Category: politique

  • À La Ciotat, les candidats sondés sur le sort des piétons

    À La Ciotat, les candidats sondés sur le sort des piétons

    Les piétons, on n’en parle que lorsqu’il y a un fait divers… Il y a eu 25 morts de piétons en 2025 dans les Bouches-du-Rhône. Selon le ministère de l’Intérieur, ces accidents sont en hausse, même lorsque les piétons traversent sur les passages cloutés », pointe Caroline Bombois. Si la ville de Marseille arrive bonne dernière en France dans le Baromètre des villes où l’on peut marcher, selon la dernière enquête réalisée par le Comité « place aux piétons », La Ciotat décroche 6,2 sur 20, « alors que la moyenne des villes en France est 9 sur 20 », indique la jeune femme. À La Ciotat, « il y a des conflits d’usages forts, avec des gens qui ont peur de se faire percuter ou se font percuter. 40 personnes ont eu des accidents avec ou sans hospitalisation ces dernières années », mentionne-t-elle. Avec l’asso, une appli, dénommée « La Ciotat – Faux pas » a été mise en service en 2022. Les piétons peuvent y signaler les endroits dangereux, les prendre en photo…

    Boulevard sans trottoir

    Pour Caroline Bombois, « les mauvais aménagements de voirie sont facteurs d’accidents : passages piétons peu visibles, trottoirs absents, comme sur le boulevard de Lavaux ou le chemin de Fardeloup, ou discontinus, non-sacralisation des espaces piétons, notamment vis-à-vis des cyclistes », énumère-t-elle. Les incivilités, comme le stationnement de véhicules sur les trottoirs, le non-respect des passages cloutés, fragilisent encore ceux qui n’ont souvent que ce moyen pour se déplacer… Relayant une démarche lancée par l’asso à l’occasion des municipales, Caroline Bombois est allée porter la voix de cette « majorité silencieuse » dit-elle que sont les piétons. « Tous les candidats sont d’accord sur nos constats », livre-t-elle. Le maire (DVD) et candidat Alexandre Doriol « va faire une concertation boulevard de Lavaux pour une mise en sens unique ». Karim Ghendouf (La Ciotat nous rassemble) et Bernard Ougourlou-Oglou (Pour les Ciotadens) sont aussi par exemple pour cette solution. L’asso 60 millions de piétons a listé « 10 mesures pour que ça marche ! » aux candidats aux municipales.

  • Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? », interroge la Vague mandréenne, en pointant que plusieurs praticiens installés sur la commune partiront très prochainement à la retraite. Et de donner l’exemple du quartier voisin de Mar Vivo, à La Seyne, où des centaines de patients peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Quant aux visites à domicile des personnes âgées, elles deviennent quasiment impossibles.

    La liste d’opposition rappelant également que dès 2021, afin de prévenir une telle situation sur la presqu’île des professionnels de santé ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer une Maison de santé pluriprofessionnelle.

    Et que, s’ils sont parvenus depuis le début de l’année à organiser la prise en charge des patients du lundi au samedi midi par un logiciel commun, des locaux adaptés sont toujours manquants.

    « Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique », dénonce les opposants.

    Depuis, même si ça a un peu bougé, avec la proposition de la ville de mise à disposition d’un local provisoire de 70m2 au tarif de 1 700 euros par mois, dans l’attente de locaux définitifs, ces derniers sont jugés inadaptés.

    Et de conclure, à l’intention des électeurs : « En 2021, la municipalité affirmait que Saint-Mandrier n’était pas en Lozère et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation. »

    Un signe pour la Vague mandréenne qu’il faut changer de cap.

  • Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    On a connu meilleur contexte de dernière ligne droite pour une première campagne. Mais à Avignon, Mathilde Louvain préfère regarder devant. « Les Avignonnais ont besoin de savoir ce qu’on leur propose, on répondra toujours à toutes leurs questions pour clarifier », assure la tête de liste insoumise. « Quand on porte un projet pour l’humain, on ne peut pas être pour la violence », redit-elle. À l’heure d’entamer une tournée populaire en cinq dates, dont la première ce samedi (15h, à Montfavet parvis de l’école Sainte-Catherine), Mathilde Louvain ne craint pas de voir le drame de Lyon lui coller comme le sparadrap du capitaine Haddock : « Cela ne menace pas notre campagne, même si nous recevons des intimidations qui ne nous feront pas baisser les yeux ni les bras. » Selon elle, « la cabale médiatique ressoude les rangs et crée de la solidarité ». Saluant le soutien des partenaires (PCF, G.s, Avignon collectif), la candidate dément « toute défection ou désertion ».

    Jusque-là, Raphaël Arnault montrait son « envie de s’investir » dans la campagne, sollicitant si besoin une place symbolique sur la liste. « Il ne sera pas candidat, la décision avait été prise avant la semaine dernière », précise Mathilde Louvain, qui continue à échanger avec le député, contraint de rester en retrait car « il est menacé de mort ». Sa présence aurait-elle eu de toute façon un effet repoussoir ? « Non, c’est un soutien, pas un fardeau. Il reste un élu de la République qui a toute sa place dans la vie politique avignonnaise », défend Mathilde Louvain, prenant ses distances avec les collaborateurs parlementaires, mis en cause par la justice. « Ils étaient là aux côtés de Raphaël mais en aucun cas, lui ou ses collaborateurs ne participent au programme, à la liste », expose la candidate.

    Un message qu’elle s’évertuera à faire passer lors de sa tournée programmatique, sous haute sécurité. « On est la seule alternative de gauche à l’extrême droite, dans le sens où notre projet est social, tourné vers les habitants et que la rupture que l’on prône, c’est instaurer un rapport de force avec les collectivités, l’État, pour aller chercher les moyens dont on a besoin », fait valoir Mathilde Louvain. Le terme de « rupture » agace la liste concurrente de gauche de David Fournier (PS). « Par rupture, ce n’est pas un rejet complet du bilan mais c’est revoir la gouvernance de la mairie ou revenir aux régies publiques comme celle du camping par exemple », illustre la candidate qui estime se singulariser « par un projet transversal et pas un catalogue de mesures ».

  • Une nuit en garde à vue pour un post Facebook

    Une nuit en garde à vue pour un post Facebook

    Les plaintes contre Guillaume Meurice et Pierre-Emmanuel Barré, donnent-elles des ailes aux élus locaux ? Car à l’instar des humoristes de Nova, de nombreux caricaturistes et auteurs engagés aiment à dépeindre la vie politique locale avec un humour quelque peu corrosif. Christian Martin, qui écrit sous le pseudonyme Guy Masavi, est de ceux-là. Ce médecin à la retraite qui se décrit comme « anarchiste refoulé, mais en analyse » est bien connu en Camargue gardoise et notamment à Mus, où il réside. Il a notamment écrit deux ouvrages et poste régulièrement des textes satiriques sur la politique nationale, internationale et locale sur ses réseaux sociaux.

    C’est pour ses propos tenus dans un post daté du 5 février que Vivette Lopez (LR) a décidé de porter plainte. Pour critiquer l’alliance de la sénatrice avec Jean-Louis Blanc pour les élections municipales à Mus (petite bourgade de 1 600 âmes à côté de Vergèze), il écrit : « Une liste apolitique pleine de droites, qui unit une sénatrice blanche anti-avortement avec un chasseur blanc plus blanc que blanc. Une union naturelle : Utérus, fusil et tradition ! À faire pâlir Zemmour […] Une liste dite apolitique, ce qui veut dire bourrée de droites jusqu’à l’os, où se roule une pelle sans rougir une sénatrice LR proche du RN avec le chasseur du coin, celui qui confond tradition et calibre douze, ou biodiversité et civet ».

    Campagne municipale

    Vivette Lopez a qualifié ce texte de « misogyne et raciste » et le candidat Jean-Louis Blanc a également porté plainte pour diffamation. L’auteur a été convoqué à la gendarmerie de Vauvert le 7 février où il a été placé en garde à vue et n’en est ressorti que le lendemain, après 20 heures d’audition.

    Christian Martin s’est par la suite expliqué, qualifiant son texte de « satirique » où il décrit non pas « une scène de chambre mais un accouplement idéologique », une sorte de « métaphore un peu appuyée ». Il explique également qu’il n’a jamais écrit le nom de Vivette Lopez et assume « ce post comme tous ceux qui y sont publiés ». Pour lui cette plainte s’inscrit en réalité dans la campagne municipale où la liste de Jean-Louis Blanc défie le maire sortant Patrick Bénézech (DVG). Celui-ci est soutenu par Christian Martin et son fils figure aussi sur la liste.

    « C’est une atteinte grave et inacceptable à la liberté de pensée et d’expression inscrites dans notre constitution. Alors que le devoir d’un sénateur est de garantir l’exercice des principes républicains de Liberté, Égalité et Fraternité, Madame Lopez bafoue ce droit inaliénable de notre peuple. Elle s’inscrit dans l’obscurantisme et la censure que veut imposer l’extrême droite  », a réagi La France insoumise de Petite Camargue dans un communiqué.

  • Nicolas Koukas prône l’union des villages arlésiens

    Nicolas Koukas prône l’union des villages arlésiens

    Les villages se sentent abandonnés », assure Nicolas Koukas (PCF). Alors, pour y remédier, le candidat de l’Union pour Arles qui a déposé sa liste mercredi 18 février présente les élus qui deviendront, en cas de victoire, les adjoints spéciaux des composantes de la ville la plus étendue de France.

    Ils seront deux pour Salin-de-Giraud : Sandy Scandagliari et Katy Vrontos, tous deux retraités de la fonction publique territoriale et originaires de la commune camarguaise. Située à 40 km d’Arles et donc de son hôpital, celle-ci rencontre une problématique de désertification médicale. « Aujourd’hui, on a un médecin deux jours par semaine, témoigne Sandy Scandagliari. L’accès aux soins est le premier dossier à porter pour le village. » À ce sujet, la liste porte notamment un projet de maison de santé pluridisciplinaire. Éloignés, les villages rencontrent aussi des problématiques de mobilité et d’isolement. Gisèle Beltrando, désignée pour Raphèle, explique : « Les habitants se détournent d’Arles pour Saint-Martin-de-Crau pour leurs besoins de la vie quotidienne. Les seniors sont obligés d’aller à Pont-de-Crau pour avoir accès à un foyer et aucune navette n’est mise en place, ce qui isole ceux qui ne peuvent plus conduire. » L’Union pour Arles compte travailler avec le Centre communal d’action sociale pour y remédier. « Nous allons aussi travailler avec la communauté d’agglomération pour revoir les tracés, cahiers des charges et horaires des transports en commun », affirme Nicolas Koukas.

    Des moyens propres

    Pour obtenir un « choc de confiance », comme l’appelle le conseiller municipal d’opposition Mohamed Rafaï, les villages seront dotés « de moyens financiers propres pour qu’ils aient une latitude totale avec une enveloppe dédiée qu’on est encore en train de chiffrer », précise la tête de liste. Le candidat veut également mettre trois réunions par an en place, afin de « faire le point, avec les services municipaux, sur les sujets du quotidien », mais aussi déconcentrer les services publics. « C’est l’équité territoriale, l’égalité républicaine », appuie Mohamed Rafaï.

    L’Union pour Arles souhaite aussi mettre le paquet sur la culture en réinstaurant le Relais du sel à Salin-de-Giraud, mais aussi en créant un festival de la ruralité pour mettre en lumière les traditions de ces communes. « Ces villages sont un trésor, il faut exploiter leur attractivité. »

  • À Gardanne, la gauche bat la campagne dans les quartiers

    À Gardanne, la gauche bat la campagne dans les quartiers

    Quartier Font de Garach, ce vendredi soir. Réunis sur le parking d’un supermarché, les colistiers de Jean-Marc La Piana, candidat à la tête d’une union à gauche en vue des municipales, déchargent les coffres de voiture de tracts, distribués dans les quartiers de Gardanne chaque soir. Dans cette zone de la ville, un projet d’urbanisme de plus de 300 logements doit voir le jour, inscrit au PLUi, lui-même adopté en décembre 2024. Selon l’équipe de campagne, le projet a été approuvé « sans concertation, en catimini ». « Gardanne mérite mieux qu’un maire devenu promoteur immobilier ! » lit-on, sur le tract rouge et orange, couleurs de la liste. « Le quartier n’est pas fait pour absorber autant de circulation en plus », estime Pierre Sandillon, membre de la liste. Ce sera donc le cheval de bataille présenté ce soir. Ici, c’est aussi un quartier « aux premières loges de la disparition du service public », souligne Amélie Barbey (PCF) de la partie elle aussi. En période de vacances, peu de portes s’ouvrent, alors que l’équipe entame la tournée.

    « Je serais visible »

    « Mais globalement, la campagne se passe très bien. On le voit lorsqu’on tracte au marché, pas mal de gens viennent au local, rapporte Jean-Marc La Piana. Même si certaines personnes disent ne plus avoir confiance. Mais je trouve plus de gens motivés, que lassés. Les gens écoutent. Les municipales, c’est la plus belle élection en termes de proximité et les gens le reconnaissent », poursuit Jean-Marc La Piana, obligé de s’interrompre : le fondateur de La Maison est, régulièrement, reconnu par les passants dans le quartier. « Ah ! J’espère que cette fois-ci ça va passer. Il y a 5 ans non, j’espère que cette fois oui ! J’en ai marre de ceux qui font tout en douce, dans leur intérêt… », lance une passante, avant d’interpeller le candidat sur la situation médicale d’un habitant. Un autre, en plein footing, s’arrête net. « Monsieur La Piana ! Comment vous allez ? Ils veulent mettre des barrières, ici, ça bloque ici… les gens sont énervés », explique ce coureur, faisant allusion aux aménagements à venir liés au projet immobilier. « On est contre ce projet si les gens vous posent la question. J’espère qu’on pourra faire quelque chose. Le permis a été délivré, mais il y a des recours ! Les gens du quartier ont leur mot à dire, on sera favorables à ce que ce projet soit abandonné », répond Jean-Marc La Piana.« J’espère que vous serez le prochain maire ! Je viendrais vous voir ! », répond le coureur. Ce à quoi le candidat répond : « Je vous promets, je serais toujours visible. »

  • À Reillanne, une liste de gauche pour prendre la succession

    À Reillanne, une liste de gauche pour prendre la succession

    Dans sa lettre aux habitants où elle annonçait ne pas se représenter, la maire sortante de Reillanne avait souhaité « un rassemblement de gauche très large et très ouvert ». C’est désormais chose faite avec la liste menée par Simone Chagniard-Marand, déposée en préfecture mercredi matin. Deux communistes et un militant de l’Après font notamment partie de cette liste. « Le programme qu’on défend s’inscrit vraiment dans la continuité de ce qu’a fait la mairie. On envisage de terminer les projets engagés, pas par obligation, mais par conviction », la maire sortante, élue depuis 11 ans, laissant sa place, explique la tête de liste.

    Au cœur des priorités de la liste, nommée Reillanne en commun, la justice sociale, la lutte contre la précarité et le soutien aux associations. « J’ai été élue au cours d’une élection sans candidat. Il y avait un groupement de personnes ouvert à tous, chacun a dit une qualité que devait avoir un maire, puis on a tous voté pour quelqu’un qui y correspondait », explique Simone Chagniard-Marand. Agée de 61 ans, elle travaille depuis 42 ans dans les collectivités locales. « Dans ma carrière, j’ai eu à monter des dossiers pour les élus. Je mets mon expérience au service de mon village, ayant grandi entre Marseille et Reillanne. Même si ma vie m’en a éloignée, j’y suis toujours revenue », avance-t-elle.

    Garder la municipalité

    à gauche

    Garder la municipalité à gauche et veiller à ce que la commune ne vrille pas à droite sont des enjeux importants pour Simone Chagniard-Marand. « Il y a eu des résultats inquiétants aux législatives », regrette-t-elle. « On a voulu que tous les Reillannais soient représentés, et conserver la démocratie, parce que c’était pas le cas s’il n’y avait qu’une seule liste », explique-t-elle. Sa liste est composée de personnes d’âges très variés, comptant notamment des jeunes de 20 et 25 ans, « des gens qui ont choisi de s’installer à Reillanne ». Selon la tête de liste, « cela montre que la vie est belle ici, que le monde est meilleur ici, et donc on va essayer de conserver ça ».

    La liste n’a pour autant pas été constituée sans encombres. « On a eu beaucoup de mal à trouver des femmes qui souhaitaient s’engager. On a beaucoup prospecté. 21 personnes, ça fait beaucoup sur un village », raconte Simone Chagniard-Marand. Parmi les projets de l’équipe, la construction de logements sociaux, l’urbanisation, l’aide aux associations, la création d’une maison des jeunes, la rénovation de l’école, la rénovation énergétique des bâtiments communaux, renforcer l’action du CCAS, rompre l’isolement des personnes âgées, créer un réseau de compostage collectif, des jardins partagés…

    La liste Reillanne en commun est également attachée à « la démocratie vivante », avec un conseil municipal des jeunes, des « comités villageois », un budget participatif et des référendums « pour les grandes décisions ». « Pour tout ce qui impacte la vie des Reillannaises et des Reillannais, on va leur demander leur avis », résume Simone Chagniard-Marand. La liste a par ailleurs la volonté de « maintenir des loyers modérés pour les commerces » afin de les garder.

    « On va assumer de faire une liste et un programme de gauche », promet la tête de liste. « On a des idées communes et on a ce sens du bien commun, l’idée que l’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers », avance-t-elle.

    Sur le marché tous les jeudis
    et dimanches matin. Réunion publique pour présenter la liste le dimanche 8 mars à 10h30
    à la salle des fêtes.

  • Mohamed Laqhila (Modem) appelle la droite à changer de candidat à Marseille

    Mohamed Laqhila (Modem) appelle la droite à changer de candidat à Marseille

    Dans un communiqué de presse ce vendredi , le vice-président du MoDem 13 Mohamed Laqhila appelle la droite marseillaise à changer de tête de liste. «J’en appelle solennellement à M. Romain Simmarano, porte-parole de la liste et numéro deux, pour qu’il prenne ses responsabilités et reprenne le flambeau», écrit-il. L’ancien député, en effet, considère que les exigences « de la responsabilité, de clarté républicaine, du refus des ambiguïtés et des arrangements de circonstances […] ne sont pas réunies ».

    L’interpellation intervient après que la candidate de la droite et du centre Martine Vassal, qui n’avait pas reçu l’investiture du Modem, a énuméré en plein débat sur BFMTV ce jeudi soir «le mérite, le travail, la famille, la patrie» comme ses valeurs personnelles. Une reprise de la devise du régime pétainiste qu’elle a réitéré sur l’antenne, interpellée par le maire (DVG) Benoît Payan, et qui a suscité un scandale.

    « Je ne suis pas pétainiste »

    «Je comprends que l’énumération que j’ai faite a créé de l’émoi», répond-elle ce vendredi, interrogée par La Marseillaise. «Mais il ne faut pas déformer mes propos, poursuit la présidente (DVD) de la Métropole et du Département. Parce qu’on a déformé mes propos, notamment M. Payan, en faisant allusion à cette devise, je reçois des menaces de mort depuis ce matin

    Elle assure qu’on a «sorti trois mots de leur contexte» et dénonce une «manipulation politique». «J’ai commencé mon propos par le mérite et j’ai terminé mes propos par l’humanité et la solidarité, insiste la candidate. Ce sont des valeurs qui sont morales, sociales, auxquelles je suis très attachée.» En d’appuyer : «Je ne suis pas pétainiste, je suis gaulliste. J’ai une seule devise : Liberté, Égalité, Fraternité.»

  • Deux procédures lancées contre la mairie de Solliès-Toucas par Univers Mentor

    Deux procédures lancées contre la mairie de Solliès-Toucas par Univers Mentor

    Blasco Mentor a laissé une trace importante dans l’histoire de l’art au XXe siècle. Né en 1919, peintre virtuose, à 14 ans il obtient l’entrée aux Beaux-arts de Barcelone, dont il est l’un des trois seuls médaillés (avec Picasso et Clavé). Engagé dans l’armée républicaine, il fuit la dictature franquiste pour la France, puis rallie le Var où il est pris en charge par des réfugiés espagnols, dont Nieves, sa future épouse, qui habite Solliès-Toucas.

    Après la guerre, il s’installe à Paris et obtient une renommée internationale, gardant une forte attache à Solliès, où il fait bâtir une maison – la Casa Nieves – qu’il enrichit de ses œuvres au fil du temps pour en faire une « œuvre totale ». Il meurt en 2003, son épouse 4 ans plus tard. Avant cela, ils font don à la commune de la Casa Nieves et de centaines d’œuvres. Ils attachent des obligations à cette donation, dont « l’inaliénabilité de l’ensemble, la garde, l’entretien et l’assurance, la création d’une fondation », détaille Isabelle Rollin-Royer, directrice d’Univers Mentor, fondation créée en 2011, exécutrice testamentaire, titulaire du Droit moral et de l’expertise de l’œuvre de Mentor.

    La mairie condamnée

    Jusqu’en 2020, la collaboration avec la mairie est fructueuse. Mais tout change avec l’élection de Jérémie Fabre : « Il annonce publiquement que la peinture ne l’intéresse pas, comme Mme Addou, sa directrice de cabinet, qui déclare que ce qui l’intéresse, c’est uniquement la Casa Nieves », affirme l’exécutrice testamentaire. S’ensuit une bataille juridique autour des obligations de la donation, la mairie « prétendant ne pas être propriétaire des œuvres mais seulement de la Casa Nieves ».

    Des travaux y sont engagés en 2023. Et selon Isabelle Rollin-Royer, « après ceux-ci, nous découvrons beaucoup d’œuvres et objets endommagés, détruits, d’autres disparus. » En novembre 2024, Univers Mentor lance deux procédures judiciaires : une en référé à Marseille, pour contraindre la mairie à respecter les termes de la donation, l’autre « au fond », à Toulon pour demander la nullité de la donation. De son côté, pour obtenir que la Casa Nieves soit débarrassée de son contenu, la mairie lance une procédure administrative contre Univers Mentor à l’issue de laquelle le juge refuse sa demande, la condamnant à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à la fondation. La mairie s’est pourvue en cassation.

    Quant aux deux procédures entamées par Univers Mentor, la première, dont l’audience avait été reportée au 21 janvier dernier, a été à nouveau repoussée en vertu du pourvoi en cassation.

    Pour la seconde, la mairie souhaiterait dépayser l’affaire à Marseille. Univers Mentor constate que depuis plus d’un an la mairie cherche à gagner du temps. Contactée, la mairie dit se garder de tout commentaire concernant des affaires en cours.

  • Les nouveaux visages de l’équipe Delafosse à Montpellier

    Les nouveaux visages de l’équipe Delafosse à Montpellier

    Des jeunes, des moins jeunes, des actifs ou des retraités. La liste de Michaël Delafosse qui doit être déposée en préfecture ce vendredi 20 février, est renouvelée environ au tiers.

    Parmi les nouveaux visages, certains se présentent à une élection pour la première fois. Comme Émilie Biondi. À 26 ans, cette fonctionnaire contractuelle en mairie (hors Métropole) a été séduite par « le respect des engagements pris » lors du mandat qui s’achève. Membre du PRG, elle se dit attachée au principe de laïcité érigé comme totem par le maire PS. Elle veut « agir sur des choses concrètes du quotidien » et « faire entendre la parole de la jeunesse ». « J’ai fait 5 ans d’études pour comprendre comment marche une administration, un budget. On ne donne pas les clés aux citoyens pour s’intéresser à la politique », déplore Émilie passionnée de démocratie participative.

    Comme elle, Éliane Urtado, 64 ans, se présente pour la première fois. Mais l’engagement citoyen, la militante au collectif pour la ligne 5 de tramway le connaît par cœur. « Je me suis investie 30 ans dans la vie associative. Pour le parc Clemenceau, puis le collège et le tramway qui change nos vies dans le quartier », se réjouit celle qui aime le « mode de gouvernance apaisée » de M. Delafosse. Ex-enseignante en maternelle aujourd’hui retraitée, elle se verrait bien travailler sur la problématique « Grandir dehors » entre enfants et jardins.

    Grégoire Delforge a lui déjà une expérience d’élu (à Villeneuvette). S’il a rejoint le maire sortant quitte à se faire suspendre de son parti, c’est parce que l’écologiste trouve que « M. Delafosse a une capacité d’écoute, il sait garder un cap malgré les critiques ». Alors que J-L. Roumégas « est dans une logique de rupture, de posture et N. Oziol mène avec LFI une campagne nationale ». Passionné d’éducation populaire, il est convaincu que « les gens sont prêts à la transition écologique si les politiques publiques sont justes, simples et compréhensibles ».

    Ancienne membre d’EELV aujourd’hui à Place Publique, Jacqueline Markovic sera aussi sur la liste Delafosse. Tout comme Muriel Ressiguier, ancienne députée LFI fâchée avec Mélenchon et aujourd’hui pragmatique face à la montée de l’extrême droite. « Soit on continue à se déchirer pour des virgules dans un tract, soit on prend notre place. Je laisse la haine aux haineux et je choisis mon camp sans aucune hésitation », explique M. Ressiguier qui se verrait bien travailler sur le logement.

    Qui dit renouvellement dit aussi départs. On sait déjà que Hind Emad ne soutient plus Delafosse. Démissionnaire, la vice-présidente à l’économie pourrait rebondir sur une autre liste…