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  • À Montpellier, du biogaz produit à partir des eaux usées

    À Montpellier, du biogaz produit à partir des eaux usées

    Nouvelle étape franchie dans le projet de modernisation de la station d’épuration Maera, à Lattes. Le 4 juin, a été mise en service une unité de production de gaz vert, du biométhane. Concrètement, la méthanisation des déchets alimentaires, des fumiers ou des boues de la station d’épuration permettra de créer du biogaz, qui sera directement injecté dans les réseaux de GRDF. Ainsi, 9 000 logements pourront être alimentés en gaz à l’année, ou 3 000 logements en eau chaude et en chauffage ou encore 124 bus du réseau de la TAM. Une manière de lutter contre le dérèglement climatique, le biogaz étant une énergie renouvelable, contrairement aux énergies fossiles comme le gaz issu des hydrocarbures. La Métropole dirigée par le socialiste Michaël Delafosse ambitionne de tripler sa production de biogaz d’ici 2029, passant de 10 GWh à 32 GWh.

    Car cette mise en service s’inscrit dans un vaste projet de modernisation de la station d’épuration. « C’est un chantier représentant 165 millions d’euros, le plus grand de la métropole depuis que la ligne 5 de tramway est terminée. Dans ce cadre-là, il y a tout un ensemble d’opérations qui ont été faites. On a augmenté le volume d’équivalent de traitement pour l’assainissement, mais aussi il y a plusieurs choses qui ont été faites sur les capacités en termes de production d’énergie. On va donc avoir trois types de production d’énergie. La production de création de gaz et d’injection de gaz. Bientôt, on aura une unité de valorisation énergétique des boues qui va permettre de produire de l’énergie et en plus, on aura tout un tas d’installations photovoltaïques. Là on est à la première phase de la réinjection de gaz à travers la production de méthane », détaille Manu Reynaud, élu à la Métropole et président de la Régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole. Ainsi, en 2028, près de 10% du gaz consommé sur la métropole sera d’origine renouvelable et produit localement.

    Maera, une station

    à énergie positive

    Une manière, pour la collectivité, d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, dans le cadre de son Plan climat air énergie territorial et solidaire (PCAETs) et de faire de Maera, une « station à énergie positive ». Comprendre : la station produira plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Pour ce faire, une seconde tranche d’injection de biogaz sera mise en service. La future UVE (unité de valorisation énergétique) – qui pourra générer jusqu’à 24 GWh – et la pose des futurs panneaux photovoltaïques permettront aussi d’atteindre cet objectif. « Les boues restantes des eaux usées seront traitées au sein de cette future UVE pour nous aider à produire de la chaleur. Il restera de ce traitement thermique des cendres qui seront valorisées », précise Laurence Burgaud, directrice déléguée de la Régie des eaux de la métropole. Ainsi, Maera devrait produire deux fois plus d’énergie qu’elle en consomme.

    En ligne de mire également, la souveraineté énergétique, dans un contexte de chaos sur la scène internationale. En se répercutant sur le prix de l’énergie, les conséquences des guerres mettent en évidence la dépendance de l’Hexagone à l’égard de certains pays, notamment la Russie ou l’Algérie. « Cette question est essentielle pour toutes nos politiques publiques. On essaie de trouver toutes les technologies qu’on peut avoir sur nos différentes productions qui sont intégrées au PCAETs », soutient Manu Reynaud.

    Un objectif que la métropole tente d’atteindre grâce à Maera mais aussi par le triplement des réseaux de chaleur existant sur son territoire, notamment via la construction de chaufferies bois mais aussi par la géothermie, la réutilisation de la chaleur des eaux usées à Beausoleil ou celle issue des datacentres à Eureka. D’ici quatre ans, pas moins de 45 000 foyers seront raccordés aux réseaux de chaleur. Autant d’actions montrant que Montpellier veut prendre le train de la transition énergétique.

  • À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    Les rassemblements de la CGT en amont des séances plénières du Conseil départemental de Vaucluse font désormais presque partie du déroulé, avec des manifestations à plusieurs reprises ces dernières années. Et un nouveau est prévu ce vendredi 26 juin contre la réorganisation du pôle Solidarité sous sa forme prévue ainsi que pour dénoncer la politique de la collectivité autour du RSA.

    Dans un tract, le syndicat regrette ainsi une « réorganisation trop floue » du service. Et assure que les agents n’ont pas encore été informés des futurs organigrammes, des missions exactes qui leur seront attribuées, des impacts sur les différents postes ou encore des « conditions d’exercice ». Avec une interrogation également sur la non-réintégration de la direction Insertion-Emploi au pôle Solidarités, estimant que « tout est lié » entre insertion, accompagnement social ou encore parcours vers l’emploi. Et demande « une réponse claire et une réponse approfondie sur ce choix d’organisation ».

    Contacté par La Marseillaise, le Département n’a pas répondu dans les délais impartis pour la publication de cet article sur le sujet.

    Réaction demandée

    La question de la politique de gestion du RSA va également être remise sur la table. Le Vaucluse étant le département où le versement a le plus reculé ces dernières années. Dans une lettre ouverte publiée le 13 juin dernier est pointé le « durcissement progressif de la gestion du RSA ». En citant la chute de 32% du nombre de bénéficiaires entre 2022 et 2025. « Sous couvert de contrôle, d’”accompagnement renforcé” et d’économies budgétaires, votre collectivité multiplie les dispositifs de sanctions, de suspensions et de radiations qui frappent directement les personnes les plus précaires de notre département », poursuit le syndicat. Qui, « à défaut de réponse et de mesures concrètes », prendra « toutes les initiatives nécessaires pour dénoncer publiquement cette situation ». Sans préciser si des poursuites vont éventuellement être engagées contre la collectivité, comme cela a été le cas dans le Finistère il y a une semaine, où la CGT et six allocataires ont porté plainte contre le Département du nord-ouest de la France.

    « On ne peut pas être contre le fait de remettre des gens au travail, tout ne peut pas être blanc ou noir mais des ajustements ont été faits », se justifiait la présidente en sortie d’hémicycle le lundi 31 mars dernier.

  • France handicap campe devant le Département

    France handicap campe devant le Département

    « Si on ne peut pas être logés dignement alors on va dormir sous la tente. On a fait une niche aussi, les chiens sont mieux logés que nous des fois », dénonce Catherine Duroc, médecin retraitée en situation de handicap moteur et visuel. Autour d’elle, un petit campement improvisé sur la place Saint-Arnoux de Gap ce lundi après-midi par APF France handicap, association de défense des droits des personnes en situation de handicap. En campant devant le Département, le collectif proteste contre une carence perpétuelle de logements adaptés. « Il y a des personnes qui n’ont pas un logement digne, qui ne peuvent pas sortir de chez elle parce que la porte d’entrée est trop lourde ou que l’ascenseur est laissé en panne… Nous avons le cas d’une personne qui ne peut pas accéder aux toilettes et qui fait ses besoins dans la salle de bains. Ce n’est pas une situation digne », poursuit Catherine Duroc.

    Créer un fichier des logements

    L’association demande la création d’un fichier qui réunisse toutes les données d’offres de logement et les demandes des personnes. « Actuellement, quand on interroge les mairies, les bailleurs, on nous dit “il n’y a pas de demandes donc il n’y a pas de besoin”. Nous, à l’APF, on a une liste de trente personnes en attente de logements qui ne trouvent pas de logement. Donc les besoins il y en a, mais ils sont invisibilisés », rétorque Catherine Duroc.

  • Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    « Notre activité touristique a progressé de manière remarquable ces dernières années, que ce soit en termes de fréquentation, de nuitées, de visiteurs accueillis ou de retombées économiques », a annoncé Patrick Ricoux, vice-président chargé de l’attractivité du territoire, en préambule de l’adoption du nouveau schéma de développement du tourisme. Or, si « l’activité touristique s’est métamorphosée », comme il le rappelle, « le but de ce nouveau plan n’est pas de reproduire ce qui a été fait ces dix dernières années, au vu des évolutions des pratiques, mais de l’enrichir ».

    Développer et préserver

    Le tourisme apparaît en effet comme le moteur économique majeur du département. Entre 2015 et 2025, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 28% avec 919 millions d’euros générés pour l’année 2025. Il représente 25% du PIB des Hautes-Alpes, 5 millions de visiteurs par an et 15 000 emplois directement en lien avec le tourisme. Après cette décennie fructueuse pour les Hautes-Alpes, ce nouveau schéma a pour but d’établir de nouveaux objectifs. Très vite un point de tension est apparu : comment concilier l’attractivité touristique et préserver le cadre naturel, en bref continuer d’attirer sans créer de surfréquentation.

    « L’attractivité de notre département repose avant tout sur ce qui fait son identité : des paysages préservés, des espaces naturels remarquables, des villages authentiques. C’est parce que nous avons su préserver ces paysages que nous arrivons à attirer des visiteurs. Alors je souhaite poser une question simple, jusqu’où devons-nous développer notre tourisme sans dénaturer ce qui fait précisément sa force ? », a questionné Gérard Ténoux, vice-président en charge de l’habitat. De son côté, Yvain Chaix, président de l’agence de développement des Hautes-Alpes, a assuré qu’« un grand objectif du schéma c’est de garantir le développement du tourisme haut-alpin tout en veillant sur nos milieux et nos hôtes ». Toutefois, l’heure n’est pas à l’écologie radicale : « On souhaite s’engager dans une voie de développement, bon nombre de nos contemporains prônent la décroissance, ce n’est pas le sujet de ce schéma, il s’inscrit dans une dynamique de croissance car on sait comme c’est important pour fixer les populations et créer des emplois. »

    Faire adhérer

    la population

    Le schéma a aussi pour ambition affichée de s’assurer de l’adhésion des populations locales. « On voit bien qu’il y a un sujet central sur l’acceptation du développement touristique », a rappelé Yvan Chaix. Toutefois, une adhésion totale s’apparente à « un vœu pieux », pour Jean-Baptiste Allaud, conseiller départemental : « On voit bien au sujet de l’organisation des JOP 2030, qu’il y a toujours des gens qui dénonceront les actions que nous portons (…). Il y a des gens qui se sont installés dans notre département dans l’idée que dès leur installation, il faudrait que rien n’évolue. Même s’il faut intégrer certains points de vue on ne peut pas aller dans la démarche d’arrêter de développer notre département du point de vue touristique », a-t-il affirmé.

  • Vers un front culturel contre l’extrême droite

    Vers un front culturel contre l’extrême droite

    À l’échelle nationale, le mouvement est encore jeune. La Cracs, la coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques s’est montée en mai 2026, après publication de sa tribune dans le journal Libération, le même mois. Un peu partout en France, des comités locaux émergent, Aix-en-Provence et Marseille inclus. « L’objet de cette association, c’est de rentrer de plain-pied dans la bataille culturelle qu’aujourd’hui, l’extrême droite est en train de gagner », résume simplement Dany Bruet, coordinateur du comité d’Aix. En se réunissant sous cette coalition, artistes intellectuels et scientifiques veulent dépasser ce « fatalisme ». « Autant l’année dernière a été difficile, tout le monde était dans le déni, voire découragé, là on sent qu’il y a des énergies qui émergent de partout », constate Dany Bruet. À une échelle locale, plusieurs mobilisations sont déjà en train de s’organiser. À l’approche, entre autres, d’une programmation de la Dame de Pierre, notamment prévue en septembre au Dôme de Marseille. Pour rappel, sa programmation à Aix, en novembre, avait été dénoncée par les syndicats et associations d’artistes ainsi que les partis de gauche locaux pour sa proximité avec le projet Périclès du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin. Même scénario pour la Nuit du bien commun, programmée au 6MIC, en octobre dernier, devant lequel s’était tenue une large mobilisation. Pour la Cracs, d’autres projets sont à prévoir. Un stand lui est d’ores et déjà réservé à la Fête de l’Humanité. « L’objet de notre action ne sera pas de brailler devant les entrées, mais d’informer et de faire de la pédagogie auprès du public qui ne sait pas, qui n’est pas au courant que certains des projets sont financés par l’extrême droite, du projet politique qu’il y a derrière », déroule Danny Bruet, qui précise que ce projet d’association « va au-delà de la présidentielle, on est face à un problème de société ». Si les idées et plusieurs actions sont déjà en place, le statut de l’association est toujours en cours de création. Et veut continuer à fédérer des membres, à l’échelle locale comme nationale. « C’est un projet qui demande beaucoup de temps, beaucoup de pugnacité et de cohérence, précise Catherine Lecoq, artiste et membre de la CGT des Spectacles, en charge de la coordination du comité marseillais. Il y a énormément de choses qui se font en ce moment. Ce qui est intéressant est de réussir à coaliser tout ça, avoir une réelle force de frappe concernant notre liberté d’action et nos possibilités réelles, en dehors des financements de ces milliardaires d’extrême droite. Il faut qu’on fasse en sorte que les gens soient sur le coup (…) ça peut prendre une belle ampleur, devenir une réflexion pour un monde meilleur. Ce peut être un adage vaste et optimiste mais il faut construire quelque chose de différent, être plus solidaires, réfléchi, de trouver des outils de réflexion pour que nos secteurs ne soient pas sabordés d’ici peu ou ne puissent plus raconter le monde comme ils doivent le faire. » Eva Bonnet-Gonnet

  • La surpopulation carcérale, principale source d’indignité

    La surpopulation carcérale, principale source d’indignité

    « C’est une visite de contrôle, c’est aussi notre rôle », explique le député de L’Après qui poursuit son inspection des lieux de privation de liberté. Les premières visites des parlementaires dans les centres de rétention administrative (CRA) des prisons et des centres éducatifs fermés pour mineurs ont donné lieu à des rapports qui tendent à redresser la barre de la dignité.

    « Le dernier rapport issu de ces visites a été suivi d’une injonction du bâtonnier avec ordonnance du tribunal en 2025 et la plupart des recommandations ont été respectées », relève Hendrik Davi en ressortant du commissariat de Noailles où il a fait le tour des huit cellules individuelles et d’une cellule collective de garde à vue. Il détaille : « Il y a eu un effort sur le traitement des nuisibles, rats et cafards, autant que se peut dans un environnement qui est également soumis à cette problématique. » Il a encore constaté « le nettoyage des cellules est devenu quotidien et les matelas sont désinfectés tous les 15 jours » et « l’accès possible à l’hygiène pour les femmes ».

    Rapports et recours

    Mais ces améliorations trouvent leurs limites dans la suroccupation. « Deux, dont parfois des étrangers et des mineurs, par cellule individuelle et quatre pour celle de deux places, donc un matelas sur deux posé directement à terre », regrette le député. Un vrai problème dans 7m2. Mais aussi avec un effectif de seulement trois policiers à la surveillance de la garde à vue. « Ne serait-ce que pour faire le ménage, car il faut sortir les deux détenus en toute sécurité », précise Hendrik Davi.

    « Ce qu’on constate c’est que depuis que des visites se font et se multiplient dans les centres de privation de liberté et qu’ils sont suivis d’ordonnances, c’est que des améliorations se font. Des climatisateurs ou des boutons d’urgence ont été installés », souligne Valentin Loret, membre du Syndicat des avocats de France (SAF). Rapports, recours et ordonnances ont des effets positifs. Dans la mesure du possible. Car la surpopulation carcérale tient avant tout à une question d’organisation. « Ce point ne peut être réglé que par le préfet et le procureur de la République. Nous les interpellons pour qu’ils prennent les dispositions nécessaires », précise l’avocat.

    Aux Baumettes, le nouveau centre pénitentiaire s’inscrivait dans un plan immobilier pénitentiaire destiné à lutter contre la surpopulation. Le taux d’occupation y est encore aujourd’hui de 170% (lire ci-contre). Le contrôleur général de ces lieux avait conclu pour 2025 à une augmentation de la suroccupation. Or, la proposition de loi en cours d’examen au parlement qui envisage de rétablir les très courtes peines de prison ferme et d’abroger la « quasi-obligation » pour les juges d’aménager les peines de moins d’un an va à l’encontre de cet objectif de diminution.

  • Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas

    Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas

    Les lycéens de Miramas ont obtenu gain de cause. Une ligne de bus expérimentale devrait être mise en place à partir de septembre pour relier la commune de l’ouest du département à Aix-en-Provence.

    L’annonce a été faite lors du débat public organisé par la section du PCF, en association avec la CGT et les cheminots du même syndicat, ce mardi 23 juin au soir. C’est la nouvelle secrétaire communiste Natacha Mallet qui a fait remonter cette revendication de la jeunesse miramasséenne, qui pointe la mobilité comme un obstacle à la poursuite d’études supérieures, aucune ligne directe ne permettant actuellement de relier Aix-en-Provence et ses nombreuses facultés. La ligne 25 faisait autrefois ce trajet, avant d’être scindée. « Cette rupture de charge est facteur d’exclusion sociale, et ce n’est pas acceptable », reconnaît le maire Frédéric Vigouroux (DVG).

    À la rentrée, les Miramasséens devraient donc pouvoir emprunter un bus dont les départs sont déjà connus : 6h25 pour une arrivée à 7h40, et 6h50 pour une arrivée à 8h05. Le retour est prévu à 18h20 pour une arrivée à 19h34, d’après l’adjoint au maire délégué aux déplacements et à la mobilité Daniel Higli.

    Les rails rouverts pour

    le fret

    « Notre action a fait écho, on en prend acte, salue Natacha Mallet. Il faut poursuivre la mobilisation pour qu’on s’assure d’une fréquence suffisante et d’une pérennisation. » La section communiste, la CGT et les cheminots du syndicat voient plus loin et militent pour une réouverture de la ligne ferroviaire Miramas/Aix-en-Provence passant par Rognac. Pascal Surcouf, agent de circulation et syndiqué à la CGT cheminots de Rognac appuie : « La ligne existe, il ne manque que les trains. (…) Cette voie a été modernisée il y a quatre ans (…) et est en capacité de faire des cadencements. » En septembre dernier, la CGT cheminots de Miramas et la CGT de la centrale de Gardanne s’associaient pour revendiquer le retour de l’activité de fret qui existait jusqu’en 2019.

    Là aussi, les forces de gauche pourraient obtenir gain de cause puisque Frédéric Vigouroux a confirmé que la ligne devrait rouvrir. « Normalement, on devrait avoir entre cinq et dix trains qui vont récupérer sur la ligne pour les trafics de bois à GazelEnergie, ça devrait démarrer en mai 2027 pour les travaux de mise aux normes. Est-ce que fret et passagers peuvent cohabiter ? Je suis pas expert mais ça devrait être possible. »

  • [Entretien] François Crémieux, AP-HM : « Un outil de réponse en cas de crise sanitaire »

    [Entretien] François Crémieux, AP-HM : « Un outil de réponse en cas de crise sanitaire »

    La Marseillaise : Que va changer ce bâtiment pour l’AP-HM ?

    François Crémieux : Ce bâtiment Samu c’est l’un des premiers grands jalons de la rénovation et de la modernisation de l’assistance publique dans le cadre du plan Marseille en grand. C’est un outil technique de réponse en cas de crise sanitaire sur le département. Sur un plan strictement opérationnel, c’est un bâtiment qui était nécessaire pour installer les équipes du Samu zonal, du Smur de la Timone, du centre anti poison, des équipes du 31 14, qui est le numéro national de prévention du suicide, afin qu’elles puissent aussi travailler dans des conditions optimales.

    Une salle est dédiée aux « crises », cela concerne la crise climatique que nous vivons ?

    F.C. : On se souvient tous de la canicule de 2003 où il y avait eu un afflux de très grand nombre de patients très âgés qui avaient beaucoup souffert mais aussi beaucoup de décès. J’espère que notre pays est mieux préparé et sera mieux capable d’anticiper un risque climatique de ce type-là. À l’heure où on parle, il y a beaucoup d’appels au Samu parce que nos concitoyens ont des difficultés particulières, sont inquiets ou ont besoin de conseils. Les enjeux de crise climatique, ce sont ceux des conséquences sur la santé. C’est aussi le travail des équipes du Samu d’être capable d’y répondre.

    Vous dîtes espérer que le pays est « mieux préparé », l’AP-HM l’est-elle ?

    F.C. : Pour avoir connu la crise de 2003, il est clair que les hôpitaux, les professionnels de santé, les structures médico-sociales qui prennent en charge des personnes âgées ont considérablement évolué. Aujourd’hui, tout le monde sait ce qu’est le risque de chaleur extrême, les enjeux d’aérer la nuit pour refroidir et de se protéger du soleil la journée, mais aussi de faire attention à ne pas se déshydrater au détour d’une canicule. On a collectivement acquis une certaine expérience, malheureusement parce que le réchauffement climatique est là et qu’il va continuer à se poursuivre. Dans le Sud de la France, on était déjà relativement compétents en 2003, du côté des équipes soignantes, et on l’est aujourd’hui plus encore.

    Le Premier ministre a annoncé mardi activer le plan Orsan au niveau 2 sur 4, qu’est-ce que ça signifie ?

    F.C. : Ça dépend du niveau de gravité de la canicule dans les différentes régions, le système de santé va s’adapter, notamment pour être prêt à accueillir plus de patients d’urgence si c’était nécessaire. Aujourd’hui ce n’est pas le cas à Marseille, peut-être que ce le sera, on est capables de l’anticiper. Le sujet pour nous, à date d’aujourd’hui, c’est l’augmentation du nombre d’appels au centre 15. Ça signifie par exemple qu’on va renforcer un peu la salle de régulation pour garder un rythme de décroché qui soit très rapide. Si demain, il y a un plus grand nombre de patients qui viennent aux urgences on saura les prendre en charge. C’est faire en sorte notamment dans les structures de prise en charge de patients handicapés ou de personnes âgées, de faire très attention à elles, parce qu’on sait qu’elles sont les premières victimes potentielles de forte chaleur. Le système de santé au sens large du terme, est en train de s’organiser jour après jour, en fonction de la météo et en fonction de ce qui va se passer, pour être capable de répondre.

  • Éducation et services publics en débat en conseil municipal de La Seyne

    Éducation et services publics en débat en conseil municipal de La Seyne

    On s’attendait à un conseil municipal à nouveau tendu mais les débats se sont déroulés dans une ambiance à peu près apaisée. Le maire RN Dorian Munoz ayant manifestement décidé de laisser s’exprimer le débat démocratique. Sans outrances ni invectives. Son opposition de gauche, qui n’a cette fois encore rien laissé passer, a de son côté à nouveau tenté de mettre au clair les dessous de la politique conduite par l’extrême droite dans la 2e ville du Var.

    A propos du dispositif « Cités éducatives », le conseiller municipal d’opposition de gauche Cédric Turco (PCF) a rappelé l’attachement du groupe à la réduction des inégalités : « Dans une ville populaire comme La Seyne, marquée par des disparités sociales importantes, tout dispositif visant à favoriser la réussite des enfants et des jeunes mérite notre attention et notre soutien de principe », explique-t-il. à condition, précise-t-il, qu’il ne tende pas à se substituer aux politiques d’éducation prioritaire ou à compenser à la diminution des moyens pérennes de l’école publique. L’élu signalant que plusieurs acteurs éducatifs alertent depuis au moins deux ans sur une réduction de l’offre proposée aux écoles dans le cadre de la Cité éducative.

    Le groupe demande donc à pouvoir disposer d’un état comparatif permettant de mesurer l’engagement financier de la commune.

    « Nous allons vous faire passer une évaluation qui est disponible », lui répond le maire de La Seyne.

    Brigades volontaires

    Interrogé dans le même esprit sur le Contrat de ville par Florence Guaddacha (GRS) qui a souligné l’importance et « le rôle essentiel des associations qui œuvrent chaque jour auprès des habitants de notre commune », Dorian Munoz déclare : « Je sais l’implication qu’elles ont et bien évidemment, la municipalité sera un acteur privilégié et un partenaire à l’écoute. » Dont acte.

    Et de poursuivre : « Il y a du mieux à Berthe. Et pour moi, Berthe, je l’ai déjà dit plusieurs fois, ce n’est pas une source d’inquiétude, même s’il faut rester vigilant et ne pas baisser les moyens. Mon souci, c’est le centre-ville, surtout. Et donc, c’est là que l’État doit maintenant mettre les moyens. »

    Égratigné ensuite par Cédric Turco sur la délibération qui prévoit le recours à des bénévoles pour réaliser diverses missions comme de menus travaux dans les bâtiments communaux, l’élu d’opposition rappelant en parallèle la décision de la majorité de ne pas remplacer systématiquement les départs à la retraite des agents territoriaux, le maire RN répond : « Après tout, chacun a droit à penser ce qu’il veut, moi, je n’ai aucun problème avec les brigades volontaires. Si les gens sont motivés pour le bien-être de leur ville, pourquoi je vais leur dire non ? »

    Mais pas de réponse sur le fond, c’est-à-dire comment continuer de répondre aux besoins de la population avec une diminution des effectifs ? Il va s’en dire en tout cas que l’implication de tous les bénévoles imaginables ne pourra suffire.

    Et de toute façon, comme l’a réaffirmé Cédric Turco, « les agents territoriaux ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire mais une richesse pour la commune ». Une évidence à rappeler pour mener à bien la bataille des idées.

  • Olivier Galzi entend opérer au devenir de l’hôpital

    Olivier Galzi entend opérer au devenir de l’hôpital

    Après avoir pris le pouls de la ville pendant la campagne et commencé à administrer son remède pour, à ses yeux, rendre Avignon plus attractive, Olivier Galzi a été élu, il y a deux semaines, président du conseil de surveillance du centre hospitalier. Une fonction, davantage axée sur la consultation et le contrôle que sur la stratégie. « Avignon entend désormais jouer son rôle au sein de ce magnifique navire amiral de la santé sur notre territoire », se targue le maire (DVD).

    Comme Marie-Josée Roig et Cécile Helle avant lui, Olivier Galzi hérite de cette présidence et d’un conseil qui se réunit 3 ou 4 fois par an. Une prochaine réunion est d’ailleurs prévue mi-juillet sur le volet financier. Les représentants syndicaux du personnel sollicitent déjà une rencontre (lire ci-dessous). Dans son programme, le maire promettait « un soutien renforcé à l’hôpital public et au rôle du maire au sein du conseil de surveillance ». Sans trop de détails. Sollicitée, la Ville nous a adressé une réponse écrite : « Dans l’un des départements les plus pauvres de France, l’offre publique de soins se doit d’être solide. Le maire a affirmé très clairement sa volonté de soutenir politiquement le développement de cette offre jusqu’au plus haut sommet de l’État. C’est chose faite puisqu’il a échangé sur le sujet avec le directeur de cabinet du président de la République en début de mois ». Olivier Galzi mise sur le projet Terah (modernisation phasée de l’hôpital à 156 millions d’euros) qui « favorisera sans nul doute l’attractivité médicale, et améliorera l’offre de soins, deux des axes essentiels de la politique de la nouvelle municipalité ».

    Alors que Cécile Helle a conduit une présidence discrète, refusant notamment de prendre position sur les accusations de favoritisme et le management décrié du directeur, Olivier Galzi juge « légitime » Pierre Pinzelli avec qui il ambitionne de « développer un partenariat solide et entretenir des liens étroits avec la direction ». Et ce, bien que « les différentes réformes hospitalières ont conduit à une dépolitisation des hôpitaux avec l’effacement des collectivités territoriales de la gouvernance sans qu’il y ait une amélioration de leur gestion, avec parfois même une dégradation », relève-t-on en mairie.

    Le parking gratuit,

    pas pour tout de suite

    Rappelons qu’il y a plus de deux ans, l’hôpital a perdu sa certification délivrée par la Haute autorité de santé. De quoi ternir l’image du centre hospitalier ? Une nouvelle inspection a eu lieu en mai, avant des résultats attendus au dernier trimestre de l’année. « Le maire ne doute pas que l’ensemble de l’équipe hospitalière s’est mobilisée pour obtenir cette certification dans ce contexte difficile », se montre optimiste la Ville. Enfin, depuis fin 2022, la direction a rendu payant le parking de l’hôpital au grand dam de nombreux patients et familles. Dans son projet aux municipales, Olivier Galzi comptait « offrir le stationnement gratuit aux patients et à leurs proches ». Une promesse qui semble déjà enterrée dans l’immédiat. « L’exploitation du parking est dépendante d’une concession qui n’arrivera pas à son terme dans les prochains mois, la rupture du contrat entraînerait des frais importants pour l’hôpital ce qu’il est préférable d’éviter », juge la municipalité qui souhaite « travailler avec l’hôpital pour augmenter le nombre de places gratuites ».