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  • Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    Mathilde Louvain : « À Avignon, cela ressoude les rangs »

    On a connu meilleur contexte de dernière ligne droite pour une première campagne. Mais à Avignon, Mathilde Louvain préfère regarder devant. « Les Avignonnais ont besoin de savoir ce qu’on leur propose, on répondra toujours à toutes leurs questions pour clarifier », assure la tête de liste insoumise. « Quand on porte un projet pour l’humain, on ne peut pas être pour la violence », redit-elle. À l’heure d’entamer une tournée populaire en cinq dates, dont la première ce samedi (15h, à Montfavet parvis de l’école Sainte-Catherine), Mathilde Louvain ne craint pas de voir le drame de Lyon lui coller comme le sparadrap du capitaine Haddock : « Cela ne menace pas notre campagne, même si nous recevons des intimidations qui ne nous feront pas baisser les yeux ni les bras. » Selon elle, « la cabale médiatique ressoude les rangs et crée de la solidarité ». Saluant le soutien des partenaires (PCF, G.s, Avignon collectif), la candidate dément « toute défection ou désertion ».

    Jusque-là, Raphaël Arnault montrait son « envie de s’investir » dans la campagne, sollicitant si besoin une place symbolique sur la liste. « Il ne sera pas candidat, la décision avait été prise avant la semaine dernière », précise Mathilde Louvain, qui continue à échanger avec le député, contraint de rester en retrait car « il est menacé de mort ». Sa présence aurait-elle eu de toute façon un effet repoussoir ? « Non, c’est un soutien, pas un fardeau. Il reste un élu de la République qui a toute sa place dans la vie politique avignonnaise », défend Mathilde Louvain, prenant ses distances avec les collaborateurs parlementaires, mis en cause par la justice. « Ils étaient là aux côtés de Raphaël mais en aucun cas, lui ou ses collaborateurs ne participent au programme, à la liste », expose la candidate.

    Un message qu’elle s’évertuera à faire passer lors de sa tournée programmatique, sous haute sécurité. « On est la seule alternative de gauche à l’extrême droite, dans le sens où notre projet est social, tourné vers les habitants et que la rupture que l’on prône, c’est instaurer un rapport de force avec les collectivités, l’État, pour aller chercher les moyens dont on a besoin », fait valoir Mathilde Louvain. Le terme de « rupture » agace la liste concurrente de gauche de David Fournier (PS). « Par rupture, ce n’est pas un rejet complet du bilan mais c’est revoir la gouvernance de la mairie ou revenir aux régies publiques comme celle du camping par exemple », illustre la candidate qui estime se singulariser « par un projet transversal et pas un catalogue de mesures ».

  • Face à la crise, une sécu du logement comme solution

    Face à la crise, une sécu du logement comme solution

    La Confédération nationale du logement (CNL) de Vaucluse tenait ce vendredi un forum en Cité des Papes, au cours duquel a été abordée une proposition qu’elle porte fièrement : la sécurité sociale du logement.

    Devant quelques élus de la ville et du Département, tous de gauche, ainsi que des habitants, le président national de l’organisation, Eddie Jacquemart, présentait cette proposition comme une solution alors que « tous les voyants sont au rouge », expose-t-il. Il évoque 3 millions de personnes qui attendent un logement social et 10 millions de personnes « mal logées », pour « seulement » 80 000 logements sociaux construits en 2025.

    Face à cette situation, la CNL présente depuis l’an dernier une proposition de « sécurité sociale du logement » pour « donner espoir aux habitants car cela ne doit pas continuer comme ça », explique Eddie Jacquemart. Une mesure qui permettrait à toute personne « qui a eu un accident de la vie, comme le décès d’un proche, un divorce ou la perte d’un travail » de bénéficier d’une « indemnité de sécurité locative jusqu’à 24 mois, de façon dégressive », ainsi que « du droit au maintien dans les lieux inconditionnel pour tous les ménages et de loyers accessibles, encadrés et ajustés aux revenus ». Le tout serait suivi d’un accompagnement social. « Il y a plus de 80 ans, on a réussi à mettre en place la sécurité sociale alors que le pays était en ruine. On doit pouvoir y arriver aussi. On est le 7e pays le plus riche au monde et on continue de jeter des gens dans la rue, comme au Moyen Âge. Il faut que ça cesse ! », appuie-t-il. Pour assurer une autonomie financière du système, la CNL imagine plusieurs possibilités, comme une réaffectation de fonds existants, tels que la garantie Visale, le Fonds de solidarité pour le logement ou l’impôt sur la fortune immobilière ; la mutualisation des dépôts de garantie ; ou encore une cotisation des bailleurs sur les loyers perçus, entre 1% et 2%. Le tout est décrit dans « Le manifeste pour la sécurité sociale du logement », à retrouver sur le site de la CNL.

    Criminalisation

    C’était également l’occasion d’interpeller les municipalités, ainsi que les candidats aux élections, sur les leviers qu’ils peuvent actionner. L’organisation a ainsi proposé ses « 25 orientations » à l’attention des listes en lice, comme par exemple encourager la construction de logements sociaux sur leur territoire, imposer des standards de qualité, encadrer les loyers et maîtriser les prix du foncier. Ou encore rendre obligatoire la mise à disposition de locaux collectifs résidentiels, favoriser l’information pour prévenir les expulsions locatives ou garantir la sécurité publique dans un cadre apaisé, par exemple en favorisant la présence de la police municipale et de travailleurs sociaux.

    « Chaque jour, la crise est plus aiguë, avec une extrême saturation des logements sociaux et la criminalisation des locataires les plus fragiles », insiste Michel Mus, président de la CNL de Vaucluse. Dans le public, Claude Nahoum, actuel 1er adjoint (Place publique) au maire d’Avignon, s’exprime, lui, sur « la difficulté de l’entretien du logement social », tout en insistant sur « l’exemplarité d’Avignon avec 35% de logements sociaux ».

  • Marseille dévoile une rareté lyrique

    Marseille dévoile une rareté lyrique

    Dimanche 22 et mardi 24 février, l’Opéra de Marseille fera découvrir Ermione, œuvre rarement jouée de Rossini. Après I Masnadieri, autre rareté de Verdi brillamment présenté in loco il y a peu, c’est aussi en version concert que cette adaptation de l’Andromaque de Racine sera présentée au public marseillais. Crée au Teatro San Carlo de Naples en 1819, l’œuvre déroute les dilettanti napolitains et tombe vite dans le purgatoire pour n’en sortir qu’en 1988. Une résurrection très attendue surtout que Maurice Xiberras a dû, pour l’occasion, réunir pas moins de trois ténors d’envergure pour entourer la mezzo bien connue des marseillais Karine Deshayes dans le rôle-titre. Marseille peut donc s’enorgueillir de cette « création ». D’autant que Michele Spotti, le directeur musical de la maison est la baguette avec sa rigueur et son enthousiasme. Primus inter pares de ce plateau prometteur qui compte la soprano Teresa Iervolino (Andromaque), le Sud-africain Levy Sekgapane (Oreste) et l’italien Matteo Macchioni (Pilade), on peut compter sur le ténor italien Enea Scala. Cet habitué de nos scènes régionales (Il était Titus de Mozart à Nice récemment), donnera à Pyrrhus son timbre solaire et sa présence magnétique. Il connaît bien le rôle pour l’avoir défendu au Festival Rossini à Pesaro en 2024. Il relève la modernité de la partition de Rossini qui mêle l’hubris et la némésis, propre à la tragédie grecque (Euripide et Racine ne sont pas loin). « Ermione est sans doute l’opéra le plus moderne de Rossini, qui en avait conscience, et c’est sans doute la raison de son échec à Naples. Il faudra attendre 1988 pour que le public comprenne. Il y a dans la partition des changements d’harmonie très rapides. Dans une forme très classique on entend des nouveautés qui ont pu dérouter. » La partie dévolue à Pyrrhus exige un large ambitus vocal (l’écart entre les graves et aigus). « C’est un rôle de baryténor, c’est-à-dire fait pour un ténor doté de graves, alors qu’au temps de Rossini on avait affaire à des barytons qui s’essayaient à des aigus en voix de tête. On doit maîtriser deux octaves. Il faut chanter élégant tout ayant une rudesse dans l’expression. »

    Le public pourra donc découvrir à Marseille une œuvre passionnante qui, par ses audaces, louche déjà vers Donizetti et les premiers Verdi. De grands ensembles, des airs pyrotechniques au service d’un discours dramatique toujours tenu, des scènes de furie très romantiques… de quoi ouvrir l’appétit du mélomane le plus exigeant.

  • Une nuit en garde à vue pour un post Facebook

    Une nuit en garde à vue pour un post Facebook

    Les plaintes contre Guillaume Meurice et Pierre-Emmanuel Barré, donnent-elles des ailes aux élus locaux ? Car à l’instar des humoristes de Nova, de nombreux caricaturistes et auteurs engagés aiment à dépeindre la vie politique locale avec un humour quelque peu corrosif. Christian Martin, qui écrit sous le pseudonyme Guy Masavi, est de ceux-là. Ce médecin à la retraite qui se décrit comme « anarchiste refoulé, mais en analyse » est bien connu en Camargue gardoise et notamment à Mus, où il réside. Il a notamment écrit deux ouvrages et poste régulièrement des textes satiriques sur la politique nationale, internationale et locale sur ses réseaux sociaux.

    C’est pour ses propos tenus dans un post daté du 5 février que Vivette Lopez (LR) a décidé de porter plainte. Pour critiquer l’alliance de la sénatrice avec Jean-Louis Blanc pour les élections municipales à Mus (petite bourgade de 1 600 âmes à côté de Vergèze), il écrit : « Une liste apolitique pleine de droites, qui unit une sénatrice blanche anti-avortement avec un chasseur blanc plus blanc que blanc. Une union naturelle : Utérus, fusil et tradition ! À faire pâlir Zemmour […] Une liste dite apolitique, ce qui veut dire bourrée de droites jusqu’à l’os, où se roule une pelle sans rougir une sénatrice LR proche du RN avec le chasseur du coin, celui qui confond tradition et calibre douze, ou biodiversité et civet ».

    Campagne municipale

    Vivette Lopez a qualifié ce texte de « misogyne et raciste » et le candidat Jean-Louis Blanc a également porté plainte pour diffamation. L’auteur a été convoqué à la gendarmerie de Vauvert le 7 février où il a été placé en garde à vue et n’en est ressorti que le lendemain, après 20 heures d’audition.

    Christian Martin s’est par la suite expliqué, qualifiant son texte de « satirique » où il décrit non pas « une scène de chambre mais un accouplement idéologique », une sorte de « métaphore un peu appuyée ». Il explique également qu’il n’a jamais écrit le nom de Vivette Lopez et assume « ce post comme tous ceux qui y sont publiés ». Pour lui cette plainte s’inscrit en réalité dans la campagne municipale où la liste de Jean-Louis Blanc défie le maire sortant Patrick Bénézech (DVG). Celui-ci est soutenu par Christian Martin et son fils figure aussi sur la liste.

    « C’est une atteinte grave et inacceptable à la liberté de pensée et d’expression inscrites dans notre constitution. Alors que le devoir d’un sénateur est de garantir l’exercice des principes républicains de Liberté, Égalité et Fraternité, Madame Lopez bafoue ce droit inaliénable de notre peuple. Elle s’inscrit dans l’obscurantisme et la censure que veut imposer l’extrême droite  », a réagi La France insoumise de Petite Camargue dans un communiqué.

  • Nicolas Koukas prône l’union des villages arlésiens

    Nicolas Koukas prône l’union des villages arlésiens

    Les villages se sentent abandonnés », assure Nicolas Koukas (PCF). Alors, pour y remédier, le candidat de l’Union pour Arles qui a déposé sa liste mercredi 18 février présente les élus qui deviendront, en cas de victoire, les adjoints spéciaux des composantes de la ville la plus étendue de France.

    Ils seront deux pour Salin-de-Giraud : Sandy Scandagliari et Katy Vrontos, tous deux retraités de la fonction publique territoriale et originaires de la commune camarguaise. Située à 40 km d’Arles et donc de son hôpital, celle-ci rencontre une problématique de désertification médicale. « Aujourd’hui, on a un médecin deux jours par semaine, témoigne Sandy Scandagliari. L’accès aux soins est le premier dossier à porter pour le village. » À ce sujet, la liste porte notamment un projet de maison de santé pluridisciplinaire. Éloignés, les villages rencontrent aussi des problématiques de mobilité et d’isolement. Gisèle Beltrando, désignée pour Raphèle, explique : « Les habitants se détournent d’Arles pour Saint-Martin-de-Crau pour leurs besoins de la vie quotidienne. Les seniors sont obligés d’aller à Pont-de-Crau pour avoir accès à un foyer et aucune navette n’est mise en place, ce qui isole ceux qui ne peuvent plus conduire. » L’Union pour Arles compte travailler avec le Centre communal d’action sociale pour y remédier. « Nous allons aussi travailler avec la communauté d’agglomération pour revoir les tracés, cahiers des charges et horaires des transports en commun », affirme Nicolas Koukas.

    Des moyens propres

    Pour obtenir un « choc de confiance », comme l’appelle le conseiller municipal d’opposition Mohamed Rafaï, les villages seront dotés « de moyens financiers propres pour qu’ils aient une latitude totale avec une enveloppe dédiée qu’on est encore en train de chiffrer », précise la tête de liste. Le candidat veut également mettre trois réunions par an en place, afin de « faire le point, avec les services municipaux, sur les sujets du quotidien », mais aussi déconcentrer les services publics. « C’est l’équité territoriale, l’égalité républicaine », appuie Mohamed Rafaï.

    L’Union pour Arles souhaite aussi mettre le paquet sur la culture en réinstaurant le Relais du sel à Salin-de-Giraud, mais aussi en créant un festival de la ruralité pour mettre en lumière les traditions de ces communes. « Ces villages sont un trésor, il faut exploiter leur attractivité. »

  • À Gardanne, la gauche bat la campagne dans les quartiers

    À Gardanne, la gauche bat la campagne dans les quartiers

    Quartier Font de Garach, ce vendredi soir. Réunis sur le parking d’un supermarché, les colistiers de Jean-Marc La Piana, candidat à la tête d’une union à gauche en vue des municipales, déchargent les coffres de voiture de tracts, distribués dans les quartiers de Gardanne chaque soir. Dans cette zone de la ville, un projet d’urbanisme de plus de 300 logements doit voir le jour, inscrit au PLUi, lui-même adopté en décembre 2024. Selon l’équipe de campagne, le projet a été approuvé « sans concertation, en catimini ». « Gardanne mérite mieux qu’un maire devenu promoteur immobilier ! » lit-on, sur le tract rouge et orange, couleurs de la liste. « Le quartier n’est pas fait pour absorber autant de circulation en plus », estime Pierre Sandillon, membre de la liste. Ce sera donc le cheval de bataille présenté ce soir. Ici, c’est aussi un quartier « aux premières loges de la disparition du service public », souligne Amélie Barbey (PCF) de la partie elle aussi. En période de vacances, peu de portes s’ouvrent, alors que l’équipe entame la tournée.

    « Je serais visible »

    « Mais globalement, la campagne se passe très bien. On le voit lorsqu’on tracte au marché, pas mal de gens viennent au local, rapporte Jean-Marc La Piana. Même si certaines personnes disent ne plus avoir confiance. Mais je trouve plus de gens motivés, que lassés. Les gens écoutent. Les municipales, c’est la plus belle élection en termes de proximité et les gens le reconnaissent », poursuit Jean-Marc La Piana, obligé de s’interrompre : le fondateur de La Maison est, régulièrement, reconnu par les passants dans le quartier. « Ah ! J’espère que cette fois-ci ça va passer. Il y a 5 ans non, j’espère que cette fois oui ! J’en ai marre de ceux qui font tout en douce, dans leur intérêt… », lance une passante, avant d’interpeller le candidat sur la situation médicale d’un habitant. Un autre, en plein footing, s’arrête net. « Monsieur La Piana ! Comment vous allez ? Ils veulent mettre des barrières, ici, ça bloque ici… les gens sont énervés », explique ce coureur, faisant allusion aux aménagements à venir liés au projet immobilier. « On est contre ce projet si les gens vous posent la question. J’espère qu’on pourra faire quelque chose. Le permis a été délivré, mais il y a des recours ! Les gens du quartier ont leur mot à dire, on sera favorables à ce que ce projet soit abandonné », répond Jean-Marc La Piana.« J’espère que vous serez le prochain maire ! Je viendrais vous voir ! », répond le coureur. Ce à quoi le candidat répond : « Je vous promets, je serais toujours visible. »

  • À Reillanne, une liste de gauche pour prendre la succession

    À Reillanne, une liste de gauche pour prendre la succession

    Dans sa lettre aux habitants où elle annonçait ne pas se représenter, la maire sortante de Reillanne avait souhaité « un rassemblement de gauche très large et très ouvert ». C’est désormais chose faite avec la liste menée par Simone Chagniard-Marand, déposée en préfecture mercredi matin. Deux communistes et un militant de l’Après font notamment partie de cette liste. « Le programme qu’on défend s’inscrit vraiment dans la continuité de ce qu’a fait la mairie. On envisage de terminer les projets engagés, pas par obligation, mais par conviction », la maire sortante, élue depuis 11 ans, laissant sa place, explique la tête de liste.

    Au cœur des priorités de la liste, nommée Reillanne en commun, la justice sociale, la lutte contre la précarité et le soutien aux associations. « J’ai été élue au cours d’une élection sans candidat. Il y avait un groupement de personnes ouvert à tous, chacun a dit une qualité que devait avoir un maire, puis on a tous voté pour quelqu’un qui y correspondait », explique Simone Chagniard-Marand. Agée de 61 ans, elle travaille depuis 42 ans dans les collectivités locales. « Dans ma carrière, j’ai eu à monter des dossiers pour les élus. Je mets mon expérience au service de mon village, ayant grandi entre Marseille et Reillanne. Même si ma vie m’en a éloignée, j’y suis toujours revenue », avance-t-elle.

    Garder la municipalité

    à gauche

    Garder la municipalité à gauche et veiller à ce que la commune ne vrille pas à droite sont des enjeux importants pour Simone Chagniard-Marand. « Il y a eu des résultats inquiétants aux législatives », regrette-t-elle. « On a voulu que tous les Reillannais soient représentés, et conserver la démocratie, parce que c’était pas le cas s’il n’y avait qu’une seule liste », explique-t-elle. Sa liste est composée de personnes d’âges très variés, comptant notamment des jeunes de 20 et 25 ans, « des gens qui ont choisi de s’installer à Reillanne ». Selon la tête de liste, « cela montre que la vie est belle ici, que le monde est meilleur ici, et donc on va essayer de conserver ça ».

    La liste n’a pour autant pas été constituée sans encombres. « On a eu beaucoup de mal à trouver des femmes qui souhaitaient s’engager. On a beaucoup prospecté. 21 personnes, ça fait beaucoup sur un village », raconte Simone Chagniard-Marand. Parmi les projets de l’équipe, la construction de logements sociaux, l’urbanisation, l’aide aux associations, la création d’une maison des jeunes, la rénovation de l’école, la rénovation énergétique des bâtiments communaux, renforcer l’action du CCAS, rompre l’isolement des personnes âgées, créer un réseau de compostage collectif, des jardins partagés…

    La liste Reillanne en commun est également attachée à « la démocratie vivante », avec un conseil municipal des jeunes, des « comités villageois », un budget participatif et des référendums « pour les grandes décisions ». « Pour tout ce qui impacte la vie des Reillannaises et des Reillannais, on va leur demander leur avis », résume Simone Chagniard-Marand. La liste a par ailleurs la volonté de « maintenir des loyers modérés pour les commerces » afin de les garder.

    « On va assumer de faire une liste et un programme de gauche », promet la tête de liste. « On a des idées communes et on a ce sens du bien commun, l’idée que l’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers », avance-t-elle.

    Sur le marché tous les jeudis
    et dimanches matin. Réunion publique pour présenter la liste le dimanche 8 mars à 10h30
    à la salle des fêtes.

  • La commune du Beausset s’offre une centrale photovoltaïque pour fournir ses bâtiments publics

    La commune du Beausset s’offre une centrale photovoltaïque pour fournir ses bâtiments publics

    La mairie du Beausset s’offre une solution économique et écologique pour ses besoins en énergie. Elle a inauguré la semaine dernière une centrale photovoltaïque de 1 092m² installée sur le toit de son Centre technique municipal.

    Ce nouvel équipement, d’une puissance d’environ 142 kWc, permettra de produire chaque année près de 185 MWh d’électricité renouvelable, destinée en priorité à l’autoconsommation des bâtiments communaux, en particulier celui sur lequel elle est installée, avant, à terme, de contribuer à l’alimentation d’autres infrastructures. « Ce projet concret marque une étape importante dans l’engagement de la commune en faveur de la maîtrise de l’énergie et du développement des énergies renouvelables », se félicite le maire (SE) Edouard Friedler. Une installation qui permettra de faire baisser durablement la facture d’énergie communale, et qui s’inscrit dans une logique de « transition énergétique, de maîtrise des consommations et de réduction de l’empreinte carbone, tout en valorisant le patrimoine communal », indique la mairie.

    Des travaux de renforcement de la toiture

    Dans le cadre de sa politique de développement durable, la commune a engagé une réflexion sur le potentiel solaire de ses bâtiments publics. Le Centre technique municipal a ainsi été identifié, en raison de la surface disponible et de la configuration de sa toiture. Cette dernière a par ailleurs dû subir quelques travaux (à hauteur de 43 000 euros) de renforcement de sa charpente métallique, afin de garantir la pérennité de l’ouvrage face aux charges supplémentaires de la centrale. Ceux-ci ont été financés grâce à un plan associant la commune et le Département du Var, dans le cadre de l’aide aux communes.

    Ce projet « constitue une première étape appelée à être prolongée par d’autres opérations de production d’énergies renouvelables et d’amélioration de la performance énergétique du patrimoine communal », ajoute la municipalité.

  • Provence Rugby est en quête d’un record à Dax

    Provence Rugby est en quête d’un record à Dax

    Dax – Provence rugby, c’est un peu le choc des équipes intraitables. Intraitables à la maison, en ce qui concerne les Landais. Car, depuis que Vannes est venu arracher un succès étriqué (16-15), les Dacquois ont réussi un sept à la suite dans leur stade Maurice-Boyau. Même Colomiers n’a pas résisté à la puissance du pack local, avec une défaite 13 à 8.

    Intraitable tout court en ce qui concerne Provence rugby, qui vient d’aligner cinq victoires de rang. La dernière aux forceps face à Oyonnax, mais qui lui a permis de conserver la deuxième place de la Pro D2. « L’objectif est de la conserver pour rester devant Colomiers », souligne Philippe Saint-André.

    Au-delà de prolonger sa série positive, son équipe peut aussi entrer dans l’histoire du club en devenant la première à aligner six succès de rang chez les professionnels. « Il y a cette perspective et aussi le fait que nous aurons un nouveau centurion. La tâche sera difficile, mais pas impossible si nous conservons notre philosophie de jeu, si nous restons réguliers et disciplinés », insiste le manager provençal.

    Le centurion Piazzoli

    Le nouveau centurion aixois, c’est Guillaume Piazzoli. Il aimerait fêter ce cap par un succès. Face à la troisième défense du championnat, il aura fort à faire pour briser les lignes et amener son pack dans la conquête. Conquête qui sera la clé du match. « C’est l’occasion de rester maître de notre destin d’outsider ambitieux », clame Philippe Saint-André. Tout en poursuivant le duel à distance avec Colomiers pour la deuxième place. Un rival qui avance au même rythme que ses Provençaux. Mais qui devra venir à Maurice-David le 27 mars, dans ce qui pourrait être une finale avant l’heure pour désigner le dauphin de Vannes.

    D’ici là, les Aixois se doivent d’engranger le plus de points possibles et, avec ce capital, entretenir leur confiance. Le fait de jouer ce match contre Dax à Bayonne, sur la pelouse hybride du stade Jean-Dauger, peut être un atout dans le jeu de Provence rugby. Et assurera de meilleures conditions que la pelouse détrempée de Maurice-Boyau, pour le bras de fer qui attend les Aixois.

    21e journée de Pro D2.

    19h30, stade Jean-Dauger à Bayonne.

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy.

    DAX : Duprat – Oltmann, Vatubua, Puntous, Ben-Alla – Séguy ( o ), Reteau ( m ) – Aletti, Ausset, JB Barrère – Nacika, Matthews – Léatigaga, Hiriart-Urruty, Dréan.

    PROVENCE : Colombet – Bouhedjeur, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz ( o ), Cazenave (m ) – Portat, Tuisue, Piazzoli – Rodda, van Eerten – Temsi, Pifeleti, Vernet.

  • Mohamed Laqhila (Modem) appelle la droite à changer de candidat à Marseille

    Mohamed Laqhila (Modem) appelle la droite à changer de candidat à Marseille

    Dans un communiqué de presse ce vendredi , le vice-président du MoDem 13 Mohamed Laqhila appelle la droite marseillaise à changer de tête de liste. «J’en appelle solennellement à M. Romain Simmarano, porte-parole de la liste et numéro deux, pour qu’il prenne ses responsabilités et reprenne le flambeau», écrit-il. L’ancien député, en effet, considère que les exigences « de la responsabilité, de clarté républicaine, du refus des ambiguïtés et des arrangements de circonstances […] ne sont pas réunies ».

    L’interpellation intervient après que la candidate de la droite et du centre Martine Vassal, qui n’avait pas reçu l’investiture du Modem, a énuméré en plein débat sur BFMTV ce jeudi soir «le mérite, le travail, la famille, la patrie» comme ses valeurs personnelles. Une reprise de la devise du régime pétainiste qu’elle a réitéré sur l’antenne, interpellée par le maire (DVG) Benoît Payan, et qui a suscité un scandale.

    « Je ne suis pas pétainiste »

    «Je comprends que l’énumération que j’ai faite a créé de l’émoi», répond-elle ce vendredi, interrogée par La Marseillaise. «Mais il ne faut pas déformer mes propos, poursuit la présidente (DVD) de la Métropole et du Département. Parce qu’on a déformé mes propos, notamment M. Payan, en faisant allusion à cette devise, je reçois des menaces de mort depuis ce matin

    Elle assure qu’on a «sorti trois mots de leur contexte» et dénonce une «manipulation politique». «J’ai commencé mon propos par le mérite et j’ai terminé mes propos par l’humanité et la solidarité, insiste la candidate. Ce sont des valeurs qui sont morales, sociales, auxquelles je suis très attachée.» En d’appuyer : «Je ne suis pas pétainiste, je suis gaulliste. J’ai une seule devise : Liberté, Égalité, Fraternité.»