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  • Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau

    Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau

    « Musso le maire qu’il nous faut ! ». L’espace Tino Rossi affiche complet. Des chaises sont sorties des placards pour les 600 participants recensés par les organisateurs. C’est ici, que Jean-Philippe Musso, le candidat DVG à la mairie des Pennes-Mirabeau donne son dernier grand meeting de campagne. « Les 15 et les 22 mars prochains, ce n’est pas mon élection, c’est la vôtre », lance-t-il à l’assistance. « Si vous voulez une équipe qui se bat, qui vous écoute, faites le bon choix ! » À ses côtés figurent la trentaine de personnes qui figurent dans sa liste, soutenue par le PS, le PCF et les Écologistes. « Notre équipe elle est unie, unique et engagée », martèle Joël Desroches, qui en est partie prenante.

    À l’entrée de la salle, le programme officiel est distribué par les équipes. Le document a été conçu à partir des huit réunions publiques participatives menées dans toute la commune. « Nous avons travaillé main dans la main pour construire un programme qui vous ressemble », insiste Sandrine Gras-Trubert, colistière, « nous sommes allés vous rencontrer dans chaque quartier des Pennes-Mirabeau », ajoute-elle. La responsable relations entreprises dont c’est la première campagne électorale, défend un programme « réaliste et réalisable ».

    Ancien adjoint aux Finances au sein de la majorité sortante, Jean-Philippe Musso a chiffré ses propositions : il prévoit 37 millions d’euros d’investissements sur les six prochaines années et 34 millions d’euros de fonctionnement. « Nous n’augmenterons pas les impôts », assure-t-il sous les applaudissements de salle. Les deux mesures phares résident dans la construction d’un lycée et la création d’un commissariat de plein exercice à Plan de Campagne. Une proposition soutenue par la municipalité de Septèmes-les-Vallons. « La sécurité est un droit pour tous, qui doit être garanti par les services publics », fait valoir le candidat.

    Aussi, face aux inquiétudes soulevées par le projet de data center dans la zone d’activités des Sybilles, Jean-Philippe Musso promet : « Si je suis élu je procéderai au retrait immédiat du permis autorisé par Monsieur Amiel [le maire sortant, Ndlr.]. » L’édile soutient la liste de l’actuel adjoint aux Finances Grégory Bouchet (SE) qui propose, entre autres, un référendum sur la loi SRU. « Donc pour ou contre la loi de la République ? », ironise Jean-Philippe Musso.

    Et, sur un trait d’humour il balaye d’un revers de la main l’hypothèse d’un « mariage » au second tour avec la liste son concurrent.

  • Ruffin à Marseille pour soutenir Benoît Payan

    Ruffin à Marseille pour soutenir Benoît Payan

    Dans la ligne droite des municipales, François Rufin vient afficher son soutien à Benoît Payan, le maire (DVG), candidat à sa succession avec la liste « Pour Marseille » du Printemps marseillais. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le député et président du mouvement Debout ! avait annoncé sa venue. Il insistait sur la nécessité de lutter contre le narcotrafic et rappelait que la mairie a « comblé les manquements de la République » en doublant les effectifs de la police municipale. Une rencontre avec des policiers municipaux est d’ailleurs au menu de sa visite. « Il doit aussi rencontrer la police nationale et va s’entretenir avec le maire de Marseille », indique Hervé Street, coordinateur départemental de Debout !. Une visite à l’usine Fil rouge, l’entreprise de confection made in France de la Capelette qui emploie une centaine de salariés placée en redressement judiciaire, est prévue aussi.

    La réunion publique aura lieu (20h) au Butcher’s, 49 boulevard d’Arras (4e). Environ 150 personnes sont attendues. « Il y aura du monde », assure Hervé Street. François Ruffin participera à un porte-à-porte rue Albe, à deux pas du siège social de 13 Habitat, et rencontrera Tina Biard-Sansonetti, candidate (PS) du Printemps marseillais dans les 13-14. Sophie Camard, la maire GRS des 1-7, et Didier Jau, le maire (EELV) des 4-5, sont annoncés.

  • Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Alors que les élections approchent à grands pas, les colistiers Christophe Madrolle et Anne Claudius-Petit, de la liste « Marseille je t’aime », ont exposés leurs engagements sur les thématiques de l’environnement et de l’écologie accompagnés de Romain Simmarano, deuxième de la liste. L’occasion pour ce dernier de critiquer le bilan du maire sortant, qu’il accuse « d’un énorme gâchis en matière environnementale les six dernières années ».

    « Capitale de l’écologie »

    Christophe Madrolle, écolo-centriste, a affirmé sans détour avoir « le seul projet vraiment écologique pour la ville », présentant des mesures destinées à faire de Marseille la « capitale de l’écologie ». Il propose par exemple un passage à 30% d’énergie photovoltaïque en cinq ans, contre 12% actuels, sans détailler le modèle d’action. Dans le même élan, Anne Claudius-Petit déclare : « L’écologie devait irriguer toutes les politiques publiques », exposant ses idées pour obtenir « des effets concrets pour les habitants ». Elle a notamment proposé de faire « pousser des haies sur les grandes avenues pour assurer la continuité écologique », et de végétaliser la ville, assurant que « la biodiversité doit aller le long des avenues et sur les places des noyaux villageois »…

    Romain Simmarano, qui a annoncé l’installation d’un
    « corridor vert » pour les navires Corsica Linea, d’ici 2031, a conclu de manière piquante, vantant la liste d’une politique environnementale « non dogmatique : on ne supprime pas les sapins de Noël, sans pour autant être dans l’inaction comme la mairie sortante ».

  • L’insalubrité du parc social dans le débat à Marseille

    L’insalubrité du parc social dans le débat à Marseille

    Ce vendredi, dans le local de campagne du Printemps marseillais dans les 13e et 14e arrondissements, les langues se délient rapidement. « J’ai préféré quitter mon logement, il y avait des moisissures, des cafards », souffle une mère du Clos la Rose (13e), sous gestion de 13 Habitat. Alors que de premières victoires commencent à être remportées face à la lutte contre l’habitat indigne du parc privé, c’est l’état des logements sociaux qui focalise les critiques dans cette campagne.

    Dès le mois de novembre, le maire (DVG) pas encore candidat Benoît Payan avait haussé le ton contre le bailleur social du conseil départemental. C’est qu’à sa gauche, les Insoumis jouent de la confusion en mettant au même niveau les offices gérés par la droite, 13 Habitat et Provence Métropole Logement (ex-HMP) et celui de la gauche, Marseille Habitat. « Le problème est systémique chez les bailleurs, le propre d’une politique de rupture c’est de considérer qu’il y a une logique globale qui n’est pas respectée », répondait le directeur de campagne de LFI Hedi Bounouar. Le Printemps marseillais à l’inverse, qui a achevé le mandat en recapitalisant largement son bailleur social, veut démontrer la différence de gestion. « Marseille Habitat a enclenché une rénovation de 15 millions d’euros à la Paternelle, d’autres majorités ont fait le choix de mettre leur argent ailleurs », illustre Tina Biard-Sansonetti, candidate dans les 13-14, rappelant la volonté de créer un gendarme municipal du logement et d’une phase 3 de la rénovation urbaine, là où LFI s’oppose aux démolitions aujourd’hui lancées. Au risque de perdre des crédits de l’Agence nationale pour le renouvellement urbain parmi les 650 millions d’euros fléchés vers Marseille.

  • Construire l’avenir

    Construire l’avenir

    Quel que soit le territoire, la crise du logement se fait sentir durement. A fortiori dans une région comme la nôtre, où 174 communes sont déficitaires en logements sociaux par rapport au seuil fixé par la loi, dont 95 ont été déclarées carencées, c’est-à-dire qu’en plus d’être en dessous de ce seuil, elles n’ont manifestement rempli aucun des objectifs triennaux qui leur étaient fixés.

    C’est un sujet de préoccupation majeure pour des habitants qui peinent à se loger dans des conditions décentes et avec un loyer abordable.

    Pour résorber cette crise du logement et casser les logiques de marché, il faut construire. Et notamment du logement social. Loin des clichés véhiculés par la droite et l’extrême droite, le logement social d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui des années 1970.

    70% des Français éligibles au logement social

    Il n’est pas question de grands ensembles, pas plus qu’il n’est prévu de transfigurer des communes. Il s’agit simplement de faire prévaloir l’intérêt général en partant d’un constat éloquent : 70% des Français sont éligibles au logement social. Et aujourd’hui, un grand nombre d’entre eux, se retrouvent entre les mains de propriétaires privés, certains pouvant être qualifiés de marchands de sommeil, alors que l’accès au logement est un droit fondamental.

    Les municipalités ne peuvent pas tout mais elles doivent agir avec les bailleurs sociaux pour rénover le parc existant, construire de nouveaux logements, notamment en contraignant les promoteurs à inclure dans leurs constructions une dose de logements sociaux.

    Pour cela, il faut de la volonté politique et des maires qui ne font pas campagne en expliquant qu’ils violeront la loi et paieront les amendes avec l’argent du contribuable.

    C’est un des grands enjeux de ces élections pour… construire l’avenir.

  • Logement social, bataille oubliée du scrutin

    Logement social, bataille oubliée du scrutin

    Après la déflagration des effondrements de la rue d’Aubagne, la bataille pour un logement digne avait été au cœur de la bataille des municipales en 2020 à Marseille, jusqu’à la défaite inattendue de la droite en gestion. Six ans plus tard, la thématique peine à s’imposer dans le débat.

    « Le sujet a plus ou moins disparu des discussions », s’alarme ainsi le directeur régional de la Fondation pour le logement des défavorisés, Francis Vernede. La crise pourtant n’a jamais été aussi aiguë. « On parle d’une année noire sur le logement, pointe-t-il. On n’a jamais eu autant d’expulsions locatives : à l’échelle des Bouches-du-Rhône, ce sont plus de 1 000 ménages ! » Dans le même temps, l’attribution de logements sociaux a atteint son plus bas niveau, avec seulement 21 100 demandes satisfaites en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour 2024 sur 337 800 demandes (notre édition du 12/05/2025). De quoi nourrir l’envolée des prix et la prédation des marchands de sommeil, alors même que les besoins vont s’envoler entre l’attractivité de la région et la réindustrialisation annoncée.

    « Les candidats n’ont pas souhaité aller sur ce sujet parce que ce n’est pas ce qui sera payant », déplore Francis Vernede. Quand ils ne font tout simplement pas campagne contre la construction de logements, en particulier social. « Pour préserver le cadre de vie des Allaudiens, il faut résister à la pression foncière des promoteurs et de l’État qui nous impose 25% de logements sociaux », défendait auprès de La Provence le maire sortant (LR) d’Allauch Lionel de Cala, se vantant même qu’« aucune construction n’est sortie ». Et pourtant plus de 1 100 familles étaient en attente d’un logement social dans sa commune. À Marseille, ce sont les trois quarts des habitants qui sont éligibles pour en obtenir. « Le premier poste de dépense des ménages, c’est le logement, on ne peut pas l’oublier », insiste Francis Vernede. Et la publication en tout début de mandat d’arrêtés préfectoraux de carences en logement sociaux, pour les communes qui n’atteignent pas l’objectif de 25%, devrait le rappeler aux maires qui, dans les Bouches-du-Rhône, ont déjà dû payer 15,8 millions d’euros de pénalités en 2025.

    À Marseille, seuls les Insoumis y ont consacré une séquence de campagne, promettant de produire au moins 30 000 logements sur le mandat (notre édition du 06/03). « On sort des gros chiffres à la sulfateuse sans parler de l’assise financière nécessaire », déplore le directeur régional de la Fondation pour le logement des défavorisés. Au moment de présenter son programme le 17 février, le maire (DVG) sortant était de son côté revenu sur le travail réalisé au fil du mandat. « C’est extrêmement important de travailler encore et encore sur cette question », assurait Benoît Payan. Six pages de son programme y sont consacrées, promettant d’atteindre 25% de logements sociaux à Marseille et de mener une action foncière d’envergure. S’ajoutent l’augmentation des aides à la production de logements sociaux, des baux réels solidaires pour faciliter l’accès à la propriété et l’encadrement des loyers.

    « Vide sidéral » à droite

    Quant à la droite, le programme publié ce lundi n’a même pas de séquence dédiée. Si elle promet de « réhabiliter massivement le logement dégradé en reconstruisant la ville sur la ville » dans la continuité du travail conjoint entre la Ville et la Métropole, la candidate Martine Vassal mettait bien plus l’accent sur l’accès à la propriété, par un bail réel solidaire ou un prêt à taux zéro. « C’est le vide sidéral », souffle Francis Vernede, alors que l’accession à la propriété « concerne une part infime de la population ». Reste l’extrême droite, qui n’en dit pas un mot dans ses discours mais annonce dans son programme économique « pro-business » qu’il veut déréguler davantage le secteur. « Nous assouplirons la délivrance de permis de construire », s’engage le RN, en promettant de défendre les investisseurs et les propriétaires. Loin de l’urgence sociale.

    Et aussi

    16 communes carencées dans le Vaucluse

    Seize des 151 communes du Vaucluse restaient carencées au titre de la loi SRU en 2025. Pertuis arrive en tête des villes les plus sanctionnées, avec une amende qui dépasse les 660 000 euros, la plus élevée du département. C’est à Pernes-les-Fontaines que la pénalité a le plus progressé : la commune enregistre une hausse de +375%, passant de 95 000 à 454 000 euros. Une envolée qui illustre le retard important de la ville, qui n’a réalisé que 60 logements sur les 455 attendus sur la période précédente. Malgré l’inauguration de 27 villas sociales et plusieurs opérations engagées avec le bailleur Grand Delta Habitat, Pernes reste loin des objectifs de la loi SRU. Les deux communes incarnent les difficultés persistantes du département à rattraper la production de logements sociaux exigée par l’État.

    Dans le Var, le rythme reste insuffisant

    Le Var reste confronté à un déficit massif de logements sociaux. Le département compte 55 504 logements sociaux, alors qu’il en faudrait près de 47 000 de plus pour que toutes les communes respectent la loi SRU. Toulon, Roquebrune-sur-Argens, Six-Fours-les-Plages ou Saint-Cyr-sur-Mer, cumulent les pénalités les plus importantes au titre de la loi SRU.

    Sans surprise, la demande explose, avec 48 132 dossiers en attente. Face à cette pression, la préfecture tente d’accélérer la cadence : 1 261 logements ont été livrés en 2023, 1 458 en 2024 et 1 433 entre janvier et octobre 2025. Surtout, l’État a relevé les financements : 1 672 logements sociaux agréés en 2024, contre 2 500 prévus en 2025, portés par des bonus de subvention pour les opérations d’amélioration ou de reconstruction. Malgré cette dynamique, le rythme demeure insuffisant pour combler le retard, dans un département où la population continue de croître…

    Les efforts de Rosans dans les Hautes-Alpes

    Rosans, petit village de 500 âmes dans les Hautes-Alpes, compte 389 logements, dont 214 résidences principales. La commune se caractérise par un habitat majoritairement individuel (81,5% de maisons) et un petit parc social : 21 logements HLM (9,8% des résidences) initié par la commune. « On est les premiers à faire du logement locatif. Il y a un volet social important », indiquait dans nos colonnes le maire, Lionel Tardy.

  • Plus de 1200 personnes au meeting de Vincent Bouget et de Nîmes en commun

    Plus de 1200 personnes au meeting de Vincent Bouget et de Nîmes en commun

    Un meeting historique : plus de 1200 personnes étaient présentes, dimanche 8 mars, à la Halle des Sports, pour le grand meeting de campagne de Nîmes en commun et de sa tête de liste Vincent Bouget (PCF).

    Amal Couvreur, Pierre Jaumain, Julien Pacioni et Soukaïna Benjaffar ont précédé Vincent Bouget sur scène, pour défendre le droit des femmes, soutenir les associations, les habitants des quartiers populaires, s’engager pour la création d’emploi, l’accès aux soins, promouvoir l’action environnementale, «mais une écologie humaine qui ne laisse personne au bord du chemin». Enfin, la lutte contre la montée de l’extrême droite a traversé toutes les prises de parole, dénonçant «leur stratégie de des boucs émissaires sans jamais apporter de solutions concrètes».

    Le public a fait une ovation lorsque Amal Couvreur a rendu hommage aux Nîmoises. « Parce que je crois profondément à l’écoute, parce que je pense que l’engagement politique commence d’abord par l’attention que l’on porte aux autres, par la capacité à entendre les attentes, les inquiétudes, les espoirs. Mais il est des moments où il faut aussi prendre la parole. Des moments où il faut dire ce que l’on croit juste. Des moments où il faut affirmer une vision pour notre ville. Et des moments où il faut se lever pour défendre ce qui nous rassemble. Et aujourd’hui, nous sommes le 8 mars, et soyons claires, nous sommes féministes. Nous le sommes parce que nous refusons les inégalités, nous refusons les violences, nous refusons l’assignation à résidence. Je voudrais rendre hommage à nos mères, nos grands-mères, nos filles et nos petites-filles. A celles que l’on voit et celles que l’on ne voit pas. »

    En conclusion du meeting, Vincent Bouget a rappelé le chemin parcouru depuis 18 mois, avec l’équipe de Nîmes en commun : « nous sommes allés à la rencontre des Nîmoises et Nîmois : nous avons écouté et nous avons beaucoup travaillé à partir de ce que vous nous avez dit. Je crois que nous vous avons entendu…Partout vous nous avez dit la même chose : Oui, les Nîmoises et les Nîmois aiment leur ville, profondément. Mais oui aussi, ils veulent que les choses changent. Et bien je vous le dis : les choses vont changer ! Ensemble nous allons réunir notre ville. Ensemble, nous allons investir pour la rafraîchir. Nous allons faire revivre son esprit solidaire, festif et populaire, nous allons la rendre plus sûre, plus dynamique… Ensemble, ces prochaines années, nous allons redonner aux Nîmoises et aux Nîmois des raisons d’être encore plus fiers de notre ville. ».

    Soulignant la richesse intellectuelle et historique de Nîmes, Vincent Bouget a évoqué une période particulièrement marquante du récit récent de Nîmes : la solidarité qui s’est fortement exprimée pendant les inondations de 2008 : « Cette solidarité est toujours là. Dans nos quartiers, dans nos associations, cans nos familles, et dans cette salle ce soir. »

    Enfin, avant un appel à la mobilisation générale jusqu’au 15 et 22 mars, Vincent Bouget s’est attaché à décliner son programme, en 3 axes . Premier engagement : « réunir la ville et mettre fin à la ville à deux vitesses. En redonnant du pouvoir d’achat par la gratuité des transports des jeunes, la mutuelle municipale et l’ouverture d’épiceries solidaires notamment. En nous tenant aux côtés des entreprises pour développer l’emploi. Et aux côtés de ceux qui en sont le plus éloignés pour lever les freins à l’embauche. En ayant la même exigence de propreté, de services publics, d’espaces publics dans tous les quartiers.»

    Deuxième engagement : « accompagner chaque jeune, pas un jeune sans écoute, pas un jeune sans solution. En investissant dans les écoles, pour des conditions d’enseignement optimales, même au début de l’été. En faisant de Nîmes une vraie ville étudiante. En facilitant financièrement l’accès au sport, à la culture, aux transports, véritables leviers d’émancipation. En créant un réseau de réussite pour accompagner les jeunes dans leurs premiers pas vers l’emploi : des stages jusqu’à l’entrée dans leurs premiers jobs.»

    Troisième engagement : «rendre le pouvoir aux habitants, fini la gestion clanique ! Nous changerons profondément la méthode, comme nous le faisons depuis 18 mois ; nous redonnerons le pouvoir aux Nîmoises et aux Nîmois. Nous les associerons aux choix qui les concernent. Les comités de quartier seront soutenus, par une écoute active, et une association pleine et entière aux projets de chaque quartier de la ville. Nous mettrons en place des budgets participatifs pour que la voix des Nîmois, leurs aspirations, se concrétisent en réalisations.»

  • La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    « T’es à Marseille le week-end prochain ? Si oui, peux-tu voter pour moi ? Je suis en train de faire ma procuration. » Avec ce message à sa copine, Sonia entend prendre ses précautions pour le premier tour des municipales, dimanche. Lors du précédent scrutin, celui des législatives anticipées en juin 2024, pas moins de 23 000 électeurs avaient fait ce choix, à Marseille, contre 9 000 pour les élections européennes, la même année. Expérimentée en 2024, la démarche 100% en ligne est réalisable cette année pour les utilisateurs du portail FranceConnect, rappelle le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué. Pour ce faire, l’électeur doit disposer d’une carte d’identité au nouveau format, de type carte bancaire, et d’une identité numérique certifiée en mairie.

    Le papier toujours valable

    Si cette dernière condition n’est pas remplie, il est possible de déposer sa demande de procuration de manière dématérialisée via le service web maprocuration.gouv.fr, précise le ministère de l’Intérieur. Il faudra alors se déplacer physiquement dans un commissariat, une gendarmerie ou un consulat. Lors de la phase test, 100 000 procurations avaient été établies entièrement en ligne au niveau national, toujours selon Beauvau.

    Il est aussi toujours accepté de faire sa procuration à l’ancienne, avec un formulaire Cerfa papier et de se déplacer avec sa pièce d’identité pour la faire valider.

    À noter qu’il n’y a pas de date limite. La démarche est possible le dimanche 15 mars, jour même du premier tour du scrutin.

  • Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    Ce que changerait une victoire de Nîmes en commun

    1. Réunir une ville jugée « à deux vitesses »

    Premier objectif affiché, martelé : rééquilibrer les politiques publiques entre les quartiers. La liste estime que certaines zones populaires souffrent d’un manque d’équipements et de services. Pour y répondre, elle propose la création de « Places communes » dans chaque quartier, des lieux de proximité mêlant services publics, activités associatives et espaces de rencontre. Ces structures pourraient accueillir, par exemple, des permanences d’élus, des jardins partagés, des ateliers associatifs ou des équipements sportifs ouverts aux habitants.

    2. Redonner du pouvoir aux habitants

    La question démocratique constitue un autre pilier du projet. La liste promet de renforcer la participation citoyenne avec des conseils de quartier plus décisionnels et des budgets participatifs. L’idée serait de permettre aux habitants de décider directement d’une partie des investissements municipaux : rénovation d’une place, aménagement d’un square ou création d’équipements de proximité.

    3. Renforcer la solidarité

    Face à la précarité, la coalition propose plusieurs dispositifs sociaux. Parmi eux, la création d’une mutuelle municipale négociée par la ville pour permettre aux habitants d’accéder à une complémentaire santé à tarif réduit. Le projet évoque aussi un campus des solidarités, destiné à coordonner associations, services publics et initiatives citoyennes. Des mesures plus concrètes sont envisagées, comme le développement de jardins partagés, d’épiceries solidaires ou de ressourceries.

    4. Une approche de la sécurité mêlant prévention et proximité

    Sur la sécurité, la liste défend une approche combinant présence policière et médiation. La liste propose notamment de renforcer la police municipale de proximité, avec des postes mobiles dans les quartiers, des bornes d’appel et d’augmenter les effectifs de médiateurs urbains chargés de prévenir les conflits. Elle souhaite aussi réaliser un audit du parc de caméras de vidéoprotection pour en évaluer l’efficacité.

    5. Faire de la jeunesse une priorité municipale

    La situation des jeunes à Nîmes constitue un axe central du programme. Parmi les propositions : gratuité progressive des transports publics pour les moins de 25 ans, création d’un pôle ressource jeunesse pour accompagner les jeunes dans leurs démarches (logement, formation, emploi) et renforcement du conseil municipal des jeunes avec un budget propre. Des actions sont également prévues contre le décrochage scolaire, notamment via des dispositifs d’accompagnement éducatif.

    6. Adapter la ville au changement climatique

    Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, la liste met en avant une transformation écologique de l’espace urbain. Elle propose notamment une végétalisation massive de la ville, la création d’îlots de fraîcheur et la désimperméabilisation des sols pour lutter contre les fortes températures et les inondations. Les écoles et les quartiers les plus minéralisés seraient prioritaires dans ce plan d’adaptation.

    7. Développer l’économie sociale et solidaire

    Enfin, le collectif souhaite renforcer la place de l’économie sociale et solidaire dans le développement local. Le projet évoque notamment la création d’une école de la coopération, destinée à former habitants, entrepreneurs et associations aux pratiques coopératives. L’objectif serait d’encourager des modèles économiques plus participatifs, selon le principe « une personne, une voix ».

  • [Quoi de neuf] Serge Ragazzacci : « Une recrudescence des discriminations syndicales »

    [Quoi de neuf] Serge Ragazzacci : « Une recrudescence des discriminations syndicales »

    Louis Dupin : Les années passent, mais les femmes subissent toujours les inégalités au travail. Les mesures mises en place ne sont que des effets d’annonce ?

    Serge Ragazzacci : Oui, effectivement, on a eu foultitude de mesures annoncées mais qui ne sont que cosmétiques puisque la réalité, année après année, elle demeure. Ce sont effectivement des écarts de salaires de l’ordre de 22, 25%. 40% lorsqu’on arrive à la retraite. Donc, pour nous, le 8 mars, notre slogan sera « on compare et on répare ». C’est-à-dire comparer véritablement les salaires des femmes et des hommes. Par exemple, dans la fonction publique, quand le gouvernement décide de ne pas augmenter le point d’indice, il s’en prend à des femmes. Parce que ce sont majoritairement des femmes qui travaillent dans la fonction publique hospitalière, la fonction publique territoriale. Il y a aussi d’autres sujets tels que les droits sociaux pour permettre un accès à l’emploi facilité. Et celui de ne pas avoir à faire ce choix, lors d’une naissance, de plutôt privilégier le congé maternité parce que la femme a souvent le plus petit salaire.

    L.D. : Sur l’égalité salariale, en juin 2026, la France va devoir transposer une directive européenne sur la transparence salariale. Est-ce que ça pourra changer les choses ?

    S.R. : Ce serait bien que la France la transpose déjà. Il y a des sujets où bizarrement ça ne pose aucun problème. Il faut que cette transposition ait lieu, ce qui permettra d’avoir des éléments sur les différences salariales. Et puis, on met le pied dans la porte. Donc si c’est plutôt positif on le prend, mais ça ne suffira pas. Il va falloir des mobilisations derrière, parce qu’au-delà des inégalités dans l’entreprise, il y a aussi à avoir de véritables politiques d’augmentation salariale.

    Olivier Nottale : Le syndicalisme est attaqué de toutes parts, on vous pointe du doigt…

    S.R. : Oui, on constate une recrudescence des discriminations et des plaintes contre des syndicalistes. La plus emblématique étant celle de Sophie Binet. Ça peut amener des années de procédure, des militantes et des militants vont avoir à subir des interrogatoires pendant parfois plusieurs années pour des faits qui ne sont absolument pas répréhensibles. Et puis, au-delà de ça, ce qui nous inquiète, c’est que ces discriminations s’inscrivent dans un schéma global de remise en cause de l’ensemble des libertés fondamentales : le droit de grève, le droit de manifester mais aussi la justice.

    L.D. : Sur le département, vous venez d’ailleurs de finir votre mois sur les libertés syndicales pour recenser les discriminations ?

    S.R. : On avait lancé un mois des libertés syndicales pour avoir une remontée dans les entreprises parce qu’il y a des problèmes. On va continuer à recenser les cas de discriminations pour communiquer dessus, mais aussi sur les victoires. On a réussi à obtenir une victoire en première instance pour une camarade à Montpellier. On a le non-respect d’un protocole de fin de conflit à l’hémodialyse à Castelnau-le-Lez où la boîte a été sévèrement condamnée.

    L.D. : L’avenir du dépôt SNCF de Béziers va se jouer cette année. La CGT propose un projet pour le sauver…

    S.R. : C’est assez symptomatique de ce qui se passe dans le pays et sur notre département. Il y a près de 30 ans que le dépôt doit être fermé, qu’on empêche sa fermeture. Il y a 2 ans, on apprend que le dépôt fermerait d’ici trois ans. Pourquoi ? Les directions de la SNCF ne sont pas capables de répondre. Donc on a retravaillé avec le syndicat, puisqu’on a un problème sur cette région : il va y avoir de nouvelles rames qui vont arriver pour desservir la région. On sait que les deux centres de maintenance sont en surcapacité, ils ne peuvent pas engranger plus de boulot. Quid de l’entretien de ces nouvelles rames ? Il va falloir régler les problèmes de maintenance et d’entretien du matériel. C’est vital pour les trains du quotidien d’assurer une régularité, la sécurité des transports de voyageurs. Donc on a relancé l’idée à la fois du maintien du dépôt et des emplois – il en reste une quarantaine – mais surtout avec la création d’un centre de maintenance qui pourrait effectivement créer 100-150 emplois dans les années à venir. La Région a été interpellée, la SNCF est en train d’étudier la faisabilité du site. Derrière, ce qu’on est en train de faire, c’est de faire signer des pétitions et de mettre la population biterroise dans le coup.

    O. N. : Sur ces problèmes d’emploi, on a l’impression que dès qu’il y a une solution, ça freine, il y a un double discours…

    S. R. : Il n’y a pas un double discours, il y a une absence de volonté politique. Il y a 300 milliards d’aides publiques données sans aucune contrepartie. On aurait très bien les moyens aujourd’hui de protéger un certain nombre d’emplois et d’industries dans notre pays alors qu’on continue à licencier. Mittal, par exemple, touche 300 millions d’euros d’aides publiques pour licencier les gens en France. Il faut arrêter. Une des solutions peut être la nationalisation. Une autre serait de conditionner les aides. Et puis qu’il y ait une véritable stratégie nationale.