Category: accueil-third

  • Un espace ouvert à tous pour découvrir les plantes locales à Forcalquier

    Un espace ouvert à tous pour découvrir les plantes locales à Forcalquier

    Ateliers pour créer son propre parfum, formation pour les savonniers, musée consacré aux plantes locales, colloques sur l’adaptation au changement climatique… La Cité des saveurs et des senteurs de Forcalquier, lancée jeudi, est pleine de projets pour faire revivre le lieu et enfin attirer le grand public et les habitants du village. « C’était devenu un lieu élitiste, aucun habitant du village ne rentrait ici », déplore Marianne Sarrailh, la cheffe de projet. à l’inverse, « nous, ce que nous souhaitons, c’est un lieu convivial, ouvert à tous, un endroit où tout le monde vient, et mettre à disposition nos ressources », explique Patrice de Laurens, le président de l’association, également ancien directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et ancien directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) en Région Sud.

    « Le projet qui nous anime, ce sont les plantes méditerranéennes qu’on ne trouve qu’ici, valoriser et promouvoir les savoir-faire et les ressources de notre territoire, comme la lavande, et croiser culture et agriculture », précise le président. Le musée Artemisia invite à découvrir les plantes, les huiles essentielles, les distilleries et la cosmétique, en se servant de ses cinq sens. On y apprend, par exemple, à « cueillir le thym de manière responsable », et on peut y sentir des cyprès, des pivoines ou encore de la sauge.

    Les cueilleurs mis

    en avant

    Les nouveaux responsables de la Cité ont tenu à mettre en avant, pour la première fois, les cueilleurs de la région. Pour cela, l’artiste Kristi Lunde a réalisé leurs portraits, afin de les « sublimer », les « célébrer » et enfin leur donner une place au sein du musée. Parmi eux, Kelly Colonges, habitante d’Oraison, se balade régulièrement en montagne pour cueillir et vendre des tisanes, des compléments alimentaires ou encore des produits cosmétiques. Dans le département, elle dit trouver du thym, de la sarriette ou encore du romarin. « Parfois, je vais jusque dans les Hautes-Alpes pour trouver des plantes qui ne sont pas dans le département », ajoute-t-elle. Le musée raconte cette « tradition héritée du Moyen Âge » et « l’extinction et le renouveau » de la profession de cueilleur.

    La Cité a aussi pour objectif « d’initier aux activités autour des plantes et du parfum » grâce à divers ateliers. Tachka Sofer anime l’atelier cuisine. « J’avais envie de trouver une activité où l’on fasse ensemble », explique-t-elle. Elle a notamment accueilli une classe de lycéens de filière professionnelle de Martin-Bret, qui lui ont demandé un travail sur l’alimentation pendant l’Occupation.

    La Cité va également remettre en marche sa formation pour les savonniers, en partenariat avec le lycée agricole de Carmejane. « On a déjà 60 demandes de candidats à travers toute la France », se réjouit Marianne Sarrailh. Des colloques sur l’adaptation au changement climatique sont aussi prévus. La boutique de la Cité propose déjà une diversité de produits locaux, du miel, des spiritueux ou encore des tisanes, provenant tous de « moins de 30 km d’ici », assure la cheffe de projet.

    « Quand on m’a demandé de reprendre l’association, je me suis aperçu qu’on était dans une situation assez grave », explique Patrice de Laurens, qui espère réussir à récolter des subventions du Département ou encore de la Région. « On a beaucoup travaillé sur la communication, ce qui fait qu’on a aujourd’hui des appels, des retours assez incroyables de gens qui ne connaissaient pas la structure, qui ne savaient pas tout ce qu’il était possible de faire ici. On nous demande même si on pourrait faire les ateliers parfum au Festival de Cannes ! », affirme Marianne Sarrailh.

    La Cité est située dans le magnifique couvent des Cordeliers, qu’elle loue à la commune. Elle noue des partenariats avec des entreprises comme l’Occitane, et est parrainée par Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles, qui était présent pour le lancement jeudi.

    Site web : artemisia-museum.fr

  • Coopération renforcée entre maire et préfet à Avignon

    Coopération renforcée entre maire et préfet à Avignon

    La discrète place de Jérusalem d’Avignon, à deux pas de la bien plus grande et animée place Pie, était ce mercredi 1er avril particulièrement bien gardée, avec une demi-douzaine de militaires en treillis et armes de guerre entre les mains. Un cadre dû à une opération Sentinelle « à l’occasion des fêtes de Pâques juives et chrétiennes dans le contexte terroriste que l’on connaît et en particulier lié à la guerre au Moyen-Orient » qu’ont choisi le préfet de Vaucluse Thierry Suquet et le nouveau maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD) pour évoquer les contours d’une « coopération renforcée », comme l’évoquait la municipalité dans un communiqué ce lundi 30 mars.

    Les deux hommes se sont en effet rencontrés pour la première fois en ce début de semaine. En sont ressortis plusieurs points. Notamment donc la prévision de « plus d’échanges bilatéraux réguliers et de réunions » entre les services municipaux et ceux de l’État, mais aussi avec le procureur de la République.

    Épiceries de nuit

    « C’était très important que l’on puisse se voir rapidement et je remercie le préfet d’avoir accédé à cette demande », se réjouit le premier magistrat, qui explique qu’ils ont « balayé un certain nombre de sujets. On parle aujourd’hui de terrorisme mais on parle bien sûr de délinquance en général et de lutte contre le narcotrafic. Il est évident que nous devons impliquer l’ensemble de la chaîne de la réponse sécuritaire pour avoir plus de résultats ». Des réunions qui existaient déjà lors de la précédente mandature. Il n’y a pas eu de précisions autour de l’augmentation de la fréquence de celles-ci.

    Et d’évoquer une première mesure, qualifiée « d’avancée majeure », à savoir la demande qu’Olivier Galzi représente la mairie au sein du comité de pilotage des épiceries de nuit
    « qui est, vous le savez, au cœur du sujet », insiste le maire. « C’est une nouveauté qui va permettre à la Ville, je pense, d’avoir une plus grande réactivité et d’aider les services de la préfecture et de la police nationale dans les enquêtes qui restent leur prérogative. » « Avignon est une ville sur laquelle on a une action de sécurité renforcée. On est en train de définir la façon dont on veut travailler », appuie le représentant de l’État en Vaucluse.

  • [Entretien] Rémi Roux : « Agir pour préserver les services publics à L’Argentière »

    [Entretien] Rémi Roux : « Agir pour préserver les services publics à L’Argentière »

    La Marseillaise : Maintenant que vous êtes installés, quels sont vos principaux axes de travail ?

    Rémi Roux : La première chose sera de recréer un lien de confiance avec la communauté de communes du Pays des Écrins. Les relations n’étaient pas forcément au beau fixe avec la municipalité précédente. Travailler à ce niveau-là est la priorité pour faire avancer le projet de rénovation de la friche industrielle, qui appartient justement à la communauté de communes, et la rénovation du bâtiment de la trésorerie, dans le centre-ville, qui lui appartient également pour moitié.

    Cette rénovation vise à créer davantage de logements ?

    R.R. : Notre priorité est de faire un inventaire des logements communaux afin de savoir lesquels ont un réel besoin de rénovation. Beaucoup ne sont pas occupés à cause de leur état vétuste. Il y a un besoin urgent de s’en occuper pour pouvoir y loger des familles. Rénover la trésorerie nous donnera aussi la possibilité de créer des logements. La communauté de communes a aussi acheté à la SNCF un tènement, à côté de la gare, pour un projet immobilier qu’on voudrait faire avancer. Il y a environ 3 000m2, un bel endroit où l’on pourrait faire des logements. Enfin, il y a aussi la rénovation de la maison planche, une grande bâtisse, qui appartient en partie à la commune et où on pourrait faire du logement.

    Vous avez également cité la friche industrielle, inoccupée depuis 2012. Quelle est votre idée pour ce site ?

    R.R. : Étant donné la dépollution nécessaire du site, le fait de rechercher les financements, de rénover le bâtiment qu’on veut garder, à savoir la première centrale hydroélectrique… On est sur un projet sur dix à quinze ans, donc au-delà d’un seul mandat. Déjà, il faut donner un cap à ce projet, montrer où on veut aller. Nous, en l’occurrence, nous souhaitons y regrouper des services publics qui sont dans des installations qui ne sont plus aux normes, le centre social, la bibliothèque et la crèche. Ensuite, l’installation d’entreprises. On sait que ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. Le plus important est de se donner un horizon de long terme, sinon, on avance au jour le jour.

    L’Argentière est également confrontée à des baisses d’heures d’enseignement et à des risques de fermeture de classe. Quelles sont vos actions sur ce sujet ?

    R.R. : Notre équipe est en ce moment en discussion pour obtenir un poste de professeur des écoles pour l’école maternelle du Plan d’Ergue, afin de rouvrir une classe de petite section, qui a fonctionné pendant des années, dès la rentrée 2026. Le poste avait été gelé, l’an dernier, et nous avons fait les démarches auprès de l’académie pour avoir également la création d’un poste d’Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et la remise en place d’un service continu de cantine. De notre côté, nous nous engageons à pérenniser cette classe pour les deux à trois ans, dès la rentrée 2026. Cela veut dire attirer et maintenir les familles et les jeunes sur le territoire. Pour cela, il faut agir pour préserver les services publics, y compris ceux qui ne sont pas du ressort de la mairie. En ce sens, nous sommes en discussion avec La Poste pour maintenir une continuité du service et le remplacement des effectifs absents, ou encore avec le rectorat concernant la baisse des dotations horaires du collège de la commune, baisse contre laquelle les enseignants ont fait grève, ce mardi. Nous voulons que ces services publics restent en état de marche. On n’a pas toutes les cartes en main, mais on veut impulser une volonté, être une municipalité pro-active en ce sens.

    Entretien réalisé par Ange Fabre

  • Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Après le conseil municipal d’installation, les élus de la majorité et de l’opposition, désormais officiellement élus, seront de nouveaux réunis en salle des États de Provence. Ce vendredi 3 avril, le deuxième conseil municipal du mois se tiendra en mairie, avec, à l’ordre du jour, 29 rapports.

    Surtout, cette séance permettra aux élus d’examiner le Rapport d’orientation budgétaire (ROB) et devrait dresser les priorités budgétaires de la majorité de Sophie Joissains (UDI). Dossier sur lequel les oppositions devraient intervenir. « Les orientations budgétaires ne changent pas, c’est les mêmes, nous allons répéter les mêmes choses : il y a des orientations, mais derrière, il n’y a pas de vraie politique, clairement définie, les orientations budgétaires permettent surtout de répondre aux urgences, aux besoins », commente Marc Pena, député PS des Bouches-du-Rhône, candidat aux élections et désormais à la tête du groupe d’opposition Aix Avenir. « Il permet aussi à la municipalité de rappeler son opinion, qui consiste à dire qu’elle n’augmente pas les impôts et qu’elle est très précautionneuse de son champ public… », résume-t-il.

    Diverses interventions

    « J’aurai l’occasion de montrer que les impôts augmentent autrement, notamment la part métropolitaine qui augmente puisqu’il y a une réversion commune importante au sein d’Aix-Marseille, telle qu’elle est aujourd’hui, poursuit Marc Pena. Au-delà de cela, il y a une nouvelle équipe, on pourrait penser qu’il y a des choses plus audacieuses proposées, mais ce n’est pas le cas. Je crains une chose, c’est la façon dont sera traité financièrement le monde associatif dans son ensemble. » Dans le même groupe d’opposition, David Tessier (PCF) indique que le groupe interviendrait sur les « baisses de dotations de l’état, qui empêchent les collectivités de fonctionner » et sont une « entrave au fonctionnement démocratique ». Les élus d’Aix Avenir devraient prendre également la parole sur le rapport annuel de la Ville en matière de développement durable (RAD), à l’ordre du jour. Idem pour Philippe Klein (Horizons), qui siège dans l’opposition aux côtés du conseiller départemental Cyrille Blint. « Nous n’interviendrons pas seulement sur le ROB mais aussi sur le RAD, il me paraît, sur de nombreux points, insuffisant et ne permet pas d’avoir une adaptation suffisante au changement climatique, ce sont des mesurettes là où il faudrait avoir une vraie prise de conscience sur l’incidence du changement climatique sur la vie des Aixois », indique l’élu. Aussi, vingt rapports de désignations des représentants du conseil municipal aux conseils de la ville, devraient occuper la seconde partie de la séance.

    Conseil municipal retransmis sur le site de la Ville dès 9h.

  • Sauvées après la tempête, ses fraises sont prêtes

    Sauvées après la tempête, ses fraises sont prêtes

    L’effervescence née de l’urgence du moment a disparu. Seul le fort mistral rappelle qu’il y a pile sept mois, l’exploitation d’Alexandre Arnoux débordait de monde. Début septembre à Orange, dans la plaine Saint-Bardon, un fatras d’arceaux tordus et de bâches en plastique arrachées occupait une quarantaine de personnes. La veille, une tempête avec des vents à près de 150 km/h avait balayé le territoire, causant des dégâts « jamais vus » chez ce jeune producteur de fraises.

    À l’heure où ce beau fruit rouge de saison arrive sur les étals, l’occasion était toute trouvée, ce jeudi, pour retourner voir le site. Qui ne porte plus aucun stigmate. Maryse, la maman d’Alexandre, est toujours là. Cette fois pas en réconfort avec du café et viennoiseries, mais pour tenir le point de vente* de saison. Désormais un lourd conteneur aménagé plutôt qu’une frêle cabane. Outre les fraises, s’ajoutent des asperges, de l’huile d’olive, « fabriquée par la belle-sœur » et du miel, « du grand-père », précise Alexandre Arnoux, devenu aussi jeune papa. Une coopération familiale, pilier d’entraide. « Sans la solidarité professionnelle, familiale, amicale, je ne m’en serais pas sorti », constate Alexandre Arnoux.

    Le jour de la tempête, 40% de la production de fraises avait été mise en terre 48 heures plus tôt. « On a réussi à tout sauver grâce à l’aide de 40 personnes pendant une semaine, remercie celui qui est aussi engagé chez les Jeunes agriculteurs, président du canton d’Orange. On a retiré les arceaux, le plastique, toute l’infrastructure qui était morte, et réparé en bricolant avec ce que j’avais déjà sur place ou du matériel donné. » Un hectare de serres neuves, sans encore de fraises en devenir dessous, avait aussi été installé dix jours avant. « 100% des serres étaient par terre », se souvient-il.

    Un crédit pour compenser la quasi-absence d’aides

    Désormais, deux nouvelles grandes serres plus solides sont sorties de terre en novembre – « elles m’ont coûté une blinde » – en plus de la dizaine reconstituée. « J’ai différentes variétés de fraises, on a pu planter début décembre et on est en train de les ramasser », détaille Alexandre Arnoux qui écoule 22 tonnes de fraises entre mars et fin juin, principalement par la grande distribution. « J’ai réalisé un crédit de 120 000 euros », chiffre-t-il. L’assurance ? « Zéro », se désole-t-il. Histoire de multirisques pas couvert à 100%… « J’attends une aide de la Région et de l’État », livre-t-il, sans trop savoir quand et de combien. « La MSA [mutuelle sociale agricole], qu’on critique dans le milieu agricole a pour le coup été très réactive, avec de l’aide pour les nouvelles serres et des reports d’annuité », tient à souligner l’agriculteur.

    L’occasion pour le militant syndical d’élargir la focale. « On parle de souveraineté alimentaire mais on est un pays musée qui veut faire la guerre à tout le monde alors qu’on importe 60% de ce qu’on mange, c’est un cercle vicieux », déplore Alexandre Arnoux. « Y’a du pognon pour construire des sous-marins nucléaires mais pour manger, y’a plus de sous », lâche-t-il, sans parler du « gasoil à 2 euros ». « Comment est-ce possible que des fraises espagnoles soient vendues 4 euros le kilo chez Grand Frais [certains lots ont d’ailleurs été rappelés début mars pour dépassement du seuil de pesticides] quand moi je suis à 10 euros sur place ? », questionne Alexandre Arnoux.

    Heureusement, la passion demeure. « On adore être dehors, on adore nos terres et ce qu’on fait », conclut-il.

    * 768-1154 Chemin de Martignan, horaires sur facebook.com/p/Arnoux-fils

  • Des ateliers de contrôles de contamination de masse dans le cadre de l’exercice nucléaire de Toulon

    Des ateliers de contrôles de contamination de masse dans le cadre de l’exercice nucléaire de Toulon

    Débuté mercredi, l’exercice nucléaire obligatoire auquel sont soumis, tous les cinq ans, les territoires dotés d’installations nucléaires, s’est poursuivi jeudi. Après une journée dédiée aux Plans d’urgence interne (PUI), avec la simulation d’un accident nucléaire sur la chaufferie d’un sous-marin nucléaire d’attaque au sein de la base navale de Toulon, ce jeudi était dédié à la mise en place du Plan particulier d’intervention (PPI), qui recense les mesures et procédures visant à protéger les populations civiles.

    C’est dans ce cadre que se sont déroulés des ateliers de contrôle de contamination de masse, au stade Hubidos de La Seyne. Pendant 2h30, 214 participants, en majorité des élèves du collège Marie Curie – parmi lesquels 30 cas positifs fictifs -, ont pris part à une mise en situation dans les conditions du réel. Ils ont été soumis à un parcours de contrôle de contamination stricte, encadré par les moyens du Sdis 83 (avec des renforts des Sdis 06 et 13) et de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), en compagnie de deux médecins du Sdis 83 et de l’hôpital Sainte-Anne.

    La meilleure prévention :

    « Rester chez soi »

    Un process en plusieurs étapes. Après avoir récupéré des étiquettes dotées de QR code servant à tracer leur parcours et leur état de santé, de l’entrée en décontamination jusqu’à, éventuellement, l’hôpital, les participants franchissent un portique de contrôle de contamination. S’ils sont positifs à la contamination externe, ils passent par les douches de décontamination, avant de revenir au portique de contrôle, et si nécessaire, aux douches. « Mais en principe, une douche suffit à décontaminer », affirme le commandant Laurent Roques du Sdis 83.

    Étape suivante : la cellule d’anthropogammamétrie, gérée par l’ASNR, pour vérifier, cette fois, la contamination interne à l’iode radioactif, qui peut-être prévenue par les cachets d’iode stable en accès gratuit dans les pharmacies. Après dix minutes d’examen (jusqu’à 36 prises en charge simultanées), un médecin définit si la personne doit rejoindre le centre d’accueil pour les impliqués, où sont regroupées les personnes décontaminées, être soumise à un traitement ou être transférée à l’hôpital. « Respecter les consignes de sécurité de la préfecture permet de limiter l’exposition au risque », soutient le commandant Roques. La plus importante : « Rester chez soi ou se mettre à l’abri dans un bâtiment. »

  • Trois jours de festivités sportives arc-en-ciel à Marseille

    Trois jours de festivités sportives arc-en-ciel à Marseille

    Pour sa huitième édition, le GSM revient avec des nouveautés.

    Car, outre de proposer des compétitions sportives, la manifestation organisée par Must et FootRunners Marseille est avant tout le point de rencontres inclusives pour les personnes LGBTQIA+, mais pas que. « L’objectif est de permettre à nos adhérents et adhérentes de faire du sport de manière conviviale, et sans discriminations » précise Céline, une des trois présidents du collectif. Le sport sera donc le fil rouge des trois jours de festivités, qui débutent ce vendredi avec une parade dans la rue du Chevalier Roze, dans le 2e arrondissement de Marseille. Au fil des éditions, le nombre de disciplines proposées est allé crescendo. Pour la huitième, il y en aura douze, réparties sur dix-sept sites marseillais, mis à disposition par la Ville de Marseille.

    Le village au J4

    La principale nouveauté est la présence d’un village du sport inclusif qui prendra place au J4. « L’idée est venue de notre participation aux Euro-games à Lyon où ce type de structure était proposé. Grâce à une trentaine de partenaires, nous allons le proposer. Ce sera le lieu de vie du festival, avec des animations, des tables rondes et des shows », détaille Clément.

    Cette édition 2026 a d’ores et déjà fait le plein. Ils seront 1 600 athlètes, venus de 23 nations, dont les plus lointains visiteurs sont Canadiens. Les sportifs seront dans les gymnases et sur les stades la journée. Avant de se retrouver sur la piste de danse pour des soirées de rencontres. Sous la houlette de Moon, marraine de ces GSM. « Nous souhaitons faire de Marseille une ville pionnière en matière d’inclusion et facilité la mixité dans les compétitions. Que chacun se sente légitime, quelle que soit son orientation sexuelle », insiste Coline.

    Programme complet sur https://www.gsm-marseille.org/

  • Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    « Il y a 73% des gens qui ont renoncé au moins une fois à un soin ces cinq dernières années, c’était 63% en 2024 et 68% en 2025 », rappelle Corinne Vialle, responsable syndicale FGR FP 13. Accès à la santé, pensions, services publics : les retraités ne sont pas à la fête. Rassemblés au pied des escaliers de Saint-Charles, les retraités venus des six départements de la région ont défilé jusqu’en préfecture pour porter une demande d’audience au Premier ministre.

    Des reculs et de nouvelles attaques. Derrière la banderole unitaire des retraités, Claude Mas, responsable USR CGT 13, sait que les mobilisations sont « nécessaires pour sans cesse faire valoir nos droits, nos conquis sociaux. Le pouvoir avait été contraint de reculer sur l’abattement fiscal, la revalorisation des pensions, l’année blanche… Mais il a remis ces points à l’ordre du jour une fois le budget voté ». C’est donc à nouveau en battant le pavé que les retraités exigent d’être entendus. Santé, pensions, pouvoirs publics, « tout est lié, souligne Patrick Prigent, de la FSU. Comment se soigner correctement quand de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés, quand on habite dans un secteur où se creuse un désert médical, où les services publics de proximité disparaissent, avec des pensions qui ont perdu trois mois entre 2017 et 2024 ? ».

    Dans les rangs, les retraités de l’énergie et les cheminots sont très présents. « EDF, SNCF, PTT… que des services publics qu’on a démantelés, vendu à la découpe au privé et maintenant, l’État ne maîtrise plus les prix », déplore Tommy. « Beaucoup d’entre nous touchent moins de mille euros de pension. Pour les femmes, c’est 64% », regrette aussi Bernard, ancien postier venu des Alpes-de-Haute-Provence pour défendre « un droit à une Sécurité sociale basée sur le système de solidarité ». À ses côtés, Katia Veyran, la secrétaire adjointe de l’USR CGT 04, fait le compte des dégradations : « 40 lits supprimés à l’hôpital de Manosque, tout autant à Digne où un service pneumologie ferme…et les mutuelles sont de plus en plus chères. »

    Pas de santé

    à l’américaine

    Thierry Mallet a aussi fait le trajet depuis le Vaucluse, département particulièrement touché par les déserts médicaux. Il note bien « les efforts faits par les collectivités qui prennent des mesures pour attirer les médecins dans les endroits les plus éloignés des hôpitaux, avec ici une maison médicale, là une aide à l’installation ». Mais ces morceaux de sparadraps ne suffisent pas à combler la plaie béante dont souffre le système de santé public « depuis qu’on lui demande d’être rentable, note le retraité. Et pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, faut avoir des mois devant soi ». Parmi ces « nantis » que ne cesse de pointer le gouvernement, Antoine et Suzanne, deux militants niçois, témoignent d’un accès aux soins rendus de plus en plus difficile : « On renonce aux loisirs, puis aux soins, parce que nos mutuelles de plus en plus chères ne les prennent pas en charge à 100%. On renonce même à se nourrir correctement. »

    Le reste à charge du patient est largement évoqué dans le cortège, qui mène les retraités jusqu’à la préfecture. Secrétaire de l’Unirs Solidaires, Roselyne Garcia questionne : « Pourquoi à 64 ans la prévention s’arrête et à 75 ans, on ne fait plus de dépistage du cancer du côlon ? » La militante refuse « de laisser ce gouvernement nous entraîner vers un système à l’américaine ». Jean-Pierre, retraité de la pétrochimie nucléaire, a fait le trajet depuis Barcelonnette et, devant le manque de mobilisation de la population sur ces questions, regrette un peu « l’individualisme qui a gagné sur les valeurs de solidarité ». Mais, devant la préfecture, deux lycéennes, également en lutte, saluent le cortège en applaudissant.

  • L’Apec mise sur un rebond de l’emploi des cadres en 2026

    L’Apec mise sur un rebond de l’emploi des cadres en 2026

    L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) est optimiste. D’après son étude annuelle, en 2026, les recrutements devraient progresser de 4% en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, soit autant qu’au niveau national, ce qui correspondrait à 18 800 embauches.

    De quoi faire souffler le secteur, qui connaît une contraction depuis deux ans après avoir atteint des niveaux records en 2023 avec 330 000 recrutements dont 21 550 dans la région et l’île de beauté, qui concentrent 7% des cadres du privé en France dont plus de la moitié dans les Bouches-du-Rhône. L’année suivante, l’emploi de ces professions chute de 3% en France et de 10,6% en Paca. Entre 2024 et 2025, il s’effrite encore de 6% sur le territoire du Sud-Est, avec un décrochage en informatique, en industrie et en fonctions commerciales. L’Apec prévoit donc une amélioration pour l’année à venir, mais « la reprise reste à ce stade fragile et dépendante de l’évolution du contexte géopolitique et économique », prévient Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec. Le délégué régional de l’association Anthony Fumard explique : « La courbe de l’investissement des entreprises et la courbe de croissance de l’emploi des cadres sont parallèles. (…) C’est ce qui nous met en confiance. Il y aurait plus d’investissements pour l’année à venir, +15% contre -6% en 2025, notamment dans l’industrie et dans la construction qui, selon les chiffres de la Banque de France, redémarre très très fort selon les secteurs. »

    Les atouts du territoire

    Si la conjoncture reste incertaine, le territoire peut compter sur un atout. « On a la chance de ne pas avoir un moteur unique, à l’inverse de l’Est avec l’automobile ou du Sud-Ouest avec l’aéronautique, ce qui nous permet de construire des relais de croissance plus facilement », développe Anthony Fumard.

    D’autant que les perspectives de réindustrialisation et de décarbonation ouvrent des potentiels « énormes », alors que la recherche et le développement représentent déjà 22% des emplois cadres de la région, contre 17% au niveau national.

    « Sur l’étang de Berre de nombreux projets sont annoncés, ce qui revêt un impact énorme en termes de croissance, affirme le délégué régional de l’Apec. Si tout se réalise comme prévu, la question va être de trouver les ingénieurs dont on aura besoin et d’accompagner les entreprises. » Anne-Marie Chopinet, vice-présidente du comité paritaire régional, ajoute : « Il y a une vraie problématique effectivement de pénurie de ressources, c’est aussi ce qui freine le développement de certaines entreprises. » « D’autant qu’on voit apparaître un nouveau challenger dans la région autour du Var et de l’industrie de défense », reprend Anthony Fumard.

  • À Gardanne-Biver, une issue positive se dessine pour l’école Paul-Cezanne

    À Gardanne-Biver, une issue positive se dessine pour l’école Paul-Cezanne

    Huit heures ce jeudi, à Gardanne, quartier Biver. Le bruit des casseroles et les chants de mécontentement venant de petites foules de parents d’élèves réunis devant les portails de deux écoles de la commune se font entendre. La menace d’une fermeture de classes à Lucie-Aubrac et Paul-Cezanne (Biver), dans le cadre d’une reconfiguration de la carte scolaire, a suscité la colère des parents d’élèves. Mais aussi des jeunes concernés.

    « On est sur une proposition de fermeture de classe avec un comptage des effectifs sur les deux écoles élémentaires [Mistral et Cezanne, Ndlr]. Actuellement, il y a douze classes entre les deux sites, six d’un côté, six de l’autre. Ils veulent revenir à onze classes, avec un effectif d’une moyenne de 25 élèves par classe. Ce qui est acceptable, mais avec une moyenne de 23-24 d’un côté et une moyenne de 27-28 élèves de l’autre », a expliqué Ariane Bonnet, présidente de l’Association FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Biver.

    Présent sur place, Antonio Mujica, adjoint au maire, a estimé : « On ne peut pas faire des préconisations en disant que 24 élèves est une moyenne et balayer ça ensuite. Nous ne sommes pas d’accord avec ça. »

    Un écrit « pour confirmer »

    Il rappelle que la nouvelle configuration de la carte scolaire inclut « une ouverture de classe », prévue à l’école Beaurecueil, dans le centre de Gardanne. Finalement, et contre toute attente, les parents ont obtenu gain de cause. La commission carte scolaire n’aurait pas voté la fermeture d’une classe à l’école Paul-Cezanne, selon la FCPE de Biver. « L’action commune, entre la mairie et les parents d’élèves, a fonctionné. Cela met en avant l’efficacité de l’action collective », a commenté, en fin de journée, la FCPE. De son côté, la mairie indique attendre un écrit « officiel, d’ici le début de la semaine prochaine, pour confirmer ces informations ». La Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), en revanche, n’a pas pu nous confirmer l’information.

    Devant le portail de l’école Lucie-Aubrac, le ton est monté aussi, jeudi matin. « On a stressé pour nos enfants, puisque les classes pourraient aller jusqu’à 29-30 enfants, ce qui nous paraît énorme avec 15 enfants notifiés MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) sur l’école », indique Audrey. « On pense aussi à nos enseignants : 30 élèves, ce n’est pas possible. Nos enfants ne sont pas dans un apprentissage correct, on perd l’école publique. Cette fermeture accompagne tout le monde, le personnel accompagnant aussi », ajoute Camille. L’évolution de la situation concernant la fermeture de classe à Lucie-Aubrac n’était pas connue au moment où nous écrivons ces lignes.