Category: Accueil

  • Martine Vassal d’accord « à 95 % » avec Renaissance

    Tout s’organise, tranquillement mais mécaniquement », sourit Renaud Muselier, pilote pour Renaissance de l’union de la droite aux municipales, à Marseille. Un mois après que le parti présidentiel a mis sur la table ses propositions ainsi qu’une charte des valeurs pour le scrutin à venir, le président de Région est venu annoncer, ce mercredi midi, au côté de la candidate Martine Vassal, dans une brasserie de la place Castellane, qu’un accord programmatique avait été trouvé pour cette campagne.

    « Le travail que l’on a présenté est issu d’un travail militant engagé il y a plus de six mois », présente Gérard Blanc, membre du bureau de Renaissance dans les Bouches-du-Rhône. « Dans ces propositions, il y en a 95% que je fais miennes, sourit de son côté Martine Vassal. ça ne m’étonne pas énormément, beaucoup de choses nous rassemblent. » Et de citer l’ouverture d’un bureau à Bruxelles pour travailler sur les financements européens, la végétalisation de la ville, un droit opposable à la garde d’enfants pour les familles monoparentales, des conventions pour transférer propreté, voirie et écoles aux mairies de secteur… En taisant les divergences. Quant à la charte de valeurs, « j’aurais pu l’écrire », jure-t-elle. Celle-ci défendait la nécessaire union, en appuyant : « Ces alliances devront exclure toute association, directe ou indirecte, avec l’extrême droite, LFI, ou des personnes dont la moralité serait incompatible avec nos principes d’intégrité, de transparence et d’humanisme. » Une alliance « exigeante », rappelle le co-responsable de la communication de Renaissance 13, Maxime Boudet. « Et c’est réciproque », rebondit la candidate.

    Sans Royer-Perreaut

    L’investiture officielle des Républicains obtenue une semaine plus tôt, reste à obtenir celle du parti présidentiel. « J’ai demandé que Marseille soit programmée dans le dispositif, la date arrivera en temps et en heure », explique Renaud Muselier. C’est que, pour l’instant, la formation d’un gouvernement accapare les esprits au niveau national. Mais, glisse-t-il, la candidature de Martine Vassal est regardée « avec un œil bienveillant ». Quant aux équilibres sur la liste, « on fait le quoi avant le qui », glisse le responsable départemental de Renaissance, Bertrand Mas-Fraissinet.

    Cela se fera, pourtant, sans l’ex-maire et député des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. Dans un entretien à La Provence ce mercredi soir, celui-ci a annoncé se retirer de la vie publique, sans apporter de soutien à Martine Vassal. « Trop de choses aujourd’hui me séparent d’elle », explique-t-il. Et d’appuyer : « Pour qu’il y ait confiance, il faut qu’il y ait une forme de cohérence. »

  • Ces millions manquants de la marina olympique

    La magie des épreuves olympiques en rade de Marseille passée, reste désormais l’addition. Et son partage. Mais, alors que les coûts du réaménagement de la marina du Roucas-Blanc ont flambé, les financements publics n’ont pas suivi, laissant une ardoise se chiffrant jusqu’à près de 11 millions d’euros pour la Ville de Marseille, alerte un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) présenté, ce vendredi, dans l’hémicycle municipal.

    C’est que l’inflation est passée par là, sans compter les nombreux ajustements de chantier. Ainsi, pour la partie terrestre, l’accord signé avec la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) en 2020 prévoyait un chantier à 25 millions d’euros. La note finale s’élève à 31,3 millions d’euros, une augmentation d’un quart du coût initial entre révision des prix (2 millions d’euros) et dépenses additionnelles pour le stockage provisoire des équipements nautiques, le relogement des activités maritimes (2,5 millions d’euros).

    Côté mer, les demandes supplémentaires du comité d’organisation des Jeux olympiques, ainsi que les révisions des prix, ont chacune ajouté plus d’un million à l’ardoise, sans compter les études supplémentaires nécessaires. Et le bassin s’étant ré-ensablé au fil des travaux, il a également fallu réaliser un nouveau dragage, d’un coût de 1,2 million d’euros. Quelque 4 millions de surcoûts se sont ainsi ajoutés au fil de l’eau, entre 2022 et 2024, portant ce chantier maritime à près de 15 millions d’euros.

    La CRC porte au final l’addition de ce chantier olympique à 45,6 millions d’euros en 2024. Sans que le partage de la charge ne suive. « En dépit de ces hausses des dépenses, la répartition des financements publics n’a pas évolué depuis 2022 », s’alarme le rapport, pointant que seuls 34,6 millions d’euros de financements avaient été confirmés en mars 2025. Et les magistrats de sortir la calculatrice : « Au total, un écart de 10,95 millions d’euros hors taxes apparaît entre l’ensemble des dépenses du projet de réaménagement de la marina du Roucas-Blanc et les financements confirmés. » Un écart qui tomberait à 4 millions d’euros si toutes les subventions promises tombaient finalement, en particulier les 2,8 millions de dotation de soutien à l’investissement local de l’état, dont la première moitié n’était qu’en cours d’engagement en juillet. Mais, quoi qu’il en soit, cette charge risque de retomber sur la municipalité marseillaise.

    En fin de séance

    Cela d’autant plus que les 3 millions d’euros espérés du Fonds européen de développement régional (Feder) n’arriveront jamais. « La commune n’a constaté qu’en 2023 que le projet était inéligible à ce fonds », glisse le rapport. « On ne peut pas nous reprocher d’avoir essayé de travailler sur cette source de financement, se défend l’élu (EELV) délégué aux fonds européens, Fabien Perez. On a travaillé, mais on ne savait pas. »

    La Ville de Marseille a bien demandé à l’état de réunir les différents financeurs pour que chacun fournisse une aide supplémentaire. « En juillet 2025, ces propositions n’avaient pas reçu de réponse », note sobrement le rapport de la CRC. Interrogé à ce sujet à de multiples reprises par la presse, le président du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet (G.s), rappelle : « C’est un équipement salué par l’ensemble des Marseillais. L’objectif à terme, c’est qu’une classe d’âge puisse profiter d’un stage d’apprentissage de la voile dans sa scolarité. » Mais les réponses sur le financement, insiste-t-il, ne seront apportées qu’en conseil municipal vendredi. Cela tombe bien : le rapport a été glissé à la toute fin de l’ordre du jour.

  • Le plan régional contre les incendies porte ses fruits

    Prévenir, combattre et reconstruire. Voici les trois piliers du programme régional baptisé « Guerre du Feu ». Sept ans après son lancement, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, accompagné des acteurs du dispositif, en a présenté les résultats. « On a divisé par cinq les dommages entre 2017 et 2025 » se targue l’élu.

    C’est en 2017, après l’incendie ravageur de Bormes-les-Mimosas, que l’idée de ce programme a germé. « On s’est dit “plus jamais ça” », se souvient François de Canson, vice-président de la Région en charge de la prévention des risques majeurs. Quelques mois plus tard, en février 2018, la Région lance son plan « Guerre du feu ». L’objectif est clair : réduire les risques incendies, répondre plus efficacement aux départs de feu et permettre la reconstitution des forêts incendiées en coordonnant les différents acteurs et en apportant un financement.

    Depuis 2018, 40 millions d’euros ont été versés par la Région pour lutter contre les flammes. « Sur le territoire, nous avions les compétences humaines et techniques. Mais j’avais l’impression que chacun travaillait dans son coin », explique Renaud Muselier.

    L’une des premières actions a notamment été le déploiement de la garde régionale forestière. En 2025, 250 écogardes ont été mobilisés, entre juin et septembre, dans les massifs et parcs régionaux, pour sensibiliser aux risques et aux bons gestes. « De plus en plus de personnes sont au courant des gestes parce qu’ils croisent des écogardes », explique Manon Quezl-Ambrunaz, coordinatrice du Parc naturel régional du Mont Ventoux. Une prévention importante, puisque 9 incendies sur 10 sont d’origine humaine.

    Ce travail nécessaire en amont, pour limiter les départs de feu, est associé au développement de meilleurs moyens pour combattre les flammes. La Région a notamment soutenu certaines communes pour l’entretien des pistes de défense de la forêt contre les incendies (DFCI).

    Des rotations plus rapides

    La Région a également financé en partie la rénovation du pélicandrome, où les avions réservoirs peuvent venir se ravitailler en eau ou en produit retardant, à Hyères. Inauguré en juillet 2024, sa rénovation a permis d’améliorer la vitesse de remplissage, passant de 20 à 6 minutes. « Cela permet des rotations beaucoup plus rapides et de réduire les délais de réaction », insiste le lieutenant-colonel Michel Seitz, chef du groupement de conduite opérationnelle.

    Enfin, ce plan « Guerre du feu » a permis le déploiement du fonds de dotation Respir, dédié au financement du reboisement de territoires incendiés, notamment accompagné par l’office national des forêts, « pour retrouver rapidement une captation de carbone et le maintien du sol », explique Hervé Houin, directeur territorial Midi-Méditerranée de l’ONF. L’institution a aussi développé, avec la Région, des fiches réflexes à destination des maires pour gérer l’après-incendie.

    Un plan qui a porté ses fruits et « repris comme base de réflexion nationale », se félicite François de Canson.

  • Cent ans de lutte contre le cancer du sein à l’institut Paoli-Calmettes

    Le cancer du sein n’est pas seulement une maladie, c’est un combat collectif, une grande cause nationale et humaine » : tels sont les mots du Pr Anthony Gonçalves, coordinateur du Département d’oncologie médicale et Responsable du Comité de séno-oncologie de l’Institut Paoli-Calmettes, à l’occasion d’une matinée spéciale proposée le vendredi 3 octobre.

    Professionnels de santé, chercheurs, patients et grand public sont rassemblés à partir de 8h30. L’occasion de présenter les avancées dans la connaissance de la biologie de ce cancer qui, avec 60 000 nouveaux cas par an, reste le plus fréquent chez la femme, mais qui, pris en charge à un stade précoce, de petite taille, est guéri dans 9 cas sur 10. La personnalisation des traitements et les perspectives de la recherche seront également abordées, ainsi que le rôle des patientes comme acteurs dans le soin et la recherche.

    De 8h30 à 14h :salle des conférences bâtiment IPC2

  • De faux coursiers pourune vraie arnaque

    Ne pas répondre au SMS réclamant des informations bancaires et couper court à toute conversation avec un interlocuteur se présentant comme son banquier… Des recommandations simples et qui peuvent sembler évidentes. Sauf que. L’arnaque dite du « faux coursier » a visiblement le vent en poupe a alerté ce mercredi 1er octobre, depuis l’Évêché à Marseille (2e), le commissaire Grégory Petri, adjoint de la division criminalité territoriale au sein du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire).

    Il ne dispose pas de chiffres, mais il l’assure : depuis cet été, ce genre de délinquance est en forte augmentation et « aucune ville du département des Bouches-du-Rhône n’est épargnée ». Telle cette affaire remontant au 24 août, concernant un couple de personnes âgées domiciliées à Aix, « peu au fait des nouvelles technologies », raconte Grégory Petri, et dont on ne sait pas comment le numéro de téléphone a été piraté. Mais, contacté par un faux conseiller bancaire qui l’alerte de possibles mouvements frauduleux sur son compte, il se laisse convaincre de remettre à un coursier, dans une enveloppe, sa carte bleue avec le code, pour tout bloquer et la détruire.

    Un mode opératoire bien rodé

    Un préjudice de « 4 300 euros », précise le commissaire, le faux coursier en train de retirer de l’argent avec la carte volée ayant été interpellé en flagrant délit, pris par la vidéosurveillance. Mais on peut rapidement atteindre des sommes plus importantes en fonction du plafond de paiement et de retrait de la carte bleue ou quand les victimes s’enchaînent, avertit le commissaire.

    Il s’agissait auparavant de baratiner au distributeur de billets ou au parcmètre pour délester des personnes vulnérables, mais les auteurs « ont revu leur mode opératoire », a pu remarquer Grégory Petri. La technique se révélant, cette fois-ci, disons plus psychologique. « La conversation peut durer plusieurs heures » a-t-il pu constater, il s’agit « à la fois de créer un lien de confiance et de faire peur », en insistant notamment sur l’urgence de la situation. Hameçonnée puis dépouillée, la victime ne porte pas toujours plainte. « Ce que nous l’incitons à faire au moindre doute au commissariat ou en ligne sur la plateforme “ma sécurité” », insiste Grégory Peri. D’autant que « cela peut être compliqué après pour être indemnisé car elle a remis sciemment ses informations personnelles », rappelle-t-il.

    S’ils parviennent à retrouver lesdits coursiers, des « petites mains », recrutées au niveau local, souvent avec une annonce à la demande sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans rappeler les usages en matière de narcotrafic, les policiers ont beaucoup plus de mal à s’attaquer au « haut du spectre », convient le commissaire. Des réseaux dont on ne sait pas grand-chose pour le moment. Quant au hameçonnage, sur le web, tout se vend, tout s’achète, un fichier de données personnelles piratées pouvant coûter 15 000 euros.

    Le meilleur moyen reste donc d’éviter de se faire abuser, insiste Grégory Petri. « La seule interaction avec sa banque ne peut être que physique ou de sa propre initiative, aucun conseiller bancaire ne demande d’informations par téléphone, cela n’existe pas », martèle-t-il.

    Toujours pour sensibiliser le public, des prospectus vont être disposés dans les banques, les commissariats et autres lieux publics.

    « Un conseiller bancaire ne demande pas d’informations »

  • Le patronat local montre les dents

    Nous aussi on se mobilise ! » C’est le message de Philippe Korcia, président de l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), bien déterminé à porter haut la voix du grand patronat, en plein débat autour des orientations budgétaires du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Une mobilisation en deux temps. « D’abord le 13 avec le grand rassemblement à Paris, où l’on espère avoir plus de 15 000 personnes », plante le patron des patrons locaux, qui prévoit « des départs coordonnés en train » des entrepreneurs pour l’occasion. Avant d’annoncer l’autre grand rendez-vous du monde économique, deux jours après, qui se tiendra au stade Vélodrome à Marseille, le 15 octobre : la 25e édition du forum des entrepreneurs de l’UPE 13.

    « Qu’on nous laisse faire »

    Si les deux événements ne sont pas liés, ils s’inscrivent dans une même dynamique des organisations patronales en vue de peser sur le prochain budget et éviter des mesures comme la taxe Zucman. « Nous sommes dans une situation économique très préoccupante. Si l’on repart sur des discussions pour le budget ou une dissolution, nous n’allons pas réussir à traverser cette crise. S’il n’y a pas de volonté politique, il n’y aura pas d’autres mesures que la mise sous tutelle du FMI », prévient Philippe Korcia. Avant de tacler « les syndicats dogmatiques […] qui ne veulent pas comprendre qu’on a un pied dans le précipice ».

    In fine, il demande à « ce qu’on nous laisse faire », comprenez par-là qu’on laisse les manettes au patronat pour le prochain budget. « Les entreprises, ce sont elles qui créent de l’emploi, qui créent la valeur. […] C’est la seule chose qui marche », développe-t-il. D’où l’invitation de Louis Sarkozy et de l’ancien président François Hollande pour le 25e forum… Tout un programme.

  • « L’objectif est d’obtenir un budget de justice sociale »

    La Marseillaise : Après deux journées de mobilisations, les 10 et 18 septembre, quel est le sens de l’appel à l’action pour ce 2 octobre ?

    Sandrine Mourey : Le sens est le même que pour les deux précédentes journées. C’est-à-dire qu’après ces mobilisations, et la rencontre avec le Premier ministre, on voit que le budget qui se prépare est le même que celui de François Bayrou. Ses mesures sont toujours dans les cartons. L’objectif est donc d’obtenir un budget de justice sociale, que les travailleurs puissent vivre de leur travail et qu’enfin, le gouvernement entende les revendications des salariés pour que ce budget permette des investissements dans les services publics et enterre les différentes mesures prévues : le gel du point d’indice, la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires… Saluons, d’ailleurs, que l’ensemble des organisations syndicales poursuivent le mouvement. Lequel sera à la hauteur des précédents : on enregistre, à cette heure, plus de 250 rassemblements et manifestations prévus sur le territoire. C’est à la hauteur du 18 septembre : nous attendons une grande journée de mobilisation, avec des grèves dans les entreprises, des piquets… Avec également des revendications locales sur les conditions de travail, les salaires, qui sont la première revendication des salariés, pouvoir vivre correctement de son salaire. Le gouvernement leur dit : « Vous allez encore vous serrer la ceinture lors du prochain budget. » Alors que de l’autre côté, du côté des plus riches, on ne leur demande rien et ils ne veulent pas payer plus d’impôts, ils ne veulent pas participer à l’effort national. Et les entreprises du CAC 40 qui, elles aussi, bénéficient de réductions d’impôts, bénéficient des 211 milliards d’aides publiques, on ne leur demande rien non plus. La coupe est pleine et le taux de pauvreté augmente en France.

    Le Medef s’agite avec son grand meeting prévu le 13 octobre.
    Le jugez-vous fébrile
     ?

    S.M. : Je dirais qu’il est fébrile et qu’il est à court d’arguments. Les organisations syndicales, la CGT et les salariés, gagnent la bataille des idées. Le patronat se rend compte qu’il est à court d’arguments pour garder ses privilèges et ceux des grandes entreprises. Vous aurez remarqué que la CPME et l’U2P n’y sont pas. Donc un Medef fébrile. D’habitude, il travaillait en sous-main, en lobbying, et bien là, il n’y arrive plus face à la mobilisation. Ce qui le contraint à faire ce rassemblement… On va en rire. Mais pour les salariés et les retraités, je pense que c’est moins drôle. On voit là que le Medef est l’organisation patronale des grands groupes, des plus riches. Ça sera le meeting des donneurs d’ordres.

    Le Premier ministre a annoncé qu’il ne reviendra pas sur la réforme des retraites. Comment analysez-vous cette posture-là
    au regard du rapport de force installé
     ?

    S.M. : On fait face à un gouvernement qui est sourd, qui ne veut pas écouter la population et les revendications. Il y a la réforme des retraites qui colle au président de la République et aux gouvernements successifs comme le pansement sur la chaussure du Capitaine Haddock dans Tintin [gag récurrent dans l’œuvre d’Hergé, le personnage se débattant avec des sparadraps, Ndlr]. Il ne veut pas entendre que les gens ne veulent pas se faire voler les deux plus belles années de leur retraite alors que parallèlement, les entreprises continuent à licencier les salariés de plus de 50 ans parce qu’ils sont ou cassés par le travail ou parce qu’ils sont présumés pas assez productifs. Donc cette réforme des retraites, elle colle au gouvernement et l’intersyndicale est ferme sur le sujet.

    Certains militants questionnent un retour des mobilisations dites « saute-mouton ». Qu’est-ce que vous leur répondez ?

    S.M. : La CGT seule mobilise moins qu’avec l’entièreté de l’intersyndicale, il y a peu de grèves reconductibles et pour cela, il faut déjà réussir une vraie journée de grève. Pour le moment, le seul secteur en reconductible est Mines-Énergie, d’EDF, de GDF, qui sont sur des piquets de grève depuis le 2 septembre, avec des revendications inhérentes à leur entreprise, notamment les grilles salariales et des revendications sur le 100% service public de l’énergie. Ils tiennent le cap. C’est à ces conditions, en discutant avec les salariés, que nous allons pouvoir tenir la grève, mais ce n’est pas la CGT ici à Montreuil qui décide, ce sont les salariés avec leur syndicat qui votent pour poursuivre la grève et pour partir en reconductible.

  • Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes à La Seyne-sur-Mer sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

    Des efforts à faire sur l’accueil de la petite enfance

    Avec un taux de couverture de 51,4% pour l’accueil de la petite enfance, contre 60,3% sur le plan national, la commune reconnaît avoir pris du retard. Elle met ainsi en place une commission pour favoriser l’installation des crèches.

    C’est un dossier qui a suscité quelques échanges entre majorité et opposition, bien que tous s’accordent sur la nécessité d’avancer sur l’accueil de la petite enfance, jugé insuffisant au regard des besoins communaux. Le taux de couverture local s’élève à 51,4%, contre une moyenne nationale de 60,3%. Soit 1 013 places, réparties entre 55,4% d’accueil collectif et 44,6% d’accueil individuel (pour 1 900 enfants environ). Et ce en dépit d’une chute démographique : 650 naissances en moyenne, soit une diminution de 14% en dix ans).D’autant plus que les mairies viennent de se voir transférer, depuis le 1er janvier, la compétence en matière de petite enfance, ce qui oblige à se montrer actif. « Au vu de ces chiffres, que doit-on comprendre de la décision de la majorité de remplacer le projet de crèche en centre-ville par une médiathèque ? », s’interroge Olivier Andrau (PS). « Il ne s’agit pas d’une situation nouvelle, c’est le fruit de décennies de gestion municipale qui ont laissé cette question de côté », rétorque le maire, Joseph Minitti.

    Une commission mise en place

    Il a été décidé la mise en place d’une commission d’instruction partenariale dédiée aux demandes d’implantations des établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) sur la commune. Dans la même optique, cinq places supplémentaires ont été créées à la crèche Renoir. Pas assez pour Olivier Andreau, qui souligne à nouveau le manque de crèches en centre-ville. « Une nouvelle crèche va ouvrir en centre-ville, avec 12 places supplémentaires », répond Stéphane Lancelotta, adjoint du quartier ouest.

    Ad.B.

  • Les rendez-vous du 2 octobre pour aller manifester

    Les rendez-vous du 2 octobre pour aller manifester

    Marseille. Rendez-vous sur le Vieux-Port à 10h30.

    Aix-en-Provence. Rendez-vous à 10h30, devant le rectorat, pour se rendre devant la sous-préfecture.

    Arles. Rendez-vous 10h30 devant le kiosque à musique.

    Toulon. Rendez-vous à 10h30 devant la préfecture.

    Saint-Raphaël. Rendez-vous à 10h30 au rond-point Kennedy.

    Draguignan. Rendez-vous à 10h30 devant la sous-préfecture.

    Avignon. Rendez-vous à 10h30, cours Jean-Jaurès, devant la cité administrative.

  • Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.