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  • Pays d’Aix : deux grands prix pour le prix d’un

    Pays d’Aix : deux grands prix pour le prix d’un

    Puyricard et Puyloubier vont accueillir deux belles courses cyclistes.

    Sur les routes du Pays d’Aix, samedi, puis au pied de la Sainte Victoire, dimanche, le peloton régional répond à l’invitation de l’AVC Aix qui, depuis dix ans, propose ces deux rendez-vous qui attirent les coureurs de niveau national.

    Néanmoins, nul n’étant prophète en son pays, les coureurs au maillot vert et noir espèrent enfin trouver un successeur à Clément Izquierdo. Il est le seul Aixois à avoir inscrit son nom au palmarès, en s’imposant sur le circuit de Puyricard, il y a deux ans.

    Sus aux Bourguignons

    L’an dernier, ce sont les Bourguignons de Dijon qui ont dominé les deux courses. Cette année, la machine aixoise va tenter de reprendre la main. Et, pourquoi pas, aller chercher la victoire au terme des deux épreuves.

    Surfant sur un très bon début de saison, notamment lors du Grand prix de Marseille-La Marseillaise, Jack Brough et Joseph Brookes seront à surveiller. De même que leur coéquipier Jérôme Raus, très en vue au Pays Basque et dans les boucles du Haut Var.

    D’autres formations seront en embuscade, à commencer par celle de Dijon, qui tentera de confirmer ses succès de la saison dernière sur les Grands Prix du Pays d’Aix, mais aussi Rouen, vainqueur de la Coupe de France en 2024 et 2025 et Vendée U, actuel leader du classement national, où l’AVCA occupe la 3e place.

    « L’objectif est clair », annonce Sébastien Cottier. « Sur ces deux courses organisées par le club, il s’agira d’être performant et de jouer la victoire. Les coureurs le savent et sont motivés à l’idée de remporter ces Grands Prix qui se jouent à domicile », détaille le directeur sportif aixois.

    – Grand prix du Pays d’Aix, samedi 21 février. Le départ fictif sera donné à 10h30 et le réel à 10h44, arrivée vers 16h30.

    – Grand prix de Puyloubier, dimanche 22 février. Départ à 11h30.

  • La première bière 100% artisanale à obtenir le label « Esprit parc »

    La première bière 100% artisanale à obtenir le label « Esprit parc »

    Une levure exclusive 100% haut-alpine entre dans le processus de fabrication de la bière », explique fièrement Jean-Marie Bernard, président du Département des Hautes-Alpes. Guillaume Waille et Jean Escalon, codirigeants de la brasserie Walpine de Saint-Jean-Saint-Nicolas avaient un objectif en tête : élaborer une bière naturelle et locale. Leur désir était que, du houblon au malt, en passant par les levures et l’eau, la bière soit confectionnée à partir de produits naturels et locaux afin d’obtenir le label « Esprit parc ». La brasserie étant située au sein du Parc national des Écrins.

    Un label exigeant qui valorise la passion pour le territoire, les savoir-faire et la nature. Il atteste également que le produit s’inscrit dans un processus écologique qui préserve la biodiversité. Ils se sont mis au travail dès leur retour du Salon de l’agriculture 2024, en collaboration avec le laboratoire départemental pour confectionner une levure 100% haut-alpine.

    Nature et savoir-faire

    « Le partenariat entre la brasserie et le laboratoire départemental a permis la création d’un produit d’une très grande qualité (…)La démarche a permis à La Walpine de décrocher le label “Esprit Parc national”, une véritable consécration pour ce travail partenarial », conclut avec enthousiasme Jean-Marie Bernard. C’est la première bière à obtenir ce label en France. La brasserie Walpine sera présente sur le stand des Hautes-Alpes au Salon de l’agriculture à Paris, du samedi au lundi.

  • Terres rares : comment gagner en autonomie par rapport à la Chine

    Terres rares : comment gagner en autonomie par rapport à la Chine

    Une trentaine de chercheurs et chercheuses ont épluché pas moins de 4 100 publications scientifiques pour établir l’état des connaissances sur les défis et les opportunités d’une utilisation responsable des terres rares. L’objectif ? « Éclairer le débat public et la décision sur ce sujet sociétal important », résume Clément Levard, physico-chimiste et directeur de recherche CNRS au Centre de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement (Aix-en-Provence), qui a copiloté un rapport récemment publié. « Cela s’inscrit dans une volonté de gagner en autonomie par rapport à la Chine pour renforcer notre souveraineté. »

    Car ces terres rares tant convoitées par l’industrie proviennent aujourd’hui majoritairement de Chine. Si les ressources sont plutôt distribuées sur la planète, les infrastructures pour les traiter, les séparer et les raffiner sont à 90% en Chine. « Cela crée des tensions dans un contexte géopolitique complexe », constate Clément Levard. Notamment lorsque le pays réduit ses exportations suite à un différend avec le Japon en 2010, ou plus récemment lors de l’épisode des droits de douane imposés par Donald Trump.

    Trois leviers

    Les scientifiques exposent trois leviers pour être plus souverains : la réduction de l’usage des terres rares, leur recyclage et l’extraction autrement. « Il existe un potentiel important de réduction par la substitution ou la sobriété d’usage mais la réflexion sur les usages est trop peu développée, regrette Clément Levard. En prioriser certains et faire autrement pour d’autres pourrait être un gros levier. » Quant au recyclage, seul 1% des terres rares sont recyclées. Pour plusieurs raisons : des objets dispersés difficiles à collecter, la rentabilité du recyclage et l’absence de traçabilité de la présence de terres rares dans les objets. « Mais il n’y a pas d’obstacle technologique, insiste le chercheur. Nous savons faire. » Enfin, il y a des terres rares dans certains déchets industriels et miniers -boues rouges, cendres de charbon ou résidus d’extraction de phosphates. « L’Europe a des stocks importants, assure-t-il. Mais aller y chercher des terres rares est encore peu rentable. »

    Et les ressources primaires ? « Il est raisonnable de penser qu’en consommer moins et mieux les recycler ne suffira pas à répondre à la demande croissante », admet Clément Levard. L’Europe peut nouer des partenariats avec des pays qui en ont –comme le Brésil– ou se pencher sur ses propres ressources : en Norvège, en Suède et au Groenland. « Mais ouvrir des mines prend des années et est souvent décrié par les populations locales », nuance le chercheur. La France a potentiellement des ressources dans ses fonds marins. « Mais les stocks sont incertains, ajoute-t-il. Et cette extraction pourrait avoir d’énormes impacts environnementaux irréversibles. » Raison pour laquelle la solution n’est pas privilégiée.

  • « Le Département du Gard, c’est 52 semaines sur le terrain »

    « Le Département du Gard, c’est 52 semaines sur le terrain »

    La Marseillaise : Avant le Salon 2026, quels messages vous remontent des agriculteurs gardois ?

    Françoise Laurent-Pérrigot : À l’approche de ce Salon 2026, le message qui nous remonte du terrain est avant tout un appel à la compréhension et au soutien. Nos agriculteurs gardois traversent une période de doutes profonds, et nous sommes à leurs côtés pour porter leur voix. Ce qu’ils nous disent, c’est que la passion de leur métier se heurte aujourd’hui à des épreuves d’une dureté inédite. En viticulture, l’inquiétude est réelle. Voir la production chuter l’an passé de 3,2 à 2,4 millions d’hectolitres en un an, a été un choc pour nos familles de vignerons qui ont fait face au gel et à la canicule. Nos éleveurs, ont été confrontés l’an passé à la progression de la fièvre catarrhale, aujourd’hui c’est la menace de la dermatose nodulaire bovine… Ils ont besoin de sentir qu’ils ne sont pas seuls face aux crises sanitaires. Quant à nos jeunes, ils nous demandent des perspectives. D’ici cinq ans, la moitié de nos viticulteurs partira à la retraite : notre rôle est de les rassurer pour que la relève soit au rendez-vous et que les transmissions se fassent dans de bonnes conditions.

    Concrètement, comment le Département du Gard sera-t-il présent cette année au Salon ?

    F.L.-P. : Vous savez, dans le monde dans lequel nous vivons, la visibilité est une nécessité vitale pour nos filières. Nous le savons, et c’est pour cela que nous tenons à être présents. Le Conseil Départemental du Gard finance un stand à ne pas manquer, animé intégralement par l’association bienvenue à la ferme et son président Patrick Viala, et 10 agriculteurs et agricultrices invités à représenter leurs productions. Nous avons voulu cette année encore une équipe représentative des filières et des territoires qui composent notre Département.

    Le Salon est aussi un moment de confrontation avec l’État…

    F.L.-P. : Le message que nous portons à Paris est un message de vérité : on ne peut pas applaudir l’excellence de nos produits un jour et laisser les producteurs s’épuiser sous le poids des injonctions le reste de l’année. Le monde agricole gardois fait face à une accumulation de crises : le choc climatique, les crises sanitaires à répétition et une explosion des coûts de l’énergie et des matières premières qui lamine les revenus. Face à cela, le Département joue son rôle de bouclier. Mais nous ne pouvons pas être les seuls. Le message au Gouvernement est simple : la reconnaissance doit devenir une rémunération. Derrière la vitrine du Salon, il y a des nuits courtes, une charge mentale étouffante et, trop souvent, des drames humains. On ne répond pas à une détresse structurelle par des mesures de circonstance ou des normes qui s’empilent. L’agriculture gardoise est une solution pour notre souveraineté, pas un problème à gérer. Il est temps que l’État passe des discours aux actes de protection.

    Une fois les projecteurs du Salon éteints, comment traduire concrètement les objectifs affichés à Paris ?

    F.L.-P. : Le Salon de l’Agriculture, c’est une semaine de mise en lumière, mais le Département du Gard, c’est 52 semaines de présence sur le terrain. Pour nous, le concret se mesure à travers trois leviers qui ne s’éteignent jamais : le budget, les outils techniques et les débouchés locaux. D’abord, par le soutien direct à l’investissement. Quand nous débloquons 82 000 euros pour la filière élevage, comme nous venons de le faire le 20 février dernier, ce n’est pas du symbole : c’est du matériel neuf pour l’abattoir du Vigan et une étude de viabilité pour tous nos outils d’abattage. Ce sont des actes qui garantissent aux éleveurs qu’ils pourront continuer à travailler chez eux, dans nos zones rurales. Ensuite, par des outils de proximité uniques. Le Laboratoire Départemental d’Analyse, par exemple, offre la gratuité des analyses obligatoires pour les éleveurs. C’est un effort de 75 000 euros par an qui soulage directement la trésorerie des exploitations. Enfin, le plus important, c’est la pérennité des débouchés. Notre politique alimentaire ne s’arrête pas aux discours. Quand nous investissons 554 200 euros pour faciliter l’accès à l’offre alimentaire territoriale, nous assurons des revenus aux agriculteurs gardois bien après leur retour de Paris. Le Salon sert à créer le contact, mais c’est notre budget de 670 000 euros pour l’agriculture durable qui prend le relais dès le lendemain pour transformer l’essai dans chaque exploitation. La responsabilité politique consiste à être un partenaire fiable et présent dans la durée.

  • « Ce que les agriculteurs attendent surtout, c’est un cap »

    « Ce que les agriculteurs attendent surtout, c’est un cap »

    La Marseillaise : Dans quel état d’esprit arrivent aujourd’hui les agriculteurs au Salon de l’agriculture ?

    Jérôme Despey : Il y a beaucoup d’attentes et beaucoup de préoccupations. D’abord sur le plan sanitaire, avec nos éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse. Cette année, le Salon se fera sans vache, ce qui est une première. C’est un vrai coup dur pour les éleveurs et les organismes de sélection, qui sont meurtris de ne pas pouvoir être présents. Il y a aussi un contexte agricole très difficile pour certaines filières, notamment la viticulture et les grandes cultures. Ce que les agriculteurs attendent surtout, c’est un cap, une vision pour l’agriculture française, alors que nos moyens de production sont fortement impactés par les aléas climatiques. Si l’on veut assurer la souveraineté alimentaire, il faut une stratégie claire pour préserver ces moyens de production et permettre la transmission et le renouvellement des générations. D’ailleurs, le thème du Salon, « Génération solution », envoie un message fort aux jeunes.

    Le Salon peut-il encore jouer ce rôle de vitrine positive malgré les crises ?

    J.D : Oui, et c’est même essentiel. Le Salon permet ce partage avec le grand public, ce soutien des consommateurs. Plus de 500 000 visiteurs viennent échanger avec les agriculteurs, découvrir les filières de production, qu’elles soient animales ou végétales. C’est la plus grande ferme de France : les bovins, les ovins, les caprins, les cultures, la viticulture, mais aussi les régions de l’Hexagone et d’outre-mer, dans un esprit de convivialité et de fête autour des produits de terroir. Cette année, il y a aussi une dimension internationale avec la Côte d’Ivoire comme pays à l’honneur. Face aux difficultés, je préfère voir le Salon comme une opportunité de dialogue avec nos concitoyens.

    Craignez-vous un Salon plus politique que jamais, dans un contexte de tensions et d’élections ?

    J.D : Le Salon a toujours été politique. Les responsables politiques sont les bienvenus, mais il faut rappeler que le Salon de l’agriculture est un salon privé : il appartient aux agriculteurs, pas au gouvernement. C’est un lieu d’échange et de débat, et c’est normal, surtout dans des périodes électorales comme aujourd’hui avec les municipales, et demain les Présidentielles. Les agriculteurs attendent des réponses, des solutions concrètes. Mais il ne faut pas que le Salon devienne un lieu de combat. C’est avant tout un événement grand public, familial. Si l’on abîme cette image, le risque est que le public ne vienne plus.

    Les décisions prises à Paris ou à Bruxelles cristallisent la colère. Pourquoi ?

    J.D : Parce que depuis des années, on tire la sonnette d’alarme. Les agriculteurs ont le sentiment qu’on rajoute sans cesse des normes, des charges, des surtranspositions. Cela pèse lourdement sur les exploitations. Dans un contexte géopolitique tendu, les agriculteurs veulent protéger une agriculture française de qualité, avec des produits distincts. Le dossier du Mercosur en est l’exemple le plus emblématique. La position de la France a été exprimée, mais ce que nous attendons maintenant, ce sont des concrétisations.

    Dans le Sud, la viticulture est particulièrement touchée. Comment analysez-vous la situation ?

    J.D : La viticulture traverse une crise majeure, liée à la fois à la consommation, au climat et aux marchés. C’est une filière qui souffre énormément et qui a besoin d’accompagnement. Là encore, il faut une vision à moyen et long terme, pour éviter que des pans entiers de notre agriculture ne disparaissent.

    Propos recueillis par A.J.

  • À Arles, De Carolis présente une liste renouvelée à 60%

    À Arles, De Carolis présente une liste renouvelée à 60%

    La mise en scène était soignée. Après une arrivée triomphante sur la chanson de Van Halen Jump et des propos liminaires sur fond de battements cardiaques, le maire sortant Patrick de Carolis (Horizons) a présenté les visages de sa liste « Arles au
    cœur ».

    Une liste renouvelée à 60%. « J’ai choisi de garder le noyau dur », explique le candidat. De l’ancienne majorité, marquée par des défections en pagaille – 12 départs au total, le dernier en date étant celui de Sandrine Cochet -, reste Mandy Graillon, adjointe en charge de la sécurité, en seconde place ; Sylvie Petetin, adjointe aux finances ; Claire de Causans, adjointe à la culture ; Antoine Parra ou encore Sylvère Bastien.

    Les mondes de l’agriculture, des traditions et du patrimoine sont bien représentés, avec la présence du président du syndicat des riziculteurs Bertrand Mazel, du directeur administratif et financier du Centre français du riz Sébastien Abonneau ou encore de la 14e Reine d’Arles Camille Hoteman.

    Un programme dense

    Entre l’édification d’un centre social à Griffeuil, la construction d’une salle multi-activités à Raphèle, la promesse de générer un millier d’emplois en six ans, la création d’un port de plaisance sur le canal d’Arles à Bouc, d’un observatoire municipal du foncier rural « pour que le foncier agricole reste aux agriculteurs » ou encore l’accueil de nouvelles entreprises sur le site des Papeteries Étienne, Patrick de Carolis a également évoqué les grands projets de son programme, appelant ses sympathisants à aller voter en masse pour « prolonger le redressement de la ville ». Ou plutôt contre « la domination communiste ». Car le maire sortant ne cache pas son rival : le « candidat communiste », qu’il ne nomme jamais. Mais dont il parle beaucoup.

  • Lucien Molino. Un bilan d’action sociale conséquent

    Lucien Molino. Un bilan d’action sociale conséquent

    Un bilan substantiel fut donc présenté aux 400 000 syndiqués enregistrés au congrès de l’UD en 1946 : contournement du blocage des salaires, action contre la hausse des prix, défense de la Sécurité sociale, réquisitions des entreprises dont les patrons avaient collaboré, sans oublier l’aide apportée par notre UD aux nationalisations, en particulier des Charbonnages de France et de l’Électricité et Gaz de France. De nombreux stages de formation syndicale avaient été organisés à Gémenos où nous avions acheté une colonie de vacances et un moulin. Un restaurant y était aussi ouvert au public avec un chef cuisinier, notre camarade Veran du Rouet, qui administrait aussi le moulin. Quel regret d’avoir perdu ce que nous considérions comme un facteur humain au service des travailleurs et de leurs familles ! Tels étaient les points essentiels que nous présentions aux congrès de 1946.

    Le bilan nous permit de combattre les diviseurs avec succès. Les minoritaires évincés de postes de direction supportaient mal leur affaiblissement et la rancœur qui en résultait dans notre département se transformait en machine de guerre contre les majoritaires et l’unité. À Marseille, les élus minoritaires (Dumonceau, du syndicat du livre déjà cité, mais aussi Arthur des marins, Bastellica des employés de commerce) continuaient leur bataille contre l’Union départementale, aidés par le veto de la CFTC qui prônait les vertus de la « pluralité syndicale ». Comme les minoritaires, celle-ci développait le thème de l’indépendance syndicale sur deux tendances, la première jouant le jeu du Parti socialiste et la seconde liée à l’Église, fondamentalement anticommunistes. La contre-offensive unitaire dans le pays n’eut pas le succès obtenu à Marseille. Il est vrai que la nôtre prit une vigueur exceptionnelle appuyée par la confiance ouvrière que l’attitude adoptée dans la clandestinité et la libération de Marseille avait renforcée.

    1947, nouvelles tensions

    Le gouvernement homogène socialiste annonça, le 31 décembre 1946, une baisse des prix en deux étapes.

    De fait, la manœuvre préparée par le CNPF permettait de « rattraper » les hausses différées, ce qui correspondait parfaitement à une demande toute récente de Washington et n’avait pour but que de s’opposer aux augmentations de salaires demandées par les ministres communistes. La presse de droite et Le Provençal s’exaltaient et approuvaient l’attitude du gouvernement. La CGT se trouva divisée nettement sur les augmentations de salaires.

    Mais, tout comme 1946 avait débuté avec la démission du général de Gaulle, 1947 commença avec celle de Léon Blum, éphémère président du Conseil de la 4e République. Au comité confédéral national du 15 janvier 1947, les minoritaires avec leur revue Force ouvrière portèrent aux nues l’initiative de Léon Blum : s’opposant à la hausse des salaires en argumentant sur la baisse des prix. Tout semblait alors concourir à l’affaiblissement du mouvement syndical et favoriser un rigoureux blocage des salaires.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Bras de fer autour de la CDIsation d’un surveillant

    Bras de fer autour de la CDIsation d’un surveillant

    Au terme d’une mobilisation de longue haleine, les assistants d’éducation (AED), souvent appelés surveillants, ont obtenu, en septembre 2022, la publication par le ministère de l’Éducation nationale d’un décret autorisant leur CDIsation. Ces personnels précaires « qui travaillent 41 heures par semaine pour 1 400 euros par mois avec des contrats d’un an faits au bon vouloir des chefs d’établissement pour les maintenir sous pression, étaient les seuls personnels non-titulaires de la fonction publique qui ne se voyaient pas proposer de CDI après 6 ans de service dans les établissements scolaires », explique Karine Abauzit, enseignante en lycée professionnelle dans l’Aude et militante Sud Éducation.

    Depuis, nombre d’entre eux tentent de faire valoir ce droit fraîchement obtenu dans leurs académies respectives. « La plupart essuient des refus. On se bat poste par poste pour obtenir des CDI », confie Karine Abauzit. « Esteban avait reçu un avis favorable de son chef d’établissement, il y avait des besoins dans son lycée de Lézignan », poursuit-elle. Le Rectorat a néanmoins refusé sa CDIsation, ce qui a débouché, entre 2023 et 2025, sur deux années de procédures juridiques qui se sont soldées par une décision victorieuse pour l’AED, le tribunal administratif ayant ordonné sa CDIsation. « La première décision de ce type à ma connaissance », souligne l’avocate montpelliéraine Sophie Mazas, qui assure la défense d’Esteban Jimenez.

    « Le rectorat a modifié les conditions de son contrat »

    L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf qu’à la réception du contrat début janvier, « le Rectorat lui impose de travailler à plus de 100 km de chez lui, sans proposition préalable pour les transports, sur un poste comportant deux nuits par semaine, sachant qu’il a ses deux enfants en garde alternée », énumère l’avocate. Le tout « avec 8 jours pour signer ». Mission impossible pour Esteban, dans l’impossibilité de réorganiser sa vie en si peu de temps. « Le Rectorat, ce faisant, a modifié les conditions de son contrat en opérant une mutation de sa résidence administrative, qui correspond normalement à son établissement d’origine, à Lézignan  », souligne Me Mazas.

    Un argument qu’a fait valoir la délégation reçue ce jour-là au Rectorat dans l’espoir de trouver une solution. « Le Rectorat ayant été enjoint de proposer un CDI avant le 5 février, ses représentants disent qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, à savoir proposer le seul poste qu’ils avaient. Nous leur avons signifié que la règle étant de respecter la résidence administrative, ils auraient dû lui proposer un poste à Lézignan », rapporte Karine Abauzit. Les deux parties se sont quittées sur l’engagement, pris par le Rectorat, que « des efforts seraient faits pour trouver un poste plus près. M. Jimenez devrait être contacté d’ici le 20 février. De notre côté nous avons maintenu que si le poste n’était pas sur le lieu de la résidence administrative, nous saisirions une nouvelle fois le tribunal. »

  • À La Ciotat, les candidats sondés sur le sort des piétons

    À La Ciotat, les candidats sondés sur le sort des piétons

    Les piétons, on n’en parle que lorsqu’il y a un fait divers… Il y a eu 25 morts de piétons en 2025 dans les Bouches-du-Rhône. Selon le ministère de l’Intérieur, ces accidents sont en hausse, même lorsque les piétons traversent sur les passages cloutés », pointe Caroline Bombois. Si la ville de Marseille arrive bonne dernière en France dans le Baromètre des villes où l’on peut marcher, selon la dernière enquête réalisée par le Comité « place aux piétons », La Ciotat décroche 6,2 sur 20, « alors que la moyenne des villes en France est 9 sur 20 », indique la jeune femme. À La Ciotat, « il y a des conflits d’usages forts, avec des gens qui ont peur de se faire percuter ou se font percuter. 40 personnes ont eu des accidents avec ou sans hospitalisation ces dernières années », mentionne-t-elle. Avec l’asso, une appli, dénommée « La Ciotat – Faux pas » a été mise en service en 2022. Les piétons peuvent y signaler les endroits dangereux, les prendre en photo…

    Boulevard sans trottoir

    Pour Caroline Bombois, « les mauvais aménagements de voirie sont facteurs d’accidents : passages piétons peu visibles, trottoirs absents, comme sur le boulevard de Lavaux ou le chemin de Fardeloup, ou discontinus, non-sacralisation des espaces piétons, notamment vis-à-vis des cyclistes », énumère-t-elle. Les incivilités, comme le stationnement de véhicules sur les trottoirs, le non-respect des passages cloutés, fragilisent encore ceux qui n’ont souvent que ce moyen pour se déplacer… Relayant une démarche lancée par l’asso à l’occasion des municipales, Caroline Bombois est allée porter la voix de cette « majorité silencieuse » dit-elle que sont les piétons. « Tous les candidats sont d’accord sur nos constats », livre-t-elle. Le maire (DVD) et candidat Alexandre Doriol « va faire une concertation boulevard de Lavaux pour une mise en sens unique ». Karim Ghendouf (La Ciotat nous rassemble) et Bernard Ougourlou-Oglou (Pour les Ciotadens) sont aussi par exemple pour cette solution. L’asso 60 millions de piétons a listé « 10 mesures pour que ça marche ! » aux candidats aux municipales.

  • Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? », interroge la Vague mandréenne, en pointant que plusieurs praticiens installés sur la commune partiront très prochainement à la retraite. Et de donner l’exemple du quartier voisin de Mar Vivo, à La Seyne, où des centaines de patients peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Quant aux visites à domicile des personnes âgées, elles deviennent quasiment impossibles.

    La liste d’opposition rappelant également que dès 2021, afin de prévenir une telle situation sur la presqu’île des professionnels de santé ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer une Maison de santé pluriprofessionnelle.

    Et que, s’ils sont parvenus depuis le début de l’année à organiser la prise en charge des patients du lundi au samedi midi par un logiciel commun, des locaux adaptés sont toujours manquants.

    « Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique », dénonce les opposants.

    Depuis, même si ça a un peu bougé, avec la proposition de la ville de mise à disposition d’un local provisoire de 70m2 au tarif de 1 700 euros par mois, dans l’attente de locaux définitifs, ces derniers sont jugés inadaptés.

    Et de conclure, à l’intention des électeurs : « En 2021, la municipalité affirmait que Saint-Mandrier n’était pas en Lozère et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation. »

    Un signe pour la Vague mandréenne qu’il faut changer de cap.