Category: accueil-third

  • Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    C’est une histoire glaçante et à peine croyable que connaît Zaïd, petit avignonnais de même pas une semaine. Né le 1er janvier à l’hôpital d’Avignon, vers 1h30, il est présenté comme le premier bébé 2026 par un article dans La Provence. Une information classique du 1er janvier mais qui a pris depuis une tournure nauséabonde. La publication sur les réseaux sociaux de nos confrères a été la cible d’un déversoir haineux et raciste en raison de la consonance du prénom de l’enfant.

    Sur X (ex-Twitter), la publication a été vue plus de 1,7 millions de fois poussant ensuite La Provence à retirer son tweet. Sur Facebook, plus de 11 400 commentaires restent actifs, bien que le journal ait bloqué les réactions. Ce mardi, Olivier Biscaye, directeur de la rédaction a fini par réagir dans un édito : « Notre vigilance a un temps permis de les réguler [les « écrits extrémistes »] mais la violence a repris de plus belle ». Et d’indiquer qu’il « était hors de question de supprimer l’article au nom d’un principe qui nous semble évident, l’extrémisme ne peut pas gagner, supprimer cet article, signifiait notre renoncement à des valeurs de respect et d’ouverture auxquelles nous croyons ». Difficile d’être exhaustif face au déferlement abject subi par Zaïd. Mais citons pêle-mêle, « on aurait du l’avorter », « les nuisibles d’Allah ne sont pas Français […], il faut les remettre dans leurs réserves naturelles africaines », « Erreur de pays ! C’est Marcel ou Germaine en France… », ou « Le premier migrant terroriste de 2026 ».

    Des propos tous susceptibles d’être condamnés par la justice, reposant aussi la question des réseaux sociaux et de leur régulation. Cette campagne de haine a même trouvé un écho en Algérie, où le média en ligne TSA parle de Zaïd comme de « la plus jeune victime de haine au monde ». Quelques autres commentaires indignés ont réagi en souhaitant la bienvenue à Zaïd. « La France, ce n’est pas un prénom. La France, c’est aussi des valeurs : respect, humanité, dignité et elles commencent par la façon dont on parle d’un enfant », écrit une internaute. Localement, le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault s’est rapidement ému : « Le racisme s’est tellement banalisé qu’aujourd’hui ils s’en prennent même à un bébé qui vient de naître. Bienvenue à Zaïd. Déjà tellement plus beau que les immondes racistes ». Le 4 janvier, le collectif No Pasaran jeunes a réalisé plusieurs collages de soutiens à Montfavet, où vit sa famille, souhaitant la « bienvenue à Zaïd, Avignon est ta maison, Montfavet est anti raciste ».

  • Un deuxième gymnase ouvert pour les sans-abri

    Un deuxième gymnase ouvert pour les sans-abri

    Le gymnase Ruffi accueille les SDF depuis ce mardi. Dimanche déjà, un premier gymnase, Vallier, avait été désigné comme centre d’hébergement. Il a pu accueillir jusqu’à 80 personnes lundi soir. Mais il était insuffisant face à la situation d’urgence. « Nous avons estimé dès mardi que les capacités étaient quasiment atteintes et que la baisse des températures se maintenait, il était nécessaire d’ouvrir un deuxième équipement », indique Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée à la solidarité. La capacité d’accueil du gymnase Ruffi sera sensiblement la même que celle de Vallier, soit une centaine de personnes.

    « Le manque de places est structurel », s’offusque l’élue, constatant le fossé phénoménal entre le nombre de places d’hébergement à Marseille et le nombre de sans-abri. Le bilan fait froid dans le dos : près de 7 000 places pérennes contre un flux de 16 000 personnes ayant déclaré avoir été au moins une fois en situation de sans-abrisme. Aussi, pour contrer le froid, la fraternité Belle de Mai donne des vêtements chauds toute la semaine à partir de mardi dans ses locaux.

    Le Samu social œuvre toujours

    « Dès que le froid commence à arriver dans la ville, nous renforçons les moyens propres de la Ville de Marseille dans nos maraudes, dans les distributions de couvertures, etc. », précise Audrey Garino. En partenariat avec les structures et associations œuvrant sur le terrain. À Marseille, le Samu social est municipal et donc financé par la Ville, une spécificité. Les équipes interviennent 365 jours par an en maraude et en gestion d’équipements (douches municipales). « Un engagement du quotidien », souligne Audrey Garino.

  • Les Bouches-du-Rhône et le Var passent en vigilance jaune neige et verglas

    Les Bouches-du-Rhône et le Var passent en vigilance jaune neige et verglas

    Cette nuit, fort regel avec risque de verglas sur les départements enneigés. Demain mercredi, de la neige aussi en Corse dès 400/600m et des cumuls plus importants dès 800m.

    En Provence, c’est dans le Var que les précipitations neigeuses seront plus importantes. On ne devrait pas dépasser le centimètre au sol dans l’Est du département des Bouches-du-Rhône. Attention au regel.

  • Dans le Gard, le PCF et LFI se rassemblent au sein de la liste citoyenne «Alès, c’est vous !»

    Dans le Gard, le PCF et LFI se rassemblent au sein de la liste citoyenne «Alès, c’est vous !»

    Résolument citoyenne, la liste «Alès, c’est vous !» s’est officiellement lancée dans la campagne. Le PCF et LFI ont officialisé la nouvelle à l’occasion de la signature d’un «accord de rassemblement» ce lundi 5 janvier. L’objectif : «s’engager dans une démarche commune afin de construire une alternative solidaire et ambitieuse», stipule le texte collectif, avant de pointer une équipe sortante restée sourde «aux attentes et aux besoins réels des habitant.es». «Alès ressort abîmée (…) Alès mérite mieux qu’une politique d’abandon ou de résignation», poursuit l’accord.

    Après plusieurs semaines de négociations et «des échanges francs», communistes et insoumis se sont donc entendus sur la méthode, mais aussi sur une ambition commune dont les mesures phares seront détaillées dans les jours à venir. «Il ne s’agit pas d’un accord d’appareil, mais d’un engagement sur des priorités concrètes : le pouvoir d’achat, l’accès aux services publics, la justice sociale, la transition écologique, la participation citoyenne et le développement d’une démocratie municipale plus participative», a énuméré le candidat communiste Paul Planque. Un résumé partagé par son homologue insoumis Armand Crépin qui a salué la seule «alternative crédible» à la gestion façon Christophe Rivenq.

    Si les deux responsables politiques semblent faire office «d’armature nécessaire», cette liste réunira néanmoins une majorité de citoyens sans étiquette et des colistiers issus de toute la gauche. Un peu à l’image de ses premiers soutiens, dont la conseillère régionale socialiste Suzanne Coulet, l’étudiant écologiste Antoine Baguelin, la citoyenne Latifa Faraldo – en première ligne pour le maintien de la poste dans le quartier Tamaris -, ou encore la cégétiste Martine Sagit…

    Resté pour l’heure hermétique à la main tendue, le parti socialiste et les écologistes continuent de faire cavalier seul. Mais pas de quoi ternir l’humeur du secrétaire du PCF d’Alès, Giovanni di Francesco : «Dans ce monde qui se fracture et nourrit les replis et les inégalités, je prends une sacrée bouffée d’air frais».

  • CAN 2025 à Marseille : le Vieux-Port est en partie fermé à la circulation

    CAN 2025 à Marseille : le Vieux-Port est en partie fermé à la circulation

    À 17h, l’Algérie affrontera le Congo à l’occasion des 8e de finale de la compétition. Puis à 20h, la Côte d’Ivoire jouera face au Burkina Faso.

    La zone concernée :

    Quai du Port : entre la rue de la Bonneterie et le Quai des Belges

    Rue de la République : entre la rue Coutellerie et le Quai des Belges

    Quai des Belges : de la rue de la République à l’angle du cours Jean Ballard

  • TER en retard en Occitanie : un mois offert aux fidèles usagers

    TER en retard en Occitanie : un mois offert aux fidèles usagers

    Après quelques semaines de négociations, la présidente de Région a dévoilé le « plan d’urgence » conclu avec la SNCF de Jean Castex en dédommagement et pour remédier aux retards – essentiellement côté Midi-Pyrénées – depuis octobre. Pour ne pas avoir respecté ses engagements, la SNCF se voit sanctionnée de 4 millions d’euros (ME) de pénalités. Une somme qui sera reversée aux fidèles usagers en guise de compensation. Dès février 2026, tous les abonnés aux trains Lio (sur l’année 2025) se verront ainsi rembourser l’équivalent d’un mois d’abonnement. Et même 2 mois pour les plus impactés : ceux ayant voyagé sur les lignes : Narbonne-Toulouse, Rodez-Albi, Auch-Toulouse, Tarbes-Toulouse et La Tour de Carol-Toulouse.

    Pour le géant ferroviaire, il s’agit des pénalités les plus fortes de France. « Depuis octobre-novembre, on a subi une dégradation inacceptable de la qualité de l’offre du service alors que l’année 2025 avait plutôt bien débuté », justifie Jean-Luc Gibelin (PCF), vice-président régional aux transports. La directrice régionale Occitanie SNCF Réseau concède « une hausse d’événements liés au changement climatique et à des intrusions avec actes de malveillance ».

    Plus de 60 millions d’euros promis

    Catherine Trevet annonce une enveloppe de 60 ME supplémentaires en 3 ans (dont 80% déployés les 2 premières années) en plus des 80 ME annuels dédiés à la maintenance des lignes. 50 ME iront à la « fiabilité des installations », par exemple via la suppression de 11 passages à niveaux (1 600 en Occitanie). Les 10 ME restants serviront à améliorer la qualité de l’exploitation service. Objectif prioritaire : « Les travaux destinés à lever les limitations de vitesse. » Une attention particulière sera donnée aux zones fragilisées par les phénomènes météo extrêmes (pluies, chaleurs…). Un travail sera engagé avec les chasseurs et les Chambres d’agriculture pour lutter contre la divagation des animaux sur les voies. Enfin, la sécurité sera renforcée sur les sites victimes de dégradations (tags…) ou actes de sabotage.

    À cela s’ajoute une enveloppe de 2,1 ME pour améliorer l’offre des voyageurs. « Recrutement de 15 techniciens de maintenance, présence humaine dans les gares, chaîne WhatsApp »… Au total des deux volets, Gaël Barbier, directeur régional de la SNCF Voyageurs, vise +1,1 point de régularité des trains Lio d’ici 2026 et +2 points d’ici 2028 soit 150 et 270 trains remis à l’heure. De son côté, Carole Delga, qui vise la barre des 100 000 voyageurs TER/jour, prévient qu’elle sera « excessivement exigeante ».

  • Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    En Italie, le début du mois de janvier rime avec la Befana.

    Cette sorcière qui est bienveillante avec les enfants sages, leur distribuant des friandises et de cadeaux. Mais elle montre son côté obscur à ceux qui n’ont pas respecté certaines choses. La question est donc, qu’a bien pu faire Roberto De Zerbi, durant la trêve des Confiseurs, pour qu’il subisse la punition de la Befana ?

    L’entraîneur marseillais estimait qu’avec deux entraînements quotidiens, durant la semaine qui a précédé la réception de Nantes, il avait pu bien préparer son match de reprise, dont on pouvait s’attendre à ce qu’il donne le ton d’un mois de janvier capital.

    Face aux Canaris, malgré l’enthousiasme procuré par les retours d’Amine Gouiri et Hamed Traoré, on a pourtant senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cet OM- là. « Nous avons mal commencé le match, même à 11 contre 11, nous étions sans énergie, sans ce qu’il faut pour jouer au football », a admis Roberto De Zerbi.

    Cette rencontre, disputée à 15 heures, était synonyme de cauchemar pour l’Italien, avec des joueurs qui l’ont balayé entre Charybde et Scylla. « Le premier rouge a conditionné le match. Parce que nous avons pris le but juste derrière. En seconde période, nous avons essayé de créer quelque chose, sans avoir beaucoup d’occasions. Puis à neuf, cela a été encore plus difficile », a-t-il poursuivi.

    Aucune excuse

    S’il a parfois pris la défense de ses joueurs après une défaite, cette fois, Roberto De Zerbi ne leurs a trouvé aucune excuse. « Nous avons mérité de perdre. Tu ne peux pas penser gagner un match sans y mettre l’énergie nécessaire », a-t-il souligné.

    L’OM avait l’occasion de rester dans le sillage de Lens et du PSG et repousser Lille à trois longueurs. En étant battue par Nantes, elle rentre finalement dans le rang. « Au-delà de Lens et du PSG, nous devons nous regarder nous-mêmes. Si nous on fait ce genre de match, si nous ne mettons pas plus d’envie de gagner, nous n’avons que ce que nous méritons, c’est-à-dire pas mieux que notre troisième place », regrette-t-il.

    L’OM n’aura pas le temps de gamberger sur son humiliation nantaise puisqu’il va enchaîner trois déplacements, au Koweit, jeudi, pour le Trophée des champions, à Caen, le 13 janvier, en Coupe de France face à Bayeux, puis à Angers, le 17, où ils auront à se racheter d’un premier match raté au Vélodrome.

    L’OM va au Koweit en traînant les pieds

    Le Trophée des champions, qui verra l’OM affronter le PSG à Koweit city, jeudi, est en approche.

    La délégation marseillaise s’est envolée pour ce pays du Golfe dans la journée de lundi. Mais, avant de quitter la France, Roberto De Zerbi s’est livré sur son sentiment à propos du choix du lieu de la rencontre.

    « La Super-coupe de France, ou la Super-coupe d’Italie [qui se joue généralement à l’étranger, Ndlr.], doit se jouer dans le pays en question, devant les supporters des clubs », a-t-il confié l’avant-veille du match OM – Nantes. Avant de préciser : « J’irai au Koweït car c’est mon travail et nous sommes fiers de disputer ce match. Ce n’est pas un problème par rapport au Koweït qui va nous accueillir de la meilleure façon, mais je suis contre cette idée. » L’entraîneur phocéen précisant que c’est « [s]on avis. Ça ne veut pas dire que ce soit le plus juste ».

    De son côté, Facundo Medina songe aux supporters « qui ne pourront pas venir avec nous, ce qui est regrettable ». Lui voit l’enjeu sportif d’un duel face au PSG « tout aussi important que ceux du championnat. Nous ferons le maximum pour ramener ce trophée à nos supporters ». D’autant plus que depuis le non-match de dimanche face à Nantes, les Olympiens ont beaucoup à se faire pardonner.

    Comme l’a regretté Facundo Medina, l’OM sera privé de ses supporters au stade Jaber al-Ahmad. Ces derniers ayant refusé de faire le voyage, que l’OM était prêt à financer.

    Contrairement à leurs homologues parisiens, qui seront bien là.

  • Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Quelle que soit l’issue du scrutin des municipales (15 et 22 mars), voilà une décision majeure à gauche dans sa quête d’unité. Joël Peyre (PRG) annonce, ce lundi dans un communiqué, son retrait de la course des municipales. « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat », indique l’actuel élu aux finances de Cécile Helle. Il était l’un des premiers pourtant au sein de la majorité à s’être lancé pour prendre le relais de la maire (PS) sortante qui, il y a 11 mois, avait renoncé à briguer un 3e mandat.

    « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années », justifie Joël Peyre, qui, parmi les prétendants à gauche, revendiquait le plus l’héritage de Cécile Helle. Si la première magistrate n’a pas encore pris position pour son successeur, le nom de Joël Peyre revenait avec insistance. La décision de Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets » a mûri pendant les fêtes et a été actée ce vendredi soir en collégialité avec son équipe de campagne et de soutiens, dont une dizaine d’élus de la majorité.

    « Je ne pouvais pas partir seul avec un sondage comme ça », confie, à La Marseillaise, Joël Peyre. Juste avant Noël, la parution, dans La Provence, d’une étude d’opinion le créditant de 5%, très loin derrière David Fournier (PS) à 18%, a largement pesé dans la balance. Mi-décembre lors de l’inauguration de son local de campagne, beaucoup attendaient d’ailleurs les résultats du sondage pour se compter. C’est chose faite. Mais le renoncement de Joël Peyre ne vaut pas soutien à David Fournier ou encore à Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, toujours en lice (lire leurs réactions ci-dessous).

    Aucun soutien prévu avant le premier tour

    « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis, développe le Monsieur budget d’Avignon. Afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une course à l’échalote vide de sens. » Joël Peyre nous confirme que si l’union n’a pu se faire jusque-là, c’est que « chacun était persuadé de pouvoir être l’incarnation du rassemblement ». « J’en prends ma part », poursuit-il, soulignant que « l’impossibilité de s’accorder mènerait à une défaite inévitable ».

    Dans son communiqué, Joël Peyre appelle tout de même à « défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse » mais pique ses ex-alliés potentiels avec qui le dialogue a été permanent. Il prévient qu’il ne faut pas « céder ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens ». Parmi ses soutiens membres de la majorité, Bernard Autheman « partage le constat que l’union n’était pas possible ». « J’ai l’intime conviction que Joël aurait été un bon maire, je regrette que le passage de relais [en mairie] n’ait pas été mieux anticipé et organisé », note l’élu aux musées et bibliothèques.

    Le choix de Joël Peyre marque la fin de son aventure politique. « Cela aurait été mon dernier mandat », assure celui qui était élu depuis 2001, enchaînant deux mandats dans l’opposition et deux comme élu en charge des finances. Questionné pour savoir s’il compte prendre position in fine pour un candidat, l’élu est catégorique : « Non, ou après le 15 mars. On était en contact et ça n’a pas fonctionné, donc je ne vois pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant », conclut-il. Ou quand les électeurs auront déjà bien réduit les perspectives.

  • Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Avant de laisser la parole au président de TPM Jean-Pierre Giran (LR), le directeur du Théâtre Liberté Charles Berling a pris la parole avec émotion, puisqu’il rend son tablier au mois d’août, pour remercier la collectivité du travail qu’on lui a laissé accomplir durant ces 15 dernières années.

    « J’espère qu’à l’avenir, nous continuerons à travailler pour la culture de ce territoire-là », a-t-il ajouté. Des vœux à méditer en cette période préélectorale tant on connaît la conception étriqué que s’en fait l’extrême droite, qui n’a cessé d’intervenir pour dire tout le mal qu’elle pensait de la programmation du Théâtre Liberté.

    L’acteur et metteur en scène promet pour conclure qu’il va continuer son travail pour la culture sans abandonner Toulon.

    « Les lois ne nous permettent de parler de rien, pas de bilan, pas de projets », commence le président de la Métropole Jean-Pierre Giran pour souligner l’exercice difficile auquel il doit se livrer en cette période. Mais c’est très mal le connaître que de penser que cela puisse assécher sa verve.

    Il poursuit donc : « On est dans une époque un peu originale où le président des États-Unis kidnappe le président du Venezuela, le président de la Russie envahit un pays voisin, le président chinois regarde avec avidité ce qui se passe à côté de lui, à Taiwan et au niveau national on cherche désespérément où on peut trouver une majorité et comment faire un budget. » Tout ça pour dire que « dans ce monde extrêmement liquide et fluctuant, anxiogène, les seuls éléments de stabilité ce sont les collectivités qui assurent la continuité des services publics et la continuité des valeurs républicaines ».

    Préserver le sens

    du service public

    Et de poursuivre : « On voit bien qu’il n’y a pas de mutation particulière, que l’essentiel n’est pas en cause, c’est-à-dire l’action publique. » Pour le président de la Métropole, « si d’aventure le fonctionnement des institutions locales étaient de la même nature que celui aujourd’hui de l’Assemblée nationale, la France serait en danger, puisque rien ne tiendrait ».

    Et à l’attention de ses agents, il a salué l’importance qu’il y ait une bonne entente entre les élus et le personnel, « parce qu’autrement ceux qui ont des projets ne les verraient pas pousser par ceux qui en ont la capacité ».

    Et de rappeler que la Métropole a connu quelques péripéties puisque sur ce mandat de six ans deux présidents se sont succédés, après l’empêchement de son prédécesseur Hubert Falco (DVD) devenu inéligible après sa condamnation pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’a pas empêché « de préserver la continuité de l’action publique ».

    « Servir l’intérêt général »

    Et à Jean-Pierre Giran de lancer : « C’est grâce à vous. Je le dis sans complaisance. »

    L’occasion pour le président de TPM de rappeler la mission du fonctionnaire territorial qui est de « servir l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers ». Et de privilégier le sens du service public à tout autre considération.

    « Et dans ces périodes compliquées, je vous souhaite beaucoup de sérénité pour vous permettre d’accomplir cette mission efficace », ajoute-t-il. Et ce quels que soient les aléas électoraux. Cela sera certainement plus compliqué selon les résultats des urnes, si jamais d’aventure le RN prenait la collectivité. Difficile en effet de continuer à défendre l’intérêt général si ceux aux manettes optent plutôt pour l’idéologie. Mais l’année 2026 ne fait que commencer. La campagne aussi, pour une métropole solidaire et engagée.

  • Procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence : les débats se dérouleront à huis clos

    Procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence : les débats se dérouleront à huis clos

    Dans la salle des pas perdus ce matin là, les parties civiles – toutes des femmes – sont entourées de proches et avocats. Elles remplissent ensuite rapidement la salle dans laquelle elles affronteront Cyril Zattara. Ce lundi, devant la cour criminelle départementale, le quadragénaire est traduit en justice pour viols aggravés. Le professeur de danse aixois, autoproclamé hypnothérapeute se tient vêtu de noir, épaisses lunettes vissées sur un visage pâle, crâne rasé, dans le box des accusés face à 19 femmes constituées parties civiles. 14 d’entre elles, dont les cas seront jugés au cours d’un procès de trois semaines, sont victimes d’un procédé rôdé exercé par Zattara : celui-ci les aurait drogué, avant de les violer. L’homme est aussi renvoyé pour atteintes à la vie privée, ayant enregistrés des femmes à leur insu (voir notre édition du 5 janvier). Il reconnaissait, pour certaines des femmes apparaissant dans ces fichiers « l’administration de substance et les avoir déshabillées par voyeurisme ». Un procès hors normes, dont les débats se dérouleront finalement derrière une porte close, à l’abri des caméras et du public.

    « On n’est pas 20 »

    Le huis clos, ordonné par le président d’audience Roger Arata a d’ailleurs été une question en suspend, puis tranchée dès la première heure du procès, suivant ainsi la demande de Me Caroline Kazanchi au nom de sa cliente, plaidant pour que cette affaire soit abordée « dans la dignité ». « Le huis clos n’est pas un silence, ce n’est pas une absence, c’est un pouvoir pendant une procédure » poursuit Me Kazanchi. Les autres plaignantes elles, ne s’opposaient pas à la publicité des débats. « Je ne demande pas que le procès se fasse à huis clos, mais je peux comprendre que des victimes le demandent, et je ne m’y oppose pas, estimait en amont de l’audience Ludivine B. Quant à la suite du procès cette ancienne amie de Zattara estime que « s’il est difficile d’en attendre quelque chose, il [Zattara] a tellement menti et manipulé que même s’il présentait ses excuses, je ne suis pas sûre de pouvoir les croire. Mais on aura peut-être des explications », rapporte la jeune femme, avant de poursuivre : « Il y a eu des plaintes déposées en 2001, 2003 et 2012, on ne les a pas écoutées, comme malheureusement beaucoup de plaintes déposées pour viol en France. Il a continué parce qu’il savait qu’il s’en sortirait. Parler aujourd’hui, c’est une manière de me reconstruire : on a été réduites au silence. J’ai besoin que cette étape se passe pour entamer ma reconstruction. » Si les débats sont à huis clos, parmi les femmes, la parole se libère. « Je respecte profondément la position de la victime qui a demandé ce huis clos, notre vie privée a suffisamment été exposée. Celles qui demandent à être respectées dans leur intimité on le droit profond que cela soit respecté. Ce n’était pas mon choix, ça ne l’est toujours pas, parce que je n’ai rien à perdre, témoigne Flore P., ex-amie de Zattara. Je veux m’inscrire dans la lignée des Gisèle Pélicot et de toutes celles qui ont osé prendre la parole et m’ont donné le courage de la prendre aujourd’hui (…) on est face à un problème de société qui mérite que je sacrifie mon identité. Il est urgent que les gens prennent conscience qu’il y a un phénomène de fond qui se produit. Je connais beaucoup de personnes, ayant été proche de lui. Des femmes qui m’ont parlé, qui ne sont pas là aujourd’hui et qui ne peuvent pas pour diverses raisons porter cette parole. Je veux porter leur parole (…) on n’est pas 20, on est 40, 50, 100, 200… Quel pourcentage ose parler ? » poursuit face à la presse Flore P. « On attends de ce procès la reconnaissance de la qualité de victime de toutes nos clientes, et une forme de prise de conscience de la particularité de ce procès, qui fait résonner l’existence du caractère collectif du viol en série, qui aujourd’hui n’est pas nécessairement reconnu par le droit français », rappelait de son côté Me Marylou Diamantara, avocate de six des parties civiles en amont de l’audience. Zattara lui, encourt 20 ans de réclusion.