« Cap sur 2030, ce ne sont pas seulement des bâtiments, c’est l’ ambition d’une médecine plus moderne, mieux coordonnée, la volonté de lutter contre les inégalités de santé, a assuré Michelle Rubirola, il reste des défis à relever et je souhaite apporter ma contribution à cette stabilité dont je crois que notre institution a besoin. » Par ailleurs, le Conseil a accueilli deux nouveaux membres : Pierre Huguet, représentant de la Ville de Marseille. Il est 8e adjoint au maire de Marseille, conseiller métropolitain 1er vice-président délégué à l’Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté), il rejoint l’instance aux côtés de Pascal Dellessard, personnalité qualifiée représentant les usagers et président de l’association Petits Cœurs de Beurre.
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Dans le Gard, une conserverie pour sauver les surplus agricoles
Soutenue par la Région Occitanie à hauteur de 9 000 euros, l’initiative vise à transformer les surplus de fruits et légumes locaux tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. Le principe repose sur un camion aménagé, équipé pour la préparation, la stérilisation et la mise en bocaux. Soupes, sauces, compotes ou confitures pourraient ainsi être réalisées directement au plus près des exploitations agricoles, des cuisines collectives ou des structures partenaires. Des productions qui, faute de débouchés ou d’outils adaptés, seraient autrement perdues pourront ainsi être valorisées.
La Région explique vouloir soutenir « des solutions concrètes, ancrées dans les territoires, qui permettent à la fois de lutter contre la précarité alimentaire, de soutenir nos agriculteurs et de favoriser une alimentation locale et de qualité ».
Un outil au service
du territoireAu-delà de la lutte contre le gaspillage, l’initiative entend renforcer les liens entre producteurs, structures solidaires et collectivités. Le projet comporte également une dimension sociale importante. Des salariés en parcours d’insertion participeront à la préparation des fruits et légumes sous l’encadrement d’un chef d’atelier, leur permettant d’acquérir une expérience professionnelle dans le secteur alimentaire.
Une trentaine d’interventions annuelles sont envisagées pour environ six tonnes de bocaux produits chaque année. À terme, le camion pourrait intervenir sur plusieurs secteurs du Gard afin de valoriser les surplus agricoles et certains produits non distribués par les structures d’aide alimentaire. Initialement espérée cet été, la mise en service devrait finalement intervenir à l’automne 2026.
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La Région part à la rencontre des maires d’Occitanie
De nombreux élus locaux ne connaissent pas l’ensemble des dispositifs régionaux auxquels ils peuvent avoir accès. C’est une des raisons pour lesquelles la Région Occitanie organise une grande rencontre avec les maires du territoire, le jeudi 2 juillet à Montpellier et le vendredi 10 juillet à Toulouse, après une première édition réussie en 2023. « Le but est de rencontrer les nouveaux élus et de leur présenter les différents dispositifs à leur disposition », expose Murielle Abadie, vice-présidente de la Région déléguée à la cohésion et à la mobilité territoriale.
Créer du lienÀ Montpellier comme à Toulouse, la journée s’ouvrira avec un temps d’accueil en présence de la présidente de Région Carole Delga et de Jean-Marc Vayssouze-Faure, président de l’Association des maires d’Occitanie. La matinée sera ensuite dédiée aux échanges autour des politiques publiques régionales, notamment à travers une table ronde des maires du territoire. « Le but est d’avoir des retours des maires qui sont accompagnés par des fonds régionaux, précise Murielle Abadie. Nous veillons à ce que les participants représentent une diversité de communes, en termes de taille et de localisation. »
Deux grands témoins viendront aussi dialoguer avec les élus : Claude Onesta, ancien sélectionneur de l’équipe de France de handball, à Toulouse, et Sylvain Tesson, romancier et géographe, à Montpellier. L’après-midi, un village des services sera mis en place avec des représentants de chaque service de la Région. « Ces rencontres sont l’occasion de se mettre à disposition des élus locaux, conclut Murielle Abadie. C’est un moyen de leur réaffirmer notre soutien et l’engagement de la Région à créer un partenariat étroit avec les collectivités. »
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« Le modèle de librairie classique est obsolète »
Au 3, rue Crémieux, l’Agora porte un nom qui a du sens pour ses créateurs. « On voulait redonner son sens littéraire à un mot pleinement ancré dans l’histoire nîmoise », explique Jordan. Amoureux de la littérature, il a repris avec sa compagne Lavinia un espace en plein cœur de la ville dans l’idée de le transformer en une librairie qui se construit avec ses lecteurs. « Il faut qu’il y ait un échange, les clubs de lecture sont obligatoires. On ne peut pas seulement être une centrale d’achat » défend le couple de guides qui prend en compte les lectures favorites de chacun.
Critique, Lavinia ne cache pas que la stabilité financière du lieu repose principalement sur le coffee shop. « Si j’avais ouvert une simple librairie, j’aurais fermé en 2 semaines. » Après avoir essuyé un refus de financement de la Direction régionale des affaires culturelles pour approvisionner ses rayons, le couple a dû réfléchir à un modèle pérenne dans une économie du livre aujourd’hui en équilibre fragile.
Le projet, en réflexion depuis 2017, a fait le pari de réunir librairie, salon de thé et rétrogaming (pratique des jeux vidéo anciens) en un lieu unique. « Il fallait qu’on ait un endroit qui nous ressemble et qui puisse survivre par lui-même », appuie Lavinia pour qui « le modèle classique de la librairie est complètement obsolète. » Si l’idée d’allier livres et sucreries n’est pas nouvelle, l’initiative unique à Nîmes a séduit les habitants. C’est d’ailleurs grâce à eux que certains rayons existent à l’Agora. La boutique se divise en deux pôles : l’occasion, pôle généraliste qui offre un large panel d’ouvrages, côtoie une sélection de livres neufs mûrement réfléchie, centrée sur la science-fiction et la fantasy. Les deux passionnés les connaissent sur le bout des doigts : « On les maîtrise tous et on sait qu’on peut les vendre. »
Une alternative
inédite pour les NîmoisL’avenir de la librairie, le jeune couple ne l’appréhende pas encore. « On n’a pas pris le temps d’être inquiet parce qu’on vient de se lancer » confie Lavinia. Le salon de thé appâte des visiteurs venus renouer avec la lecture et Jordan est optimiste : lors des événements et des rencontres d’auteurs, la majorité du public est étudiante. Pour cela, l’Agora est très active sur les réseaux sociaux. « Ce qui porte préjudice aux librairies traditionnelles aujourd’hui, c’est leur déconnexion avec les réseaux », estime Jordan. L’Agora suit les tendances, les nouvelles sorties qui animent le monde du livre et du jeu vidéo, en s’appuyant notamment sur le BookStagram, ce fil d’actualité et d’échange entre les passionnés de lecture. Connaître les intérêts des jeunes lecteurs d’aujourd’hui a permis à Lavinia et Jordan d’inviter des personnalités-phare au sein des rayons. Début juin, ils accueillaient Adeline Chetail, doubleuse célèbre pour la série Arcane et le jeu vidéo montpelliérain récompensé aux Game Awards Clair Obscur, une première pour une librairie nîmoise. L’Agora remet le couvert pour une nouvelle rencontre ce vendredi 26 juin, avec l’autrice « feel good » à succès Carène Ponte, pour une séance de dédicaces.
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Alterlivres, en première ligne sur la bataille culturelle
Après avoir franchi la cour des artisans et à peine le palier de la porte d’Alterlivres passé, le ton est donné. Sur une table à l’entrée sont disposés plusieurs ouvrages sur l’extrême droite comme Fascisme Tardif d’Alberto Toscano, Un fasciste français de Christian Rol ou La psychologie de masse du fascisme de Wilhelm Reich. Dans cette librairie, les ouvrages de d’Antonio Gramsci côtoient ceux de Salomé Saqué, Alain Damasio, Angela Davis ou Mario Tronti. Si une importante place est consacrée aux écrits sur le féminisme, le capitalisme, l’écologie et la géopolitique, Alterlivres met aussi à l’honneur les romans de maisons d’édition plus confidentielles. Un espace jeunesse est également présent avec quelques titres comme Koko n’aime pas le capitalisme, montrant ainsi que la bataille culturelle se mène à tout âge.
Alterlivres a été fondée en 2014 par Giusti Zuccato, décédé l’an dernier. Militant du mouvement autonome en Italie dans les années 1970, Gusti Zuccato a passé quatre ans dans la clandestinité avant de rejoindre la France. Il y fonde la librairie italienne la Tour de Babel à Paris, Alterlivres à Sauve et anime plusieurs maisons d’édition.
Reprise par un collectif ?« Nous sommes un lieu de réflexion autour de questions politiques notamment. Notre richesse, c’est d’être ancré dans le territoire et d’avoir une clientèle très localisée. On n’attend pas les touristes l’été. Vu ce fonds un peu particulier que nous avons à la librairie, il y a des gens qui viennent de Montpellier, du fin fond des Cévennes, voire de plus loin pour trouver une BD ou un petit essai en sciences humaines qu’on ne trouve pas ailleurs. C’est ça qui fait notre force », résume Fanny, la libraire qui gère au jour le jour la librairie.
Aujourd’hui, le commerce peut se targuer d’avoir un chiffre d’affaires en augmentation chaque année. « Ça fonctionne aussi parce qu’on n’est pas uniquement une librairie, nous avons réussi à créer un lieu. Nous avons tissé des liens avec les associations. On accueille des artistes du coin, on fait des salons à l’extérieur, on a des partenariats. On travaille aussi avec les bibliothèques du Piémont Cévenol », précise Fanny. L’an dernier, la librairie s’était également distinguée avec une grande soirée consacrée à la sortie du livre d’Abdoulaye Soumah, qui raconte son exil forcé depuis la Guinée en passant par les geôles en Libye et sa traversée de la Méditerranée.
Si Alterlivres se démarque, c’est aussi pour sa réflexion menée sur l’écologie du livre et les problématiques de concentration éditoriale dans le secteur du livre. « Nous avons un fonds énorme », explique Fanny. « Nous travaillons beaucoup moins la nouveauté et on essaie d’aller à contre-courant, de ralentir ce flux énorme de livres, etc. On essaie de promouvoir les petites maisons d’édition et les petits distributeurs. On ne peut pas se passer du groupe Hachette et de Bolloré, mais on essaie de le limiter au maximum. »
Depuis le décès de Giusti Zuccato, la librairie cherche aussi un nouveau souffle pour pérenniser son avenir dans un contexte où le livre fait désormais difficilement recette. Fanny cherche actuellement à constituer un collectif capable de reprendre la librairie. « On est vraiment aux prémices de ça mais on est sur des délais assez courts parce qu’il faudrait que ce soit réglé avant la fin de l’année. Beaucoup de clients nous témoignent un soutien énorme. Ils sont vraiment préoccupés par l’avenir de la librairie, donc je pense qu’on pourra compter sur eux le moment venu », conclut Fanny.
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L’influenceur aux 44 meublés jugé ce mercredi à Marseille
Forte de son succès de la veille, la Ville dégaine de nouveau l’« assignation en procédure accélérée » devant le tribunal judiciaire et exigera, ce mercredi matin, le retour de six meublés touristiques illégaux à la location classique.
L’investisseur immobilier assigné est Florent Richard, 36 ans, un influenceur qui revendique sur YouTube être devenu millionnaire en exploitant 44 logements à Bordeaux, en région parisienne et à Marseille, où il n’a sollicité aucune autorisation de changement d’usage.
Le trentenaire loue en locations touristiques, sur Airbnb, quatre logements au 9 rue des Honneurs, un immeuble au Panier qu’il possède en totalité. La Ville demande au tribunal de prononcer à l’encontre de chacune des trois sociétés qui administrent ses biens – une SCI propriétaire, une société qui commercialise et une société de conciergerie – une amende civile de 100 000 euros pour chaque local en infraction. L’avocat de la ville, Me Jorge Mendes Constante, rappellera comme il fait à chaque procès depuis un an que le contrevenant n’a procédé à aucune compensation par transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage, comme l’exige la réglementation municipale. Lors du contrôle en décembre 2025 par un agent assermenté, le propriétaire a expliqué qu’il « ne savait pas trop la procédure ». Selon les données transmises par la plateforme Airbnb, il a tiré de ses quatre meublés touristiques un chiffre d’affaires de 806 355 euros entre 2021 et 2024.
L’investisseur est assigné aussi pour un autre appartement, de type 7 celui-là et de 110 m² qu’il possède au 16 rue Colbert (1er), et qu’il a divisé pour exploiter deux meublés touristiques loués plus de 170 euros la nuitée. Les données Airbnb rapportent un chiffre d’affaires de 854 678 euros sur ces deux appartements depuis 2022.
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Saison des feux : la colonne des Alpes du Sud prête à intervenir
Ce mardi matin, le long de la côte Reynard, sur la commune de La Rochette, on pouvait observer une impressionnante colonne de camions de pompiers et de véhicules de l’Office national des forêts (ONF). Réunis à l’initiative de Philippe Bailbé, préfet des Hautes-Alpes, et de Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), agents de l’ONF et sapeurs-pompiers ont présenté le dispositif de lutte et de prévention contre les feux de forêt pour la saison estivale à venir.
Alors que les périodes de sécheresse et de fortes chaleurs se multiplient chaque été, les incendies gagnent en fréquence et en intensité. Un problème majeur appelé à s’aggraver dans les départements méridionaux disposant de vastes et précieux espaces boisés, comme les Hautes-Alpes.
Premier maillon du dispositif d’intervention, les agents de l’ONF. Mobilisés par paire, ils se répartissent entre les unités en voiture, chargées de prévenir les comportements à risque et de verbaliser si besoin, et les unités embarquées dans des pick-up munis d’une réserve d’eau et d’une pompe, capables d’intervenir sur un départ de feu. Lorsqu’un incendie se déclare dans un secteur, l’ONF peut également fournir aux pompiers des informations cartographiques sur la zone concernée, les accès, le type de végétation et les exploitations présentes.
Vient ensuite la colonne feux de forêt des sapeurs-pompiers, composée de trois groupes d’intervention de 18 personnes chacun. Ces groupes sont eux-mêmes constitués d’un véhicule de commandement (un 4×4) et de quatre camions de lutte contre les feux de forêt.
Troisième maillon essentiel du dispositif, les prévisionnistes de Météo-France, aux niveaux national et local, produisent quotidiennement des évaluations météorologiques des risques d’incendie.
À ces dispositifs s’ajoute le travail permanent de vigilance des agents des parcs nationaux, de la gendarmerie et de la police. La stratégie française de lutte contre les incendies repose sur le principe de l’attaque massive du feu naissant, sans hésiter à mobiliser d’emblée deux à quatre camions, puis à renforcer rapidement les moyens engagés si nécessaire. Une stratégie qui permet à 80% des feux de rester inférieurs à 5 hectares.
Cependant, comme l’a rappelé le préfet Philippe Bailbé, « le feu de forêt le plus facile à éteindre est celui qui ne se déclenche pas, et après, celui qui ne s’étend pas ».
Or, pour cela, les actions en amont sont primordiales. La prévention du public constitue un premier enjeu. « Nous avons une responsabilité collective à sensibiliser aux bons comportements, au fait qu’on ne jette pas un mégot par dessus la fenêtre de la voiture, a rappelé Philippe Bailbé. En période de fortes chaleurs, ce n’est pas possible. Dans une végétation très sèche, le mégot va produire immédiatement un embrasement. »
Le préfet a aussi cité plusieurs comportements à risque en cette période, comme allumer des barbecues en dehors des zones autorisées, ou travailler avec des outils comme des meuleuses, qui produisent des étincelles, à proximité d’une végétation sèche : « Des gestes qui peuvent produire une catastrophe. »
Le débroussaillage, précaution essentielleEn matière de prévention, le personnel de l’ONF a également rappelé l’obligation légale de débroussaillage dans les zones exposées au risque d’incendie. Cette mesure impose aux propriétaires de débroussailler dans un rayon de 50 mètres autour des habitations, constructions et autres installations de toute nature. Si elle n’est pas toujours simple à réaliser, entre les obligations de préserver les espaces naturels et le partage des parcelles de terre parfois entre plus d’une dizaine de propriétaires, cette mesure est considérée par l’ONF comme la plus efficace pour limiter les dégâts causés aux habitations et protéger leurs occupants en cas de feu de forêt.



