Category: accueil-third

  • Énorme succès populaire pour les Odyssée des Nations

    Énorme succès populaire pour les Odyssée des Nations

    Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Marcel Laborde avait pris des risques en changeant la formule de son événement estival. Il a réuni les meilleurs joueurs du monde sur invitation, offrant aux amateurs de pétanque un spectacle grandiose,

    Bien entendu tout ne fut pas parfait comme il aime à le rappeler.

    « Le système swiss n’a pas fait l’unanimité. L’année prochaine on va essayer de rectifier les imperfections mais dans l’ensemble la satisfaction est de mise », précise le Président de l’associé Ped Tanca.

    Cette organisation sans faille dont Marcel Laborde est coutumier a enchanté tous les protagonistes. Côté résultats c’est l’équipe de Stéphane Robineau. Andrea Chiapello et Frédéric Cazes s’étaient imposée face à Henri Lacroix, Jean Feltain et Mickaël Bonetto.

    Chez les dames l’équipe de France, composée de Nadège Baussian-Protat, Kimberley Bousch et Toréa Tairio s’est imposée face à la formation de Charlotte Darodes, Mouna Beji et Florence Schopp

    Cette première édition réussie a donné une certitude aux organisateurs qui pourront compter sur la Municipalité et la Métropole l’année prochaine.

    Une deuxième édition d’ores et déjà prévue à l’été 2027.

  • Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Un vibrant hommage rendu à Katerina à Bollène, victime de féminicide

    Il y a deux semaines, l’assassinat d’une mère de famille, dont le principal suspect est son ex-conjoint, avait suscité une vague d’émotions à Bollène, mais aussi dans la commune voisine de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) où « cette femme pétillante et maman aimante de deux petits garçons » tenait un salon esthétique. Katerina est une nouvelle victime d’un féminicide. En juin, elle avait signalé et exposé le climat de violences et bénéficiait d’un téléphone grave danger. Son ex-compagnon, qui avait été candidat aux dernières municipales sur la liste RN, a depuis été placé en détention provisoire et mis en examen pour meurtre sur conjoint.

    Preuve de l’émotion et que ce meurtre dépasse le seul cadre privé familial, une marche blanche était organisée ce mercredi soir au départ et à l’arrivée de l’hôtel de ville de Bollène. Alors que les organisateurs, deux amis de Katerina, attendaient 200 personnes, l’hommage a réuni un millier d’habitants de Bollène ou d’ailleurs. « Je ne la connaissais pas, mais c’est impossible de rester insensible, plus on sera nombreux à s’insurger, plus j’espère que ces violences cesseront », veut croire Nathalie, Bollénoise présente avec sa fille ado.

    « Nous refusons de baisser les yeux »

    « Vous êtes venus parce que ce qu’il s’est passé vous a bouleversé et que certaines atrocités dépassent les liens personnels, et touchent à notre capacité à ne pas rester indifférent à l’injustice, votre présence est un message de soutien mais aussi pour dire que nous refusons de banaliser la violence et de baisser les yeux », remerciera, en clôture de la marche, Tiffany Garofalo, co-organisatrice de l’hommage. « Tout le territoire partage cette douleur, observe Laurence Desfonds-Farjon, 1re adjointe au maire de Bollène. Derrière ce féminicide, il y a un visage, un nom, une famille, nous avons le devoir de dire plus jamais ça et de condamner l’inacceptable. »

    Devant la mairie, la maman de la victime venue de République tchèque, pays de Katerina, peine à contenir ses larmes. Seule à porter du noir, elle s’est effondrée en sanglots un peu plus tôt lorsque le cortège a fait une halte, sur les hauteurs du centre-ville devant la maison de Katerina, où a eu lieu le meurtre. Son portrait a été apposé sur la porte du garage de la bâtisse, encore sous scellés. Bien que séparé avant le drame, le nom du couple est encore fixé sur la boîte aux lettres.

    Plusieurs personnes déposent des fleurs et se recueillent devant le portrait avant de reprendre la marche dans un silence pesant. Et ce derrière une banderole « Plus jamais ça, ensemble pour toutes les Katerina », tenue à ses extrémités par deux hommes portant un T-shirt floqué « Être un homme, ce n’est pas frapper, c’est protéger ». « Repose en paix Katerina, nous ne t’oublierons jamais », conclut Tiffany, suivie d’une salve d’applaudissements.

  • Deux jours de célébrations de la Libération de la ville d’Aix-en-Provence

    Deux jours de célébrations de la Libération de la ville d’Aix-en-Provence

    Le 15 août 1944, l’opération « Dragoon » est lancée. Les alliés débarquent entre Toulon et Cannes, avec l’objectif de libérer Toulon et Marseille puis remonter vers le nord. Le 21 août 1944, après deux ans d’occupation nazie, Aix-en-Provence est libérée par les alliés américains de la 3e Division d’infanterie du général John W. O’Daniel appuyée par les groupes de résistants locaux.

    Pour célébrer l’événement, les quartiers aixois de Pont-de-Béraud, Puyricard, Celony, Luynes et Les Milles organisent des commémorations durant ces deux jours. La première journée d’hommages aux combattants débute à Pont-de-Béraud, et se tiendra le jeudi 20 août à 18h30 devant la Stèle érigée en hommage à la 3e Division U.S.

    Les autres événements commémoratifs auront lieu le lendemain, vendredi 21 août, d’abord à 9h à Puyricard avec un temps de recueillement et dépôt de gerbes au monument aux morts, place des Combattants. S’ensuivra à 9h30, celle de Celony devant la stèle érigée en hommage à la 1ère division française libre (DFL), place Augustine Miretti. Luynes accueillera sur les coups de 11h30 un temps de recueillement et dépôt de gerbes au monument aux morts, espace Decastille. Aux Milles auront lieu un hommage à l’important résistant local, Roger Chaudon à 17h, à la mairie annexe, puis, une cérémonie au monument aux morts à 17h20 et enfin un temps de recueillement à la chapelle du Serre à 18h. La journée se clôturera par une cérémonie au « mémorial des Aixois morts pour la patrie », place Jeanne d’arc à 18h30, et des véhicules militaires d’époque remonteront le cours Mirabeau jusqu’à cette même place, pour un dernier hommage lors de ces célébrations.

  • En séjour au Frioul, des Marseillais dépaysés

    En séjour au Frioul, des Marseillais dépaysés

    C’est la deuxième édition de cette opération qui s’étale du 13 juillet au 28 août, et au vu des retours, on compte bien la pérenniser », est ravi d’annoncer Hassan Guenfici. L’adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire a pris le départ en navette pour accompagner une nouvelle vague d’hôtes du centre Léo Lagrange, « sur un site exceptionnel du Parc national des calanques, proche et dépaysant à la fois ».

    Sur l’embarcadère, six femmes du centre de Malpassé savourent d’avance. « On va même faire de l’aquagym ! », assure Leila, des frites de piscine mousse dans son sac. Mebarkah et Salima, ont déjà pris place dans le bateau. « C’est vraiment bien ce que fait la mairie avec L’été marseillais. J’ai déjà fait des sorties avec le groupe mais jamais de séjour », explique Mehbarka. Retraitée, elle a « découvert le centre social et toutes ses activités. Sans ça je ferais kiné-maison ». Même enthousiasme du côté de la Belle de Mai pour Rahma et ses quatre enfants. « J’ai travaillé tout l’été et le soir j’étais trop fatiguée pour sortir. Je ne suis pas véhiculée et les bus sont pleins à craquer. On n’est pas parti en vacances, alors là, ils vont lever la tête des écrans », se réjouit-elle.

    Oublier qu’on est

    à Marseille

    « Je ne suis allé nulle part cet été, ça me fait mes vacances. Je ne suis jamais venu au Frioul, mais j’ai un bon pressentiment », anticipe Mohamed, 15 ans, alors que la navette accoste au port. « On y est vraiment, ça y est ! », lâche un ado du centre Romain Rolland en mettant le pied sur l’île. Une farandole joyeuse tire ses valises sur la route caillouteuse en direction du centre Léo Lagrange, saluant au passage un autre groupe installé dans le petit-train qui termine son séjour. Accueillis par Laetitia, un T-shirt « créateur de souvenirs » sur le dos, les vacanciers écoutent les consignes. « Pas de chips ni biscuits dans le bungalow, sinon c’est l’invasion de fourmis garantie. En ce moment, il y a beaucoup de bébés gabians, mais évitez de les approcher car… ». Mohamed termine l’explication : « sinon leurs daronnes, elles vont serrer ». Et pour la clim qui doit être coupée en partant, l’ado a encore la réponse : « ça gaspille de l’économie et détruit la terre ».

    Tandis que les nouveaux arrivés se répartissent dans les chambrées et prennent leurs marques, le groupe précédent s’installe à table à l’ombre des pergolas. Driss, Nour, Yassine, 13 ans, et la petite Yasmine, 8 ans, font la moue : « On est dèg’ ! De partir ». Nour précise : « tout est tarpin bien ici. Les randos, l’eau turquoise… Même le lait il a pas le même goût qu’à Marseille ». De quoi arracher un rire à Nawal, maman de deux d’entre eux, mais qui en convient : « ne plus faire le ménage, prendre le temps de tout, j’ai laissé le stress et le bruit de Marseille, à Val Plan. Une vraie pause ! ». Nour ajoute : « Et danser aussi tata ! ».

    À 5 euros par jour et par personne, le séjour fait un carton. Et on en redemande. Au centre social Joliette, Aïncha, Moinaecha, et Hernani entament leur deuxième année. Le petit groupe semble soudé. Hernani a gardé au poignet le bracelet Léo Lagrange de l’année dernière. « La plongée, le Kayak, la visite du site et la vue de Marseille depuis l’île le soir, c’est magnifique. Les soirées aussi. On a des supers souvenirs », affirment-ils, unanimes. Ruben et Yostin, arrivés depuis peu de Colombie, ont déjà intégré le groupe.

  • Ils participent à la rentrée des gauches

    Ils participent à la rentrée des gauches

    Sophie Roques. Présidente de Homosexualités et Socialisme (HES) France, PS à Marseille

    « La table ronde « Comment contrer les offensives anti-LGBTI+ en France et dans le monde ? », s’inscrit dans la période actuelle où les offensives réactionnaires sont extrêmement fortes et extrêmement violentes de partout, y compris aux États-Unis. Malheureusement, ce qui s’y passe, arrive en Europe aussi quelque temps après. La gauche a une responsabilité énorme, parce qu’on sait que l’extrême droite, si elle arrive au pouvoir, ne tiendra jamais ses promesses sur son programme économique. Par contre, on sait qu’elle s’attaquera en premier aux droits des femmes, des minorités et des personnes LGBT. On le voit avec les coupes sur les financements des plannings familiaux. La gauche doit être dans un cycle de conquête par rapport à ça. Elle a cette responsabilité de proposer une société émancipatrice, plus juste. »

    Sylvie Vinceneux. Secrétaire fédérale du PCF du Var

    « J’interviendrais sur le thème : quelle ambition pour le logement dans les quartiers populaires ? Le logement doit être abordé dans la campagne pour l’élection présidentielle. On est quand même dans une crise qui est profonde et la plupart des pays européens sont dans la même situation. Dernièrement, un des commissaires de l’ONU, a lancé une alerte en disant que, vu le nombre aujourd’hui de gens en demande de logement qui étaient à la rue, ce problème devait être pris à bras-le-corps. Toutes les fondations tirent des signaux d’alarme depuis des années. Les chiffres ne cessent d’augmenter, on est à 2,9 millions de personnes en demande de logement. C’est plus de 50% en 10 ans, c’est énorme ! À cela s’ajoutent 305 000 sans domicile fixe. Il y a aussi les personnes qui sont mal logées et vivent dans des passoires ou des bouilloires thermiques ; les quartiers populaires concentrent tout cela. »

    Raphaël Arnault. Député LFI de la 1ère circonscription de Vaucluse

    « La conférence « l’ère du suprémacisme », sur laquelle j’interviens, a pour but de décrire la dynamique actuelle de l’extrême droite, notamment d’un point de vue idéologique. On a tendance à tenter de faire des comparaisons à l’échelle internationale, s’il y a des similitudes, il y a aussi de grandes différences, d’un point de vue du contexte, de l’histoire, de la réalité dans laquelle elles évoluent. On décrit, par exemple, le gouvernement actuel israélien, comme étant d’extrême droite. Mais cela manque un peu d’explications de pourquoi est-ce que ces extrêmes droites-là, en Occident, qui sont historiquement très antisémites, s’allient avec des gouvernements, comme celui d’Israël. C’est tout simplement du suprémacisme. Il existe, ici dans notre pays, des relais suprémacistes portés par l’extrême droite organisée de façon très consciente, notamment par le Rassemblement national. »

    Guy Benarroche. Sénateur EÉLV des Bouches-du-Rhône

    « J’anime l’atelier « Discriminations et démocratie : du constat à l’action politique ». C’est-à-dire comment, aujourd’hui, les nouvelles formes de discrimination raciale ou sexiste, qui sont modifiées dans leur façon de s’exprimer et dans leur impact, entre autres, par les algorithmes et les réseaux sociaux, influent énormément sur notre vie démocratique. Dès lors, comment on pourrait nous, citoyens, et législateurs aussi, trouver des solutions plus adaptées que celles qui existent aujourd’hui, à la lutte contre ces formes-là de racisme et de discrimination. Ce qui rend ces universités importantes, c’est la capacité à recevoir énormément d’intervenants extérieurs au parti politique. C’est très enrichissant pour la réflexion générale du parti, ça nous permet de confronter ou d’additionner à nos positions des analyses sur des thématiques telles que le climat, les incendies, l’eau, la justice des mineurs, les discriminations raciales ou l’armement nucléaire. »

  • [Jeu Provençal] La dernière ligne droite

    [Jeu Provençal] La dernière ligne droite

    Nous y sommes dans ce money-time pour cette 84e édition du Provençal. A l’heure où nous écrivons ces lignes 400 équipes sont sur la ligne de départ.

    Gérard Poncié Directeur de l’événement nous avait confié la semaine dernière qu’il misait sur une fourchette entre 550 et 600 équipes. Le pari peut être atteint mais ce sera difficile d’aller au-delà.

    Pour les retardataires plusieurs possibilités s’offrent à eux pour valider leur inscription*.

    Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable.

    Un trophée des légendes avec comme chef de file Éric Cantona sera organisé. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    * Inscription en ligne ou dans les clubs partenaires : Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel Plan-de-Cuques ; Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé ainsi qu’au Parc Borély, les 24 et 25 août

    Trophée des légendes : les 28 et 29 août . 8 équipes emmenées par Éric Cantona

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes

  • [C’est l’été] À Castellane, la route Napoléon a du succès

    [C’est l’été] À Castellane, la route Napoléon a du succès

    Aujourd’hui, reportage sur l’historique route Napoléon devenue un itinéraire touristique incontournable.

    En mars 1815, Napoléon traversait la France à cheval, avec un millier d’hommes, du Golfe-Juan à Paris, pour reprendre le trône. Plus de 200 ans plus tard, la route Napoléon est devenue un itinéraire touristique très apprécié des motards et des rallyes automobiles, des Alpes-Maritimes jusqu’à Grenoble.

    La route Napoléon a été inaugurée en juillet 1932, « à l’instigation des syndicats d’initiative », raconte Jean-Christophe Labadie, directeur des archives départementales. « C’est vraiment parmi les tentatives des années 30 de lutter contre la désertification, contre l’exode rural, contre l’effondrement d’une certaine économie, donc on développe l’axe touristique. On avait même créé un musée Napoléon à l’Ermitage, le grand hôtel qui avait été construit pour le développement touristique de Digne », explique-t-il.

    Napoléon avait choisi d’emprunter cette route pour regagner Paris en 1815 car « c’était l’alternative à la route qui passait par la vallée du Rhône, qui était difficile à prendre parce qu’il y avait des troupes royalistes qui étaient favorables au roi. C’est une route qui n’était pas défendue, qui est pour lui la meilleure, la plus sécurisée pour remonter sur Paris, puisqu’il y a très peu de troupes dans les Alpes à ce moment-là », avance Jean-Christophe Labadie.

    Dans le département, Napoléon s’arrête dormir à deux endroits : chez le juge de paix, à Barrême ; et dans le château de Malijai. À Castellane, « il achète beaucoup d’animaux, de mulets pour transporter ses vivres, ses bagages et ses munitions », relate le directeur des archives. « Une troupe est en train de remonter la vallée du Rhône pour essayer de le rattraper, mais ne le rattrapera jamais », ajoute-t-il. « La route Napoléon ramène beaucoup de motards et de rallyes automobiles », témoigne Fabien Jacquet, vendeur et chauffeur de l’entreprise Easy Rafting, à Castellane. Lui-même a longtemps parcouru la route Napoléon à moto, du Golfe-Juan à Grenoble. « Beaucoup de touristes, notamment asiatiques, nous demandent où est passée la plaque qui montrait où Napoléon avait déjeuné à Castellane. Elle a dû être temporairement enlevée à cause de travaux », ajoute Martin Bastien, conseiller en séjour à l’office de tourisme. « On prend régulièrement la route Napoléon, à moto ou en voiture, en passant par Castellane, Saint-André, jusqu’à Grenoble ou Gap. On aime aller à Barcelonnette pour la fête mexicaine », racontent Hervé Fede et Chantal Berthier, sa belle-sœur, venus de Menton pour le week-end. « On croise beaucoup d’autres motards sur la route Napoléon. Elle est sinueuse, donc très agréable à conduire. On se la recommande entre motards », se réjouit Phil Gueroult-Milesi, en « petit tour de France », avec sa femme Marie-Anne.

    Plus de peur que de mal

    à Sisteron

    La citadelle de Sisteron, où Napoléon est également passé, a reconstitué avec sa nouvelle muséographie la route Napoléon au sol. « Entre Digne et Sisteron, le 4 mars 1815, il va séjourner au château de Malijai. Comme il arrive tard le soir, il demande à Cambronne et à Bertrand, ses officiers, de se rendre à Sisteron parce que le contexte politique fait que Sisteron ainsi que quasiment toute la Provence est royaliste, assez opposée au retour de Napoléon. Il sait qu’à Sisteron, le maire va refuser de le laisser passer parce que c’est un royaliste dur », explique Sylvie Normand, guide de pays, notamment à la citadelle de Sisteron. « Cambronne et Bertrand demandent à rencontrer le gouverneur de la citadelle et le maire de la ville. Ils refusent. Napoléon a peur, parce que la citadelle est censée être armée de canons. Mais il n’y a pas de poudre à la citadelle, et donc le maire est très hésitant », relate la guide. Napoléon va finalement pouvoir passer à Sisteron grâce à un « coup de poker, de bluff ». « Alors qu’ils ne sont qu’un millier d’hommes, Cambronne va dire qu’ils ont besoin de 5 000 rations. De plus, un ancien officier de Napoléon, qui s’appelle Loverdo, basé à Digne, avait gardé toute sa sympathie pour Napoléon. Donc il va faire traîner l’arrivée de la poudre », facilitant ainsi son passage.

    « Elle a été inaugurée dans les années 30 pour développer l’axe touristique. »

  • [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    Durant toute l’année, des ventes de légumes bio sont organisées le mercredi, de 16h à 18h30, ainsi que le samedi, de 9h30 à 12h, à la ferme municipale du Collet des Comtes. Pendant ces créneaux, la ferme est entièrement ouverte à la visite, de manière libre et gratuite.

    En plus de profiter de produits de qualité cultivés au cœur de Marseille, « des serres, des zones de pâturage, un verger, une mare et un jardin pédagogique complètent ces productions de plein champ. La ferme propose la découverte d’animaux tels qu’un cheval, un âne, des cochons, des agneaux, des lapins, des poules et d’autres oiseaux de basse-cour », précise l’organisation. Au total, une cinquantaine d’animaux sont présents sur l’exploitation, pour le bonheur des visiteurs.

    Une ferme à l’histoire ancienne

    S’étendant sur plus de trois hectares, la ferme se divise en plusieurs bâtiments, dont une bastide du XIXe siècle transformée en locaux pédagogiques. Créée en 1855, la ferme a su se maintenir face aux changements urbains, notamment grâce à son rachat par la Ville de Marseille en 1980.

    Plus d’info sur : ferme-pedagogique-collet-des-comtes.fr

  • [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    Composez votre propre voyage musical », annonce le conservatoire Darius-Milhaud à l’occasion de la 13e édition du festival Musique dans la rue. Au programme, 47 rendez-vous dans quatre lieux d’exception : la cour Sainte-Catherine, la place d’Albertas, l’église du Saint-Esprit et le jardin du Pavillon de Vendôme. « L’objectif est de proposer un festival accessible, ouvert à tous, même au jeune public, et gratuit. Pour les Aixois comme pour les touristes, le but est de découvrir des lieux emblématiques de la ville et de venir écouter des répertoires très différents », explique Louisiane Toumelin, coordinatrice du festival.

    « On en a pour tous les goûts ! », se félicite-t-elle. Entre concerts et fanfares ambulantes, une large diversité d’artistes et de genres musicaux est proposée, du rock à la musique lyrique, en passant par la bossa nova, le classique et le jazz. Chaque concert dure une trentaine de minutes, afin de pouvoir « voir des choses très diversifiées », précise la coordinatrice. « Le but est de susciter la curiosité du public. Par exemple, on a un concert qui va proposer des reprises de musiques de Gainsbourg, de Rihanna, mais aussi de compositeurs classiques comme Mozart », annonce-t-elle.

    La soirée d’ouverture se déroulera au conservatoire Darius-Milhaud, ce vendredi 21 août de 20h à 21h15, pour une rencontre « placée sous le signe de l’excellence musicale et du dialogue entre les cultures ». Le violoniste franco-syrien aixois Bilal Alnemr jouera aux côtés du Jeune Ensemble de Berlin lors d’un concert symphonique.

    Des musiciens

    à la rencontre du public

    Trois déambulations festives sont prévues les 27, 28 et 29 août. Entre fanfare électrique et jazz créole, Louisiane Toumelin invite le public à « se raccrocher à la déambulation quand elle passera devant les terrasses de cafés ». Après des éditions compliquées dans le contexte du Covid, la coordinatrice du festival insiste : « On est ravis de proposer une belle édition, avec autant de concerts dans des lieux en simultané. Ce qui va être difficile pour le public, c’est de choisir ce qu’il a envie de voir ! »

    Programmation complète
    sur le site de l’office de tourisme.

  • Plan-de-Cuques conclut sur une victoire face à Nîmes

    Plan-de-Cuques conclut sur une victoire face à Nîmes

    L’heure de clore la phase de matches amicaux. Ce mercredi soir, dans son gymnase des Ambrosis, Plan-de-Cuques effectuait une dernière rencontre de pré-saison face à Nîmes, pensionnaire de deuxième division depuis l’année dernière. Sans surprise, les locales se sont imposées face à une formation de moindre calibre, mais en étant parfois bousculées (34-28).

    Le HBPC s’est parfaitement lancé dans le match avec un 3-0 collé à son adversaire dans les 5 premières minutes du match. Ensuite, les Nîmoises sont pleinement entrées dans leur partie, mais sont toujours restées à distance respectable des joueuses d’Angélique Spincer. Avec un dernier tir canon de la recrue portugaise Beatriz Sousa, Plan-de-Cuques a tourné à la pause sur le score de 16 à 11.

    Moins de certitudes

    en seconde période

    Dès la reprise, les Jaunes ont été plus brouillonnes avec des pertes de balles évitables et des actions offensives moins abouties. Les coéquipières de l’éternelle Mouna Chebbah, 44 ans, ont joué leur va-tout face à une équipe de première division terminant sa préparation. Le HBPC a finalement donné un dernier coup d’accélérateur pour l’emporter de six buts.

    En éternelle insatisfaite, Angélique Spincer n’a pas apprécié la prestation globale de ses joueuses. « Sans manquer de respect à l’équipe de Nîmes, on devait être au moins supérieur dans l’engagement et l’intensité. Je pense que le gros chantier jusqu’à la reprise est en défense. On prend trop de buts ce soir, 28, contre une équipe de D2, c’est beaucoup. » Justement, la reprise ce sera le samedi 29 août, à domicile, contre Dijon, vainqueur de la dernière Ligue européenne (C2). Un gros poisson.