Category: accueil-third

  • Sète, le logement au cœur de la campagne

    Sète, le logement au cœur de la campagne

    Tourner la page de la droite affairiste de François Commeinhes et offrir de nouvelles perspectives aux Sétois. Tel est le pari des progressistes de l’île singulière qui fut dirigée par la gauche de 1996 à 2001 avec François Liberti (PCF).

    Vingt-cinq ans de droite plus tard, Sète a conservé des atouts : son lido, ses fêtes et festivals, son port développé par la Région… Mais les difficultés l’assaillent. Avec un taux de chômage de 12,7% et un revenu moyen d’à peine 19 960 euros, la précarité a explosé. Le narcotrafic gangrène l’île de Thau. Si Sète regagne des habitants depuis 2024, beaucoup sont retraités : 32% des Sétois le sont, ce qui élève la moyenne d’âge (48 ans au lieu de 37 ans à Montpellier) et réduit la part des actifs (35,5% contre 45%).

    Le logement semble être le nœud du problème, lié au succès touristique de la ville. Il est devenu inaccessible car trop rare et inadapté aux revenus modestes de la population. « On a construit pour les investisseurs, pas pour répondre aux besoins réels », regrette Laura Seguin. Résultat : « Beaucoup de jeunes ne peuvent plus se loger à Sète à l’année », pointe la tête de liste « Nouvelles pages pour Sète ». Soutenue par le PCF, LFI, Les Écologistes, Génération.s ou le Parti occitan, sa liste citoyenne qui assume ses valeurs de gauche promet de « réguler les meublés de tourisme type Airbnb » en instaurant des « seuils » par quartier. La loi Le Meur permet aussi de « réserver les constructions neuves à la résidence principale ». Laura Seguin souhaite accroître l’offre de logements sociaux « à l’échelle de l’Agglo » et faciliter l’accession à la propriété via le bail réel solidaire (BRS). Enfin, la tête de liste veut « mettre l’accent sur la rénovation urbaine du bâti ancien en faisant des avances des aides de l’Anah aux propriétaires ».

    Leurs mesures concrètes

    Soutenu par le PS, Place Publique, le PRG, Génération Écologie et l’Engagement, Sébastien Denaja fait lui aussi du logement une priorité. L’ancien député PS prône des « quotas par quartier » pour les Airbnb et la réduction de la durée de mise en location saisonnière de 120 à 90 jours. « On veut s’inspirer de Michaël Delafosse à Montpellier ». Il compte sur le BRS ou le prêt social location-accession pour favoriser l’accès à la propriété. Il propose des « prêts municipaux à taux zéro et l’interdiction des résidences secondaires dans les programmes neufs ». Sa liste à 80% citoyenne « Sète, allons ensemble » qui va, dit-il, « de la gauche républicaine aux centristes humanistes », a l’intention de construire du logement social. Pour favoriser le « turnover » dans le parc public, Sébastien Denaja compte sur une « bourse d’échange entre locataires, des déménagements clé en main pour les seniors ou un encadrement des loyers temporaires ». Mais pour le conseiller régional PS, « le logement se réglera d’abord par le travail ». « La création d’emplois c’est la base. » S. Denaja mise sur le développement de l’économie portuaire, imagine une « technopole de l’économie bleue » et un tourisme mieux réparti sur l’année.

    De son côté, Laura Seguin veut freiner le « tout tourisme », qui « confisque une partie de l’espace public, produit de l’emploi saisonnier précaire ainsi qu’une dépendance à la voiture ». La chercheuse en sociologie veut repenser le quartier Est pour l’économie en « favorisant l’installation d’entreprises culturelles et créatives », des métiers d’avenir dans la transition écologique, l’économie sociale et solidaire, le recyclage des déchets ou l’économie maritime (entretien des bateaux). Face à la crise conchylicole, elle propose de créer un espace dégustation au port du Barrou et de « protéger l’étang en investissant dans les réseaux d’assainissement défaillants ». Enfin, Laura Seguin mise sur la commande publique pour créer de l’emploi grâce aux retours en régies (lire ci-dessous).

    Sur le volet social, S. Denaja promet un « grand plan contre la solitude et l’isolement ». Il veut « recréer du lien en ville » via des maisons pour tous, des bancs, des abris bus avec toit, des petits terrains couverts de pétanque ou encore un « foyer de restauration intergénérationnel en cœur de ville ». Pas de « projet pharaonique », les finances étriquées de la Ville (+30% de dette en 6 ans) nécessitant du « sérieux » dit-il. L. Seguin assure, elle, avoir les marges de manœuvre (150 000 euros) pour offrir la cantine à « tous les enfants » et vise la gratuité des transports en commun. « On le défendra à l’Agglo. »

  • Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un vrai temps de grenouille ! Voilà bien longtemps que bottes, imperméables et parapluies n’avaient pas été aussi tendance dans la garde-robe hivernale des Héraultais et des Gardois… Ça n’aura échappé à personne : en décembre et janvier, le ciel s’est épanché comme jamais, ou presque.

    Sur ces deux premiers mois d’hiver 2026, « les précipitations représentent quatre fois la normale à Montpellier et 2,7 fois à Nîmes », indique Florence Vaysse, de Météo France. Avec notamment un mois de décembre exceptionnellement pluvieux, « record à l’échelle de chaque département depuis 1960 », souligne la référente territoriale pour l’ex Languedoc-Roussillon. « Les précipitations mensuelles de décembre 2025 représentent 3 à 5 fois la normale dans l’Hérault (5 fois sur la région de Montpellier) et 2 à 3 fois la normale dans le Gard (4 fois le long du Vidourle d’Aigues-Mortes à Villevieille) », précise Florence Vaysse. Le mois de janvier se démarque lui aussi des précipitations moyennes habituellement enregistrées à cette période, mais dans des proportions un peu moindres : 2 à 4 fois la normale dans l’Hérault et 2 à 3 fois la normale dans le Gard.

    Deux épisodes ont été particulièrement remarquables : l’un au mois de décembre, juste avant Noël, du 19 au 23 du 19 au 23 décembre et l’autre un mois plus tard, du 17 au 19 janvier. Décembre et janvier confondus, « cela faisait plus de 45 ans qu’on n’avait pas connu un tel cumul dans l’Hérault (439,7 mm enregistrés à la station de Montpellier-aéroport) et près de 30 ans dans le Gard (239,9 mm à Nîmes-Courbessac) », indique Florence Vaysse.

    Nappes phréatiques :

    « des situations favorables à très favorables »

    Le bilan est d’autant plus marquant dans l’Hérault « que cet hiver très pluvieux succède à 7 hivers secs ». De quoi requinquer les nappes phréatiques, cette période de pluie ayant été répartie dans le temps (les jours de pluie ont été nombreux) et l’intensité des épisodes, limitée. « Lors des épisodes cévenols ou méditerranéens, on peut avoir 100 à 200 mm de pluie dans la journée. Du fait des très fortes intensités, l’eau n’a pas le temps de s’infiltrer dans les sols et les nappes, il y a beaucoup de ruissellement », explique Perrine Fleury, hydrogéologue du BRGM. « Là au contraire, on a les épisodes ont duré plusieurs jours, donc à chaque fois on a eu beaucoup plus de temps pour que ça s’infiltre. La recharge des nappes est donc beaucoup plus efficace que si tout était tombé en une seule journée », détaille l’hydrogéologue.

    « Les niveaux des nappes phréatiques sont partout à la hausse, avec des situations favorables à très favorables à l’échelle de l’Hérault comme du Gard », poursuit-elle. « On est sur les niveaux d’une situation décennale humide, c’est-à-dire que l’on n’observe qu’1 année sur 10. » Les stocks sont donc en train de se reconstituer largement. La préfecture de l’Hérault a d’ailleurs levé, le 5 février, toutes les restrictions relatives aux usages de l’eau dans le département.

    Il faut dire que la saison – automne et hiver – est propice au rechargement des nappes : « Les végétaux consomment beaucoup moins d’eau. Laquelle peut donc s’infiltrer plus facilement dans les sols. » Pour autant, « on va tout de même avoir besoin de précipitations au printemps, puisque les nappes se vidangent : les pluies qui s’infiltrent maintenant vont s’écouler en souterrain, alimenter les cours d’eau pendant les mois à venir. Cela dit, vu le niveau très haut actuellement, même s’il ne pleut pas beaucoup on ne devrait pas être sur des sécheresses comme on a pu les observer ces 2-3 dernières années », estime Perrine Fleury. Pour l’heure l’hiver n’est pas terminé. Météo France prévoit notamment encore un temps perturbé, donc pluvieux, sur la première quinzaine de février. Avec un message de vigilance martelé par Florence Vaysse : « Les épisodes méditerranéens et cévenols sont plus fréquents en automne, mais ils peuvent aussi se produire en hiver et au printemps. Cet hiver 2026 nous le rappelle ! Il faut rester prudent. Dans l’Hérault, on se souvient du drame de Puisserguier le 28 janvier 1996. »

    Amélie Goursaud

  • Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    Fadelha Benammar-Koly : « Nous sommes la liste des solutions »

    La Marseillaise : Comment se sont déroulées les discussions après l’annonce de Gaëlle Lévêque ?

    Fadelha Benammar-Koly : Nous nous sommes assez rapidement entendus pour partir sur un binôme d’élues issues de la majorité, à savoir Nathalie Rocoplan et moi. Il y a six mois, je n’étais candidate à rien, donc il a fallu se poser la question. Beaucoup de travail a été fait dans la précédente mandature, mais il en reste encore beaucoup. Nous avions envie de poursuivre ce qui a déjà été mené et de continuer l’union que nous avions avec d’autres forces à gauche.

    Quelles sont vos priorités ?

    F.B.-K. : Nous en avons cinq ! D’abord « une ville qui bouge », qui concerne l’économie, la mobilité, la culture et le sport. « Une ville qui protège », avec les questions de sécurité mais pas que car la protection c’est aussi le logement et la santé. « Une ville belle », avec l’occupation de l’espace public pour tout le monde. « Une ville fraternelle » car la solidarité est un pilier de la ville de Lodève et nous avons par exemple un plan de lutte contre la solitude. Et enfin « une ville qui dialogue », parce que les gens veulent s’impliquer et être entendus. Je crois beaucoup au trio élus, agents et citoyens. Nous sommes la liste des solutions.

    En quoi êtes-vous en rupture avec la municipalité sortante ?

    F.B.-K. : Nous aurons une liste renouvelée aux deux tiers. Il y a une envie de renouveau dans la ville et c’est normal. Nous sommes là pour concrétiser ce renouveau tout comme la continuité est importante car des projets et des programmes ont été enclenchés et il faut les mener à terme. C’est le cas pour le parc municipal ou le pôle d’échanges multimodal par exemple. Nous voulons aussi qu’il y ait plus de dialogue avec la population.

    Quelles sont vos propositions pour le cœur de ville ?

    F.B.-K. : J’ai pu faire un tour du centre avec un paysagiste et je me suis rendue compte que le centre-ville n’était pas bien identifié. Il y a tout un travail de signalétique à réaliser pour qu’il devienne une balade. Les aménagements piétons doivent aussi être revus. Et il faut revoir également le plan de stationnement pour pouvoir consommer dans les commerces de proximité.

    Pourquoi l’union avec l’ancien député insoumis Sébastien Rome n’a pas été possible ?

    F.B.-K. : Quand on veut l’union, on montre une attitude favorable à l’union. L’union existe avec notre liste qui s’appuie sur des socialistes, des communistes, des citoyens, Génération.s et peut-être demain les écologistes. Sébastien Rome veut l’union de la gauche derrière lui. Ce n’est pas une posture d’humilité, d’autant que tout le monde est uni et qu’il n’y en a qu’un qui est à l’extérieur.

  • À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve-lès-Avignon, la campagne municipale s’installe dans un climat de plus en plus politique. Deux visions de la ville s’affrontent frontalement. Maire depuis 2020, Pascale Bories (LR) brigue un second mandat avec la liste « Villeneuve avance », dans la continuité de la majorité de droite en place depuis plus de vingt ans. Si l’édile sortante revendique un bilan axé sur le cadre de vie, la sécurité et l’attractivité, sa gestion est aujourd’hui critiquée : fiscalité parmi les plus élevées du département, équipements municipaux fragilisés, difficultés persistantes des commerçants du centre ancien.

    Face à cette continuité assumée, Anne Daniel, conseillère municipale d’opposition et militante écologiste, conduit la liste citoyenne « Parce que j’aime Villeneuve ». Professeure des écoles et engagée sur les questions d’inclusion, elle incarne une alternative ancrée à gauche. Son projet met en cause une fiscalité jugée déconnectée des services rendus, ainsi qu’une politique d’urbanisme accusée d’alimenter la spéculation immobilière au détriment de l’habitat permanent et des jeunes actifs.

    Centre-ville en souffrance

    La mobilisation récente des commerçants du centre historique, auteurs d’une lettre ouverte aux candidates, illustre l’inquiétude grandissante face à la baisse de fréquentation et à la fragilité économique locale. Elle met en lumière un enjeu central de ce scrutin : celui d’une ville attractive pour les touristes mais de plus en plus difficile à vivre pour ses habitants à l’année.

  • Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Lodève : La gauche veut rester aux commandes

    Je suis inquiète. Ils disent qu’ils vont tout changer dans le centre-ville et que si le tabac n’a pas ouvert depuis trois semaines, c’est la faute de la mairie », lance, paniquée, Françoise en apercevant Fadelha Benammar-Koly déambuler dans le centre-ville de Lodève. « Ne t’inquiète pas », lui rétorque avec son habituel grand sourire celle qui est également élue régionale et que l’on dit proche de Carole Delga. La conseillère municipale socialiste ne passe pas inaperçue dans sa ville. Elle qui a grandi dans cette ancienne cité industrielle se souvient avoir joué dans la Grande rue et dans l’impasse surnommée par les bambins « le fond ». Aujourd’hui, elle vit toujours dans le cœur du village et elle ne peut faire deux pas sans être interpellée.

    « Ça, c’est une boulangerie extraordinaire qui n’est ouverte que deux fois par semaine. Ils ont tout compris. Regardez le monde qu’il y a. Ici, c’est la ressourcerie, qui fait partie du dispositif Zéro chômage », détaille-t-elle. Comme beaucoup de villes moyennes excentrées d’un grand pôle urbain, Lodève est particulièrement touchée par le chômage, qui culmine à 13,6%, soit près du double du niveau national. Pour tenter d’enrayer ce phénomène, le dispositif « Zéro chômage » s’appuie sur l’association L’abeille verte, qui a permis d’embaucher 160 personnes en CDI. « La ressourcerie n’est que l’une des treize activités que nous avons », explique Florent Cottinet, qui gère l’association. « Sur les 1 000 personnes sans emploi à Lodève, 500 sont déjà venues nous voir. Nous sommes très sollicités car beaucoup de Lodévois veulent travailler à Lodève. Il y a un vrai sujet de mobilité ».

    L’Abeille verte sera aussi au cœur d’une visite samedi 7 février du candidat Sébastien Rome accompagné pour l’occasion de Manuel Bompard, le coordinateur national de la France insoumise. L’ancien député de la circonscription a officialisé sa candidature à Lodève début janvier « pour changer Lodève ». Ancien adjoint de feu la maire socialiste Marie-Christine Bousquet, l’Insoumis est devenu très critique de la majorité sortante, notamment sur le manque d’écoute de la population.

    L’ancien député tape là où ça fait mal, car le manque de dialogue et de démocratie participative est une critique récurrente de la maire Gaëlle Lévèque. la tête de liste PS Fadelha Benammar-Koly l’a d’ailleurs identifié et propose des rencontres avec les habitants toutes les semaines au marché pendant toute la durée du mandat. Sébastien Rome a de son côté détaillé tout un programme pour une « démocratie vivante » qui s’appuie sur un budget participatif, un référendum d’initiative citoyenne locale, l’attribution de la présidence de la commission des finances à l’opposition et la création d’un conseil municipal des jeunes. « Nous voulons aussi que les citoyens puissent poser des questions, avant, après, voire pendant le conseil municipal pour remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants », ajoute-t-il.

    Claude Laateb sans programme pour l’heure

    Face à ces deux listes de gauche, deux candidats de droite ont annoncé leur volonté d’incarner l’alternance. Si le commerçant Jean-Michel Salvador propose en effet une liste « Ambition citoyenne pour Lodève  » , la menace de voir basculer Lodève à droite vient plutôt de Claude Laateb, à la tête de la liste « Lodève Autrement ». Chef d’entreprise et délégué de la Ligue professionnelle de football, le chef de l’opposition au conseil municipal, qui n’est pas encarté dans un parti politique mais assume un ancrage à droite, avait frôlé l’élection en 2020.

    S’il a déjà présenté sa liste, Claude Laateb consulte mais n’assume pour l’instant aucun programme. Il se cantonne à promettre « plus de rigueur dans les dépenses publiques » et la réalisation d’un « audit pour connaître réellement l’état financier de la ville » avant de « faire des promesses ». À un mois et demi du scrutin, le flou règne donc sur les grandes orientations qu’il souhaite mettre en place. « Pendant six ans, pas une idée, pas le moindre travail sur un dossier. Pensez-vous vraiment que donner la ville aux revanchards et aux retourneurs de veste va rétablir l’image de la commune ? », taclait de son côté, auprès de Midi Libre, Sébastien Rome pour évoquer la candidature de Laateb.

    Mais il reste toujours une inconnue avant le scrutin à Lodève : que va faire l’extrême droite ? Si le soutien du Rassemblement National à Claude Laateb a longtemps été évoqué, le candidat aurait finalement refusé tout rapprochement avec le RN. Rangée derrière l’ancien conseiller régional Gérard Maurin en 2020, l’extrême droite avait réalisé 6,45% des voix. Celui-ci travaille à la constitution d’une nouvelle liste mais semble rencontrer des difficultés puisqu’aucune annonce de candidature n’a encore été effectuée.

    « Nous voulons remettre au cœur des débats les préoccupations des habitants »

  • Le grand JT des territoires du 7 février

    Le grand JT des territoires du 7 février

    Sommaire :

    Sécurité sociale : vers la fin du système de protection sociale en 2027. La fragilité économique de notre système est pointée par un député.

    Top départ des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina en Italie avec la découverte des mascottes en peluche de ces J.O. fabriquées en Ille-et-Vilaine.

    Milan c’est aussi la « LVMH Watch week ». Rencontre avec Anthony Ledru PDG de Tiffany & Co et Jean-Christophe Babin PDG de Bvlgari qui présentent les nouveautés de ces marques.

  • Romane Moulai défend sa ceinture mondiale à domicile

    Romane Moulai défend sa ceinture mondiale à domicile

    Romane Moulai est prête. « Je suis au poids et à 200% », confie la Marseillaise. Lors de la pesée, réalisée au sein de l’hôtel de la Région Sud-Paca, la Marseillaise a montré sa volonté de défendre une ceinture mondiale, en catégorie mi-mouche IBO, qui depuis a fait basculer sa carrière dans une autre dimension. « Je vais défendre la ceinture chez moi. Et je promets que ce sera un très beau combat », a-t-elle indiqué.

    Invaincue en sept combats professionnels, dont trois par KO, Romane Moulai va trouver face à elle Althea Shine Pores. Une Philippine mobile, habituée aux grands soirs et rodée aux galas à l’étranger.

    Le combat s’annonce explosif

    « Je suis impatiente de me mesurer à Romane. C’est mon premier championnat du monde, loin de mon pays. Mais j’ai des ambitions », a-t-elle confié. Tandis que pour son entraîneur, « ce combat va lui permettre d’engranger de l’expérience, et revenir plus forte pour ses échéances aux Philippines ».

    Comme Romane, Althea Shine est invaincue sur le circuit professionnel. Et vu leur catégorie, mi-mouche, cela augure d’un combat explosif. « Je vous promets que le combat sera beau. Et si mon adversaire est prête, je le suis mois aussi. Peut-être encore plus », insiste Romane Moulai, pour qui défendre sa ceinture mondiale sera aussi une revanche sur le sort. Elle qui a été privée de championnats du monde amateur pour des tracasseries administratives.

    Pour préparer la défense de sa ceinture mondiale, la Marseillaise a effectué un combat en novembre. à Port Marly, elle a décroché sa septième victoire face à la Vénézuélienne Roxana Colmenarez. Si elle poursuit l’aventure professionnelle, songeant à changer de catégorie, elle a toujours en tête de participer aux Jeux olympiques. Si elle conserve sa ceinture mondiale, elle gagnera en confiance et pourra mieux se projeter sur l’avenir. La réponse après un combat qui se déroulera en dix reprises. Mais qui pourrait être plus court, en cas de KO.

    Son combat sera le point d’orgue d’une soirée de gala organisé par Yacine Berrabah. Dans le cadre d’une soirée « Marseille boxe solidaire ».

    Pour lancer le rendez-vous, six combats amateurs seront proposés, en partenariat avec l’ASCVSH Marseille 16, sous la direction du charismatique Rénald Garrido, véritable pilier du noble art local. Des boxeurs et boxeuses issus de plusieurs clubs de la région Sud viendront défendre leurs couleurs, leurs équipes et leur quartier, dans une ambiance qui fait battre le cœur de Marseille.

    Puis, avant le championnat du monde, un autre rendez-vous sera très attendu. Le combat professionnel de Sandro Spica, programmé en six rounds, prêt à faire parler sa puissance et à rallumer les projecteurs sur sa boxe offensive.

    Samedi, à partir de 19h30,
    Villa M 17 place Louis-Bonneton
    13008 Marseille.

  • Les salariés d’Alinea expriment colère et inquiétude samedi devant le magasin

    Les salariés d’Alinea expriment colère et inquiétude samedi devant le magasin

    Les salariés de l’enseigne d’ameublement et de décoration Alinea sont inquiets, et à juste titre.

    Selon les différentes offres de reprise de l’enseigne Alinea, propriété de la société Néomarché en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier : 148 personnes, sur 249 à Aubagne, dont 59 au magasin et 89 au siège de Napollon, perdraient leur emploi… La « meilleure » offre de reprise « sauverait » 575 des 1 172 salariés au niveau national… La nouvelle a été reçue comme un coup de massue. La « reprise se ferait avec moins d’emplois, moins d’expertise, moins d’accompagnement, et une pression accrue sur les équipes restantes », dénoncent des salariés dans un communiqué non signé appelant au rassemblement ce samedi devant le magasin. « Depuis des années, les salariés travaillent avec une épée de Damocles au-dessus de la tête, décrivent-ils : incertitudes, reports, annonces contradictoires… Aujourd’hui, beaucoup ressentent un paradoxe douloureux : le soulagement que cette attente cesse mais aussi la colère face à un traitement indigne au regard de l’investissement consenti. »

    Et de rentrer dans le vif du sujet : « Quand un grand groupe lié à la plus grande fortune de France annonce qu’il ne peut faire mieux que 5 000 euros par salarié, peut-on encore parler de responsabilité sociale ? », souhaitent-ils questionner publiquement . « Derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes, des familles, des parcours de territoires entiers fragilisés », lancent-ils.

    Négociations en cours

    Rien n’avait véritablement filtré, ce vendredi, des premières heures négociations entre les syndicats CFE-CGC, SEGA, FO, CFTC, et CFDT et la direction, à propos de l’accompagnement des personnes licenciées. Alinea, enseigne créée en 1989 à Avignon, est la propriété de la famille Mulliez. Les propositions de reprises ont été jugées « catastrophiques » par les salariés, selon les mots de Sébastien Laisne, délégué syndical CFDT et salarié du siège social situé dans la zone Napollon, et cité par nos confrères de La Provence. « Des six ou sept offres présentées au tribunal, une seule prévoit la reprise d’une partie des magasins et d’une partie des services centraux », précisait-il, cette semaine. Pour dire.

  • La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    Ce mardi 3 février, une bonne partie de la direction de l’hôpital s’était réunie pour, face à la presse, dresser un plan qui remettrait sur de bons rails le fonctionnement du bloc opératoire. Elle évoquait notamment un possible biais de neutralité d’un rapport produit par un cabinet agréé, qui décrit des conditions de travail difficiles au bloc opératoire. « Face à la tentative de discréditer une expertise indépendante, voulue par le personnel, un petit rappel s’impose », réagit la CGT ce vendredi 6 février dans un communiqué.

    Elle assure qu’évoquer l’appartenance de l’expert qui a réalisé l’enquête à la CGT dans un autre département a été fait « dans l’optique de créer une division entre les organisations syndicales du Centre Hospitalier d’Avignon ».

    Vote unanime

    En préambule, le syndicat rappelle que le cabinet d’expertise est agréé Qualianor, que « l’expert est sociologue bac +5, avec 15 ans d’expérience » ou encore que l’expertise « repose sur 49 entretiens, des observations de terrain et des données institutionnelles ».

    Une formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du centre hospitalier s’est également tenue ce jeudi 5 février. Y a été présenté au personnel « un processus de coconstruction qui doit déboucher sur un plan d’action attendu depuis trop longtemps », précise la CGT. Ce plan avait été détaillé par l’équipe de direction de l’établissement de santé en ce début de semaine. Y figurent de nombreuses actions, dont une nouvelle organisation, « qui est un socle pour sortir de la crise », confiait notamment le docteur Vincent Pestre, président de la commission médicale d’établissement (CME).

  • La CGT place « le droit à la communication » au cœur du débat

    La CGT place « le droit à la communication » au cœur du débat

    Un candidat sans projet pour le droit à la communication est un candidat déjà dépassé. » Le message est passé. Le syndicat CGT des Activités postales et de télécommunications (CGT Fapt) et l’Union syndicale des retraités (USR) des Hautes-Alpes lancent une campagne pour interpeller les candidats aux municipales sur l’absence de mesures destinées à réduire la fracture numérique. La fermeture progressive d’infrastructures du service public menace l’inclusion de chaque citoyen. Avec seulement 29 bureaux de Poste pour les 162 communes dans le département (), le droit à la communication représente un enjeu territorial. La cosecrétaire de la CGT 05, Alexandra Pourroy, juge que les programmes électoraux portent « peu » sur cette thématique : « C’est l’étincelle qui a fait démarrer cette campagne. »

    Un kit pour les citoyens

    La CGT Fapt et l’USR 05 s’engagent à interpeller les candidats lors des réunions de campagne des grandes communes. Ces syndicats, qui « ne peuvent pas être présents sur toutes les communes », proposent un kit d’interpellation aux citoyens. Lettre type, argumentaire, chiffres-clés… Ce kit présente « le nécessaire pour pouvoir se faire l’émissaire de cette campagne ».

    La représentante syndicale renchérit : « Le but est de permettre à Monsieur-tout-le-monde de pouvoir intervenir dans cette campagne. »

    Le droit à la communication est menacé lorsque le numérique devient l’unique moyen d’accès aux services. Cela concerne particulièrement les habitants des zones blanches – 20% du territoire départemental – ainsi que les personnes âgées. À titre d’exemple, 33% des usagers déclarent avoir déjà abandonné une démarche administrative en ligne par manque d’accompagnement.

    « Le droit à la communication est un service public. Par définition, c’est plus un impensé de la droite et quelque chose qui doit infuser dans les listes de gauche », note Alexandra Pourroy. Ces revendications s’adressent à tous les candidats du cercle républicain, à l’exception du RN, qui propose « une politique générale complètement opposée à ce que [le syndicat] porte ». La CGT Fapt et l’USR 05 attendent un sursaut de la part des candidats pour réduire cette fracture numérique.