Category: accueil-third

  • OM : le pompier « Pancho » est là

    OM : le pompier « Pancho » est là

    Que faire à l’OM lorsque le capitaine quitte le navire en cours de croisière ?

    Le recours est le même. Trouver le pompier de service. Sous la présidence de Vincent Labrune, le rôle incombait à Franck Passi, qui a endossé le costume à trois reprises. Avec Pablo Longoria, c’est Pancho Abardonado qui se retrouve, pour la seconde fois, en première ligne pour éteindre l’incendie.

    « C’est vrai que j’ai déjà vécu cette situation. Mais cette fois, je suis prêt ! » a rassuré l’ancien défenseur. Il y a deux ans, il avait dû succéder au pied levé à Marcelino, la veille d’un déplacement à Amsterdam. « J’avais préparé l’Ajax la veille du match. » Cette fois, il a disposé d’un peu plus de temps, car il a su dès mercredi qu’il serait sur le banc contre Strasbourg. « Et j’ai quelqu’un avec moi », complète-t-il.

    Cette fois, il peut compter sur le soutien de Romain Ferrier. « Il m’a beaucoup épaulé durant les entraînements. Il a été mes yeux sur ce que je ne pouvais pas voir et m’a ainsi permis de corriger certaines choses. » L’entraîneur de l’équipe réserve a été un allié précieux. « Nous avons beaucoup discuté et partagé », admet Pancho Abardonado.

    Discuté, il l’a également fait avec ses joueurs. « Avec certains, car j’ai senti que d’autres avaient besoin d’être laissés tranquilles », détaille-t-il. Sa priorité, lors de sa première séance, a été « de laver les têtes, chercher à faire sortir le positif de ce qui s’est passé jusque-là et aller au plus simple ».

    Pour lui, ce retour sur le terrain, au Vélodrome, doit se résumer à deux choses : « Nous devons être revanchards et conquérants. Le championnat n’est pas fini, nous ne sommes qu’à trois points de la troisième place. Nous avons la Coupe de France à aller chercher. »

    Pour cela, il a besoin de l’adhésion totale de ses joueurs, le temps qu’arrive celui qui devra éviter que la saison ne vire au fiasco total. « Le moment est venu d’une remise en question. Les joueurs savent que les supporters attendent plus. Et que nous sommes tous responsables de la situation et que le moment est venu d’aller de l’avant », continue Pancho Abardonado.

    Pour lui, face à Strasbourg qui reste aussi sur une contre-performance avec une défaite au Havre, le moment de tourner la page est arrivé : « Il ne faut plus penser à ce que nous avons pu faire. Maintenant, il nous faut réagir ! J’ai un bon groupe qui doit le montrer sur le terrain. »

    Repères

    Virages vides

    Au coup d’envoi, les deux virages du Vélodrome seront vides. Côté sud, le bas (CU84) est fermé pour cause de huis clos partiel.

    Mais le reste des virages sera déserté par les associations de supporters, qui manifesteront de la sorte leur colère. Ces derniers ont prévu d’entrer dans le stade au quart d’heure de jeu.

    Leo Balerdi souffrant

    Leo Balerdi est le seul Olympien forfait pour le match de samedi. « Il a un problème d’oreille et souffre de vertiges », a expliqué Pancho Abardonado pour justifier l’absence de l’Argentin.

    Encadrement

    Si les supporters strasbourgeois sont autorisés au Vélodrome, seuls ceux venant dans le convol officiel pourront accéder au stade.

    OM-Strasbourg, le match de tous les dangers

    Le football va reprendre ses droits, ce samedi, avec la réception de Strasbourg.

    Néanmoins, pour un OM encore choqué par la déroute au Parc des Princes et le départ de Roberto De Zerbi, il n’est pas certain que les Alsaciens soient l’adversaire idéal pour regonfler le moral. « Il me faudra des gars à 150% », a confessé Pancho Abardonado.

    Si, depuis le début de saison, Strasbourg alterne les hauts et les bas, elle est une des équipes les plus difficiles à jouer. C’est d’ailleurs la seule à être allé prendre un point face au PSG au Parc des Princes.

    « De par la qualité de son jeu, Strasbourg n’est pas à sa place », confirme l’entraîneur intérimaire de l’OM. Actuellement septième, avec trente points, les Alsaciens, s’ils restent sur une défaite surprenante au Havre (2-1), ont fait récemment chuter Monaco (3-1) et sont allés s’imposer à Lille (4-1). Ils ont su digérer un changement d’entraîneur, Gary O’Neil ayant pris le relais de Liam Rosenor, rappelé à Chelsea.

  • [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    Organisée par la plateforme Epok’Tour qui propose « des visites vivantes et insolites », découvrez l’histoire d’« Avignon la Rouge » aux côtés d’un guide incarnant pour l’occasion l’un des personnages important de l’histoire de la ville, en costume d’époque afin de plonger à son époque et ainsi redonner vie au patrimoine. « C’est une immersion totale que l’on propose aux visiteurs. On oublie très rapidement la casquette de guide mais aussi que l’on est au XXIe siècle pour embarquer direction 1860 à Avignon », explique Séverine Baud, fondatrice d’Epok’Tour.

    Ici, Madame Pernod, épouse de Gaspard Pernod venu de l’Ain s’établir comme teinturier en soie et en indiennes en Avignon et mère de Jules-François Pernod, lui aussi dans les affaires familiales. Cette dernière doit remettre un courrier à Jean-Henri Fabre de la part de son fils. Tous deux recherchent une amélioration du procédé d’extraction des pigments de la garance, une plante qui donne une teinture rouge vif permettant de teindre les pantalons de l’armée. « à travers des anecdotes, des récits de la vie quotidienne sur l’adaptation industrielle de la ville, Madame Pernod raconte sa petite histoire dans la grande histoire. Un peu comme si elle racontait une histoire à des amis », poursuit la fondatrice.

    Vous l’accompagnerez donc dans sa mission qui débutera à l’angle de la rue des Teinturiers et de la rue Guillaume Puy. Elle vous guidera ensuite dans les ruelles de la ville pour vous faire profiter de cette visite à la fois historique et patrimoniale.

    Une histoire dans l’Histoire

    « Ce que l’on a voulu faire avec ce genre de visites c’est utiliser le patrimoine encore existant et visible pour raconter une partie de l’histoire d’une ville ce qui fonctionne très bien avec Avignon », ajoute-t-elle.

    Remontez le temps et découvrez ou redécouvrez l’activité industrielle et les grandes transformations d’Avignon en 1860, au rythme de l’industrie textile et au fil d’anecdotes sur ceux qui, comme son fils, ont contribué au succès de la Cité des Papes et de ses teintureries. Période à laquelle les « roues » de la rue du Cheval Blanc (actuelle rue des Teinturiers) tournent à plein régime…

  • Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    « Ça nous a permis d’exprimer quelque chose de fort en nous », explique avec émotion Charles Élie, conducteur de train depuis dix ans. Le documentaire Tous Cheminots a été projeté par l’association Casi dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, vendredi, devant un public venu en nombre pour débattre dans la foulée. Parmi les spectateurs, des cheminots, mais aussi des citoyens, représentants de travailleurs, des membres associatifs ou des élus.

    Ce documentaire retrace le « drame humain » qu’a représenté la mise en concurrence, à savoir la politique permettant à diverses sociétés de commercialiser leurs services de transport ferroviaire, mettant progressivement fin au monopole de la SNCF. Ici, le regard est porté sur la région Paca.

    Pour les cheminots, la libéralisation et la mise en concurrence ont détruit toute « l’âme » de la SNCF au profit d’une pure rentabilité. « Le pire, c’est que le train n’est même pas rentable de base », note l’un des cheminots présents. Ils expliquent comment l’État a tout fourni aux entreprises privées : trains, rails et matériel sous prétexte de mise en concurrence. « C’était un choix politique et l’incitation de l’Union européenne a été une aubaine. » Les cheminots racontent avoir été dépossédés de leur travail dans le service public. Les réactions fusent dans la salle : « La Poste, ça a été pareil ; France Télécom aussi ; EDF, pareil ! »

    « Des histoires familiales »

    La SNCF, ce sont « des histoires familiales », raconte un petit-fils de cheminot, qui ajoute : « On s’entraidait et un puissant tissu social existait. » « Regardez les autres pays européens, comme l’Angleterre, qui reviennent en arrière et refondent aujourd’hui leur service public de train », souligne un cheminot. Les voyageurs sont eux aussi concernés, confient les cheminots : « Ça complexifie tout d’avoir plein d’entreprises privées dans les mêmes gares, en termes de communication, de correspondances, etc. »

    L’ennemi reste le même pour tous les travailleurs présents dans la salle : le libéralisme. Avec un idéal commun, celui du service public fédérateur.

    Réservations : billetweb.fr

  • [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    « Quand je distribue mes flyers aux passants, ça donne tout de suite des frissons », s’amuse Kirsten Blom, à propos de l’image d’un homme se baignant au milieu d’un paysage finlandais enneigé. « Finalement, on propose une rencontre entre le Nord et le Sud », résume celle qui a fondé le festival L’Étoile du Nord, il y a une dizaine d’années dans le Limousin, avant de le faire déménager dans son sillage à Marseille. Dédié au cinéma et à la culture nordique, une manifestation qui s’élancera samedi 14 février dans la salle du Gyptis, dans le quartier de la Belle de Mai où cette Danoise a posé ses valises il y a deux ans.

    Top départ avec la projection d’Islande, un jour sans femmes. Un documentaire qui revient sur la grève historique des Islandaises d’octobre 1975, suivie par 90% des femmes du pays, aussi bien « travailleuses à l’usine que fonctionnaires ou mères au foyer ». Les réalisatrices Hrafnhildur Gunnarsdottir et Pamela Hogan font témoigner les leaders du mouvement de l’époque, parmi lesquelles « une est devenue juge et une autre, première femme présidente en Islande », situe Kirsten Blom.

    « Drôle et humain »

    Derrière la pointe émergée de l’iceberg du cinéma nordique, symbolisée par le réalisateur suédois doublement palmé à Cannes, Ruben Ostlund, se cache une production foisonnante que le festival entend faire découvrir. « Des films souvent assez drôles, enthousiastes et très humains », estime Kirsten Blom, pointant entre autres la projection en avant-première de The last viking. Réalisée par le Danois Anders Thomas Jensen, une comédie autour d’un braqueur qui, à sa sortie de prison, cherche à retrouver son frère (incarné par Mads Mikkelsen), « le seul à savoir où est caché le butin ».

    Des animations pour les enfants sont aussi prévues, à travers la diffusion du film jeunesse Gros-pois et Petit-point. À l’issue de cette séance, des petits gâteaux en forme de pois seront distribués au cours d’un « goûter en musique » assuré par une chorale d’habitants de la Belle de Mai chantant en Suédois, autour de la Sainte-Lucie, fête célébrée dans les pays scandinaves. Sans oublier une dégustation de smorrebrod, ces « tartines sur pain de seigle » répandues au Danemark. « On voit des films, on parle, on mange un bout ensemble. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de tous se rencontrer », affirme Kirsten Blom.

  • [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    La Marseillaise : Vous êtes de retour avec votre album Cavale sorti en 2025, il signe la fin de 3 ans d’absence. était-ce un besoin pour vous de remonter sur scène ?

    Cœur de Pirate : C’est toujours un besoin. J’ai une belle histoire avec le public en France depuis maintenant 19 ans, ce qui n’est pas négligeable. Donc je suis toujours heureuse de repartir en tournée et de les retrouver.

    Justement 19 ans de carrière en France, aux États-Unis mais aussi au Québec, c’est quoi
    le secret de cette longévité selon vous
     ?

    Cœur de Pirate : Je pense que je suis arrivée dans le milieu à un moment où les gens achetaient encore des disques, en 2008, donc l’impact que l’on avait en sortant de la musique était fou. J’ai eu la chance d’avoir un grand succès dès le début de ma carrière, ce dont beaucoup se souviennent. Il y en a qui me suivent depuis le début donc je pense que quand ils viennent me voir en spectacle c’est pour l’ensemble de ma carrière et pas juste les nouvelles chansons. Bien sûr qu’au passage ils peuvent découvrir une nouvelle chanson qui leur parle mais je ne pourrai pas dire exactement ce qui fait que ça marche encore (rires) !

    C’est un album très intime où vous avez écrit la grande majorité des textes ainsi que la musique. Que raconte cet album ?

    Cœur de Pirate : Le sujet principal de l’album c’est l’anxiété. Je pense que pendant longtemps j’ai voulu éviter ce genre de sujet en me demandant si ce n’était pas trop personnel ou si les gens allaient se retrouver dans ce que j’avais à dire. Finalement j’ai réalisé que l’anxiété est un sujet qui est universel sans compter qu’en ce moment c’est un truc de fou, les gens sont vraiment très stressés… Donc j’ai décidé de l’aborder car même si c’est très personnel c’est très général à la fois. Il y a beaucoup de stigmatisations sur les diverses formes que peut prendre l’anxiété.

    C’était important pour vous de vous raconter et de dire aux personnes qui vivent la même chose que vous qu’ils ne sont pas seuls ?

    Cœur de Pirate : Absolument. Je pense que je l’ai toujours fait dans mes albums même si je parlais d’amour autour de thématiques complexes comme les relations toxiques, certaines violences, etc. Là je ne voulais pas parler d’amour relationnel parce que je l’avais beaucoup exploré. En ce qui concerne le fait de libérer la parole je pense qu’on le fait tous un peu quand on est musicien parce que faire de l’art ça reste être engagé et être politique. Parler d’anxiété alors que c’est quelque chose qui a encore le dos large, que les gens ont tendance à rabaisser énormément ou alors de déresponsabiliser les personnes qui en souffrent… Et je ne parle pas que d’anxiété je parle de santé mentale en général. C’est important pour moi que les gens puissent se reconnaître, se retrouver dans mes chansons.

    Peut-on dire que « Cavale » est une introspection sur fond de journal intime que vous partagez avec le public ?

    Cœur de Pirate : C’est aussi une forme de thérapie. Quand j’écris une chanson ça me permet de comprendre aussi ce qui m’est arrivé c’est pour cela que je me sens très chanceuse d’avoir ce médium pour pouvoir parler de certaines choses mais c’est encore mieux si ça peut aider les gens.

    C’est un album mélancolique mais qui n’en est pas pour autant triste. Le fil rouge de « Cavale » est-il aussi celui de votre vie ?

    Je fais une musique en règle générale où il y a une dichotomie entre la musique en elle-même et les paroles de la chanson. C’est d’ailleurs ce qui me plaît parce que je pars du principe que l’on ne peut pas traverser les épreuves difficiles de la vie si on ne ressent que de la joie tout le temps. Je pense qu’il faut vivre une certaine tristesse pour progresser en tant qu’être humain. Selon moi c’est important de vivre ces émotions-là et de ne pas être dans le déni.

    Vous participez au Festival Avec le Temps, un événement engagé en faveur de l’inclusion notamment. C’est important pour vous de participer à un festival qui a du sens au-delà de l’aspect culturel ?

    Cœur de Pirate : Faire de l’art c’est politique et prendre position en tant qu’artiste via les plateformes c’est politique donc j’ai beaucoup de respect pour les festivals qui non seulement programment des gens qui sont ouverts et ont une parole libérée sur certains sujets et le line-up est très bon. Sans compter que j’adore Marseille, c’est ma ville de cœur puisque j’y passe tous mes étés et j’ai hâte de retrouver le public marseillais.

  • Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    En avril dernier, la date du 2 avait été retenue pour la visite de chantier du futur gymnase inclusif, sortant de terre à Saint-Chamand, juste à côté du château. Une date faisant écho à la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Dix mois plus tard, ce mercredi 11 février, le calendrier résonne encore d’un symbole pour l’inauguration de la structure, en ce jour de la loi de 2005, censée œuvrer à l’égalité des droits des personnes en situation de handicap. Un lieu qui va connaître ses premières activités ce samedi par un atelier de sensibilisation à l’autisme.

    Autant dire que l’émotion était forte dans les discours, à commencer par Sarah Hirsch, directrice de l’association Le Pas (Loisirs éducatifs et physiques adaptés sports), à l’origine de ce gymnase baptisé Jules-Maillet, du nom d’un ancien adhérent actif décédé il y a un peu plus de deux ans, à 27 ans. « Tu nous manques et tu es dans nos cœurs », adresse la directrice, en regardant Marc, le papa de Jules, qui a très fortement contribué financièrement à la création de ce gymnase. « Ton geste d’une immense générosité a permis de boucler ce projet à un moment où on était sans solution », salue Sarah Hirsch, remerciant aussi « la centaine de contributeurs » et son équipe désormais de 8 salariés.

    Un lieu ouvert à d’autres clubs

    Le projet d’un coût de 780 000 euros a été financé à hauteur de 30% par des fonds publics (Ville, Département, Région, CAF, MSA, Agence nationale du sport) ou privés comme la fondation Orange. « On n’a pas lâché l’affaire sur ce projet au long cours », résume la maire Cécile Helle (PS), rappelant que le sujet est en route depuis 7 ans. « On a été interpellé à raison sur la nécessité de rendre plus inclusive la pratique du sport et réaliser un tel gymnase », note l’édile, là où la municipalité a cédé le terrain pour un bail à construire. Le Pas espère aussi percevoir une subvention de fonctionnement, à ce stade bien indécise selon l’issue des urnes municipales. « À quelques semaines du renouvellement des conseils municipaux, j’adresse un message clair aux candidats, intégrez ces enjeux dans vos projets, l’égalité des chances doit être un pilier et pas un supplément d’âme », appuie Étienne Ferracci, président de la CAF de Vaucluse.

    D’une surface de 240m2, le bâtiment dispose d’un espace gymnase de 80m2 et devrait accueillir quelque 90 personnes régulièrement, dès l’âge de 3 ans et jusqu’à l’âge adulte. « Il a été conçu en suivant les recommandations de la haute autorité de santé et nos expériences de terrain », détaille Sarah Hirsch. Les fenêtres ne sont volontairement pas à hauteur des yeux, plusieurs notes de luminosité existent et le matériel est insonorisé. Mais le site se veut ouvert à tous, des partenariats avec des clubs sportifs classiques sont prévus.

  • L’horizon s’obscurcit pour les salariés d’Alinea

    L’horizon s’obscurcit pour les salariés d’Alinea

    « On sera là pour manifester notre colère, sans débordement, sans invectives », déclare, vendredi, Sébastien Laisne de la Couronne, délégué syndical central (CFDT) à Néomarché, maison-mère d’Alinea.

    À l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC (Sega ou Syndicat national des entreprises du groupe Auchan), les salariés feront un débrayage de 10h à 12h samedi devant le magasin Alinea, Zone des Paluds. Samedi dernier, ils étaient déjà une trentaine à s’être mobilisés, mais alors sans l’appui des syndicats.

    Depuis, les 249 salariés du magasin Alinea Aubagne et du siège social de l’enseigne dans la ville ont appris que le principal repreneur roumain d’Alinea, la SDC Holding, qui envisageait de reprendre 575 des 1 172 salariés de l’enseigne au niveau national, avait retiré son offre… L’enseigne a été placée en redressement judiciaire depuis le 20 novembre dernier par le tribunal des activités économiques de Marseille.

    Offres inacceptables

    Si tout n’est pas perdu, la menace de la liquidation judiciaire de cette enseigne créée en 1988 à Avignon prend de plus en plus corps… « Le juge ne s’est cependant pas encore prononcé. Il le fera d’ici mi mars. Car tous les repreneurs qui ont fait des offres de reprise auprès du tribunal jusqu’au 26 janvier dernier, ont jusqu’au 2 mars pour présenter des offres bonifiées », explique le cédétiste.

    Selon une salariée du magasin Alinea à Aubagne, syndiquée au CGC- CFE- SEGA, « les négociations des syndicats au sujet du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sont au point mort. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a un appel à mobilisation samedi ». Sébastien Laisne précise : « On n’est pas du tout d’accord avec ce que nous proposent les actionnaires de l’association familiale Mulliez (AFM). Si on se place dans la situation la plus défavorable, c’est-à-dire la liquidation judiciaire, la prime de PSE passerait de 5 000 euros par salarié licencié à environ 2 500 euros. Les salariés ne peuvent pas accepter d’être traités comme ça ! » Dans le tract diffusé par la CFDT, on peut lire : « Les salariés subissent aujourd’hui les conséquences de décisions prises par un actionnaire qui en 2020 avait déjà procédé à un redressement judiciaire afin d’écraser les dettes dans son propre intérêt. » Aujourd’hui encore, « ce sont des centaines d’hommes et de femmes qui s’apprêtent à perdre leur emploi. L’actionnaire reste sourd à l’appel des salariés », poursuit le tract. « La galaxie Mulliez pèse des milliards, mais les salariés sont licenciés à moindre coût… »

    Vendredi matin, le candidat aux municipales Jean-Pierre Squillari (liste Aubagne en commun, gauche, écologistes et citoyens) a publié un communiqué. « Je veux assurer les salariés de ma solidarité pleine et entière. Avec mes amis, nous nous tenons à leur disposition », écrit le candidat. « Le secteur du commerce évolue, c’est un fait. Mais ce n’était pas la première alerte pour Alinea. L’anticipation n’a pas été au rendez-vous. Quand un groupe verse des dividendes massifs et qu’une filiale s’effondre, la question des priorités est posée », commente-t-il.

  • La Région en butte aux coupes budgétaires de l’État

    La Région en butte aux coupes budgétaires de l’État

    Jamais une séance plénière du conseil régional n’aura été aussi rapide. En moins de deux heures ce vendredi matin, l’entièreté de l’ordre du jour était balayée. Et pour cause, il n’y figurait, en dehors des questions orales et motions, que deux points à l’ordre du jour. Dont un passage obligé : le débat d’orientations budgétaires, préalable à l’adoption du budget prévue au mois d’avril.

    En guise d’introduction, le vice-président (Centriste) délégué aux finances Jean-Pierre Colin alerte sur « un amoncellement inquiétant de nuages ». L’addition des coupes budgétaires certes est moins sévère que ce qui était initialement prévu. Mais aux 60 millions d’euros déjà retirés en 2025 s’ajoutent de nouveau 60 millions d’euros en moins pour les finances régionales. La collectivité se rattrape grâce aux hausses des taxes sur les cartes grises et la mise en place du versement de mobilité régionale, dont le taux a été rapidement divisé par deux face à la fronde patronale. « La Région se donne des moyens pour poursuivre les priorités de la mandature sans renoncement », promet l’élu seynois. À savoir la rénovation des lycées, les infrastructures routières et ferroviaires, la transition écologique et surtout l’accueil des Jeux d’hiver 2030.

    « Le problème n’est pas d’investir », tente dans l’opposition d’extrême droite Coline Houssays (RN). Mais malgré cela elle réclame « une ligne rouge financière explicite ». Et s’oppose au nom de son groupe à la trajectoire financière régionale en déplorant « une région hyperactive ». « À quoi servirait un budget équilibré face à une région qui stagne ? À rien ! » l’interpelle le président du groupe majoritaire Pierre-Paul Leonelli face à la tentation austéritaire de l’extrême droite. « En ce qui concerne notre hyperactivité, tant mieux, ironise à sa suite Renaud Muselier. Mais je ne suis pas un canard sans tête qui court partout : nous nous sommes fixé un cap, et dans la région, ça fonctionne plutôt bien. » Il assume les coupes réalisées – « nous ne sommes pas le tiroir-caisse des autres collectivités » – et la priorité donnée aux Jeux « pour accélérer l’aménagement de notre territoire et avoir des arbitrages positifs sur l’ensemble de nos dossiers ». Et d’énumérer toutes les avancées récentes, du rail à l’industrie.

  • Au conseil régional, l’extrême droite veut la peau du Ceser

    Au conseil régional, l’extrême droite veut la peau du Ceser

    Dès l’ouverture de la plénière du conseil régional, ce vendredi matin, le président du Comité économique, social et environnemental régional (Ceser) Marc Pouzet avait donné le ton. « La démocratie a un coût, mais elle le vaut bien, elle ne peut être à géométrie variable », assénait-il. L’adoption en commission mixte paritaire, le 20 janvier dernier, du projet de loi de « simplification de la vie économique » prévoit en effet de rendre en effet facultative dans chaque région l’existence de cette instance consultative qui réunit représentants du patronat, des organisations syndicales et du monde associatif. « Le Ceser est utile, nécessaire et légitime, insiste Marc Pouzet. Une région qui s’appuie sur la diversité des points de vue est plus forte, plus résiliente. Nous devons continuer à débattre, à vous apporter ce dialogue indispensable entre la société civile organisée et représentative, et l’exécutif, quel qu’il soit. »

    Déjà au mois de mars 2025, un amendement adopté en commission qui prévoyait de supprimer purement et simplement le Ceser avait suscité une levée de boucliers. Le débat à l’Assemblée national l’avait finalement expurgé. Mais face à cette nouvelle attaque, l’instance a adopté une motion lors de sa réunion mercredi, dénonçant « une remise en cause majeure de la démocratie représentative, de l’équilibre républicain ». « Les Ceser sont des outils indispensables à la mise en œuvre de politiques publiques pour qu’elles répondent aux besoins de la population. Aussi, les attaquer constitue clairement un basculement dans le fonctionnement de notre République », complétait le secrétaire du comité régional de la CGT, Patrice Kantarjian.

    Dans l’hémicycle régional, c’est la vice-présidente Jacqueline Bouyac (Hor.) qui reprend la motion. « Rendre facultative l’existence même de ces assemblées affaiblit structurellement la place de la société civile organisée dans les territoires, et transforme un pilier démocratique en simple option politique », déplore-t-elle. Et d’assurer que les avis rendus pour l’instance restent utiles pour orienter les politiques du conseil régional, citant les travaux réalisés sur l’accueil des Jeux d’hiver 2030, sur l’agriculture méditerranéenne, sur les violences faites aux femmes… « Au moment où la démocratie est mise à l’épreuve, elle doit puiser dans ses institutions la force de se réinventer pour rassembler la société, poursuit l’élue. Les Ceser sont une partie de la solution, car ils sont un espace de dialogue, d’anticipation et de co-construction entre les forces vives des régions. »

    « La vraie vie »

    À l’autre bout de l’hémicycle, l’extrême droite demande le retrait de la motion. En prenant la parole, l’élue RN Laure Chevalier réduit l’assemblée qui regroupe 62 organisations patronales, syndicales et associatives à « des réunions d’entre soi d’auto-congratulation ». Et de considérer cette instance de consultation démocratique comme une simple dépense superfétatoire : « À l’heure où l’État semble devoir réduire notre budget, nous ne pouvons plus nous permettre ce luxe, il faut réduire la dépense publique. Supprimer les Ceser, c’est une option peu délétère qui fait économiser plusieurs millions d’euros. »

    « Sur le volet entre-soi, je ne crois que vous n’avez pas très bien compris ce qu’est le Ceser », ironise le président (Ren.) de Région, Renaud Muselier. Rappelant que les membres de l’assemblée consultative « ne nous donnent pas toujours raison, loin s’en faut ». Et pour cause, l’avis rendu sur les orientations budgétaires de la Région interpelle l’exécutif sur l’absence d’évaluation de l’ouverture à la concurrence, sur la baisse du versement mobilité régionale, sur les coupes pour la formation professionnelle. Mais malgré cela, le président de la collectivité rappelle l’importance de ces corps intermédiaires, qui arrivent à débattre pour produire « une synthèse de gens qui sont dans la vraie vie ».

    Hommage à Josy Chambon

    En ouverture du conseil régional, le président (Ren.) Renaud Muselier a rendu hommage à l’élue varoise présidente de la commission santé de la Région Josy Chambon, disparue le 30 janvier dernier. «Notre Josy s’est tue, et son silence fait un bruit immense», partageait-il. Et de saluer : «Elle ne dissociait jamais l’engagement humain de l’engagement public, un problème amenait une réponse, pas un commentaire.» Il s’engage à ce que l’institut de formation public varois des professions de santé à La Garde, qu’elle dirigeait depuis 1992, prenne son nom.

  • Une exposition à Marseille sur le retour du transbordeur

    Une exposition à Marseille sur le retour du transbordeur

    Une étonnante exposition sur un éventuel retour du transborder, infrastructure permettant de transporter des véhicules d’un quai du Vieux-Port à un autre, s’ouvre ce samedi à la Consigne sanitaire, 3 quai du port (2e). En place jusqu’au 27 février, elle présente l’historique du pont, en place à Marseille pendant 40 ans avant d’être détruit par l’armée allemande en 1944. Mais aussi le projet de sa réhabilitation envisagé au niveau de son ancienne localisation, à l’entrée du port.

    Portée par l’association Les transbordés de Marseille et l’architecte Paul Poirier, l’idée est affichée comme aboutie, prête clés en main pour les collectivités, avec des financeurs privés décidés à investir. Car le coût d’un ouvrage de cette ampleur est colossal : 100 millions d’euros selon les chiffres communiqués par l’association. De quoi justifier l’appel à des firmes internationales pour aménager la ville selon l’architecte.

    Balade payante

    « On sait que Marseille, en tant que tel, n’a pas les moyens de financer un tel projet. On a donc imaginé un objet qui s’autofinance avec les entrées », détaille Paul Poirier sans révéler le nom des entreprises motivées pour régler la note. Une passerelle financée par des privés donc, à laquelle le public accéderait par des ascenseurs payants. à ce sujet, Paul Poirier imagine un tarif différencié pour les Marseillais et les touristes, même si cet aspect reste flou. « Les Marseillais ne devront pas payer le prix de ceux qui viennent de l’extérieur. On pourrait imaginer que ça soit inclus dans le pass RTM », suggère l’architecte nantais. Pour les autres, il table sur un ticket à 10 euros. En plus des promeneurs clients, la passerelle, hissée à 60 mètres de haut, accueillerait des commerces : restaurants, rooftop et hôtel de 60 à 80 chambres. Les locaux aériens sont tout de même imaginés « en transparence » pour ne pas « barrer la vue », précise Paul Poirier. Une nacelle suspendue au pont par câbles permettrait par ailleurs de faire passer des véhicules d’un quai à l’autre.

    Le projet n’est pas neuf

    Né dans les années 2010 en même temps que l’association Les transbordés de Marseille, le projet s’était déjà vu rejeté en 2017 par Jean-Claude Gaudin (LR), alors maire de la ville. Dans un entretien accordé à Made in Marseille , il assurait à l’époque : « Le conseil municipal est contre et seul Renaud Muselier (LR) continue à parler de ce sujet. » Encore aujourd’hui vif soutien du projet, l’actuel président (Ren.) de Région publiait vendredi, sur X, un message incitant les Marseillais à visiter la nouvelle exposition, évoquant un « pont qui fera de Marseille une ville-monde ». Dans une interview elle aussi publiée par Made in Marseille, Martine Vassal (DVD), candidate à la mairie, assure à propos du transborder qu’il n’y « aura pas les moyens de tout faire » et qu’il faut « faire les choses dans l’ordre ». De quoi, peut-être, se laisser le temps, et l’argent, de s’occuper du reste des modes de transports marseillais. Aucun autre candidat ne s’est engagé à défendre ce projet.