Ainsi pour les Petits débrouillards, « une structure hautement politisée qui sous couvert d’animation scientifique s’est illustrée à maintes reprises par des campagnes de militantisme de gauche », expliquait Guil Darmon. Ou de Rencontres tziganes, « qui s’illustre en encourageant l’occupation illégale de terrains publics », selon Rahym Debiane. Et même de la Ligue de protection des oiseaux, « qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême gauche », assure très sérieusement Yannick Drayon. « Une association politisée quelle qu’elle soit ne doit pas recevoir de subventions », défend la maire (RN) Eléonore Bez. « En bloquant ces délibérations, le RN ne pénalise pas seulement les structures visées : il sanctionne tout un ensemble d’associations », dénonce l’opposition de gauche dans les 9-10. « Les subventions publiques doivent être attribuées dans l’intérêt général, non en fonction d’opinions réelles ou supposées », abondent les Amis du Printemps marseillais dans les 9-10. Quoi qu’il en soit, les abstentions de la mairie de secteur ne bloqueront pas la validation des subventions en conseil municipal vendredi.
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La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap
La minute de recueillement en hommage à Jean-Claude Maigre, ex-élu gapençais ayant occupé plusieurs responsabilités dont à l’office municipal des sports, aura été un des rares moments de concorde de la séance de ce mercredi au conseil municipal de Gap. Pendant plus de deux heures, les débats ont porté sur le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes, paru ce mercredi même, laquelle s’est montrée sévère avec la gestion de Roger Didier. « Ce que ce rapport exprime, c’est que vous êtes de mauvais gestionnaires, a pointé Elie Cordier, élu municipal d’opposition. La CRC relève de nombreuses insuffisances, irrégularités et faiblesses, dans des domaines essentiels de la gestion municipale. » Des propos « déformants », a répondu Roger Didier, qui a défendu « un mode de gestion d’une équipe qui a énormément travaillé pour embellir cette ville » et qui n’a « pas rencontré d’avis négatifs des citoyens puisque nous sommes réélus depuis 2007. »
Point crucial du rapport, qui a suscité des échanges intenses, la chambre affirme que « la commune inscrit d’importantes dépenses nouvelles, afin d’équilibrer son budget (…), qui ne sont que très partiellement consommées. Ce faisant, la commune peut être regardée comme inscrivant des dépenses fictives, entachant la sincérité de son budget. » Les magistrats pointent des recettes de fonctionnement systématiquement sous-estimées alors que celles-ci sont régulièrement revues à la hausse par des taux de taxes à Gap « très supérieures » aux communes de la même strate. Enfin, ils pointent un taux d’exécution des dépenses de fonctionnement à 69%, jugé insuffisant. Pour Charlotte Kuentz, élue d’opposition, il existe « un gouffre abyssal entre ce qui est prévu au budget primitif et ce qu’on constate des dépenses qui sont réellement exécutées, je rappelle que tout au long du mandat vous avez prévu des budgets qui allaient de 21 à 33 millions d’euros, qui font tourner le quotidien de la commune et en réalité, on constate dans le compte financier unique que vous n’en dépensez que huit millions. » Une méthode de gestion que Roger Didier a assumée et défendue. « Vous proposez de basculer une grande partie de ce que le maire ne bascule pas pour les dépenses de fonctionnement alors qu’aujourd’hui qu’Y a-t-il à revoir dans le fonctionnement de la commune ? a répondu Roger Didier. Je n’entends aucune critique de mes concitoyens ni de mes salariés. La ville est superbe, la ville est propre, les services sont bien tenus et l’activité est au top. » Malgré les remontrances du rapport, l’édile a confirmé qu’il ne comptait « rien changer » à sa gestion financière de la commune et a fustigé un rapport rédigé, selon lui, par des personnes n’ayant jamais eu la responsabilité de gérer une collectivité…
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Toulon s’adapte avec des solutions durables et répond à l’urgence
« Nous n’avons pas attendu ce nouvel épisode de canicule pour agir », a rappelé mercredi matin la maire de Toulon Josée Massi, aux côtés du Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) Jean-Roger Ribaud, en mairie d’honneur. L’occasion de remettre en mémoire la stratégie établie sur le long terme, combinant à la fois les solutions immédiates et l’investissement durable. Et de poursuivre : « On a commencé comme ça en 2022 avec un programme d’équipement en faveur du confort d’été et avec une augmentation croissante au fil des années. »
Sur les 100 établissements que compte la ville (84 écoles et 16 crèches), à ce jour, en effet, la totalité des crèches sont climatisées, comme d’ailleurs les dortoirs des 41 écoles maternelles qui redeviennent des salles d’activité après la sieste. Et les 43 écoles élémentaires font elles aussi l’objet d’une stratégie structurée et progressive. Mais toutes les 676 classes disposent déjà toutes de ventilateurs, 130 classes réparties sur 18 écoles sont équipées de brasseurs d’air, et d’ici fin 2026, 150 classes auront en moyenne de 4 brasseurs d’air par classe d’ici fin 2026.
« Nous avons aussi 12 écoles qui sont équipées de salles fraîcheurs », reprend la première magistrate. C’est-à-dire des salles climatisées. On en comptera quatre de plus d’ici fin 2026. Un déploiement qui va se poursuivre jusqu’à ce que tous les établissements en soient dotés.
« Mais il faut des solutions durables pour adapter les écoles aux fortes chaleurs », insiste Josée Massi. Et sur ce point la Ville a entrepris un grand plan de végétalisation des cours d’école qui a abouti à faire baisser en moyenne de 3 à 5 degrés la température. Commencé en 2023, 11 écoles déjà en bénéficient ou vont en bénéficier fin 2026.
Les écoles restent ouvertesDes solutions innovantes ont également été mises en place, sur la maternelle de la Cité de l’Épargne avec une ombrière photovoltaïque installée sur la cour.
Sans compter la rénovation thermique des bâtiments et la construction de groupes scolaires, comme celui de Saint-Roch qui va se terminer l’année prochaine.
Pour répondre aujourd’hui aux conditions exceptionnelles, la Ville travaille depuis le début de cet épisode caniculaire en étroite collaboration avec l’inspection d’académie afin de définir conjointement les mesures les plus adaptées à la protection des enfants pour les six derniers jours d’école. « Toutes les écoles vont rester ouvertes, néanmoins, les familles seront invitées à garder les enfants à domicile lorsqu’elles en ont la possibilité, et si c’est leur choix », déclare Josée Massi.
Mais, poursuit-elle, il sera demandé aux équipes de l’Éducation nationale d’adapter les activités de l’après-midi pour les rendre compatibles avec l’épisode caniculaire. Des activités calmes qui seront organisées dans les espaces les plus tempérés des établissements. Et afin d’accompagner les équipes éducatives, la Ville va mettre à disposition un animateur dans chaque école élémentaire. Il interviendra en complément des enseignants afin lui aussi de proposer des activités adaptées aux fortes chaleurs. « Nous sommes parfaitement mobilisés pour protéger les enfants dans cet épisode exceptionnel », assure la maire de Toulon.
Le Dasen, Jean-Roger Ribaud, a remercié la Ville « pour l’engagement et le travail qui est réalisé pour améliorer les conditions de vie des élèves et des personnels enseignants et non enseignants, à la fois sur du long terme, du moyen terme et puis là, sur l’urgence ».
Et de conclure : « Le renforcement d’un animateur va permettre d’adapter les enseignements et l’organisation en fonction de chaque école, et d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions. »
Loin des discours démagos de l’extrême droite, Toulon s’emploie donc à la fois à répondre à l’urgence et construire l’avenir.
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La grande braderie prend place dimanche à Aubagne
Pour la première édition de la grande braderie d’Aubagne, les habitants sont au rendez-vous. « 92 exposants, qui sont des particuliers, ont répondu à l’appel. Une trentaine de commerçants ont aussi joué le jeu et une vingtaine d’associations seront présentes pour organiser les animations », affirme Gaëlle Rodeville, adjointe au maire (DVG) d’Aubagne en charge notamment de la redynamisation du centre-ville et de l’événementiel.
Malgré la canicule, la ville indique maintenir ce rendez-vous. Dimanche 28 juin, les rues d’Aubagne se transformeront en espace commerçant à ciel ouvert. Les habitants pourront faire de bonnes affaires en profitant d’animations. Initialement prévue de 8h à 18h, la municipalité précise que les horaires de la braderie pourraient être ajustés si les fortes chaleurs persistent. Une annonce sera faite vendredi matin à ce propos. En cas d’alerte rouge canicule, la question de son maintien se reposera.
Vers une redynamisationLa braderie prévoit de s’étendre sur tout le centre-ville, répartie en quatre lieux proposant chacun une programmation spécifique. « Tout est fait pour qu’on ait du plaisir à être ensemble avec un panel d’activités qui permettent d’être bien à Aubagne et en centre-ville », ajoute l’adjointe. Parmi les animations prévues, il y aura notamment de la danse latine, du chant, des activités pour les enfants mais aussi des expositions de véhicules et des jeux de société.
Ce moment de convivialité est aussi vu comme un levier d’attractivité par la municipalité. La braderie devrait permettre de prendre la mesure pour aller vers une redynamisation du centre-ville d’Aubagne, déserté par ses habitants, d’après Gaëlle Rodeville. L’objectif est donc de permettre aux Aubagnais et aux Aubagnaises de redécouvrir les commerces de proximité pour renforcer la fréquentation du centre. Si le succès est au rendez-vous, cette grande braderie pourrait s’inscrire durablement dans le calendrier des animations de la Ville.
Grande Braderie d’Aubagne, dimanche 28 juin. Plus d’information sur site : https://www.aubagne.fr/
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PFAS : Fos change son alimentation en eau
Les pouvoirs publics jouent la carte de la transparence, après des mois de silence. Ce 24 juin, la Ville de Fos-sur-Mer a organisé une réunion publique au sujet de la qualité de l’eau distribuée à la population, qui dépend de la nappe phréatique de la Crau. Ce rendez-vous fait suite aux révélations de Marsactu sur une contamination partielle de cette réserve (qui alimente 270 000 personnes) aux polluants éternels (PFAS).
Ces composants chimiques très stables, développés dans les années 1950 pour l’industrie, sont depuis peu scrutés en raison de leur toxicité pour l’homme. Depuis le 1er janvier, une directive européenne impose la surveillance des 20 plus toxiques dans l’eau de consommation.
C’est au cours d’une campagne exploratoire préalable à cette réglementation que l’Agence régionale de santé (ARS) s’est aperçue, en mars 2025, d’un quasi-dépassement des seuils dans le forage de Fanfarigoule, qui alimente la commune de Fos depuis 1974. Cécile Moriano, responsable du service santé environnement de l’établissement, explique : « La médiane était assez proche de la limite [fixée à 0,1mg/L, Ndlr.] : 0,08mg/L. Nous avons pris des mesures de gestion de manière réactive. » Depuis février 2026, la population fosséenne est alimentée par le puits de Tapiès, dont les niveaux de pollution sont « 20 fois inférieurs au seuil », selon le maire d’extrême droite Philippe Maurizot. Ces travaux d’interconnexion représentent un investissement d’un million d’euros réalisé par la Métropole.
Par principe de précaution, les villes de Fos-sur-Mer et de Saint-Martin-de-Crau ont toutes deux pris un arrêté municipal d’interdiction de consommation de l’eau des forages privés à des fins alimentaires.
Le forage de Ventillon, alimentant les bassins ouest du Grand port maritime de Marseille (GPMM), est lui aussi concerné par cette pollution aux PFAS, qui dépasse 6 à 7 fois les valeurs réglementaires. La consommation d’eau a été interdite par un arrêté préfectoral sur le site, où des filtres ont depuis été installés. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire suite à une plainte déposée par l’établissement portuaire en 2025.





