-lieux culturels, les « places communes », ancrés dans les quartiers, co-gérés et ouverts à toutes les pratiques. Ces propositions seront au cœur de la réunion publique organisée dimanche 22 février à 15 heures, à l’auditorium du centre Pablo-Neruda, à Nîmes. Un temps d’échange est prévu avec les habitants pour débattre de l’avenir culturel de la ville qui sera précédé d’un moment musical.

  • À Venelles, Annie Mouthiers porte « l’alternative »

    À Venelles, Annie Mouthiers porte « l’alternative »

    Jusqu’ici, Venelles ne comptait que la candidature de son maire sortant, Arnaud Mercier (DVD). C’était sans compter l’émergence de la candidature d’Annie Mouthiers, qui mène une campagne discrète. Déjà candidate en 2020, cette conseillère municipale d’opposition fait le choix de se présenter à nouveau. Et sur des termes similaires : une liste sans étiquette, « alternative. On a des valeurs sociales manifestes. Il y a la volonté de pouvoir protéger tout le monde sur la commune. Maintenant, c’est une liste citoyenne, dans le sens ou nous ont rejoint beaucoup de gens qui voulaient qu’il se passe autre chose sur la ville. Elle n’est pas portée par des partis politiques ». Le projet, se veut avoir « à cœur de rendre Venelles accessible à tout le monde ». Avec l’écologie et le social comme fil rouge de la campagne. « On veut que la commune connaisse une autre politique que celle qui est menée par le maire depuis douze ans, ce ne serait pas une bonne chose qu’il dirige la ville six ans de plus et que l’on ai 18 ans le même maire, avec les mêmes politiques. Il est très axé économique et financier, mais il faut y mettre aussi du social et de l’environnemental. Il n’empêche qu’on travaillera sur les finances, l’économie », poursuit Annie Mouthiers. Parmi les priorités du programme, celle du logement, dont les prix et les difficultés d’accès ont pour conséquence une population vieillissante sur Venelles, la réinstauration d’une « démocratie participative : moi, maire, tout le monde travaillera sur les projets, on aura beaucoup plus de démocratie participative, un budget participatif aussi ». Plus de moyens humains et financiers pour le CCAS, un « vrai » plan vélo et le traitement de la question des mobilités de la commune, la redynamisation de la biodiversité et de l’agriculture locale, d’un accès au sport « pour tous, pas seulement compétitif » et à la culture, figurent aussi au programme. La candidature, officieuse, apparaît à 24 jours du premier tour du scrutin. « Pourquoi maintenant ? Je ne peux pas répondre à cela, ça s’est fait comme ça. On était au boulot, ce qui explique qu’on peut avoir du retard », estime la candidate. Il faudra attendre encore quelques jours, pour que soit communiquée la liste.

  • « Le Département du Gard, c’est 52 semaines sur le terrain »

    « Le Département du Gard, c’est 52 semaines sur le terrain »

    La Marseillaise : Avant le Salon 2026, quels messages vous remontent des agriculteurs gardois ?

    Françoise Laurent-Pérrigot : À l’approche de ce Salon 2026, le message qui nous remonte du terrain est avant tout un appel à la compréhension et au soutien. Nos agriculteurs gardois traversent une période de doutes profonds, et nous sommes à leurs côtés pour porter leur voix. Ce qu’ils nous disent, c’est que la passion de leur métier se heurte aujourd’hui à des épreuves d’une dureté inédite. En viticulture, l’inquiétude est réelle. Voir la production chuter l’an passé de 3,2 à 2,4 millions d’hectolitres en un an, a été un choc pour nos familles de vignerons qui ont fait face au gel et à la canicule. Nos éleveurs, ont été confrontés l’an passé à la progression de la fièvre catarrhale, aujourd’hui c’est la menace de la dermatose nodulaire bovine… Ils ont besoin de sentir qu’ils ne sont pas seuls face aux crises sanitaires. Quant à nos jeunes, ils nous demandent des perspectives. D’ici cinq ans, la moitié de nos viticulteurs partira à la retraite : notre rôle est de les rassurer pour que la relève soit au rendez-vous et que les transmissions se fassent dans de bonnes conditions.

    Concrètement, comment le Département du Gard sera-t-il présent cette année au Salon ?

    F.L.-P. : Vous savez, dans le monde dans lequel nous vivons, la visibilité est une nécessité vitale pour nos filières. Nous le savons, et c’est pour cela que nous tenons à être présents. Le Conseil Départemental du Gard finance un stand à ne pas manquer, animé intégralement par l’association bienvenue à la ferme et son président Patrick Viala, et 10 agriculteurs et agricultrices invités à représenter leurs productions. Nous avons voulu cette année encore une équipe représentative des filières et des territoires qui composent notre Département.

    Le Salon est aussi un moment de confrontation avec l’État…

    F.L.-P. : Le message que nous portons à Paris est un message de vérité : on ne peut pas applaudir l’excellence de nos produits un jour et laisser les producteurs s’épuiser sous le poids des injonctions le reste de l’année. Le monde agricole gardois fait face à une accumulation de crises : le choc climatique, les crises sanitaires à répétition et une explosion des coûts de l’énergie et des matières premières qui lamine les revenus. Face à cela, le Département joue son rôle de bouclier. Mais nous ne pouvons pas être les seuls. Le message au Gouvernement est simple : la reconnaissance doit devenir une rémunération. Derrière la vitrine du Salon, il y a des nuits courtes, une charge mentale étouffante et, trop souvent, des drames humains. On ne répond pas à une détresse structurelle par des mesures de circonstance ou des normes qui s’empilent. L’agriculture gardoise est une solution pour notre souveraineté, pas un problème à gérer. Il est temps que l’État passe des discours aux actes de protection.

    Une fois les projecteurs du Salon éteints, comment traduire concrètement les objectifs affichés à Paris ?

    F.L.-P. : Le Salon de l’Agriculture, c’est une semaine de mise en lumière, mais le Département du Gard, c’est 52 semaines de présence sur le terrain. Pour nous, le concret se mesure à travers trois leviers qui ne s’éteignent jamais : le budget, les outils techniques et les débouchés locaux. D’abord, par le soutien direct à l’investissement. Quand nous débloquons 82 000 euros pour la filière élevage, comme nous venons de le faire le 20 février dernier, ce n’est pas du symbole : c’est du matériel neuf pour l’abattoir du Vigan et une étude de viabilité pour tous nos outils d’abattage. Ce sont des actes qui garantissent aux éleveurs qu’ils pourront continuer à travailler chez eux, dans nos zones rurales. Ensuite, par des outils de proximité uniques. Le Laboratoire Départemental d’Analyse, par exemple, offre la gratuité des analyses obligatoires pour les éleveurs. C’est un effort de 75 000 euros par an qui soulage directement la trésorerie des exploitations. Enfin, le plus important, c’est la pérennité des débouchés. Notre politique alimentaire ne s’arrête pas aux discours. Quand nous investissons 554 200 euros pour faciliter l’accès à l’offre alimentaire territoriale, nous assurons des revenus aux agriculteurs gardois bien après leur retour de Paris. Le Salon sert à créer le contact, mais c’est notre budget de 670 000 euros pour l’agriculture durable qui prend le relais dès le lendemain pour transformer l’essai dans chaque exploitation. La responsabilité politique consiste à être un partenaire fiable et présent dans la durée.

  • À Arles, De Carolis présente une liste renouvelée à 60%

    À Arles, De Carolis présente une liste renouvelée à 60%

    La mise en scène était soignée. Après une arrivée triomphante sur la chanson de Van Halen Jump et des propos liminaires sur fond de battements cardiaques, le maire sortant Patrick de Carolis (Horizons) a présenté les visages de sa liste « Arles au
    cœur ».

    Une liste renouvelée à 60%. « J’ai choisi de garder le noyau dur », explique le candidat. De l’ancienne majorité, marquée par des défections en pagaille – 12 départs au total, le dernier en date étant celui de Sandrine Cochet -, reste Mandy Graillon, adjointe en charge de la sécurité, en seconde place ; Sylvie Petetin, adjointe aux finances ; Claire de Causans, adjointe à la culture ; Antoine Parra ou encore Sylvère Bastien.

    Les mondes de l’agriculture, des traditions et du patrimoine sont bien représentés, avec la présence du président du syndicat des riziculteurs Bertrand Mazel, du directeur administratif et financier du Centre français du riz Sébastien Abonneau ou encore de la 14e Reine d’Arles Camille Hoteman.

    Un programme dense

    Entre l’édification d’un centre social à Griffeuil, la construction d’une salle multi-activités à Raphèle, la promesse de générer un millier d’emplois en six ans, la création d’un port de plaisance sur le canal d’Arles à Bouc, d’un observatoire municipal du foncier rural « pour que le foncier agricole reste aux agriculteurs » ou encore l’accueil de nouvelles entreprises sur le site des Papeteries Étienne, Patrick de Carolis a également évoqué les grands projets de son programme, appelant ses sympathisants à aller voter en masse pour « prolonger le redressement de la ville ». Ou plutôt contre « la domination communiste ». Car le maire sortant ne cache pas son rival : le « candidat communiste », qu’il ne nomme jamais. Mais dont il parle beaucoup.

  • À La Ciotat, les candidats sondés sur le sort des piétons

    À La Ciotat, les candidats sondés sur le sort des piétons

    Les piétons, on n’en parle que lorsqu’il y a un fait divers… Il y a eu 25 morts de piétons en 2025 dans les Bouches-du-Rhône. Selon le ministère de l’Intérieur, ces accidents sont en hausse, même lorsque les piétons traversent sur les passages cloutés », pointe Caroline Bombois. Si la ville de Marseille arrive bonne dernière en France dans le Baromètre des villes où l’on peut marcher, selon la dernière enquête réalisée par le Comité « place aux piétons », La Ciotat décroche 6,2 sur 20, « alors que la moyenne des villes en France est 9 sur 20 », indique la jeune femme. À La Ciotat, « il y a des conflits d’usages forts, avec des gens qui ont peur de se faire percuter ou se font percuter. 40 personnes ont eu des accidents avec ou sans hospitalisation ces dernières années », mentionne-t-elle. Avec l’asso, une appli, dénommée « La Ciotat – Faux pas » a été mise en service en 2022. Les piétons peuvent y signaler les endroits dangereux, les prendre en photo…

    Boulevard sans trottoir

    Pour Caroline Bombois, « les mauvais aménagements de voirie sont facteurs d’accidents : passages piétons peu visibles, trottoirs absents, comme sur le boulevard de Lavaux ou le chemin de Fardeloup, ou discontinus, non-sacralisation des espaces piétons, notamment vis-à-vis des cyclistes », énumère-t-elle. Les incivilités, comme le stationnement de véhicules sur les trottoirs, le non-respect des passages cloutés, fragilisent encore ceux qui n’ont souvent que ce moyen pour se déplacer… Relayant une démarche lancée par l’asso à l’occasion des municipales, Caroline Bombois est allée porter la voix de cette « majorité silencieuse » dit-elle que sont les piétons. « Tous les candidats sont d’accord sur nos constats », livre-t-elle. Le maire (DVD) et candidat Alexandre Doriol « va faire une concertation boulevard de Lavaux pour une mise en sens unique ». Karim Ghendouf (La Ciotat nous rassemble) et Bernard Ougourlou-Oglou (Pour les Ciotadens) sont aussi par exemple pour cette solution. L’asso 60 millions de piétons a listé « 10 mesures pour que ça marche ! » aux candidats aux municipales.

  • Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? », interroge la Vague mandréenne, en pointant que plusieurs praticiens installés sur la commune partiront très prochainement à la retraite. Et de donner l’exemple du quartier voisin de Mar Vivo, à La Seyne, où des centaines de patients peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Quant aux visites à domicile des personnes âgées, elles deviennent quasiment impossibles.

    La liste d’opposition rappelant également que dès 2021, afin de prévenir une telle situation sur la presqu’île des professionnels de santé ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer une Maison de santé pluriprofessionnelle.

    Et que, s’ils sont parvenus depuis le début de l’année à organiser la prise en charge des patients du lundi au samedi midi par un logiciel commun, des locaux adaptés sont toujours manquants.

    « Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique », dénonce les opposants.

    Depuis, même si ça a un peu bougé, avec la proposition de la ville de mise à disposition d’un local provisoire de 70m2 au tarif de 1 700 euros par mois, dans l’attente de locaux définitifs, ces derniers sont jugés inadaptés.

    Et de conclure, à l’intention des électeurs : « En 2021, la municipalité affirmait que Saint-Mandrier n’était pas en Lozère et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation. »

    Un signe pour la Vague mandréenne qu’il faut changer de cap.

  • Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    On a connu meilleur contexte de dernière ligne droite pour une première campagne. Mais à Avignon, Mathilde Louvain préfère regarder devant. « Les Avignonnais ont besoin de savoir ce qu’on leur propose, on répondra toujours à toutes leurs questions pour clarifier », assure la tête de liste insoumise. « Quand on porte un projet pour l’humain, on ne peut pas être pour la violence », redit-elle. À l’heure d’entamer une tournée populaire en cinq dates, dont la première ce samedi (15h, à Montfavet parvis de l’école Sainte-Catherine), Mathilde Louvain ne craint pas de voir le drame de Lyon lui coller comme le sparadrap du capitaine Haddock : « Cela ne menace pas notre campagne, même si nous recevons des intimidations qui ne nous feront pas baisser les yeux ni les bras. » Selon elle, « la cabale médiatique ressoude les rangs et crée de la solidarité ». Saluant le soutien des partenaires (PCF, G.s, Avignon collectif), la candidate dément « toute défection ou désertion ».

    Jusque-là, Raphaël Arnault montrait son « envie de s’investir » dans la campagne, sollicitant si besoin une place symbolique sur la liste. « Il ne sera pas candidat, la décision avait été prise avant la semaine dernière », précise Mathilde Louvain, qui continue à échanger avec le député, contraint de rester en retrait car « il est menacé de mort ». Sa présence aurait-elle eu de toute façon un effet repoussoir ? « Non, c’est un soutien, pas un fardeau. Il reste un élu de la République qui a toute sa place dans la vie politique avignonnaise », défend Mathilde Louvain, prenant ses distances avec les collaborateurs parlementaires, mis en cause par la justice. « Ils étaient là aux côtés de Raphaël mais en aucun cas, lui ou ses collaborateurs ne participent au programme, à la liste », expose la candidate.

    Un message qu’elle s’évertuera à faire passer lors de sa tournée programmatique, sous haute sécurité. « On est la seule alternative de gauche à l’extrême droite, dans le sens où notre projet est social, tourné vers les habitants et que la rupture que l’on prône, c’est instaurer un rapport de force avec les collectivités, l’État, pour aller chercher les moyens dont on a besoin », fait valoir Mathilde Louvain. Le terme de « rupture » agace la liste concurrente de gauche de David Fournier (PS). « Par rupture, ce n’est pas un rejet complet du bilan mais c’est revoir la gouvernance de la mairie ou revenir aux régies publiques comme celle du camping par exemple », illustre la candidate qui estime se singulariser « par un projet transversal et pas un catalogue de mesures ».

  • Une nuit en garde à vue pour un post Facebook

    Une nuit en garde à vue pour un post Facebook

    Les plaintes contre Guillaume Meurice et Pierre-Emmanuel Barré, donnent-elles des ailes aux élus locaux ? Car à l’instar des humoristes de Nova, de nombreux caricaturistes et auteurs engagés aiment à dépeindre la vie politique locale avec un humour quelque peu corrosif. Christian Martin, qui écrit sous le pseudonyme Guy Masavi, est de ceux-là. Ce médecin à la retraite qui se décrit comme « anarchiste refoulé, mais en analyse » est bien connu en Camargue gardoise et notamment à Mus, où il réside. Il a notamment écrit deux ouvrages et poste régulièrement des textes satiriques sur la politique nationale, internationale et locale sur ses réseaux sociaux.

    C’est pour ses propos tenus dans un post daté du 5 février que Vivette Lopez (LR) a décidé de porter plainte. Pour critiquer l’alliance de la sénatrice avec Jean-Louis Blanc pour les élections municipales à Mus (petite bourgade de 1 600 âmes à côté de Vergèze), il écrit : « Une liste apolitique pleine de droites, qui unit une sénatrice blanche anti-avortement avec un chasseur blanc plus blanc que blanc. Une union naturelle : Utérus, fusil et tradition ! À faire pâlir Zemmour […] Une liste dite apolitique, ce qui veut dire bourrée de droites jusqu’à l’os, où se roule une pelle sans rougir une sénatrice LR proche du RN avec le chasseur du coin, celui qui confond tradition et calibre douze, ou biodiversité et civet ».

    Campagne municipale

    Vivette Lopez a qualifié ce texte de « misogyne et raciste » et le candidat Jean-Louis Blanc a également porté plainte pour diffamation. L’auteur a été convoqué à la gendarmerie de Vauvert le 7 février où il a été placé en garde à vue et n’en est ressorti que le lendemain, après 20 heures d’audition.

    Christian Martin s’est par la suite expliqué, qualifiant son texte de « satirique » où il décrit non pas « une scène de chambre mais un accouplement idéologique », une sorte de « métaphore un peu appuyée ». Il explique également qu’il n’a jamais écrit le nom de Vivette Lopez et assume « ce post comme tous ceux qui y sont publiés ». Pour lui cette plainte s’inscrit en réalité dans la campagne municipale où la liste de Jean-Louis Blanc défie le maire sortant Patrick Bénézech (DVG). Celui-ci est soutenu par Christian Martin et son fils figure aussi sur la liste.

    « C’est une atteinte grave et inacceptable à la liberté de pensée et d’expression inscrites dans notre constitution. Alors que le devoir d’un sénateur est de garantir l’exercice des principes républicains de Liberté, Égalité et Fraternité, Madame Lopez bafoue ce droit inaliénable de notre peuple. Elle s’inscrit dans l’obscurantisme et la censure que veut imposer l’extrême droite  », a réagi La France insoumise de Petite Camargue dans un communiqué.