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  • La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    Clap de fin pour Provence Rugby. Leur défaite dimanche au stade Maurice-David, lors du barrage d’accession en Top 14 face à l’USA Perpignan (24-47), a définitivement condamné les Aixois à rester en Pro D2.

    « C’est étonnant parce qu’on domine 30 minutes, on mène 10-0, ça peut être 17-0, ils prennent un carton orange (32e), mais on manque d’expérience. On est une équipe jeune et on prend deux essais à zéro passe (36e et 39e). Sur le deuxième, on se replace à deux à l’heure. On tourne à 10-14 à la mi-temps alors qu’on doit être devant. En deuxième période, ils sont puissants et efficaces. Ils n’ont rien fait pendant cinquante minutes mais ils mettent quatre essais à zéro passe. C’est dur mais je suis fier de la saison des joueurs », souligne Philippe Saint-André, manager de Provence Rugby, persuadé qu’il faut finir parmi les deux premiers de la saison régulière pour avoir le plus de chances d’accéder au plus haut niveau français.

    « Là, on a joué les six derniers matches (les deux derniers de saison régulière, les trois de phase finale de Pro D2 et l’access-match) comme des finales et on l’a payé. Cet extra-match contre Brive (en barrage) a coûté cher. On a perdu les deux derniers matches, les deux plus importants. Quand on reviendra la saison prochaine, il faudra être plus précis, plus dur sur les intensités. Il faut revenir avec un gros appétit et être plus constants sur notre saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France, conscient que l’affrontement face à Brive a mis un coup à l’énergie des Provençaux.

    Optimisme pour l’avenir

    Cette aventure a quand même conduit les Noirs vers leur première finale de Pro D2, puis vers leur premier barrage d’accession pour accéder en Top 14. « C’était dur, mais je suis très fier de mes joueurs », encense Philippe Saint-André. Il sait que ses protégés ont beaucoup appris cette saison, notamment concernant les habitudes de l’entraîneur. « Ils n’avaient pas l’habitude de s’entraîner comme moi », confie l’ex-ailier de Montferrand. « Ils étaient fatigués. Mais j’ai apprécié cet état d’esprit. J’ai apprécié le leadership de certains joueurs qui se sont distingués. J’ai apprécié le fait que nous ne nous soyons jamais plaints. Même avec 18 joueurs blessés, nous n’avons rien dit. À la fin de la saison, ils ont été incroyables : leur implication, leur travail, leur détermination », enchaîne Saint-André, en espérant que le meilleur est à venir.

    Une vision partagée par les supporters. « On est déçus forcément, mais on apprend encore. On a tous envie d’être en Top 14, mais c’est un long chemin et une réalité sportive différente de la simple envie d’y accéder », estime Adrien, suiveur assidu de l’institution aixoise, optimiste sur l’avenir de son club de cœur. « On est très fier de notre équipe, on a vécu une très belle saison », lance Anne, fan inconditionnelle de Provence Rugby. « La montée en Top 14 se fera un jour. Et on sera là pour les supporter », ajoute-t-elle avec la conviction qu’Aix-en-Provence est devenu une terre de rugby.

  • Les maires appellent à déconstruire la Métropole d’Aix-Marseille

    Les maires appellent à déconstruire la Métropole d’Aix-Marseille

    Après trois heures d’échanges, la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, résumait dans un sourire : « De la Monstropole, nous sommes passés à la nécropole. » Ce lundi après-midi, quatre jours après l’avis budgétaire de la chambre régionale des comptes qui préconisait 118 millions d’euros de coupes dans le budget métropolitain, le président (LR) de l’intercommunalité avait convié les maires du territoire, afin de parler d’une seule voix auprès du préfet de région. Lequel doit désormais arrêter le budget de l’institution après le refus des élus de le voter.

    « Unanimement, l’ensemble des maires de notre Métropole considèrent que le temps est surtout venu que l’État, avec notre soutien, repense le financement des compétences et le périmètre de notre institution », lâche le communiqué final adopté par la conférence métropolitaine des maires, que le président devait adresser au préfet dans la soirée. Dans un œcuménisme résistant aux embardées d’une mise sous tutelle, ceux-ci appellent ainsi à déconstruire l’établissement public né aux forceps, il y a dix ans. De quoi comprendre la satisfaction exprimée à la sortie de l’hémicycle, malgré les 53 millions de dotation de solidarité communautaire (DSC) que la chambre régionale des comptes préconise de retirer aux communes.

    « Il y a une unité qui mérite d’être saluée », appuie Nicolas Isnard à la fin de la conférence des maires. Celui-ci estime toujours avoir choisi le bon chemin : « Sauf si le préfet venait à changer ce qui a été décidé par les magistrats, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour les contribuables métropolitains. » Mais, surtout, après le constat réitéré par la chambre régionale des comptes d’un développement des transports non financé à terme, il lance : « La Métropole telle qu’elle est aujourd’hui n’est plus viable, nous n’avons pas assez de recettes pour couvrir ses dépenses. » Un diagnostic partagé par la maire d’Aix, qui glisse qu’« au plus haut sommet de l’État, on le dit encore sous le manteau, mais on le dit ».

    Une RTM façon RATP

    « Cette Métropole est malade de sa réalité financière, de sa réalité structurelle, elle est malade de naissance », affirme aussi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, bien décidé à revoir les flux financiers entre la Métropole et les communes, dans lesquels sa ville reste sous-dotée. « La solidarité entre les communes doit prendre en compte l’histoire et la solidarité, y compris pour la Ville de Marseille », le soutient le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, qui rappelle que la Métropole pourra amender le budget arrêté par le préfet. « Ne nous privons pas de ça », sourit-il, satisfait d’un redécoupage annoncé des compétences qu’il réclamait. Les maires de Marseille et d’Aix, ainsi que le président (DVC) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, sont chargés de défendre cette réforme structurelle « au plus haut niveau de l’État », confirme Nicolas Isnard.

    Surtout, les maires affichent aussi un front uni sur le financement des transports. « L’ensemble des élus demandent le déplafonnement du Versement Mobilité à l’instar du Grand Paris », écrit le communiqué final, alors que les entreprises contribuent déjà au maximum légal pour financer les transports sur le territoire. Parmi les pistes évoquées qui nécessitent l’aval du Parlement, un versement différencié en fonction des territoires, « pour payer les transports là où ils sont mis en place et pas de manière uniforme », défend Nicolas Isnard. À la fin de la conférence, Sophie Joissains plaidait aussi pour que les transports soient confiés à un établissement public indépendant de la Métropole, sur un périmètre plus large. « Cela marche à Paris, cela pourrait avoir du sens », défend-elle. Avec, en plus, un retard historique à rattraper.

    Le patronat inquiet pour l’industrie

    Dans une note publiée ce vendredi, l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Alpes-Méditerranée appelle à « une sortie immédiate du blocage » face à la mise sous tutelle de la Métropole. Le puissant syndicat patronal demande à respecter la feuille de route signée pour la réindustrialisation du golfe de Fos et de sanctuariser les projets industriels face aux coupes annoncées. D’autant plus face à un retard « plus acceptable » pour « une armature de transport qui reste sous dimensionnée ». Et de tacler : « La responsabilité politique consiste à décider dans la difficulté, pas à transférer la difficulté à une procédure. » Y.S.

  • Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Vous allez vivre quinze jours dans ce qui se fait de meilleur dans l’industrie. » C’est le message que laministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache (Ren.), a adressé aux 90 lycéens effectuant leur stage de seconde à Airbus helicopters Marignane, lundi après-midi.

    Quinze jours durant lesquels les stagiaires seront encadrés en groupes et par binômes, avec un tuteur pour deux. Tous les métiers du premier employeur de la région, qui compte 10 000 salariés, sont concernés. Car ici, on vient « découvrir les réalités de l’industrie », selon Pascal Kuhn, directeur du site de Marignane d’Airbus helicopters. Cette réalité, c’est « des métiers, la vie au travail », poursuit le directeur, et ce « pour les garçons comme pour les filles, tout le monde a sa place ». Il souligne ainsi qu’un tiers des stagiaires présents sont des jeunes femmes.

    Cette troisième édition du stage de seconde est « une vraie chance » pour le recteur de l’académie d’Aix-Marseille, Benoît Delaunay. Une idée partagée par la ministre : « On aurait adoré, à notre époque, que des grandes boîtes comme Airbus s’organisent pour vous accueillir et donnent la possibilité de découvrir ces métiers exigeants. »

    « Favoriser la mixité sociale »

    Ce stage à Airbus revêt une originalité. « Notre dispositif 1+1 prévoit que la moitié des stagiaires soient des enfants du personnel et l’autre moitié des enfants issus de lycées de quartiers prioritaires » souligne Pascal Kuhn. « L’idée est de favoriser la mixité sociale pour que les jeunes puissent avoir largement accès à nos emplois, reprend le directeur du site. Les apprentis sont formés en alternance, en bac pro, BTS puis diplômes d’ingénieur. Il y a une multitude de possibilités et un panel de carrières à construire que nous voulons montrer. »

    Après le briefing sécurité, les 90 stagiaires ont fait la connaissance du Super puma H225, hélicoptère polyvalent de 11 tonnes autant utilisé pour la recherche et sauvetage que pour la lutte contre les incendies, dans sa version civile. « Vous vous rendez compte que vous allez sauver des vies grâce à votre travail ? », glisse la ministre aux apprentis présents.

    Sabrina Roubache considère le stage comme « une mesure d’égalité des chances » pour ces lycéens. Mais relève aussi un « stress » au regard de la situation internationale : « On m’a demandé si le service militaire était obligatoire ou pas », lors des échanges avec les lycéens. Alors, ce stage est aussi un moyen d’« inverser l’état d’esprit », pour la ministre, affirmant qu’« on ne fabrique pas des armes pour tuer, mais pour se défendre ». Airbus helicopters est justement « en tête du marché militaire », comme l’affirmait le PDG Bruno Even, en février dernier.

  • La Poste confirme les fermetures estivales

    La Poste confirme les fermetures estivales

    Sollicitée par La Marseillaise suite aux annonces de fermetures estivales de bureaux de poste à Martigues (notre édition du 10/06), La Poste a détaillé ses mesures estivales.

    L’entreprise confirme que « le bureau de Poste de Martigues Jonquières ajustera ses horaires du 6 juillet au 29 août 2026 », en instaurant une coupure entre 12h et 14h. « Le bureau reprendra ses horaires habituels à compter du 31 août 2026 », précise La Poste, qui redirige les clients vers le bureau de Ferrières, confirmant une « fermeture estivale du 3 au 22 août inclus ». Outre Ferrières, les bureaux vers lesquels redirige La Poste sont ceux de Croix-Sainte et La Couronne, à Martigues, ainsi qu’à Saint-Mitre-les-Remparts.

    « Que La Poste sache

    que ça ne passera pas »

    La Poste n’a pas répondu à notre demande de précisions sur une demande de rencontre formulée par la Ville de Martigues. En attendant, le Comité de vigilance postale de Martigues s’est mis en campagne contre ces fermetures estivales, en annonçant deux actions de sensibilisation à l’issue de son assemblée générale de jeudi dernier (notre édition du 12/06).

    « On veut que La Poste sache que ça ne passera pas », affirme le président du comité de vigilance, Francis Fournier. « On va aller avec un tambour à la sortie des écoles pour annoncer à la population ce qui va se passer », poursuit l’ancien postier, donnant rendez-vous « à tout le monde » sur les deux initiatives et sous une forme ludique.

    En l’occurrence, le comité se rendra à la rencontre des habitants sur la place centrale de Notre-dame-des-Marins, mardi 23 juin à 16h30, ainsi que devant l’école Robert-Desnos, vendredi 26 juin à la même heure.

  • Les Rovenains ont fait grimper le compteur

    Les Rovenains ont fait grimper le compteur

    Tout au long du week-end, de nombreux participants se sont relayés sur les vélos connectés mis à disposition afin de contribuer à l’objectif fixé : parcourir collectivement 2 500km pour permettre le versement de 2 500 euros en faveur des enfants malades.

    Familles, sportifs, élus et habitants de tous âges ont ainsi apporté leur pierre à l’édifice dans une ambiance conviviale et solidaire. De nombreux kilomètres sont venus s’ajouter au compteur de La Carrairade. Plus de 2 000 km ont déjà été parcourus !

    Le défi se poursuit jusqu’au 1er juillet. Chaque cycliste, amateur ou confirmé, peut continuer à participer en faisant comptabiliser ses trajets passant par La Carrairade. Une manière simple et concrète de soutenir cette noble cause.

  • Près de 500 spectateurs à la soirée des sports

    Près de 500 spectateurs à la soirée des sports

    Ce rendez-vous est devenu une tradition pour les habitants, qui peuvent découvrir la richesse des activités sportives et de loisirs proposées par les associations locales et les services municipaux, au travers de différentes démonstrations. Près de 500 personnes ont répondu présentes à cette édition.

    Les spectateurs ont pu apprécier les prestations et démonstrations des clubs et associations : Le Rove Judo, Le Rove Karaté, l’Olympique Rovenain Football, Le Rove Zumba, le Club de plongée, le Tennis club du Rove, la Multi-Activité, l’Olympique rovenain Basket, la Gymnastique artistique et Ponpom dance crew.

    Moment fort de cette édition, le maire (PCF), Paul Sabatino, accompagné de son adjoint aux sports et à la jeunesse, David Guevara, a procédé à la remise du tout nouveau Prix du rayonnement sportif rovenain. Cette distinction inédite a récompensé deux ambassadeurs du sport local : Lana Arnaud, récemment sacrée championne de France par équipes de judo, ainsi que l’Olympique Rovenain Football, salué pour sa saison exceptionnelle.

  • Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Filiale de la caisse des dépôts et consignation, CDC Habitat, premier bailleur de France, compte poursuivre sa dynamique en région Paca. En 2025, 1 919 logements neufs ont été livrés, indique son directeur, Pierre Fournon, qui espère maintenir « ce train d’activité soutenu ». Dans un contexte de demande « forte » dans le locatif, « nous avons la volonté de continuer à produire de manière forte tout en travaillant sur notre patrimoine » poursuit-il. Au sein de son parc de 29 987 unités, le bailleur panache logements sociaux, intermédiaires et libre moyennant 422 millions d’investissements en 2025. Des logements répartis de Menton à Fos-sur-Mer, essentiellement « sur la frange littorale et le long des axes autoroutiers », précise le directeur interrégional.

    Démolition, construction, rénovation, l’entreprise sociale mène de front différents projets au fil des politiques publiques locales. On la retrouve notamment à Marseille sur un « recyclage d’habitat dégradé » à Saint-Mauront, avec une quarantaine de logements sociaux qui devraient être livrés à l’automne. Dans le cadre d’une concession d’aménagement pour le compte de la Métropole Aix Marseille, CDC Habitat est aussi partie prenante de la réhabilitation du parc Corot, vaste co-propriété dégradée, de six bâtiments. Le bâtiment A a été démoli, la tour C va suivre d’ici septembre-octobre.

    De la ville sur la ville

    À la Maurelette, un contingent de 756 logements, CDC Habitat va passer la main, la résidence faisant partie des quatre ORCOD-IN sur Marseille, un programme massif de travaux destiné à lutter contre le logement indigne par le biais d’une convention entre État, Ville de Marseille, Métropole, Agence nationale de l’habitat et Établissement public foncier.

    Sur son patrimoine, le bailleur « essaie de reconstruire de la ville sur la ville car le foncier est rare », précise Pierre Fournon. Comme Boulevard Schloesing (9e), où 56 logements vont être détruits pour en remettre 67 sociaux et intermédiaires. à Aix-en-Provence, la résidence Bellevue va passer de 42 à 100 logements.

    Pour ses 199 logements rénovés en 2025, CDC Habitat a aussi fait dans le qualitatif en agissant sur le confort thermique, à Roquefort-la-Bédoule, ou en tentant la peinture réfléchissante sur le toit terrasse à Canto-Perdrix, à Martigues.

  • À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    Depuis le 23 mai, les plus fragiles d’entre eux sont quasiment consignés à domicile ! », s’indignent Salim Siouani et Alberto Ruiz, du collectif KGBS, qui a interpellé le bailleur Unicil et le préfet.

    Fathima, 27 ans, loge au 14e étage et reprend son souffle à l’aide d’un inhalateur pour l’asthme. « Ceux qui travaillent, les enfants et les personnes âgées, on vit ça tout le temps. » Son voisin du 12e décharge son coffre chargé de packs de bouteilles d’eau et témoigne : « Vendredi, un réparateur est venu, ça a tenu une heure. C’est infernal, on voudrait tous déménager tant c’est usant. » Sa mère a dû reporter ses séances de kinésithérapie. « Le 7 juin, je suis restée bloquée une heure et demie  », déplore également Miriama, à la santé fragile. Une octogénère a encore renoncé à deux rendez-vous pour dialyse.

    Unicil dénonce des pannes « liées à des actes de délinquance : portes vandalisées, stockage illicite, accès aux machineries bloqué », auxquelles « s’ajoutent des conditions d’interventions difficiles » qui ont exigé « l’intervention de la police ». Ce lundi, le bailleur a fait appel à un médiateur pour aider au portage. « Ce n’est pas notre cœur de métier, mais à la sortie du Covid, nous avons été sollicités pour cette mission de soutien aux locataires », explique Nourredine Bougrine, directeur de l’association Dunes.

    Fayçal est sportif et grimpe depuis 10h des milliers de marches les bras chargés. Le geste arrive un peu tard pour apaiser totalement la tension au pied de la tour. « La dernière fois, on a attendu cinq mois la pièce. Mais les charges sont toujours prélevées à 100% », regrette Mohammed, dont la femme, enceinte, a préféré partir chez ses parents pour s’épargner les 13 étages.

    Panne générale

    Devant le hall, les locataires ont repéré le technicien de la société TK Elevator, qui a repris le contrat de maintenance de l’ascensoriste Otis. En nage après sa descente dans l’étuve des machines pour faire tourner les moteurs, il doit maintenant essuyer les plaintes de personnes à bout. « Je les comprends, c’est invivable. Je suis venu en urgence. On priorise les immeubles de grande hauteur complètement bloqués », explique-t-il. Une urgence qui a duré près d’un mois. « On était en attente de pièces et les composants viennent de Chine. Les délais sont longs depuis Covid », justifie-t-il. L’ascenseur du A est réparé, « de l’eau renversée avait provoqué un court-circuit ». Pour le D, la situation reste précaire, avec un seul appareil remis en état : « La cabine est cassée. » Covid, Chine, deal, mauvais usages : autant d’arguments qui font réagir Salim : « Ça fait des années que les ascenseurs sont en panne dans les quartiers. Ces Marseillais ont droit à des conditions d’habitat dignes, incluant un service 24h/24. »

    Une situation qui est en effet loin d’être unique. Elle est même devenue légion pour les locataires des Iris (14e), aux Aygalades (15e) en passant par Frais Vallon (13e)… Le problème s’aggrave au sein des copropriétés dégradées sous tutelle d’un administrateur judiciaire, où les comptes bloqués plombent l’entretien, comme au Mail (13e), à Bel Ombre (11e) ou à la Maurelette (14e). Dans cette dernière, « je n’ai pas pu restaurer un ascenseur car il n’y avait pas d’électricité dans le bloc », confie le réparateur. À la Ville et à la Métropole, on se dit « conscient » de la problématique et un retour en régie est à l’étude.

  • [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    Ils ne se connaissent probablement pas, mais partagent une trace commune. Ils ont joué à Montpellier. Et ils s’apprêtent à prendre part à la 26e Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et Canada (11 juin-19 juillet). L’attaquant de la Côte d’Ivoire
    Elye Wahi, le milieu de la République démocratique du Congo Nathanaël Mbuku, l’ailier de la Jordanie Mousa Tamari, le gardien de l’Argentine Gerónimo Rulli, le milieu de la Tunisie Ellyes Skhiri ou le défenseur du Maroc Rédouane Halal vont profiter, ou pas, de la loupe médiatique pour se faire une place au soleil.

    Elye Wahi

    Une pépite pour Montpellier. Elye Wahi s’y révèle pendant trois saisons (2020-23). L’avant-centre, talentueux et désinvolte, réussit 19 buts la dernière année. Et s’envole pour Lens, qualifié en Ligue des champions, pour le plus gros transfert de l’histoire du MHSC : 30 ME.

    Une saison à Lens, six mois à Marseille, un transfert à Francfort : il ne décolle pas.

    Un prêt en janvier à Nice s’accompagne d’un passeport ivoirien. Ce fan de Didier Drogba (23 ans) découvre les Éléphants en mars, avant d’être sélectionné pour le Mondial. Un moment important pour lui.

    Gerónimo Rulli

    Une saison à Montpellier (2019-20) et un rebond. Prêté par la Real Sociedad (San Sebastian), il assume la succession de Benjamin Lecomte d’un tour de main. Gardien fiable, affable, il atterrit à Villareal, puis à l’Ajax Amsterdam. Avant de devenir le gardien de l’OM à l’été 2024. Où il y épouse la courbe électrique.

    Que peut-il attendre du Mondial ? Pas grand-chose. Rulli (34 ans, 7 sélections) est la doublure de la star controversée Emiliano Martinez. Héros de l’Argentine au Qatar, honni en France.

    Mousa Tamari

    Un passage fulgurant. À Montpellier, Mousa Tamari, qui arrive libre de Louvain à l’été 2023, explose. Cet ailier spectaculaire repart un an et demi plus tard à Rennes pour 8ME. Contre son gré, pour les besoins financiers du MHSC.

    Premier Jordanien à évoluer dans l’un des cinq grands championnats européens, Tamari (29 ans), proche du prince Hussein ben Abdallah, peut profiter de ce premier Mondial pour exposer son talent aux yeux du monde. Dans une poule compliquée (Argentine, Algérie, Autriche).

    Ramy Bensabaini

    Une saison à Montpellier (2015-16) et une étiquette encombrante. Ramy Bensebaïni (31 ans) arrive dans les petits papiers de Rolland Courbis. L’international algérien lui rend un hommage posthume au regard de sa carrière.

    Trois ans à Rennes, quatre au Borussia Mönchengladbach et trois à Dortmund en font une valeur sûre de la défense de l’Algérie.

    Les Fennecs peuvent surprendre dans une poule difficile (Argentine, Autriche, Jordanie), si les partenaires de Riyad Mahrez, ancien joueur de Manchester City, se libèrent.

    Ellyes Skhiri

    Le fantôme d’Ellyes Skhiri rôde à la Mosson. Le Lunellois (31 ans) a laissé une trace profonde à Montpellier. Celle d’un milieu fiable, d’un jeune capitaine respecté et d’un nouvel international tunisien. Skhiri quitte son club formateur en 2019 aux bornes de l’Europe. Il passe quatre ans à Cologne (2019-23), trois autres à Francfort. Capitaine de la Tunisie, dirigée par l’ex-Alésien Sabri Lamouchi, Skhiri participe à sa 3e Coupe du monde. Sans espoir d’être en 16e de finale ? Pas vraiment (Pays-Bas, Japon, Suède).

    Nathanël Mbuku

    La grosse côte pour Nathanël Mbuku (24 ans) et la République démocratique du Congo. Prêté l’an passé par le club allemand d’Augsbourg, le milieu offensif, formé à Reims, n’a pas levé toutes les interrogations à Montpellier. Au sein de l’attaque la moins efficace des candidats à la montée.

    Les Congolais voulaient être au Mondial pour la première fois depuis 1974. Ils ont franchi deux barrages à l’automne (Cameroun, Nigéria) et au printemps (Jamaïque) pour y être. Signe d’une force mentale salvatrice avant de défier le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan ?

    Rédouane Halal

    Il vient de loin. De la Paillade. De l’Atlas Paillade. Le défenseur Rédouane Halal (23 ans) a passé huit ans (2015-23) à Montpellier, mais n’a pas été préservé. Il est parti à l’Atlético de Madrid, puis à Malines (Belgique). Le nouveau sélectionneur du Maroc Mohamed Ouahbi, ancien formateur à Anderlecht, a fait appel à lui lors des matchs de préparation en mars. Le voilà au sein du groupe du Maroc, demi-finaliste au Qatar et plein d’ambition (Brésil, Haïti, Écosse). Pour en être la surprise ?

  • Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Depuis le 11 mai, l’association des travailleurs de la Centrale de Gardanne (ATCG) mène une concertation publique autour du projet Bio-Méthane Provence (BMP), dont elle est à l’origine. Le projet, né de longues années de lutte après la fermeture de la tranche charbon de la Centrale, cause de nombreux licenciements, est également porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), en association avec Gazotech. Selon l’ATCG, le projet pourrait créer jusqu’à 150 emplois indirects.

    Cette démarche de concertation est volontaire, et non obligatoire. Les travailleurs de la Centrale ont saisi à cet effet la Commission nationale du débat public (CNDP). Si les rencontres publiques seront ensuite terminées le 16 juin, il reste possible de participer à cette concertation préalable jusqu’au 22 juin, via www.concertation-bmp.fr.