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  • [Entretien] Serge Baroni : « En conjuguant les efforts du journal et de ses amis, on peut aller plus loin ! »

    [Entretien] Serge Baroni : « En conjuguant les efforts du journal et de ses amis, on peut aller plus loin ! »

    La Marseillaise : Pour quelles raisons serez-vous présent ce dimanche au repas populaire des Amis de La Marseillaise dans les Alpes ?

    Serge Baroni : Pour toutes les raisons qui me font apprécier et défendre ce journal là où il est déjà. Je n’y serai pas seul : cinq ou six adhérents des Bouches-du-Rhône m’accompagneront. C’était naturel que des lecteurs, issus d’un département où La Marseillaise était présente historiquement, et qui se mobilisent pour elle, reçoivent notre soutien. On les a encouragés à prendre cette initiative et mieux que ça : on y participera.

    Comment jugez-vous les premiers signaux arrivant de ce territoire ?

    S.B. : Ils sont encourageants. On dépasse les quarante adhérents aux Amis de La Marseillaise qui sont dans le 04 alors que nous n’en avions pas. C’est un bon départ et ça témoigne d’une dynamique plus large puisqu’on a vu se constituer des comités départementaux des Amis de La Marseillaise dans le Var et dans le Gard également.

    « La Marseillaise » reste un journal fragile, croyez-vous qu’elle peut trouver les moyens de se développer ?

    S.B. : Je n’ai pas de boule de cristal mais en conjuguant nos efforts, nous les Amis de La Marseillaise, et ceux du journal qui vient d’emménager dans des locaux rénovés, oui je pense que nous pouvons être très efficaces. Je souhaite que cela aboutisse mais j’ai bien conscience que cela n’est pas sans embûche.

    La fin de l’année approche, c’est le moment où vous lancez traditionnellement une campagne d’adhésions pour l’année suivante…

    S.B. : Oui ! C’est un certain travail mais c’est très utile d’anticiper les campagnes d’adhésions et de réadhésions dès à présent pour démarrer l’année d’un bon pied. Dans une quinzaine de jours, nous serons prêts pour lancer la campagne 2026. Toutes celles et tous ceux qui veulent aider notre journal peuvent le faire de différentes manières : adhérer ou réadhérer aux Amis, verser de l’argent à la souscription dans des proportions qui doivent tenir compte de la défiscalisation à hauteur de 66%…

    Les Amis de La Marseillaise ont aussi décidé d’investir les locaux rénovés de notre journal pour y tenir des initiatives culturelles et financières.

    S.B. : Oui nous proposons d’assister au spectacle « Algéries, retours en musique » le samedi 29 novembre à 16h30. Devant son succès au mois de mars au Casi des cheminots et pour vivre à nouveau un beau moment de partage, nous avons réservé naturellement l’espace « Aux rotatives de La Marseillaise » , superbement accessible, dans l’immeuble historique du journal. Le prix est arrêté à 13 euros minimum. Chacun aura compris qu’il peut donner davantage, de toute façon tout revient au journal le plus chanté de France.

    C’est un symbole, pour vous, de retrouver ces lieux ?

    S.B. : Oh oui ! On a bien fait de bagarrer depuis 15 ans quand même pour refuser que ces locaux pris par les armes ne soient pas abandonnés au tribunal de commerce. L’inauguration m’a fait un plaisir immense. J’avais apporté 200 pin’s « La Marseillaise, c’est mon journal, j’y tiens ! » Il ne m’en est pas resté un seul. Et puis nous sommes très fiers d’avoir contribué à aménager, grâce aux moyens que veulent bien nous donner nos adhérents, cet espace qui permet d’accueillir les événements avec vidéo projecteur laser ultra courte focale ! Et dire qu’il y a un peu plus de dix ans nous avions acheté 200 chaises en plastique, on est monté en gamme ! (rires)

    Pour rejoindre l’association des Amis de La Marseillaise ou renouveler son adhésion, il suffit d’adresser un chèque d’au moins 10 euros libellé au nom des Amis de La Marseillaise à l’adresse suivante : Les Amis de La Marseillaise 84 bis Vieille route de la Gavotte 13170 Les Pennes-Mirabeau, en précisant vos coordonnées.

    Pour donner à La Marseillaise, adressez un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à
    La Marseillaise 17, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille (dons défiscalisables à 66%)

    Programme du dimanche 2 novembre

    10h30 : accueil

    11h : Débat « Actualité sociale, municipales, vie associative et culturelle… Pourquoi voulons-nous La Marseillaise dans les Alpes ? »

    12h30 : Apéritif et poursuite des échanges autour d’un repas froid.

    14h : Concert d’un trio de musiciens brésiliens

    16h : Chorale du Drapeau rouge de Manosque

    Participation libre, à partir de 10 euros.

    Inscriptions par mail sur lesamisdelamarseillaise04@ gmail.com

    Maison des associations des Mées, 1 rue Jean-Moulin, Les Mées.

  • Des travaux attendus dans le sous-sol du Grand Théâtre à Aix

    Des travaux attendus dans le sous-sol du Grand Théâtre à Aix

    Le Grand Théâtre de Provence (GTP) devrait faire l’objet de travaux dans ses sous-sols. La Ville d’Aix, propriétaire du lieu culturel, lance un appel aux entreprises pour remplacer et traiter une partie de ses boîtes à ressorts, dispositifs qui permettent d’isoler le bâtiment des vibrations extérieures, installées dans le vide sanitaire du théâtre.

    « Les 20 000 tonnes de descente de charge de la grande salle et de la cage de scène sont suspendues sur un ensemble de 347 boîtes à ressorts disposées pour les protéger des vibrations », décrit la Ville dans un cahier de clauses techniques particulières (CCTP). La raison de ces travaux : un « important sinistre, venu d’eau en alternance a entraîné l’état de dégradation de certaines de ces boîtes à ressorts », indique la Ville dans un cahier de clauses techniques particulières (CCTP). Sur 347 boîtes installées dans le vide sanitaire, 87 sont concernées par le dispositif. 40 boîtes à ressorts doivent être remplacées à l’identique, 47 doivent être traitées contre la corrosion, selon un protocole validé par un fournisseur « selon les recommandations faites par le fournisseur de revêtement anticorrosion », indique le CCTP.

    L’opération se déroulera « en période basse de l’activité du Grand Théâtre de Provence » pour ne pas perturber la programmation culturelle et s’achèvera par un « contrôle final en présence du bureau d’études structure, du bureau de contrôle et du représentant de la commune ».

  • Le combat pour aider les victimes à briser les chaînes de la prostitution

    Le combat pour aider les victimes à briser les chaînes de la prostitution

    « On accompagne des personnes qui sont victimes du système prostitutionnel et on est témoins de leur quotidien », commence Benjamin Nguyen de la délégation du Var du Mouvement du Nid. Il s’agit en immense majorité de femmes, qui sont sous la contrainte, qu’elle soit physique, psychologique ou économique, et le plus souvent en situation de précarité, de misère, de pauvreté.

    Benjamin Nguyen insiste sur la nécessité de tordre le coup à des préjugés tenaces chez les clients, qui refusent de reconnaître leur rôle dans cette exploitation humaine : « On n’entre pas dans la prostitution par choix. » La loi, rappelle-t-il, leur reconnaît depuis 2016 le statut de victimes.

    Pour ce qui est des chiffres, le militant des droits humains fait état de 40 000 à 50 000 victimes de prostitution, en France, dont un tiers de mineurs. D’où l’intérêt de travailler auprès des plus jeunes, dans la prévention, pour démonter ces nombreux stéréotypes tels que : « Elle l’a choisi, elle se fait plein d’argent, elle en sort quand elle veut et elle prend du plaisir. »

    Sur les causes multifactorielles qui vont faire de ces êtres humains des proies vulnérables, on retrouve violences subies durant l’enfance, viols, incestes, maltraitance parentale, abandon, addictions aux drogues, mauvaises rencontres… « à Toulon, on accompagne beaucoup de personnes d’origine africaine qui ont été victimes de traite humaine et qui, pour fuir soit un conflit, soit la misère, se retrouvent sous l’emprise de réseaux », reprend Benjamin Ngyuen.

    « On peut en sortir »

    D’où l’importance d’aller à leur rencontre, sur le terrain et sur internet, pour les écouter et les accompagner, ce qui passe par de l’aide à l’hébergement, à l’accès aux soins ou encore à l’alimentation. Bref, à leur mise en sécurité.

    Avec de belles réussites, comme le montre les témoignages anonymisés bouleversants d’Emma et Nadège (prénoms d’emprunt). Toutes les deux sont en phase d’insertion sociale, c’est-à-dire en formation ou en emploi, mais toujours tenaillées par un sentiment de honte et de culpabilité.

    Elles racontent leur parcours d’Africaines amadouées par de fausses promesses, qui se retrouvent victimes de barbarie et qui, pour survivre, se sont prostituées. Mais qui ont eu la force surtout d’en sortir.

    « Je viens de Côte d’Ivoire. La prostitution, ce n’était pas quelque chose que je voulais au fond de moi, ce n’était pas ça mon projet de vie. Mon objectif était de venir travailler pour pouvoir aider mes parents. Ma mère est malade depuis longtemps », explique Emma.

    Elle décrit sa descente aux enfers. « Une dame m’a proposé de venir au Maroc pour travailler comme femme de ménage, de faire faire mon passeport, payer le billet d’avion… » Elle indique se retrouver séquestrée, réduite à une première forme d’esclavage. Dont elle pense pouvoir se défaire grâce à une nouvelle rencontre : « Il m’a dit qu’il pouvait m’aider pour que je me sorte de là, qu’il connaissait un réseau qui fait passer les gens sur la mer pour venir en Espagne. »

    Mais les abus continuent : sans papiers, à la merci de tous les profiteurs, jusqu’aux réseaux de proxénètes. « Ils te forcent à coucher même quand tu es malade en te disant vraiment des mots blessants. Je me sentais sale, faible, impuissante… »

    Son salut, elle le doit, dit-elle, au Mouvement du Nid : « Jamais je n’aurais cru qu’il existait une association comme celle-là qui pouvait aider les gens. Ils m’ont écoutée, rassurée et m’ont dit que j’étais une bonne personne. Que ça pouvait arriver à n’importe qui. Ça m’a redonné confiance en moi et la force de m’en sortir. » Aujourd’hui, elle travaille et est bénévole pour aider à son tour.

    Nadège, d’origine malienne, était en formation d’aide-soignante dans son pays lorsqu’elle est tombée dans le même engrenage. Pas du tout préparée à vivre le calvaire qu’elle a subi. « Je voulais aller à l’école, réaliser mon rêve. Faire plein de choses dans la vie », explique-t-elle.

    Aujourd’hui, grâce au Mouvement du Nid, elle a obtenu son diplôme, travaille et aspire à devenir infirmière. Elle affirme, dans l’espoir que son témoignage aide d’autres à briser leurs chaînes : « Oui, on peut sortir de la prostitution et devenir un citoyen exemplaire. »


    En savoir plus
     :

    Mouvement du Nid

    Traverse des Capucins, à Toulon.

    Téll. 07.83.02.15.32

    Permanences tous les mercredi de 14h à 16h30.

  • Les autorités traînent à reloger les victimes du 85 bd Viala à Marseille

    Les autorités traînent à reloger les victimes du 85 bd Viala à Marseille

    Confisquée en janvier 2024 par la justice à Gérard Gallas, ancien flic de la Police aux frontières condamné à 4 ans ferme qu’il purge pour soumission aggravée de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes, la courée ouvrière du 85 boulevard Viala (15e) reste un sombre bidonville où croupit une trentaine d’habitants dans 20 taudis sur deux niveaux.

    Réseau Hospitalité Marseille alerte sur l’indignité et l’insécurité persistante des conditions de vie des habitants prisonniers dans cet immeuble, désormais propriété de l’État. « On veut qu’ils soient relogés », explique Margot Bonis, chargée de mission Accès aux Droits du Réseau, aux côtés des avocats Aurélien Leroux et Me Clara Merienne. Ils envisagent un référé pour enjoindre l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRSC) à reloger ses occupants. « Comment sortir de cette situation ? Les gens sont coincés ici. Ils en ont marre. Ils ont pris des risques pour témoigner au procès. Ils ont cru à la Justice qui est désormais leur propriétaire. Est-ce que la prochaine étape, c’est d’attaquer l’état ? », interroge-t-elle.

    « Je suis rentré en 2019, porte 18 », dit Adam, 63 ans. Il versait 380 euros par mois pour cette cellule peuplée de punaises de lit, de moisissures. Le robinet cassé se détache de l’évier, les fils électriques sont à nu. Alseny, travailleur guinéen du BTP, est là depuis 5 ans. Des amis refont sa porte d’entrée, car « il y a trois jours, en rentrant, j’ai trouvé un squatteur ». « Si j’ai un récépissé, je peux trouver un bon job et un bon logement. » Festus ouvre son petit logis humide, où il vit depuis 2019 et pour lequel son taulier exigeait 400 euros. « C’est pas trop la sécurité, des fois on a les portes cassées. Je veux un nouveau logement et un titre de séjour. J’ai une spécialité en carrelage. Je veux accomplir mes rêves. »

    Immeuble « invendable »

    L’AGRASC se déclare impuissante. « Nous n’avons pas les moyens d’engager des travaux de rénovation. Une enveloppe de 200 000 euros pour la seule reprise de l’électricité serait une rustine car l’immeuble nécessite une réhabilitation totale », écrit l’agence du ministère de la Justice, qui dit avoir alerté ses tutelles, Bercy et la place Vendôme, « sur les coûts induits par les confiscations en matière d’habitat indigne ». Interrogée, une étude notariale a répondu que « cet immeuble est invendable hormis à un nouveau marchand de sommeil compte tenu de son occupation ». Il y a trois semaines, alors qu’une procédure préalable de mise en sécurité est engagée depuis mai, les services de la Ville sont revenus tout inspecter. Pour enfin donner l’ordre d’évacuer ?

  • Saint-Pierre, ce musée à ciel ouvert

    Saint-Pierre, ce musée à ciel ouvert

    « Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l’ancre ! Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons », écrit Charles Baudelaire, tel Charon qui passe sur l’autre rive. Plus de 600 000 de nos chers disparus ont accompli depuis 1854 le dernier voyage pour le cimetière Saint-Pierre. La « ville des morts » dessinée par l’architecte Sixte Rey sur d’anciens domaines bastidaires s’étend sur 63 hectares et veille au repos éternel de 600 000 défunts. Le premier à y être inhumé fut un soldat de la guerre de Crimée du nom de Marie-Joseph Maur.

    La nécropole marseillaise qui succède au cimetière abandonné de Saint-Charles, offre une traversée sociale, historique, politique de la ville. Sa statuaire souvent sacré qui connaît son âge d’or entre 1880 et 1930, suit l’esthétique des grands cimetières italiens sans toutefois atteindre la magnificence du cimetière de Gênes, considère l’historien Michel Vovelle (1933-2018) pour qui le cimetière de « Marseille, par ses dimensions comme par sa nature même, s’inscrit comme un site exceptionnel dans la Provence occidentale ».

    Anciens maires, négociants, académiciens, peintres, militaires, comédiens, sportifs, célébrités du milieu s’y côtoient dans une géométrie des classes sociales avec son carré d’or où le deuil bourgeois s’exprime dans un vocabulaire funéraire fait de pleureuses, d’angelots sculptés, d’emblèmes et de médailles, de couronnes, de plaques, de palmes, etc. L’opulence des chapelles, le luxe ostentatoire des mausolées racontent en miroir la puissance des familles dans la « ville des vivants ».

    L’élite bourgeoise domine au carré 6 sous la pinède. Ce « zonage social » qui épouse le régime des concessions, était recherché par l’architecte Rey « qui a réservé les parties les plus visibles, bordures d’allées et de carrés, aux concessions perpétuelles sur lesquelles s’élèveraient peu à peu les monuments funéraires des notables de la ville », écrit Marie-Odile Giraud de la commission régionale des monuments historiques. Certaines sépultures exceptionnelles méritent une protection patrimoniale et pour certaines des travaux urgents de consolidation. Seule le mausolée du négociant Camille Olive mort en 1876 et dessiné par l’architecte de renom Pascal-Xavier Coste, bénéficie depuis 2014 d’une inscription au titre des monuments historiques.

    Déambulant en ce 2 novembre qui est en réalité le jour des morts qui suit la Toussaint, vous croiserez dans ce panthéon marseillais l’académicien Edmond Rostand, le poète Antonin Artaud, l’actrice Gaby Deslys, l’athlète Jean Bouin et son magnifique bronze ou encore Ray Grassi grandeur nature mort sur le ring. Vous se serez saisi d’émotion devant « le dernier baiser » des époux sur la tombe de la famille Lains dessinée par les sculpteurs Italo Buselli et Henri Raybaud et la statue poignante de la petite fille qui écrit à sa grand-mère.

    Les victimes des Nouvelles Galeries

    Le carré 38 à l’est de la Pinède accueille les dépouilles de 48 des 73 « victimes du devoir et du travail » lors de l’incendie des Nouvelles Galeries sur la Canebière survenu le 28 octobre 1938. Ce sont essentiellement des employés du magasin qui ont été inhumés collectivement le 14 novembre lors d’obsèques solennelles. Une foule immense a suivi le long convoi des 48 cercueils parti du palais Carli, transformé en chapelle ardente, puis a remonté le cours Lieutaud, le boulevard Baille jusqu’au cimetière, encadré par plusieurs régiments d’artillerie. Contre le mur de droite, on trouve les 6 victimes de l’incendie du pétrolier anglais Maryad en décembre 1938 et les 11 morts de l’explosion en février 1942 de l’usine à gaz des Crottes.

  • Marseille : fermeture anticipée pour les Galeries Lafayette

    Marseille : fermeture anticipée pour les Galeries Lafayette

    Les deux magasins Galeries Lafayette à Marseille, au Centre Bourse dans le centre-ville et de Prado Shopping près du stade Vélodrome, vont définitivement fermer leurs portes le 15 novembre à 18h, avec deux semaines d’avance sur la date initialement prévue. Cette décision a été prise, mercredi après-midi, par la direction et les instances représentatives du personnel après le succès de la liquidation des stocks, rapportaient jeudi matin nos confrères d’ICI Provence. Si les deux magasins sont ouverts, il ne reste plus que quelques articles en vente.

  • La jeunesse marseillaise a donné de la voix

    La jeunesse marseillaise a donné de la voix

    La jeunesse marseillaise a du talent et elle l’a prouvé, mi-octobre, à l’occasion de la finale du concours des jeunes talents oratoires organisé par la Ville. Avec près de 500 personnes réunies dans l’espace muséal Bargemon, le rendez-vous a connu un joli succès. « Pour une première, cela traduit un vrai engouement », apprécie Hedi Ramdane, adjoint (DVG) chargé de la Jeunesse qui a porté le projet auprès du maire. « L’idée était de mettre en avant les talents oratoire. On l’a fait via le conseil municipal des jeunes. Il y a eu aussi les tables rondes de la jeunesse, mais on voulait aussi leur donner la parole via ce concours. C’est important, on avait besoin que la jeunesse s’exprime ainsi. »

    Après trois rounds de sélection, dont les demi-finales organisées sur la tournée d’été La Marseillaise dans les 15-16 et le 2-3, la dizaine de finalistes a enflammé la scène. à l’issue du show animé par Eloquentia, 419 votants ont désigné, avec deux urnes sur place et un vote en ligne, leur prestation préférée. Les voix du public et du jury ont désigné comme lauréats, Clara Montemagno au chant et Tadjidine Ali en éloquence. « Lors de la finale, les gens se sont levés, j’en ai eu la larme à l’œil », confie l’adjoint. « Le niveau était impressionnant, particulièrement en chant : les deux premiers ont devancé une finaliste de The Voice. Quand on dit “fiers d’être marseillais”, c’est aussi ça ».

    La soirée a aussi bénéficié du soutien de nombreux influenceurs marseillais comme Nassim Bouguezzi, Malik Bouti, Antho le fada, Radouane et Ichem Bougheraba ou Bengous. « Ceux qui ont réussi ont offert à d’autres une tribune pour se révéler. C’est une solidarité toute marseillaise », souligne Hedi Ramdane, qui rêve déjà d’une prochaine édition qui se tiendrait à l’Opéra de Marseille.

  • L’appli « La Marseillaise » passe la barre des 2 000 téléchargements

    L’appli « La Marseillaise » passe la barre des 2 000 téléchargements

    C’est la nouveauté qui a fait un tabac lors de l’inauguration des locaux rénovés du siège historique de La Marseillaise. 15 jours plus tard, elle a passé la barre des 2 000 téléchargements sur les plateformes App store et Google play.

    « C’est un beau démarrage » se félicite Jean-Jacques Schneider, directeur du groupe La Marseillaise.

    Comme en 2020 la mise à disposition de notre édition PDF avait accompagné la reprise de la société éditrice de La Marseillaise au tribunal de commerce, le lancement de l’appli « La Marseillaise » en mode découverte gratuite pour les premières semaines d’utilisation vise à accélérer le développement de notre titre en élargissant son lectorat.

    « Ensuite les abonnés n’auront qu’à entrer leurs identifiants et les convaincus à s’abonner ! », résume Jean-Jacques Schneider.

    À partir de l’appli, il est possible d’accéder à tous les contenus présentés par article ou sous la forme d’édition numérique que ce soit pour La Marseillaise quotidienne, La Marseillaise Hebdo d’Occitanie, Zébuline, Zébuline l’Hebd’oc, Diverto, nos magazines thématiques…

    Téléchargez l’application mobile « La Marseillaise »

    À l’occasion de l’inauguration des locaux rénovés de notre siège historique à Marseille, La Marseillaise a lancé son application mobile pour vous permettre d’accéder plus et mieux à tous ses contenus en version numérique.

    Téléchargez l’application sur l’App Store

    Téléchargez l’application sur Google Play

  • La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    Ils étaient environ 500 à se retrouver pour l’agora contre l’antisémitisme, ce mercredi, à l’hôtel de Région. L’occasion pour le président (Ren) de la Région, Renaud Muselier, de présenter les ambitions régionales en matière de lutte contre cette forme de haine.

    « Il y a une augmentation de 200% des actes antisémites à Marseille, qui abrite la deuxième communauté juive française, explique Renaud Muselier. Donc on doit se demander comment on continue de vivre ensemble dans une ville où on l’a toujours fait. »

    L’éducation contre

    la haine

    L’éducation des jeunes est le premier levier sur lequel la Région veut orienter la lutte contre l’antisémitisme. « D’ici 2028, tous les lycées de la région participeront à des programmes de sensibilisation en partenariat avec le camp des Milles et le rectorat, soutient Renaud Muselier. Car l’éducation est l’arme la plus puissante contre la haine. » L’élu a également annoncé un renforcement du soutien aux victimes d’antisémitisme, notamment au moment de leur dépôt de plainte, avec des associations comme France Victime. Enfin, la Région a annoncé sa volonté d’ouvrir un espace de dialogue interreligieux nommé « Région Sud fraternité » pour favoriser les échanges. Une façon pour le président de passer un message à la communauté juive : « vous êtes Français avant d’être juif et si l’on vous attaque, c’est la République française que l’on attaque. »

    Une vingtaine de personnes, à l’appel de la CGT région et de l’Union juive française pour la paix, ont dénoncé, devant l’hôtel de Région, la présence de certaines personnalités jugées polémiques, telle que la chroniqueuse de CNews Rachel Khan ou la journaliste Nora Bussigny.

  • Un arsenal renforcé pour encadrer les meublés touristiques à Montpellier

    Un arsenal renforcé pour encadrer les meublés touristiques à Montpellier

    Dès 2021, la Métropole a mis en place un dispositif de régulation des meublés de tourisme sur Montpellier, imposant l’obtention préalable d’une autorisation délivrée par la Mairie. Un dispositif étendu l’année suivante à la commune de Lattes. Face à l’ampleur du phénomène, la collectivité s’est ensuite saisie, dès qu’elle l’a pu, de la loi « Le Meur » de 2024 offrant de nouveaux outils pour encadrer ces locations de type Airbnb. Refusant de voir Montpellier devenir « une ville cadenas », le maire et président PS de la Métropole Michaël Delafosse a fait le choix d’aller « au maximum de ce que nous permet la loi », soutenu par un vote à l’unanimité sur cette question en conseil de Métropole du 14 octobre.

    Reflet de ce développement exponentiel des meublés de tourisme dans le centre de la capitale héraultaise, de nombreuses boîtes à clés, accrochées sur les bancs, les barrières de sécurité le long des lignes de tramway, les barrières à vélos, etc, envahissent l’espace public, au point que la Ville a décidé, en vertu d’un arrêté municipal en date 7 mai, de les interdire. Avisés par un autocollant disposé sur la boîte à clés, les propriétaires ont 15 jours pour retirer leur matériel, faute de quoi la Ville procède elle-même à l’enlèvement.

    Début 2025, la commune de Montpellier comptabilisait
    5 728 meublés de tourisme déclarés, dont 3 032 en résidence secondaire. « Ces locations de courte durée prennent de plus en plus la place de logements à l’année pour les gens qui vivent et travaillent sur le territoire. Montpellier est déjà très tendu en termes d’accès au logement, avec des loyers très chers. Ce phénomène pénalise encore davantage les familles qui cherchent à se loger  », dénonce Claudine Vassas-Mejri, maire PS de Castries et vice-présidente à la Métropole déléguée à l’habitat.

    + 33% de contrôles en 2024

    Plusieurs nouvelles mesures ont été adoptées dans le cadre de ce règlement plus contraignant : interdiction d’un usage de meublé touristique pour les logements ayant bénéficié d’aides publiques directes ou indirectes ou d’un dispositif d’accession à la propriété ; obligation de performance énergétique pour proposer un logement à la location meublée de courte durée (DPE entre A et E, puis A à D à partir de 2034) ; production d’une déclaration sur l’honneur attestant de la conformité du projet au règlement de copropriété, la loi Le Meur donnant la possibilité aux copropriétés d’interdire la location meublée de tourisme à la majorité des copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix en AG ; limitation de la durée de validité des autorisations temporaires sans compensation à 4 ans non reconductibles ; création d’une « zone à quota » au sein de laquelle un nombre maximal d’autorisations peut être délivré. « Ce périmètre géographique, qui correspond au centre historique, représente 7,3 % du territoire communal et concentre 52 % des meublés de tourisme. Et ces logements représentent 3,7 % du parc résidentiel, voire parfois plus de 7 % dans certains secteurs, contre 1,67 % de moyenne dans le reste de la ville », illustre Claudine Vassas-Mejri. « Une zone à quota a donc été créée, le nombre maximal étant fixé à 770 logements, incluant les autorisations en cours et les anciennes. On est déjà au-delà. Ça veut dire que pour l’instant, aucune nouvelle autorisation ne peut être délivrée », indique l’élue. À noter également le vote, lors du conseil municipal de Montpellier du 16 octobre, d’une délibération portant de 120 à 90 jours par an la durée maximale de location des résidences principales.

    S’agissant des sanctions, la loi prévoit désormais une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 euros par logement transformé sans autorisation (contre 50 000 auparavant). De leur côté les contrôles, en augmentation (+33% en 2024), ont permis de régulariser la situation de 278 logements, soit par régularisation soit par cessation de l’activité. En 2024, 90 logements ont cessé d’être loués en meublés de tourisme et ont été rendus à leur usage d’habitation. La Ville a par ailleurs engagé plusieurs contentieux devant le tribunal judiciaire, qui doivent être examinés en décembre prochain.