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  • À Noailles, les habitants ne lâchent rien sur le logement

    À Noailles, les habitants ne lâchent rien sur le logement

    Faire en sorte que le logement soit un thème fort de la campagne… Halles Delacroix (1er), à Noailles, le collectif du 5-Novembre et l’Assemblée des délogés ont fait le point sur le sujet avec les habitants, ce dimanche 2 février. Charte du relogement, encadrement des loyers, logements sociaux… « On nous a promis plein de choses », rappelle Anissa, membre de l’Assemblée, estimant qu’aujourd’hui, « on fait culpabiliser les délogés au lieu de s’en prendre aux propriétaires. » Si « nous nous sommes constitués en association, ce n’est pas pour rien, c’est qu’à Marseille la crise du logement n’est pas ponctuelle », insiste-t-elle.

    Sans jeter totalement l’opprobre sur la mairie, « dont on sait qu’elle n’a pas beaucoup de poids » nuance Anissa, « on veut les entendre, il nous faut des [engagements] pour nous les Marseillais ». L’heure était donc aux propositions et aux témoignages pour essayer d’avancer.

    Sur le « lieu ressource », en lieu et place de la dent creuse, rue d’Aubagne, « nous avons été entendus » se félicite Laura Spica, de l’association d’habitants « Noailles debout ! », et de promettre de ne pas lâcher. « On a envoyé une lettre à la mairie de secteur, pour qu’on soit associés au projet. Notre volonté a été respectée maintenant, il va falloir créer un comité de pilotage », précise-t-elle.

    Le droit au retour

    Jehane El Meddeb, propriétaire occupante délogée, revient sur son parcours. Obligée de quitter son foyer le 20 janvier 2020, elle témoigne des difficultés toujours bien réelles à réaliser des travaux, dans un système où il faut lutter « contre des syndics voyous ». Elle met le focus sur la charte du relogement. « C’est un peu moins l’enfer que sous la municipalité Gaudin, mais il y a toujours des gens à la rue », déplore-t-elle.

    Dominique, qui a dû quitter son logement en péril, évoque, lui le « droit au retour », impossible quand l’immeuble disparaît comme dans son cas, ou s’il est rénové et devient inaccessible avec un loyer revu à la hausse. À ses côtés, Bernard appelle à la force du collectif pour agir sur le droit à avoir un toit. « C’est à nous de gueuler et de monter au créneau, encadrer les loyers on en parle depuis des années, là on n’a plus les moyens de se loger dans une ville en tension », lâche-t-il.

    Camille propose de s’inspirer de l’association bayonnaise Alda, qui dénonce les niveaux des loyers et la prolifération des locations saisonnières. « Ils font ce que l’on appelle du “shaming” au propriétaire, lui mettent la honte », explique-t-il, exhortant le public à continuer à mettre la pression, même en cas de victoire, « car les pouvoirs publics reprennent très vite leurs mauvaises habitudes… »

  • Suez et Seramm innovent pour les eaux marseillaises

    Suez et Seramm innovent pour les eaux marseillaises

    « Quand on va voir l’OM, on n’imagine pas l’ampleur de l’usine qu’il y a dessous. » Sous le parvis Ganay par lequel on accède à la tribune du Vélodrome du même nom, les équipes du Seramm (Service d’assainissement Marseille Métropole) ne sont pas peu fières de présenter Géolide, la station d’épuration, au directeur général de Suez, Xavier Girre. Lequel n’hésite pas à la décrire comme « une merveille de capacité de pilotage et d’anticipation ».

    Et pour cause : plus de 4 hectares de systèmes hydrauliques se trouvent sous les pieds des Marseillais et traitent plus 200 000 m3 d’eau par jour. Cet ouvrage, au cœur du système d’assainissement qui traite les eaux de Marseille et de 17 communes, est situé à la « confluence des réseaux d’assainissement ». « Il n’y a pas autant d’ouvrages souterrains et de cette taille-là ailleurs en France », résume fièrement Olivier Jourdan, directeur des usines du Seramm. « Marseille a une place particulière pour Suez. Le site est exceptionnel, il y a un enjeu d’innovation et de volume avec les phénomènes météorologiques plus marqués », abonde le directeur général, Xavier Girre.

    Vestes orange fluo estampillées Seramm sur le dos, les travailleurs de l’équipe de maintenance évoquent « 4 200 équipements répartis sur quatre sites avec la station et deux sous-stations et un bassin d’orage ». Ces derniers réagissent notamment aux alertes du poste de contrôle « phare » via leur astreinte 7 jours sur 7. « L’intégralité du système est sous haute surveillance grâce à des experts présents 24h/24. Il y a des milliers d’informations qui remontent au travers de la supervision », explique Mathieu Luciani, responsable du poste. En clair, un centre névralgique doté de technologies nec plus ultra. Il énumère : « Nous exploitons une centaine de stations de pompage et avons déployé 200 capteurs sur le réseau. » Avec ces outils, la Seramm supervise les flux en temps réel. « Là, nous avons le barrage de la Pugette qui détourne l’Huveaune et permet de préserver les plages et le littoral », précise Mathieu Luciani au directeur général, en montrant une vidéo issue des caméras de surveillance.

    « Maximiser les fluides »

    De quoi démontrer la capacité à « maximiser les fluides hydrauliques dans les réseaux en stockant sur les bassins », selon les besoins. Ce vendredi, « on est encore assez haut sur l’Huveaune » du fait des pluies régulières de la semaine. Autre fleuve en surveillance au poste : celui des Aygalades. À moins de 10 minutes à pied du poste, on retrouve aussi le bassin de stockage Ganay de 50 000 m3, « l’équivalent d’un immeuble de sept étages enterré pour stocker le surplus » en cas de fortes pluies.

    Le fort épisode orageux du 21 septembre dernier, lors duquel des inondations avaient frappé violemment Marseille, est encore dans toutes les têtes. « On a eu un retour de pluie de 15 ans », se remémore Mathieu Luciani. « On a eu la démonstration très concrète de l’efficacité du dispositif », approuve Xavier Girre. C’est d’ailleurs son 3e déplacement à Marseille en 7 mois. Et le DG ne cache pas l’importance qu’il attache à la cité phocéenne et ses infrastructures. « Nous avons développé, ici en particulier, une expertise unique dans la gestion des eaux de pluie et des eaux usées pour préserver le territoire et la Méditerranée », assure-t-il.

    Avant de souligner que, dans la région, « un habitant sur cinq est desservi en eau potable et un habitant sur deux bénéficie du service d’assainissement de Suez » grâce au travail des plus de 2 000 salariés locaux. « On apporte nos solutions techniques, nos innovations au service du territoire », insiste-t-il. Et notamment en vue « de l’enjeu du réchauffement climatique », comme le souligne Nicolas Cotiche, directeur général du Seramm. Il rappelle que « l’histoire de l’assainissement de la ville a commencé il y a plus de 130 ans, quand la ville subissait une épidémie de peste et de choléra ». D’où « l’enjeu de santé publique » qui reste plus que jamais d’actualité.

    Amaury Baqué
  • [Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »

    [Entretien] Bryan Coquard : « C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous après avoir remporté cette course ?

    Bryan Coquard : Je suis content, parce que je suis venu plusieurs fois et je n’avais jamais réussi à gagner. J’avais déjà passé la route des crêtes en tête, et le même jour, où j’ai été battu par Aurélien Paret-Peintre. C’est toujours compliqué ce Grand Prix La Marseillaise. Pour être honnête, c’est difficile à cause du sens du timing. Aujourd’hui, j’avais des bonnes jambes dans de bonnes conditions. C’est moi qui lève les bras, c’est moi qui prends la lumière ce soir.

    Comment analysez-vous votre fin de course, où vous l’avez emporté de justesse au terme d’un sprint final massif ?

    B.C. : On avait vraiment étudié ce parcours, je me suis déchirré plusieurs fois sur cette arrivée. On va hyper vite avec un gros faux plat descendant. Mais, sur la fin du sprint, ça s’écrase un peu, limite ça remonte un peu. Et on la voit très loin l’arrivée. L’erreur qu’on fait tout le temps, c’est qu’on se dit : « Tu vois l’arrivée, c’est bon ». J’ai vraiment dit : « Les gars, aujourd’hui, on prend le risque de perdre. On attend un timing parfait ». Ils ont été incroyables. On est passé sur la droite comme on voulait. Et nous déposer parfaitement. Il a fallu aussi gérer les échappés, notamment Andrea Mifsud, celui qui s’est échappé dans le final. Mais un peloton a tellement d’inertie dans les deux derniers kilomètres qu’il faut 20-25 secondes, presque 30, pour pouvoir aller à la gagne. Et c’est souvent l’échec. Je stressais pas trop, j’avoue.

    Un mot sur votre coéquipier marseillais, Clément Izquierdo, qui vous a facilité la tâche aujourd’hui…

    B.C. : Il a fait une journée incroyable, tout le temps à l’avant. Il était chez lui, surmotivé, mais le week-end dernier il marchait déjà très fort. C’est un top coureur. Il a un super état d’esprit. Vraiment très collectif. On l’a vu gagner au mois d’août l’an passé en baroudeur, mais ce n’est pas juste un baroudeur. Clairement, c’est un coureur très fort. Un bon puncheur. Je pense qu’il fait vraiment partie de ces coureurs solides. Il va encore progresser. ça me fait vraiment plaisir de pouvoir le remercier avec une victoire comme celle-là.

  • La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La gauche dévoile ses priorités lors d’une réunion à Draguignan

    La liste « Uni.e.s pour Draguignan » poursuit son cycle de consultations. Vendredi, ce sont les thèmes du logement, de la santé et des discriminations qui ont été portés par l’équipe progressiste, lors d’une nouvelle réunion publique.

    La première thématique avait fait l’objet d’une enquête auprès des habitants. Il en ressort « un mal-logement chronique dans les quartiers prioritaires : logements dégradés, problèmes d’isolation… 62% des sondés renoncent à se chauffer pour des raisons financières », analyse Sylvie Borgogno, colistière (LFI). Les prix des logements demeurent par ailleurs prohibitifs pour 67% des personnes interrogées.

    Pour un centre de santé

    Pour lutter contre la précarité, la liste souhaite encadrer les loyers, favoriser l’accession sociale à la propriété et lancer un programme de rénovation pour intensifier le « zéro logement vacant » et atteindre les 25% de logements sociaux fixés par la loi SRU, dont la construction sera priorisée. L’ensemble doit être réalisé selon un modèle durable, qui s’appliquerait également aux nouveaux programmes immobiliers.

    Concernant la santé, « comme partout en France, il y a un manque de médecins. On est classé en zone d’action complémentaire (ZAC) par l’ARS, on n’est pas complètement sous-doté par rapport aux zones d’intervention prioritaires, mais des gens sont tout de même obligés d’aller jusqu’à Fréjus », analyse Sylvie Borgogno. Alors que 42% des sondés renoncent aux soins faute de moyens et de médecins, que 58% se disent insatisfaits par les services hospitaliers et que 72% ont des difficultés à trouver un spécialiste, « Uni.e.s pour Draguignan » propose de créer un centre de santé (avec des médecins salariés et sans dépassement d’honoraires), un service de téléconsultation et de médecine de garde. La liste souhaite également encourager l’installation de médecins en finançant des étudiants en médecine qui s’engageraient à exercer cinq ans à Draguignan.

    La liste veut aussi favoriser la pratique du sport, la prévention (addiction, santé mentale…), l’environnement (transports verts, végétalisation…) et la nutrition (cantines et marchés bio, épicerie solidaire municipale, repas itinérants à faible coût dans les quartiers prioritaires…).

    Enfin, sur le volet discriminations, la liste veut mettre en place un guichet municipal destiné à la lutte contre les discriminations et les violences intrafamiliales, assorti d’un service d’accompagnement psychologique. Elle souhaite également renforcer les subventions aux associations œuvrant dans ces domaines et augmenter les capacités d’accueil d’urgence. Un plan de prévention est également prévu, incluant des ateliers d’initiation aux métiers de la tranquillité publique, ainsi qu’un moratoire et un audit sur la vidéosurveillance.

  • Bruno Aubry dévoile sa liste et sa feuille de route à Bouc-Bel-Air

    Bruno Aubry dévoile sa liste et sa feuille de route à Bouc-Bel-Air

    Pour Bruno Aubry (DVG), la campagne se précise. Après avoir esquissé son programme dans la presse et mené plusieurs rencontres à vélo-cargo dans les quartiers, le journaliste et candidat aux élections municipales, à la tête d’une liste transpartisane, a présenté treize des trente-trois colistiers qui l’entourent.

    Dans la salle Jean-d’Ormesson figuraient notamment les noms de Geneviève Martin, actuelle élue d’opposition, et de Saïd Achache, conseiller municipal d’opposition sortant. S’y ajoutent ceux de Nacéra Baghdad, policière nationale et ancienne sportive de haut niveau, de Rémy Bœuf, président de l’Amap, ou encore de Yoan Tong, étudiant en deuxième année de licence d’histoire.

    Cinq grands axes

    Des profils et des âges très divers, souligne Bruno Aubry : « Ils sont tous spécialistes, vous allez voir ce que l’on va pouvoir faire. Cette liste est l’alliance de l’expérience et de la jeunesse. » Selon lui, ces colistiers représentent « une chance historique de renouveler les femmes, les hommes, qui gouvernent notre ville au fil de l’eau depuis plusieurs décennies, sans projet, sans ambition, sans vision, et de changer les méthodes et les pratiques d’un autre siècle ».

    Pour Bouc, « cet espace stratégique », cette « terre de défis », l’équipe propose un projet articulé autour de 23 mesures concrètes réparties en cinq axes : « manger mieux » avec le retour de l’agriculture, « apprendre et échanger mieux » incluant la rénovation des écoles ou la création d’un tiers lieu pédagogique, « bouger mieux » avec une révision complète « de notre schéma de transports en commun », « respirer et habiter mieux » en « luttant contre l’anarchie urbaine » et, enfin, l’axe « respirer et habiter mieux » incluant « transparence budgétaire » et la sécurité pour tous. Autant de promesses au cœur d’une campagne désormais pleinement lancée.

  • Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    « La jeunesse communiste est prête à organiser la riposte contre la droite et le fascisme représenté par Franck Alisio et sa liste du RN », affirme Romane Massip lors des vœux des jeunesses communistes (JC), samedi soir, à Marseille.

    Devant les jeunes militants réunis dans le local du PCF du 3e arrondissement, la secrétaire départementale du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF 13), candidate du Printemps marseillais aux élections municipales dans les 1er et 7e arrondissements, inscrit l’organisation dans « le soutien à la liste d’union des forces de gauche qu’est le Printemps marseillais, aux côtés du Parti communiste ». Une liste conduite par le maire sortant Benoît Payan (DVG).

    Romane Massip cite, parmi les actions de la majorité sortante en faveur de la jeunesse, le « soutien aux associations de solidarité, des repas offerts au Crous, l’accès aux soins ainsi que l’accès gratuit à la culture et au sport ». Elle considère que c’est « dans cette alliance que se tiennent les espoirs des jeunesses », aux côtés des jeunes socialistes, écologistes, de Place Publique et de Génération.s.

    « Une vision de classe »

    La jeune dirigeante n’est pas la seule candidate issue du mouvement de jeunesse. Chloé Aurin, doctorante marseillaise en astronomie, est également candidate dans le 11e pour la même liste. « C’est un acte militant, mais je ne serai probablement pas élue, confie-t-elle. Les élections font partie du travail politique, mais le militantisme n’existe pas uniquement pendant les élections ». La militante précise toutefois : « Je me bats pour une politique de gauche, les questions de jeunesse sont à traiter, mais non prioritaires sur l’ensemble de la population. »

    Les sujets sont nombreux. Pour Arthur Patou, militant JC et PCF à Aix, « il y a besoin de logements adaptés pour les jeunes, étudiants, diplômés comme travailleurs ». Il cite en exemple « la préemption des logements du centre-ville à Jouques, , destinée à les rénover et à les proposer à loyer modéré aux jeunes », dans un contexte de « turnover majeur prétexte à la mauvaise qualité » du secteur. Comme sa camarade doctorante, Arthur Pacou « porte une vision de classe pour la jeunesse » qu’il estime exclusive à son mouvement.

    Comme mesure phare, Romane Massip défend aussi « une mutuelle municipale orientée vers la jeunesse et les étudiants, l’offre privée étant inaccessible, car trop chère ». Elle conclut : « Le Printemps marseillais est une solution d’avenir. »

  • Quand le vélo rassemble

    Quand le vélo rassemble

    Chaque année, le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise ouvre la saison cycliste comme un air de liberté. Bien plus qu’une course, ce rendez-vous est un rappel précieux : le sport parvient encore rassembler, sans billet hors de prix, sans barrières, sans filtres. Ici, à Marseille, la ligne de départ appartient à tous. Les familles rassemblées, les passionnés incollables sur les équipes engagées, les curieux venus simplement profiter… Tous partagent la même route, la même émotion, la même cité. Et, cette année encore, on a pu le vérifier : qu’il s’agisse de la jeunesse belge qui s’illustre, des échappés d’équipes locales comme l’AVC Aix ou du sprint de Bryan Coquard devant le Vélodrome, le spectacle reste à hauteur d’humain.

    Antidote

    Cet esprit d’ouverture ne doit rien au hasard. Il s’appuie sur une armée de bénévoles qui balisent les parcours, sécurisent les carrefours, accueillent les équipes, portent des chasubles sans chercher la lumière. Sans eux, pas de course. Ils sont la preuve que la démocratie n’est pas qu’un système politique : elle se vit aussi dans ces instants où chacun donne un peu de son temps pour que l’espace public reste un lieu commun et partagé.

    Dans un monde incertain et divisé, le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise fait figure d’antidote. Que l’on soit coureur ou spectateur, professionnel, organisateur ou bénévole, on participe à égalité.

    Ce Grand Prix n’est pas seulement une course qui ouvre la saison cycliste. C’est un hommage à ce que peut être une cité quand elle choisit d’avancer ensemble. Cette 48e édition, marquée par un soleil d’hiver, en a été une nouvelle preuve.

  • Maurice Pascal, l’adieu à un visionnaire de la culture

    Maurice Pascal, l’adieu à un visionnaire de la culture

    Maurice Pascal s’est éteint, dans la nuit de samedi à dimanche. Ce départ, c’est celui d’un homme qui a énormément donné de sa personne. En tant que militant syndical, au SNI, puis au SNUipp. En tant que militant politique au PCF. Mais, aussi, en tant que militant associatif. « Il m’a ouvert l’esprit et m’a fait découvrir le cinéma. Celui des émotions et de la réflexion », se souvient Jean-Marie Paoli.

    Les deux hommes ont milité ensemble au PCF. Le second a pris le relais du premier, en tant qu’adjoint à la culture. Poste que Maurice Pascal a occupé sous les mandats de Paul Lombard de 1971 à 1983. « Durant cette période, il a fait de Martigues une ville référence en matière culturelle », poursuit Jean-Marie Paoli.

    « Maurice est un peu le père de tout ce que notre ville compte en équipements culturels », souligne Gaby Charroux. Pour le maire (PCF) de Martigues, « il était une personne magnifique, qui a beaucoup donné pour sa ville. Une personne rare, un véritable bâtisseur. Un militant de l’accès au droit culturel, mais aussi à l’égalité ».

    Un précurseur

    Maurice Pascal, en tant que président de l’Office municipal socioculturel, est derrière tous les grands projets qui ont structuré l’offre culturelle de Martigues. Que ce soit la médiathèque, le cinéma arts et essai, le musée Ziem et jusqu’au théâtre des Salins, héritiers du Festival populaire, premier grand rendez-vous estival qui a marqué les mémoires et permis à la ville de devenir une vraie terre de festivals. C’est au Bout de la nuit, un de ces rendez-vous si particuliers, qu’un certain Johnny Clegg a fait son premier concert européen.

    « Il est le précurseur de nombreuses choses qui, aujourd’hui encore, rythment le quotidien des Martégaux », rappelle Gaby Charroux. « En tant qu’instituteur, il a œuvré à amener le plus grand nombre à la culture, en proposant des initiations à la musique, au cinéma ou à la lecture », détaille Jean-Marie Paoli.

    Maurice Pascal fut aussi conseiller régional, membre de la commission des affaires culturelles et de l’office régional de la culture de 1977 à 1983. La section PCF de Martigues salue « une grande culture, un humaniste dont la rigueur intellectuelle et la fraternité étaient appréciées de tous ».

    à son épouse, Gisèle, ses deux enfants et ses proches, « La Marseillaise » adresse ses condoléances.

  • Le tracé modifié pour des raisons de sécurité

    Le tracé modifié pour des raisons de sécurité

    C’est un choix fort qu’a fait l’équipe de direction du Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise. Pour assurer au mieux la sécurité des coureurs, elle a pris la décision de dévier le tracé et de ne pas passer par la route des Crêtes, l’un des lieux emblématiques de la course. « On a toujours eu comme souci principal la sécurité de la course. On ne déroge pas à la règle cette année et dans ce but, nous avons quelque peu modifié l’itinéraire. La route des Crêtes offre certes des paysages magnifiques, des reliefs particuliers et agressifs pour les cyclistes. Mais elle est dangereuse et mérite beaucoup d’attention. On arrivera à Cassis mais on attaquera directement la Gineste », justifie Marc Poggiale, nouveau président du Grand Prix, qui a pris la succession de Pierre Guille. « C’est sur demande de l’UCI, car il y a eu des chutes l’an dernier et en 2024 en bas de la route des crêtes côté Cassis », complète Jonathan Birou, directeur de la sécurité de la course.

    Un dispositif similaire

    à celui de l’an dernier

    Après une édition 2024 émaillée par quelques problèmes, notamment la présence d’une voiture extérieure sur le parcours, occasionnant un rapport négatif de l’UCI, la tendance s’est inversée en 2025, avec, cette fois, un rapport vert remis par l’organisation mondiale du cyclisme. Fort de cette reconnaissance, l’équipe du Grand Prix reconduit cette année, à peu de chose près, le même dispositif de sécurité : Jonathan Birou devancera les coureurs d’environ une demi-heure, fermant les routes sur son passage, y compris celles du départ fictif. Derrière lui, une « bulle sécurité » avec le directeur de course en tête, précédé par une voiture ouvreuse et 25 motards de la Gendarmerie, ainsi qu’une dizaine de l’Association motocycliste de sécurité routière (AMSR), et des ambulances. Les coureurs et les voitures des équipes suivront, tandis que la voiture-balai fermera la marche. « Rien ne peut se passer à l’intérieur de cet espace, sauf la course », certifie Marc Poggiale.

    340 signaleurs bénévoles seront présents à toutes les intersections, et positionnés une heure avant la course. En complément, une vingtaine de policiers municipaux seront également présents, au départ, à Marseille, pour tenir des points de fermeture de route. « Des points seront également tenus sur tout le parcours par la gendarmerie, sur les lieux où il peut y avoir de gros rassemblements », ajoute Jonathan Birou.

    Ainsi, pour Marc Poggiale, « toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien, mais on ne peut jamais être sûr à 100% », avertit-il. La vigilance devra donc être maximale.

  • La plaque en hommage à Nana inaugurée sur le Vieux-Port

    La plaque en hommage à Nana inaugurée sur le Vieux-Port

    Pupitre et micro, photo géante, la nièce de Nana a pris la première la parole, sur le quai de la Fraternité, pour évoquer Nana avant de laisser la place au maire de Marseille. Benoit Payan (DVG) a rendu un hommage empreint d’émotion à celle qu’il qualifie comme un «symbole de Marseille» devant sa famille, ses amis les pécheurs et de nombreux anonymes.

    Un discours ponctué d’anecdotes, d’échanges qu’il avait eu avec cette figure du Vieux-Port. Elle l’avait prévenu : «A ma mort, il faudrait qu’on me vende ou plutôt qu’on me donne un morceau du Vieux-Port».

    Le maire évoque «ces petits métiers qui tendent à se perdre mais qui fond partie de l’histoire de Marseille». Et de poursuivre : «Pour l’éternité, Nana , dans le marbre de cette ville, ton nom sera là. Nous sommes des milliers à avoir des histoires avec elle. Mais, c’est avant tout l’histoire des femmes, des femmes courageuses, cheffe de famille. Des femmes qui se bâtent, qui ne subissent pas.»

    Les derniers mots de l’édile vont à sa famille. « Elle est partie et elle est là . Elle va nous survivre, car elle est gravée dans le marbre de cette ville. Que ta gentillesse, ta beauté , ton intelligence vivent dans tout Marseille ».

    Les enfants, Marie-Lou et Francis, ont ensuite porté la gerbe à la mer.

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