« L’Ifop n’a pas réalisé d’enquête publiée à Marseille depuis celle pour La Provence en décembre 2025 », indique le sondeur. « Ce faux grossier, tout droit sorti du Minitel de 3615 Mytho, circulait depuis plusieurs jours pour tromper », tacle le porte-parole (Ren.) de la candidate de la droite, Romain Simmarano. Dans la foulée, Erwan Davoux a retiré sa publication. « Je ne veux pas de polémique avec l’Ifop, mais ce sondage existe bel et bien, non publié car la commanditaire ne le souhaite pas », explique-t-il.
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La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime
« Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », explique-t-elle. Ces appels sont en lien avec le marché carbone européen (ETS)* du secteur en place depuis 2024 et seront lancés « d’ici fin mars avec le ministère des transports » et « opéré par l’ADEME ». Ils portent sur « 3 thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien au chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ».
Concrètement, la ministre pointe « un soutien de 70 millions au bénéficie du secteur, via des autorisations d’engagements et 30 millions de crédit de paiement », développe-t-elle. Elle évoque aussi « deux dispositifs complémentaires, l’un avec la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros pour des projets de décarbonation, l’autre le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ». Elle cible des « technologies matures, comme le vélique ou les batteries ». « On veut lancer une vraie dynamique industrielle avec ces appels à projets. On œuvre pour un fléchage des ETS dans le secteur, il y a une légitime attente de ceux qui versent l’ETS mais il faut une vision stratégique pour que la décarbonation irrigue la filière », conclut elle.
*Système de quota d’émission carbone comme il existe ailleurs, depuis 2024 les entreprises du secteur sont soumises au système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE
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![[Entretien] Agnès Rossi : « Je souhaite à “La Marseillaise” de réussir dans les Alpes »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/c25c481c0a045c6cb01cc0557f61c7d0.jpg)
[Entretien] Agnès Rossi : « Je souhaite à “La Marseillaise” de réussir dans les Alpes »
La Marseillaise : Comment percevez-vous l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes à partir du 7 février ?
Agnès Rossi : Qu’un journal s’intéresse à un territoire et qu’il puisse apporter un éclairage qui lui est propre, je trouve intéressant. On a besoin d’avoir de l’information sérieuse. Je crois beaucoup à la presse écrite, faite par des journalistes professionnels pour permettre à l’ensemble des citoyens de réfléchir. Ça fait longtemps que je n’habite plus Marseille et que je n’ai pas lu La Marseillaise mais évidemment, on vous connaît historiquement. Je trouve positif qu’il y ait du pluralisme dans les Hautes-Alpes. Cela montre aussi que notre territoire est attractif. Je vous souhaite de réussir, c’est un beau défi.
Quels sont pour vous les enjeux des JO d’hiver de 2030 ?
A.R. : C’est d’abord une magnifique compétition sportive qui va donner un éclairage mondial au territoire alpin. Au-delà, c’est un projet qui va aider à porter le développement d’un tourisme durable et une vision de la montagne à 2050. Cela va permettre un certain nombre d’accélérations dans la rénovation et l’aménagement d’infrastructures en sécurisant des financements très importants sur la mobilité. Dans le contrat de plan, c’est à peu près 300 millions d’euros sur le ferroviaire et 200 millions sur le routier sachant que dans les vallées alpines, on pousse le développement du train et un circuit routier sécurisé qui peut accueillir des transports en commun comme des cars. On va passer de 5h pour faire Marseille-Briançon en train à 3h40. Ça va bénéficier aussi au nord des Bouches-du-Rhône et aux Alpes-de-Haute-Provence, pas seulement aux Hautes-Alpes. Au niveau économique, c’est une belle opportunité pour faire découvrir nos productions locales. Dans les appels d’offres, il y a l’obligation d’utiliser pour une part les entreprises de l’économie sociale et solidaire comme pour Paris 2024. Et puis dans les sites olympiques, il y aura à terme des logements pour les populations locales et les saisonniers. Le tissu économique est enthousiaste. J’ajoute que c’est une occasion importante pour favoriser l’accès au sport pour tous.
C’est-à-dire ?
A.R. : Je parle de sport de montagne, pas seulement d’hiver. On est en lien avec tous les clubs dont ceux qui agissent pour le sport handicap.
Quels autres sujets vous semblent structurants dans les Hautes-Alpes ?
A.R. : Il y a une grande demande parmi les habitants de traiter les sujets de manière locale mais pas recroquevillée. Je prends l’exemple de l’agriculture : vous qui avez un ancrage sur le sud de la région, il y a beaucoup à dire sur la diversité des agriculteurs en fonction des départements et aussi des traits communs à relever. Je crois qu’il y a aussi la question de l’emploi qui est intéressante à approcher avec un quasi-plein emploi dans les Hautes-Alpes, très loin des taux constatés dans les quartiers nord de Marseille. Je pense aux difficultés de recrutement…
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Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico
Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.
« Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.
Longoria prend la plume« Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.
Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.
C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »
Beşiktaş serait intéressé pour enrôler MurilloÉcarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.
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Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026
« L’année 2025 a été exceptionnelle en termes de fréquentation. Le public n’est jamais venu aussi nombreux au Mucem depuis 10 ans avec 1,4 million de visiteurs », amorce Pierre-Olivier Costa, mercredi 4 février, lors d’une conférence de presse destinée à faire le bilan et promouvoir le programme 2026. Parmi les expositions présentées lors de l’année écoulée, la qualité d’« Amazighes », « En piste » et autres « Un air de famille » et « Lire le ciel » ne sont pas étrangers à pareil succès, mais à relativiser au regard « d’autres établissements culturels de Marseille, comme les Musées de la Ville, qui ont battu des records de fréquentation », souligne le président du Mucem. « En ces temps compliqués où l’on parle les uns contre les autres, le Mucem est un refuge, un lieu où l’on peut prendre le temps », estime celui qui est à la tête d’un musée dont la moyenne d’âge des visiteurs est passée « en trois ans, sous la barre des 40 ans ». Et de préciser encore : « En 2025, il y a eu une augmentation de 15% de visiteurs qui venaient des quartiers nord. »
Au moment de lui emboîter le pas, Marie-Charlotte Calafat salue quant à elle la politique d’acquisition du Mucem en 2025, des costumes des Jeux olympiques de Paris 2024 aux objets des 3G, le bar associatif lesbien de la rue Saint-Pierre qui a fermé ses portes la même année, « valorisés immédiatement à travers des expositions ». La directrice scientifique et des collections du musée d’État souligne ainsi la nécessité pour le Mucem de continuer à « faire vivre les collections et de les confronter aux enjeux contemporains. Un musée attentif aux mémoires, aux luttes et aux enjeux politiques et culturels de notre temps ».
« Réalités de la maternité »Si les expositions « Don Quichotte – histoire de fou, histoire d’en rire » et « Ferdinandea, l’île éphémère » sont encore abrités en ses murs, respectivement jusqu’au 30 mars et 20 septembre, le Mucem lancera sa première exposition de l’année 2026, le 18 mars, avec « Bonnes mères ». Se voulant « solaire », campe l’une de ses deux commissaires, Caroline Chenu, un parcours autour de la maternité, irrigué pour « un tiers par des collections du Mucem, ethnographiques, anciennes et contemporaines ». Son alter ego Anne-Cécile Mailfert, par ailleurs à l’origine de la création de la Fondation des femmes, qui milite pour les droits des femmes et contre les violences qui leur sont assénées, situe : « En ces temps d’injonctions contradictoires faites aux femmes, entre dénatalité et natalité, l’époque invisibilise ce que vivent les mères. Il est donc temps de parler des réalités de la maternité, de la réalité matérielle du corps des femmes. » Avant d’illustrer son propos par des symboles : « De la mère de Dieu jusqu’à la mère de la patrie, les sociétés ont toujours besoin de figures maternelles. Elles sont au sommet des églises mais pas à leur tête. Et Marianne est la représentation idéale de la République, alors que les femmes en étaient exclues jusqu’au XIXe siècle. »
Mode, images et MayotteLe Mucem proposera ensuite, à partir du 20 mai, l’exposition « Mossi Traoré, la mode aussi ». Avec l’idée, précise ce styliste parisien, de « rendre la mode et les musées accessibles aux publics des quartiers populaires ». Un parcours aux multiples ambitions, parmi lesquelles celles de « faire revivre [sa] perception et passion du football de [son] enfance avant ses dérives » actuelles, de mettre en avant les « collaborations entre artistes et artisans d’art » ou encore de montrer ses « collections en hommage aux éboueurs de la ville de Paris ».
Deux autres expositions seront programmées à partir de l’automne : « Manger les images », autour de la surabondance d’iconographies en tous genres, de l’Antiquité à nos jours, et de la façon dont on les consomme autrement qu’avec le regard, ainsi que « Mayotte, Maoré – La rencontre des mondes ». Un parcours qui retrace l’histoire de cette île de l’océan indien, véritable « carrefour où les mondes se croisent et s’influencent », résume Abdoul-Karime Ben Saïd, directeur du Musée de Mayotte.
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![[Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/b6a3a02caa69033151d67ca6908bfa53.jpg)
[Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde
Un début en fanfare pour cette nouvelle édition de l’Etoile de Bessèges ! Une équipe s’est directement placée au sommet à l’issue de cette première étape et ce n’est pas l’une que l’on attendait. Les Belges de la Team Flanders Baloise ont tout simplement raflé tout ce qui était possible de rafler. À 20 ans, Tom Crabbe s’est offert la première victoire pro de sa carrière en triomphant en haut de la côte de la Méditerranée, au-dessus de Bellegarde.
La pluie comme invitée de la journéeLe jeune coureur a résisté au redoutable champion de Slovaquie Lukas Kubis et a levé les bras sur la ligne d’arrivée. Vainqueur d’étape, leader des classements par points, des jeunes et du général, le compte est bon. La formation flamande est aussi rentrée à l’hôtel avec le maillot de la montagne grâce au numéro de Victor Vercouillie, impérial toute la journée. Un torrent d’émotions pour les Belges membres de la deuxième division mondiale.
L’une des actrices principales de cette ouverture de l’Etoile 2026 a été la pluie. Un va-et-vient incessant, le ciel attendant même que la course se lance, à 12h30, pour s’énerver. Hormis une accalmie pour les 25 derniers kilomètres, la plupart des coureurs ont passé leur après-midi avec un K-way noir sur les épaules. Bref, dès le kilomètre 0, quatre hommes ont pris la poudre d’escampette. Cette échappée était déjà la bonne puisque le peloton a laissé champ libre rapidement. Quelques-unes des plus petites équipes alignées étaient représentées avec Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur), Nils Aebersold (Elite Fondations) et Victor Vercouillie (Team Flanders Baloise).
Ces quatre-là vont donc passer du temps ensemble puisque le peloton a choisi de laisser filer. Plus d’une minute après quelques bornes, une autre supplémentaire à mi-course et même près de quatre minutes après 100 kilomètres. Que l’échappée aille au bout était une réelle possibilité sur ce circuit autour de la commune de Bellegarde. L’entente était excellente entre les fuyards, qui roulaient et se relayaient de manière coordonnée. Ils savaient que seule cette manière de faire pourrait leur offrir un succès lors de cette première étape. Samuel Leroux, de la Total Energies, a bien tenté de partir en contre et rejoindre ce premier groupe, en vain. Ce dernier ne reprenait pas assez de temps et ses efforts étaient trop importants pour espérer quoi que ce soit dans le final.
Il a manqué 400 mètres à l’échappéeEn quelque sorte, le peloton a joué avec le feu sous ce fort crachin. Deux minutes, c’était encore l’écart à 25 kilomètres. Il fallait s’activer et s’entendre en tête du groupe de chasse pour revenir sur ce quatuor. La Decathlon – CMA CGM et Unibet Rose Rockets ont finalement pointé le bout de leur nez. Un peu aidé par la Groupama – FDJ United, les trois équipes françaises ont réduit la marge des échappées. La vingtaine de secondes dans le final a été rapidement comblée. Le trio – puisque Jaakko Hänninen a lâché prise un peu plus tôt – s’approchait de la dernière bosse quand il a commencé à sentir le souffle de leurs poursuivants.
Justement, ce dernier kilomètre était difficile et a permis ce retour rapide. La côte de la Méditerranée, c’est 700 mètres à près de 8% de moyenne et un pic à 15%, impressionnant même lors d’un passage en voiture. Le plan de cette échappée est tombé à l’eau à 400 mètres du but. Passé en tête des deux premières montées ici-même, Victor Vercouillie a longtemps cru à la victoire, mais a été rattrapé.
Dans son sillage, c’est son coéquipier Tom Crabbe qui a jailli pour sortir du groupe et prendre l’avantage. Le jeune belge a été suivi par Lukas Kubis, le Slovaque des Rockets, mais le premier cité a été plus fort sur le replat au sommet. Une joie forcément contagieuse après son arrivée, lui qui l’emporte pour la toute première fois au plus haut niveau. Une sacrée première. Dans ce bazar, le duo a terminé devant sept coureurs français. Les Bucco-Rhodaniens Clément Izquierdo et Maxime Decomble finissent 3e et 4e. Paul Lapeira, déjà en vue, dimanche, à Marseille, est 5e, juste devant Sandy Dujardin.
Tom Crabbe succède au palmarès, à Bellegarde, à Paul Magnier et Arnaud De Lie, deux hommes qui sont devenus des pointures après leur passage dans le Gard. Journée pluvieuse, journée victorieuse pour la Team Flanders Baloise, le maillot corail de leader du classement général est bien pour leur équipe après le premier des cinq jours de course.
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Le dernier conseil municipal à Martigues voit le contournement en vert
En une heure, c’était fini. Le dernier conseil municipal de la mandature fut expéditif, avec 26 questions à l’ordre du jour ce mercredi soir. Et – presque – aucun débat, dans une sérénité peu commune à l’exercice.
Malgré tout, une délibération importante pour l’évolution de Martigues a été votée, s’agissant des mesures compensatoires devant être prises pour deux grands projets : le contournement autoroutier de Martigues – Port-de-Bouc et le nouveau collège Marcel Pagnol. L’adjoint à l’environnement Florian Salazar-Martin (PCF) rapporte qu’« il s’agit d’approuver une Obligation réelle environnementale [ORE], un dispositif foncier de protection des espaces naturels et de reconquête de la biodiversité » que la majorité propose de contractualiser entre la Ville et l’État pour les 50 ans qui viennent.
Le contournement autoroutier impacte 80 hectares d’espaces naturels, où se situent 267 espèces végétales dont 14 protégées et 27 patrimoniales, ainsi que 124 espèces animales d’après l’inventaire de l’Autorité environnementale. Le Collège Pagnol est associé à la démarche avec 5 hectares artificialisés. L’adjoint se félicite d’« avoir pu compenser sur notre territoire, ce qui prouve la richesse de notre biodiversité » d’après l’élu.
Compensations localesFrédéric Grimaud (LFI) est le seul à désapprouver. « Je suis très sceptique sur la démarche de détruire un espace naturel et de faire des compensations », explique le conseiller municipal d’opposition. « Je reste persuadé que le meilleur moyen de protéger la biodiversité est de ne pas construire d’autoroute », argumente-t-il, s’abstenant avec Anne-Marie Sudry (GRS).
Sur le territoire de la ville, 70 hectares sont compensés sur les lieux-dits du Maquénéou, du Vallon du Pauvre homme et de la Plaine de Saint-Macaire, 20 autres le sont sur parcelle d’État ou de la Métropole. « La Dréal Nous laissera la possibilité d’entretenir et de reconquérir ces espaces avec l’aide de ces services techniques », a précisé Florian Salazar-Martin en préambule.
D’après le document soumis au vote, « la proximité géographique des parcelles accueillant les mesures compensatoires environnementales permet d’assurer la préservation et le retour des espèces dans le même bassin fonctionnel présentant des habitats similaires ».
Au sortir du dernier conseil municipal de la mandature, le maire (PCF) Gaby Charroux a fait état des « 52 Conseils municipaux depuis 2020, pour 2042 délibérations, parmi lesquelles 1 329 adoptées à l’unanimité, soit 65% ». « Un chiffre pas anodin qui témoigne la qualité du travail accompli au-delà des sensibilités pour faire avancer la ville dans l’intérêt général » selon l’édile, qui remercie l’ensemble des services municipaux avec les applaudissements de tout le conseil municipal… Sauf le RN.
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Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne
Le préfet de région Jacques Witkowski a indiqué mercredi lors d’un point presse vouloir relancer la lutte contre l’habitat indigne. « C’est une volonté collective, un engagement et une vraie préoccupation presque philosophique de ma part », a signifié le préfet fort d’une culture opérationnelle sur le sujet.
Le diagnostic est sombre. « On voit bien quand on traverse la ville que nombre d’habitats ne sont plus aux normes du temps et dans ce lot, certains sont incompatibles avec de l’habitat digne. La catastrophe de la rue d’Aubagne a été l’exégèse et un détonateur pour tous. On a un taux d’indignité de logements considérable », observe le préfet pour qui « la réalité dépasse de beaucoup les 60 000 logements indignes identifiés dans les Bouches-du-Rhône ».
D’où la « volonté politique interne » affichée d’avancer et de « travailler en synergie ». Si un regain notable est observé sur les arrêtés préfectoraux de traitement de l’insalubrité (70 nouveaux arrêtés lançant la procédure publiés en 2025 dont 39 à Marseille), le constat d’une dispersion des compétences entre les différents services (ARS, DDTM, etc.) pèse, « là où il faudrait au contraire les regrouper avec tous les moyens budgétaires comme je l’ai fait en Seine-Saint Denis », a lancé le préfet. À peine débarqué, il a créé à titre expérimental une « mission interservices de lutte contre l’habitat indigne » confiée à une commissaire divisionnaire.
Le préfet veut mobiliser des services opérationnels comme les pompiers, les policiers, les gendarmes, les agents EDF-GRDF, les opérateurs de fibre pour remonter des alertes. « J’ai souhaité qu’on s’intéresse aux agences de location qui louent sciemment des locaux inhabitables en l‘état », dévoile le préfet qui « sans vouloir jeter l’anathème sur une profession » annonce une campagne de « contrôles au titre de la répression des fraudes car les agences sont responsables de ce qu’elles proposent à la location ».
« Pas de cadeau, pas de quartier ! »Les services fiscaux sont mis dans la boucle. « Un propriétaire déviant, on va lui faire la totalité des urines comme on disait au XVIe siècle. Pas de cadeau, pas de quartier comme on disait au temps des corsaires. Le fisc doit s’intéresser à ces gens mais aussi la justice, la répression des fraudes, la préfecture bien sûr, les communes, les bailleurs sociaux », poursuit le représentant de l’État qui sait que « les outils ne sont pas encore totalement parfaits ». Le relogement des victimes d’habitat indigne reste problématique en cas de carence des propriétaires, les occupants n’étant pas prioritaires dans les dispositifs. « C’est un sujet ancien. On s’organise pour avancer collectivement. »
À propos de la mise aux enchères par les Domaines sur la plateforme Agorastore d’une cave proposée à l’habitation (la Marseillaise du 29 janvier). « C’est complètement dingue, je ne peux pas le dire autrement, réagit le préfet. On ne cautionne absolument pas ce genre de choses. Ce n’est pas possible qu’en voulant bien faire, on se prenne les pieds dans le tapis. »
S’agissant des projets de rénovation urbaine, le préfet sait combien ils suscitent « beaucoup d’attente assez frustrante », mais que « là les grues arrivent. 2026 sera une année importante ». Les Bouches-du-Rhône comptent 19 projets Anru dont 10 à Marseille pour un montant global de 850 millions d’euros. À ce jour, on est à 82% des engagements de crédit avec fin juin 2026 comme date butoir. « Les projets sont à peu près stabilisés. La métropole et les villes sont en train de caler les cahiers des charges et les calendriers pour le choix des maîtres d’œuvre », signale la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard. « Nous allons passer au premier trimestre à la démolition de la tour B de Campagne Lévèque. » Suivront la Bricarde et la Castellane. Pour anticiper des difficultés liées aux points de deal et aux vols sur les chantiers, un travail est en cours pour doper les marchés publics de clauses d’insertion sociale.


