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  • [Travailleur de demain] Capucine Cauchard, l’aéro dans la peau

    [Travailleur de demain] Capucine Cauchard, l’aéro dans la peau

    Après son bac, la Gardoise, qui s’imaginait pourtant faire des études de médecine, poursuit finalement dans la même voie. « J’avais peur de ne pas être suffisamment intelligente pour Paces et, dans le cadre de mon option au lycée, on était allés voir pas mal de métiers de l’armée, de la sécurité civile, tout ça s’était logé dans un coin de ma tête », explique-t-elle. Dès son premier cours de BTS aéronautique à Nîmes, elle sait qu’elle a pris la bonne décision. « C’est le coup de foudre, se rappelle-t-elle. C’est à ce moment-là que je sais que je serai mécanicienne. »

    Pourtant, rien ne prédestinait Capucine à ce métier. « Personne de ma famille ne travaille là-dedans et c’est vrai qu’il y a beaucoup de reproduction sociale, confie-t-elle. En classe, j’étais avec des gens qui connaissaient tous les termes techniques parce que leurs parents venaient de l’aéro. Ça m’a fait me poser des questions. » Passionnée, la jeune fille redouble d’efforts et excelle.

    Secret-défense

    Après une licence professionnelle, elle se lance en 2023 dans une mention complémentaire en apprentissage. C’est à ce moment-là qu’elle rejoint les rangs de Dassault Aviation, qu’elle n’a plus quitté depuis. Capucine explique : « Chaque site de la boîte a un peu sa spécialité. » Depuis 1950, l’établissement de Mérignac, à proximité de Bordeaux, réalise par exemple l’assemblage final et la mise en vol des avions d’affaires et militaires produits en série. Sur la base aérienne 125, les effectifs se concentrent sur le développement. « On est soumis au secret-défense, parce qu’on est sur la base militaire et qu’on travaille sur des technologies sensibles », révèle-t-elle.

    En deux mots, Capucine fait partie des équipes qui « testent les nouveautés, des choses qui vont être mises en place dans X années, lors d’essais en vol ». Elle, est spécialisée sur le Rafale. « J’aime les appareils qui ont une mission spécifique, explique-t-elle. Tous ceux qui font du transport de personnes, ça m’intéresse absolument pas. J’avais adoré travailler pour la sécurité civile, j’adore travailler pour l’armée, ça donne vraiment une autre dimension à ce que tu fais. »

    Travailler sur le même avion de combat n’a rien de rébarbatif. « Tu t’ennuies jamais, tu fais jamais deux fois la même chose et même pour les tâches qui sont récurrentes, tu peux la refaire 15 fois, ce sera jamais exactement pareil. T’es tout le temps en train d’apprendre. »

    Celle qui s’imaginait faire de grandes études se consacre désormais à sa licence PART 66, qu’elle obtiendra d’ici quelques années après avoir passé des examens écrits et accompli un certain nombre de tâches. « Après ça, j’aimerais aussi passer la qualification type de l’appareil sur lequel je travaille. Tout ça n’est pas obligatoire, mais je vois ça comme du plus, c’est pour avoir plus de compétences. » L’insatiabilité mène à l’excellence.

  • [Biodiversité] Ces forêts marines qui restent à cartographier

    [Biodiversité] Ces forêts marines qui restent à cartographier

    La zone mésophotique étant toute la partie sous-marine qui se trouve entre la surface directement touchée par la lumière du soleil et donc souffrant du réchauffement climatique et les grands fonds marins. « C’est une zone qui va de 30 à 150 mètres de profondeur mal connue, peu protégée et documentée où se trouve un monde marin exceptionnel dont le fonctionnement est semblable aux canopées des forêts terrestres. C’est un monde sous pression de par une mortalité importante des espèces notamment en 2022 à cause du réchauffement climatique sur la partie supérieure mais aussi avec un gros impact de l’homme à cause de la pêche professionnelle et de loisir mais aussi le mouillage qui n’est pas toujours respecté », poursuit-il.

    Un projet à 2 millions d’euros

    À travers ce projet qui durera 3 ans et grâce aux dotations, l’association et ses partenaires ambitionnent de cartographier la zone mésophotique et ses habitats, évaluer l’état de conservation de ces forêts animales marines (corail, gorgones, population de poissons etc.) mais aussi réaliser des analyses génétiques, rendre accessible au plus grand nombre ce monde marin avec des plongées en live, la réalisation de courts-métrages ou encore mettre en place des événements à destination du public pour le sensibiliser dans les villes étapes où se feront les plongées. « La zone mésophotique représente 5% de la surface des océans dont 99% se situent à l’intérieur des zones économiques exclusives (ZEE) et 10% sont incluses dans des aires marines protégées. D’ailleurs, en Méditerranée française, nous avons 60% d’aires marines protégées mais seulement 0,1% l’est réellement. C’est un point sur lequel nous souhaitons travailler également car ces zones ont un rôle crucial », ajoute le porteur de projet.

    En plus des 900 000 euros provenant de la Fondation Crédit Mutuel, l’association a reçu un soutien financier de 100 000 euros de l’Office français de la biodiversité pour un budget total estimé à plus de 2 millions d’euros.

  • « Documenter l’ascendance africaine de “sapiens” nécessite plus de fossiles »

    « Documenter l’ascendance africaine de “sapiens” nécessite plus de fossiles »

    David Lefèvre : Oui, certains avancent l’hypothèse d’une origine eurasiatique. Des fossiles découverts en Espagne et datés entre 950 000 et 780 000 ans ont été proposés comme pouvant être une population ancestrale d’Homo sapiens. Mais leurs traits dérivés présentent déjà des caractères qui seront observés plus tard chez Néandertal. Des travaux en Chine tentent aussi de démontrer qu’Homo sapiens y serait apparu avant de migrer en Afrique. Un fossile a été présenté l’an dernier comme étant un ancêtre vieux de 1,1 million d’années. Cette interprétation est largement rejetée par les paléoanthropologues. Pour ma part, je suis surtout très dubitatif sur la datation.

    Que faudrait-il pour être certain de l’origine africaine d’”Homo sapiens” ?

    D.L. : Il faudrait plus de fossiles bien datés entre environ 1 million d’années et 315 000 ans – âge du plus ancien représentant connu d’Homo sapiens.

    Ces fossiles humains marocains ont-ils encore
    des choses à nous dire ?

    D.L. : L’essentiel a été fait. Les fouilles continuent dans la grotte où ils ont été découverts, mais le site qui nous occupera à l’avenir se situe dans une grotte voisine : la « Grotte des rhinocéros ». C’est un site d’une richesse exceptionnelle où ont été découverts des dizaines de crânes de rhinocéros, d’innombrables fossiles de la faune –gazelles, girafes…-, des outils taillés et une dent humaine.

  • [Science] Au Maroc, des fossiles éclairent une période clé de notre évolution

    [Science] Au Maroc, des fossiles éclairent une période clé de notre évolution

    Mais quel âge ont-ils ? Le doute a longtemps subsisté. « Nous avons essayé plusieurs méthodes qui donnaient des résultats contradictoires », raconte le chercheur. Jusqu’à la parution d’un article qu’il a cosigné début janvier dans la revue Nature. « Cette fois le doute n’est plus permis », assure-t-il. Ils ont 773 000 ans.

    Ancêtre de « Sapiens »

    Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe a fait appel à des géophysiciens de l’Université de Milan (Italie), experts en paléomagnétisme. C’est-à-dire l’histoire de l’orientation du champ magnétique terrestre qui change parfois d’orientation et laisse des traces dans les sédiments. « Il faut des conditions particulières pour pouvoir utiliser cette méthode », précise David Lefèvre. Notamment d’épaisses couches de sédiments qui couvrent de longues périodes pendant lesquelles ont eu lieu des inversions de polarité. « Ces conditions étaient réunies sur le site, ajoute le chercheur. Et la chance que nous avons eue est que les fossiles se situaient pile dans une couche qui a enregistré une inversion de polarité bien connue et bien datée. » L’inversion de « Matuyama-Brunhes » qui s’est produite il y a environ 773 000 ans.

    Et cet âge est particulièrement intéressant. « Nous avons très peu de fossiles entre 500 000 ans et 1 million d’années en Afrique. Or c’est dans cet intervalle que les paléogénéticiens estiment que la divergence entre la lignée africaine d’Homo sapiens et les lignés eurasiatiques de Néandertal et de Denisova aurait pu avoir lieu », indique David Lefèvre. Autrement dit, ces fossiles représentent une forme évoluée d’Homo erectus ancêtre de la lignée qui a conduit à Homo sapiens. « Ces résultats confortent l’hypothèse de l’origine africaine d’Homo sapiens », conclut le chercheur. Et ajoutent une pièce au puzzle de l’évolution humaine que les paléoanthropologues cherchent à compléter pour retracer l’histoire jusqu’au plus ancien représentant connu d’Homo sapiens, vieux de 315 000 ans et découvert, lui aussi, au Maroc.

    Xavier Boivinet

  • [Recette] Le carrot cake aux carottes purple haze et son glaçage

    [Recette] Le carrot cake aux carottes purple haze et son glaçage

    Il vous faudra :

    – 100 g de farine

    – 1 sachet de levure chimique

    – 60 g de noix de coco râpée

    – 100 g de beurre

    – 1 c.à c. de cannelle, gingembre et cardamome ou 2 c. à s. de mélange pour pain d’épices

    – 2 œufs

    – 170 g de carottes violettes

    – 100 g de sucre en poudre

    – Cream cheese, sucre glace et gousse de vanille ou arôme

    Une pâte compacte

    Pour commencer, épluchez vos carottes violettes ou purple haze. Râpez ensuite avec un robot spécial ou une mandoline. Si jamais vous achetez les carottes en grande quantité, Dzovig vous conseille de les conserver dans un tupperware avec de l’eau au frais pour ne pas qu’elles s’abîment. C’est valable pour tous les légumes qui poussent dans la terre.

    Mettez ensuite dans un saladier la farine, la noix de coco, le sachet de levure chimique, les épices que vous avez en fonction des deux possibilités, le sucre, les œufs et mélangez bien le tout. Vous obtenez une pâte un peu granuleuse ce qui est normal.

    Ajoutez ensuite le beurre que vous aurez fondu préalablement puis les carottes râpées. Mélangez de nouveau pour obtenir une pâte. Réservez. Beurrez le plat au pinceau si possible en utilisant les restes de beurre fondu que vous avez utilisé dans la recette.

    Versez la pâte dans le plat à la main, étalez bien pour mettre tout au même niveau. Faites préchauffer votre four et enfournez à 180° chaleur tournante, pendant 40 minutes.

    Un glaçage généreux

    Pendant que la cuisson est en train de se faire, vous pouvez réaliser un glaçage qui viendra ajouter de la gourmandise au gâteau. Pour cela pas de mesure exacte nécessaire. Vous pouvez l’adapter à la taille de votre gâteau. Pour cela, mélangez au batteur électrique du cream cheese type Philadelphia, du sucre glace et de la vanille soit en grattant une gousse soit avec de l’arôme en fonction de ce que vous avez sous la main. Réservez au frais.

    Une fois que le gâteau est cuit, attendez qu’il refroidisse un peu et étalez le glaçage par-dessus. Vous pouvez également y déposer des noix de pécan et saupoudrer de cannelle pour la déco et le croquant !

  • [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    Sanseverino : Oui c’est un peu ça l’idée, même si on peut pas faire fermer leur gueule aux gens car ils ont la bouche un peu trop lourde. En tout cas, on essaie de leur dire que c’était pas mieux avant, mais c’est juste qu’ils ont perdu leur jeunesse, moi y compris. Après, c’est vrai que le monde actuel est critiquable. Regardez les horreurs qu’il se passe en ce moment aux États-Unis par exemple. Mais cet album, c’est aussi pour dire aux jeunes gens : « Courage, on va s’en sortir. »

    Dans votre album, vous dressez tout de même un tableau de la société peu reluisant à bien des égards. Quelles sont les lueurs d’espoir que vous décelez dans notre époque alors ?

    Sanseverino : C’est juste en y croyant qu’on va s’en sortir. Il faut chercher absolument à être heureux. Moi, je ne peux rien contre l’ICE. Que puis-je faire depuis chez moi en chaussettes, si ce n’est commenter des posts, contre cette milice ultra-violente, cocaïnée et défendue par un énorme pouvoir ? On ne peut pas se dire chacun dans son coin « tout est pourri » et se contenter de ça. Il faut faire des rencontres, des amis, des amours, consommer de l’art, être curieux de tout… C’est possible d’être heureux, sans oublier d’être solidaire avec les gens qui souffrent.

    Sur le titre éponyme de l’album, vous pointez « ceux qui disaient fuck off, rebelles de circonstance, se noient dans la Smirnoff et ont viré vieille France ». À qui pensez-vous en particulier ?

    Sanseverino : Pas à des gens connus, mais plutôt des copains qui ont quitté le perfecto pour, soit finir par devenir RN, soit baisser les bras. En vieillissant, on fatigue tous. Des gens votaient pour le Parti communiste il y a bien des années et votent RN aujourd’hui. Un truc par facilité qui les empêche de réfléchir. Après, la lutte est difficile. Les idées de gauche sont moins faciles à défendre parce qu’elles sont larges et contre le profit. Alors que celles de droite, sont plus simples et consistent à dire : « laisse-moi, je veux être tranquille et bourré de pognon ».

    Tentez-vous de ramener ces connaissances aux idées rances sur le chemin de la justice ?

    Sanseverino : Si je le fais, j’essaie de rester ouvert. Quand on a des amis, c’est pour la vie, même s’il a fait des conneries comme celles-là. Tant que les gens restent dans la discussion, moi, je veux continuer à parler avec les gens qui ne sont pas du même avis que moi. Ça me rappelle un peu les repas de fête où on se retrouve attablé avec le tonton facho. Après, avec ceux-là, faut éviter de parler de certains sujets car on sait comment ça va se finir et il ne changera pas d’avis.

    Sur le morceau « On n’est pas bien là ? », vous décrivez cette drôle d’époque où « on voit des flics courir derrière des pauvres geeks qui manifestent contre leur licenciement économique ». Qu’est-ce que vous inspire la situation sociale en France ?

    Sanseverino : La même chose qu’il se passe aux États-Unis, les morts en moins. Qu’est-ce qui va nous sortir de là ? Entre la gauche et la droite, je ne vois personne qui m’inspire, hormis des gens pas présidentiables, qui ont l’air d’être assez intelligents mais qui n’ont pas de personnalité assez forte. Moi qui suis né en 1961, je suis allé voter un paquet de fois. Même si j’estime que c’est utile, je suis déçu à chaque fois. Il faudrait peut-être que plus personne ne vote ou mettre en place un vote blanc généralisé pour qu’on s’aperçoive qu’il y a quelque chose à remettre en cause. Mais il n’y aura que mes copains qui m’écouteront. Regardez Macron aux dernières élections, il avait contre lui le RN. J’ai dû voter Macron la mort dans l’âme. Je le regrette mais je ne pouvais pas ne pas voter. Les gens dans la rue ne sont pas écoutés. Regardez, quand les pauvres infirmiers descendent dans la rue, tout le monde compatit. Mais pourtant, ils ont des conditions de travail ignobles dans les hôpitaux et continuent quand même à nous soigner, même fatigués et les yeux en vrac. Il y a toujours quelqu’un qui vous soigne, gratuitement avec une carte vitale. Même si la situation n’est pas géniale, on reste quand même dans un pays splendide avec des trucs qui ont été gagnés par des luttes. Aux États-Unis, ils en sont à demander des crédits parce qu’ils se sont cassés la jambe.

    Sur « Pas la guerre », vous évoquez les conflits sur le globe et de certains qui pensent : « La guerre est là-bas. Et c’est pas chez moi. Alors je ne dis rien, alors je ne fais rien. » Finalement, votre album dresse le constat d’une époque parfois effrayante, mais face à laquelle il ne faut pas se résigner…

    Sanseverino : Totalement. À quoi servent les manifestations par exemple ? D’abord, à se réunir, à parler ensemble. Au moins, on sait qu’on n’est pas seuls à se révolter contre une boucherie, quelle qu’elle soit. Si tout le monde continuait, ne serait-ce qu’à exprimer son désaccord, les choses pourraient quand même changer, même si la route est longue et dure. Les Américains, par exemple, se réunissent par milliers dans les rues depuis des mois. Même si des représentants du pouvoir continuent d’assassiner impunément, les manifestants ont réussi à faire virer l’espèce de nazi dont j’ai oublié le nom. Il sera peut-être remplacé par quelqu’un d’encore pire. Mais il faut bouger. Ne fermons pas les yeux. Les événements, aujourd’hui, chacun les voit depuis son téléphone. On est assailli par la violence. Donc, protégeons-nous et luttons.

  • Carte blanche à un plasticien à l’Inguimbertine

    Carte blanche à un plasticien à l’Inguimbertine

    Artiste plasticien originaire de Carpentras, René Guiffrey expose ses œuvres avec « Les fragments de rétrospective » à voir à la bibliothèque-musée Inguimbertine de la ville à partir de ce dimanche et jusqu’au 26 avril.

    Plus de cinquante ans de travail s’y trouvent condensés et réunis autour d’une démarche expérimentale, ayant pour fil conducteur la lumière que l’artiste explore au travers du blanc et de la transparence.

    Au total une centaine d’œuvres sont installées dans l’Hôtel-Dieu, un monument du XVIIIe siècle dont l’architecture répond à un souci aériste en multipliant les entrées d’air et de lumière, le tout dans de vastes salles aux murs historiquement blanchis.

    Jouer avec la lumière

    Ainsi, à travers différents supports et techniques allant de la peinture sur toile à la sculpture en passant par le verre, le vitrail ou encore la céramique, René Guiffrey joue à la fois sur les surfaces, les couleurs et les formes qui accrochent la lumière différemment en fonction des saisons mais aussi des différentes heures de la journée provoquant ce qu’il aime à qualifier d’« instabilité déroutante ».

    Autour de cette exposition, des conférences vont être organisées. Une première le 7 février en présence du plasticien et la seconde le 18 avril autour du travail de Pierre Soulages.

    Infos et réservations ici sur le site internet de l’Inguimbertine.

  • Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Même à 8 000 km de Santa Clara, lieu du Super Bowl la semaine prochaine, le football américain fait parler. Pour cause, le 7 février, les Blue Stars de Marseille débutent leur saison 2026. Avant de lancer leur année par ce match face aux Argonautes d’Aix-en-Provence, le club a réuni la presse pour évoquer les prochains mois, décisifs pour la suite de son projet. Le Cercle des nageurs de Marseille était l’hôte de ce rendez-vous, avec une prise de parole vue mer.

    Le président des Blue Stars, Didier Della Guardia, et le directeur sportif, Bavouang Souphanthavong, se sont exprimés sur les objectifs à court et long terme de leur équipe. « L’année écoulée a montré que nous étions un club soudé, familial. Celle à venir est aussi pleine de défis et d’ambition », explique le premier cité. Il n’oublie pas de mettre en avant la réussite des équipes de jeunes dans les trois disciplines que sont le football américain, le flag football et le cheerleading. Le « cheer » a même réussi à placer son équipe féminine au sommet européen qui aura lieu le 21 juin, à Lisbonne.

    Bavouang Souphanthavong a dressé les objectifs de l’année à venir avec notamment une participation aux play-offs, aller le plus loin possible dans cette phase finale et développer les jeunes du club. Pour cela, la ligne offensive a été renforcée et deux joueurs étrangers ont posé leurs valises dans les Bouches-du-Rhône. Les Américains Sterling Sheffield et Jemal Williams sont les joueurs recrutés pour voir plus haut. Les deux sont professionnels et ont joué dans différentes ligues nord-américaines. Sheffield est même brièvement passé par la NFL.

    « J’avais envie de venir et spécialement à Marseille. J’ai eu cette opportunité et je l’ai acceptée. Ce que j’ai aimé, c’est la culture de la gagne, l’envie de gagner de cette association », raconte Sterling Sheffield. Jemal Williams a discuté longuement avec sa famille avant de prendre la décision de s’installer à Marseille, surtout qu’il est un jeune papa. Les deux hommes seront des maillons importants d’une équipe marseillaise ambitieuse.

    Une ligue Elite pour 2027

    Surtout que le championnat français va être bouleversé dès la saison prochaine. La Fédération française de football américain a acté la création de la Ligue Elite. Huit clubs, répartis dans deux poules nord et sud, s’affronteront dans cette ligue fermée de dix matches. « Le championnat sera télévisé. C’est un challenge supplémentaire pour nous, avec des investissements nécessaires », lance le président marseillais. Didier Della Guardia souligne également que les Blue Stars ont un budget « deux à trois fois inférieur » par rapport à Thonon et La Courneuve, les deux géants français aux palmarès longs comme un terrain de foot US. Une avancée, un défi pour les hommes de Bavouang Souphanthavong, qui utiliseront cette saison 2026 comme un tremplin vers cette nouvelle ère pour la discipline, sur le sol français.

  • Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Chassez les uns, les autres reviennent. Et heureusement. Alors que sept joueurs – et pas des moindres – ont rallié leurs sélections (Dréan, Gros, Ollivon, Serin avec les Bleus ; Brex et Garbisi avec l’équipe d’Italie ; White avec l’équipe d’Écosse) pour le tournoi des Six Nations, d’autres quittent enfin l’infirmerie (Jaminet, Lucchesi, Villière) et viendront pallier ces absences. Si l’opération reste numériquement négative, et que Pau comptera aussi des absents (lire ci-dessous), cette nouvelle est un soulagement pour Pierre Mignoni, après des semaines à devoir composer avec des dizaines de blessés : « On est à 11 matches d’affilée. Ça a été dur le week-end dernier, à l’image de celui d’avant. C’est bien de rentrer du sang frais, des garçons qui ont beaucoup d’appétit. Le but sera de faire un bon mix et de tout donner pour notre dernier match », se réjouit l’entraîneur, avant de souffler le week-end prochain.

    Au premier rang des affamés, on trouve Gabin Villière, qui a dû se contenter de miettes (30 minutes face à Perpignan le 28 décembre, avant de rechuter) : « Malheureusement, il n’a pas été épargné ces derniers temps. Mais là, je le trouve très bien. La blessure, c’est terminé. Il est plein gaz. Il va avoir de quoi de quoi travailler ce week-end. Il se sentait inutile, mais aujourd’hui, il va être utile », se réjouit son entraîneur.

    Retour de la concurrence

    Certains vont aussi pouvoir souffler, comme Teddy Baubigny, qui vient d’enchaîner huit titularisations en dix matches : « Il a trop joué. Jérémy Toevalu a répondu présent, il faut le signaler. Mais bravo à Teddy, il a tenu le coup. Pierre (Damond) et Gianmarco (Lucchesi) sont frais, ils vont prendre le relais », commente Pierre Mignoni. Une occasion que le premier cité, qui a fait son retour la semaine dernière, ne veut pas manquer : « La concurrence, il faut faire avec, c’est un axe de progression. J’ai 22 ans, j’ai envie de jouer, donc il va falloir que j’enchaîne les bonnes performances. »

    Autre retour : celui de Melvyn Jaminet, qui va venir titiller Marius Domon, homme fort ces dernières semaines : « Il fait de très bons matches. Ça permet d’élever notre niveau, et ça fait du bien à l’équipe », appuie l’intéressé.

    De quoi tirer le groupe vers le haut, d’autant plus après avoir vaincu le signe indien à l’extérieur, en allant s’imposer à Gloucester il y a deux semaines : « Je sais que les joueurs sont capables, ils savent aussi qu’ils le sont. C’est une question d’envie, de lucidité, de bonne énergie. Si on a ça, on sera dans le match », affirme Pierre Mignoni, qui espère aller chercher une victoire pour revenir à hauteur de son adversaire du jour.