Category: culture

  • Cinéma : changer de regard sur la santé mentale

    Cinéma : changer de regard sur la santé mentale

    La santé mentale s’invite dans les salles obscures nîmoises. Du 10 au 13 octobre, le cinéma Le Sémaphore accueille pour la première fois le festival Cinéma à la folie, nouveaux regards sur la santé mentale. Un événement inédit qui associe art et sensibilisation, pour briser les clichés persistants sur les troubles psychiques.

    Imaginé par la Fondation Érié, le Fipadoc et le Festival La Rochelle Cinéma, ce festival parcourt huit villes françaises en octobre, de Nantes à Nîmes. À l’affiche, douze films (fictions et documentaires) qui explorent avec sensibilité les réalités de la dépression, de la schizophrénie, du stress post-traumatique ou encore de l’addiction numérique. Isabelle Carré, marraine du festival, et le réalisateur Nicolas Philibert en sont les parrains engagés, convaincus du pouvoir du cinéma à « libérer la parole et briser les tabous ».

    Six films à découvrir

    À Nîmes, six films seront projetés gratuitement au Sémaphore. Le festival s’ouvrira vendredi 10 octobre avec Le Soleil de trop près de Brieuc Carnaille, avant une rencontre avec l’équipe et Aurélie Schandrin, cheffe du pôle psychiatrie du CHU de Nîmes. Samedi 11, place au documentaire Le Souffle du canon de Nicolas Mingasson, suivi en soirée des Rêveurs d’Isabelle Carré, en présence de professionnels de la Maison des adolescents de Nîmes. Dimanche 12, le public pourra découvrir Nos folies ordinaires d’Adèle Flaux et Jérémy Frey, puis replonger dans le classique Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Enfin, lundi 13 octobre, la projection d’Emprise numérique d’Élisa Jadot permettra d’aborder la question brûlante de l’impact des écrans sur la santé mentale des jeunes. Au-delà des films, chaque séance se prolonge par un débat réunissant réalisateurs, experts, associations et personnes concernées. Un espace d’échange précieux pour témoigner, informer et rapprocher les expériences.

  • À la Fiesta, le son de l’amour en rempart aux crises

    À la Fiesta, le son de l’amour en rempart aux crises

    « Ce qui nous a guidés pour construire cette édition de la Fiesta des Suds », rappelle son programmateur, Frédéric André, « c’est de partager des émotions avec le maximum de gens. Depuis de nombreuses années, on assiste à des crises perpétuelles mais on entend peu de discours qui tournent autour d’un avenir commun ». Un constat ayant infusé dans le programme du rendez-vous phare de l’automne marseillais, qui accueillera vendredi 10 octobre sur l’esplanade du J4, le rappeur Youssoupha, récemment à l’origine de l’album Amour suprême. Un besoin d’affection dans ce monde de brutes, également matérialisé par Aïta mon amour, « projet maroco-tunisien » qui pioche dans l’électro, le rock et le blues. Au XIIe siècle, « Aïta était une manière d’interpeller les gens avec des poèmes chantés par des femmes pour afficher leur liberté et volonté d’aimer, souvent après la perte d’un être proche dans un contexte de guerre », éclaire Frédéric André.

    « Rhythm is love »

    La soirée de ce vendredi verra aussi se produire le guitariste nigérian Keziah Jones. Inventeur du « bluefunk » et auteur du tube intemporel Rhythm is love il y a plus de 30 ans, il viendra prouver au public marseillais qu’il est toujours Alive & kicking, comme le suggère le titre de son dernier album. Une nuit décidément pleine de « love » avec la venue du duo « afro punk » Tshegue, de la chanteuse La Chica, aux envolées latines et suaves, ou encore de la Mc aux paroles franco-espagnoles, La Valentina, qui louvoie entre « rap et salsa ».

  • [Fiesta des Suds] Youssoupha : « Décrispez-vous. N’écoutez pas ceux qui vous parlent de camps »

    [Fiesta des Suds] Youssoupha : « Décrispez-vous. N’écoutez pas ceux qui vous parlent de camps »

    La Marseillaise : Sur le titre « Suprême », vous confiez votre rapport à la France et rappez : « dîtes à ce pays que je l’ai quitté pour mieux m’en rapprocher ». Peut-on dire que vous, l’enfant né à Kinshasa, venu vivre en France à 10 ans et qui habite désormais en Côte d’Ivoire, ne se sent jamais autant chez lui que lorsque qu’il est éloigné de la terre à laquelle il est attaché ?

    Youssoupha : Il y a un peu de ça. Je me rends compte que je suis un peu plus nomade que ce que j’aurais imaginé avant. Je ne me déconnecte jamais des endroits qui m’ont accompagné. Je ne suis par exemple plus au Congo, mais je reste très attaché à ce pays et j’y retourne régulièrement. Pareil pour la France. Peut-être que j’y reviendrai un jour de manière plus permanente. Mais pour l’instant, pour continuer à l’aimer, j’ai besoin de voir autre chose. Sinon, j’ai le sentiment de la subir et pour de mauvaises raisons. L’éloignement m’a rapproché de la France. Même si tout n’est pas réglé, on peut parler d’une forme de réconciliation.

    Les supporters de l’OM, club auquel vous êtes attaché, ont l’habitude de clamer : « partout, c’est chez nous »…

    Youssoupha : Depuis petit, je me suis toujours senti proche de ce club. Même si je suis connu pour être un fan de Liverpool, l’OM reste dans mon cœur. J’aime le fait qu’on puisse utiliser encore ces expressions de « partout, c’est chez nous » ou de « citoyen du monde ». Certains disent que c’est une formule facile, voire démagogique. Mais en fait, on n’a pas à se remettre en cause. Les frontières, ça reste des concepts théoriques. En revanche, nos vies, elles sont bien réelles. Je ne vais donc pas laisser un concept théorique renfermer ce que mon cœur et mon cerveau ressentent et pensent. Vous me parliez de l’OM : je n’ai jamais vécu à Marseille, je n’y ai pas de famille et je ne connais pas la ville plus que cela. Mais, à mon arrivée en France, enfant, quelque chose m’a rattaché à la ferveur de ce club. Pendant longtemps, j’ai pu complexer, car on nous intime de choisir. On en a entendu des formules bizarres comme « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » ou « il faut choisir entre tes origines ». Eh bien, moi, j’ai choisi de ne pas choisir. Ou plutôt, je choisis tout.

    « Amour suprême » condense vos influences rap, africaines, mais aussi gospel et symphoniques. Ce qui ne date pas d’hier, quand on regarde les samples de vos débuts, parmi lesquels Nina Simone ou Edith Piaf…

    Youssoupha : C’est un album décomplexé. On a l’habitude d’entendre qu’on ne peut pas être telle et telle chose à la fois. Soi-disant, on ne pourrait pas être profondément Français et avoir des références Nina Simoniennes, être Africain et avoir pour référence le rap américain. Moi, j’aime Nas, Jay-Z, mais j’ai aussi la rumba congolaise dans le sang. La chanson française de Brel et Brassens me fascine. Le symphonique me porte en live et a changé ma vie. La soul music, c’est l’essence du rap que j’ai aimé. Pour le gospel, ce sont mes cousins à l’église qui m’ont mis dedans. J’ai décidé de faire tout cohabiter.

    Il y a aussi « Dieu est grande », morceau dédié à votre fille devenu viral, mais perçu comme un blasphème par des intégristes. Et dans « God bless », vous chantez « le chemin de dieu est simple, mais c’est les religieux qui le compliquent »…

    Youssoupha : Je suis quelqu’un de spirituellement hybride. J’ai grandi avec ma mère qui est sénégalaise musulmane. Mon père est, lui, chrétien, comme ma femme. Quand on a décidé de se marier, au niveau de nos familles et communautés, c’était un peu compliqué. D’un côté comme de l’autre, on a voulu installer un problème qui n’en était pas un pour nous. J’ai aussi vécu à Créteil dans un quartier juif. J’ai toujours été amené à me mélanger. ça m’a permis de me rendre compte que, dès que les gens se mélangent, ils sont souvent amenés à bien s’entendre. C’est quand les gens mettent la logique de camps et de dogmes, qui vient souvent des religieux, que la crispation s’installe. Si j’avais appris la religion à travers ceux qui prétendent en être les garants, je serais même devenu agnostique ou athée. Je pense que la religion et la spiritualité élèvent et que ce sont les gens qui rabaissent. Je veux transmettre cela dans mes textes en disant aux gens : « décrispez-vous. N’écoutez pas ceux qui vous parlent de camps. »

    Le titre « Prose combat » est aussi marqué par votre appel pour « une terre pour le peuple palestinien » ou le soutien au peuple congolais. Deux massacres desquels les dirigeants détournent le regard. Pourquoi ?

    Youssoupha : Car c’est logiciel du monde d’avant, qu’on a du mal à mettre à jour car il faudrait réinterroger nos civilisations. Dénoncer les pratiques du régime actuel en Israël, notamment sur la bande de Gaza et son génocide, remet en cause une interrogation. Auparavant, on présentait Israël comme une démocratie. On a lié cela à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, où les juifs ont été des victimes, parmi les pires de l’histoire. Ce logiciel de l’établissement d’Israël a persisté, ce qui fait qu’aujourd’hui, tout est confondu par les principaux médias et institutions. Pour le Congo, pareil. Aux yeux des gens, le pillage et les guerres en Afrique étaient quelque chose d’établi. Et quand on se met à dénoncer le génocide au Congo, pour l’exploitation des minerais, on entend : « ça a toujours été comme ça. » Pourtant, la prise de conscience doit se faire et les massacres doivent s’arrêter. On doit changer ce monde-là. Maintenant.

  • « L’Allégorie de la poésie » rejoint le musée Fabre

    « L’Allégorie de la poésie » rejoint le musée Fabre

    L’Allégorie de la poésie, signée et datée de 1774, a fait son entrée dans les collections du musée Fabre. Grâce au soutien de la Fondation d’entreprises du musée et à une subvention exceptionnelle du Fonds du patrimoine, l’établissement culturel montpelliérain a acquis par exercice du droit de préemption cette œuvre d’Élisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842) lors de la vente Artcurial à Paris, le 23 septembre. Il s’agit d’une peinture précoce, atypique et ambitieuse d’une artiste essentiellement connue pour son activité de portraitiste.

    La peintre officielle de Marie-Antoinette

    Formée par son père le pastelliste Louis Vigée, puis par le peintre Gabriel Briard, la jeune Elisabeth Louise Vigée est très tôt remarquée et soutenue par les peintres Gabriel François Doyen et Joseph Vernet. Elle produit ses premières peintures au début des années 1770, sans être rattachée à une corporation professionnelle. En 1774, elle est obligée de rejoindre la corporation de l’Académie de Saint-Luc, communauté des peintres et sculpteurs de Paris, afin de pouvoir poursuivre son activité. Elle expose au Salon de l’Académie de Saint-Luc plusieurs portraits et études de têtes, ainsi que trois allégories de la peinture, de la poésie et de la musique. L’Allégorie de la poésie témoigne ainsi des débuts de sa prestigieuse carrière. Quatre ans plus tard, Élisabeth Louise Vigée Le Brun devient en effet peintre officiel de la reine Marie-Antoinette, dont elle exécuta plusieurs portraits.

    Cette œuvre atypique permet aussi de renforcer, au sein des collections, la présence des femmes artistes du XVIIIe siècle avec un nom emblématique venu rejoindre Marie Thérèse Reboul et Adélaïde Labille-Guiard. Jusqu’à ce jour, Élisabeth Louise Vigée Le Brun n’était évoquée dans la collection que par la copie d’un portrait légué au musée par Alfred Bruyas en 1876.

  • À la Fiesta des Suds, le son zen de Morcheeba pour sortir du chaos

    À la Fiesta des Suds, le son zen de Morcheeba pour sortir du chaos

    « La musique est une manière douce de communiquer », se plaisent à dire les membres de Morcheeba. La formulation parfaite pour résumer 30 ans de carrière, tissée au long du fil discontinu de la voix astrale de Skye Edwards et des productions planantes de Ross Godfrey, les rescapés et piliers du groupe qui seront sur la scène de la Fiesta des Suds, jeudi 9 octobre. Rien d’étonnant au regard de l’origine de leur nom, tiré de « More Cheeba » : comprenez ainsi « plus d’herbe ». Celle qui se fume et non pas qui se broute.

    Comme un voile vaporeux et mélodieux qui drape leur trip hop made in England, cette musique lancée par la vague Massive Attack et qui a puisé dès les années 1990 dans les rythmes de la musique afro-américaine, pour les enduire d’électro et de dub. Trigger hippie, Big calm, The seasi les tubes se sont enchaînés jusqu’au mitan des années 2000, la décennie suivante fut plus avare en pépites dont Morcheeba avait le secret. Mais voilà que le désormais tandem Skye Edwards – Ross Godfrey vient délivrer à nouveau une recette qui avait fait la marque de fabrique du groupe, avec le nouvel album Escape the chaos. Mais s’évader de quel chaos, au juste ? « Les réseaux sociaux ont beaucoup empiré ces dix dernières années. J’y ai renoncé. L’ère de l’information est épuisante. Mais la musique, elle, peut envelopper chacun de nous dans un cocon sonore. C’est un sanctuaire », laisse planer le guitariste et claviériste Ross Godfrey.

    Appel de détresse tout autant qu’hymne à l’amour, Escape the chaos s’ouvre par le titre Call of love. Sur des riffs grassouillets, la voix de Skye Edwards, chanteuse londonienne, parolière et estampille de Morcheeba, se rappelle au souvenir de ses nombreux nostalgiques. Un appel à l’amour dans ce monde de brutes. « Il faut apprécier les bonnes choses. Les médias exagèrent les nouvelles pour attirer notre attention. La désinformation sème la confusion sur l’essentiel : se reconnecter à la nature et profiter d’une vie plus simple », affirme Ross Godfrey, peintre musical, dont la palette esquisse aussi bien des ballades pop à la sérénité toute affichée (Elephant clouds), que des quêtes zen épousant la voix de miel de Skye Edwards (Molten).

    Une histoire de connexions

    Fidèle à son credo depuis trois décennies, jalonnées de hauts et de bas, Morcheeba creuse encore son sillon : celui de la bande originale de nos turpitudes. En quête de refuge au milieu du chaos. « Nous aimons toujours créer des disques d’atmosphère, qui permettent au public de s’évader du quotidien », rembraye Ross Godfrey, qui n’a peut-être encore jamais atteint un tel niveau de production dans Escape the chaos.

    Morcheeba, c’est souvent une histoire de contrastes, de jeux de textures. Une parenthèse qui apaise les fracas du monde, viennent encore rappeler aujourd’hui des titres tels que Peace of me, au cours duquel le rap martial craché par le Mc, Oscar, s’atténue au contact de l’harmonie prodiguée par Skye Edwards. Que dire encore de Far we comme, mélopée harnachée à différentes cordes, qui donne presque le sentiment d’une chanson expiatoire. Des scratchs hip-hop de Cooler heads à la pop kitsch et futuriste de Hold it down, le combo se rapproche de l’esprit de ses débuts.

    « Il est difficile de dire d’où la musique de cet album nous est venue. Elle s’est développée naturellement. C’est une expression abstraite de nos sentiments. On a commencé à improviser sur certains morceaux lors des balances, puis on a réservé des studios pendant nos jours de repos entre deux concerts. On a mis plus de deux ans à le concevoir », souligne Ross Godfrey, grand manitou d’une œuvre presque mystique. Pour autant, précise-t-il, « je ne crois en aucun dieu. Mais je sais que l’univers est un endroit génial et que nous sommes tous connectés ».

    Programme complet de la soirée sur www.fiestadessuds.com

  • À la Fiesta des Suds, le son zen de Morcheeba pour sortir du chaos

    « La musique est une manière douce de communiquer », se plaisent à dire les membres de Morcheeba. La formulation parfaite pour résumer 30 ans de carrière, tissée au long du fil discontinu de la voix astrale de Skye Edwards et des productions planantes de Ross Godfrey, les rescapés et piliers du groupe qui seront sur la scène de la Fiesta des Suds, jeudi 9 octobre. Rien d’étonnant au regard de l’origine de leur nom, tiré de « More Cheeba » : comprenez ainsi « plus d’herbe ». Celle qui se fume et non pas qui se broute.

    Comme un voile vaporeux et mélodieux qui drape leur trip hop made in England, cette musique lancée par la vague Massive Attack et qui a puisé dès les années 1990 dans les rythmes de la musique afro-américaine, pour les enduire d’électro et de dub. Trigger hippie, Big calm, The seasi les tubes se sont enchaînés jusqu’au mitan des années 2000, la décennie suivante fut plus avare en pépites dont Morcheeba avait le secret. Mais voilà que le désormais tandem Skye Edwards – Ross Godfrey vient délivrer à nouveau une recette qui avait fait la marque de fabrique du groupe, avec le nouvel album Escape the chaos. Mais s’évader de quel chaos, au juste ? « Les réseaux sociaux ont beaucoup empiré ces dix dernières années. J’y ai renoncé. L’ère de l’information est épuisante. Mais la musique, elle, peut envelopper chacun de nous dans un cocon sonore. C’est un sanctuaire », laisse planer le guitariste et claviériste Ross Godfrey.

    Appel de détresse tout autant qu’hymne à l’amour, Escape the chaos s’ouvre par le titre Call of love. Sur des riffs grassouillets, la voix de Skye Edwards, chanteuse londonienne, parolière et estampille de Morcheeba, se rappelle au souvenir de ses nombreux nostalgiques. Un appel à l’amour dans ce monde de brutes. « Il faut apprécier les bonnes choses. Les médias exagèrent les nouvelles pour attirer notre attention. La désinformation sème la confusion sur l’essentiel : se reconnecter à la nature et profiter d’une vie plus simple », affirme Ross Godfrey, peintre musical, dont la palette esquisse aussi bien des ballades pop à la sérénité toute affichée (Elephant clouds), que des quêtes zen épousant la voix de miel de Skye Edwards (Molten).

    Une histoire de connexions

    Fidèle à son credo depuis trois décennies, jalonnées de hauts et de bas, Morcheeba creuse encore son sillon : celui de la bande originale de nos turpitudes. En quête de refuge au milieu du chaos. « Nous aimons toujours créer des disques d’atmosphère, qui permettent au public de s’évader du quotidien », rembraye Ross Godfrey, qui n’a peut-être encore jamais atteint un tel niveau de production dans Escape the chaos.

    Morcheeba, c’est souvent une histoire de contrastes, de jeux de textures. Une parenthèse qui apaise les fracas du monde, viennent encore rappeler aujourd’hui des titres tels que Peace of me, au cours duquel le rap martial craché par le Mc, Oscar, s’atténue au contact de l’harmonie prodiguée par Skye Edwards. Que dire encore de Far we comme, mélopée harnachée à différentes cordes, qui donne presque le sentiment d’une chanson expiatoire. Des scratchs hip-hop de Cooler heads à la pop kitsch et futuriste de Hold it down, le combo se rapproche de l’esprit de ses débuts.

    « Il est difficile de dire d’où la musique de cet album nous est venue. Elle s’est développée naturellement. C’est une expression abstraite de nos sentiments. On a commencé à improviser sur certains morceaux lors des balances, puis on a réservé des studios pendant nos jours de repos entre deux concerts. On a mis plus de deux ans à le concevoir », souligne Ross Godfrey, grand manitou d’une œuvre presque mystique. Pour autant, précise-t-il, « je ne crois en aucun dieu. Mais je sais que l’univers est un endroit génial et que nous sommes tous connectés ».

    Programme complet de la soirée sur www.fiestadessuds.com

  • Un hommage en images à la force des femmes

    Un hommage en images à la force des femmes

    Ce projet est né d’un désir profond de rendre hommage aux femmes qui traversent cette épreuve avec courage et dignité », confie Karine Louarn. « J’avais envie de leur témoigner un message de solidarité, de sororité. Mais je souhaitais aussi mettre en lumière celles qui tendent la main, qui accompagnent, qui aiment, qui soutiennent dans l’ombre : amies, sœurs, mères, bénévoles… »

    À l’occasion d’Octobre rose, mois dédié à la prévention du cancer du sein, cette Montpelliéraine de 55 ans a imaginé un calendrier intitulé « Les Divines ». Chaque mois, des anonymes incarnent ces visages de la solidarité, sœurs de l’ombre invitées à prendre la lumière.

    « Le calendrier, pour moi, est quelque chose de très féminin, car beaucoup de femmes l’utilisent pour des choses du quotidien. Avec, en outre, ce côté “cycle”, dans lequel nous vivons beaucoup, nous autres femmes », explique cette artiste peintre et photographe amateure, également accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH) dans un collège de Montpellier et sophrologue.

    « J’ai fait appel à mes connaissances. Beaucoup de femmes m’ont répondu. J’ai aussi eu un jeune homme qui a eu envie de s’associer au projet car sa maman est partie d’un cancer du sein. J’ai donc photographié 19 femmes et 1 homme. J’ai dû refuser des propositions, mais ce n’est que partie remise car chaque année je réaliserai un calendrier au profit d’une association différente », poursuit-elle.

    Ce calendrier solidaire ressemblera moins à un calendrier traditionnel qu’à un magazine dont les 36 pages contiendront, outre les portraits des « Divines », des textes sensibilisants, des témoignages ou encore des méditations vidéo accessibles via un QR code.

    Les fonds récoltés grâce à la vente en ligne* (15 euros l‘unité) seront en grande partie reversés, cette année, au Montpellier institut du sein (MIS), réseau de spécialistes destiné aux femmes touchées par un cancer du sein. Le lancement du projet aura lieu le 11 octobre au château de Flaugergues, de 9h45 à 12h. À une présentation du calendrier et du MIS succéderont une conférence sur la prévention du cancer du sein et des témoignages de femmes ayant traversé cette épreuve.

    La remise du chèque, prévue en janvier 2026, s’accompagnera d’une exposition de tableaux réalisés par Karine Louarn, mêlant la peinture aux photographies des « Divines » réalisées pour le calendrier.

  • Un hommage en images à la force des femmes

    Ce projet est né d’un désir profond de rendre hommage aux femmes qui traversent cette épreuve avec courage et dignité », confie Karine Louarn. « J’avais envie de leur témoigner un message de solidarité, de sororité. Mais je souhaitais aussi mettre en lumière celles qui tendent la main, qui accompagnent, qui aiment, qui soutiennent dans l’ombre : amies, sœurs, mères, bénévoles… »

    À l’occasion d’Octobre rose, mois dédié à la prévention du cancer du sein, cette Montpelliéraine de 55 ans a imaginé un calendrier intitulé « Les Divines ». Chaque mois, des anonymes incarnent ces visages de la solidarité, sœurs de l’ombre invitées à prendre la lumière.

    « Le calendrier, pour moi, est quelque chose de très féminin, car beaucoup de femmes l’utilisent pour des choses du quotidien. Avec, en outre, ce côté “cycle”, dans lequel nous vivons beaucoup, nous autres femmes », explique cette artiste peintre et photographe amateure, également accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH) dans un collège de Montpellier et sophrologue.

    « J’ai fait appel à mes connaissances. Beaucoup de femmes m’ont répondu. J’ai aussi eu un jeune homme qui a eu envie de s’associer au projet car sa maman est partie d’un cancer du sein. J’ai donc photographié 19 femmes et 1 homme. J’ai dû refuser des propositions, mais ce n’est que partie remise car chaque année je réaliserai un calendrier au profit d’une association différente », poursuit-elle.

    Ce calendrier solidaire ressemblera moins à un calendrier traditionnel qu’à un magazine dont les 36 pages contiendront, outre les portraits des « Divines », des textes sensibilisants, des témoignages ou encore des méditations vidéo accessibles via un QR code.

    Les fonds récoltés grâce à la vente en ligne* (15 euros l‘unité) seront en grande partie reversés, cette année, au Montpellier institut du sein (MIS), réseau de spécialistes destiné aux femmes touchées par un cancer du sein. Le lancement du projet aura lieu le 11 octobre au château de Flaugergues, de 9h45 à 12h. À une présentation du calendrier et du MIS succéderont une conférence sur la prévention du cancer du sein et des témoignages de femmes ayant traversé cette épreuve.

    La remise du chèque, prévue en janvier 2026, s’accompagnera d’une exposition de tableaux réalisés par Karine Louarn, mêlant la peinture aux photographies des « Divines » réalisées pour le calendrier.

  • « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire », écrit d’emblée dans la préface, le tragédien Racine, pour résumer Bérénice. Paru en 1671, un triangle amoureux entre la reine de Palestine, l’empereur de Rome et Antiochus, son meilleur ami qui l’aime en silence, dont s’est emparé Guy Cassiers, servi par la troupe de la Comédie française, mardi 7 octobre à 20h30, au Théâtre des Salins. Un metteur en scène connu pour son goût immodéré du mélange du texte à la technologie.

    Ombre, lumière, miroir

    Le lieu de cette intrigue au dispositif son et images poussé ? « Une antichambre où le temps semble suspendu », décrit cette figure du théâtre flamand, dans un entretien avec Chantal Hurault compris dans sa note d’intention. Entre ombre et lumière, la clef mentale de la quête d’identité des protagonistes. « Racine écrit en musicien. C’est un cadeau, pour les acteurs et actrices, d’avoir une telle construction à la fois très codifiée et disposée à écouter leur personnalité. » Charge à Jérémy Lopez d’interpréter à la fois Titus, en plein dilemme entre l’exercice du pouvoir et celui de l’amour, ainsi que le roi de Comagène, Antiochus. « Cela met en lumière leurs contradictions internes et comportements en miroir. Ils changent constamment de position et veulent prendre la place de l’autre », justifie Guy Cassiers.

    P.A.
  • « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire », écrit d’emblée dans la préface, le tragédien Racine, pour résumer Bérénice. Paru en 1671, un triangle amoureux entre la reine de Palestine, l’empereur de Rome et Antiochus, son meilleur ami qui l’aime en silence, dont s’est emparé Guy Cassiers, servi par la troupe de la Comédie française, mardi 7 octobre à 20h30, au Théâtre des Salins. Un metteur en scène connu pour son goût immodéré du mélange du texte à la technologie.

    Le lieu de cette intrigue au dispositif son et images poussé ? « Une antichambre où le temps semble suspendu », décrit cette figure du théâtre flamand, dans un entretien avec Chantal Hurault compris dans sa note d’intention. Entre ombre et lumière, la clef mentale de la quête d’identité des protagonistes. « Racine écrit en musicien. C’est un cadeau, pour les acteurs et actrices, d’avoir une telle construction à la fois très codifiée et disposée à écouter leur personnalité. » Charge à Jérémy Lopez d’interpréter à la fois Titus, en plein dilemme entre l’exercice du pouvoir et celui de l’amour, ainsi que le roi de Comagène, Antiochus. « Cela met en lumière leurs contradictions internes et comportements en miroir. Ils changent constamment de position et veulent prendre la place de l’autre », justifie Guy Cassiers.