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  • Les richesses de la ville de Vauvert, joyau de la Petite Camargue

    Les richesses de la ville de Vauvert, joyau de la Petite Camargue

    Située cœur de la petite Camargue, entourée de vignes, de forêts de pin et même de rizières, Vauvert et ses 11 700 habitants sont une cité accueillante et fière d’être, ce samedi 7 février, l’étape de la quatrième journée de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard.

    L’office de tourisme cœur de Petite Camargue propose une balade d’environ 1h30 dans le centre-ville de Vauvert, au départ de l’office de tourisme. Parmi les sites et monuments à découvrir, la mairie, un bel édifice de 1858 situé à l’emplacement du vieux cimetière. Témoignage de la richesse viticole vauverdoise de l’époque, l’architecture de la IIIe République occupe une place importante sur le territoire : grâce au vin, de nombreuses grandes bâtisses ont été érigées. L’architecte Bedos et l’entrepreneur Bastide travaillèrent à la réalisation de ce monument somptueux dont la première pierre fut posée le 1er juin 1858, ils l’achevèrent le 1er avril 1859.

    À voir aussi, la Porte Saint-Louis. Cette porte date du XVIIe siècle. Elle est baptisée « porte Saint-Louis » en souvenir du passage du roi de France, Louis IX. En 1270, Saint-Louis, dans l’attente de la flotte qui devait l’amener en croisade, vint faire ses dévotions à Vauvert.

    Le Cournier rappelle que Vauvert est une halte sur la voie d’Arles vers Saint-Jacques-de-Compostelle, le GR®653, l’arrivée du chemin de Compostelle, est désormais matérialisée par une nouvelle aire de repos et d’informations. La silhouette en fer d’un pèlerin ainsi que des bancs et un panneau d’informations patrimoniales et de services sont à la disposition des pèlerins et des randonneurs.

    Le jardin du Castellas sur la colline du même nom, dénommée Motte Foussat à l’époque médiévale, jouit d’une situation remarquable. On découvre la ville de Vauvert d’en haut avec les explications des divers monuments grâce à sa table d’orientation. La vue s’étend jusqu’à la mer et, vers le Nord, on aperçoit la barrière des Cévennes. Par temps clair, on peut même distinguer les Pyrénées !

    La place du Jeu de Ballon était l’ancien emplacement des arènes, les villageois installaient des charrettes ou des théâtres pour fabriquer les arènes. Les familles qui le souhaitaient, et après demande à la municipalité, installaient leur théâtre ; la piste était alors rectangulaire. On aperçoit également l’enceinte du château qui fut détruit en 1628 sur ordre du Duc de Rohan pendant les guerres de religion.

    Source : Ville de Vauvert

  • À Aix, la maire Sophie Joissains officialise sa candidature

    À Aix, la maire Sophie Joissains officialise sa candidature

    Sophie Joissains entre en campagne. Elle avait déjà annoncé, en 2023, sa volonté de se présenter, mais a attendu 38 jours avant le premier tour du scrutin pour l’officialiser. « J’ai décidé de partir après les vœux. Mes opposants auraient pu se lancer bien avant, ce qu’ils n’ont pas fait. Sur le plan national (…), il y avait beaucoup de facteurs anxiogènes (…). Les habitants n’étaient pas dans l’axe des élections municipales. Ils le sont beaucoup plus aujourd’hui », justifie Sophie Joissains.

    Après avoir succédé à sa mère, Maryse Joissains, la maire sortante assure qu’après avoir « protégé, préservé, guidé » la ville, « nous allons maintenir le cap et faire en sorte d’avoir un rayonnement local ». Il faudra encore attendre pour la présentation de son programme et des noms de ses colistiers. « Il y aura plusieurs partis de la droite et du centre, mais je ne veux surtout pas que cette liste soit un catalogue de partis politiques. Je pense que les habitants ont surtout besoin de projets qui les concernent », laisse entendre Sophie Joissains.

    Côté projets, le bilan de mandat laisse entrevoir les priorités de la campagne. « Ce n’est pas un projet, mais ce n’est pas neutre », estime Sophie Joissains. Si elle est réélue, la candidate indique qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts : « C’était une promesse qui a été tenue durant cinq mandats et c’est une promesse que je fais à mon tour. Ils n’augmenteront pas demain. C’est le résultat d’une bonne gestion qui nous permet d’avoir à la fois des investissements importants, des services rendus aux Aixois et, dans le même temps, de tenir correctement nos finances. »

    Les priorités de campagne, pour la candidate, s’appuient donc « sur le modèle » du bilan de mandat. Elle liste : « La tenue de la ville, sa végétalisation, la transition énergétique et écologique, avec les réseaux de chaleur, la géothermie, la recherche d’eau thermale (…), une ouverture sur la culture et sur le sport. »

    Ne pas « ignorer les défis »

    Sur ces cinq dernières années, Sophie Joissains met en avant un bilan centré notamment sur la sécurité, avec des agents de police supplémentaires et des recrutements en cours : « Ce qui est important pour nous est de poursuivre la croissance de ces effectifs. On ne peut pas ignorer les défis générés par la ville elle-même et l’évolution d’un narcotrafic qui se passe sur Aix par la narcolivraison. »

    Autre enjeu pour la maire sortante, un « changement de gouvernance à la Métropole. Il faut qu’on revienne à une gouvernance qui permette d’être tenue au niveau des bassins de vie ».

  • Devant ses soutiens, David Fournier se rassure à Avignon

    Devant ses soutiens, David Fournier se rassure à Avignon

    La salle du Rex à Montfavet, certes pas immense, était pleine à craquer de soutiens et de curieux ce mercredi 4 février pour écouter le candidat socialiste aux municipales, David Fournier, détailler à nouveau son programme, mais aussi répondre aux questions.

    Après avoir présenté des soutiens à ses côtés, tels que la candidate de l’union de la gauche à Morières, Annick Dubois, qui rappelle qu’il est « impératif de gagner le Grand Avignon avec les communes limitrophes pour avoir des compétences », il s’est engagé dans un exercice dont il maîtrise désormais les rouages à force de répétition. À savoir la présentation des grandes lignes de son programme. Thématique par thématique, il rappelle ses priorités et lâche quelques nouveautés. Il annonce ainsi que, s’il est élu, il baisserait ses indemnités de maire « pour montrer l’exemple », tout en augmentant celles de ses adjoints, « car la représentation n’est pas une affaire de classe sociale. Les retraités comme les jeunes actifs doivent pouvoir se dégager du travail pour être efficaces », justifie-t-il.

    Il s’est plus tard dit ouvert à la discussion sur des sujets plus épineux. Comme lorsqu’il est interrogé par un habitant de la Rocade sur le plan Faubourg qu’il « ne comprend pas ». Le candidat avait confié en amont que la ville d’Avignon est une « insulaire », car coincée entre le Rhône et la Durance, et ne peut s’étaler. Après avoir répondu que le plan Faubourg « ne cause que 6% des bouchons », David Fournier confie qu’il pourrait « en discuter avec les populations. On ne s’interdit pas de déplacer un sens interdit de 20 mètres ou de modifier des feux rouges en clignotants aux heures de pointe ».

    Les grincheux

    Une réunion publique où l’actuel adjoint de Cécile Helle a commencé en défendant le bilan « que certains grincheux critiquent » de la majorité actuelle et des deux mandats de la maire sortante. Après avoir rappelé avoir hérité « d’infrastructures délabrées » et « d’emprunts toxiques de l’ancienne municipalité ». « Nous sommes fiers d’avoir prouvé qu’une gestion de gauche solidaire peut changer une ville », insiste-t-il. Et de s’agacer, après qu’une question ait évoqué la formule « remettre du bon sens » de son adversaire, Olivier Galzi. « Avignon mérite mieux que les aventuriers de la politique qui viennent de s’inscrire à Avignon peut-être pour s’échapper d’un chômage précaire », cingle-t-il sous les applaudissements et quelques sourires.

  • [Étoile de Bessèges] : Henri Uhlig s’offre la 3e étape, Lukas Kubis nouveau leader

    [Étoile de Bessèges] : Henri Uhlig s’offre la 3e étape, Lukas Kubis nouveau leader

    L’étape reine de l’Etoile de Bessèges, qui arrivait et partait de la commune éponyme (162, 34 km, 2 233 m de dénivelé positif) se sera finalement jouée au sprint.

    Après 50 km relativement calmes, un groupe de dix coureurs – Blake Agnoletto (Groupama FDJ-Suez), Kasper Haugland (Decathlon CMA CGM), Sébastien Grignard (Lotto Intermarché), Alexis Renard (Cofidis), Alexys Brunel (Total Energies), Tomas Kopecky (Unibet Rockets), Alexandre Balmer (Solution Tech Nippo Rali), Léandre Huck (Van Rysel), Théo Delacroix (Auber Saint-Michel), Victor Papon (CIC) – a profité de la première difficulté du jour, la côte de Méjannes-le-Clap (7km, 3%), pour former l’échappée du jour.

    Ils n’ont jamais compté plus de 1’15 d’avance et celle-ci n’a fait que reculer. Jordan Labrosse (Decathlon-CMA CGM), qui avait rejoint le groupe de tête à 30 km de l’arrivée, a bien tenté de partir seul, rejoint par Tomas Kopecky, mais les deux fuyards ont fini par être avalés par le peloton avant les 20 derniers kilomètres.

    Sur la fin de course, les attaques se sont succédé dans le col des Trélis (2,4 km, 6,6%) et le col des Brousses (2,2 km, 5 %). Ramses Debruyne (Alpecin) d’abord, le 3e du général Clément Izquierdo (Cofidis) ensuite, puis Ewen Costiou (Groupama FDJ – Suez) ou encore Dylan Teuns (Cofidis) dans la côte finale s’y sont tour à tour essayé, mais leurs tentatives ont été vaines.

    A Bessèges, c’est finalement l’Allemand Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) qui s’impose devant Lukas Kubis (Unibet Rose-Rockets), encore une fois 2e, comme sur la première étape, et Louis Hardouin (Van Rysel-Roubaix). Mais le champion de Slovaquie se consolera en prenant la tête du classement général et le maillot corail à deux étapes de la fin.

  • Les offres de reprise d’Alinea sabrent dans les effectifs

    Les offres de reprise d’Alinea sabrent dans les effectifs

    Une énorme claque. Alors que la société Néomarché, maison-mère de l’enseigne de décoration et mobilier, est en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier, les repreneurs potentiels avaient jusqu’au 26 janvier pour faire connaître leur offre auprès du tribunal des affaires économiques de Marseille. Sur les 6 à 7 offres reçues, le repreneur le mieux disant « ne reprendrait que 575 salariés sur les 1 172 au niveau national », observe une salariée, qui souhaite garder l’anonymat. Ce promoteur immobilier « a fait la proposition de reprendre plusieurs magasins, dont une partie du siège social de Napollon », indique-t-elle. Sur les 184 salariés de Napollon, 89 perdraient leur emploi… La météo sociale est tout aussi sombre pour le magasin Alinea de la zone des Paluds à Aubagne. Une autre offre, détaille la salariée, celle de Centrakor, du groupe Cargo, également propriété (comme Alinea, Kiabi, Norauto, Midas…) de la richissime famille Mulliez « voudrait n’occuper qu’un étage du magasin, et ne reprendre que six salariés sur les 65 actuels… Encore faudrait-il que le bailleur accepte ». Les repreneurs ont jusqu’au 2 mars pour améliorer leur offre.

    Round social

    Pour les organisations syndicales, une autre bataille commence. Le 19 février est la date butoir fixée pour négocier, avec la direction, les mesures d’accompagnement de ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Et le premier round, auxquels participent les syndicats CGC-CFE-Sega, FO, CFTC, CFDT débute dès ce vendredi. « On va se mobiliser pour obtenir quelque chose de décent, honnête par rapport à l’investissement qu’a eu chaque salarié. Certains ont plus de 40, 50 ou même 60 ans, cela va être compliqué pour eux de retrouver du travail. La conjoncture économique est compliquée, le coût de la vie a augmenté », plaide la salariée. Alors que la direction doit présenter aux organisations syndicales ce vendredi 6 février « son enveloppe, avec par exemple le budget de départs anticipés à la retraite, les mesures supra-légales ; si ce n’est pas raisonnable, on ne pourra pas accepter l’inacceptable. Et il faudra absolument maintenir le mouvement de mobilisation prévu samedi à Aubagne ». Dans un climat pesant, la direction fait en effet pression sur syndicats et salariés pour que celle-ci n’ait pas lieu, « pour ne pas nuire à la reprise », évoquerait-elle. Contactée depuis mercredi, elle n’a jamais répondu à nos sollicitations. Pour la salariée interrogée, Alinea aurait fait de « mauvais choix », et n’aurait pas su s’adapter aux nouveaux modes de consommation, mais aussi au pouvoir d’achat, en baisse, des clients.

  • [Entretien] Zigo : « Il reste des gens motivés pour s’exprimer sur le terrain social »

    [Entretien] Zigo : « Il reste des gens motivés pour s’exprimer sur le terrain social »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous appelé ce nouvel album « Atlas » ?

    Zigo : Quand on cherche un nom d’album, on cherche toujours un mot qui puisse être international, c’est-à-dire compris dans toutes les langues. Mais on cherche aussi un mot qui donne la couleur de l’album. Comme c’est un album qui appelle au voyage et qui a une certaine ouverture musicale, on trouvait que l’Atlas, qui peut renvoyer à l’image d’une carte, de montagnes au Maroc ou du titan de la mythologie grecque qui porte le monde sur son dos, correspondait bien à cet album.

    Depuis 30 ans vous signez des morceaux engagés pour la tolérance, comment voyez-vous la société évoluer  ?

    Zigo : On constate la banalisation du racisme et de l’extrême droite. La mutation du cercle politique français est incroyable et pour nous qui prônons la mixité culturelle et qui arborons fièrement notre mixité culturelle et sociale, c’est effrayant. Il y a eu un moment où on a eu l’impression que le monde changeait, mais ces dernières années, il y a un retour assez terrifiant. Ce qui nous rassure, c’est d’entendre nos chansons dans les manifestations et qu’il reste des gens motivés pour s’exprimer sur le terrain social.

    Vous parvenez pourtant à construire un album qui reste solaire…

    Zigo : On ne voulait pas que l’album soit plombant. On voulait qu’il soit joyeux, on pensait faire un truc plus ensoleillé. Mais, finalement, l’actualité a fait qu’on a eu du mal. Le climat social déteint toujours sur notre musique et là, on a franchement été servis. L’écriture est tombée en pleine guerre en Ukraine, en Palestine, avec le retour de Trump… C’est compliqué de sortir du marasme international. On a quand même réussi à mettre des morceaux un peu plus légers et plus positifs. Mais on n’a pas atteint ce qu’on espérait en termes de positivité.

    Repensez-vous le rôle de la culture dans ces moments troubles ?

    Zigo : Oui, on s’interroge tout le temps mais la meilleure réponse, nous l’avons en concert parce qu’on ne combat que dans la joie et le positif. Quand on voit dans nos tournées autant de personnes prendre le temps d’aller à un concert et de faire la fête, tout en abordant des sujets compliqués, des sujets de société qui sont loin de faire l’unanimité aujourd’hui, ça nous montre que tout n’est pas vain. Dans la nuit, une flamme, ça fait du bien. Les gens nous font beaucoup de bien et nous rassurent là-dessus. Notre récompense, ce ne sont pas les disques d’or, c’est de voir ce public avec le sourire.

    Quels messages vouliez-vous faire passer avec « Mémoires », le 7e morceau de l’album ?

    Zigo : C’est un morceau sur la colonisation qui est parti d’un texte de Bouchkour (l’un des chanteurs, Ndlr). Marcus Gad, qui est un artiste de Calédonie, a entendu ce morceau et ça l’a touché car c’est un sujet d’actualité en Nouvelle-Calédonie. Il a donc voulu y participer. C’est un morceau qui restera historique pour le groupe parce qu’il n’a pas de refrain et c’est le morceau le plus lent qu’on n’ait jamais composé. Il y a en toile de fond la colonisation et le poids et les désastres que ça engendre sur nos générations. Ce n’était pas le but mais quand on l’écrivait, c’était aussi le moment où la situation empirait à Gaza et on ne comprenait pas comment l’être humain n’était pas capable de se souvenir du passé. Ce drame-là transpire dans le morceau, qui restera un texte majeur de notre histoire.

    Comment jugez-vous l’évolution du reggae en France ?

    Zigo : Il y a toujours eu des hauts et des bas mais nous, ça fait trente ans qu’on est sur les routes. Toute notre tournée est déjà complète, c’est ahurissant. Sur nos trois premiers concerts, on constate aussi qu’il y a une nouvelle génération qui vient nous voir. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à être complets, quand on voit Tryo ou Danakil par exemple, et ça fait vraiment beaucoup de bien, parce qu’on appartient à un style de musique à caractère social, donc ça veut dire que les gens ont encore envie d’entendre parler de ces sujets-là.

  • [Entretien] Kléber Mesquida : « Continuer à travailler au service des citoyens avec sincérité et réalisme » dans l’Hérault

    [Entretien] Kléber Mesquida : « Continuer à travailler au service des citoyens avec sincérité et réalisme » dans l’Hérault

    La Marseillaise : Le budget 2025 avait été voté au prix de gros efforts sur les personnels, la culture… Le Département est-il enfin sorti de la zone rouge ?

    Kléber Mesquida : Je ne sais pas si la zone rouge est complètement derrière nous, mais en tous cas le Département de l’Hérault a pu s’en extirper pour cette année. Nous avons fait de gros efforts sur le budget 2025 et avons engagé des changements structurels qui nous permettront d’aborder les années suivantes avec des infrastructures plus souples et mieux armées face à l’adversité. De plus, les recettes de droits de mutation (DMTO) ont été plus hautes qu’escompté cette année et cela nous permet d’aborder l’avenir avec plus de sérénité que l’année précédente. Malgré tout cela, les recettes, notamment celles attribuées par l’État, restent incertaines, et les dépenses sont incompressibles dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne les allocations sociales.

    Quelles ont été vos réalisations majeures en 2025 malgré ce contexte financier étriqué ?

    K.M. : Pour des raisons majoritairement contractuelles, nous avons maintenu les engagements financiers liés à des marchés en cours, ce qui nous a permis de finir en temps et en heure deux nouveaux collèges, à Juvignac et à Maraussan. D’autres projets, qui ne demandent pas d’investissements financiers majeurs mais qui bénéficient du soutien du Département et du travail expert de nos agents, comme le Géoparc, ont aussi marqué l’année.

    En 2026, le Département va-t-il se contenter de ses dépenses obligatoires (aides sociales, collèges, routes… ?) ou continuer à investir dans des projets nouveaux et d’avenir ?

    K.M. : On ne peut pas réaliser de nouveaux grands projets d’envergure tant que la situation financière ne s’est pas complètement rétablie, mais le LIEN [Liaison routière d’évitement nord de Montpellier, Ndlr.] est désormais arrivé au bout de son chemin devant les juges, qui nous ont tous donné raison. Ses travaux continueront à avancer tout au long de l’année, et les habitants du secteur, comme ceux qui ne font que traverser la zone, arriveront bientôt au bout de leur attente. Nous avons aussi mis en place un plan sauvegarde qui nous permet de continuer à soutenir les projets des communes qui ont besoin de notre engagement pour obtenir des cofinancements, notamment de l’État.

    Vous dites souhaiter un « nouvel acte de décentralisation ». Qu’espérez-vous de l’État ?

    K.M. : Nous avons été contactés par le Premier ministre à ce sujet. Il a présidé un Département par le passé, il n’ignore donc pas les réalités de notre quotidien, mais si de nouveaux transferts de compétences devaient avoir lieu, il est important qu’ils se fassent dans l’intérêt du citoyen, pour que les services publics soient au plus proche de ses besoins. En outre, quelle que soit la compétence transférée, il est crucial que les moyens soient transférés avec, et ce dans leur totalité. Une grande partie de nos soucis financiers est liée à la non-compensation totale de compétences transférées par l’État dans le domaine du social. Il ne peut pas y avoir délégation de compétence sans délégation des moyens correspondants.

    Vous avez quitté le PS. Que vous inspire la situation politique de la France avant les Municipales et la Présidentielle ?

    K.M. : Les élections, c’est un peu comme un match de foot : tout peut se jouer à la dernière minute et il est difficile de faire des prédictions tant que les joueurs sont encore sur le terrain. Je ne suis candidat dans aucune mairie, mais je continue à participer au match, dans le rôle qui est le mien. Je comprends ceux qui ont peur de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, c’est très inquiétant pour tout le monde et surtout pour les plus fragiles. Le mieux que l’on puisse faire pour l’endiguer, c’est continuer à travailler au service des citoyens avec sincérité et réalisme, en étant transparents sur ce qui est possible à réaliser. C’est en inspirant respect et crédibilité qu’on combattra les effets d’annonce et les promesses qui se fondent sur la peur et les fausses informations.

  • Les Shifters du Languedoc veulent sortir du tout voiture

    Les Shifters du Languedoc veulent sortir du tout voiture

    Nourrir les connaissances scientifiques pour peser sur les décisions politiques. Voici la feuille de route que se sont fixée les Shifters du Languedoc Roussillon. Pour cela, ils ont choisi d’analyser les émissions de gaz à effet de serre de cinq projets routiers dans la région dont la Liaison intercommunale d’évitement nord de Montpellier (Lien), le Contournement ouest de Montpellier (COM) et le Contournement ouest de Nîmes (Conim). L’association souligne d’abord que de manière générale « de nouvelles infrastructures routières entraînent toujours une augmentation du nombre d’usagers » et regrette que ces projets sont « pensés et anticipés par les pouvoirs publics comme si la mobilité dans les décennies à venir allait rester la même qu’aujourd’hui ».

    Pour étudier ces projets routiers, les bénévoles des groupes locaux, aidés par des bénévoles de Marseille, ont examiné les dossiers de création des projets routiers pour établir leur impact carbone. « Pour les dossiers les plus anciens, ils n’ont pas du tout évalué l’impact carbone. Seuls les dossiers les plus récents comme les contournements ouest de Nîmes et de Montpellier ont mesuré cet impact mais nous ne sommes pas d’accord avec les conclusions », explique Philippe Devers, l’un des porte-parole des Shifters dans le Gard. Il précise : « Ces études négligent notamment le trafic induit alors que des études américaines et françaises montrent qu’à chaque fois qu’on crée une nouvelle route, on induit un nouveau trafic que l’on n’avait pas avant qui peut représenter un pourcentage important. Le béton des ouvrages n’a pas été non plus évalué en impact carbone alors que ça représente une base importante. »

    Empreintes carbone

    Les Shifters évaluent l’empreinte carbone des constructions du Lien à 40 000 tonnes d’équivalent CO2 et à 120 000 tonnes pour le Conim. L’empreinte carbone de la construction du COM n’a pu être calculée (elle est évaluée à 126 000 tonnes par l’étude d’impact). Concernant, l’empreinte carbone du trafic induit par ces infrastructures, l’association l’estime à 25 000 tonnes par an pour le Lien, 500 000 sur la durée de vie du Conim et entre « 270 et 460 000, sur 20 ans, en fonction du scénario choisi », pour le COM. Des chiffres particulièrement importants qui devraient apporter de l’eau au moulin des opposants à ces projets qui s’appuient bien souvent uniquement sur la défense de la biodiversité pour justifier l’abandon de ces infrastructures. « Nous proposons, comme l’a d’ailleurs fait le Haut conseil pour le climat le 16 octobre, de surseoir à tout projet routier. Nous ne voulons pas dire qu’il faut supprimer tout projet routier mais qu’il faut prendre la dimension carbone dans la décision ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Dans ces projets, on parle beaucoup de biodiversité ou d’artificialisation des sols mais jamais d’empreinte carbone », confirme Philippe Devers.

    Avec cette étude, les Shifters entendent apporter un nouvel éclairage à deux mois des élections municipales. L’association qui se revendique apolitique et apartisane espère que les différents candidats s’emparent de ces éléments. « C’est un objectif national pour les Shifters de mener des actions pour influencer les programmes et mettre la transition écologique sur la table. Le but c’est de tirer vers le haut le programme des politiques pour ces élections municipales », précise Philippe Devers. Comme lors de la campagne de 2020, les Shifters et d’autres associations vont également relancer le « Pacte pour la transition » qui proposait trois grands principes et 32 mesures concrètes pour engager les élus à œuvrer pour des communes « plus écologiques, solidaires et démocratiques ».

    À Nîmes, les Shifters veulent même aller plus loin en organisant une audition des différents candidats. Ils ont, pour la plupart, confirmé leur participation. Lors d’une soirée, l’association entend réunir tous les candidats en leur proposant de présenter leur programme pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre puis de répondre aux questions des bénévoles de l’association.

    *The Shift Project est un groupe de réflexion qui « vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie ».

  • Iran : « Sourena a été tué alors qu’il manifestait pacifiquement. Il avait 18 ans »

    Iran : « Sourena a été tué alors qu’il manifestait pacifiquement. Il avait 18 ans »

    Elle sait qu’elle prend un risque en parlant. Mais face à ce que subit son peuple, se taire n’est plus une option. Enseignante-chercheuse à Montpellier, où elle vit depuis 2022 avec son mari et ses jumeaux, Ensiyeh Raoufi a appris, par les rares contacts qu’elle arrive à avoir avec sa famille, le décès de son cousin Sourena, victime, comme des milliers d’Iraniens, de la répression féroce du régime pour étouffer le plus vaste soulèvement populaire depuis la révolution islamique de 1979.

    « Il a été abattu le 9 janvier par les Gardiens de la révolution islamique alors qu’il manifestait pacifiquement pour défendre les droits fondamentaux du peuple iranien, pour réclamer, tout simplement, la liberté. Il avait 18 ans », témoigne, entre peine et colère, Ensiyeh Raoufi. « Il a été touché par un tir à balles réelles dans le dos. Il est mort sur le coup », poursuit-elle. « Comme les lignes téléphoniques étaient coupées cette nuit-là, ses parents l’ont cherché partout dans les rues, avant de se rendre à l’hôpital, où ils l’ont trouvé mort. C’était leur seul enfant. » La famille étant bien connue dans sa ville de Shahasavar, au nord de l’Iran
    – «
     deux de mes oncles sont morts en martyrs pendant la guerre Iran-Irak » – les forces de sécurité n’ont pu empêcher les funérailles, qui ont rassemblé quelque 2 000 personnes, de se tenir. Mais « elles ont ensuite menacé notre famille. Elles ont ordonné de garder le silence sur ce qu’il s’était passé et de déclarer que Sourena avait été tué par des “terroristes” et non par le Corps des gardiens de la révolution. »

    Aujourd’hui encore, Ensiyeh peine à avoir des nouvelles régulières de ses proches en raison des coupures d’internet qui continuent d’isoler le pays, permettant au régime de « masquer l’ampleur de la répression meurtrière contre les civils », estime l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

    « Ce régime doit tomber »

    Il y a bien le téléphone, « mais les appels sont très chers, donc tout le monde ne peut pas se le permettre. Et les lignes téléphoniques sont sur écoute », souligne la jeune femme. « J’ai des amis, ici à Montpellier, qui jusqu’à présent n’ont eu aucune nouvelle de leur famille », livre-t-elle.

    Difficile, dans ces conditions, de connaître le nombre exact de victimes de la répression, tant la moindre image, le moindre témoignage font l’objet d’une surveillance accrue du régime. Mais le bilan est assurément le plus lourd en plus de quatre décennies d’histoire de la République islamique. « Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes  », estimait ainsi Mai Sato, rapporteuse des Nations unies (ONU) sur l’Iran, dans un entretien accordé au Monde le 26 janvier. « Ce régime doit tomber  », martèle Ensiyeh, qui participe à toutes les manifestations organisées à Montpellier et était présente à Paris le 18 janvier pour le rassemblement commémoratif en hommage aux victimes de la répression. « Après avoir vu ce peuple manifester à mains nues contre un régime armé et violent, on sait qu’il a besoin d’aide pour rétablir la démocratie. Beaucoup de gens, dont ma famille et mes amis, disent préférer mourir plutôt que de continuer à vivre sous l’ombre d’un régime terroriste. Ils attendent de l’aide des pays du monde libre, notamment des États-Unis qui ont dit qu’ils soutiendraient les manifestants pour mettre fin au régime des mollahs. »

    Un régime qu’Ensiyeh a fui en 2022 avec sa famille pour terminer son doctorat en informatique à Montpellier, où elle est arrivée 15 jours après le début du mouvement Femme-vie-liberté. « Il n’y a pas de liberté en Iran, les vies sont sous surveillance en permanence. Notamment celles des femmes, considérées, dans la charia, comme propriété de leur père ou de leur mari. Elles ont besoin de leur autorisation pour tout : travailler, voyager à l’étranger, étudier… On ne peut pas non plus choisir nos vêtements, on doit porter le hijab. On ne peut pas chanter, ni danser, ni conduire une moto… Même le vélo était interdit aux femmes jusqu’à récemment. Quand je suis arrivée en France, c’était la première fois que je pouvais faire du vélo librement », confie-t-elle. Alors retourner en Iran un jour ? « Oui, pourquoi pas. On est fiers de notre pays, de l’histoire culturelle de l’Iran. Mais on attend un Iran libre. »

  • L’OM recevra Toulouse pour son quart de Coupe

    L’OM recevra Toulouse pour son quart de Coupe

    L’OM affrontera Toulouse en quart de finale de la Coupe de France.

    Vu les clubs encore en lice, les chances de tirer un « petit » étaient impossibles, car, sur les sept rescapés, un seul club, Reims, n’évolue pas en Ligue 1. Et encore, les Champenois y étaient encore la saison dernière. Depuis l’entrée dans le XXIe siècle, c’est la troisième fois que l’on retrouve autant d’équipes du premier niveau du championnat de France encore en lice dans l’épreuve reine du football.

    Les fois précédentes remontent aux éditions 2010 et 2013. Pour celles en cours, seuls cinq ont été éliminés depuis les 32e de finale, et trois par des clubs d’une division inférieure. À savoir Avranches (N2) qui a sorti Brest, alors que Le Havre et Metz ont été éliminés par Amiens et Montpellier, clubs de Ligue 2. Il s’agit du plus faible total des cinquante dernières années.

    Trois ans après

    Côté OM, depuis l’entrée en lice, les hommes de Roberto De Zerbi ont réussi un sans-faute. Avec deux qualifications faciles face à Bourg-en-Bresse (N1) et Bayeux (R1), obtenues en déplacement. Plus une qualification plutôt tranquille aux dépens de Rennes au Vélodrome.

    Au total, les Olympiens ont inscrit 18 buts et n’en ont concédé aucun. Ce qui tranche par rapport aux difficultés qu’ils éprouvent en championnat. Trois ans après, ils sont à nouveau en quart de finale.

    Comme en 2023, les Marseillais auront l’avantage, théorique, de recevoir. Le sort leur a réservé Toulouse. Un adversaire du ventre mou de la Ligue 1. Mais qui, lors de sa venue pour le championnat, était parvenue à faire déjouer les Olympiens, arrachant le nul (2-2) dans le temps additionnel. 2-2, c’était aussi le score final du quart de finale contre Annecy, que les Haut-Savoyards avaient finalement gagné après les tirs au but.

    Cette fois, les Phocéens n’auront pas le droit de décevoir. Car la route vers la finale, et une éventuelle onzième levée, s’est dégagée avec l’élimination du PSG en seizième de finale. Alors que Lyon et Lens, les rivaux les plus dangereux, seront opposés dans un quart de finale qui s’annonce explosif au stade des Lumières.

    Lorient-Nice est le troisième face-à-face entre clubs de Ligue 1. Un duel indécis entre deux équipes qui cherchent à éviter la descente en Ligue 2.

    Ligue 2 dont Reims, dernier représentant, défendra ses chances face au vainqueur de Strasbourg-Monaco, disputé hier soir.

    Quarts de finale

    – Strasbourg/Monaco – Reims (L2)

    – Lorient – Nice

    – OM – Toulouse

    – Lyon – Lens

    Matches entre les 3 et 5 mars.