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  • Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Il y a des choses qui ne changent pas : les affiches d’Arcimboldo placardées au mur, les pages de définition expliquant où se trouvent l’étymologie, les différents sens du mot ou les exemples, les tableaux blancs… Et puis il y a des choses qui évoluent. Face aux vagues de chaleur qui se multiplient, les écoles sont contraintes de s’adapter. À Martigues, sur l’année scolaire 2025/2026, la Ville a investi 1,52 million d’euros dans ses 28 établissements, principalement pour améliorer leur résilience face au changement climatique et leur accessibilité.

    À quelques jours de la rentrée, les ouvriers et agents municipaux s’affairent dans l’école élémentaire Antoine Tourrel pour installer les derniers brise-soleil électriques orientables au premier étage. « On est plein sud, donc ça va servir », souligne Christophe Logerot, chargé d’opérations. En plus de la pose de ces stores extérieurs, le désamiantage, l’étanchéité et l’isolation de la toiture, ainsi que le remplacement des menuiseries ont été réalisés en seulement sept semaines pour 250 000 euros. « C’est la complémentarité de ces actions qui permet d’avoir des résultats en termes de baisse des températures, souligne Gilles Picard, adjoint au maire à l’éducation (PCF). Chaque classe de chaque école et les restaurants scolaires bénéficient d’un ou plusieurs brasseurs d’air, et dans les maternelles chaque dortoir a la climatisation. » Pour l’élu, « la clim n’est pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la canicule, à la fois parce que l’installation et l’entretien représentent un coût certain, mais aussi parce qu’on préfère avoir une perspective de long terme ».

    Deux ascenseurs créés

    Dans l’école Lucien Toulmond, la cour a bien changé entre la fin de l’année scolaire et la rentrée. 230 000 euros ont été fléchés pour la création d’îlots de fraîcheur et le changement de l’enrobé, qui est passé d’un noir qui emmagasinait la chaleur à une couleur beige clair, avec un matériau plus perméable. Ce lundi, les 400 élèves du groupe scolaire ne trouveront que des reliefs recouverts de copeaux, mais dès les vacances de la Toussaint (selon les conditions climatiques), 42 arbres seront plantés.

    Un travail topographique a été mené pour plus de continuité dans les espaces, et les marches extérieures sont devenues des pentes douces. À Antoine Tourrel, les sanitaires sous le préau ont bénéficié d’une réfection totale et une rampe pour les personnes à mobilité réduite a été aménagée. Mais ce sont les écoles Robert Desnos et Laure Moulin (à Canto-Perdrix) qui ont connu les plus gros chantiers d’accessibilité, avec la création de deux ascenseurs, dont les travaux seront prochainement achevés. Quatre autres groupes en sont déjà équipés. « Je pense qu’on peut dire que la rentrée est réussie », se félicite le maire Gaby Charroux (PCF).

  • À Aix, les punaises de lit traquées dans les bibliothèques

    À Aix, les punaises de lit traquées dans les bibliothèques

    Mauvaise nouvelle pour les usagers des bibliothèques d’Aix-en-Provence. La Ville a décidé « un contrôle préventif de l’ensemble du réseau de bibliothèques » après la détection, la semaine dernière, de punaises de lit à la bibliothèque de la Halle aux Grains. La décision de fermer les établissements a été prise jeudi soir.

    « À ce jour, aucune punaise de lit n’a été détectée dans les autres bibliothèques municipales », précise la mairie dans un communiqué. Mais « afin de confirmer cette situation et de préparer la rentrée dans les meilleures conditions, la Ville a choisi d’engager un contrôle préventif de l’ensemble des établissements. Cette opération nécessite leur fermeture temporaire au public ».

    Six sites concernés par

    la fermeture temporaire

    Sont concernées la bibliothèque Méjanes, la bibliothèque des Deux Ormes, Li Campaneto, le point lecture de Puyricard ainsi que la bibliothèque et les archives municipales Michel-Vovelle. La bibliothèque de la Halle aux Grains demeure fermée dans le cadre du protocole déjà engagé. Les boîtes de retour des Deux Ormes et de Li Campaneto sont également fermées.

    Les documents pourront être rendus et les réservations retirées dès la réouverture, précise les services de la Ville. « L’objectif est de pouvoir rouvrir l’ensemble des bibliothèques dans les meilleurs délais, avec toutes les garanties nécessaires pour accueillir sereinement usagers et agents », précise la mairie qui « informera le public de la réouverture des établissements sur ses sites internet et ses réseaux sociaux ainsi que sur ceux de ses bibliothèques ». Les punaises de lit ont été détectées sur le mobilier de la bibliothèque de la Halle aux Grains grâce à l’intervention de chiens renifleurs. Le traitement consiste à utiliser de la vapeur, puis des insecticides

    En octobre 2019, infestée par les punaises de lit, la plus grande bibliothèque de Marseille, l’Alcazar avait dû fermer ses portes au public pendant plusieurs jours. Depuis les années 1990, une recrudescence mondiale des punaises de lits est observée.

    Quant à l’impact sur les habitants, 145 consultations chez un médecin liées aux punaises pour 100 000 habitants ont été recensées en 2020 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la deuxième région la plus touchée.

  • La FSU dénonce une « rentrée dégradée »

    La FSU dénonce une « rentrée dégradée »

    « Nous sommes à la veille d’une rentrée particulièrement dégradée dans l’Éducation nationale. » Au sein de la Bourse du travail, à Marseille, Virginie Akliouat secrétaire départementale de la FSU 13, débute la conférence de rentrée du syndicat pessimiste.

    Postes supprimés, manque de classes adaptées, salaires qui stagnent, manque de solution face aux fortes températures, attaque sur les congés maladies… La liste des dégradations des conditions de travail et d’accueil des élèves est longue pour le syndicat. « Car ces dix années de macronie ont cassé l’École et les services publics », renchérit la secrétaire syndicale.

    Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont par exemple 40 postes d’enseignants au lycée en moins. Ces suppressions sont justifiées par une baisse démographique, « mais cette baisse devrait être l’occasion d’améliorer les conditions d’accueil des élèves », insiste Charlotte Bourgougnon, cosecrétaire départementale du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp-FSU) des Bouches-du-Rhône.

    Nicolas Bernard-Hayrault, secrétaire départemental du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes-FSU) précise même : « si l’on voulait juste revenir au même taux d’encadrement qu’en 2017, il faudrait ouvrir 56 postes au collège et au lycée ». Car la France fait partie des plus mauvais élèves de l’Union européenne et de l’OCDE en terme du nombre de jeunes par classe.

    Manque de places pour les enfants handicapés

    Et le manque de moyens humains impacte d’autant plus les enfants les plus vulnérables. « Alors que dans les Bouches-du-Rhône on manque d’au moins 12 classes Ulis [qui permettent d’accueillir des enfants handicapés], il y a cinq postes dédiés à ce public qui ont été supprimés », se désole Charlotte Bourgougnon.

    La grande annonce du ministre de l’éducation sur la distribution d’un questionnaire pour libérer la parole des enfants sur les violences sexuelles est, elle aussi, tombée à plat. « Car pour libérer la parole, il faut du personnel qui peut la recueillir et l’orienter vers les services adaptés », insiste Valérie Brignole co-secrétaire du syndicat national unifié des assistants sociaux de la fonction publique (SNUASFP).

    Ils dénoncent également le manque de résilience du bâti scolaire face au réchauffement climatique et exigent un plan pour permettre aux écoles d’être plus vivables lors des canicules. « En juin, on avait certaines classes qui atteignaient 33°. Qui peut étudier dans ces conditions ? », s’interroge Nicolas Bernard-Hayrault. Face à tous ces manquements et aux attaques répétées du gouvernement contre la fonction publique et l’école, la FSU appelle à s’allier au mouvement de grève national et intersyndical du 29 septembre « pour peser sur le débat autour du budget 2027 qui s’ouvrira le 30 septembre », soutient Virginie Akliouat.

  • Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    « Nous sommes le département en France qui dote le mieux les collèges ». À quelques jours de la rentrée, Martine Vassal (DVD), présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône entend rappeler l’effort fourni par la collectivité pour la rentrée scolaire des collégiens. Et il y a de quoi faire : « Nous avons en charge le bâti des collèges publics, l’entretien, les personnels qui y travaillent mais aussi le temps de cantine », rappelle l’élue marseillaise. La collectivité a donc sous sa houlette 105 000 collégiens pour cette année 2026-2027 et 1 917 agents du département qui officient dans ces établissements.

    Concrètement, elle met en avant son action sur la question du pouvoir d’achat des familles avec le kit de fourniture offert. « Chaque rentrée scolaire est chère : il faut les fournitures, les équipements vestimentaires… Nous voulons être proactifs sur cette problématique en offrant l’équivalent de 800 euros par un collégien qui entre en 6e », vante Martine Vassal. Dans le package qu’auront les minots qui entrent au collège, ils auront notamment un ordinateur portable et une calculatrice scientifique, ce qui concerne tout de même 24 400 entrants en 6e. Et l’ensemble des collégiens, de la 6e à la 3e donc, ont droit à un kit de fournitures scolaires et 150 euros crédités sur la carte Cjeune. Coût total de cette aide aux familles : 17 millions d’euros pour la collectivité. La présidente de cette dernière insiste sur l’utilisation encadrée des ordinateurs : « On a bloqué les réseaux sociaux après 21 heures ». Le tout, sur fond de lutte contre le harcèlement : « Depuis 2024, nous proposons des formations sur le harcèlement scolaire et aujourd’hui, 903 agents ont été formés à ces problématiques ».

    Autre angle d’attaque de Martine Vassal : le coût de la cantine. « Il ne change pas, il est à 3 euros, il reste à 3 euros », martèle-t-elle.

    Sécurité et hommage à Samuel Paty

    Fidèle aux mantras de sa famille politique à droite de l’échiquier, l’élue fait aussi tout un focus sur la sécurité dans, et autour, des collèges. « L’idée c’était de pouvoir équiper les collèges qui le pouvaient du dispositif “100% sécurité” Nous avons installé plus de 1 800 caméras de vidéoprotection », explique l’élue. On compte donc 104 collèges équipés par ce dispositif qui inclut un contrôle d’accès par des sas sécurisés, un réseau de vidéoprotection et un rehaussement des clôtures autour des établissements. Autre totem de Martine Vassal : la projection du film L’Abandon qui revient sur les onze derniers jours de l’enseignant Samuel Paty, assassiné par un terroriste en 2020. « Il y aura au moins 2 classes pour les collèges volontaires qui assisteront, le 12 octobre, à une projection du film dans les cinémas », développe-t-elle, sans s’avancer sur un chiffre précis. Tout un programme pour les minots donc.

  • Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Une saison des incendies pour le moment maîtrisée

    La saison n’est pas terminée, le front des incendies est resté stable dans le département, note Jacques Witkowski avec 512 feux recensés depuis le 1er juin, soit 67 de plus qu’en 2025, une augmentation de 15%. S’il y a eu « beaucoup de départs de feux », ils ont été « éteints très vite », mis à part celui de Rognac et de Lançon-de-Provence. Outre la prévention, la préfecture mise aussi sur le répressif avec le respect des obligations légales de débroussaillement. Des communes ont été mises en
    demeure, un camping à Beaurecueil fermé le temps d’agir. Les gendarmes missionnés dans les massifs ont interpellé 350 personnes pour comportements dangereux. Le représentant de l’État se prépare désormais aux épisodes cévenols qu’il appréhende.

    Accompagner les consommateurs de crack

    Face à l’augmentation de la consommation de crack dans le centre-ville qu’il juge « préoccupante », le préfet a mis en place des actions. D’abord répressives pour éviter « les enkystements » mais il mise aussi sur la prise en charge médicale des consommateurs. « Co-porté » avec la Ville, un site d’accueil de 17 places a ouvert mi-août, un autre de 10 places va suivre. Soit 500 000 euros investis par l’État pour leur fonctionnement. Un coordinateur médical a été mis en place. Le développement des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues, deux seulement à Marseille, est souhaité, et à long terme, l’installation d’une halte soins addictions plus que soutenue. Reste à trouver le site…

    Métropole : la balle renvoyée aux politiques

    Prévu le 10 septembre, le vote de la décision modificative du budget métropolitain marque une nouvelle étape. Pour le préfet, « budgétairement, l’affaire est réglée ». Et de réaffirmer le strict rôle de conseil et de contrôle de la légalité de l’État. « Je souhaite que la Métropole sorte de cette ornière », assure-t-il. La mission Bussereau-Debat devant permettre d’entamer des « discussions politiques » sur ses compétences ou limites géographiques.

    Vigilance sur Fibre excellence

    Alors qu’à Tarascon les salariés de l’usine de pâte à papier restent mobilisés après la fermeture du site ce vendredi 28 août (lire aussi page 5), le préfet indique avoir saisi le liquidateur pour s’assurer de sa mise en sécurité. Et si les lieux doivent être dépollués, ils le seront par le repreneur, ou, à défaut, par le propriétaire actuel, assure-t-il. Mais pas question pour autant de laisser la CGT le bloquer, s’il le faut, « on interviendra par contrainte », promet-il.

    Des économies sur l’hébergement d’urgence

    Une « dépense de 117 millions d’euros dans le département », permet de financer 6 000 places dans deux types d’hébergement d’urgence, l’un dans le diffus, l’autre provisoire à l’hôtel rappelle le préfet. Sur ce dernier, 1 562 places, « on a décidé de reprendre en main budgétairement les choses », indique-t-il, avec un nouveau contrat au 1er octobre avec des hôteliers. Et la réalisation d’un « état zéro », le préfet dénonçant « des situations irrégulières », avec « des gens à l’hôtel depuis 6 ans » Et de marteler : « Je suis comptable des deniers publics, je ne peux pas engager ce que le Parlement n’a pas voté. » Or au 1er janvier, le dépassement « était de 8 millions, là encore à 3 millions », déplore-t-il.

    Parallèlement en 2025, 1 400 logements ont été récupérés auprès des bailleurs, 991 cette année. « Presque 2 500 places, un effort notable », estime-t-il.

  • [Week-end] Le Secours populaire fête 90 ans de congés payés

    [Week-end] Le Secours populaire fête 90 ans de congés payés

    Pour célébrer les 90 ans des congés payés, mais aussi tous les autres acquis sociaux obtenus de haute-lutte par le Front Populaire et ses mobilisations sociales en 1936, les comités du Secours Populaire des Écrins proposent une série de réjouissances ce samedi. À partir de 14h au parc de la Schappe de Briançon, sont prévues des animations pour les enfants. Rien de moins qu’une maquilleuse, un magicien, des contes, un jongleur, et un jeu de bulles géantes viendront divertir les petits (et aussi les grands qui le souhaitent).

    La fanfare invisible et Jean-Christophe Keck, accordéoniste, saupoudreront le tout d’un style guinguette qui donnera le rythme aux réjouissances, tandis que La chorale des tournesols, entonnera les airs en vogue parmi les grévistes de 1936, comme Tout va bien Madame la marquise ou Le temps des cerises. Le but est d’évoquer l’imagerie de 1936. Pour cela, un espace « déco 1936 » sera aménagé avec des objets d’époque, vélos ou parasols, tirés des brocantes locales et qui rappellent cette époque des premières vacances de la classe ouvrière.

    Un évènement « revendicatif »

    « On axe bien sûr sur les 90 ans des congés payés mais le Front Populaire, c’est aussi les conventions collectives dans les entreprises, la semaine de 40 heures et tout plein de droits obtenus, affirme Josiane Pinault, trésorière du comité du pays des Écrins. Même si le Secours Populaire prône son indépendance totale des partis politiques, dans un contexte actuel où on essaye bien souvent de nous grignoter nos droits, on ne cache pas que cet évènement est franchement revendicatif. Le Secours Populaire a quand même été créé en 1945 par des communistes qui faisaient partie de la Résistance. » Sur place, sont invités les historiens et professeurs d’histoire de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT, pour apporter du contexte et historique et aider les familles qui se verront distribuer des petits quiz et questionnaires sur l’histoire du Front Populaire.

    La semaine suivante, à l’Argentière-la-Bessée, ouvre une exposition qui documente les grèves de 1936 dans la ville, qui a longtemps vécu au rythme de l’usine d’aluminium de Pechiney, aujourd’hui en friche. Le 7 novembre sera aussi diffusé au cinéma local l’Eau vive de l’Argentière le film La rage au cœur, de Pierre Verquin, qui revient sur les grèves de 1936.

  • Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.

    À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.

    Faure veut l’union avec

    les écolos, tiraillés

    La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Jamais les Bouches-du-Rhône n’avaient connu autant de candidatures pour les sénatoriales sous la Ve République. à deux semaines de la date butoir du dépôt des listes, fixée au 11 septembre, quelque dix têtes de listes ont annoncé se lancer dans la course aux voix des quelque 3 600 grands électeurs qui désigneront les huit représentants du département au Sénat, lors d’un tour unique à la proportionnelle, le dimanche 27 septembre. Le signe, tout au moins, d’une recomposition politique compliquée, alors que la multiplication des listes abaisse le seuil pour obtenir un élu, en deçà de 350 voix. Même s’il reste à savoir combien resteront finalement sur les rangs.

    Des logiques d’union avaient pourtant été impulsées. À gauche, les sénateurs sortants ont annoncé, le 10 juillet dernier « poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », avec en tête Jérémy Bacchi (PCF), suivi par Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Le reste de la liste devrait être annoncé dans les jours qui viennent, avec l’ambition de renforcer le score des dernières sénatoriales voire d’obtenir un quatrième siège, au cœur des tractations. Malgré la crainte qu’une dispersion des voix apporte un second siège à l’extrême droite, LFI a présenté sa liste le 23 juillet, menée par l’élue d’opposition à la Bouilladisse Michelle Blanchard Svoboda. La sénatrice guériniste Mireille Jouve confirme de son côté que la sienne est prête et sera présentée le 2 septembre, tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui a rencontré une trentaine de maires, promet qu’il « avance très bien », avec le maire d’une petite commune en numéro 2, ainsi qu’un adjoint d’une ville de l’est du département et des représentants de la société civile pour les places suivantes.

    Piques à droite

    À droite, la même logique préside. Le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier a certes poussé à l’addition des forces de la droite et du centre. Finalement menée par la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa, sa liste a été dévoilée le 30 juillet, « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles », soulignaitil. Mais dans ce scrutin proportionnel hasardeux, la sénatrice Valérie Boyer (LR) a choisi de se lancer de son côté. Si elle n’a pas l’investiture de son parti, son vice-président François-Xavier Bellamy lui a apporté son soutien ce vendredi en saluant « sa constance ». Tandis qu’elle annonçait mardi le ralliement de la première adjointe de Cuges-les-Pins France Leroy, sa liste est bouclée depuis quelques jours, annonce son entourage. « Ma liste est bien complète », confirme aussi le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier, qui doit la dévoiler au moment de son dépôt. D’abord sollicité par la ministre Sabrina Roubache, il a choisi de poursuivre lorsqu’elle a jeté l’éponge, attaché à présenter « une liste de maires » et donc sans se ranger derrière la sénatrice LR sortante. « Je ne suis pas Macron du tout », insiste-t-il face aux attaques « pas très sympathiques » de son camp, insistant surtout sur les préoccupations qu’il partage avec les élus locaux. Les maires du Paradou et de Ceyreste l’ont déjà rallié. Quant au sénateur LR sortant Stéphane Le Rudulier, les bruits se multiplient sur un probable retrait.

    Le RN contre Marseille

    Reste une extrême droite divisée entre le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier qui n’a pour l’instant dévoilé aucun nom, et le RN allié à l’UDR. Après la présentation de sa liste le 3 juillet dernier, celle qui la mène, Marie-Pierre Callet (RN), qui se présente encore comme vice-présidente du Département et craint de façon absurde dans ses publications « n’obtenir aucun élu », fait campagne sur les difficultés métropolitaines. L’essentiel de ses grands électeurs a beau se situer à Marseille, elle réclamait ce vendredi de séparer la ville du reste du territoire. De quoi susciter un tollé. « Marseille, que vous réduisez à sa couleur politique du moment, c’est la 2e ville de France, pas la pestiférée qu’on isole de son territoire naturel », réagit l’élu (Ren.) d’opposition Romain Simmarano, tandis que le responsable des jeunes LR Maxime Aghemo pointe la contradiction d’un parti dont le responsable départemental Franck Allisio a utilisé la 12e circonscription, sur les bords de l’étang de Berre, « comme un marchepied pour ses ambitions marseillaises ».

  • À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    Privés d’eau potable depuis plus de deux semaines à la suite d’intempéries d’une ampleur exceptionnelle, les vacanciers de la station de ski de Pra Loup et les habitants d’Uvernet-Fours vont encore devoir tenir une semaine avant de retrouver l’eau courante « en fin de semaine prochaine », selon la Saur, la compagnie des eaux.

    « Il y a eu des épisodes de sécheresse en amont, couplés aux événements orageux qui en montagne sont assez violents. Là, ils ont été très violents et très localisés. Ça a contribué à cette situation qui est exceptionnelle. On ne l’a jamais observée dans cette ampleur dans la région Paca », souligne Mélanie Teyssier, directrice régionale des exploitations Saur. « Il y a eu des intempéries d’une ampleur exceptionnelle et de très grosses crues, qui ont modifié le lit du Bachelard, qui a descendu de plus d’1m50. Cela a fait descendre les niveaux des nappes, et donc on n’arrivait plus à pomper », détaille Stéphane Bertin, chef de secteur pour la Saur. Le 9 août, au moment de l’orage, s’inscrit dans une période où la station de ski est particulièrement fréquentée par les touristes et les propriétaires de maisons secondaires marseillais, aixois ou encore parisiens. « On devait avoir entre 10 000 et 15 000 personnes sur Pra Loup, donc on avait une consommation journalière énorme. Les sources n’ont pas suffi », ajoute le chef de secteur.

    L’interdiction de boire l’eau du robinet « est une préconisation. Suite aux événements pluvieux, nous n’avions plus d’eau sur les forages, sur lesquels nous avons fait des travaux depuis. Pour pouvoir pallier le manque d’eau, on a ouvert un lac de retenue. Comme ce n’est pas la ressource habituelle qui est surveillée et maîtrisée, c’est un principe de précaution que l’ARS a mis en place », explique Mélanie Teyssier. Les habitants peuvent ainsi utiliser l’eau du robinet pour se doucher ou tirer la chasse, mais ne doivent pas la boire ou l’utiliser pour laver des nourrissons. « Pour pallier cette restriction, nous avons fourni des eaux en bouteille et mis des points de distribution pour que les gens puissent disposer d’une eau pour leur alimentation », détaille Mélanie Teyssier. Le taux de chlore a été augmenté pour dissuader de boire l’eau du robinet.

    « J’ai eu peur

    pour mon bébé »

    « J’ai eu peur quand, lors d’une distribution d’eau, on m’a dit de faire attention pour mon bébé et de ne pas le laver avec l’eau du robinet », confie Marion Marchetti, vacancière aubagnaise venue avec son mari et ses trois enfants, dont l’un n’a que 4 mois. « C’est quand même fou que cela dure autant », lance son compagnon, Luc Marchetti. Un avis partagé par une famille venue du Var dans leur maison secondaire : « On a du mal à comprendre pourquoi cela dure autant, et comment, en trois semaines, ils n’ont pas trouvé de solution. Tous les ans, il y a des orages, mais jamais de coupure d’eau potable aussi longue ».

    Malgré ces premières inquiétudes et incompréhensions, habitants et vacanciers restent relativement sereins et se sont habitués aux restrictions et aux allers-retours quotidiens pour se fournir en bouteilles d’eau à l’office de tourisme ou à la mairie.

    Patrick Beau, vacancier parisien venu avec sa compagne pour l’été, s’inquiète lui pour sa santé. « J’ai des problèmes rénaux, et, comme on n’a le droit qu’à un pack d’eau par jour, pour cuisiner, se laver et boire, je dois me restreindre et boire moins. Heureusement, on part dimanche ! », s’impatiente-t-il. « Ce qui est terrible, c’est qu’il n’y a pas de visibilité. J’ai l’impression que cela va durer », déplore le sexagénaire : si la Saur dit prévoir un retour à la normale en fin de semaine prochaine, ni les habitants, ni les élus n’en étaient informés jeudi. « Ce qui fait qu’on en parle, c’est que c’est arrivé le week-end du 15 août, un week-end d’affluence », pendant lequel la population a été estimée à 12 000 habitants par la préfecture, constate Arnaud Gaston, conseiller municipal. « Il y a vraiment un élan de solidarité », se réjouit-il, alors que de nombreux bénévoles ont prêté main-forte pour les distributions de bouteilles d’eau.

    Pour tenter de réalimenter la nappe phréatique, la Saur a construit une digue provisoire, « dans l’urgence », explique Stéphane Bertin. C’est ce type d’installations qui devrait permettre de rétablir l’eau potable la semaine prochaine. Sa consommation pourra à nouveau être autorisée ou pas en fonction des résultats des analyses de l’ARS, qui doit donner son feu vert. Le niveau du cours d’eau du Bachelard, qui alimente la commune, est pour l’instant encore très bas, et garde un aspect très trouble, couleur béton.