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  • À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    Trois de suite pour Provence Rugby. Après Dax et Grenoble, Nevers est tombé face aux Aixois. Malgré l’exclusion rapide de Teimana Harrison, ils ont tenu jusqu’au bout pour l’emporter 39-33 et poursuivre leur série positive.

    Les locaux ont vécu la première période comme des montagnes russes. Deux essais rapides puis un carton rouge pour le capitaine Teimana Harrison, auteur d’un raffut au visage trop virulent. 60 minutes à 14, mais les Provençaux ne se sont pas laissé abattre. ils marquent à nouveau deux fois avant la première sirène, avec notamment les premiers points du demi d’ouverture Caleb Muntz. Nevers inscrit aussi deux essais et rentre aux vestiaires avec 15 points de retard (29-14).

    Après la pause, la rencontre était beaucoup plus équilibrée. De bonnes défenses de la part des joueurs de Philippe Saint-André et un score qui évoluait peu. Les équipes sont entrées dans les dix dernières minutes avec un écart de dix points. Cette marge de sécurité a encore permis à Provence Rugby de jouer libéré, le carton jaune reçu par les visiteurs a offert de l’air. Le physique a tenu jusqu’au bout de la partie et cette victoire fait entrer les Aixois dans le top 6 pour la première fois en 2025-2026. Et, accessoirement, de dépasser son adversaire du soir.

    « On a dû s’adapter avec ce carton rouge, on a eu des consignes du staff. À 14, il faut se serrer les coudes, c’est la solidarité qui nous a donné la victoire » confie, tout sourire, Baptiste Lenoir, 18 ans et enfant du club, titulaire pour la première fois.

    Provence 39 (29)Nevers 33 (14)

    7e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David.

    Essais : Valero (5e, 50e), Harrison (9e), Muntz (26e), Latterrade (36e) pour Provence, Coulibaly (22e, 73e), Jules (40e), Bousquet (54e), Wasserman (80e) pour Nevers ;

    Pénalités : Muntz (31e), Salles (75e) ;

    Carton jaune : Gabriel (74e)

    Carton rouge : Harrison (18e)

    Provence : Portela – Lapegue, Lenoir, Finau, Drouet – Coville, Muntz – Gambini, Harrison, Jalagonia – Youyoutte, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

    Nevers : Mayo – Wassermann, Turner, Pommelet, Tshimanga – Tarel, Le Bourhis – Coulibaly, Fraser, Kazubek – Gabriel, Smith – Pkhakadze, Jules, Ikahehegi

  • Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Retombé dans ses travers à Marcel-Michelin face à l’ASM samedi dernier (27-10), le RCT veut repartir de l’avant. Et vite oublier : « J’ai très mal digéré le match. Mais ce qui est important, c’est qu’on reparte. On l’a analysé. Place au prochain. Je n’ai pas envie de revenir dessus », balaye d’un revers de main Pierre Mignoni, qui a visiblement peu goûté à la prestation de ses joueurs. « On est vite passé à autre chose mais la première réunion a été costaude », confirme Jean-Baptiste Gros. « Mais on a fait une bonne semaine avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme. On veut laisser ce match derrière, ça arrive de passer à côté. »

    Gros le « leader », Brex le « régulateur »

    Pour se relancer, la recette est simple : « Il faudra mettre ce qui nous a manqué. Mais pas uniquement ce week end. Si on est en difficulté en conquête, si on manque d’agressivité, c’est pareil tous les week-ends », affirme le pilier international, conscient que le RCT, à l’image de la saison dernière, a aussi pêché (3 cartons jaunes) par son « indiscipline. Ça me dérange un peu. »

    Présent, une fois n’est pas coutume, pour la préparation estivale, le joueur de 26 ans, peu habitué à cette période car habituellement en tournée avec les Bleus « a un peu souffert car la reprise a été dure. Mais c’est en train de payer et de lui faire du bien », décrit Pierre Mignoni. L’Arlésien de naissance, de nature discrète, a aussi pris de l’épaisseur au sein du vestiaire, poussé par son entraîneur : « Il est dans le groupe des leaders. Je me disais que c’était une bonne idée. Il a des choses à dire même si ce n’est pas un gros communicant. Il parle peu, mais il fait », décrit-il, conscient de la chance d’avoir à sa disposition « un pilier international avec ce vécu. »

    Autre joueur d’importance, le centre italo-argentin Ignacio Brex, laissé au repos samedi dernier, recrue estivale qui a déjà conquis la Rade. « C’est un bon relai sur le terrain, avec beaucoup d’expérience, très aimé du groupe. Il communique bien, aide beaucoup les trois quarts. C’est celui qui a été le plus aligné. À lui de continuer, car il n’est pas trop habitué au rythme du Top 14, donc il faut faire attention, avant de partir en sélection. C’est un régulateur en attaque mais aussi et surtout en défense. Il prend de bonnes décisions, il arrive à rattraper des coups à 50-50. Il ne va pas hyper vite mais a un bon sens de l’anticipation », vante Pierre Mignoni. L’intéressé, qui commence déjà à maîtriser le français, dit « se sentir très bien à Toulon ». Jusqu’ici aligné aux côtés de Cowie ou d’Antoine Frisch (lire par ailleurs), l’international italien (46 sélections) connaîtra un nouveau partenaire (Nonu, Sinzelle ou Smaïli) dimanche, ce qui ne le perturbe pas : « Je n’ai aucun problème car j’ai joué avec différents centres en Italie. Je suis ici depuis 3 mois, je peux jouer avec n’importe qui. Ma’a ? C’est mon idole, le meilleur centre de l’histoire, donc j’apprends beaucoup de lui. »

    La tuile pour Frisch
    Gros coup dur pour Antoine Frisch. Indisponible pendant de longs mois la saison dernière à cause d’une fracture du pied, le centre international français (deux sélections), revenu à la compétition en septembre, a rechuté et sera indisponible quatre à cinq mois. « Il va subir une opération du pied la semaine prochaine, le même que la saison dernière. Il est très déçu, car ça arrive lors de sa deuxième saison chez nous, après avoir été poursuivi par les blessures, l’an dernier. On avait fait un choix à l’époque. Ça n’a pas tenu. Il reviendra en mars », indique Pierre Mignoni, qui a annoncé qu’il ne ferait pas appel à un joker, mais qu’il était en revanche toujours en recherche d’un élément supplémentaire pour remplumer sa ligne d’avants.
  • A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    La fête du sol vivant est un événement organisé par le Réseau compost citoyen. Elle a pour but de promouvoir et partager les techniques de compostage, paillage et jardinage au naturel.

    à Marseille, c’est une journée « Trame ouverte » qui vous est proposée par le Collectif Trames Vertes, dont les associations Donut et Germ’ sont à l’initiative, à l’instar de nombreux collectifs d’habitants inquiets par l’ouverture à l’urbanisation d’une partie de ces terres et espaces de nature.

    Un événement grand public auquel vous pourrez participer en famille à partir de 9h30 au départ de l’arrêt de tram La Grognarde sur la ligne 2 avec une balade qui ouvre la possibilité de sillonner la trame, d’en valoriser les pratiques passées ou existantes mais aussi de penser à celles à venir. Une autre balade est également organisée un peu plus tard dans la matinée, à partir de 11h15 au départ de l’entrée du parc de la Mirabelle.

    25 hectares d’espaces naturels en ville

    Pour information, les milieux naturels et sols vivants dont il est question à l’occasion de cet événement se situent dans les 11e et 12e arrondissements de la ville et s’étendent sur presque 25 hectares, de La Grognarde jusqu’à la Ferme du Collet des Comtes – lieu où se poursuivra la journée – en passant par la butte de Butris, le parc de la Mirabelle ou encore la friche du Collet des Comtes. Un territoire urbanisé qui abrite cependant une trame verte continue où la biodiversité y est riche.

    Dès 10h donc vous pourrez vous rendre au sein de la ferme du Collet des Comptes où de nombreux stands vous donnent rendez-vous. Au programme une exposition, des ateliers et animations autour de la biodiversité mais aussi des temps forts autour de la sensibilisation au risque inondation, l’apprentissage des bases du compostage et sol vivant…

    La nature comme bien commun

    Un grand temps d’échange est aussi au programme au cœur de l’après-midi et l’événement se terminera par un moment convivial et un goûter partagé.

    Ces espaces qui jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique de la ville sont à la fois des lieux de respiration pour les habitants, ils favorisent la circulation douce et sont des refuges pour de nombreux êtres vivants. Ce qui en fait un atout majeur pour la préservation de la biodiversité dans le contexte du réchauffement climatique.

    Au-delà d’un moment convivial à vivre en famille pour s’informer et en apprendre davantage sur l’importance d’avoir un espace de nature en ville, ce sont des enjeux majeurs qui se jouent selon les organisateurs pour laisser vivre la nature et la biodiversité, répondre aux enjeux de santé publique et de confort urbain mais aussi conjuguer agriculture urbaine et agroécologie.

    Des valeurs que les collectifs et habitants ne manqueront pas de rappeler tout au long de la journée.

    Samedi de 9h30 à 17h.

    Gratuit.

  • Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5Monde.

    L’intelligence artificielle est toujours plus puissante, et désormais même les plus grands groupes l’utilise. C’est le cas du groupe LVMH. Reportage exclusif dans cette édition au cœur de la fabrication du champagne de la maison Moët et Chandon, qui utilise l’IA lors du tri optique des raisins.

    Qui dit chantier d’envergure, dit moyen d’envergure ! La plus haute nacelle de France a fait escale en Bretagne pour nettoyer le plus haut clocher de la région. Après plus de 50 ans sans être nettoyé, l’édifice avait bien besoin de faire peau neuve.

    Un potiron de 472,5 kg ! Vous ne rêvez pas. Un agriculteur Béarnais a cultivé cette courge géante. Entre minutie lors de la culture et absurdité, ce légume devrait être transformé en citrouille géante, à l’approche de la fête d’halloween.

  • [Cancer du sein, toutes concernées] « Le cancer du sein a doublé chez les femmes de moins de 40 ans, ce qui est très inquiétant. »

    [Cancer du sein, toutes concernées] « Le cancer du sein a doublé chez les femmes de moins de 40 ans, ce qui est très inquiétant. »

    C’est un constat, froid. Le cancer du sein est le cancer qui touche le plus de femmes en France et dans le monde. Un cancer qui, s’il est dépisté rapidement, se soigne très bien avec des traitements spécialisés. Au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, le docteur Isabelle Oddou exerce depuis quatre ans. Du haut de ses 36 ans, cela fait déjà 6 ans qu’elle a décidé de ne travailler que dans des centres de lutte contre le cancer. « C’est une profession qui me parle, j’aime être présente pour les patients qui en ont le plus besoin », confie la radiologue.

    La mammographie, indispensable tous les deux ans

    à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, chaque femme reçoit tous les deux ans, à son domicile, une convocation pour ce que l’on appelle un dépistage organisé et gratuit. « En plus du dépistage organisé qui se fait dans un centre agréé et qui sera suivi par une deuxième lecture faite par un radiologue, il existe le dépistage individuel, qui est fait sur ordonnance de la part de votre médecin traitant ou gynécologue », explique Isabelle Oddou. « Le but même du dépistage, c’est de détecter les cancers asymptomatiques, c’est-à-dire sans aucun signe clinique chez la femme. C’est ce qui permet une augmentation de l’efficacité thérapeutique », poursuit la professionnelle.

    Attention aux facteurs
    risques modifiables

    Un examen conseillé officiellement par les autorités de santé publique à partir de 40 ans. Pourtant, la spécialiste note, depuis quelques années, une hausse des cas de cancer du sein chez des femmes de plus en plus jeunes. « Une étude menée entre 1990 et 2023 a montré que ce cancer a doublé chez la femme de moins de 40 ans, ce qui est inquiétant. » Ce qui l’est encore plus, c’est la patientèle de moins de 30 ans davantage présente dans les centres d’imagerie de la femme. D’où l’importance de la palpation « chez soi, sous la douche avec du savon, pour plus de facilité », conseille Isabelle Oddou, ou auprès d’un professionnel de santé.

    « Nous constatons à notre échelle que ces femmes qui se présentent n’ont, pour la plupart, aucun antécédent familial. Ce qui prouve bien qu’il y a un facteur externe qui entre en jeu. » C’est ce que le docteur appelle les facteurs risques modifiables. Ils sont en opposition avec les non modifiables que sont l’âge, les antécédents familiaux, les mutations génétiques ou encore les pubertés précoces et ménopauses tardives. « Il y a un facteur modifiable qui, selon moi, est encore trop sous-estimé et qui risque de prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. C’est l’exposition aux polluants environnementaux que sont les perturbateurs endocriniens », poursuit-elle. « Il faut éviter l’eau en bouteille, car présents en grande quantité dans les plastiques. Seulement, pour réduire cette présence dans l’environnement il faudrait un changement de politique, donc on se sent impuissant. »

  • La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    C’est à nous de créer la société et non dépendre de directives gouvernementales sur le modèle d’une économie libérale débridée », donne le ton Erwan Bouisseren, de l’Union locale CGT d’Aubagne. « Avec cette fête, nous voulons montrer que des alternatives existent pour créer un autre monde non pas régressif, mais qui respecte l’humain et la planète », déclare-t-il. « Sensibles à l’impact de l’activité humaine sur notre environnement, soucieuses de la santé des travailleurs dans leur entreprise, inquiètes de l’évolution productiviste et capitaliste de notre économie et des restrictions de nos libertés que cela engendre, 25 associations se sont mobilisées pour organiser cet événement autour des alternatives possibles et nécessaires pour répondre à l’urgence écologique, économique et sociale », présente-t-il. La fête se déroule de 9h à 17h au boulodrome, sur le cours Négrel-Féraud, prêtés par la municipalité. L’expo Durance 360 degrés est à voir à la salle l’Univers du cigalon.

    De 9h à 13h, un marché paysan sera installé cours Négrel-Féraud. Le matin et l’après-midi, des tables rondes nourriront, elles, les réflexions. De 10h à 12h, Christian Ollivier, élu à Roquevaire et spécialiste de l’eau, participera, avec Marina Mesure (FI), élue au Parlement européen, un ex-cadre de la SPL Eau des collines, la référente biodiversité France Nature Environnement, à celle intitulée « Eau, bien commun ». De 14h à 16h, conférence et débat autour de « alimentation, production, consommation », avec par exemple le secrétaire de la Confédération paysanne 13. Sur place, le public retrouvera les stands des assos, un bar et une restauration engagés, et de la musique, avec les groupes Los Fralibos et le collectif Kalapech.

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • Près du Garlaban, le portrait de Thérèse Neveu gravé sur la roche

    Près du Garlaban, le portrait de Thérèse Neveu gravé sur la roche

    Juché sur ses grosses roues, le véhicule grimpe avec aisance sur la piste du Draouillet, sur une des pentes du Garlaban.

    Le chemin, de cailloux et de rochers, est balafré par les profondes ravines formées par les dernières pluies. Après un virage, en ce frais matin d’octobre, le soleil, à l’est, éblouit les passagers. Ses rayons et sa lumière caressent la garrigue, la végétation rase des chênes kermés et des romarins. Ici et là, quelques pins. Garlaban, cette forteresse de calcaire en forme de couronne, qui culmine à 714 mètres, domine la ville d’Aubagne et, au-delà, côté sud, la rade de Marseille ; se défait peu à peu de ses écharpes de brume. Louis Douard, 86 ans passés, coupe le moteur. On y est. À quelques dizaines de mètres du chemin, près d’un pin, c’est là. Sur la roche grise, Louis, Sylvie Neveu-Prigent, l’arrière-petite-fille de la santonnière Thérèse Neveu (1866-1946), Valérie Thyot, Florence Amy, Jocelyne Bolis et Edie Tempier ont commencé à graver sur une roche, la veille, le portrait de la santonnière d’Aubagne. L’idée est venue de Valérie Thyot, membre de l’association* créée par Sylvie en 2023.

    Les idées neuves

    de la santonnière

    Le dessin du portrait de la santonnière, qui est celui du logo de l’association, a été réalisé par Edie Tempier, artiste, graphiste, céramiste. Si chacun, avec la gouge et le ciseau que l’on frappe avec une massette, a participé à la gravure, rien n’aurait pu se faire sans Louis Douard. Louis, ce singulier, généreux et attachant personnage, c’est « le graveur du Garlaban ». « L’effigie de Thérèse Neveu fera désormais partie du circuit des gravures », déclare cet enfant d’Aubagne. La santonnière sera même « la 127e » tracée par Louis, entre 2005 et 2019 surtout, à proximité de la piste qui monte vers le sommet du Garlaban. Une tradition qui date des « bergers chevriers » de l’époque, précise-t-il.

    Le soleil réchauffe l’air, où passent des effluves de romarin. Une sérénité incroyable règne à cet endroit. Un léger vent ébouriffe des herbes blondes et folles. Penchée sur le « e » de Thérèse, Sylvie grave le prénom de son arrière-grand-mère sur le calcaire, et écoute les conseils de Louis. Bientôt, au pied du portrait, on peut lire « Thérèse Neveu santouniero 1866- 1946 ». La gravure sera inaugurée le 4 février 2026, lors des 160 ans de la naissance de Thérèse Neveu. Auparavant, une exposition des santons Neveu est par exemple prévue à l’hôtel de ville d’Aubagne, du 19 novembre au 27 février 2026.

    « Ce moment fait partie d’un programme qui vise à mettre en valeur l’œuvre de Thérèse Neveu, car c’est la santonnière qui a permis à l’art santonnier de devenir moderne », explique Sylvie. Sœur de Louis Sicard, céramiste réputé d’Aubagne (il a imaginé la cigale en terre cuite posée sur sa branche), Thérèse Neveu fut la première à cuire ses santons, qui jusque-là demeuraient en terre crue, ce qui nuisait à leur conservation et à la tenue des teintes. Femme dans un monde de santonniers, « elle eut aussi l’idée de santonnifier des personnes de la vie réelle », relate Sylvie. Passionnée par la culture provençale, elle fit la rencontre, un jour, de Margarido, « la cousine du curé Blanc d’Aubagne, qui venait de Marseille tout habillée en costume provençal, alors que les femmes ne le portaient guère plus ». Thérèse Neveu en fit un santon. Virginie du Garlaban, « qui arrivait des Solans vendre ses lapins sur le marché » fut elle aussi modelée dans l’argile. Ce que Sylvie aime chez son aïeule santonnière ? « Il y a une finesse, des détails, une simplicité, une âme qui émane de ses santons », livre-t-elle. Tout est dit.

    * www.santonsneveu.fr

  • 10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar

    10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar

    Badr J., identifié comme l’une des têtes du réseau du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, écope de 10 ans d’emprisonnement, ce vendredi 17 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon. Précisément ce qu’avait requis le ministère public, la veille. Il était poursuivi pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », ainsi que pour « des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants ».

    « On va faire appel », a réagi Badr J., visiblement tendu dans le box des prévenus, quelques minutes après l’annonce des peines. Le matin même, il clamait son innocence : « Je ne sais pas ce que je fais dans cette affaire. Je suis totalement innocent et je veux reprendre ma vie ». Son frère Faycal J., coaccusé et considéré comme l’autre tête du réseau, est toujours en fuite. « Le procureur a voulu sonner la fin de la récréation, je demande d’arrêter l’acharnement judiciaire », a plaidé au cours de la matinée Maître Mauri-Cerro, tout en demandant la relaxe « de l’ensemble des chefs d’accusation » concernant Badr J., précisant que « Faycal était au-dessus de Badr et Anaïs » et estimant que le ministère public « a piétiné l’enquête ».

    7 ans pour Anaïs E., « directrice territoriale »

    Anaïs E., qualifiée de « directrice territoriale » du réseau par le parquet, a été condamnée à 7 ans de prison et ne fera pas appel, d’après sa défense. « Anaïs n’est ni cheffe, ni innocente. Elle veut s’en sortir et les pièces le montrent. Elle a repris ses études en détention. Elle a coupé les ponts avec tout le monde et a dit que la seule destination du trafic était la mort ou la prison », confiait Maître Farissy lors des plaidoiries de la matinée, avant d’ajouter : « Les femmes y sont sacrifiables et manipulées. Le point de deal n’est pas un lieu féministe. Ceux d’en haut se nourrissent de ceux d’en bas. Le Ponzo est une pyramide de Ponzi. »

    « Je ressors dans un an », lançait Anaïs E. à une connaissance dans le public, avant de repartir avec l’escorte policière, visiblement peu affectée par sa condamnation. « Dans quelque temps, on demandera un aménagement de peine et elle reprendra une vie normale. On accepte la peine, même si elle est lourde. Il faut en finir avec cette affaire », a confié Maître Farissy, avocat d’Anaïs et son frère Rami E. à l’issue du procès.

    Pour les autres membres du réseau, les peines prononcées sont, pour la plupart des prévenus, identiques ou supérieures aux réquisitions.

    Certaines « petites mains » s’en sortent notamment avec une détention à domicile sous bracelet électronique. Seul Rami E., frère d’Anaïs E., est ressorti de la salle d’audience avec les menottes, avec une condamnation de 4 ans d’emprisonnement.

  • Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Sèchement battu en ouverture de la saison sur le terrain du LOU (32-7), le Racing 92 enchaîne depuis les bonnes performances. Avec quatre victoires sur les cinq derniers matches, les Racingmen présentent le meilleur bilan sur la période et arrivent à Mayol fort d’une 5e place et d’un succès face à Montpellier (32-25), samedi dernier.

    « C’est une équipe en confiance. L’une des plus physiques, les plus denses. Mais ils ont également beaucoup d’atouts en termes de vitesse derrière. Ce sera un gros match », analyse Pierre Mignoni. « Je ne crois pas que ce soit un bon ou un mauvais match pour se relancer. J’attends qu’on se concentre sur nous, qu’on soit nous-mêmes, car on ne l’a pas été à Clermont. » « C’est une équipe très costaude, devant, derrière. Peu importe le poste, c’est du solide. On sait qu’ils vont jouer très physique. On est prévenu, à nous d’être présents », pose Jean-Baptiste Gros.

    Au rang des principaux dangers, Wilfried Hulleu, le jeune ailier arrivé de Grenoble cet été, meilleur marqueur francilien (4 essais) et auteur d’un doublé la semaine dernière. Mais aussi l’ailier Vinaya Habosi (3 essais) et surtout, l’une des meilleurs paire de centres du Top 14, avec Gaël Fickou et Josua Tuisova. « Tuisova est un grand joueur. Ce ne sera pas facile de jouer contre lui et Fickou, mais pas de problème, on jouera les 80 minutes et on en parlera », tempère Ignacio Brex, qui aura forcément du travail sur le plan défensif face à la vitesse des arrières ciel et blanc.