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  • Vincent Bouget, enfant de Nîmes

    Vincent Bouget, enfant de Nîmes

    Vincent Bouget aime rappeler qu’il est un « pur produit nîmois ». Dans sa famille, la politique n’est pas une carrière mais une tradition. Ses parents, Nathalie et Michel, militants communistes, se rencontrent au Prolé, lieu emblématique de la gauche nîmoise. L’engagement fait partie du décor. L’histoire familiale remonte même plus loin. Sa grand-mère Betty participe à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale en faisant passer des messages entre militants. Son grand-père, lui, porte les couleurs du Nîmes Olympique. Deux héritages qui marquent durablement le futur candidat.

    Dans cette famille où l’on parle politique, solidarité et sport populaire, Vincent Bouget grandit au rythme des matchs de football, des corridas et des discussions militantes. Le football occupe très tôt une place particulière dans sa vie. Il joue au ballon au sein du Sporting Club de Castanet pendant des années, du primaire jusqu’au lycée. Mais surtout, il grandit dans l’ambiance du stade. « Le Nîmes Olympique, c’est beaucoup de souvenirs. Des moments qu’on attend en famille, entre amis, depuis tout petit », raconte-t-il. Il se souvient des matchs aux Costières avec son père, des soirées passées à écouter les rencontres à la radio ou à suivre les Crocos même lorsqu’il vivait en région parisienne. Pour lui, le club dépasse largement le simple cadre sportif. « C’est un symbole fort de la vie nîmoise. Dans les tribunes, c’est l’un des rares endroits où des gens qui ne se croisent jamais se retrouvent. »

    L’engagement comme fil conducteur

    Élève studieux passé par la prépa littéraire du lycée Daudet de Nîmes, passionné d’histoire, Vincent Bouget se destine un temps au journalisme sportif avant de devenir enseignant. Il commence sa carrière en région parisienne avant de revenir à Nîmes, sa ville.

    C’est à ce moment qu’il s’engage pleinement au PCF, jusqu’à en devenir le secrétaire départemental. Pour lui, être communiste aujourd’hui signifie « suivre un chemin vers l’émancipation des individus, indissociable de l’égalité et de la liberté ». Au conseil municipal puis au Département, il se forge une image d’élu calme et méthodique, davantage porté sur la discussion que sur l’affrontement.

    Au-delà de la campagne électorale, Vincent Bouget parle souvent de Nîmes comme d’un projet collectif. Une ville populaire, traversée d’inégalités mais riche de cultures et de solidarités. Entre les souvenirs des Jardins de la Fontaine, les matchs des Crocos ou les discussions au Prolé, son histoire personnelle se confond largement avec celle de la ville. C’est sans doute ce mélange de racines familiales, de passion de l’échange et de convictions politiques qui explique sa trajectoire : celle d’un Nîmois convaincu que la politique locale peut encore changer la vie quotidienne.

  • Une maison devenue « refuge » pour 340 femmes en un an

    Une maison devenue « refuge » pour 340 femmes en un an

    En un an, cette maison est devenue exactement ce que nous avions rêvé qu’elle soit : un refuge, un repère, un tremplin. » Les différents acteurs qui ont participé à la création de la maison des femmes de Manosque, le CIDFF, la mairie, l’hôpital, la Région et le Département, se sont félicités de son bilan pour son premier anniversaire jeudi. « Un grand merci aux femmes qui franchissent la porte de cette maison. Leur confiance nous rappelle chaque jour pourquoi elle existe », a déclaré Laetitia Serena-Bidalot, directrice du CIDFF 04 (centre d’information sur les droits des femmes et des familles).

    « Ce lieu a été placé sous l’égide de Simone-Veil. Porter son nom pour une maison des femmes et de l’égalité n’est pas qu’un symbole. C’est une boussole », a lancé Lila Desjardins, présidente du CIDFF 04. « En ouvrant nos portes il y a un an, nous lui avons fait une promesse : celle de ne jamais reculer, de ne jamais détourner les regards face aux violences, aux inégalités et au silence qui étouffent encore trop de parcours de vie », a-t-elle ajouté.

    En un an, la maison des femmes a accompagné « plus de 340 femmes, dont 65% de victimes de violences conjugales, intrafamiliales, sexistes ou sexuelles », s’est réjouie la directrice sortante du CIDFF. Dans ce lieu d’accueil, d’écoute, d’entraide et de relaxation, les femmes peuvent « fuir les violences, venir chercher un conseil juridique, un soutien psychologique ou simplement briser l’isolement et trouver un espace bienveillant », a rappelé Lila Desjardins.

    « Nommer ce qui fait mal »

    « Il faut un courage immense pour demander de l’aide, nommer ce qui fait mal et oser revendiquer ses droits. À chacune d’entre vous, votre résilience force mon admiration », a salué la présidente du CIDFF 04 en s’adressant aux femmes accompagnées par la maison Simone-Veil.

    Le président du groupement hospitalier territorial, regroupant notamment les hôpitaux de Digne-les-Bains et de Manosque, a rappelé que la maison des femmes avait ouvert ses portes « avec une conviction simple mais essentielle : aucune femme ne doit rester seule face aux violences ». « Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les distances et l’isolement rendent l’accès aux dispositifs plus difficile », a regretté Gilles Duffour. En un an, 153 patientes âgées de 15 à 79 ans ont été accueillies pour des consultations médicales au sein de la maison Simone-Veil. Elles ont pu y rencontrer une assistante sociale, une psychologue ou encore une sage-femme.

    Hausse des violences

    Le maire sortant de Manosque Camille Galtier s’est réjoui d’avoir apporté avec cette maison des femmes « un nouveau service public à la population ». Il a fait le vœu de pouvoir la fermer, espérant que « les violences, les inégalités et les discriminations disparaissent ». Il a regretté que « les violences intrafamiliales et les violences faites aux femmes et aux enfants dans le cadre familial » aient « augmenté » dans la ville de Manosque.

    « Protéger une femme, c’est aussi très souvent protéger un enfant. Une mère sécurisée, c’est un enfant que l’on préserve de l’ombre des violences », a rappelé Stéphanie Colombero, vice-présidente du conseil départemental en charge des affaires sociales et des solidarités.

    La directricedu CIDFF 04 s’est vue remettre la médaille de la ville par le maire sortant, « symbolisant son engagement pour la maison Simone-Veil ».

  • Un dernier moment avec les Gapençais pour Elie Cordier

    Un dernier moment avec les Gapençais pour Elie Cordier

    Il y avait tout un petit monde au 41 boulevard de la Libération ce jeudi en fin d’après-midi. Des membres de l’équipe et des militants, mais aussi des citoyens venus rencontrer la tête de liste, Elie Cordier. « Je lui ai posé des questions précises sur le manque de transports scolaires », explique Éric, 54 ans, venu avec sa fille de 12 ans, Adèle. S’il n’est pas un sympathisant déclaré, la candidature d’Union pour Gap a sa préférence. « Je lui ai dit qu’il faudrait limiter le nombre de mandat municipal à deux. Quand les gens restent en place trop longtemps, ils accumulent trop de pouvoir », déplore-t-il.

    « Il faut laisser la place aux jeunes ! »

    Cette volonté de renouvellement à la tête de Gap est le premier facteur de ralliement évoqué parmi les sympathisants présents. « On a des lois sur la parité hommes-femmes, eh bien il en faudrait aussi sur l’âge ! Au bout d’un moment il faut laisser la place aux jeunes qui apportent un nouveau souffle, affirme Gilles, fonctionnaire municipal à la retraite qui a rallié la campagne d’Union pour Gap. Roger Didier ne peut pas être chef d’orchestre, compositeur, vedette et imprésario à la fois. » Parmi les reproches évoqués, beaucoup pointent un dirigisme excessif du maire actuel, Roger Didier. « Notre première action sera de changer de méthode, pose Elie Cordier. Il faut beaucoup plus de dialogue, on veut rompre avec la verticalité de l’équipe actuelle. »

    Reste à savoir si cette volonté de renouvellement est suffisamment partagée à Gap pour créer la surprise. « On sent qu’il se passe quelque chose, il y a un espoir, ça ne paraît pas aussi impossible qu’avant », affirme Calogero, sympathisant qui n’avait jamais milité de sa vie, et qui, emmené par un ami, a rejoint plusieurs groupes de travail de la campagne. Si la prudence reste de mise, ce sentiment est partagé au sein de l’équipe. « Au début, on nous disait qu’on avait aucune chance, que le maire était indéboulonnable. On l’entend beaucoup moins maintenant, confie Sandrine Bricout, assistante maternelle, colistière d’Elie Cordier. Les gens ont senti qu’on n’est pas sortis les voir 15 jours avant le vote. »

    Pour Elie Cordier, cette méthode de campagne peut faire la différence : « On est sur le terrain depuis un an et demi, on est l’équipe qui a le plus travaillé la proximité, sans jamais dénigrer nos concurrents. » S’il assume rester le challenger face à Roger Didier, il l’affirme : « Il y a aujourd’hui une population à Gap qui est prête pour un vrai renouvellement. »

  • Le maire sortant de Forcalquier fait salle comble

    Le maire sortant de Forcalquier fait salle comble

    Création de logements, nouvelle maison de santé, écoles, pôle des arts et de la culture, pôle aqualudique… Le maire sortant DVD de Forcalquier, candidat à sa réélection, a présenté les projets « structurants » de son programme aux habitants lors d’une réunion publique jeudi soir, à trois jours du premier tour.

    Le candidat s’est félicité à plusieurs reprises d’avoir le soutien de Renaud Muselier, le président Renaissance de la Région Sud, venu la semaine précédente visiter plusieurs établissements financés par sa collectivité, parmi lesquels l’hôpital de Manosque et le centre de soins Paul-Nalin à Forcalquier. Une occasion de marquer son soutien aux deux maires sortants DVD candidats à leur réélection de ces deux villes, Camille Galtier et David Gehant. Lors de ce déplacement, Renaud Muselier avait promis de participer au financement de la nouvelle maison de santé de Forcalquier, prévue dans le programme du maire sortant. C’est l’un des cinq points sur lesquels il a insisté jeudi soir, devant une foule de quelques centaines d’habitants venus l’écouter.

    Attirer des médecins

    « On ne veut surtout pas perdre l’opportunité de pouvoir attirer des médecins, donc on va créer une nouvelle maison de santé. On en a discuté avec les soignants au mois de novembre dernier, et on a validé cette option », a expliqué le maire sortant. Ce projet devrait permettre selon lui « d’aller encore plus loin » et d’attirer « de nouveaux spécialistes qui manquent localement », comme des kinésithérapeutes, des dentistes, des dermatologues ou encore des ophtalmologues. Le candidat a estimé le coût de cette maison de santé à « à peu près 1,8 million » d’euros. Il a rappelé la situation du centre de soins Paul-Nalin, inauguré en juin 2024, qui a déjà accueilli « 22 000 patients ». « On est les seuls du département à avoir accès à des médecins 7 jours sur 7 », a-t-il affirmé.

    Côté éducation, David Gehant s’est engagé à « faire le choix entre la réhabilitation de nos écoles actuelles ou la création d’un nouveau groupe scolaire » en concertation avec les enseignants, les élèves et les parents, et à appliquer l’une de ces deux solutions d’ici la fin de son potentiel prochain mandat en 2032. À la fin de sa réunion publique, le candidat a affirmé avoir mis en œuvre « 96% du projet » pour lequel il a été élu.

    David Gehant avait quitté le parti Les Républicains en décembre 2022, suite à l’élection d’Éric Ciotti à la présidence du parti. Il se présente désormais comme candidat divers droite, tout en affirmant que 93% de sa liste n’a aucune appartenance politique.

  • À Marseille, mémoire des récits, intimes et politiques, contre l’oubli

    À Marseille, mémoire des récits, intimes et politiques, contre l’oubli

    Mise en scène par Michel André, fondateur du Théâtre de la Cité, espace théâtral situé sur la rue Edmond-Rostand qui porte la Biennale des écritures du réel, la lecture performée Les nouveaux anciens ouvre cette manifestation mercredi 18 mars. Guidée par Tiodhilde Fernagu, autour d’un texte de Kae Tempest, une balade enivrée de poésie qui appelle à « trouver les héros de notre quotidien », résume Magda Bacha.

    L’augure de ce festival de 75 propositions en tous genres qui, comme le souligne sa directrice adjointe, explore pour sa 8e édition « la thématique de l’oubli. En faisant ce choix, on part de nos histoires intimes, de nos creux, manques et pertes pour essayer de réinventer le réel ». De petites histoires qui s’inscrivent dans la grande, il sera beaucoup question au cours de la programmation. « Pour dépasser un état de sidération. » Un credo trouvant ses premières illustrations avec Minga de una casa en ruinas du colectivo Cuerpo Sur au Théâtre Joliette, « qui fait écho au retour au pouvoir de l’extrême droite et de José Antonio Kast au Chili », contextualise-t-elle. La dramaturge Ebana Garin Coronel y « raconte l’exil de sa mère qui avait dû fuir la dictature de Pinochet et montre comment se reconstruire quand on est obligé de tout quitter ».

    Liban, Rwanda, Arménie…

    La guerre civile au Liban (1975-90) occupera aussi l’esprit de plusieurs spectacles, parmi lesquels Silence, ça tourne, autour du massacre du camp palestinien de Tel al-Zaatar, « commis par des milices phalangistes chrétiennes ». Chrystèle Khodr et Nadim Deaibes « entrelacent les voix » d’une infirmière suédoise rescapée de ce charnier, « d’un médecin palestinien dont elle tombe amoureuse et d’un journaliste qui veut raconter son histoire », précise Magda Bacha. Alors que les crimes de guerre et génocides ne cessent pas de nos jours, la Biennale réparera également l’oubli de deux autres crimes contre l’humanité : le génocide rwandais, à travers Hewa Rwanda, lettre aux absents, à la Friche Belle de Mai, d’après un récit écrit et incarné par Dorcy Rugamba qui « pose la question de la résilience et de la foi quand l’irréparable a été commis ». Mais aussi le génocide arménien, encore et toujours nié par le pouvoir fasciste en Turquie, dont les atrocités trouveront une résonance avec les lectures performées de Pieds nus et Au bord de l’effacement, sur les pas d’exilés arméniens dans l’entre-deux-guerres, lors d’une soirée aux Archives départementales.

    Réel ancré dans la ville

    « La Biennale veut redonner de la visibilité à des choses qui ont moins de place et enrayer le spectacle de la cruauté, comme l’écrit l’anthropologue Chowra Makaremi », situe Magda Bacha, qui pointe également des journées de « créations partagées et journées festives, le 25 avril dans les centres sociaux Del Rio et des Musardises », à la Viste et Consolat, puis le 3 mai à la Maison des arts de Marseille, sur les lieux de l’ancien Théâtre Toursky.

    Outre sa vitrine festivalière, la Biennale des écritures du réel participe tout au long de l’année à la formation de troupes de jeunes et d’adultes « n’ayant jamais fait de pratiques artistiques. Le thème de l’oubli est venu de nos discussions avec elles. Les écritures du réel ont une utilité sociale », affirme la directrice adjointe de la manifestation. Parmi les nombreuses propositions de la Biennale, le centre social Saint-Mauront accueillera aussi le spectacle de Julien Gallix, J’oublie tout, référence au titre emblématique du rappeur Jul, pour parler des identités actuelles de la jeunesse.

  • Coup d’envoi des mondiaux sur la piste de Chabrières

    Coup d’envoi des mondiaux sur la piste de Chabrières

    Deux épreuves de très haut niveau auront pour cadre Vars. Les Speed Masters sont sans conteste l’événement phare du calendrier mondial de ski de vitesse. Chaque année, ce rendez-vous rassemble l’élite internationale de la discipline, pour un véritable défi de vitesse pure, où chaque fraction de seconde compte. Organisé par la Vars Glisse Académie, en collaboration avec la station de Vars, le championnat promet de faire vibrer les spectateurs et de révéler des performances spectaculaires.

    Les Speed Masters se dérouleront du 13 au 18 mars et comprendront plusieurs étapes cruciales.

    Les ambitions

    de Simon Billy

    Dans la continuité, du 19 au 22 mars, se dérouleront, également sur les pistes de Chabrières, les trois dernières finales de la Coupe du monde de ski de vitesse. Ces rendez-vous viendront prolonger l’intensité des Speed Masters et inscrire la station dans une dynamique entièrement dédiée au kilomètre lancé (KL). Ces épreuves décisives réuniront les meilleurs athlètes du circuit international pour les dernières descentes de la saison.

    Ces finales détermineront le classement général 2026. À l’issue des runs officiels, le globe de cristal sera remis à Vars, consacrant les leaders du circuit et clôturant la saison internationale dans un cadre à forte portée symbolique.

    C’est dans ce contexte que Simon Billy, le régional de l’étape et quadruple champion du Monde, tentera de ramener un cinquième titre et glaner par la même occasion le globe de cristal.

  • Aurélie Richard décroche sa quatrième médaille milanaise

    Aurélie Richard décroche sa quatrième médaille milanaise

    Quoiqu’il advienne d’ici le 16 mars, le nom d’Aurélie Richard restera dans les mémoires paralympiques.

    Sur le slalom géant, la Française a conquis une quatrième médaille en quatre courses. Cette fois en bronze, après ses trois breloques d’argent en descente, Super-G et combiné. Quatre départs, quatre podiums. Une série remarquable, presque irréelle, qui impose déjà son nom comme l’un des grands visages de ces Jeux paralympiques.

    Ce nouveau podium n’a rien d’un éclair isolé. Depuis plusieurs jours, Aurélie trace sa route, avec une densité impressionnante, mêlant fraîcheur, audace et solidité. Elle qui raconte avoir découvert le para ski « un peu par hasard », lors d’une course près de chez elle, avait trouvé une ambiance, une famille, un monde qui lui avait immédiatement donné envie d’aller plus loin. Repérée très jeune, intégrée en équipe de France à 14 ans, elle avançait alors sans mesurer pleinement ce qui s’ouvrait devant elle. Aujourd’hui, ce chemin prend une dimension éclatante. En quatre courses, elle a installé sa signature sur la neige italienne.

    Tête brûlée assumée

    Son parcours donne encore plus de relief à cette moisson. Passée par deux ruptures des ligaments croisés, dont une l’ayant éloignée des pistes la saison dernière, Aurélie a appris à transformer les obstacles en moteur. « Tête brûlée » assumée, elle l’explique elle-même. Autrefois elle fonçait sans réfléchir. Aujourd’hui, elle a gardé l’instinct en y ajoutant la maîtrise. « C’est une très belle médaille de bronze et surtout une nouvelle médaille paralympique », a-t-elle confié, une fois passée sur le podium. Concernant sa course, elle confesse avoir été « un peu déçue de mon ski aujourd’hui, mais je suis très heureuse d’avoir pu me battre avec l’Allemande. Je suis fière d’avoir réussi à conserver cette troisième place ».

    Malgré la fatigue, la Briançonnaise conserve sa fraîcheur du premier jour : « Je suis toujours aussi heureuse de pouvoir partager tout ça avec tout le monde. Quatre médailles en quatre courses, je suis fière de ce que j’ai réussi à accomplir. »

    Dans le portillon, il y a toujours un peu de peur. Puis vient l’adrénaline, celle qui pousse à attaquer. Aurélie n’est pas seulement en train de réussir ses Jeux. Elle est en train d’en devenir l’une des grandes figures. Course après course, elle confirme sa constance au plus haut niveau et s’impose comme l’un des moteurs du camp français.

    Et la suite s’annonce dense. Après Aurélie Richard, place aux hommes sur le slalom géant. à suivre : Arthur Bauchet, Oscar Burnham, Jordan Broisin, Jules Segers, Lou Braz-Dagand, sans oublier l’entrée en piste de Victor Pierrel dans ces Jeux.

    En nordique, les récents médaillés, Benjamin Daviet et Karl Tabouret, seront au départ de la poursuite, accompagnés d’Anthony Chalençon et de son guide Florian Michelon. Enfin, en raison d’une météo qui se dégrade pour le week-end, le banked slalom de snowboard a été avancé à ce vendredi. On y retrouvera notamment Cécile Hernandez, tout juste sacrée en cross, ainsi que Maxime Montaggioni, champion paralympique en titre, déterminé à défendre sa couronne conquise à Pékin.

  • Le grand bleu pour la pivot Héléna Mathon

    Le grand bleu pour la pivot Héléna Mathon

    C’est le fruit de mon travail. » Mercredi après-midi, Héléna Mathon a eu le bonheur d’apprendre qu’elle était convoquée en équipe de France A. La pivot de Plan-de-Cuques, 22 ans, disputera les deux derniers matches des éliminatoires pour l’Euro, fin 2026. Les Bleues déjà qualifiées, le sélectionneur Sébastien Gardillou a décidé de faire tourner son effectif et de nouveaux visages vont découvrir le maillot tricolore. La joueuse du HBPC en fait partie. « Je l’ai découvert après l’entraînement, ce sont les coaches qui me l’ont annoncé. Au début, je ne comprends pas ce qu’il se passe. C’était mon objectif depuis longtemps et, de voir que c’est la réalité, j’étais hyper heureuse », décrit la principale intéressée.

    Héléna Mathon a connu, par le passé, les catégories de jeunes de l’équipe de France, dès les moins de 16 ans. Mais cette sélection marque un véritable tournant dans la carrière de la pivot passée par Nantes. Ce n’est que le début. « Quand j’étais plus jeune, c’était un rêve. Petit à petit, c’est devenu un réel objectif. Ce n’est pas un accomplissement, mais le début de ce que je peux faire au plus haut niveau. »

    Le staff français en test

    Plus que de la pression, la future internationale française évoque « le sentiment de vouloir bien faire ». Les Bleues joueront au Kosovo, le 9 avril, avant d’accueillir la Finlande, trois jours plus tard, à Poitiers. Deux rencontres sans enjeu majeur au classement, mais riches en apprentissage pour les joueuses, et une période intéressante pour le staff. Sébastien Gardillou justifie ce renouvellement : « Ce stage servira de tour d’observation pour les joueuses du championnat de France que nous regardons attentivement chaque semaine. Je souhaite profiter de cette fenêtre internationale un peu particulière pour observer de nouveaux profils et donner du temps de jeu à de jeunes joueuses qui ont connu leurs premières sélections récemment. »

    Mais, avant de rejoindre la maison du handball, début avril, Héléna Mathon et ses coéquipières de Plan-de-Cuques ont un match important, ce vendredi. Le promu havrais débarque aux Ambrosis. Une confrontation « pour en finir avec cette série noire », puisque le HBPC reste sur quatre défaites. Pour rappel, la rencontre aller avait tenu toutes ses promesses et s’était soldée sur un 35-33 pour le HBPC, face à la lanterne rouge.

    17e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis (20h)

    HBPC : Novellan, Schüpbach – Mathon, Perrret, Antonissen, Loquay, Berrais, Kromoska, Garcia, Dembélé, Naal, Martel

    LE HAVRE : Boudekhane – Ayong, Boly, Diawara, Pin, Le Gardien, Guerrier, Goy, Legoff, Ribeiro, Nkindanda, Djiogap

  • Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Bordeaux – Marseille, comme on se retrouve ! Pour la troisième fois de leur histoire, les Spartiates se sont qualifiés en play-offs de Ligue Magnus, qui opposent les huit meilleures équipes de la saison régulière. Et pour la troisième fois, ils joueront Bordeaux au premier tour. Les Marseillais ont été éliminés lors des deux précédentes séries et comptent bien bouleverser les choses, ce vendredi soir, sur le glaçon bordelais. En 2024, les Phocéens sont passés à quatre minutes de franchir un tour, mais Bordeaux avait égalisé avant de l’emporter en prolongation.

    En phase finale, les deux formations se sont donc affrontées à treize reprises. Huit matches ont tourné en faveur des Boxers et cinq pour les Spartiates. Lors de ces différentes confrontations, les hommes de Luc Tardif Jr ne se sont imposés qu’une seule fois dans leur Palais omnisports, pourtant souvent entièrement acquis à leur cause. C’était il y a deux ans jour pour jour, lors d’un succès 3-1. Depuis, ils restent sur une série de quatre défaites à domicile.

    Trois buts par match encaissés cette saison

    La différence de buts est d’ailleurs nettement en faveur des Girondins. 13 matches, 37 buts marqués et 23 encaissés. Près de trois buts par rencontre concédés sur les deux séries, soit exactement le ratio des Spartiates, cette année, lors de la saison régulière. Il faudra sans doute resserrer les rangs pour espérer enfin dépasser ce premier tour des play-offs version 2025-2026. Les premiers éléments de réponse arriveront dans les prochaines 24 heures, avec deux face-à-face Bordeaux-Marseille, avant un retour dans les Bouches-du-Rhône, la semaine prochaine.

  • Ces lycées qui dénoncent la baisse des dotations

    Ces lycées qui dénoncent la baisse des dotations

    Grève, blocages, mobilisations… Depuis maintenant une semaine des lycées de Marseille protestent contre la baisse des dotations horaires globales (DHG) prévue pour la rentrée 2026. Ces enveloppes budgétaires, qui déterminent les heures d’enseignement hebdomadaires, se voient réduites dans de nombreux lycées.

    Au lycée Denis-Diderot (13e), qui perdrait 70 heures de sa DHG, les élèves ont bloqué l’établissement dès 7h30 ce jeudi 12 mars. Selon un professeur d’histoire-géographie présent sur place, plus de soixante lycéens étaient mobilisés, et une trentaine d’enseignants en grève.

    Grande journée

    de mobilisation mardi

    Dans un communiqué, Marthe Bonifay, enseignante au lycée Diderot et de la CGT Educ, rappelle les revendications du mouvement : « Nous ne voulons ni classes surchargées, ni options ou spécialités supprimées. » Le « personnel en lutte » du lycée déplore par ailleurs que « la seule réponse des autorités soit la police ». Présentes dès 7h, les forces de l’ordre auraient organisé un corridor pour laisser passer des élèves et des professeurs. Le lycée Antonin-Artaud (13e) est également « rentré dans la danse » ce jeudi matin, raconte Jean Cugier, professeur d’EPS et secrétaire académique Snep-FSU. Contre la baisse de 60 heures de sa DHG et les « économies faites sur le dos des jeunes » , les lycéens ont bloqué l’établissement. Au lycée Montgrand (1er), déjà mobilisé depuis mardi, un communiqué de presse indique que 70% des enseignants se sont mis en grève le même jour.

    Un appel à une mobilisation générale a été lancé pour mardi 17 mars. Un rassemblement doit se tenir aux Réformés à partir de 11h. Le mouvement devrait se poursuivre jusqu’à la semaine prochaine.