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  • Homophobie : « Jeunes d’Oc » affiche sa haine

    Homophobie : « Jeunes d’Oc » affiche sa haine

    Ils sont ouvertement homophobes et ils en sont fiers. Dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre, les militants du groupuscule Les Jeunes d’Oc ont recouvert les peintures arc-en-ciel qui ornaient certains trottoirs de la ville et le parvis de la gare Sud de France, à Montpellier, de peinture noire et de tags « Stop woke ». Leur but : anéantir toute marque de soutien à la cause LGBTQIA+.

    Fondés par d’anciens militants du groupuscule Génération identitaire (dissous en 2021), les Jeunes d’Oc ont aussi justifié leur action par un discours nauséabond directement adressé au maire Michaël Delafosse. « Michaël, arrête tes bêtises : il faut arrêter de mettre des peintures LGBT dans toutes les rues, ce n’est pas comme ça que tu récupéreras les voix de l’extrême gauche. Notre ville ne sera pas le tableau de toutes les dérives. Stop à la propagande sur la théorie du genre dans les écoles, les lycées, les facs, les entreprises. Stop aux cours de transsexuelles pour les enfants, oui à la normalité », ont-ils posté sur leurs réseaux sociaux.

    Ne pas céder

    Des propos abjects aussitôt dénoncés par la Ville. « Leur intolérance et leur haine de l’autre doivent trouver une fermeté totale », a réagi le maire sur X. Le lundi 24 novembre, la municipalité a également déposé plainte pour dégradation du bien commun. « On sent qu’avec la montée des idées fascistes dans notre pays et dans le monde, une partie de la jeunesse d’extrême droite se désinhibe. Elle n’hésite pas à se manifester dans l’espace public, avec violence parfois », explique l’élu à la sécurité Sébastien Cote. « On est face à des gens qui incarnent tout ce que Montpellier n’est pas, c’est-à-dire l’intolérance ». Dans les jours à venir, les trottoirs et le drapeau du parvis de la gare reprendront les couleurs de l’arc-en-ciel. « Il est hors de question de céder à ce genre d’intimidation. De la même manière, nous continuerons à soutenir la pride de Montpellier, et à faire flotter le Rainbow flag », poursuit Sébastien Cote.

    Dans la capitale héraultaise, les incursions fascistes dans l’espace public s’avèrent de plus en plus fréquentes ces dernières semaines. La Ville dénombre en effet de nombreux tags racistes, homophobes et xénophobes. Sans compter les agressions fascistes survenues aux abords de la manifestation du 18 septembre, et dont les auteurs n’ont pas encore été sanctionnés. Cette fois-ci, l’action est signée…

  • Association Dar Yumi : la maison qui rassemble les mémoires

    Association Dar Yumi : la maison qui rassemble les mémoires

    La porte grande ouverte est une invitation à entrer. Les têtes passent. Promettent de ne pas rester trop longtemps et finalement s’installent autour de la table baignée de soleil, juste derrière la baie vitrée, avec un thé à la menthe. À peine rouverte après plus de six mois de fermeture, la boutique Dar Yumi, inaugurée par Amel Ben Messaoud en 2021 sur la place du Docteur Igonet, redevient un lieu de vie où les visiteurs se sentent comme à la maison. C’est d’ailleurs la signification de Dar Yumi. « La maison de ma mère », traduit la Port-de-Boucaine.

    À l’intérieur, des tapis amazighs chatoyants jonchent le sol, de la vaisselle en céramique faite à la main garnit les armoires, des livres et des affiches de calligraphies arabes habillent les murs. « Au départ, je voulais absolument remettre en lumière les objets avec lesquels j’avais grandi, qui m’ont été transmis par ma mère et ma grand-mère, qui étaient vraiment issus de mon patrimoine culturel », raconte Amel, qui s’est donc associée avec des coopératives de femmes au Maroc et en Algérie pour mener à bien ce projet.

    Une culture populaire vivante

    Pour la jeune mère de famille, ces artefacts ne sont pas de simples biens matériels. Ils sont le témoin d’une histoire intime, familiale tout en étant universels. Ils appartiennent à la culture, celle du geste du quotidien. « Pour moi, le devoir de mémoire se fait aussi par l’objet », confie-t-elle.

    Amel veut désormais aller plus loin. Elle qui a vécu au Canada, à New York et qui a fait ses études à Montpellier puis à Paris explique : « J’ai voulu rentrer à Port-de-Bouc parce que c’est un des rares endroits où le multiculturalisme a un vrai sens. La proximité avec les gens ici est dingue, c’est un village et les personnes de différents milieux sociaux, de différentes origines évoluent ensemble. Je le vois dans ma boutique, où les gens de tous horizons s’installent et me racontent leurs histoires. Maintenant il faut que je fasse quelque chose de ces récits, c’est plus possible que je les garde pour moi. » Pour y parvenir, le statut de Dar Yumi change pour passer de commerce à association.

    Désormais, la trentenaire veut travailler avec les différentes structures et associations présentes à Port-de-Bouc et encadrer des projets culturels intergénérationnels, à mener sur une année entière, pour aboutir à une exposition. Amel illustre : « Ça peut être une maman sénégalaise et un jeune d’origine marocaine qui travaillent ensemble sur un livre de recettes qu’ils ont chacun l’habitude de faire chez eux, avec des ateliers cuisine pour échanger et se transmettre leurs secrets. Ça peut aussi être un projet musical, dans lequel le rap old school et le rap actuel se répondent. La culture populaire doit être vivante. L’idée c’est que les adhérents se nourrissent les uns des autres. Chacun a un patrimoine culturel, a une mémoire individuelle qui, mis en commun, devient une mémoire collective. »

    La Port-de-Boucaine veut faire rayonner sa ville et son histoire ouvrière liée à l’immigration, mais cette association est aussi pour elle un moyen de rompre l’isolement des personnes âgées et d’aider la jeunesse à ne pas céder à l’appel du narcotrafic. « Il faut les faire sortir des quartiers, assène-t-elle. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Ça nous donne de la valeur. Et souvent, on apprend de nos aînés, qui représentent la sagesse et sont parfois un refuge. »

    Les premiers événements de Dar Yumi auront lieu le 10 décembre, avec un petit-déjeuner offert aux seniors à partir de 8 heures, puis un goûter à destination des jeunes à partir de 15 heures.

    Le prix de l’adhésion varie en fonction de paliers, voir sur place à la boutique Dar Yumi.

  • FSU et CGT rejoignent la mobilisation du 2 décembre

    FSU et CGT rejoignent la mobilisation du 2 décembre

    Pas de mobilisation prévue dans la capitale de Provence, mais l’union locale CGT et la FSU se joindront au cortège marseillais (au départ des Réformés, à partir de 10h30) ce mardi 2 décembre, pour battre le pavé contre l’austérité budgétaire. Lors des mobilisations de septembre et octobre derniers, les syndicats avaient défilé dans les rues aixoises ; cette fois, la stratégie de l’unité a été privilégiée pour cette nouvelle action.

    à Aix, « l’appel de la CGT est unitaire avec celui de la FSU », précise François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Le syndicat SUD Solidaire, qui rejoint l’appel à la grève, se rallie à l’appel de son Union départementale. « Gel des salaires dans la fonction publique, blocage des pensions des retraites, hausse des franchises médicales, coupes dans les services publics… Le budget Lecornu maintient le cap de l’austérité », pointe, dans un tract, l’union locale CGT. Des remarques que la FSU partage.

    « On continue de bosser en intersyndicale, même si, pour cette mobilisation, elle est restreinte », précise Céline Peccini, co-secrétaire départementale de la SNUIPP-FSU pour les Bouches-du-Rhône. Les étudiants, largement présents lors des dernières manifestations aixoises, n’ont pas non plus contacté la CGT, ni la FSU.

    Hospitaliers, enseignants, travailleurs du social et autres travailleurs de la fonction publique, comme du privé, seront donc mobilisés pour de meilleurs salaires et conditions de vies. « Les revendications restent les mêmes tant que le gouvernement ne lâchera pas son projet de budget actuel. S’y ajoutent la dénonciation de l’épuisement professionnel ou les injonctions hiérarchiques. Et on se battra aussi pour la réforme des retraites, poursuit Céline Peccini. On sait que ce combat n’est pas terminé. On attend toujours l’abrogation de la loi retraite. »

  • Écoles délabrées : les candidats sommés de s’engager publiquement

    Écoles délabrées : les candidats sommés de s’engager publiquement

    Le collectif « Élémentaire Verne et Maternelle Mabily », né en 2017 de l’engagement commun des parents d’élèves des deux écoles et des organisations syndicales FSU, CGT et Unsa, dresse à nouveau un constat alarmant concernant les conditions de travail des élèves de ces deux écoles ainsi que des personnels de l’Éducation nationale et municipaux.

    Des établissements qui, grâce au rapport de force installé, devaient renaître de leurs cendres avec la construction d’un nouveau groupe scolaire avec restauration. Le projet avait été acté et budgété par la municipalité précédente, de gauche celle-là. Avec une entrée des élèves prévue pour septembre 2021. Mais c’était sans compter l’arrivée de la droite aux manettes. Annulé, retoqué, déplacé… Entre promesses non tenues et abandons successifs, le dossier est allé depuis de rebondissements dans la presse en démentis. Selon le dernier projet, le groupe devait être érigé sur l’emplacement de l’ancien CCAS. Ce sera au final un parking de 15 places.

    Sur le terrain politique

    La bataille se poursuit donc aujourd’hui sur le terrain politique. Les candidats aux élections municipales de 2026 étant sommés de prendre position sur ce dossier et des engagements. C’est ce qu’est est venu expliquer le collectif vendredi devant l’école Verne.

    Dressant une liste à la Prévert, malheureusement non exhaustive, les syndicalistes pointent pour la maternelle Mabily des locaux partagés avec une autre école, des salles de classe trop petites, pas assez de sanitaires, ou encore une cour et une bibliothèque inadaptées. Sans compter l’absence de salle des maîtres.

    Pour Verne c’est encore pire, insiste Cédric Turco (FSU), avec « la présence d’amiante du sol au plafond », des salles trop exiguës, un bâtiment délabré, une isolation défaillante. Sans compter l’absence de salle de motricité et de salle informatique. « Ils ont fait quelques travaux de peinture dans l’école Verne mais les conditions sont loin d’être réunies pour permettre aux élèves de travailler dans les meilleures conditions », ajoute le syndicaliste.

    « Les salles n’ont pas été agrandies. Quand il pleut, il y a toujours des fuites. Et ne parlons pas des fenêtres. C’est une véritable passoire thermique », ajoute Sophie Grimaud Chiantaretto (Unsa)

    Michèle Lherminier (CGT Éduc’action) dénonce plus globalement « un manque d’investissement de la Ville dans la restauration des écoles qui sont restées majoritairement délabrées, mal entretenues ». Avec une absence de planification et des interventions en urgence.

    Une question claire est donc posée aux postulants : « Si vous êtes élu, quelles suites comptez-vous donner au projet de construction, sur un même site des deux écoles Verne-Mabily avec restauration scolaire ? »

    Le collectif assure qu’il publiera sans changer une virgule toutes les réponses écrites qui lui seront parvenues à l’adresse suivante : ecolesvernemabily.laseyne@gmail.com

    Et de conclure : « On a rencontré les parents de Verne et de Mabily pour les informer d’une nouvelle pétition et on ne s’interdit aucun moyen d’action, de l’occupation d’école au rassemblement devant la mairie, tant qu’on n’aura pas ce nouveau groupe scolaire, on restera mobilisés déterminés et ensemble. »

    La balle est aujourd’hui dans le camp des politiques ? Que ce soit ceux déjà en responsabilité ou ceux qui le seront.

  • Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Ils ont infligé une sévère correction aux promus. Les pensionnaires du RC Toulon ont largement triomphé de Montauban (54-28), samedi 29 novembre au stade Mayol, pour le compte de la 11e journée de Top 14.

    Cette 7e victoire de la saison permet aux protégés de Pierre Mignoni de remonter provisoirement à la 2e place du championnat, avant le résultat de la Section Paloise et du Stade Rochelais, ce dimanche (à 21h05).

  • Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Les forces de gauche ont annoncé, il y a quelques mois, leur volonté de se présenter côte à côte aux municipales de 2026. Sur le terrain du marché, place de l’Hôtel de Ville, ce samedi matin, les militants du Parti communiste aixois réaffirment leur volonté « d’unité pour changer la vie des Aixois et Aixoises », quelques heures après l’annonce, dans les colonnes de La Provence, de la candidature de Marc Pena, positionné comme meneur d’une liste de gauche baptisée « Aix Avenir ». Une annonce sans grande surprise, puisque le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône avait déjà exprimé son ambition de briguer le siège de maire.

    David Tessier, désigné chef de file du PCF en cette période électorale, rappelle : « Aujourd’hui, on réaffirme les positions des communistes : celles de construire l’unité la plus large possible de toutes les forces de gauche et écologistes, pour mettre un terme à des années invraisemblable de gestion dynastique de la Ville. ». Parmi les priorités, résoudre la crise du logement, obtenir de meilleurs transports, notamment pour les quartiers populaires, une politique « municipale de gauche et de progrès » pour les services publics, l’arrêt des « intérêts illimités du privé sur les cantines et des crèches », une organisation contre les aléas climatiques et un traitement sérieux de la question de l’enfance.

    La tête de liste, une question « subalterne »

    Quid du contexte électoral et de l’officialisation de la candidature du député socialiste à la tête de l’union à laquelle les communistes participent ? Le tractage du PCF n’a rien d’exceptionnel. « On est sur le marché comme tous les samedis. C’est ça que je voudrais dire de façon très claire (…). Nous ne sommes pas là à cause du contexte, on est là tout le temps. Il faut rassembler. Et pour rassembler, il faut proposer une solution politique qui respecte les partis politiques, les forces citoyennes et le travail des élus sortants du groupe Aix en Partage, qui ont, dans des conditions extrêmement compliquées, mené la bataille à gauche dans l’opposition, pendant six ans. C’est ça, notre sujet », martèle David Tessier.

    Quant à l’union avec Marc Pena, le représentant PCF indique : « La question de la tête de liste, c’est-à dire-la question de savoir qui conduira cette bataille politique, pour nous, est une question subalterne. (…) Marc Pena est député. Il a donc légitimement des raisons objectives d’agir comme il agit. Nous, on soutiendra avec une volonté absolue, en mettant la totalité de nos forces militantes, qui sont les premières à gauche à Aix, il faut le rappeler – avec la liste qui sera conduite par celui ou celle qui s’inscrira dans la perspective que je viens de tracer. »

    La vraie question, concluent les communistes, reste le débouché d’une liste « qui porte les espoirs de transformation sociale dans une ville gérée par la droite, parfois une droite dure. » Conclusion : les communistes cherchent « la réussite de l’unité » car le temps presse.

    « Chaque parti a son autonomie »

    Marc Pena (PS) confirme à La Marseillaise être candidat aux municipales à Aix pour « l’arc qui va de Ruffin jusqu’à Place Publique ». « (…) Tous mes partenaires sont à égalité, toutes les composantes sont représentées dans les 12 premiers de la liste. Il y a donc un équilibre qui se tient entre toutes les formations de la gauche, affirme le chef de file du groupe d’opposition. Il y a ma candidature, le rassemblement que nous avons fait ensuite, chaque parti à son autonomie quant à l’action qu’il veut mener et la manière dont il veut parler aux citoyens. (…) Ce n’est qu’une question de jours avant qu’on ne dévoile les vingt premiers de la liste. »

  • Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    « Excusez-moi d’avoir été un peu longue, vous serez débarrassée de moi après mars », conclut Cécile Helle, à l’issue d’une dense intervention sur le rapport d’orientations budgétaires, ce samedi matin, en conseil municipal. L’avant-dernière séance de la mandature avant celle consacrée au vote du budget, le 20 décembre. Volontairement discrète médiatiquement en cette pré-campagne des municipales, la maire sortante (PS), qui passera la main en mars après deux mandats sans avoir pris position pour un éventuel successeur, avait besoin de rétablir quelques vérités.

    À deux reprises, Cécile Helle s’est lancée dans un plaidoyer pro domo de son action à la tête de la Ville depuis presque douze ans. D’abord sur l’environnement, lors du rapport annuel en matière de développement durable, puis, donc, sur la préparation du budget 2026. En l’absence d’Anne-Sophie Rigault, cheffe de file de l’opposition et candidate RN, principale contemptrice de la majorité, personne n’a pourtant cinglé le bilan de la maire sortante. Beaucoup sont restés sur de longs discours généralistes et rébarbatifs. Dans la majorité, les trois prétendants déclarés à sa succession, Joël Peyre (PRG), David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention), n’ont pas renié le bilan, sans aller jusqu’à tresser des lauriers à Cécile Helle. Et n’ont pas réagi lorsque le premier adjoint, Claude Nahoum, a initié des applaudissements.

    « Bon courage au suivant »

    Peut-être piquée par la faible reconnaissance de son action, Cécile Helle avait surtout besoin de s’adresser aux candidats qui « papillonnent » et ne siègent pas dans l’assemblée. Au premier duquel Olivier Galzi (DVD). L’ex-journaliste TV, auto-procalmé candidat du « bon sens », était ce samedi bien assis quelques sièges plus loin, dans le public. « Je lis et j’entends les commentaires sur l’actualité locale. Je suis curieuse de voir ce que mon successeur fera, car c’est facile de lancer des “y’à qu’à, faut qu’on”, de critiquer quand on n’a pas été confronté à la réalité, ne croyez pas que ce sont des combats faciles », lance la première magistrate, maniant souvent l’ironie pour disqualifier des propositions adverses. « J’ai hâte de voir le square Indochine redevenir un parking, l’avenue du Moulin de Notre-Dame en double sens en arrachant les arbres et les voies cyclables ou les parvis des écoles redevenir des parkings sans sérénité », énumère-t-elle à destination de ceux qui voudraient remettre en cause le plan Faubourgs.

    Agacée que la Ville soit présentée comme unique responsable de tous les maux de circulation, quand au niveau du Grand Avignon, « l’évolution des transports en commun a été zéro et a pris du retard » sur ce mandat, Cécile Helle prévient : « Je ne ferai pas beaucoup de sorties, car je ne suis pas candidate, mais je ne me laisserais pas faire sur des sujets abordés de manière caricaturale ». Se targuant « d’être la première maire à tenir son engagement de ne pas augmenter la fiscalité », l’édile égraine des réalisations qui « ont fait progresser le service public local », comme le remunicipalisation de la restauration scolaire et la baisse des tarifs, la construction d’une école [Melly et Paul-Puaux] « pour la première fois en 30 ans », le périscolaire, la maison du commerce, la rénovation du stade nautique, une nouvelle bibliothèque. Le tout dans « un contexte d’anomalies » entre crises sanitaire, énergétique, sociale et politique. « Bon courage au suivant », avertit-elle.

    EN BREF

    Un candidat en chasse une autre

    Parmi les 5 spectateurs du conseil, chacun a remarqué la présence d’Olivier Galzi. L’ex-journaliste TV, candidat (DVD), ne s’est pas éternisé jusqu’à la fin du débat d’orientations budgétaires. Une autre candidate mais surtout cheffe de file de l’actuelle opposition, Anne-Sophie Rigault, était en revanche absente. L’élue RN étant retenue pour une session de formation interne à son parti à Lyon.

    Catherine Gay reléguée au 3e rang

    Il y a un mois, la 2e adjointe au maire en charge de la sécurité avait rendu avec fracas sa délégation, se disant empêchée par la maire et son cabinet de mener à bien sa mission. Entre temps, Cécile Helle a récupéré cette délégation pour terminer le mandat, piquant au passage son élue, accusée de « trahison – défection ». Ce samedi, Catherine Gay était reléguée au 3e rang, loin du premier cercle des adjoints. Notons qu’elle soutient aux municipales le candidat Place publique, Benoît Belvalette. Il y a une semaine, ce dernier a insisté vouloir travailler étroitement avec toute sa future équipe en impliquant ses adjoints. À ses côtés, Catherine Gay souriait jaune.

    FO mobilisée pour les 4 jours à l’école

    Avignon reste l’une des 3 dernières communes du département à avoir conservé la semaine de 4,5 jours en rythme scolaire. Sous l’impulsion du syndicat FO, une trentaine de personnes s’est réuni pour réclamer le retour à la semaine de 4 jours, avec coupure totale du mercredi. Une doléance exprimée depuis plusieurs années, avec une pétition qui a atteint 3 000 signatures. La Ville a toujours refusé de revenir en arrière, soulignant, vendredi dans un communiqué, le récent rapport de la Convention citoyenne qui plaide pour des semaines sur 5 jours, « avec un après-midi d’activités périscolaires gratuites et diversifiées », appuie la municipalité. Décision de maintenir ou revoir ces rythmes relèvera de la prochaine équipe municipale.

  • [Témoignages] Faire face à la faim en 2025 : ils s’engagent

    [Témoignages] Faire face à la faim en 2025 : ils s’engagent

    Aziz Djezzar, bénévole

    Aziz s’est impliqué dans les actions de l’association à sa création en 2021. Retraité, il était auparavant cariste dans une société de magasinier où il faisait des remplacements. Énergique et ayant la fibre associative, selon ses collègues, Aziz était auparavant bénévole dans une association sportive de judo et musculation. Lorsque Kader lui a proposé de travailler avec lui, il n’a pas hésité longtemps, aujourd’hui : « Je suis épanoui en venant ici, pouvoir aider les gens et aller à leur rencontre… »

    Élie Bonanni, trésorier

    « J’ai eu une intolérance à la farine », explique Élie. Ancien boulanger-pâtissier qui a dû cesser son activité après 30 ans de métier. Lorsque Kader lui a proposé d’intégrer l’association en 2021, il a souhaité y participer et en est aujourd’hui le trésorier. Mandataire pour ses deux parents handicapés l’homme voulait occuper son temps libre pour que les gens vivent mieux : « Aider les personnes dans le besoin c’est une façon d’aller vers l’avenir », explique-t-il. Et « avoir à manger c’est une nécessité ».

    Yoann Faure, bénévole

    Yoann a rejoint l’association après la perte de son travail il y a deux ans. « J’ai eu un accident de travail et je ne peux plus travailler. » L’ancien conducteur d’engins a eu de multiples problèmes de dos et ne trouve plus de travail aujourd’hui. En attendant de retrouver une activité, il a souhaité mettre son temps à disposition pour aider les personnes de la cité. Habitant de Forbin depuis quarante ans il dit trouver « plaisant de pouvoir aider les gens qui n’ont pas à manger et qu’il croise tous les jours ».

  • Faire face à la faim en 2025 : à Marseille, les bénévoles tentent de subvenir aux besoins

    Faire face à la faim en 2025 : à Marseille, les bénévoles tentent de subvenir aux besoins

    « On sait ce que représente la Banque alimentaire, c’est un devoir de participer à cette collecte », appuie Abdelkader Boubeker, fondateur de l’association Forbin. À ce jour la Banque alimentaire nationale estime la portée de son aide à 2,4 millions de personnes, elle approvisionne 6 044 associations partenaires. Forbin est l’un de ces points relais. « Tous les 15 jours, nous allons à l’antenne de la Pomme pour réarmer nos stocks. On décharge trois à quatre tonnes de produits », exprime fièrement Kader, « les commandes se font en amont sur internet ». Forbin aide 200 familles, cela débloque un certain nombre de points et donc un certain nombre de produits disponibles, « par exemple j’ai le droit de commander 200 bouteilles de lait », explique-t-il.

    En arrivant dans le local ou plutôt « la maison du bonheur » comme affiché sur la porte, Fakia Bengana, résidente du Bosquet, s’approche du trésorier pour récupérer un jeton, « cela permet de réguler les flux », explique Kader, mais aussi de vérifier les inscriptions. Elle retourne sur ses pas et s’assoit sur l’un des sièges, entourée d’autres femmes pour attendre son tour. « Pour s’inscrire, il faut présenter une fiche d’imposition, prouver son identité et participer à hauteur de 10 euros symboliques par an », détaille-t-il. Lorsque leur tour arrive, les bénéficiaires peuvent rentrer dans une seconde salle et choisir leurs produits. « L’hygiène est très importante, si les bénéficiaires ne viennent pas avec leur sac surgelé, ils ne peuvent pas en prendre », montre Kader. Fakia ou les autres bénéficiaires ne peuvent pas toucher les produits. Aziz Djezzar et Gérard Data, gants en latex aux mains, déposent les articles sur un chariot à roulette et guident la petite dame à travers ses achats, « ici tout est entre cinquante centimes et deux euros maximum », détaillent les deux bénévoles retraités. Le parcours se termine aux fruits et légumes, à côté de la file d’attente, le rayon de Yoann Faure. « Ça vous fera un euro cinquante, Madame », dit-il après avoir pesé le sachet.

    Les bénéficiaires vont ensuite voir le trésorier Élie Bonnani pour payer. Posté derrière son bureau, l’homme au visage froid surprend par son enchaînement de blagues. « Parfois j’aide aussi les bénévoles. On se sent comme une famille ici, on peut discuter », explique Fakia, qui a été contrainte de venir jusqu’à Forbin après que l’association de son quartier a cessé ses activités il y a deux ans. Kader déplore la baisse des subventions aux associations alors que les besoins ont augmenté : « Depuis le Covid, la précarité s’est accrue ; on a de plus en plus de jeunes qui viennent. » Yamina Mansri, femme de ménage et mère de trois enfants, ajoute à la volée : « Nous sommes en guerre comme dit Macron. Mais la guerre c’est de finir les fins de mois. »

    En parallèle Kader constate une hausse du bénévolat spontané. Pour autant, les temps sont durs pour son association comme pour les autres, il explique que « les 3 000 euros de subventions couvrent à peine le loyer et les charges ». Yamina insiste : « L’équipe est super, ils sont sociables et gentils. J’ai trouvé un endroit où je me sens bien. » En partant, la femme de ménage s’exclame : « Merci les jeunes ! »

    Le nombre de bénéficiaires a doublé dans le Var

    Dans le Var, la collecte de la Banque alimentaire de La Garde est soutenue par 220 commerces, surtout alimentaires. 1 500 bénévoles sont mobilisés pour collecter les denrées, avec comme priorités, pour pallier les manques, les plats cuisinés (ravioli, couscous…), café, riz, compotes, desserts, biscuits et couches pour bébés. Une campagne d’importance, car en 2025, « le nombre de bénéficiaires a doublé, de 30 000 à 62 000 », déplore Martine Hergat, vice-présidente de la Banque alimentaire du Var. Et d’autant plus que le Fonds social européen a réduit ses subventions de 40%. En conséquence, une campagne de dons en ligne a été lancée sur monpaniersolidaire.org. Ad.B.

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Dans les prochaines semaines, nous allons vous faire vivre les différentes campagnes au cœur du berceau de la démocratie : la commune. Quelles que soient leur taille, rurales ou urbaines, les communes sont le lieu de la vie quotidienne de tous.

    Les maires, élus et les agents municipaux sont au service des citoyens. En première ligne. Les habitants aussi auront la parole. Car nombreux travaillent le « vivre ensemble », en témoignent la force et le nombre d’associations, sportives, culturelles, humanitaires, de loisirs… Loin de la basse « politique politicienne » et des guerres picrocholines que d’aucuns aiment mettre en scène, le souci premier de votre journal est de faire vivre le débat sur les sujets essentiels qui préoccupent les habitants. Sur les valeurs républicaines et de progrès.

    Bernard Clément, Domessargues (Gard)

    « Nous allons avoir besoin de courage, d’ambition et de solidarité »

    Maire de la petite commune de Domessargues depuis 1989 et après avoir vaincu un cancer durant ce dernier mandat, Bernard Clément a bien décidé d’y retourner. « J’ai toujours envie d’être utile et je prends toujours autant de plaisir à m’impliquer pour le fonctionnement de cette institution. L’expérience que je viens de vivre et la lutte contre la maladie ont contribué à renforcer mes convictions quant aux objectifs personnels que l’on peut se fixer. L’envie de vivre et l’envie de dépasser les difficultés, personnelles ou celles des collectivités locales, m’ont donné envie de continuer d’être utile pour autrui. Quand on voit cette période et les difficultés auxquelles vont être confrontées les collectivités locales, nous allons avoir besoin de courage, d’ambition et de solidarité », explique le communiste qui a distribué un tract cette semaine pour annoncer officiellement sa candidature aux élections de mars prochain.

    L’édile communiste, « attaché à son village d’enfance » de 750 âmes situé entre Nîmes et Alès, veut aussi poursuivre la dynamique engagée lors de ses précédents mandats à travers plusieurs projets qu’il faut continuer d’accompagner. « Notre souhait, c’est de protéger les espaces naturels et agricoles et donc de compléter la ceinture verte que l’on a créée. Nous voulons faire évoluer nos équipements pour l’enfance et la jeunesse qui sont déjà très développées puisqu’on est la première commune en France pour la part budgétaire consacrée à la politique enfance et jeunesse. Nous voulons finaliser la réalisation d’un cabinet médical. Nous allons aussi continuer à soutenir le domaine associatif qui remporte un franc succès parce que nous avons plus de 400 membres d’associations », détaille l’édile qui promet avoir encore d’autres propositions à partager avec ses administrés.

    Claude Cerpédès, Saint-Martin-de-Valgalgues (Gard)

    « On va continuer le travail qui est engagé malgré les difficultés »

    Près de douze ans après s’être installé dans le fauteuil de maire de Saint-Martin-de-Valgalgues, Claude Cerpédès s’apprête à briguer un troisième mandat. Et avec la même envie que lors du scrutin de 2014. « J’ai commencé en tant que syndicaliste et le parti m’avait demandé de mettre les mains dans le cambouis en me présentant, se remémore l’édile. J’y ai pris goût, j’aime les gens, discuter avec eux. Je suis tout le temps sur le terrain et ça me plaît. Je ne suis pas du tout lassé par la fonction. » Même la situation budgétaire du pays – conduisant certaines collectivités à de véritables cures d’austérité – ne semble pas effrayer l’ancien syndicaliste. « On continue le travail qui est engagé malgré les difficultés, j’ai décidé de me représenter à la demande de mes colistiers. Il ne faut pas baisser les bras devant l’adversité, il est vrai que les budgets des collectivités sont mis à mal par l’État notamment, ça va être compliqué mais il faut résister et mener le combat », insiste Claude Cerpédès.

    Pour ce faire, le maire compte miser sur la solidarité, l’environnement et le vivre-ensemble. « Ce sera la colonne de notre troisième mandat si nous sommes élus », promet Claude Cerpédès. Et d’illustrer ses propos par le fait que Saint-Martin-de-Valgalgues respecte maintenant la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) fixant un quota de logements sociaux pour chaque commune. « Les pénalités que nous payons jusque-là sont réinjectées dans le CCAS et servent à financer des licences sportives, culturelles pour les jeunes ». Côté environnement, le réaménagement des espaces publics sur deux hectares dans le quartier de Camont – désimperméabilisation des sols notamment – se poursuivra en 2026. Enfin, l’édile souhaiterait développer les festivités, à l’instar des « Mardi de Saint-Martin », afin de « faire sortir les gens ».