Category: accueil-third

  • [Kallisté] Merci ! Et à l’année prochaine !

    [Kallisté] Merci ! Et à l’année prochaine !

    Écrire chaque semaine, c’est choisir des sujets, croiser les regards, interroger l’histoire comme l’actualité, et tenter de nourrir le débat sans jamais le fermer.

    Cette année, Kallisté a aussi été très présente sur le terrain. En janvier, nous avons présenté notre magazine lors des Journées du Livre Corse, un moment fort d’échanges et de rencontres. Tout au long de l’année, nous avons participé à des fêtes populaires pour faire connaître l’association et accueillir de nouveaux adhérents.

    Au mois de mai, nous avons eu l’honneur de participer à la soirée organisée par le gouverneur militaire de Marseille et le journal La Marseillaise en hommage à Danielle Casanova. Comme l’an dernier, l’été a permis de présenter notre magazine en Corse, à Oletta et à Solaro, et de faire vivre ce lien essentiel entre l’île et le continent.

    À la rentrée, nous avons tenu un stand à la Foire de Marseille aux côtés de la Maison de la Corse, puis organisé une très belle soirée corse au cœur du Panier. Nous avons également poursuivi nos traditionnelles « Dix heures kallistennes » à Septèmes-les-Vallons.

    Travail collectif immense

    Derrière chacun de ces moments, il y a un travail collectif immense. Nous voulons adresser un merci tout particulier à nos bénévoles, dont l’engagement rend tout cela possible.

    Et pendant que l’année se déroulait, le travail de fond ne s’est jamais arrêté : réunions, discussions, écriture et préparation du magazine 2026.

    Alors, à l’heure où l’année 2025 se termine, une chose est sûre : Kallisté est bien vivante ! A cultura hè viva quand’ella hè spartuta !

    Pace è salute à tutti.

  • Séverine Dellanegra : « Les communes ne peuvent pas être des variables d’ajustement »

    Séverine Dellanegra : « Les communes ne peuvent pas être des variables d’ajustement »

    La Marseillaise : Samedi 13 décembre, les agriculteurs ont mené une action contre la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire par le gouvernement. Comprenez vous leur colère ?

    Séverine Dellanegra : Nous étions présents avec eux ce jour-là. Saint-Martin-de-Crau est avant tout une terre d’agriculture et d’élevage. Même si cette maladie n’est, heureusement, pas encore présente sur notre territoire, il y a d’immenses inquiétudes dans un secteur qui est déjà en souffrance. Cette mobilisation est avant tout un signal d’alerte. Il faut une plus grande communication, notamment de la part du ministère de l’Agriculture, parce que le protocole sanitaire mis en place est un couperet. Pour en parler avec des éleveurs et des manadiers du coin, si on devait en arriver à des extrémités pareilles, des races emblématiques pourraient disparaître. Or, c’est notre identité, notre culture, notre patrimoine. Il faut qu’on trouve un terrain d’échanges, on ne peut pas juste nous imposer des décisions qui arrivent du niveau national. J’ai adressé un courrier à Annie Genevard. Mon souhait c’est qu’il y ait un vrai plan de sauvegarde de notre agriculture française.

    Le contournement d’Arles a fait débat lors du dernier conseil municipal. Quelle est votre position ?

    S.D. : Nous sommes pour une solution qui permette de désengorger un axe qui est bien souvent sujet à beaucoup de soucis de circulation. En revanche, notre nouvelle équipe arrivée fin 2024 a découvert des aspects qui ne nous conviennent pas dans le dossier tel qu’il est présenté aujourd’hui à la commission d’enquête publique. Dès 2005 il avait été dit que le contournement se ferait, mais qu’on maintiendrait le principe de gratuité entre Arles et Saint-Martin-de-Crau car c’est un axe très emprunté par nos populations, puisque nos réseaux secondaires ne sont pas adaptés. Quand on a examiné dans le détails le projet, on s’est rendu compte que les trois échangeurs seraient maintenus mais que le dernier, à l’est, ferait l’objet d’un portique à péage. Ce qui veut dire qu’une certaine part des habitants de la commune, pour ne pas s’acquitter de 0,87 centimes sur le tronçon, rentrera sur l’autoroute dans le centre ou l’ouest de la ville, ce qui va créer du trafic supplémentaire en centre-ville. Les autres usagers pourront aussi sortir à l’est de la commune et emprunter nos axes secondaires en passant par le centre. Or, le scénario le plus optimiste prévoit déjà plus de 3 500 véhicules supplémentaires par jour. Ce n’est pas possible. Charge à l’État de trouver d’autres solutions. Oui au contournement d’Arles pour fluidifier le trafic, mais en aucun cas un projet qui va transformer nos villes en voie de délestage.

    Un autre projet structurant divise le territoire : la ligne très haute tension, devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos.

    S.D. : Loin de nous l’idée d’être opposés à la transition écologique, à la poursuite du développement industriel du bassin de Fos et au besoin de sécurisation énergétique de notre région Paca. Simplement, on ne veut pas que ça se fasse au détriment de notre territoire dans toutes ses dimensions, que ce soit la biodiversité, les paysages, le monde agricole, la qualité de vie, etc. Les conclusions du rapport de l’État valident la ligne en aérien, pourtant on ne connaît pas les impacts cumulés de cette infrastructure. Je pense que les choses n’en resteront pas là, on ne va pas laisser faire une ligne de 180 pylônes de 60 mètres de haut. La solution alternative proposée nous semble déployable. La temporalité est un peu différente, et ça peut être un peu plus coûteux, mais est-ce que nos territoires ne le méritent pas ? Les collectifs le mettent en avant : ils sont armés pour lancer des contentieux, ça va faire perdre du temps et de l’argent à RTE, est-ce qu’il ne vaut pas mieux regarder ensemble pour trouver une voie commune ? L’enjeu industriel est réel, mais les communes traversées ne peuvent pas être des variables d’ajustement. On demande une réunion d’urgence avec le nouveau préfet de Région.

  • Logocratie, l’ère de la post-vérité

    Logocratie, l’ère de la post-vérité

    Le politologue, docteur en sciences politiques Clément Viktorovitch connu des plateaux de France 5 pour la pertinence et la clarté de ses propos décide de réfléchir face à ces vérités alternatives qui font les punchlines des discours politiques. Et le politologue n’y va pas par quatre chemins. Il accuse le Président d’être le plus grand responsable de l’avènement de la post-vérité sous les latitudes de la République.

    Que se passe-t-il quand les discours du pouvoir cèdent à la déloyauté ? Quand les gouvernants ne cessent de mentir, sans jamais avoir à en payer le prix ? Quand la communication se permet de dire ce qui est faux, taire ce qui est vrai, et ne pas faire ce qui est dit ? Toutes les dérives deviennent possibles.

    Ce livre démontre combien, loin d’avoir protégé la République française contre le déferlement mondial de la post-vérité incarnée par le Trumpisme, la présidence d’Emmanuel Macron l’y a au contraire précipitée. Il révèle comment la corruption du langage nous a plongés dans un exercice dévoyé de l’autorité, où les mots ne visent plus à éclairer le débat public, mais à l’empêcher.

    Lorsque la parole officielle s’affranchit du réel, c’est la démocratie elle-même qui chancelle. Insidieusement, elle se pervertit en logocratie.

    La logocratie c’est ce point de bascule terrible où la parole l’emporte face aux actes.

    LOGOCRATIE

    par Clément Viktorovitch

    Éditions du Seuil

    304p, 20,90 €

  • Disparition de Jean-Paul Blachère, figure de Blachère Illumination

    Disparition de Jean-Paul Blachère, figure de Blachère Illumination

    Jean-Paul Blachère a rendu son dernier soupir le jour du réveillon de Noël à Dakar au Sénégal à l’âge de 75 ans. De renommée mondiale, l’entreprise d’illuminations Blachère a été créée par Hubert Blachère, le père de Jean-Paul Blachère. Étrange signe du destin, c’est cette année, l’entreprise Blachère Illumination fête ses 80 ans d’existence. Il y a peu, lors de l’inauguration de la Fête des Lumières, sur la place de la mairie, sa fille Christine rendait hommage à son grand-père et à son père Jean-Paul, ainsi qu’à tous les employés de l’entreprise. Notre journal a une relation toute particulière avec la famille Blachère qui, rappelons-le, faisait la sonorisation et l’éclairage des fêtes de La Marseillaise durant de nombreuses années.

    Nous tenons à saluer la famille et les proches de Jean-Paul dans ces moments difficiles. Nous avons aussi une pensée amicale pour les employés de cette entreprise familiale qui compte dans la ville d’Apt.

    L’Afrique au cœur

    Jean-Paul a créé aussi sa fondation consacrée à l’Afrique, La Fondation Blachère. Ce sera pour tous l’occasion de penser à lui à travers elle. La Fondation Blachère, dont le pôle d’art est basé à la gare de Bonnieux à une quinzaine de kilomètres d’Apt, et est reconnu internationalement, rend sur ses réseaux hommage à une « figure incontournable de notre institution » qui a « consacré une grande partie de sa vie à soutenir et promouvoir les artistes du continent à travers des résidences, des expositions et des actions culturelles en France et à l’international », et pour qui « sa vision généreuse et son engagement en faveur de la création artistique ont profondément marqué notre communauté et laissé une empreinte durable dans le paysage culturel ».

    Il y a quelques années, à Robion, il rencontrait, dans le cadre d’une conférence, le champion Lilian Thuram. Nous avions eu l’occasion, amicalement, de lui offrir la photo souvenir de ce temps fort pour lui. Jean-Paul était quelqu’un de discret, mais impliqué ; il se rendait encore régulièrement dans son entreprise. Il y a peu aussi avait lieu la traditionnelle exposition « des Lumières » qui attire toujours autant de monde chaque année. Il avait laissé la succession de son entreprise à sa fille et à son gendre. C’est avec émotion que nous avons appris son décès. Jean-Paul est une personnalité qui va manquer à tous.

  • À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre

    À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. La fanfare Brass Koulé se dirigera vers Eugène Pierre par le bd Chave depuis la gare de la Blancarde, en terminant place Sébastopol à partir de 15h.

    Salon-de-Provence. Petit train du père Noël et embarquement sur la mer imaginaire attendent les enfants en centre-ville de 14h à 19h.

    La Ciotat. Crèche sur l’eau au cœur du Port-Vieux, mapping sur la façade du musée ou encore illumination des barques et barquettes sont encore au rendez-vous.

    Martigues. Dernier jour pour profiter des six kiosques décorés et animés aux couleurs de Disney, Pixar et DreamWorks sur la place de la Libération.

    Var

    Le Lavandou. Plongez gratuitement dans l’univers féerique des contes de Noël avec Sandra la fée à la bibliothèque municipale entre 15h et 17h.

    Saint-Tropez. Concert gratuit de Divin’Gospel Music Choir, place des Lices dès 16h30.

    La Londe-les-Maures. Il est l’heure de dire au revoir au père Noël avec un grand show Disney sur l’avenue Georges-Clémenceau dès 18h30.

    Vaucluse

    Carpentras. Place aux spectacles au chaud qui vous donnent rendez-vous à la Charité. « Souffle de Neige » est à voir à 14h30 et 16h30 dès 6 mois.

    Pernes-les-Fontaines. Découvrez un ancien magasin drapier de 1860 devenu musée du costume rue Gambetta de 14h à 17h.

  • La CGT de Fibre Excellence a rendez-vous à Bercy

    La CGT de Fibre Excellence a rendez-vous à Bercy

    L’avenir de Fibre Excellence en danger ! », s’alarme le syndicat Filpac-CGT de l’usine de pâte à papier tarasconnaise, dans un communiqué de presse pour le moins inquiétant. Alors que le site est à l’arrêt jusqu’au 5 janvier (lire notre édition du 24/12), l’organisation syndicale monte au créneau car elle craint l’arrivée de nouvelles encore plus mauvaises. « Le prix du bois a augmenté de 50% depuis 2022, alors que le prix de la pâte à papier est au plus bas. On est dans une équation plus que difficile », expose Laurent Quinto, travailleur du site et responsable CGT. D’autant que « l’usine sœur » située à Saint-Gaudens en Haute-Garonne a subi une activité partielle pendant 5 semaines. « Notre site n’est pas à l’abri non plus d’un recours au chômage partiel dès le début du mois de janvier », développe la CGT, affirmant que la direction du site se serait déjà renseignée sur le sujet.

    « L’arrêt de production de Tarascon confirme la gravité de la situation pour l’ensemble du groupe. Sans mesures rapides et concrètes, c’est tout un pan de l’industrie papetière qui est en danger », ajoute le syndicat. Il a notamment dans le viseur la question du prix de revente d’électricité du site à l’état. Un prix au Kilowatt-heure qui serait plus bas que pour d’autres sites du territoire, comme la centrale de Gardanne par exemple, comme le soulignait le syndicat FO du même site.

    D’où un rendez-vous à Bercy, le 6 janvier prochain : « On va rediscuter du prix de vente du Kilowatt-heure, mais on ne veut pas les uns contre les autres. Il faut juste que l’État s’aligne, notre objectif est de protéger l’emploi », précise Laurent Quinto. Une délégation CGT des deux sites montera donc à Paris, en présence de leurs homologues de la CFDT et de FO.

  • Les interdictions de paraître se multiplient dans les Bouches-du-Rhône face au narcotrafic

    Les interdictions de paraître se multiplient dans les Bouches-du-Rhône face au narcotrafic

    Le cap des 100 arrêtés dépassé… Dans les Bouches-du-Rhône, la préfète de police déléguée s’est emparée à plein de la possibilité offerte depuis la mi-juin par la loi narcotrafic de prendre un arrêté d’interdiction administrative de paraître sur les points de deal. Un nouvel outil qui permet de « donner les moyens d’agir vite et fermement » en ciblant les petites mains du trafic, estimait-elle sur les réseaux sociaux vendredi dernier, alors que le département se place dans le top 3 national dans son utilisation.

    Ce jour-là, un arrêté est justement paru, concernant un certain M.K. interpellé la veille avec 68 g de résine de cannabis, 160 grammes d’herbe, et 130 euros à Campagne-Lévêque (15e). La récurrence de sa présence sur le point de deal attestant pour la police du fait qu’il participe à la vente de stupéfiants, la préfecture a pris cet arrêté particulier pour une durée d’un mois, lui interdisant de paraître, bd Ledru Rollin, de Capitaine Gèze, Oddo ou rue de Lyon. Une nouvelle infraction de l’intéressé dans ce laps de temps pouvant conduire à six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Avec 114 points de deal répertoriés dans le département dont 80% à Marseille, soit 89, les autorités espèrent mettre la main sur ces « jobbeurs », des « intérimaires », parfois mineurs, en provenance de toute la France, embauchés pour de courte période et impliqués « à différentes strates de la chaîne du narcotrafic », guetteurs, vendeurs, logisticiens détaille l’arrêté. Des « salariés » très « mobiles » qui « agissent sciemment et quotidiennement sur divers points de deal pour déjouer la surveillance des services de police ». Parmi les arrêtés pris, 90% concernent Marseille. Et pour 15% d’entre eux, des mineurs.

    Quatre personnes devant la justice

    « L’objectif avec ces interdictions administratives de paraître, c’est de s’en servir comme d’une arme pour assécher le trafic », explique le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée, Pierre Gilardeau. À partir de deux interpellations d’une personne sur le point de deal, celle-ci peut être visée par un arrêté d’interdiction de paraître, d’une durée d’un mois maximum.

    « L’enjeu c’est de le produire très vite, pendant que l’individu est placé en garde à vue pour le notifier avant sa sortie, souligne le sous-préfet. Cela veut dire que quand il en sort, il a l’interdiction, du jour au lendemain, de retourner sur les points de deal. » Pour cela, une véritable « task force » a été mise en place, avec un agent dédié à la seule rédaction de ces textes. Dès lors, plus besoin d’interpeller les « choufs » avec de la drogue sur eux, la simple présence dans la zone interdite suffisant.

    « Si cela ne suffit pas, la peine de prison avec sursis prononcée derrière a un véritable impact et est prononcée extrêmement rapidement par le parquet, qui a une politique très active sur le sujet », défend le directeur de cabinet adjoint. Quatre personnes ont déjà été sanctionnées par la justice à ce jour, avec des peines allant jusqu’à trois ou quatre mois de prison avec sursis. « En s’attaquant à ceux qui servent de chouf, de charbonneur, on va créer une crise dans les ressources humaines de ces trafics », veut croire Pierre Gilardeau. En assurant que cela n’empêche pas les enquêtes judiciaires de se poursuivre derrière.

    Une quinzaine de commerces fermés

    Autre possibilité de la loi narcotrafic, la fermeture administrative de commerces jusqu’à six mois, pour trafic, recel de vol, suspicion de blanchiment ou association de malfaiteurs, sur la foi d’un rapport administratif, est largement employée. Une quinzaine de sanctions sont tombées. « Cela nous permet de frapper directement », se félicite Pierre Gilardeau. « Dès qu’on constate 15 000 euros en liquide et pas de moyens pour justifier cette somme, on va pouvoir fermer », illustre-t-il. De quoi soulager la direction départementale de l’économie (Ddets), compétente en matière de travail dissimulé : en janvier, sa directrice avait alerté dans une note confidentielle : « Ce développement [des fermetures, Ndlr] est désormais incompatible avec la baisse des effectifs du service traitant ces dossiers. » Et de réclamer une diminution du nombre de dossier à traiter : le retard pris « diminue l’effet dissuasif de ces sanctions ».

  • Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Comme chaque année, le ramassage des déchets de la Métropole est mis en pause le 25 décembre et le 1er janvier. Avec 20% d’emballages jetés supplémentaires à cette période à cause des cadeaux offerts, le service public a dû renforcer la collecte avant et après ces deux jours fériés pour compenser les arrêts de collectes. Dans certaines communes, les collectes des ordures ménagères et des emballages sont modifiées « pour s’ajuster aux jours fériés », précise la Métropole.

    À Marseille, seuls les arrondissements du 9e au 13e sont impactés par cet arrêt. Les bacs jaunes, d’emballage et de papier seront collectés le vendredi à la place du jeudi dans ces zones. Quant aux arrondissements dans le centre-ville, du 1er au 8e, la collecte n’a pas lieu le 24 et le 31 au soir, mais le matin des jours fériés. Il sera également possible pour les Marseillais de déposer leurs cartons dans les points d’apports volontaires pour les grands cartons présents dans le centre-ville.

    Pour les autres communes, les détails du ramassage ou non lors des jours fériés sont précisés pour chaque ville sur le site de la Métropole pour permettre à chacun de s’organiser en fonction. La plupart des ramassages auront lieu le lendemain. La Métropole conseille donc « dans la mesure du possible, de garder vos déchets et d’attendre le prochain jour de collecte pour sortir vos bacs ou vos déchets ».

    Par ailleurs, la Métropole a prévu pour la fin des fêtes plus de 600 points de collecte de sapins de Noël. Les arbres doivent être déposés sans sac et sans neige artificielle dans les espaces dédiés afin de pouvoir les composter.

  • Marseille : à la Valentine, Auchan ne surveillait pas les légionelles

    Marseille : à la Valentine, Auchan ne surveillait pas les légionelles

    Une menace d’amende administrative pouvant s’élever jusqu’à 45 000 euros sous le sapin. En ce début de mois de décembre, les services de l’État ont adressé une mise en demeure à Auchan pour lui imposer la réalisation de prélèvements et d’analyses de ses tours aéroréfrigérantes, dans son hypermarché de la Valentine dans le 11e arrondissement de Marseille, afin de détecter la potentielle présence de légionelles.

    C’est que les agents qui ont contrôlé l’hypermarché de quelque 14 000 mètres carrés, le 23 septembre dernier, n’ont pu que constater que contrairement aux règles en vigueur, « suite au redémarrage saisonnier des tours aéroréfrigérantes en mai 2025, aucune analyse en legionella pneumophilia n’a été réalisée dans un délai d’au moins quarante-huit heures et d’au plus une semaine », relève l’arrêté préfectoral. C’est que les dernières analyses remontaient au 4 mai 2024. Soit depuis la fermeture de l’ancien Casino, repris par le groupe Mulliez. Or, cette bactérie qui se développe dans les circuits d’eau peut causer de sévères infections respiratoires, avec un taux de mortalité de l’ordre de 10%. En 2023, quelque 223 cas de légionellose ont été référencés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur selon Santé publique France. De quoi justifier la mise en demeure, avant que la climatisation de l’immense hypermarché ne soit remise en service, pour le mois de mai prochain, même si les analyses réalisées le 16 septembre ne relevaient aucun risque.

    Mais le géant de la grande distribution n’est pas le seul à être visé. À Vitrolles, la société Provence huiles a reçu au début du mois une mise en demeure similaire, après une inspection réalisée le 30 septembre dernier, faute d’avoir révisé son analyse méthodique des risques de prolifération de légionelles depuis… quinze ans.

    70 contrôles réalisés

    C’est que la préfecture a voulu taper du poing sur la table. Une campagne de sensibilisation a ainsi été lancée cet été, sous l’égide de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), expliquent les services de l’État par communiqué ce mercredi. Près de 200 établissements ont ainsi été contactés au mois de juin, avant une opération de contrôle de grande ampleur pour 70 d’entre eux en septembre. « Plus de la moitié présentaient des non-conformités », pointe l’État. Avant de rassurer sur « une maîtrise globalement satisfaisante du risque ». À Marseille, ces inspections préconisaient notamment de mettre en demeure la municipalité pour qu’elle mette à jour l’analyse des risques aux Docks des Suds, et de lui prescrire des travaux à la Friche de la Belle de Mai. Des mises en demeure étaient également demandées pour la Nouvelle compagnie des détergents savons de Marseille à Sainte-Marthe (14e) et pour le syndic Michel de Chabannes, pour sa copropriété de la Riante (8e), où les seuils de concentration en légionelles ont été dépassés en juin 2024.

  • Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    Le service gynécologie de l’hôpital de Martigues se modernise

    À la tête du service gynécologie obstétrique de l’hôpital de Martigues depuis quatre ans, Nathalie Lavergne met toute son énergie à « prendre soin de nos pauvres utérus ». Depuis le mois de mai dernier, la médecin a réussi à mettre en place un nouveau traitement pour les fibromes : la radiofréquence. Trois médecins se sont formés à cette technique auprès de l’hôpital Nord.

    « Il s’agit d’une grande aiguille qui délivre de l’électricité pour détruire les tissus sous l’effet de la chaleur », explique-t-elle. Une technique peu invasive qui permet de traiter les tumeurs bénignes qu’une femme sur quatre développe dans sa vie en évitant l’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) ou les complications liées à la myomectomie (ablation chirurgicale du fibrome utérin). « L’autre avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’anesthésie générale, on peut donc gérer ces opérations en ambulatoire et on occupe la salle de bloc moins d’une heure », affirme Nathalie Lavergne.

    Depuis l’arrivée de cette technologie, dix patientes ont été traitées, « avec de très bons résultats, sans douleur en post-opératoire », assure la cheffe de service, qui souhaite pouvoir pérenniser cet équipement prêté par le laboratoire Kebomed. Se pose désormais la question de l’achat du générateur, qui coûte 26 000 euros. Un argument pourrait peser dans la balance : la rentabilité du traitement par radiofréquence. « Grosso modo, l’hospitalisation est revalorisée à hauteur de 3 000 euros », précise la médecin.