Category: culture

  • Au détour d’une rue ou d’une place, l’art surgit à Marseille

    Au détour d’une rue ou d’une place, l’art surgit à Marseille

    Mèfi. Du 7 au 10 octobre, ne vous étonnez pas de voir surgir 11 porteurs de bancs qui sillonnent Marseille, de Saint-Barnabé à l’Estaque, en passant par les places Castellane ou Sébastopol. Pas des agents de la voirie officiant à la Métropole, mais plutôt des artistes de la compagnie Krak. « Nous convertissons les bancs en une seule longue table dans l’espace public. Avec mots et musique, nous trinquons à la beauté des petites rencontres de la vie. De cette façon, nous reconnectons les gens et rendons hommage à tout ce qui produit dans l’espace public », situent Els Degryse et Dieter Missiaen, artistes de ce collectif belge, au menu de Performer la ville.

    Du vendredi 3 au dimanche 12 octobre, la première édition d’un « temps fort » impulsé par Lieux publics, centre national de création dans l’espace public qui coordonne la Cité des arts de la rue, dans le quartier des Aygalades. « Même si on sort déjà régulièrement de nos murs, on avait envie aussi de rassembler le public dans un temps fort. Performer la ville n’est pas un festival mais plutôt un événement où on va chercher les habitants, les usagers et les passants pour les surprendre dans l’espace public », prévient son directeur, Alexis Nys. Avec pour objectif de renouer encore plus avec l’ADN des arts de la rue, et donc leur spontanéité, ainsi que de recréer du lien social par l’art, dans une société qui a tendance à l’occulter.

    Traversées de la cité

    Les places Castellane et Caffo, comme la plage des Catalans, seront quant à elles le théâtre d’Esquisses, de la compagnie marseillo-brésilienne Cirque immersif, pour « un moment de poésie suspendu dans le ciel de la ville », indique le programme qui, pendant toute la durée de Performer la ville, affichera également Légendes à la gare Saint-Charles et ses alentours. Porté par La Vaste entreprise et Nicolas Heredia, « un projet qui permet de commémorer le quotidien des gens et raconte des micro-récits », au nombre de 400, « inspiré par la ville et ses habitants », détaille Alexis Nys, avant de pointer d’autres propositions telles que Mission Roosevelt, qui « brise le tabou » du handicap en proposant au public de traverser la Canebière et le Vieux-Port en fauteuil roulant pour se métamorphoser « en joyeuse troupe qui envahit l’espace urbain ».

    www.lieuxpublics.com

  • Au Citron jaune, « Artivisme » presse débats et spectacles

    Nous avons proposé à des artistes, des chercheurs et des militants de tenter de changer le monde en quelques jours. Venez ! Au pire, ce sera joyeux », aguiche avec humour le programme du Citron jaune. Jusqu’au dimanche 5 octobre, ce centre national des arts de la rue et de l’espace public est aux manettes d’« Artivisme », temps fort qui mêle performances et réflexions. Vendredi 3 octobre, la plateforme arlésienne Pop accueillera ainsi Phœnix, de Marzouk Machine. En cours de création, une pièce qui « arpente villes et villages de France pour questionner la raison pour laquelle nous restons, au bord de la brèche, hébétés face à l’effondrement » du monde. Et ce, avant un débat intitulé « la démocratie peut-elle sauver la planète ? ».

    Vigies et résistants

    Le week-end de la 2e édition d’« Artivisme » sera lui aussi riche en spectacles et discussions. Au parc ornithologique du Pont de Gau des Saintes-Maries, le Groupe n+1 invitera samedi le public aux premiers essais de Delta, spectacle immersif irrigué par les rencontres d’« un garde-digue, une manadière-gardiane, une rizicultrice, des scientifiques » ou encore de « six dockers et d’élus ». Clôture prévue dimanche à Arles, avec le DJ set de Floriane Facchini, Patasciutta antifascista, d’après sa création qui narre l’histoire d’une famille italienne ayant transgressé les volontés de Mussolini en 1943, le dictateur leur ayant interdit de semer du blé pour nourrir les résistants au fascisme.

    P.A.
  • Au Citron jaune, « Artivisme » presse débats et spectacles

    Au Citron jaune, « Artivisme » presse débats et spectacles

    Nous avons proposé à des artistes, des chercheurs et des militants de tenter de changer le monde en quelques jours. Venez ! Au pire, ce sera joyeux », aguiche avec humour le programme du Citron jaune. Jusqu’au dimanche 5 octobre, ce centre national des arts de la rue et de l’espace public est aux manettes d’« Artivisme », temps fort qui mêle performances et réflexions. Vendredi 3 octobre, la plateforme arlésienne Pop accueillera ainsi Phœnix, de Marzouk Machine. En cours de création, une pièce qui « arpente villes et villages de France pour questionner la raison pour laquelle nous restons, au bord de la brèche, hébétés face à l’effondrement » du monde. Et ce, avant un débat intitulé « la démocratie peut-elle sauver la planète ? ».

    Vigies et résistants

    Le week-end de la 2e édition d’« Artivisme » sera lui aussi riche en spectacles et discussions. Au parc ornithologique du Pont de Gau des Saintes-Maries, le Groupe n+1 invitera samedi le public aux premiers essais de Delta, spectacle immersif irrigué par les rencontres d’« un garde-digue, une manadière-gardiane, une rizicultrice, des scientifiques » ou encore de « six dockers et d’élus ». Clôture prévue dimanche à Arles, avec le DJ set de Floriane Facchini, Patasciutta antifascista, d’après sa création qui narre l’histoire d’une famille italienne ayant transgressé les volontés de Mussolini en 1943, le dictateur leur ayant interdit de semer du blé pour nourrir les résistants au fascisme.

    P.A.
  • À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clémente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre

    avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre

    avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • Plongée dans la danse des rêves à Aix-en-Provence

    Plongée dans la danse des rêves à Aix-en-Provence

    Au son de synthétiseurs lancinants et de percussions quasi martiales qui battent la chamade en direct, les corps se déploient dans une transe toute chorale. Un ton libérateur scandé tout au long de Theatre of dreams, pièce conçue par Hofesh Schechter qui prend ses quartiers vendredi 3 et samedi 4 octobre au Grand Théâtre de Provence (GTP).

    « Cette pièce est portée par nos imaginaires collectifs qui concernent nos vies et nos sociétés avec leurs règles, les attentes auxquelles nous faisons face et ce qu’on nous permet de réaliser », résumait au moment de sa création le compositeur et chorégraphe, auprès du Théâtre de la Ville à Paris.

    « Accepter de perdre »

    Dans ce spectacle, 13 danseurs engagent leur corps pour embarquer le public dans ce qui se cache au plus profond des rêves. Une traversée de l’envers du décor physique et psychique des songes qui nous remuent. « C’est comme une plongée effrénée dans l’inconscient collectif pour mettre au monde une œuvre. Mais une déconstruction du récit collectif, ce théâtre des rêves dans lequel nous vivons et où se créent les structures de nos imaginaires », décortique Hofesh Schechter à propos d’une heure et demi lors de laquelle les artistes s’abandonnent sur scène. « L’idée était d’amplifier tout état dans lequel on se trouvait, de se laisser emporter et d’accepter de perdre ».

    Les 3 et 4 octobre à 20h. Entre 10 et 47 euros

  • Plongée dans la danse des rêves à Aix-en-Provence

    Au son de synthétiseurs lancinants et de percussions quasi martiales qui battent la chamade en direct, les corps se déploient dans une transe toute chorale. Un ton libérateur scandé tout au long de Theatre of dreams, pièce conçue par Hofesh Schechter qui prend ses quartiers vendredi 3 et samedi 4 octobre au Grand Théâtre de Provence (GTP).

    « Cette pièce est portée par nos imaginaires collectifs qui concernent nos vies et nos sociétés avec leurs règles, les attentes auxquelles nous faisons face et ce qu’on nous permet de réaliser », résumait au moment de sa création le compositeur et chorégraphe, auprès du Théâtre de la Ville à Paris.

    Dans ce spectacle, 13 danseurs engagent leur corps pour embarquer le public dans ce qui se cache au plus profond des rêves. Une traversée de l’envers du décor physique et psychique des songes qui nous remuent. « C’est comme une plongée effrénée dans l’inconscient collectif pour mettre au monde une œuvre. Mais une déconstruction du récit collectif, ce théâtre des rêves dans lequel nous vivons et où se créent les structures de nos imaginaires », décortique Hofesh Schechter à propos d’une heure et demi lors de laquelle les artistes s’abandonnent sur scène. « L’idée était d’amplifier tout état dans lequel on se trouvait, de se laisser emporter et d’accepter de perdre ».

    Les 3 et 4 octobre à 20h. Entre 10 et 47 euros

  • 21 000 visiteurs séduits par l’exposition Fantômes

    21 000 visiteurs séduits par l’exposition Fantômes

    L’exposition « Fantômes » qui était proposée du 21 juin au 28 septembre vient d’être clôturée sur un « véritable succès ». La manifestation a accueilli quelque 21 000 spectateurs, une performance pour un établissement qui a été inauguré en 2021, souligne le Département du Var, « cela confirme la programmation exceptionnelle du lieu ».

    L’exposition proposait à voir 300 objets et artefacts rassemblés pour l’occasion par le commissaire principal de l’exposition Philippe Charlier, dont certains présentés pour la première fois ici et prêtés par des musées de renom. Ils ont permis aux visiteurs d’apercevoir les multiples facettes des fantômes en six chapitres sur les trois étages dédiés. Un voyage étonnant sur tous les continents de l’Antiquité à nos jours. Une exposition s’achève, une autre se prépare. L’hôtel départemental donne d’ores et déjà rendez-vous, avec une manifestation qui prendra place du 13 décembre au 22 mars sur le thème des « Carnavals, d’ici et d’ailleurs ».

  • La villa de la « Moulaga » réclame 107 millions

    La villa de la « Moulaga » réclame 107 millions

    J’ai dit, j’ai dit, donnez-moi d’la moula – J’ai dit, j’ai dit, donnez-moi d’la moula ! » Des paroles assez providentielles pour cette procédure judiciaire.

    Cent sept millions d’euros. C’est la somme – improbable – que réclament les propriétaires de cette majestueuse demeure du petit village du Castellet, en assignant en justice pêle-mêle : Midi Midi Production, le label qui a financé le tournage du clip, la plateforme de location de maisons de luxe, Luxe Homelly, Google et Youtube, pour la diffusion dudit clip qui a dépassé les 200 millions de vues sur le net.

    « Pas au courant du tournage »

    Argument massue développé par les propriétaires : ils assurent n’avoir jamais été au fait qu’un quelconque tournage devait avoir lieu chez eux. Selon leur avocat, dont les propos ont été recueillis par l’Informé qui a révélé l’information, la résidence « n’a pas vocation à servir pour les tournages. La famille n’était absolument pas au courant. » Et de préciser que depuis, « la famille est importunée par des passants » qui ont identifié le lieu avec la diffusion du clip… Les propriétaires réclament notamment le retrait du clip des plateformes où il peut être visionné et 107 millions d’euros, en se basant sur le nombre de vues du vidéo-clip, pour le préjudice subi depuis que la maison a acquis une célébrité certaine auprès des fans de Jul.

    La procédure qui date de septembre 2023 a fait l’objet d’une décision d’étape début septembre, lors de celle-ci, la plainte initialement portée contre Google France a été reportée sur la maison mère irlandaise. Pour l’heure, aucun des deux rappeurs n’a réagi à la polémique soulevée par cette nouvelle affaire.