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  • [Travailleur de demain] Tristan Andrieux imprime sa passion

    [Travailleur de demain] Tristan Andrieux imprime sa passion

    Son travail consiste à réaliser différents produits imprimés, comme des cartes postales, des boîtes ou des flyers, à l’aide d’imprimantes numériques ou offset, qui permettent de produire en grande quantité. « J’apprends aussi à régler une machine, à faire des couleurs et à vendre des produits », ajoute-t-il. Et c’est aussi ce contact avec les clients qui plaît au jeune homme : « Il y a toujours cette lueur dans les yeux quand on crée un produit pour un client. J’adore voir leurs réactions. »

    Après la réalisation d’une première version, le client vient dans l’imprimerie afin de choisir ce qu’il préfère ou non, « mais il y a quand même beaucoup de liberté », confirme Tristan Andrieux, qui occupe une place importante dans la chaîne graphique. Il imprime, façonne et coupe.

    Un métier polyvalent

    Originaire de Saint-Cannat, près d’Aix-en-Provence, « pur produit du Sud » comme il se décrit, il est fier de la polyvalence que lui offre son métier. « C’est un métier qui permet de voir un peu tout. Je n’avais jamais réparé une machine avant, maintenant, en trois ans, je répare un peu tout et n’importe quoi », témoigne le Marseillais d’adoption, depuis maintenant quatre ans. « J’ai même réparé les machines du lycée, mais je n’ai pas eu d’augmentation… », sourit-il.

    Également en alternance à l’imprimerie Caractère, le jeune homme a déjà beaucoup progressé. « On travaille sur les machines pratiquement tout seul. ça m’a permis de voir un côté de l’imprimerie que je ne connaissais pas », explique-t-il. Bien plus que l’aspect technique, il apprend aussi les bases de la communication : poser les bonnes questions, démontrer son savoir. Le technicien en communication touche à tous les domaines : Festival de Cannes, élections, vacances d’été, rentrée des classes. « Je donne vie à l’art et à la publicité, avec des flyers d’événements par exemple. C’est parler librement à énormément de personnes. On travaille aussi pour des associations, pour des gens qui font le bien. »

    Ce travail est aussi une question de transmission. Tristan Andrieux a passé beaucoup de temps auprès d’un collègue parti à la retraite : « On faisait les après-midi, les nuits ensemble. être avec des personnes qu’on apprécie, ça permet aussi d’aimer son métier. »

    Ses proches le décriraient comme un « aventurier curieux et infatigable ». Tristan Andrieux est l’un de ceux que l’on pourrait qualifier de passionné. « Je pense qu’il faut aimer ce qu’on fait. Je m’intéresse à tout dans mon métier, je pose toujours 10 000 questions. » Cette passion n’est pas près de s’arrêter : « Je veux continuer dans ce métier et il faut trouver un but. ça fait très gourou, mais c’est ce que je pense. »

  • Le Ventoux est en fête au Mont-Serein

    Le Ventoux est en fête au Mont-Serein

    L’occasion de célébrer l’arrivée de l’été avec de nombreuses animations et rendez-vous variés. Un grand marché de producteurs et d’artisans animera la journée, tandis que les restaurants de la station seront ravis de vous accueillir le midi comme le soir. Pour profiter du grand air, vous aurez également la possibilité d’apporter votre pique-nique, avec des braseros mis à disposition, et des saucisses et de la viande à griller disponibles à l’achat sur place.

    Activités délirantes
    et défis

    Côté activités, vous pourrez vous défier en famille avec une course en sacs à 11h, 14h30 et 16h, de la pétanque et du Molkky accessibles entre 11h et 17h, un mur d’escalade ouvert à tous dès 10h, ou encore une course d’orientation et un jeu de piste chronométré. L’ensemble des jeux proposés est gratuit, mais certains nécessitent une inscription préalable auprès de l’office de tourisme de Malaucène. Les participants auront la chance de profiter de nombreuses surprises.

    Les activités estivales proposées habituellement par la station seront également mises à la disposition des visiteurs, avec une réduction de 10% sur les tarifs habituels. De l’Air Park au Futrampo, en passant par le Dévalkart, la trottinette, l’accrobranche et les balades à poneys, c’est tout un univers de loisirs qui s’ouvre aux plus jeunes dès 2 ans, selon les activités.

    Balades en pleine nature

    Côté balades, vous aurez de quoi faire avec diverses boucles et sentiers ouverts au public. À commencer par la Piste des Géants, sur le sentier Jean-Henri Fabre, où trois parcours allant de 1,5 à 4 km sont accessibles en famille : le Géant des Bois, au départ du chalet d’accueil en direction de la bergerie ; le Géant des Sciences, également au départ du chalet ; ou encore le Géant des Forêts, que l’on peut ajouter en complément du circuit du Géant des Sciences, puisqu’il s’agit d’une courte balade d’environ 45 minutes.

    Est également prévue une initiation à la marche nordique dès 10h, accessible à partir de 14 ans avec « Les Chemins de Pierre ». Dès 13 h 30, une randonnée familiale permettra de découvrir la forêt et sa biodiversité. Elle est accessible aux enfants à partir de 6 ans. Enfin, une dernière randonnée, proposée à 15h30, vous emmènera sur la piste du Pic noir du Ventoux.

    Dimanche de 10h à 18h.
    Accès libre toute la journée.

    Informations et inscriptions auprès des offices de tourisme de Malaucène : 04.90.65.22.59.

    Carpentras : 04.90.63.00.78.

    Mt-Serein : 04.90.63.42.02.

  • [Grand entretien] Tiago Rodrigues : « Le désaccord estun trésor à Avignon »

    [Grand entretien] Tiago Rodrigues : « Le désaccord estun trésor à Avignon »

    Tiago Rodrigues : De grands développements technologiques au niveau de la communication, comme les réseaux sociaux, ont aussi un impact négatif et augmentent la désinformation. Les espaces de débats pluriels diminuent, envahis par la notion selon laquelle tout désaccord en société serait irréconciliable. On assiste à une montée très claire de l’agressivité, de la radicalité même, des discours politiques. Or, nous devons rappeler qu’une aventure comme le Festival d’Avignon, qui dure depuis presque 80 ans, est un espace où le désaccord est un trésor et vient équilibrer cette tendance, à mon sens négative, d’un discours trop polarisé, y compris dans les sociétés démocratiques. Les réponses trop simplistes, comme le déni climatique ou le masculinisme, montent en puissance. Des forces profitent de façon prédatrice de ce genre de polarisation de la société. Le Festival d’Avignon et le service public de la culture peuvent jouer un rôle qui compense cette tendance avec quelque chose de plus positif, avec la pratique joyeuse et collective de la découverte des spectacles.

    Le spectacle d’ouverture, « Maldoror », de Julien Gosselin, fait dialoguer l’écrivain chilien Roberto Bolano avec Lautréamont pour questionner les racines du « mal absolu ». Dans quoi réside-t-il aujourd’hui ?

    T.R. : J’ai hâte de découvrir ce spectacle de ce grand metteur en scène, mais j’ai des doutes sur cette dimension du mal absolu : la philosophe Hannah Arendt parlait de la banalité du mal et le dramaturge Bertolt Brecht, non pas des actions des mauvais, mais du silence des bons. Le Festival d’Avignon est cet endroit qui privilégie la découverte des arts, mais aussi un outil de participation démocratique. Plus que ma pensée, la philosophie qui peut répondre à votre question est celle de Julien Gosselin. Cela m’intéresse de savoir pourquoi nous sommes fascinés, à travers l’histoire, par les méchants du théâtre, par Richard III, par exemple. Qu’est-ce que l’observation du mal nous apprend ? Nous aurons des éclairages avec ce spectacle événement qui mêle théâtre, vidéo, cinéma et littérature, tout en proposant au public un autre rapport à la Cour d’honneur, avec des déambulations qui permettront au public de vivre un spectacle au Palais des Papes de façon très inhabituelle.

    La langue invitée cette année est
    le Coréen, avec entre autres «
     Island story » de Kyung-Sung Lee, qui fait entendre des témoignages de survivants de la répression
    d’une commémoration de la fin de l’occupation japonaise, en 1948.
    Le colonialisme est-il aussi l’un des maux principaux de notre époque
     ?

    T.R. : Si le Festival d’Avignon est une sélection de spectacles qui traduisent l’implication des artistes dans le monde, il ne faut pas non plus penser qu’il est un festival politique qui traduit un théâtre. Nous ne sommes pas un festival avec un agenda politique, mais d’art vivant à l’écoute des imaginations et des urgences des artistes. Effectivement, Kyung-Sung Lee parle de cet épisode tragique associé à la division de la péninsule au moment de la création des deux Corées et parle d’un massacre qui a été sujet à beaucoup d’omerta. Mais il ne faut pas oublier non plus Silence, par exemple, spectacle très joyeux de musiques chorégraphiées de Lucie Antunes et Mathilde Monnier, qui font le pari de la poésie et de l’abstraction, ou encore 1,2,3 Poquelin de la compagnie TG Stan, qui présente sept pièces de Molière à la Carrière de Boulbon. N’oublions pas non plus le collectif d’acrobates XY, qui permet pour la première fois la présence du cirque dans la Cour d’honneur. Vous savez que le sujet politique m’intéresse, mais parfois, il y a le risque de rendre le festival plus étroit. Or, le festival est bien plus large que la Une des journaux.

    La confrontation d’idées se retrouvera aussi en fin de festival, avec « L’Aube des questions ».
    En quoi cela consiste-t-il
     ?

    T.R. : Cet événement essaye de célébrer et synthétiser les questions qui ont traversé le festival. On réunit beaucoup d’artistes, mais aussi des personnes de la société civile comme Christiane Taubira, la poète marseillaise Laura Vazquez, le syndicaliste Philippe Martinez, l’écrivain Camille de Toledo… On fait une liste de 80 questions, à l’aube, pendant les premières heures du premier jour suivant la fin du festival, avant de les lancer au monde depuis la scène.

    Le festival « off » d’Avignon a adressé une lettre ouverte aux candidats
    à la présidentielle qui fait part de ses craintes sur les coupes budgétaires et les censures sur le monde de la culture. Quelle est votre position
     ?

    T.R. : Nous sommes en synchronisme total dans le sens où le Festival d’Avignon fait partie du Syndeac [Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles, Ndlr], qui exprime depuis des mois son inquiétude vis-à-vis de la nécessité d’un pacte politique large, sur la continuité du financement du service public de la culture. Il faut faire réfléchir pas seulement les élus actuels, mais surtout les candidats à la présidentielle, qui vont être les référents de l’agenda politique. Nous sommes à la fois structurants comme festival de création qui impacte la production et la création de spectacles en France, mais nous sommes aussi un forum de débats importants, aussi bien sur le service public de la culture que sur les services publics de manière générale. La façon dont les candidats vont s’emparer d’une vision de la politique culturelle en France est très importante et nous sommes partants pour aider ceux qui s’y intéressent.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • Les habitants du Grand Avignon vont voir leur facture d’eau prendre 20%

    Les habitants du Grand Avignon vont voir leur facture d’eau prendre 20%

    C’est une importante hausse sur la facture d’eau que s’apprêtent à voter les élus du Grand Avignon ce lundi. Déjà prévu en décembre puis retiré de l’ordre du jour au dernier moment, le projet part d’un constat simple : le prélèvement fiscal du Grand Avignon sur la facture n’a pas évolué depuis 2019 et, surtout, l’agglo se doit d’investir « pour assurer les renouvellements des ouvrages tout en permettant la réalisation de projets structurants pour l’ensemble des communes ». Un besoin de 6 millions d’euros par an est estimé sur la partie eau potable et 7,5 millions sur le volet assainissement. Résultat, une hausse de 20% est prévue à compter du 1er août, avec une facture type annuelle de 120m3 passant de 390 euros à 467 euros.

    Une décision contestée par le collectif de l’eau, qui se mobilisera en amont de la séance. Dans un communiqué, l’association qui milite pour une gestion publique, « demande de surseoir à cette délibération afin d’organiser une consultation des usagers qui veulent être informés des raisons de cette brusque augmentation ». Le collectif rappelle ne pas être « opposé à une augmentation, mais nous voulons le juste prix de l’eau : celui qui permet que les sommes perçues aillent intégralement à l’eau pour l’entretien des réseaux et la bonne qualité de l’eau, tout en préservant la ressource ». Et d’appeler, enfin, à ce que la mesure « soit socialement acceptable », avec des « mesures d’accompagnement, comme un aménagement des pénalités de retard déjà exorbitantes et l’assouplissement du mécanisme des chèques eau ».

  • À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    Comme dans tout ou partie des 124 magasins de l’enseigne, les employés de Brico Dépôt Toulon ont fait part de leur colère vendredi. « Nous sommes tous en grève, le magasin tourne avec des intérimaires », indique Christophe Laurent, vendeur et secrétaire CSE. En cause, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et l’augmentation du SMIC de 2,41 % réalisée en juin. « Le SMIC a rattrapé les salaires les plus bas. Il n’y a plus de différence entre un nouvel arrivant et certains qui ont cinq à dix ans d’expérience et qui sont encore sur de bas coefficients bas », dénonce-t-il.

    Négociations nationales en cours

    Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt, avec de nouveaux plannings « très aléatoires, gérés par un logiciel, qui suivent la fréquentation. Avant, on avait des équipes du matin et de fermeture, là on peut faire un matin, une journée, une fermeture dans la même semaine. Même les congés sont gérés par un logiciel, ça nuit à la liaison vie privée-vie professionnelle », souligne Nicolas Thibault, responsable CGT Brico Dépôt.

    Mis en cause également le manque de personnel, les démissions se succédant, et la charge de travail augmentant inexorablement, faute de remplacement. « Ça commence à faire beaucoup dans la même année. C’est pour ça que ça mobilise quasiment tout le monde », appuie Nicolas Thibault.

    En conséquence, plusieurs demandes ont été faites au niveau national par les syndicats : une revalorisation de 5%, une prime d’intéressement annuelle de 1 000 euros, une prime carburant et des embauches immédiates. Si les négociations, qui doivent être finalisées d’ici la semaine prochaine, n’aboutissaient pas, le mouvement pourrait être reconduit.

  • Plus de 300 transats et matelas saisis sur la plage de La Ciotat

    Plus de 300 transats et matelas saisis sur la plage de La Ciotat

    C’est dans la matinée de jeudi que des agents de la Direction départementale des territoires et de la mer ont procédé à la consignation du matériel de plusieurs établissements situés sur la grande plage de La Ciotat, dans le cadre du recul du trait de côte (lire notre édition de vendredi).

    Dans un communiqué publié vendredi, la préfecture des Bouches-du-Rhône précise que « cette opération concerne environ 330 transats et matelas, ainsi que des parasols, tables, brise-vues et autres dispositifs de délimitation ».

    « Persistance

    de cette situation »

    Les services de l’état précisent être intervenus « afin de mettre fin à une occupation sans autorisation du domaine public maritime » après « plusieurs contrôles et demandes de mise en conformité restés sans effet ». Le 7 mai, les autorités constatent sur un espace de la grande plage de La Ciotat « relevant du domaine public maritime de l’État » une activité de location de matelas sans autorisation. « Face à la persistance de cette situation », malgré un avertissement verbal puis un mail début juin, restés sans réponse, le matériel a été saisi.

    La mairie de La Ciotat avait réagi dès jeudi, dans un communiqué, prenant « acte » de cette opération : « Afin de soutenir les personnels saisonniers et leur famille, la Ville a décidé de mettre en place une cellule d’accompagnement afin de soutenir les personnels saisonniers et leur famille. »

  • La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    Une drôle de sortie d’école s’est déroulée devant le groupe scolaire Robert-Desnos vendredi soir. Tambour battant, une dizaine de militants du comité de vigilance postale de Martigues, tracts en main, sont allés à la rencontre des parents venus récupérer leurs enfants.

    « C’est le comité de vigilance postale qui vous informe de la fermeture de la poste de Ferrières pendant trois semaines du 3 au 22 août », annonce Joëlle Fabre, militante des premiers jours pour la Poste de Ferrières et également conseillère municipale PCF. « Encore ? », s’étonne une mère devant sa poussette. « Eh oui, si le comité de vigilance n’existait pas, elle serait déjà fermée », affirme un autre militant. « Heureusement que ce n’est que l’été », réagit une autre habitante.

    « C’est compliqué

    de s’y retrouver »

    Mais cette fermeture partielle pour l’été pose quelques soucis. « Je vais régulièrement à Ferrières pour mes colis et mes retraits d’espèces », explique Mathieu Tran, habitant à proximité. « Ça va être dur pour certaines personnes, surtout si elles n’ont pas de voiture pour aller à Jonquières ou Croix-Sainte, et ça va encore plus les engorger », estime-t-il. Les horaires estivaux imposent une certaine gymnastique : « C’est compliqué de s’y retrouver avec les différents horaires » relève l’usager.

    Rapidement, la fin de la sortie approche. « Nous avons fait deux actions, cette semaine, pour informer des fermetures des bureaux cet été, on ne peut pas mener une bagarre de la même ampleur que pour la fermeture totale et définitive », explique Francis Fournier. « On a donné l’info et pris les mails des habitants pour les tenir au courant, mais le combat pour le retour des colis à Notre-Dame-des- Marins n’est, lui, pas terminé », assure le militant.

  • Marseille : « Tous à bord » veut permettre à tous de prendre le large

    Marseille : « Tous à bord » veut permettre à tous de prendre le large

    Nous mobilisons une trentaine de sociétaires bénévoles et 28 bateaux pour que 25 familles d’enfants handicapés et jeunes adultes souffrant de troubles autistiques puissent partager un moment de plaisir tous ensemble », détaille Catherine Le Roux, la dynamique secrétaire générale de l’union nautique du canal de la douane et des vieux marins bateliers (UNCD & VMB).

    Cette idée est venue du président du club Pascal Passaro dit Calou. « On participe à Octobre rose, opération pour laquelle on arrive à mobiliser 35 bateaux. mais moi, j’avais aussi envie de faire quelque chose avec des enfants », lâche cet homme dont la vie a été rythmée par des années de syndicalisme. Et de poursuivre : « Je voulais faire partager gratuitement la mer et ses bienfaits à des enfants handicapés. »

    Hop, hop, hop, Catherine contacte l’association Soliane membre du réseau parcours handicap 13. « Soliane aide les parents depuis 23 ans quel que soit l’âge et la nature du handicap de l’enfant. Et depuis 3 ans, nous sommes aussi membre d’un réseau GEM (groupe d’entraide mutuelle) TSA, le « ComGem » propose de nombreuses activités différentes aux jeunes entre 18 et 35 ans porteurs de TSA sans déficience intellectuelle, majeurs et autonomes dans leurs déplacements » définit Véronique Mauro la présidente.

    Une après-midi festive

    Et prolonge : « C’est très important de partager des activités avec les frères, les sœurs et les parents. La quasi-totalité n’a jamais fait de sortie en bateau. Nous nous y préparons depuis deux mois. »

    L’UNCD & VMB a prévu l’après-midi en 3 temps. Le rendez-vous est au 62 Quai du Port (2e) à 13h30. Le temps de se présenter, de revêtir les gilets de sauvetages et d’écouter les consignes. Voilier, hors-bord ou in-board, par petits groupes et très encadrés chacun est dirigé vers son embarcation. À 14 heures, c’est le départ pour une balade autour de l’île de Gaby. Le retour est prévu vers 15h30 pour un grand goûter avec une dernière animation festive, avec la Maison de Nina qui propose des animations autour des techniques du cirque. « Ça va être top. Il va y avoir des boules, le rouleau américain, de la jonglerie et aussi de l’aérien sur le portique. Ça va être un beau moment de partage » conclut Nina avec enthousiasme. Un apéro grillade clôturera la journée entre les différents organisateurs.

    Toutes les infos du club sur l’UNCD & VMB

  • Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    J’aime bien l’apéro, je voulais mon pastis. Pour moi, c’est le symbole de la Provence, de l’amitié. Je l’ai fait par passion », lance joyeusement Nicolas Pagnol depuis la colline de la Treille. L’odeur de la garrigue, le chant des cigales lui font remonter le temps. Il poursuit « Ça faisait longtemps que j’y pensais, je voulais réhabiliter mon enfance avec un pastis de comptoir au goût de réglisse et d’anis. »

    La maison Ferroni passionnée par la création de spiritueux effectue régulièrement des collaborations. Guillaume Ferroni, historien-distillateur raconte sa rencontre avec Nicolas Pagnol : « Il m’a fait part de son envie de créer un pastis qui ferait écho aux collines du Garlaban. Nous nous sommes rapprochés comme ça. Avec Aurélien mon maître de chai, nous avons fait des balades dans la colline jusqu’à la maison d’Angèle pour faire état des plantes fraîches nécessaires pour ce pastis de garrigue. »

    Breuvage populaire

    Historiquement, le pastis est un produit domestique, sans alambic, issu d’une macération à froid. « C’est de la tisane, du coup on retranscrit totalement l’arôme de la plante », détaille Guillaume Ferroni. Selon le cahier des charges « on retrouve 6 plantes du terroir et colline, et les deux plantes obligatoires soit l’anis et le réglisse. Un produit typiquement méditerranéen. » Nicolas Pagnol raconte avoir cogéré le développement gustatif : « Avec mes petites éprouvettes, je me suis pris pour un chimiste. » L’enthousiasme est réel. Avec ses 45 degrés, de l’avis de tous, il est important de le consommer avec modération, même en période de forte chaleur. Et Nicolas Pagnol cite Fernandel : « Le pastis, c’est comme les seins : un, c’est pas assez et trois, c’est trop. »

    Pastis Taoumé. 26 euros.

  • Corinne Innesti : « Nous avons très peur que taxes et impôts augmentent »

    Corinne Innesti : « Nous avons très peur que taxes et impôts augmentent »

    La Marseillaise : Quel est l’impact actuel sur les entreprises de la crise budgétaire que traverse la Métropole ?

    Corinne Innesti : Ce n’est pas que les entreprises qui sont concernées, c’est aussi les municipalités qui auront peut-être moins de budget, donc moins d’accompagnement des entreprises. Nous avons très peur que les taux augmentent et qu’il y ait une taxe encore plus importante, alors qu’on voudrait plutôt des baisses de taxes au niveau des entreprises. On a aussi peur d’une hausse de l’impôt foncier. Ce n’est pas le cas, mais on n’est pas à l’abri que ce budget entraîne des hausses d’impôts. Quelque part, on espère que ce soit l’occasion pour la Métropole de revoir son fonctionnement et de réduire ses dépenses.

    Quelle est votre position sur la hausse du versement mobilité ?

    C.I. : On a montré un front uni récemment, avec les organisations interprofessionnelles et professionnelles, pour dire qu’on est tous contre, et contre d’ailleurs aussi le gel des exonérations des charges sociales. Le front, c’est toutes les entreprises que nous représentons et toutes les organisations patronales et fédérations qui sont unies pour dénoncer la hausse des taxes.

    Quel est l’état du tissu économique dans
    le département ?

    C.I. : C’est une année record pour les défaillances. On était un petit peu mieux au niveau des chiffres, le département des Bouches-du-Rhône n’était pas le dernier, il y avait un redressement. Là, malheureusement, on est concernés, nous aussi, par ces défaillances, ces baisses de marge, c’est-à-dire qu’on ne répercute pas les hausses. On avait parlé jusqu’à présent d’agilité, de résilience. Aujourd’hui, c’est plus de la résistance qu’on est en train de faire.