Category: politique

  • Le budget de la Sécurité sociale est adopté

    Le budget de la Sécurité sociale est adopté

    À l’issue d’un scrutin extrêmement serré et d’explications de vote aux allures de règlements de comptes, les députés ont adopté l’ensemble du budget de la Sécurité sociale pour 2026.

    Les voix du PS et l’abstention in extremis des Écologistes ont changé la donne. Le texte est désormais transmis au Sénat.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Krehmeier

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Krehmeier

    Municipales, Marseille, alliances, quartiers populaires, narcotrafic, logement, écoles, transports… À vous la parole ⬇️

  • [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    [Entretien] Vincent Bouget : « Je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite »

    La Marseillaise : Jeudi 11 décembre, a lieu la restitution publique des réponses au questionnaire de « Nîmes en commun » auxquels ont répondu plus de 3 000 habitants. Pourquoi cette démarche ?

    Vincent Bouget : C’est une des étapes de la construction politique que nous avons engagé il y a un an maintenant et qui consistait à changer de perspective dans une campagne électorale. C’est-à-dire qu’au lieu d’arriver avec des propositions soumises au choix des électeurs nous avons d’abord souhaité écouter les habitants de la ville. Quels étaient les sujets qui les préoccupaient le plus ? Les objets de débats, de controverses, les problématiques essentielles pour eux. Cela a été la première partie du travail, jusqu’en juin.

    Ensuite, à partir des problématiques et des controverses qu’on avait identifiées nous avons essayé de voir quelles étaient les priorités et les réponses à apporter. Dans les sujets de débat qui avaient été posés – le cadre de vie, la question de la réussite économique ou sociale, la question de la démocratie, du rôle du politique – il n’y avait pas toujours les mêmes priorités émises par les uns et les autres dans la population. On voulait avoir l’émanation la plus fidèle possible de là où en était la population nîmoise.

    La Marseillaise : Ces réponses
    vont-elles charpenter le programme de «
     Nîmes en commun » ?

    V.B. : Ce questionnaire vise à la fois à quantifier les sujets et à dégager un certain nombre de priorités telles qu’elles sont pensées par les habitants. Elles peuvent, des fois, nous percuter ou ne pas être dans nos façons de penser ou de faire. Mais on doit répondre aux questions telles qu’elles sont posées et pas telles qu’on imagine qu’elles devraient l’être ! Souvent, on a l’impression d’avoir la science infuse et des propositions qui peuvent être crédibles mais qui ne rencontrent pas d’écho parce qu’on arrive pas en entrer en dialogue avec la population.

    L’enjeu de la soirée du jeudi 11 décembre est d’affiner le projet et de dégager les priorités du prochain mandat : priorités opérationnelles, dans le temps, de voir par quoi on commence et de quelle manière. Après, nous ferons des choix politiques. L’objectif est de présenter publiquement soit fin janvier ou début février la liste et le programme.

    Le nombre de questionnaires
    à analyser est impressionnant…

    V.B. : Oui, nous avons plus de 3 000 questionnaires remplis, essentiellement « papier ». Ce n’est pas le questionnaire en ligne qui a le mieux marché. C’était une volonté parce qu’un questionnaire « papier » permet la rencontre. Cela nous a permis de nous déployer dans la ville et d’aller échanger avec les habitants. Et cela a permis à des habitants de se retrouver dans un appartement ou dans un marché pour engager une discussion. Notre volonté, depuis le début, c’est vraiment de retrouver les voies de la discussion et de la délibération collective. Parce ce que dans nos sociétés ces espaces démocratiques existent de moins en moins et sont mis à mal. Le monde politique est déconnecté parfois du débat.

    La volonté est de dialoguer, d’échanger, confronter des idées et de faire que les gens se reparlent. Quand on crée les cadres du débat, on s’aperçoit que non seulement les gens ont envie et besoin de s’exprimer mais, qu’en plus, cela se passe bien. Partout depuis le début, on a trouvé des gens prêts à s’écouter. Tout cela avec un collectif de trois cents personnes qui nous permet d’être dans tous les quartiers.

    Comment va se constituer la liste qui va incarner Nîmes en commun ?

    V.B. : Nous sommes un collectif soutenu et investi par la quasi totalité des partis de gauche [sauf la FI, Ndlr.], et des propositions de candidatures émaneront des forces politiques mais pas que. Notre objectif est d’avoir une liste représentative de ce que nous sommes, c’est-à-dire à la fois un mouvement qui est soutenu par des organisations politiques et un mouvement ancré dans la ville avec des personnalités engagées aux profils différents. Il faut qu’on soit à l’image de la gauche et à l’image de la ville. Ensemble, on va porter un message dans ces élections. Car nous sommes à la croisée des chemins dans cette ville. On ne pouvait pas se résigner à ce qu’une minorité de personnes s’engagent dans les élections juste pour mettre un bulletin dans une urne. Parce que ça, c’est le risque de laisser la place à des discours qui vont s’appuyer sur la division, la méfiance des uns vis-à-vis des autres. « Nîmes en commun » c’est dire : On construit ensemble. On n’est pas d’accord sur tout – à gauche c’est le cas – on a des différences et on a fait le pari que nos différences nous enrichissent et que la diversité est un atout. On veut être l’équipe de toute la population.

    En fait, vous êtes le véritable antidote à l’extrême droite RN ?

    V.B. : Face à la division, il faut faire du commun et je suis le seul à pouvoir battre l’extrême droite. Si on veut faire reculer le terreau sur lequel se nourrit l’extrême droite, c’est aussi en proposant un espace démocratique, apaisé, dynamique qui permet aux gens de se reparler. Parce que c’est quand on ne se parle plus que l’on cherche des boucs émissaires, qu’on a de la frustration. Mais cela ne suffit pas. Il y a aussi des réponses économiques et sociales qu’ils nous faut apporter.

    On a vocation, quand nous serons aux manettes après mars, à continuer cette méthode participative tout en apportant des réponses concrètes aux difficultés qui sont posées immédiatement et des choses qui nous permettent de se projeter.

    Si on ne se projette pas collectivement, soit on fait du chacun pour soi, çà c’est la ville libérale où les intérêts particuliers priment sur le collectif. Soit on fait du tous contre tous, çà c’est les forces de l’extrême droite qui divisent la population. Soit on regarde ensemble, on se parle et on fait du commun.

    Bouget en tête au premier tour

    Selon un sondage, Vincent Bouget arrive en tête du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, devant le Rassemblement national. Réalisée par Le Réveil du Midi et l’Institut Quorum, l’enquête crédite Vincent Bouget de 28% et le candidat de l’extrême droite (pas désigné) de 27%. La droite pointe en 4e et 5e position avec 22% pour Franck Proust et 8% pour Julien Plantier devancé par les 9% de Valérie Rouverand (Ren). La FI obtient 6%. Le scrutin est ouvert avec une dynamique à gauche incarnée par « Nîmes en commun ».

  • Municipales : le préfet de Vaucluse « inquiet des tensions »

    Municipales : le préfet de Vaucluse « inquiet des tensions »

    Sauf chamboulement national, les municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochain. Une échéance électorale qui préoccupe beaucoup la préfecture. Et pas que pour des questions organisationnelles. « Je suis inquiet des tensions, j’appelle les candidats et les électeurs à être respectueux les uns des autres », implore le préfet Thierry Suquet qui recevait la presse, jeudi matin. Le représentant de l’État prend l’exemple de « Carpentras, un cas caricatural », où notamment le maire-candidat Serge Andrieu (DVG) a déposé plainte après avoir reçu une lettre anonyme d’intimidation, y voyant la patte de son prédécesseur et aussi candidat, Francis Adolphe.

    « Il ne faut pas que le débat démocratique ne déverse des menaces sur les maires », estime le préfet. Ou que cela les aggrave car plusieurs élus ont déjà témoigné de violences verbales ou physiques reçues. « Des maires me disent recevoir des menaces sur leur famille, il y a des demandes de protection fonctionnelle, quatre élus au total sont déjà équipés d’un système de bouton d’alerte », décrit-il.

    Autre menace, celle de l’entrisme du narcotrafic dans la campagne. La Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques a pointé du doigt cette possible ingérence. Se disant « attentif », Thierry Suquet tempère : « Je n’ai pas de crainte particulière sur le fait que les réseaux de narcotrafiquants tenteraient de s’introduire en masse dans les conseils municipaux ». Sans pour autant exclure que « le risque de se laisser corrompre et d’acheter la paix sociale existe, mais le système des comptes de campagne permet de contrôler qui donne, il n’y a pas de don en liquide ».

  • Grand Avignon : l’audit sur le gestionnaire des transports reste presque à quai

    Grand Avignon : l’audit sur le gestionnaire des transports reste presque à quai

    Ce n’était pas encore la dernière séance, mais cela fleurait drôlement la fin de règne, ce lundi soir, en conseil communautaire du Grand Avignon. Si un ultime rendez-vous est normalement fixé au 9 février, le vote de l’ultime budget de la mandature n’a soulevé aucun emballement majeur, que ce soit un bilan pro domo ou critique acerbe des presque six années de mandat. Même le président (SE) Joël Guin n’aura pas dit un mot sur les finances et ses réalisations, laissant Xavier Belleville, son vice-président (LR) au budget, dérouler son propos.

    « Ce budget 2026 laisse des marges de manœuvre, il faudra faire des choix complémentaires », avance Xavier Belleville, à l’adresse de ceux qui seront aux manettes à l’issue des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars. Un budget, encore une fois voté par la majorité de gauche des élus avignonnais, et pour lequel seul le RN s’est opposé sans qu’un élu d’extrême droite ne prenne la parole pour s’en justifier. Les écologistes se sont, eux, abstenus : Jean-Pierre Cervantès a tracé un programme communautaire des projets à réaliser. Personne n’est revenu sur la hausse prévue puis finalement retirée de l’ordre du jour de la fiscalité sur l’eau (nous y reviendrons dans l’édition de mercredi).

    Autre sujet fort attendu, l’audit sur la gestion de la société publique locale (SPL) Tecelys, qui a notamment la charge du réseau de transports du Grand Avignon (notre édition de vendredi). Là aussi, un quasi-flop, évoqué lors d’un rapport sur le compte rendu annuel de Tecelys à la collectivité, où il n’est nullement fait mention de cet audit. Lors de la précédente séance, Joël Guin avait assuré qu’il « n’y avait pas de poussière sous le tapis » au sein de cette entité, dézinguée par son ancien directeur des services (DGS) qui avait soulevé de lourdes irrégularités. Ce que dément l’audit, évoquant « des dysfonctionnements ».

    Ce lundi soir, Joris Hébrard est monté au créneau sur le dossier, le maire (RN) du Pontet ayant trouvé là un véritable os à ronger depuis 14 mois et le début de l’affaire. « Ce rapport semble conçu pour contrecarrer méthodiquement les dysfonctionnements portés par l’ancien DGS plutôt que pour établir une vérité objective », dénonce Joris Hébrard, accusant Joël Guin, également PDG de Tecelys, « de conflit de gestion et de gouvernance ». Un grief que l’on retrouve dans l’audit, qui recommande de mettre fin à cette double casquette. Et le maire du Pontet de s’en remettre au travail « sérieux et sans complaisance » de la chambre régionale des comptes (CRC) qui a entamé un contrôle sur Tecelys et le Grand Avignon.

    La CRC en juge de paix

    « Je me réjouis qu’elle soit là, c’est moi qui l’ai demandée », répond Joël Guin, tout en laissant sous-entendre que les conclusions viendront « apporter une certaine contradiction » aux propos des accusateurs. C’est bien le seul moment où le président rejoindra Joris Hébrard qu’il fait passer pour un couard. « En commission ad hoc sur l’audit, vous vous êtes illustré par votre silence, vous n’avez pas eu le courage de dire en face des auditeurs que leur travail était bidon », pique Joël Guin. Cette brève escarmouche sera la seule sur Tecelys, SPL qui, comme son nom l’indique, dépend de l’argent public. Aucun élu avignonnais – Tecelys a aussi un volet aménageur, conduisant des travaux en ville – n’est non plus intervenu. « Tout le monde attend les conclusions de la CRC », glisse l’un d’entre eux.

    À la tribune, Joël Guin ne dira pas ce qu’il adviendra des recommandations de l’audit. Notamment sur le cumul non souhaitable des rôles de président du Grand Avignon et de PDG de Tecelys. « Il aurait pu le dire mais on ne va pas changer maintenant [à 3 mois de la fin du mandat] », confie-t-on dans l’entourage de Joël Guin après la séance. Les conclusions de la CRC ne seront de toute façon pas connues avant les élections.

  • L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    Le chemin de l’union de la gauche pour les municipales risque bien d’être semé d’embûches. Alors que, dimanche 7 décembre, le collectif La Ciotat nous rassemble, « composé de femmes et d’hommes de gauche, écologistes et citoyens » a distribué des tracts en ville, intitulés « Rassembler la gauche, les écologistes et les citoyens, c’est possible ! », Toni Delogu a réagi, ce lundi. « Je trouve cela très prématuré, car au niveau local et fédéral, aucun accord n’a été conclu à ce jour entre le PCF, le PS, les Verts… Il ne faut pas un rassemblement de façade », a-t-il désapprouvé.

    Désaccord sur la tête

    de liste

    Avant d’enchaîner : « On est à ce jour en capacité de monter une liste avec le PS, Place publique, Génération.s et certains membres du collectif “Pour que vive le NFP à La Ciotat”. Mais pas avec le représentant de LFI, Jean-Paul Coste, un mélenchoniste qui nous traite de “traîtres”. » Il poursuit : « Nous avons rencontré les Verts, il y a quelques jours. Ils sont favorables à un renouvellement de l’échiquier politique et à une tête de liste féminine. »

    Si La Ciotat nous rassemble a démarré la campagne des municipales en solo, « c’est parce que chaque jour, on me demande : “que fait la gauche ?” », justifie le communiste Karim Ghendouf. Il précise : « Et il est hors de question que nous laissions l’espace d’expression politique à l’extrême droite. »

    Dans la commune, Daniel Salenc, soutenu par le RN, a été le premier à se déclarer candidat aux municipales. Quant au maire (DVD) Alexandre Doriol, « il est ultraprésent et utilise les moyens de communication de la Ville pour sa campagne qui ne dit pas son nom », attaque le conseiller municipal d’opposition.

    Karim Ghendouf reconnaît que le contenu du tract distribué dimanche est « une déclaration d’intention. Notre volonté est de rassembler toute la gauche sans exclusive. à ce jour, elle n’a pas été entendue. Mais je ne désespère pas que la gauche prenne ses responsabilités ».

    Parmi les « points de blocage » à l’union, il cite « le périmètre de l’union. Nous la souhaitons du PS à LFI. Or, le PS ne veut pas travailler avec LFI et vice versa ». Il évoque aussi un désaccord sur « la méthode » : « Je ne veux pas que les gens soient dans une posture politique, mais qu’ils se mettent autour de la table et travaillent pour leur commune et ses habitants. » Mais le désaccord le plus flagrant concerne la tête de liste. « À ce jour, on n’a pas posé de préalable. Mais on pense avoir une légitimité non négligeable », défend Karim Ghendouf. Le comité de soutien à la liste a d’ores et déjà rassemblé « 150 personnes », indique-t-il.

    La Fédération du PS des Bouches-du-Rhône « a émis le vœu d’une candidature féminine pour la tête de liste », confie la socialiste et conseillère municipale d’opposition Martine Cuccaroni. Native de La Ciotat, engagée en politique depuis 2012, cette monitrice de sport à la retraite « à la fibre sociale » s’est portée candidate. Aux militants ensuite de voter. Pour elle, il est temps que Karim Ghendouf, « qui se présente depuis dix-huit ans dans le cadre d’une liste d’union de la gauche », passe la main, « car ses résultats plafonnent ».

    Nouveau venu, non pas dans le paysage politique ciotaden, mais dans cette nouvelle campagne des municipales : Bernard Ougourlou-Oglou. L’ex-premier secrétaire du PS se présente comme « un social-démocrate au-dessus des partis ». Commentaire de son ex-colistière, Martine Cuccaroni : « Bernard cherche à affaiblir l’union de la gauche ».

  • Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste de gauche et écologiste en lice pour les élections municipales à Bouc-Bel-Air

    Une liste écologique et de gauche, mais pas une liste « citoyenne » – nom trop emprunté – estime Hervé Plisson. Le septuagénaire, adhérent depuis plus de deux décennies au parti Les Écologistes, ancien conseiller municipal d’opposition entre 2014 et 2020, prend la tête du Printemps boucain, en lice pour les élections municipales. Le nom ? Un « léger » clin d’œil au Printemps marseillais.

    Au sein des 33 noms qui composent la liste, ce sont « toutes les gauches » qui seront représentées, puisque deux Insoumis sont intégrés au groupe. « Bien que la liste soit majoritairement composée de membres de l’association Bouc-Bel-Air pour Tous (présidée par Gérard Blanc) ».

    Deux autres listes sont pour le moment en lice face au Printemps boucain : celle menée par Mathieu Morateur (SE) et celle portée par Bruno Aubry (DVG). Le maire actuel, Mathieu Pietri (DVD), n’a pas encore officialisé sa candidature.

    La liste du Printemps boucain brandit, parmi ses priorités, le retour à une ville durable dans cette commune enclavée entre « l’usine Lafarge, une ligne à haute tension, un gazoduc et maintenant un data center, liste le candidat. Mais, à ce jour, c’est une ville traversée par un trafic routier insupportable », rapporte aussi ce Boucain qui entend défendre un projet de « régulation » des entrées et sorties de la commune.

    C’est une longue liste d’ambitions et de propositions que met sur la table Hervé Plisson. Y compris « mettre fin au développement urbain au coup par coup ». Côté social, le projet de « pousser la construction de logements sociaux, jusqu’à 60% des parts (réservées) » est envisagé, malgré les contraintes.

  • Les finances, terreau de rivalité au conseil municipal de Gardanne

    Les finances, terreau de rivalité au conseil municipal de Gardanne

    Parmi la trentaine de délibérations inscrites à l’ordre du jour, sept concernaient les finances. Et chacune a donné lieu à son lot de passes d’armes entre oppositions et majorité.

    à commencer par le surcoût des charges de personnel annoncé par la majorité : 630 000 euros. « ça paraît quand même surprenant que ce soit décidé en fin d’année alors qu’on sait que le budget du personnel, qui doit passer auprès des services de l’état, est en général voté avant le 8 décembre. ça ne fait pas très sérieux », lance de son côté Jean-Marc La Piana, conseiller municipal d’opposition et à la tête d’une union de gauche en vue des élections municipales 2026. « Ce n’était pas anticipable, cette année, le vote du budget a été particulièrement tardif », rétorque Arnaud Mazille, adjoint au maire et directeur de campagne de l’édile sortant.

    Surcoût sur trois projets

    Quelques minutes plus tard, la tension remonte au moment d’aborder la délibération visant à programmer un crédit de paiement (AP/CP) pour trois projets : la réhabilitation de la Plateforme jeunesse, celle du cinéma et la construction d’un centre de loisirs, tous en surcoût. « Sur ces trois opérations, nous avons la possibilité de passer 30% de la dépense de l’année précédente », justifie Antonio Mujica, premier adjoint, évoquant des augmentations liées aux « surprises » sur les travaux de rénovation.

    « Une augmentation de 30% sur un projet comme celui de la Plateforme : je me pose la question de la gestion financière de ce projet. Vous dites que les trois décisions (…) ont toutes des surcoûts. Ce sont trois projets différents, mais je me pose la question sur une bonne ou mauvaise gestion du projet (plateforme) », interroge Jean-Marc La Piana. « Monsieur La Piana, question : 12 avenants sur le foyer, 7 sur la maison du peuple, quel commentaire vous faites sur votre gestion ? » intervient Hervé Granier, maire (LR), en référence au statut d’adjoint de son opposant sous l’ancienne municipalité. « S’il y a eu des réalités, j’attends de vous une gestion convenable et je suis surpris de cette mauvaise gestion que je retrouve ici », insiste la tête de l’union de gauche. « Vous êtes le plus fort, on va parler du cinéma, ça vous concerne », tranche Hervé Granier.

    Même schéma d’escarmouches sur le dossier du cinéma 3 Casinos, sujet sur lequel Antonio Mujica brandit un document faisant état de trois années de « réflexion » autour du sort du cinéma, sous l’ancienne municipalité. « Je dis juste qu’en trois ans, vous avez fait beaucoup de réflexion et peu d’action. En six ans, on a quand même sorti un cinéma », se targue le premier adjoint. « Mesquin et irrespectueux de notre travail », rétorque Jean-Marc La Piana. « En termes d’inaction, vous avez tout de même été très efficace », ajoutera son concurrent électoral, Hervé Granier.

  • Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Il y a du changement à gauche pour les municipales. Suite à un deuil familial, Patrice Philip (PS) se désiste et laisse la tête de liste à Laurence Jouanaud (PCF). Cette institutrice à la retraite, installée à La Mède depuis 32 ans, s’était déjà présentée aux élections législatives de 2017 et aux départementales de 2015.

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union des forces de gauche progressistes et de personnes issues de la société civile, face au maire sortant élu par deux fois au premier tour, Roland Mouren (DVD), et au candidat d’extrême droite, actuellement conseiller municipal d’opposition, Alain Vaccalluzzo. Pour elle, la menace RN est « réelle et grave vu leurs scores aux dernières élections législatives et européennes ».

    « On s’est réunis sur cette liste sur la base : plus Mouren et pas le RN », explique-t-elle. La gauche veut en finir avec l’édile sortant, qui a « agité pendant douze ans le spectre des bêtises qui avaient été faites par ses prédécesseurs socialistes, cet emprunt toxique, disant que grâce à lui, la dette va beaucoup mieux ». Mais à quel prix ? « Il a notamment fait des économies sur le tissu associatif, avec des subventions données au coup de cœur. »

    Redynamiser

    le centre-ville

    Laurence Jouanaud dénonce l’immobilisme de Roland Mouren, qui « n’a rien dépensé pour la population, en dehors de la construction de la salle des fêtes qui a coûté plus de 10 millions d’euros, qui a été sa seule réalisation en douze ans ».

    La tête de liste veut se battre pour la qualité de vie des habitants de Châteauneuf-les-Martigues. « Il faut arrêter de faire de cette commune une ville dortoir avec des ensembles résidentiels, des immeubles qui se développent partout sans espace vert, ni aire de jeux pour les enfants, affirme-t-elle. Rien n’est prévu pour la vie des gens. On veut développer les espaces de vie collectifs. »

    Elle ajoute : « On veut aussi redynamiser le centre-ville, qui se meurt, en aidant les bistrots, les restaurants et les petits commerces à s’installer, en baissant les loyers par exemple. »

  • Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala officiellement en course pour un second mandat à Allauch

    Lionel de Cala a choisi La Provence, où il a fait ses classes il y a 25 ans, pour officialiser, lundi, sa candidature à un deuxième mandat à la mairie d’Allauch. à 42 ans, ce proche de Renaud Muselier resté chez LR, fixe deux priorités : « L’éducation et la sécurité. »

    Dans ce premier mandat qu’il rappelle marqué par une succession de crises sanitaire, sociale, économique, géopolitique, et aujourd’hui institutionnelle, Lionel de Cala met à son actif la restauration de l’hôtel de ville historique et l’ouverture du pôle culturel de l’Usine électrique. Le président du groupe majoritaire Provence Unie au conseil départemental met aussi en avant la nouvelle caserne des pompiers d’Allauch et Plan-de-Cuques « promise depuis 20 ans ».

    Le RN en embuscade,

    la gauche unie

    Un établissement largement financé par le Département, « premier partenaire financier » de la commune, dont les subventions en tout genre sont passées de 820 000 euros en 2020 à 8,3 millions. La Chambre régionale des comptes pointe dans un rapport ces aides dont le montant « explique 55% de la dette » de la collectivité et ne sont pas orientées vers les municipalités qui en ont le plus besoin.

    Le maire défend aussi dans son entretien sa politique en matière de logement social et continue d’espérer une « réforme » de la loi SRU, jugeant « inutilement punitif de devoir verser des pénalités de plus de 1,2 million d’euros à l’État », alors que sa commune ne compte que 7,5% de logement sociaux. Un argument de choix, visiblement, pour celui qui a mis fin en 2020 à 45 ans de règne Povinelli, devançant au second tour (59,66%), la candidate divers droite Monique Robineau-Chailan (24,41%) et l’extrême droite (RN) menée par Laurent Jacobelli (15,91%). C’est Christelle Varnier qui sera, en mars prochain, la tête de liste du parti lepéniste.

    Balayées au 1er tour il y a six ans, les forces de gauche et écologistes ont choisi cette fois l’unité. « Face à la menace grandissante de l’extrême droite et à une gestion municipale conservatrice, nous soutenons une liste écologique sociale et solidaire », indiquait, début décembre, un communiqué signé de l’ensemble des forces de gauche, appelant « tous les citoyens qui le souhaitent » à apporter leurs contributions dans l’élaboration d’un « projet alternatif et concret ». Cette liste sera conduite par Frédéric Dutoit, Dorothée Sudan, Vincent Coulomb et Denise Triscari.