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  • Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    Narcotrafic : le Printemps marseillais cible Delogu

    À travers un communiqué ce mercredi soir, le Printemps marseillais « exige des explications immédiates de Sébastien Delogu » après la publication d’un article du Canard enchaîné, de « nouvelles révélations d’une extrême violence », estime la majorité municipale sortante. L’hebdomadaire satyrique révèle en effet que, selon plusieurs sources judiciaires, le nom du député insoumis apparaît dans une enquête ouverte le mois dernier à Aix-en-Provence. Alors que deux personnes avaient été interpellées lors d’une intervention pour démanteler un point de deal, l’examen du téléphone d’un des suspects a dévoilé des échanges très réguliers avec le candidat Insoumis avec l’évocation à plusieurs reprises de livraisons de « colis », expliquent nos confrères.

    « Manœuvre électorale »

    « Il n’y a absolument rien de concret ou matériel dans ce qui est dit, c’est de la rumeur pour déstabiliser à l’approche d’une élection ! » s’indigne auprès de La Marseillaise l’entourage du parlementaire, qui estime qu’il s’agit là d’une nouvelle offensive médiatique contre les Insoumis. Et d’ajouter que « le Printemps marseillais se déshonore à suivre les manœuvres de Franck Allisio [le candidat du RN, Ndlr.] ». L’extrême droite dès la matinée avait bondi sur la nouvelle pour réclamer des tests de dépistage pour tous les candidats.

    « Dans notre ville ensanglantée par le narcotrafic et alors que la Commission nationale des comptes de campagne et des formations politiques alerte sur le risque d’ingérence des narcotrafiquants dans la campagne des municipales, toute forme de lien avec eux doit être combattue et condamnée avec la plus grande fermeté », insiste de son côté le Printemps marseillais.

  • Nouvelle convocation pour le postier syndicaliste

    Nouvelle convocation pour le postier syndicaliste

    Non à la répression. Liberté syndicale à la Poste. » Devant les locaux de la Poste à Marseille (1er), une immense banderole a été déroulée et une centaine de personnes se sont réunies pour soutenir Yann Quay-Bizet, postier et syndicaliste à Sud PTT 13, convoqué pour une commission de discipline, ce mercredi. Selon les manifestants, la direction lui reproche des prises de paroles inappropriées, qui désorganiseraient le service.

    Convoqué pour la quatrième reprise devant cette commission, le fonctionnaire y voit une nouvelle répression syndicale. « On me reproche d’user de ma liberté d’expression », s’indigne-t-il. Ce syndicaliste a déjà été mis à pied en 2019 et en 2022, pour des raisons similaires. Mais le conseil des prud’hommes de Marseille avait annulé ces décisions, le 30 juin 2025, estimant qu’elles relevaient de « sanctions [qui] contreviennent à la liberté d’action et d’expression syndicale ». Une procédure est également en cours pour une autre mise à pied datant de 2024.

    Dans le Vaucluse, Nicolas Pages et David Roumanille, agents de la Poste et cégétistes, ont été mis à pied il y a quelques semaines. « Ils essayent de nous limiter dans nos visites sur site. Mais comment, en tant que syndicat, on peut agir pour les agents, si on ne nous laisse pas rencontrer les salariés et diffuser les informations sur leurs droits », soupire Nicolas Pages.

    « Il y a une dimension systémique dans ces sanctions, dénonce Yann Quay-Bizet. Pour réorganiser les services, supprimer des postes et laisser des salaires bas (…), ils doivent éradiquer les syndicats, pour faire accepter cette bombe sociale. » Mais pour Gilles Botella, représentant à Sud PTT 33, présent à Marseille ce mercredi, ces sanctions, bien que difficiles, sont porteuses d’un peu d’espoir. « Plus ils nous sanctionnent, plus ça signifie qu’ils ont peur de nous. ça veut dire qu’on fait bien notre travail », sourit-il.

    Contactée, la Poste confirme la convocation de Yann Quay-Bizet, affirmant que « cette instance consultative paritaire statuera sur la nature de la sanction disciplinaire à proposer ».

  • Au Pontet, la guerre interne bloque le conseil municipal

    Au Pontet, la guerre interne bloque le conseil municipal

    Alors que devait se tenir, ce 3 février, le premier conseil municipal de l’année au Pontet, la séance n’a finalement pas eu lieu faute de quorum, seulement 15 élus étant présents sur 33. Alors que la majorité compte 27 élus, la question se pose quant aux raisons d’un tel absentéisme. La réponse se trouve sans doute dans l’échéance municipale qui approche. Joris Hébrard, maire (RN) et candidat à sa réélection, sera notamment opposé à Patrick Suisse, 1er adjoint (ex-RN).

    Il semble que les tensions persistent depuis le retour de l’actuel maire. Élu en 2014 puis en 2020, il avait cédé son siège à Patrick Suisse après son élection comme député en juin 2022. Moins d’un an plus tard, son successeur avait toutefois démissionné, entraînant le retour de Joris Hébrard dans un climat tendu. Lors du vote à bulletin secret du conseil municipal, celui-ci n’avait d’ailleurs recueilli que 17 votes favorables contre 16 abstentions.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité regrette « ces attitudes politiciennes de bas étage très éloignées de l’intérêt général ». Un nouveau conseil est programmé pour ce samedi à 9h30.

    Dans sa réponse, la municipalité cible également Jean-Firmin Bardisa, élu d’opposition et candidat à la tête d’une large liste républicaine allant du PCF à l’UDI : « Constatant que leurs campagnes électorales ne décollent pas, le candidat de la gauche M. Bardisa et l’ancien premier adjoint se sont mis d’accord pour qu’enfin les médias parlent d’eux. M. Bardisa était certes présent, mais sans ses soutiens absents, eux, à dessein afin que le quorum ne soit pas atteint. »

    « Il ne doit pas renvoyer la faute sur l’opposition alors qu’il ne tient plus son équipe. Il fait le Calimero, mais c’était prévisible », rétorque Jean-Firmin Bardisa.

  • [Etoile de Bessèges] Le Belge Tom Crabbe remporte la première étape

    [Etoile de Bessèges] Le Belge Tom Crabbe remporte la première étape

    Sous les averses gardoises, la première étape de l’Etoile de Bessèges a été remportée par le Belge Tom Crabbe (Flanders-Baloise).

    Apres une heure de course, une échappée de quatre coureurs s’est formée, composée de Victor Vercouillie (Team Flanders Baloise), du Finlandais Jaakko Hanninen (Nice Métropole Côte d’Azur), de Léandre Huck (Van Rysel Roubaix) et de Guillaume Bagou (Elite Fondations Cycling Team). Celle-ci a compté jusqu’à 3 minutes d’avance sur le peloton, et Vercouillie a bien failli mener son opération à terme.

    Mais il a été repris à 400 m de l’arrivée, et c’est finalement son jeune coéquipier belge (20 ans) Tom Crabbe, qui s’impose et prend le maillot rouge au terme de cette première étape.

  • [Étoile de Bessèges] Une arrivée en côte dès le premier jour

    [Étoile de Bessèges] Une arrivée en côte dès le premier jour

    Un doux apéritif avant de s’attaquer à l’entrée, au plat de résistance, à l’assiette de fromages et au dessert. Ce mercredi, l’Étoile de Bessèges se lance avec une première étape sans trop de relief entre Bellegarde et Bellegarde (150 km). Le peloton réalisera une quarantaine de kilomètres sur un parcours légèrement bosselé. Les coureurs traverseront d’abord les communes de Redessan et Aramon. Ensuite, les 17 équipes au départ entreront dans un circuit puisque trois passages par la ligne d’arrivée sont prévus. Les villages de Beaucaire et Fourques accueilleront la course avant un premier retour vers Bellegarde.

    Si la majeure partie de cette étape est donc plate, le final semble vouloir offrir du spectacle. 700 mètres à 7,9% de moyenne, c’est ce qui attend les coureurs dans le dernier kilomètre. Cette côte de la Méditerranée, classée en troisième catégorie par les organisateurs, sera à franchir deux fois. Des points seront donc attribués au classement de la montagne avant que les principaux intéressés ne se disputent pas le premier maillot de leader de l’Étoile de Bessèges 2026.

    Un sprinteur ou un puncheur pour la victoire

    L’avenue de la Méditerranée sera donc l’hôte des derniers hectomètres de la première journée. Elle est située au sud-ouest de Bellegarde, à la sortie de la ville, dans un quartier plutôt pavillonnaire. Il y a de l’incertitude autour de cette arrivée car 700 mètres, c’est court, mais 7,9%, c’est raide. Est-ce que les sprinteurs pourront être amenés dans un fauteuil par leurs équipiers ? La victoire se jouera-t-elle entre puncheurs ? Plusieurs questions se posent sur le profil du potentiel vainqueur. Est-ce qu’un Dylan Groenewegen peut s’imposer ou alors, dans les derniers mètres, nous retrouverons plus des Paul Lapeira, Ewen Costiou, Dylan Teuns ou encore Sandy Dujardin ?

    Ce mercredi soir, nous saurons quelle équipe a le mieux géré ce final particulier et qui sera donc le premier leader de l’Étoile de Bessèges. Le classement général ne se jouera sans doute pas ici, mais certains peuvent perdre gros d’entrée de jeu en cas d’incidents ou de méforme immédiate.

    1ère étape entre Bellegarde et Bellegarde (150 km). Départ à 12h30, arrivée prévue à 16h

  • Ce que cachent ces listes dites « sans étiquette, apolitiques »

    Ce que cachent ces listes dites « sans étiquette, apolitiques »

    « Apartisanes, apolitiques, transpartisanes, citoyennes ». À deux mois des municipales, on ne compte plus les listes qui se prétendent « sans étiquette ». À première vue, c’est un non-sens. Pourquoi se présenter au suffrage universel si l’on n’a pas d’idées politiques à défendre ? Autant ouvrir une boucherie vegan.

    En creusant un peu le sujet, on vous répond qu’il s’agit de « défendre de l’intérêt général des habitants ». Encore une lapalissade. Qui oserait candidater en expliquant vouloir défendre des intérêts personnels ? Se servir plutôt que servir. « C’est une façon de ne rien dire, de n’effaroucher personne », explique Michel Crespy. Le politologue montpelliérain confirme la multiplication de ces dénominations fourre-tout. Il explique essentiellement le phénomène par la défiance grandissante des citoyens vis-à-vis des partis politiques, quelle que soit leur tendance. « Ce sont les institutions dans lesquelles les Français ont le moins confiance, à peine 15%. S’afficher, c’est se couper d’emblée d’une partie de l’électorat ». Michel Crespy ajoute que « plus la commune est petite, moins les listes sont étiquetées ». Au contraire des villes, on y vote moins pour des logos que pour des personnalités locales connues.

    En apparence vide de sens, ces absences d’étiquette sont donc calculées. Une stratégie de « faux nez » le plus souvent utilisée par la droite et de plus en plus l’extrême droite jusque dans des petites villes. Si la gauche n’y échappe pas complètement c’est parce que « souvent les partis ne présentent plus de candidats », observe Michel Crespy. Néanmoins l’étiquette divers gauche ou union de la gauche reste plus assumée que divers droite ou extrême droite. Quoi qu’il en soit, toutes les listes déposées (avant le 26 février) seront a priori catégorisées, comme en 2020, dans les communes de plus de 3 500 habitants. Pour des besoins de statistiques nationales, les préfectures apportent une « nuance » : écologiste, divers centre, divers droite, extrême droite… Laquelle « diffère de l’étiquette déclarée librement par le candidat sur le Cerfa »… Et la préfecture de l’Hérault de préciser : « La nuance est attribuée unilatéralement par l’administration, en fonction de critères objectifs. » Aux électeurs d’être attentifs pour savoir pour qui ils votent vraiment.

  • Crise sanitaire : la filière conchylicole de Thau en apnée

    Crise sanitaire : la filière conchylicole de Thau en apnée

    L’annonce est tombée le 22 janvier, au terme d’une nouvelle réunion entre conchyliculteurs et représentants publics : la fermeture sanitaire de l’étang de Thau est prolongée d’au moins un mois à compter du 20 janvier. Les analyses demeurent défavorables après les pluies du week-end précédent, et aucune date de reprise n’est avancée. La préfecture le rappelle : la levée de l’interdiction dépendra uniquement de résultats sanitaires. Or derrière cette décision administrative se cache une question plus lourde : celle de la protection réelle de la population face à une contamination. Depuis fin décembre, les autorités évoquent la détection de norovirus dans les coquillages, responsable de gastro-entérites, particulièrement dangereux pour les personnes fragiles, âgées ou immunodéprimées. L’interdiction de vente n’est donc pas un simple outil de gestion économique : c’est un acte de protection sanitaire, qui vise à éviter des intoxications alimentaires à grande échelle. Sur ce point, même les professionnels le reconnaissent. Fabrice Grillon, directeur du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée, le rappelle : « Oui, c’est une catastrophe économique », mais la priorité reste de « protéger les consommateurs. »

    C’est précisément là que le débat s’intensifie. Pour les acteurs du territoire, la crise – la troisième depuis 2022 – ne peut pas être analysée uniquement comme une succession d’aléas naturels. Henri Loison, président du Comité des usagers du bassin de Thau du cycle de l’eau, parle clairement d’une crise sanitaire structurelle. Il insiste : « Le traitement des eaux usées est une obligation de santé publique » et cette protection « n’est pas assurée régulièrement. » Autrement dit, si les coquillages deviennent impropres à la consommation, ce n’est pas d’abord parce que le milieu naturel serait « malade », mais parce qu’il reçoit des pollutions d’origine humaine.

    Ce point est central : le norovirus n’apparaît pas spontanément dans une lagune. Sa présence est le marqueur d’une contamination fécale, liée aux rejets d’eaux usées dans le milieu. Les épisodes pluvieux jouent un rôle d’accélérateur : lorsque les réseaux d’assainissement débordent ou fonctionnent mal, ils entraînent vers l’étang des eaux chargées de bactéries. La conséquence est directe : les coquillages, organismes filtreurs, concentrent ces agents pathogènes et deviennent alors un risque pour la santé des consommateurs. La fermeture administrative n’est donc que la dernière barrière d’un système qui a déjà failli en amont.

    La crise de trop ?

    Sur le terrain, cette situation nourrit la colère. Dans les reportages de France 3 Régions diffusés les 21 et 22 janvier, des ostréiculteurs décrivent des exploitations à bout de souffle : « Ça sera la plus grosse crise que j’ai connue en 50 ans de métier », ou encore « 56 jours de fermeture, je n’ai jamais connu ça. » Mais derrière l’urgence économique, leurs propos traduisent aussi une angoisse plus profonde : celle d’être perçus comme responsables d’un risque sanitaire qu’ils subissent, pris en étau par un système d’assainissement qu’ils ne maîtrisent pas.

    Face à la crise, les collectivités annoncent des aides financières : 1,5 million d’euros d’aide directe, exonérations, reports de charges… Un total chiffré à plus de 20 millions d’euros en 2026, incluant des investissements sur les réseaux. Ces mesures apportent un soulagement immédiat, mais elles ne répondent qu’indirectement à la question centrale : comment garantir durablement la sécurité sanitaire des productions et de l’ensemble de la population ?

    Loïc Linarès, président de Sète Agglopôle Méditerranée, a lui-même reconnu la gravité de la situation lors de ses vœux à la presse le 28 janvier, évoquant une crise « dramatique qui pourrait être celle de trop ». Sa proposition de créer un « comité de lagune », réunissant collectivités, État, professionnels et usagers, vise précisément à traiter le problème à la racine : suivre l’état du milieu, planifier les travaux d’assainissement, repenser l’équilibre entre urbanisation et capacité des infrastructures.

    Car l’enjeu dépasse désormais la seule conchyliculture. Si des rejets d’eaux usées peuvent, à chaque épisode pluvieux, rendre impropres à la consommation des produits alimentaires, alors c’est toute la chaîne de protection sanitaire qui est interrogée. La crise de l’étang de Thau agit comme un révélateur : elle montre les limites d’un système d’assainissement sous tension, l’impact direct de ces défaillances sur la santé publique, et la fragilité d’un territoire où l’environnement, l’économie et la santé sont intimement liés. Pour les conchyliculteurs comme pour les habitants du bassin, l’attente est désormais la même : que les annonces se traduisent enfin par des actes structurels, capables d’empêcher que la prochaine pluie ne rouvre, une fois de plus, la même plaie.

  • [Entretien] David Gehant : « Les territoires alpins incarnent l’avenir »

    [Entretien] David Gehant : « Les territoires alpins incarnent l’avenir »

    La Marseillaise : « La Marseillaise » arrive dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes à partir de ce samedi 7 février. Quelle est votre réaction ?

    David Gehant : C’est une très bonne chose ! Je vois d’un très bon œil qu’on puisse valoriser et s’intéresser aux territoires alpins et ruraux. La recherche d’une forme d’équité territoriale est à la base de mon engagement. Je m’y retrouve forcément. Les territoires ruraux ont beaucoup de choses à faire valoir et sortir de l’image qu’on peut en avoir. Les territoires alpins, par beaucoup d’aspects, incarnent l’avenir. Plus il y a d’acteurs médiatiques, mieux c’est d’un point de vue du pluralisme et de la diffusion des informations fiables. À l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, on a besoin de vecteurs d’informations vérifiées et donc l’arrivée dans les Alpes de La Marseillaise, avec une histoire aussi riche que la sienne, y participe. C’est un signe de l’attrait de nos territoires.

    Notre journal n’est pas de la même sensibilité politique que vous, c’est sain pour le débat démocratique ?

    D.G. : Je pense que les questions de sensibilités sont secondaires pour les élus locaux. Pour les journalistes de terrain, ce qui importe c’est avant tout le professionnalisme. Je suis persuadé que ce sera le cas de La Marseillaise. La pluralité des médias est une bonne chose. Plus il y a d’acteurs, plus de voix peuvent s’exprimer, mieux c’est. À l’heure où la vérité est devenue un « point de vue » comme les autres, c’est le cas malheureusement de plus en plus sur les réseaux sociaux, il est nécessaire de pouvoir compter sur des professionnels de l’information. Quand on voit ce que l’IA peut faire, je crains que nous soyons submergés par des fake news, des vidéos, images, voix manipulées. Quelles que soient les sensibilités, cette exigence de vérification des faits est essentielle et doit être largement partagée.

    Quelles sont, selon vous, les préoccupations des habitants de votre département, les sujets prégnants du territoire ?

    D.G. : Je crois que les préoccupations des habitants des Alpes rejoignent celles de l’ensemble de la population. On me parle beaucoup de santé, de sécurité, de logement et de mobilité. La particularité d’ici, c’est les initiatives qui relèvent du système D. Je pense par exemple au centre de soins non-programmés qu’on a mis en place à Forcalquier, qui apporte une solution de santé 7 jours/7 et qui est assez unique en son genre. Ce qui pourrait être intéressant pour un journal comme le vôtre, ce serait de se fonder sur les innovations qui émanent des territoires ruraux dans lesquels on a plus qu’ailleurs le sens de la débrouille et la dimension concrète des choses. On dit souvent que le maire est un élu à portée d’engueulade. C’est encore plus vrai à Forcalquier qu’à Nice ou Marseille. Ici, on ne peut pas ne pas répondre aux attentes de la population. On n’est pas des réserves d’Indiens où on vient en vacances, nous sommes des territoires vivants, novateurs et qui incarnent l’avenir notamment sur la qualité de vie.

    Quel regard portez-vous sur les JO ? Le 05 en bénéficiera plus que le 04 ?

    D.G. : Une personne qui regardera depuis les États-Unis ou la Chine ne va pas se poser la question de quel département accueille les épreuves. Ce sont toutes les Alpes françaises qui deviendront attractives. Et puis la question de l’héritage sera centrale avec la structuration de l’activité ski, du développement de la pratique sportive qui est un sujet de santé publique mais aussi de cohésion sociale. La solidarité, le dépassement de soi, le goût de l’effort sont des valeurs auxquelles je suis très attaché. On a bien vu les retombées des Jeux de Paris dans tous les clubs sportifs. Et le dernier élément de l’héritage, c’est la desserte ferroviaire avec notamment l’axe Marseille-Briançon. Cela va permettre de désenclaver la vallée durancienne.

  • Le rapport sur le bloc opératoire contesté par la direction à Avignon

    Le rapport sur le bloc opératoire contesté par la direction à Avignon

    Dans les locaux de l’administration du centre hospitalier d’Avignon, une douzaine de membres de la direction et du corps médical de l’établissement se sont présentés à la presse au lendemain de la communication d’un rapport d’un cabinet d’expertise agréé qui mettait en avant des « indicateurs alarmants » sur les conditions de travail. « Il a eu un effet de résurgence plutôt négatif car le travail mis en place a été un peu pris à défaut », regrette le docteur Jean-Pierre Meunier, chirurgien et chef de pôle de chirurgie et du bloc opératoire.

    Certains chiffres présentés dans ce même document comme des éléments inquiétants sont notamment contestés, tels que le taux d’absentéisme de 15,10%, qui serait en réalité de 10,81%, « soit, selon le barème du cabinet, un taux normal », assure Pierre Pinzelli, directeur de l’hôpital. Mais aussi le taux de turnover de 43% chez les infirmiers en soins généraux (IDE), de 25% chez les aides-soignants ou de 11% chez les infirmiers anesthésistes, qui serait en réalité respectivement de 10%, de 13% et de 7,5%. Tout en concédant un taux de 50% chez les encadrants d’unité de soins, « qui peut paraître élevé », mais qui serait « sur trois personnes dont l’une part à la retraite », et qu’il y a « une réelle difficulté à recruter des cadres de proximité dans les hôpitaux », précise le centre hospitalier dans sa présentation.

    Une divergence sur les données que l’hôpital explique en remettant en doute la neutralité du rapport d’expertise, en évoquant notamment l’appartenance de l’expert à la CGT. « Un article du règlement sur la déontologie rappelle que l’indépendance du cabinet doit être totale vis-à-vis de l’employeur mais aussi vis-à-vis des représentants du personnel. On ne peut pas passer au-dessus du sujet de la neutralité. La conduite de l’audit est menée par un monsieur impliqué dans diverses mobilisations sociales. Ce n’est pas une critique de la personne car on a bien travaillé ensemble. Mais sur le point idéologique, permettez-moi de faire part d’une petite interrogation », tout en confiant qu’il « ne balaie pas d’un revers de main » tout ce qui y figure.

    Travail en cours

    En amont, une longue présentation du fonctionnement du bloc opératoire, avec les nombreux changements récents, a été donnée par l’équipe de direction, notamment la mise en place depuis plus d’un an d’un « pilotage médico-soignant » du service. « On sort d’un état de crise, donc c’est sûr que tout n’est pas blanc. Mais il faut avancer dans un climat serein et cette situation ternit l’image du bloc. On souhaite ici insister sur la qualité du bloc opératoire car ce qui est décrit blesse ceux qui y travaillent », avance le docteur Vincent Pestre, président de la commission médicale d’établissement (CME).

    Un plan d’action pour « travailler avec l’ensemble des partenaires sociaux » va être présenté lors de la prochaine formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), programmée en février. Il comporte sept propositions de la gouvernance du service, dont certaines convergent avec celles du rapport, telles que la poursuite des recrutements, l’engagement « rapide » de l’analyse du travail, ou la mise en œuvre « rapide » d’un suivi des risques psychosociaux par des professionnels rompus à l’exercice et indépendants. « On ne dit pas que tout va bien. On est sur le chemin pour essayer de régler les problèmes. On pense que l’organisation mise en place est un socle pour sortir de la crise. Plusieurs indicateurs nous le font penser. Nous ne sommes pas dans un état de chaos comme il est décrit par la CGT. Nous sommes toujours face à des difficultés et nous essayons de nous en défaire », ajoute le docteur Vincent Pestre.

  • L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    Historiquement, c’est ici que tout commence. Le passage à la nouvelle année permet de remettre les compteurs à zéro et de se concentrer sur le début de la saison suivante. Arrive le mois de février et petites et grandes formations du peloton mondial sont encore en pleine préparation avant les importantes échéances du printemps puis de l’été. En France, les coureurs ont l’habitude, depuis plusieurs décennies, de mettre le cap vers le sud pour trouver les premières chaleurs. 72 heures seulement après le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, première course du calendrier hexagonal, les équipes sont au départ de l’Étoile de Bessèges.

    Le Gard accueille la première épreuve par étapes de l’année et 2026 ne déroge pas à la règle. Pour cette 56e édition, 150 coureurs répartis dans 17 équipes seront au départ, ce mercredi, à Bellegarde. Cinq jours de compétition sont au programme dans les Cévennes. 650 kilomètres au total avec, en bouquet final de la semaine, un contre-la-montre dans les rues d’Alès qui pourrait décider du vainqueur final de ce Tour.

    Teuns pour succéder à Vauquelin ?

    Directrice historique de l’Étoile, Claudine Fangille garde en tête le traumatisme de Bessèges 2025. Une voiture était entrée en sens inverse sur le tracé, causant une pagaille monstre. Révolté par ces problèmes de sécurité, plus de la moitié du peloton avait plié bagage lors de la troisième étape. « 70 à 80% des routes seront fermées bien au-delà du parcours et presque une heure avant le passage. Seules les voitures qui rouleront dans le sens de la course pourront être autorisées à circuler », précise Patrick Herse, chargé de l’organisation de l’Étoile. Des mesures plus conséquentes cette fois, alors que l’épreuve était bien allée à son terme l’an passé.

    Il était l’un des grands favoris avant même les premiers tours de roues et Kévin Vauquelin avait confirmé sur le vélo. Leader de la défunte Arkea – B&B Hôtels, le Normand s’était nettement imposé au classement général, devançant le Belge Dylan Teuns (Cofidis) d’une minute et 22 secondes. Le Tricolore, désormais chez le mastodonte britannique Ineos Grenadier, ne sera pas aligné cette année, contrairement à Teuns. Le cycliste de 33 ans est un multiple vainqueur sur les Grands Tours et le Gard est incontestablement un terrain à sa convenance. Toujours sous contrat avec les Français de Cofidis, il fait partie des noms à surligner pour la victoire finale.

    Les équipes World Tour, la première division mondiale, sont au nombre de quatre cette année. Ce sont elles qui devraient se disputer cette première place au global et plusieurs coureurs sortent du lot. La Groupama – FDJ United aligne plusieurs redoutables Français avec Ewen Costiou, Cyril Barthe mais aussi le coureur de La Ciotat Maxime Decomble. Alpecin – Premier Tech a décidé d’emmener le Canadien Hugo Houle dans le sud de la France, lui qui possède un beau palmarès. Il est également à l’aise dans l’exercice du contre-la-montre et la bosse finale, à Alès, pourrait aussi lui correspondre.

    Autre nom connu mondialement, celui de Dylan Groenewegen. Le Néerlandais a signé cet hiver chez Unibet Rose Rockets, écurie néerlandaise sous licence française. Le sprinteur aux 78 victoires en carrière (!) peut être un vainqueur d’étape sur l’Étoile. Dans la même équipe, nous retrouvons le champion de Slovaquie Lukas Kubis, toujours tranchant sur un profil vallonné. Ce dernier n’a pas dû cocher qu’une seule étape sur son roadbook.

    Bref, Bessèges est toujours une épreuve atypique dans le paysage du cyclisme mondial. Un événement fonctionnant grâce à la volonté de la famille Fangille, orpheline de Roland depuis cinq ans, mais portant encore l’Étoile à bout de bras. « Heureusement qu’il y a encore des courses comme l’Étoile de Bessèges, organisées par des bénévoles, avec des gens qui ont vraiment envie de faire des choses », nous disait Bernard Hinault il y a quelques jours.

    La liste des engagés

    MBH BANK CSB TELECOMFORT

    Samuele ZOCCARATO

    Christian BAGATIN

    Lorenzo MASCIARELLI

    Davide PERSICO

    Nicolo’ BURATTI

    Matteo AMBROSINI

    Edoardo CIPOLLINI

    TEAM FLANDERS-BALOISE

    Victor VERCOUILLIE

    Siebe DEWEIRDT

    Dylan VANDENSTORME

    Milan LANHOVE

    Tom CRABBE

    Ward VANHOOF

    Vincent VAN HEMELEN

    GROUPAMA-FDJ UNITED

    Ewen COSTIOU

    Lorenzo GERMANI

    Blake AGNOLETTO

    Maxime DECOMBLE

    Victor LOULERGUE

    Cyril BARTHE

    Axel HUENS

    VAN RYSEL-ROUBAIX

    Arnaud TENDON

    Joes OOSTERLINCK

    Joppe HEREMANS

    Kévin AVOINE

    Killian THÉOT

    Daniel Smajkic ARNES

    Léandre HUCK

    UNIBET ROSE ROCKETS

    Wessel MOURIS

    Ronan AUGÉ

    Niklas LARSEN

    Elmar REINDERS

    Dylan GROENEWEGEN

    Lukas KUBIS

    Tomas KOPECKY

    DECATHLON CMA CGM

    Noa ISIDORE

    Jordan LABROSSE

    Kasper HAUGLAND

    Rasmus Søjberg PEDERSEN

    Nate PRINGLE

    Sander DE PESTEL

    Paul LAPEIRA

    CIC PRO CYCLING ACADEMY

    Lenaic LANGELLA

    Léandre LOZOUET

    Similien HAMON

    Mathias SANLAVILLE

    Maël GUÉGAN

    Axel MARIAULT

    Victor GUERNALEC

    ELITE FONDATIONS CYCLING TEAM

    Guillaume BAGOU

    Nils AEBERSOLD

    Arnaud TISSIÈRES

    Valentin DARBELLAY

    Victor JEAN

    Alfred GEORGE

    Jan SOMMER

    ALPECIN-PREMIER TECH

    Ramses DEBRUYNE

    Lennert BELMANS

    Simon DEHAIRS

    Noah RAMSAY

    Hugo HOULE

    Henri UHLIG

    Tobias BAYER

    SOLUTION TECH-NIPPO-RALI

    Franklin ARCHIBOLD

    Matteo REGNANTI

    Ben GRANGER

    Yukiya ARASHIRO

    Alessandro IACCHI

    Alexandre BALMER

    Kamiel BONNEU

    TEAM POLTI VISITMALTA

    Javier SERRANO RODRIGUEZ

    Gabriele RACCAGNI

    Tommaso BESSEGA

    Francisco MUNOZ LLANA

    Dario GIULIANO

    Davide BAIS

    Manuel PENALVER ANIORTE

    PINARELLO-Q36.5 PRO CYCLING TEAM

    Walter CALZONI

    Joseph PIDCOCK

    Kamil MALECKI

    Aimé DE GENDT

    Nicolò PARISINI

    Nickolas ZUKOWSKY

    Xabier Mikel AZPARREN IRURZUN

    LOTTO-INTERMARCHÉ

    Lorenz VAN DE WYNKELE

    Matys GRISEL

    Mathieu KOCKELMANN

    Lorenzo ROTA

    Sébastien GRIGNARD

    Liam SLOCK

    Shunsuke IMAMURA

    COFIDIS

    Oliver KNIGHT

    Clément IZQUIERDO

    Jan MAAS

    Dylan TEUNS

    Paul OURSELIN

    Jenthe BIERMANS

    Alexis RENARD

    TOTALENERGIES

    Nicola MARCEROU

    Alexandre DELETTRE

    Sandy DUJARDIN

    Alexys BRUNEL

    Samuel LEROUX

    Thomas GACHIGNARD

    Valentin RETAILLEAU

    ST-MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER 93

    Axel BOUQUET

    Morne VAN NIEKERK

    Simon GUGLIELMI

    Romain CARDIS

    Jérémy LECROQ

    Yohann SIMON

    Théo DELACROIX

    NICE MÉTROPOLE CÔTE D’AZUR

    Victor PAPON

    Baptiste GILLET

    Clément DAVY

    Laurens HUYS

    Alexander KONIJN

    Jaakko HANNINEN

    Tom MAINGUENAUD

    Palmarès

    • Course d’un jour

    1971 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    1972 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    • Course sans classement général

    1973 Jean-Claude MEUNIER (FRA)

    Cyrille GUIMARD (FRA)

    Robert MINTKIEWICZ (FRA)

    • Courses avec classement général

    1974 Jacques ESCLASSAN (FRA)

    1975 Patrick BEON (FRA)

    1976 Maurice LE GUILLOUX (FRA)

    1977 Willy PLANCKAERT (BEL)

    1978 Dietrich THURAU (ALL)

    1979 Jacques MICHAUD (FRA)

    1980 Francky DE GENDT (BEL)

    1981 Jan RAAS (NED)

    1982 Cees PRIEM (NED)

    1983 Bert OOSTERBOSCH (NED)

    1984 Eddy PLANCKAERT (BEL)

    1985 Guy NULENS (BEL)

    1986 Niki RUTTIMANN (SUI)

    1987 Ronan PENSEC (FRA)

    1988 Adri VAN DER POEL (NED)

    1989 Etienne DE WILDE (BEL)

    1990 Frans MAASSEN (NED)

    1991 Adri WIJNANDS (NED)

    1992 Beat ZBERG (SUI)

    1993 Armand DE LAS CUEVAS (FRA)

    1994 Jean-Paul VAN POPPEL (NED)

    1995 Sergueï OUTCHAKOV (UKR)

    1996 Jan SVORADA (CZE)

    1997 Patrice HALGAND (FRA)

    1998 Jo PLANCKAERT (BEL)

    1999 David LEFEVRE (FRA)

    2000 Jo PLANCKAERT (BEL)

    2001 Nico EECKHOUT (BEL)

    2002 Robbie MC EWEN (AUS)

    2003 Fabio BALDATO (ITA)

    2004 Laurent BROCHARD (FRA)

    2005 Freddy BICHOT (FRA)

    2006 Frederik WILLEMS (BEL)

    2007 Nick NUYENS (BEL)

    2008 Yuri TROFIMOV (RUS)

    2009 Thomas VOECKLER (FRA)

    2010 Samuel DUMOULIN (FRA)

    2011 Anthony RAVARD (FRA)

    2012 Jérome COPPEL (FRA)

    2013 Jonathan HIVERT (FRA)

    2014 Tobias LUDVIGSSON (SUE)

    2015 Bob JUNGELS (LUX)

    2016 Jérome COPPEL (FRA)

    2017 Lilian CALMEJANE (FRA)

    2018 Tony GALLOPIN (FRA)

    2019 Christophe LAPORTE (FRA)

    2020 Benoît COSNEFROY (FRA)

    2021 Tim WELLENS (BEL)

    2022 Benjamin THOMAS (FRA)

    2023 Nelson POWLESS (USA)

    2024 Mads PETERSEN (DAN)

    2025 Kévin VAUQUELIN (FRA)