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  • Des toiles pour prolonger l’été sous le ciel cévenol

    Des toiles pour prolonger l’été sous le ciel cévenol

    Alors que la rentrée se profile doucement, le territoire grand-alésien s’offre un petit rabe de plaisir estival sous les feux des projecteurs, avec un rendez-vous devenu incontournable sur le territoire : le festival Ciné été.

    Initiée il y a 13 ans par Alès Agglomération et organisée par l’association Itinérances en partenariat avec Cineplanet, la manifestation propose des séances en plein air dans différentes communes de l’agglo, prolongées, les deux derniers jours, par la projection de films en avant-première au Cineplanet, le multiplexe art-et-essai d’Alès.

    « Chaque année, les villages qui souhaitent nous recevoir s’inscrivent et on voyage partout dans l’agglomération pour proposer des séances de projection en plein air, gratuites et familiales », explique Julie Plantier, chargée de la communication d’Itinérances, qui organise également, chaque printemps, le festival de cinéma d’Alès. Objectif : offrir une culture vivante et partagée au plus près des habitants, au cœur du milieu rural. « L’idée est d’aller vers des communes qui n’ont pas forcément d’accès aux grandes salles de cinéma. »

    Pour les premières soirées de cette 13e édition, du 24 au 29 août, le festival investira les places publiques de quatre communes du territoire où seront projetés, à 21h, « des films coups de cœur » adaptés à un public familial : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, de Ken Scott (24 août, Martignargues), Vingt Dieux, de Louise Courvoisier (25 août, Branoux-les-Taillades), Partir un jour, d’Amélie Bonnin (25 août, Lézan) et Sur un fil, de Reda Kateb (26 août, Mons). Chaque projection, gratuite, est enrichie d’animations artistiques, musicales et précédée d’un court-métrage d’animation.

    En marge de cette itinérance territoriale, un préambule exceptionnel sera proposé dès le vendredi 21 août à la Bambouseraie en Cévennes, à Générargues. Dans le cadre du 170e anniversaire du jardin botanique, le public pourra assister à la projection en plein air du film Touchées, réalisé par la Gardoise Alexandra Lamy, en présence de la comédienne et réalisatrice. Ce long-métrage, en partie tourné à Anduze et dans les environs, raconte le parcours de trois femmes qui se reconstruisent à travers un atelier de thérapie par l’escrime après avoir été victimes de violences (séance gratuite, sur réservation).

    Le dernier temps fort se déroulera au Cineplanet d’Alès les 28 et 29 août, avec la projection, en avant-première, de cinq films* remarqués lors du dernier festival de Cannes : Quelques mots d’amour (28 août, 18h), « une comédie dramatique juste, tendre et lumineuse sur la pudeur des sentiments familiaux » ; L’Espèce explosive (28 août, 21h), « un thriller rural halluciné entre polar et burlesque » ; Le Corset (29 août, 14h, à partir de 7 ans), « une chronique rurale bouleversante et épurée » ; Garance (29 août, 18h), « le portrait foudroyant, humain et réparateur d’une jeune actrice trentenaire en prise avec ses démons et la dépendance » ; et La Bola Negra (29 août, 21h), « le choc esthétique et queer de la rentrée », récompensé par le prix de la mise en scène (ex æquo). Les plus jeunes ne seront pas oubliés, avec deux séances familiales programmées le 25 août autour d’un programme de courts-métrages Le Rat scélérat (10h, à partir de 3 ans) et du film d’animation Les Bad Guys (14h, à partir de 6 ans).

    * 7 euros. Moins de 14 ans : 6 euros.

  • Megnan, affaire de premier plan

    Megnan, affaire de premier plan

    Il vient de poser un pied dans le monde pro, il en décolle déjà. Le jeune attaquant de Montpellier Laciné Megnan, 16 ans, avance à la vitesse de la lumière et défriche les sentiers de la précocité. Plus jeune buteur en Ligue 2, plus jeune joueur à débuter à ce niveau : l’avant-centre va vite, ne laisse pas de temps au temps. Et assume devant les micros avec un certain calme et une rare maturité.

    Il éclabousse ce début de saison de Montpellier, candidat à la montée, et propage un espoir au sein d’une équipe rajeunie à l’intersaison. Et offre un bol d’oxygène à un club, confronté à des soucis financiers en cette période de vaches maigres et de droits télés au rabais.

    Deux journées en Ligue 2, deux coups d’éclat. Vendredi 14 août à Nancy, sur les terres ancestrales de Michel Platini, l’entraîneur Zoumana Camara lance Laciné Megnan d’entrée à la pointe de l’attaque. Pour suppléer la recrue malienne Mamadou Camara, blessé à une épaule et indisponible pour plusieurs semaines.

    Dans une rencontre verrouillée, l’avant-centre débloque tout. D’un geste de classe. Un appel judicieux, un service parfait pour son partenaire Yanis Issoufou et une première victoire pour Montpellier.

    Une semaine plus tôt, entré en jeu à cinq minutes de la fin, le solide athlète (1,87m) avait inscrit le but montpelliérain. Avec la rage d’un buteur.

    Ce but, validé quelques jours plus tard par le LFP, et cette passe décisive donnent un peu plus de crédit à cette valeur montante. Et marchande. Depuis deux ou trois semaines, le Paris SG, double champion d’Europe, s’intéresse à cet attaquant. « C’est le meilleur de sa génération, c’est le capitaine de l’équipe de France U16 » assure le président de Montpellier. Qui ne veut pas vendre sa pépite, qui veut pour le moins s’assurer une belle plus-value.

    Paris n’est pas seul sur le coup. Dans la foulée de la signature de son premier contrat professionnel, en février, des clubs anglais, espagnols ou allemands sont aux aguets. Ils observent le phénomène, ils sont prêts à miser sur ce nouveau talent de la formation française. En l’occurrence celle de Montpellier.

    Laciné Megnan est né à Montpellier en 2010. À l’âge de cinq ans, le gamin, originaire des environs de Pézenas, a rejoint le club héraultais. « Il est costaud dans sa tête, il est bien entouré, et il offre le profil d’un attaquant moderne », raconte-t-on du côté de Grammont, le centre d’entraînement.

    Éducateurs, dirigeants et proches : personne n’est surpris par sa trajectoire ascendante.

    Et le parcours en Coupe Gambardella, compétition dédiée aux jeunes de moins de 18 ans et vitrine de la formation, est venu rappeler son savoir-faire. Et celui d’une belle génération.

    Au printemps dernier, l’équipe dirigée par Michel Rodriguez s’est hissée en finale de la Coupe Gambardella. Au bout d’un parcours, où elle a éliminé tour à tour Strasbourg, Nice, Rennes, tenant du titre, avant de chuter en finale au Stade de France devant le Paris SG.

    Par sa générosité, ses qualités d’attaquant, Laciné Megnan a drainé dans son sillage une bande de gamins, dont cinq ont intégré l’équipe de Zoumana Camara. Trois d’entre eux : Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi ou Megnan ont pris part au début de saison. Les défenseurs Mathis Chambon et Tidiane Diallo, pour leur part, ont effectué la préparation et attendent leur heure.

    Megnan peut-il rejoindre Paris SG dès cette saison ? Le club parisien fait le forcing pour s’attacher les services de ce jeune joueur, dès son éclosion, plutôt que d’en payer le prix fort dans six mois ou un an. « Il ne passera pas ses vingt ans chez nous », lâche le président montpelliérain.

    Selon divers médias, spécialisés dans les transferts, le joueur, et son entourage, auraient trouvé un accord avec le Paris SG. L’indemnité du transfert, doublé d’un prêt dans son club formateur, se négocie. Elle permettrait à Montpellier d’équilibrer son budget actuel. Et de préparer la suite dans la sérénité. Laciné Megnan, lui, pourrait voir plus haut.

  • À Montpellier, la CGT réclame un CHU mieux desservi

    À Montpellier, la CGT réclame un CHU mieux desservi

    On a reçu des mails de mécontentement d’agents qui disent que les travaux actuellement réalisés sur la ligne 1 du tramway* transforment le trajet vers le CHU de Montpellier en véritable parcours du combattant », relate Philippe Peretti, secrétaire général adjoint de la CGT du CHU de Montpellier.

    En raison de travaux de rénovation des rails entamés au début du mois et prévus jusqu’au 30 août inclus, la ligne 1 est en effet interrompue entre les arrêts Saint-Eloi et Louis Blanc. Une navette-bus de remplacement est mise en service entre Saint-Éloi et Peyrou, et les stations du centre-ville (gare Saint-Roch, Comédie, Corum et Louis Blanc) ne sont desservies que dans un seul sens, selon les besoins du chantier. « Il faut près de 50 minutes pour rejoindre le CHU depuis la gare Saint-Roch ! La navette mise en place ne répond manifestement pas aux besoins », estime la CGT dans un communiqué. « À tel point que certains agents ont préféré rejoindre leur lieu de travail à pied : environ 45 minutes de marche… », poursuit le syndicat. « Qu’à cela ne tienne, certains se sont dit : on va prendre un Vélomagg. Seulement ils se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient pas le garer à proximité du CHU, car il n’y a de station ni à Saint-Eloi, ni à Gui de Chauliac, ni à Lapeyronie, ni à Antonin-Balmès. Il faudrait aller jusqu’à “Occitanie” pour rendre le vélo à la station la plus proche, avant de remonter dans le tramway pour revenir vers le CHU… c’est un truc de fou ! », s’exclame Philippe Peretti, qui rappelle qu’« il y a 9 000 agents qui travaillent dans cet établissement, sans parler des étudiants en médecine et des usagers. Comment expliquer qu’en 2026 aucun des principaux sites hospitaliers du CHU ne dispose d’une station Vélomagg à proximité immédiate ? On est pourtant dans une ville où le maire attache beaucoup d’importance aux mobilités douces », insiste-t-il à l’attention de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, également président du conseil de surveillance du CHU de Montpellier.

    Le syndicat CGT du CHU en profite pour soulever un autre point noir, selon lui, en matière de desserte de l’établissement : l’absence d’un arrêt de tramway devant « la Colombière » et « Antonin-Balmès II ». « Comment expliquer que ces sites mitoyens accueillant respectivement des patients en psychiatrie et des personnes âgées restent dépourvus d’un arrêt de tramway dédié alors que la ligne 1 passe littéralement devant ? », interroge la CGT. Outre « l’installation rapide de stations Vélomagg à proximité des principaux établissements du CHU », le syndicat réclame donc « une étude technique, transparente et argumentée » sur la faisabilité d’un arrêt desservant « la Colombière » et « Antonin-Balmès II ». « Car derrière une station de tramway, il y a une question très concrète : l’accessibilité à un établissement public de santé, notamment pour les personnes âgées, les patients en psychiatrie et leurs proches. »

    « Il y a 9000 agents au CHU, sans parler des étudiants en médecine et des usagers. »

  • Adrien Boichis brille en Haute-Savoie et candidate pour un doublé

    Adrien Boichis brille en Haute-Savoie et candidate pour un doublé

    L’accueil de la Coupe du monde aux Gets (Haute-Savoie) est toujours synonyme de fête. Le VTT revient en fanfare, ce week-end, dans la station de ski haute-savoyarde et les pilotes français sont au rendez-vous. À commencer par Adrien Boichis et Mathis Azzaro. Les deux coureurs originaires des Bouches-du-Rhône figurent actuellement dans le top 5 du classement général et font partie des favoris pour le cross-country olympique, qui aura lieu dimanche.

    Mais avant de s’attaquer au format long d’1h20, les vététistes disputaient vendredi le short-track, une course intense, d’environ 20 minutes. Cette spécialité, c’est également la tasse de thé des deux Bucco-Rhodaniens. Boichis occupe la tête du tableau devant Azzaro, mais également le Niçois Luca Martin, complétant le podium provisoire 100% tricolore.

    Boichis en patron

    sur le format court

    Les trois Français ont bien répondu présents puisqu’Adrien Boichis a réalisé un tour de force pour vaincre Luca Martin dans le dernier des 9 tours de course, aux Gets. Une bataille de haut niveau, qui s’est conclue par une victoire pour le cycliste de l’équipe Specialized, seulement 23 ans. L’Aixois étend son avance au classement de la discipline en prenant 170 points de marge sur Martin. Mathis Azzaro a lui fini 4e, vendredi, et conserve provisoirement sa 3e place globale.

    « C’est toujours super de gagner devant le public français. C’était dur comme course, je m’en étais rendu compte dès l’échauffement », déclare le vainqueur du jour.

  • L’emblématique Kouss Kouss festival de retour à Marseille

    L’emblématique Kouss Kouss festival de retour à Marseille

    Tables, chaises et couscoussières sont de sortie durant tout le week-end et pendant les quinze prochains jours, dans différents quartiers de Marseille, à l’occasion de la 9e édition du Kouss Kouss festival.

    Il a pour thème cette année « herbes et aromates », « il définit particulièrement bien notre cuisine méditerranéenne », rapporte Odile Thiery, membre d’ICI Culture, la coopérative organisatrice du festival avec « Marseille Centre », la Ville de Marseille et l’Office du Tourisme.

    S’il y a bien un événement qui représente ce festival, ce sont les soirées festives avec distributions de couscous gratuites. Cette année, 7 dates sont proposées du 21 au 29 août.

    En ouverture, le festival a débuté vendredi à la Plaine, où 1 000 couscous devaient être distribués gratuitement par le collectif EPICES, qui prône la réinsertion autour du monde culinaire. « La recette a été imaginée par un chef avec des personnes en réinsertion, qui cuisinent tous les plats qui seront distribués lors des soirées », explique Odile Thiery.

    Et ce samedi, c’est du côté de la place Raphel à Saint-Henri (16e) où 500 couscous seront de nouveau distribués. Le lendemain dimanche, la même opération sera menée au Stade des Caillols (12e).

    Cuisine et culture dans la même assiette

    Fière de son succès, la plus grosse soirée sur l’esplanade Bargemon, le samedi 29 août, avec plus de 5 000 couscous, est déjà complète (seule soirée sur réservation). « Plus de 300 restaurants font partie de l’événement et nombreux sont ceux qui prévoient des recettes spéciales. Cette année, on a créé une application pour tous les recenser », détaille la membre d’Ici culture. Elle précise également que : « Quand on parle d’une plante comme la menthe, il n’y en a pas qu’une, il en existe mille. Et elles ne sont pas utilisées de la même façon selon les pays ou les régions. Alors forcément, chaque recette change énormément ». Deux grands marchés sont attendus le 6 septembre : celui du Vieux-Port, qui pour l’occasion accueille une trentaine d’étals en plus, et celui du Dimanche aux Aygalades, à la cité des Arts de la Rue.

    Entre événements spéciaux et simple dégustation de couscous, le programme varie avec aisance entre culture et cuisine. « Le couscous, c’est qu’un prétexte pour parler de tout », confie Odile Thiery. On retrouve par exemple une réflexion sur la place de la nourriture dans la préservation de l’identité par l’artiste Aya Debes au Couvent Levat, ou encore deux soirées festives sur les toits de la friche dans le cadre de « On Air ». Il y aura également des plateaux radio en direct grâce à la radio associative « Radio Grenouille », avec de nombreux chefs et débats attendus.

    Marius Meulé

    Infos sur kousskouss.com

  • La ville de Hyères honore la mémoire de tous ses libérateurs

    La ville de Hyères honore la mémoire de tous ses libérateurs

    Après un dépôt de gerbes à 8h30 au pied de la Stèle de la Libération au cimetière, puis celle de l’Avenue Maréchal de Tassigny, la cérémonie s’est poursuivie à 9h30 au blockhaus Saint-Nicolas de Mauvanne. C’est ensuite, à 10h15 au Mémorial national du Golf Hôtel que la maire de Hyères Véronique Bernardini (SE) a pris la parole.

    Mais avant cela deux jeunes lycéens Apolline et Raphaël ont donné lecture d’un poème d’Aragon rendant un hommage à la diversité des hommes qui ont participé à la libération du pays, intitulé : « Je vous salue ma France… »

    L’adjointe au maire Geneviève Burki, déléguée aux associations patriotiques a dans son intervention mis en avant quelques grandes figures de la Résistance hyéroise. À commencer par Louis Picoche, le directeur de l’entreprise de transport des Cars Gaby. Il connaît parfaitement les routes du Var. Ce métier lui offre un alibi précieux pour circuler librement à une époque où chaque déplacement est surveillé, rappelle l’élue. Et de poursuivre : « Derrière l’activité quotidienne de ses autocars, il organise discrètement la résistance, transporte des messages, du ravitaillement, des armes et soutient les premiers maquis. »

    Responsable du sixième secteur du mouvement Combat, il reçoit en 1943 la mission d’organiser les maquis varois. C’est lui qui fait appel à Gleb Sivirine, futur lieutenant Vallier, auquel il confie cette responsabilité décisive, précis Geneviève Burki. Et d’ajouter : « Visionnaire, organisateur et homme de confiance, Louis Picoche a compris avant beaucoup d’autres que la libération se préparait dans l’ombre (…). Son engagement rappelle que la liberté se construit d’abord grâce à des femmes et des hommes qui refusent de renoncer. »

    Comme aussi Ernest Millet qui « refuse l’occupation et choisit très tôt le chemin de l’engagement clandestin ». Arrêté par la milice alors qu’il est en mission de ravitaillement il sera fusillé sans autre forme de procès à Aups. Son fils Robert âgée alors d’à peine 16 ans fera le choix de poursuivre le combat.

    Un combat pour la liberté toujours d’actualité

    « Derrière les dates et les grandes batailles, il y a surtout des hommes et des femmes, des engagements, des sacrifices et des destins », insiste la maire de Hyères Véronique Bernardini. C’est pourquoi la ville, explique-t-elle, a entrepris de suivre leur parcours plusieurs jours durant à travers un chemin de mémoire, afin d’honorer les soldats de la 1ère Division française libre et tous les autres.

    La première magistrate rappelant qu’« ils venaient d’horizons différents, mais partageaient une même volonté : libérer la France et rétablir la République ».

    Et de préciser aussitôt : « Mais avant l’arrivée de ces soldats, d’autres avaient déjà préparé leur chemin. C’étaient les résistants (…). La libération d’Hyères fut cette rencontre entre armée de l’ombre et les soldats de la France libre, entre ceux qui préparaient la liberté depuis des mois et ceux qui venaient la reconquérir les armes à la main. »

    La maire de Hyères souligne « le courage de s’engager », « la fraternité dans l’épreuve » et « l’attachement à la République » dont tous ont su faire preuve pour la liberté. « Mais cette liberté pour laquelle tant de femmes et tant d’hommes se sont battus n’est jamais définitivement acquise », prévient-elle. Histoire de rappeler qu’il revient à chaque génération de la protéger et de la transmettre.

    Direction ensuite, la caserne du capitaine Delort, la Gendarmerie Mobile du Golf Hôtel. Là où s’élevait une enceinte fortifiée par la Wehrmacht qui a résisté 40 heures aux attaques de la 4e Brigade de la 1ère DFL avant de tomber.

    L’occasion de mettre en avant aussi la participation aux combats de soldats d’origine arménienne qui avaient été faits prisonniers et intégrés de force dans l’infanterie allemande.

    Depuis plusieurs mois, en effet, des contacts avaient été établis avec eux par l’intermédiaire de la Résistance communiste, plus précisément des Francs-tireurs et partisans-Main d’œuvre immigré (FTP-MOI). Malgré la répression qui va coûter la vie à 17 de leurs camarades, leur projet ayant été découvert, les soldats arméniens parviennent à déserter non sans avoir au préalable saboté des pièces d’artillerie en retirant les culasses, et rejoindre la Résistance.

    De tout cela il est de salubrité publique de se souvenir et de rappeler, d’autant plus lorsque les héritiers d’un parti, le Front national, créé par d’anciens Waffen SS est aux portes du pouvoir et prétend donner des leçons de patriotisme aux enfants de la Résistance.

  • La mémoire de la Libération implique la vigilance

    La mémoire de la Libération implique la vigilance

    Les véhicules militaires d’époque défilent le long de la côte, dans les rues de Carro. Ce vendredi 21 août, Martigues commémore sa libération. Dans la parade, Pierre est au volant d’un camion américain. Comme chaque année depuis 8 ans, ce Suisse est descendu avec son association History on wheels pour « transmettre la mémoire de cette partie de l’histoire ».

    Il y a 82 ans, au débarquement de Normandie succède celui de Provence le 15 août. Les Alliés prennent les Allemands en tenaille. À Martigues, l’armée ennemie maintient en permanence une garnison de 2 000 soldats tant la ville occupe une position stratégique pour la défense du littoral, de la Camargue jusqu’à Marseille. « C’était un site très important au niveau radio et radar », détaille Jean-Pierre Jehan, président de l’association HM2P (Histoire, Mémoire, Patrimoine Provence).

    Les bombardements alliés s’intensifient dans la région. Le 11 août, un raid sur Carro fait trois victimes. Dans la nuit du 20 au 21, finalement, les Allemands s’enfuient en faisant exploser le viaduc ferroviaire et le port de Jonquières. Martigues est libérée.

    Mais derrière cette liberté retrouvée, « il y eut des années d’épreuve, des engagements clandestins, des actes de courage, des arrestations et des vies brisées », rappelle le maire Gaby Charroux (PCF).

    Un legs de la Résistance

    En 1942, alors que la France est à genoux, « certains refusent de se soumettre ». Au printemps 1944, « chacune et chacun comprend que la guerre entre dans une phase décisive. (…) C’est précisément à ce moment que la résistance martégale va être frappée avec une violence terrible. Les 7 et 8 juin, plusieurs de ses membres sont arrêtés. Ces arrestations préludent au drame qui survient quelques jours plus tard, le 13 juin, dans la clairière du Fenouillet, dont les martyrs ne verront pas le 21 août 1944 ».

    Après la libération vient le moment de la reconstruction, portée par le Conseil national de la Résistance. « La Résistance nous lègue ainsi une certaine idée de la société, de la République et de la France, poursuit Gaby Charroux. Et ce legs, 82 ans après, doit continuer de nous animer, car la mémoire n’a de sens que si elle nous aide à regarder le présent avec lucidité. À Martigues, au fil du temps, les témoins de cette période ont disparu, et notre responsabilité n’a cessé de grandir pour transmettre leur héritage et leurs enseignements. Cette mission est une nécessité parce que le monde dans lequel nous vivons nous rappelle avec une douloureuse constance que la paix reste encore à construire. »

    Avec un avertissement : « La Résistance combattait aussi ce que l’occupation représentait : une idéologie fondée sur le nationalisme exacerbé, sur le racisme, l’antisémitisme, la hiérarchie entre les êtres humains, la haine de l’autre et sur le rejet de la démocratie. Nous ne devons évidemment jamais confondre les époques, mais nous aurions tort de croire que l’histoire n’a plus rien à nous apprendre, car aujourd’hui encore, dans notre pays comme ailleurs en Europe et dans le monde, ces idées nauséabondes progressent et se banalisent portées par les héritiers de cette idéologie ».

  • Nouveau visage et grand projet pour les Marseillaises

    Nouveau visage et grand projet pour les Marseillaises

    Nouvelle saison, nouvelle équipe et toujours plus d’ambition pour les Marseillaises. Comme leurs homologues masculins, les féminines reprennent leur saison ce week-end. La première de l’année se déroule à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, contre Toulouse (samedi, 17h). Le championnat, ce sera pour début septembre, l’OM commence son aventure 2026-2027 par un match de Coupe de la Ligue LFFP. Cette compétition subit un lifting pour sa 2e édition avec une poule unique sur le modèle des Coupes d’Europe, puis une phase à élimination directe.

    Après un maintien obtenu à l’avant-dernière journée l’an passé, les Marseillaises veulent poursuivre sur leur lancée et faire mieux. Pour cela, l’effectif a été complètement chamboulé. 14 départs et 13 arrivées d’un calibre élevé pour atteindre les objectifs du club. Si chaque ligne a été améliorée, le secteur offensif a été revu. La serial buteuse de la saison dernière, Mathilde Bourdieu, sera accompagnée de l’internationale française Claire Lavogez et de Louise Fleury, autre attaquante expérimentée du championnat.

    Nouveau coach en poste

    Les rares Marseillaises qui ont connu la saison du maintien ont gagné en expérience et c’est justement sur cette voie que le mercato olympien s’est dirigé. Nous pouvons également citer les noms de Julie Thibaud, Sonia Ouchène, Maëlle Garbino ou encore du prêt de la jeune Américaine Lexi Missimo.

    Un effectif remanié, mais le principal mouvement est sans doute celui du banc de touche. Corinne Diacre a validé sa mission, c’est-à-dire maintenir l’équipe en première division. Usée par le challenge phocéen, l’ex-sélectionneuse de l’équipe de France s’en est allée d’un commun accord. Pour la remplacer, l’OM est allé chercher le coach d’une équipe performante ces dernières années. Nicolas Chabot a quitté le FC Nantes pour rejoindre le projet des Marseillaises. Les Nantaises ont terminé derrière les trois gros du championnat – Lyon, Paris FC, Paris SG -, tout en sécurisant leur place pour les demi-finales de Première Ligue. Malgré le revers 8-0 contre les Lyonnes, le FCN a réalisé un exercice plein, distançant rapidement ses principales poursuivantes, Fleury et Dijon. Chabot a même été récompensé du titre de meilleur entraîneur. « Nous avons un projet d’au minimum cinq ans pour structurer la section féminine dans tous les aspects : du centre de formation à l’équipe première, avec des investissements pour créer des leviers de valeur et pour nous établir dans le haut du panier du football féminin français », appuyait Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises.

  • Un premier succès qui amène de la confiance

    Un premier succès qui amène de la confiance

    Il y a eu de l’émotion, avec l’hommage à Eric Roy, ancien joueur de l’OM et qui avait amené Brest en Ligue des Champions en tant qu’entraîneur, décédé le 17 juin.

    Il y a eu des messages, contre le naming du Vélodrome, et une interpellation du boss, « McCourt : des centaines de millions investis depuis 10 ans, Mais pour quels résultats ? Pas de titre, pas d’équipe, pas d’ambition…uniquement des désillusions et des humiliations ! » Les Virages avaient donné le ton.

    Sur le terrain, c’est un OM cacochyme qui a lancé sa saison. Avec une bonne volonté évidente de mettre en pratique sur le terrain ce que Bruno Genesio a tenté d’inculquer à des joueurs qui avaient avant tout besoin de se rassurer. Face à des Strasbourgeois dont le but était visiblement de prolonger le doute ambiant.

    Le but marseillais, dès le retour des vestiaires, devait changer la donne. Obligeant les Strasbourgeois à se découvrir et commettre encore plus de fautes. Ce dont les hommes de Bruno Genesio ont su tire profit pour aller chercher un premier succès rassurant.

  • La rentrée sociale au cœur de l’université d’été du PCF

    La rentrée sociale au cœur de l’université d’été du PCF

    Deux dirigeantes syndicales de premier plan, Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale de la CGT et un responsable national du PCF, Igor Zamichiei ont échangé leurs points de vue à la veille de la rentrée qui compte déjà près d’une dizaine de dates de mobilisations. Le 29 septembre conjuguera notamment une grève à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique sur la question des salaires et une manifestation nationale des sapeurs-pompiers exigeant plus de moyens et d’effectifs après un été infernal, aggravé par les effets du dérèglement climatique.

    « Pour nous les moyens pour les services publics et les salaires sont les deux faces d’une même pièce. C’est la dernière rentrée de Macron, donc forcément une rentrée spéciale », rappelle Caroline Chevé pour la FSU. « L’extrême-droite risque de récupérer cette colère qui est dans le pays, c’est à nous le mouvement social de la capter pour en faire quelque chose », abonde Fabienne Rouchy de la CGT qui insiste : « À la rentrée, on va dans l’unité syndicale, se mobiliser le plus possible sur le budget. Le gouvernement a renoncé sur le doublement des franchises médicales, il faut qu’on arrive aussi à les faire reculer sur la désindexation des retraites. »

    « Qui vit dans les logements surchauffés ? »

    Igor Zamichiei souligne l’importance d’entendre « d’entendre la voix des travailleurs, leurs représentants. Jamais on n’a autant parlé de la valeur travail et jamais on n’a eu un travail autant dévalorisé. On ne vit plus dignement de son travail dans ce pays. L’affrontement capital travail est de plus en plus violent ». Pour lui, il est essentiel de dénoncer l’imposture sociale de l’extrême droite : « RN et macronistes se sont retrouvés pour refuser de taxer les yachts de plus de 20 mètres mais il est question dans le même temps de s’en prendre aux retraités. »

    Les trois intervenants se rejoignent sur un constat : la question sociale est intimement mêlée à la question écologique. « Juillet a été le mois le plus chaud de toute l’histoire des mesures de température. Qui travaille dans les champs ? Dans les cuisines ? Sur les chantiers ? Qui vit dans des logements surchauffés ? Ce sont les travailleurs. Il y a besoin de planifier la rénovation des logements, du bâti scolaire, des bases de lutte anti incendies… Le capitalisme est incapable de relever ces défis », martèle Igor Zamichiei.

    Le rôle du PCF en débat

    Selon Caroline Chevé, « l’été fait exploser au grand jour ce que l’on sait depuis longtemps : la réalité du réchauffement climatique et le retard pris sur son atténuation. Pour adapter le bâti scolaire c’est 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans. C’est beaucoup mais à mettre en regard des 211 milliards de cadeaux faits aux grandes entreprises, ce n’est pas tant que ça ».

    « Ce n’est pas la planète qu’il faut sauver, c’est l’espèce humaine », affirme Fabienne Rouchy pour qui « il faut une planification pour anticiper et prévenir les effets du réchauffement climatique. Est-ce que c’est cohérent que Total énergies perçoive des aides publiques ? Il y a des filières entières à reconstruire, il faut décarboner les industries. »

    Les deux syndicalistes appellent à mettre en échec l’extrême droite « porteuse d’un projet de réforme constitutionnelle d’une grande gravité » en « en menant le débat sur les lieux de travail à partir des sujets qui préoccupent nos collègues » sans s’exonérer d’une critique des errements d’une certaine gauche. « François Hollande a beaucoup banalisé l’extrême droite durant son quinquennat. Le Parti communiste a tout son rôle à jouer dans la période », conclut Fabien Rouchy.

    Ce sera le fil rouge des deux prochains jours de l’université d’été du PCF et de l’allocution de Fabien Roussel ce samedi.