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  • L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    Rien n’est encore joué, mais la troisième place s’éloigne petit à petit pour les Marseillais. Ces derniers, tenus en échec dimanche soir au Vélodrome face à un OGC Nice peu dangereux (1-1), ont désormais quatre points de retard sur l’Olympique Lyonnais et Lille, tous deux victorieux ce week-end. « Ne pas se résigner », lance comme message Habib Beye, après la désillusion face aux Aiglons. « Il reste neuf points à prendre. Aujourd’hui, on n’a plus notre destin en main, mais tant que rien n’est fini, on ne peut pas baisser la tête. La dynamique n’est pas bonne, c’est évident, mais il faut continuer à travailler et ne rien lâcher. Ce club mérite qu’on reste concentrés jusqu’au bout. Ce soir est difficile à accepter, car il y a eu une réaction après Lorient. On a mis de l’agressivité, récupéré des ballons hauts et créé des situations. Mais on ne maîtrise pas certains détails et on se punit avec ce penalty », ajoute le technicien franco-sénégalais. La non-titularisation du fer de lance Mason Greenwood a eu un impact significatif sur l’animation offensive olympienne. « Ce n’était pas un choix sportif », indique Beye. « Depuis le choc reçu contre Lille, il souffre d’une lésion et n’a pas retrouvé la mobilité de sa cuisse. Toute la semaine, on a ajusté sa situation. Il a été très honnête, y compris ce matin, en disant qu’il ne se sentait pas capable de débuter. C’était donc une décision prise pour préserver sa santé », poursuit-il, persuadé que l’état d’esprit global de l’équipe était « irréprochable », mais que certains entrants n’ont pas eu l’impact attendu en fin de match.

    Une saison difficile

    sur le plan mental

    La prestation du milieu international algérien Himad Abdelli, débarqué dans la cité phocéenne lors du dernier mercato d’hiver et loin d’être aussi performant qu’à Angers, est particulièrement mis en cause. « C’est une saison très, très dure pour nous, très, très compliquée au niveau mental. Pas sur le plan physique, mais plus mental », insiste Gerónimo Rulli, conscient que les trois prochaines journées seront décisives dans la course à la fameuse troisième place, qualificative pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. Le sprint final débutera dès ce samedi (à 15h) au stade de la Beaujoire, face au FC Nantes, avant-dernier et en grand danger de relégation. S’en suivra le déplacement au Havre, installé dans le ventre mou du championnat et assuré de ne pas descendre en Ligue 2, puis la réception du Stade Rennais, qui compte à ce jour trois points d’avance sur les Olympiens. Un dernier duel qui décidera du sort européen, ou non, de la formation marseillaise pour la saison prochaine. « Quand on joue pour l’Olympique de Marseille, on n’a pas le droit d’être résigné. C’est difficile à vivre pour moi aujourd’hui, car j’ai le sentiment de ne pas amener ce club là où il doit être. Mais on ne va pas lâcher. Il reste trois matchs : soit on abandonne et on subit, soit on reste concentrés et on va challenger tout le monde. Il faut gagner nos matchs, c’est la seule vérité », martèle Habib Beye.

    Le rendement catastrophique d’Habib Beye

    Arrivé à la tête des Olympiens au mois de février, afin de succéder à Roberto De Zerbi, Habib Beye affiche des résultats plus que décevants. Le technicien marseillais ne totalise que 13 points après ses 9 premiers matchs officiels sur le banc de l’OM en Ligue 1, soit les pires débuts pour un entraîneur arrivé en cours de saison au club phocéen dans l’élite depuis Franck Passi en 2016 (13). Avec 40% de victoires, il s’apprête à connaître la pire saison de sa courte carrière d’entraîneur. En cas de succès sur les trois dernières journées, son taux de réussite remonterait à 54%. Ce qui resterait toutefois insuffisant compte tenu des hauts objectifs que se fixe annuellement l’OM, avec des recrutements massifs à chaque mercato.

  • Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde

    Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde

    Au moment d’inscrire leur vote ce mardi après-midi sur leur pupitre numérique, les 238 conseillers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vont s’engager sur un chemin inédit. Selon toute probabilité, comme l’ont maintenu le président (LR) de l’institution Nicolas Isnard et le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, après avoir rencontré Sébastien Lecornu ce jeudi (notre édition du 24/04), ceux-ci devraient, pour la première fois de la brève histoire métropolitaine, refuser de voter les budgets qui leur sont présentés.

    « On arrive au bout de l’exercice, nous faisons face à la même muraille, constate le vice-président (LR) aux finances, David Ytier, dix jours après avoir alerté lors du débat d’orientations budgétaires sur les 123 millions d’euros manquants pour boucler le budget. Nous constatons deux choses : nous ne sommes pas en capacité de dégager une majorité pour voter des coupes massives dans les dépenses et des hausses massives des taxes, et de l’autre côté, l’État n’a pas réellement avancé, sauf à tendre l’oreille. » Interpellé par la presse en marge du comité de pilotage national consacré au logement à Marseille, le Premier ministre reconnaissait une copie « dure pour les intercommunalités » mais sans s’engager à débloquer de nouveaux leviers de financement, et en particulier le déplafonnement du versement mobilité payé par les entreprises, afin d’atteindre le niveau de l’Île-de-France. Ce qui aurait permis de financer le fonctionnement des nouvelles infrastructures du plan Marseille en grand. « Cela nous aurait envoyé un message, bouclez votre budget 2026 dans la douleur mais on vous donne un remède pour 2027 », déplore le vice-président.

    Alors les conseillers métropolitains devraient aller jusqu’au bout du bras de fer en refusant de voter le budget. Un geste déjà réalisé par le Département de Seine-Saint-Denis, en 2010, auquel il manquait 75 millions d’euros pour boucler le budget. « Et l’État avait commencé à créer de nouveaux fonds de dotations », rappelle David Ytier, soulignant la rareté d’un tel geste unanime.

    « L’État n’a pas payé ce qu’il devait payer, il doit investir dans la deuxième Métropole de France pour qu’elle soit à la hauteur d’enjeux européens, voire mondiaux. Nous avons des transports qui ne sont pas à la hauteur de Paris », appuie ainsi le maire (PCF) du Rove Paul Sabatino, qui devrait prendre la tête d’un groupe communistes et apparentés au sein d’un inter-groupe plus large de la gauche métropolitaine, tandis que se constituent plusieurs groupes à droite de l’hémicycle.

    Equation intenable

    S’il insiste sur le déplafonnement du versement mobilité et salue la méthode métropolitaine, il tient aussi à défendre la gratuité des transports dont la chambre de commerce et d’industrie veut la peau en échange d’une augmentation des taxes payées par le patronat. « Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement pour la planète, pour la liberté de se déplacer », argumente-t-il.

    Pour la Métropole, l’absence de budget lancera une procédure où la chambre régionale des comptes et la préfecture devraient reprendre la main (notre édition du 23/04), avec pour principale contrainte l’impossibilité de voter tout nouvel investissement. « Nous n’allons pas considérer que nous sommes déchargés, qu’ils doivent se débrouiller, nous allons coopérer avec l’État, nous aurons des propositions à leur soumettre », s’engage David Ytier. Qui répète que les attributions de compensations, l’argent reversé par la Métropole aux communes sur la base de l’ancienne taxe professionnelle, ne peuvent pas être touchées. « Nous avons travaillé avec des juristes, ce sont des dépenses obligatoires », confirme-t-il. Surtout, il pointe les marges d’actions plus restreintes qu’attendues. « Pendant une semaine, on nous a dit de puiser dans nos excédents, il a fallu une réunion au plus haut sommet pour qu’ils conviennent qu’on n’a pas de fonds de roulement », soupire l’argentier. Et d‘espérer : « Cette procédure aura une vertu, l’État va se rendre compte que l’équation est intenable, sauf à activer des leviers supplémentaires. »

  • Le 5, rue des frères Perez à Marseille, un ex « hôtel social » à vau-l’eau

    Le 5, rue des frères Perez à Marseille, un ex « hôtel social » à vau-l’eau

    Depuis quatre mois, une famille vit dans une chambre d’hôtel relogée en urgence à la suite de menaces. Le couple dénonce depuis plusieurs années l’indignité de leur logement suite à des fuites actives d’eaux qui ont entrainé des interventions des marins-pompiers, des fissurations des murs, des infestations de souris et de punaises, des courts-circuits et des surtensions qui détruisent l’électroménager, une ventilation insuffisante, un manque d’entretien générale des parties communes, une dégradation importante de la cage d’escaliers.

    La veille, le 5 février 2026, trois inconnus s’étaient présentés à leur domicile pour une expulsion sauvage. « Tu as jusqu’à lundi pour quitter les lieux sinon on met le feu à ton appartement et on te tue avec ta famille » consigne le dépôt de plainte. Le matin même, une audience s’était tenue devant le tribunal de proximité avec leur bailleur pour dénoncer l’indignité du logement.

    Après avoir déjà connu la difficile copropriété du Gyptis, la famille emménage en février 2014 dans un studio au 4e étage du 5 rue des frères Perez (3e) un immeuble ancien et dégradé en contrebas de la tour Bel Horizon, cette copropriété privée de grande hauteur dont un réseau de drogue a investi des parties communes. Le 5, rue Pérez compte 24 studios issus de division d’appartements sur 5 étages dont une grande partie sont à présent squattés. A noter que depuis janvier 2025, le « permis de louer » s’applique dans le secteur Hoche-Versailles.

    « Depuis trois ans, les problèmes se sont aggravés. J’avais monté un dossier à l’ADIL et porté plainte contre l’ancien propriétaire qui a fait ensuite des travaux mais de camouflage » raconte Djamila, la mère. « Le 6 février au soir, deux types armés et un troisième qui se tenait en bas sont venus frapper à la porte. Je vais te butter, je sais où ta fille va à l’école. Je leur ai répondu que je n’avais pas peur. Les policiers qui sont venus m’ont répondu « on n’est pas payé pour vous protéger ». La mère qui milite à la France insoumise, obtient l’intervention des députés LFI Sébastien Delogu et Manuel Bompard. La préfecture le trouve un refuge d’urgence. « On était en danger. C’est trop de peur. J’avais préparé de quoi partir rapidement. Mais même à l’hôtel, on n’est pas tranquille. Un gars en trottinette est venu il y a trois semaines à la laverie me menacer. On n’est pas en Colombie pourtant… »

    Leur immeuble appartenait jusqu’en juillet dernier à Louis Dalbert, 89 ans, qui l’a revendu à la société I.A 2022 dirigée par le marchand de biens Chouki Hedhiri pour la somme de 326 000 euros. Les baux et quittance de loyer étaient tamponnés par une obscure association dénommée « Un abri pour tous » que gérait l’octogénaire. Un montage singulier qui explique que huit locataires soient titulaires de baux de sous-location de six mois à un an pour un loyer mensuel, charges comprises, de 450 euros, que trois studios sans loués sans bail, le restant étant squatté.

    Suite à cette vente, la SPLA-IN a visité l’immeuble et repéré des « désordres extrêmement importants » dans cet immeuble aux « logements très dégradés » et procédé à un signalement immédiat à la Ville, laquelle a déclenché des visites les 10, 15 octobre et 20 novembre et engagé une procédure contradictoire avant mise en sécurité, faute de travaux. Le document a été un temps affiché à la porte de l’immeuble.

    La semaine dernière, la situation s’est accélérée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un commando d’une quinzaine d’individus cagoulés aurait fait irruption à 1h50 du matin dans l’immeuble, terrorisant les occupants, brisant les serrures pour les pousser au départ. « Ils étaient très nombreux. Ils ont cassé les serrures des logements. Mon appart est squatté alors qu’on a encore le bail. Ils ont frappé une personne » raconte Djamila sur la foi de contact gardé sur place. Une patrouille de policiers aurait alors interpellé 4 individus dont un jeune de 18 ans, les autres prenant la fuite vers la tour Bel Horizon Trois interventions policières ont eu lieu dans l’immeuble vendredi et dimanche pour des tentatives de squat. Contactés, ni le propriétaire, ni le syndic D’Agostino n’ont donné suite à nos requêtes.

    David Coquille

  • Seule candidate, Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Seule candidate, Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Elle était la seule candidate. Samia Ghali (DVG), maire adjointe à la Ville a été élue par les 23 autres membres du conseil d’administration de la RTM ce lundi 27 avril. Une responsabilité qui « nous oblige dans la réussite que nous devons à cette mission de service public de transport et de mobilité » a-t-elle déclaré pour sa première intervention à ce poste.

    Interrogée plus tard sur ses priorités, la nouvelle présidente de la Régie a convenu des difficultés financières de la métropole qui vont impacter son action, 123 millions d’euros manquant pour boucler le budget de la collectivité. « On verra demain ce qui se passera [lors du conseil métropolitain, Ndlr.], la RTM ne doit pas subir la mauvaise gestion du passé », a-t-elle estimé.

    Un état des lieux

    Et de promettre d’aller « chercher l’argent où il le faut, que ce soit à l’État, aux collectivités territoriales, chacun doit prendre sa part, les entreprises aussi ». Sur ses axes de travail, notamment la gratuité pour les moins de 26 ans évoquée lors de la campagne des municipales, elle préfère attendre les résultats d’un audit qu’elle va lancer pour se prononcer. « J’aurai une discussion avec le président de la métropole et le maire de Marseille sur ces questions-là, mais en leur donnant les éléments factuels de ce qu’est la réalité de la RTM », précise-t-elle avant d’esquisser quelques pistes : « Faire en sorte que les agents qui travaillent à la RTM puissent le faire en toute sécurité, que le matériel roulant soit de bonne qualité », pour les usagers.

  • Le rapport Alloncle adopté sans les voix de la gauche

    Le rapport Alloncle adopté sans les voix de la gauche

    C’est un vote qui acte la fin d’une mascarade qui aura duré six mois. Une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public instrumentalisée par son rapporteur, le député ciottiste Charles Alloncle. Au total, 67 auditions ont été menées 234 personnes interrogées durant 200 heures de d’échanges particulièrement tendus et très médiatisés. Passé de l’ombre à la lumière, l’élu d’extrême droite a soumis au vote de ses collègues son rapport rédigé à l’issue des travaux. Un document de 400 pages, truffés de mensonges, aux relents trumpistes, avec 80 préconisations dont quelques-unes ont été dévoilées par l’AFP. À savoir : la suppression de la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour « redéployer les moyens » sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux ainsi que les fusions de France 2 et France 5 de même que Franceinfo et France 24. Aussi, le député d’extrême droite veut soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l’Élysée.

    L’objectif final est la privatisation de l’audiovisuel public. Un projet poussé par toute l’extrême droite, des ciottistes, aux zemmouristes en passant par les lepénistes, jusqu’aux libéraux de l’Institut Montaigne et défendu par les médias du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré. Le Monde a par ailleurs révélé que Lagardère News, propriétaire du JDD et du JDNews médias de la galaxie Bolloré, a envoyé à des députés de la commission d’enquête une série de questions à poser aux personnes auditionnées. Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission évoque « des éléments concordants [qui] accréditent des tentatives d’ingérence inédites ».

    « Un précédent détestable »

    Réunis à huis clos, la trentaine de membres de la commission a débattu pendant près de cinq heures. Le vote a été acquis par 12 voix contre 10. La gauche s’y est opposée « nous ne souhaitons pas légitimer la manière dont les auditions ont été conduites et le rapport écrit. Cette commission a créé un précédent détestable », estime la députée Génération.s. Sophie Taillé-Poilan. Avant la réunion, les socialistes avaient proposé de couper le voter en deux : l’un pour approuver ou non la publication du rapport et l’autre pour approuver la publication ou non des recommandations de Charles Alloncle. « Pour dissocier les choses », pousse la députée PS Ayda Hadizadeh. « Il y a un autre précédent si on laisse publier ce rapport tel quel », fait-elle valoir, « le précédent selon lequel on peut tout faire, tout dire dans une commission d’enquête, et à la fin il n’y a aucune conséquence ».

    Pour Aurélien Saintoul, « le document est mensonger, partiel, malveillant et lui-même contradictoire » parmi les éléments évoqués par le député insoumis « le rapporteur explique avoir soutenu toutes les demandes d’auditions formulées par d’autres membres de la commission d’enquête : c’est faux. Nous avons, par exemple, demandé l’audition de Gérard Larcher et fort opportunément, il n’a pas soutenu cette demande ». Et pour cause, en tant que « président du Sénat il a nommé lui-même plusieurs personnes au sein du collège de l’Arcom », abonde l’élu.

    Le rapport sera rendu public dans une semaine.

  • Deux accidents mortels au travail par jour

    Deux accidents mortels au travail par jour

    Calvin Simon n’avait que 15 ans, mais il fait désormais partie de la longue liste des personnes ayant perdu la vie au travail. Ce jeune élève d’un lycée professionnel était en stage d’observation dans une entreprise de matériaux de construction à Bagnols-sur-Cèze (Gard), lorsque le 17 avril, il perd la vie, écrasé par un engin élévateur dont il avait perdu le contrôle. Quelques heures plus tard, c’est vers Lyon qu’un jeune intérimaire de 22 ans meurt dans une usine Lustucru.

    De tragiques accidents qui révèlent un véritable fait de société auquel veulent sensibiliser syndicats et associations à l’occasion de la journée mondiale de la Santé et de la sécurité au travail ce mardi (rendez-vous ci-contre). Date également de commémoration pour les morts et les accidentés du travail, le 28 avril permet de rappeler « que la question [de la sécurité au travail] est essentielle, selon Michel Bianco qui a perdu son fils dans un accident du travail en 2006 et milite au sein de l’association Familles Stop mort au travail. Il faut que la société prenne conscience du caractère insupportable de trois morts par jour au travail.* »

    Des victimes de plus

    en plus nombreuses

    Des mobilisations d’autant plus importantes que le nombre d’accidents semble repartir à la hausse. Les derniers chiffres, qui datent de 2024, font état de 1 297 décès liés au travail, soit 10 de plus que l’année 2023, et qui suivent une augmentation observée depuis 2021. En région Paca, ce sont 107 personnes qui ont perdu la vie, dont 56 sur le lieu de travail. Et pour Pascal Maestracci, secrétaire régional de l’Union régionale Construction, Bois et Ameublement, CGT « les chiffres de 2025 risquent d’être catastrophiques. Car il y a eu une recrudescence du nombre de morts au début de l’année », affirme-t-il.

    Pourtant depuis les années d’après guerre et la régulation du monde du travail, la tendance était plutôt à la baisse, jusqu’en 2008 où ils se mettent à stagner, pour augmenter de nouveau en 2021. Pour le père endeuillé, cette augmentation s’explique facilement : « Les questions de sécurité ont un coût [pour les entreprises], assène-t-il. Et il faut les limiter, augmenter les cadences, aller toujours plus vite », s’indigne-t-il. L’adhérent du collectif familles stop à la mort au travail pointe également du doigt l’augmentation des accidents des jeunes de moins de 25 ans, à l’instar de ceux évoqués plus haut. « C’est flagrant qu’il y a un manque d’accompagnement des jeunes, martèle-t-il. Comment ce jeune s’est-il retrouvé sur cet engin alors qu’il était en stage d’observation ? », pointe-t-il…

    Le BTP est d’ailleurs l’un des secteurs les plus touchés. « C’est la profession la plus meurtrière, affirme le secrétaire de l’Union régionale Construction, Bois et Ameublement de la CGT. Que ce soit sur les chantiers, accidents de trajet ou les maladies professionnelles. On a l’équivalent malheureusement de plus d’un mort par jour travaillé », se désole le syndicaliste. Une sinistralité importante qui s’explique par la nature de ce secteur, mais également par l’explosion de la sous-traitance « en cascade » très pratiquée dans ce milieu. « Certaines petites entreprises sous traitantes à bas coût font des économies sur les mesures de sécurité, et passe plus facilement entre les mailles du filet [des contrôles] », commente le cégétiste.

    Des chiffres alarmants mais qui seraient sous-estimés, d’après de nombreux experts. En effet, les chiffres de l’assurance-maladie ne prennent pas en compte les indépendants, les régimes spéciaux, la fonction publique ou les travailleurs non déclarés. Et faut-il encore que l’accident soit déclaré « de travail ». Ce qui est loin d’être toujours le cas.

    Pour réduire les risques

    Ces accidents pourraient être évités, selon les syndicats et les associations, en limitant la sous-traitance, qui permet de diluer la responsabilité, et en augmentant les contrôles et la régulation. La CGT réclame notamment le doublement des effectifs de l’inspection du travail. « Rien que sur les Bouches-du-Rhône, il y a 20% de postes vacants à l’inspection du travail, dénonce le cégétiste. Sans compter les arrêts-maladies à cause du surmenage. Ils n’ont donc pas les moyens de pouvoir faire les contrôles qui devraient être faits pour maintenir un niveau de sécurité au travail correct », insiste-t-il.

    Par ailleurs, ils réclament la création d’un observatoire des morts et des accidents du travail, tout secteurs confondus, afin d’avoir une base de données plus large pour mieux répondre aux besoins de santé et sécurité. « Lorsque la société, à un moment, n’a plus accepté qu’il y ait dix mille morts par an d’accidents de la route, on a mis en place toute une législation, une limitation de vitesse et des radars. Et on est descendu à quatre mille morts. Donc quand on décide de mettre les moyens, on peut réduire les risques », s’exclame Michel Bianco.

    Pour Pascal Maestracci, il est urgent d’agir. « Car ce sont des drames humains. Derrière le salarié, il y a des familles victimes de ces accidents au travail. Et tout ça sur l’autel du profit pour un patronat qui néglige les conditions de travail et la mise en sécurité des travailleurs. »

    * En prenant en compte
    les maladies professionnelles
    et les accidents sur le trajet.

    107

    C’est le nombre de morts au travail en région Paca, en 2024, d’après la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et de la solidarité. Pour la région, si le nombre d’accidents a diminué, leur gravité elle, augmente.

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille

    La CGT bois métaux construction organise un rassemblement à partir de 7h devant la chambre patronale du BTP 13.

    Venelles

    Une conférence-débat, comprenant la projection du film L’histoire de Souleymane et une exposition photo, se tient à la Médiathèque l’Etincelle à partir de 18h. Entrée libre sur inscription à l’adresse suivante : carrefourcitoyenvenelles@gmail.com.

    Châteauneuf-les-Martigues

    La fédération des industries chimiques de la CGT Paca appelle à la grève et à un rassemblement à 10h sur le site de Total la Mède, sur le rond-point d’accès à l’entreprise.

    Avignon

    L’union départementale de la CGT 84 appelle au rassemblement sur le parvis de la gare centre à 10h30.

  • Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Le Kickboxing Simiane a brillé lors de l’Open international de boxe libre, en Belgique. Dans la ville wallonne de Nivelles, de nombreux combattants, venant de plusieurs pays et de plusieurs disciplines (Muay Thaï, MMA, Sambo, kickboxing, etc.), se sont regroupés pour s’affronter en boxe libre. La section dirigée par Olivier Blanco s’est brillamment comportée avec quatre podiums dont trois victoires.

    Lemercier tombe face

    au gagnant de sa catégorie

    Ce dernier s’est lui-même imposé en master 2, dans la catégorie des -90 kg. Benjamin Josuan l’a emporté en -80 kg, alors que Fayçal Benmbarek a aussi empoché la première place dans cette même catégorie de poids mais en master 3. Camron Lim-Mardani s’est classé 2e chez les 16-17 ans
    (-70 kg).

    Jimmy Lemercier est donc le seul combattant du Kickboxing Simiane à ne pas avoir obtenu de médaille lors de cet Open international. En senior (-80 kg), il s’est incliné face au futur vainqueur en étant pourtant un néophyte de la pratique. Seulement quatre mois après ses débuts en boxe, il s’est lancé le défi de participer à cette compétition. De bon augure pour les différentes échéances à venir.

    Figure locale et arbitre international, Farouk Rahmoun était également présent en Belgique pour assurer la gestion des combats sur une partie du lieu de compétition. Simiane a donc réalisé quelques prouesses sur le sol belge et peut avancer sereinement vers la suite de la saison.

  • [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    [Info La Marseillaise] Christian Amiraty saisit la justice pour réintégrer le conseil municipal de Marignane

    Saisi en référé par l’ancien maire (UCE) de Gignac-la-Nerthe, le tribunal administratif de Marseille doit décider ce mardi si Christian Amiraty peut réintégrer le conseil municipal de Marignane. Le maire d’extrême droite de la ville Eric le Dissès a en effet décidé, le 27 mars dernier, d’accepter une prétendue démission dont son concurrent aux municipales assure ne pas être à l’origine, et qui n’était pas conforme aux exigences réglementaires.

    «La réalité, c’est que quelqu’un de mon entourage a envoyé au directeur général des services un mail depuis ma boîte personnelle faisant état de ma démission, explique-t-il. Lorsque je l’ai appris, j’ai écrit une lettre manuscrite pour le contester et j’ai même reçu une réponse du directeur général des services qui me disait que ce mail ne pouvait pas être considéré comme une démission ! » Celle-ci doit en effet être manuscrite et signée, indique l’ancien édile qui n’a pas été convoqué ni pour le débat d’orientations budgétaires le 9 avril dernier, ni pour l’adoption du budget ce mercredi.

    Il dénonce donc une décision du maire prise en connaissance de cause. «Tôt ou tard, il faudra qu’il se fasse à l’idée que je suis là, j’ai plein de choses à dire pour ces six prochaines années », assène Christian Amiraty.

    Sollicitée, la municipalité marignanaise n’a pas donné suite.

  • Fibre Excellence en redressement judiciaire

    Fibre Excellence en redressement judiciaire

    Dans sa décision datée de ce lundi matin, le tribunal de commerce décide d’ouvrir une procédure de «redressement judiciaire» à l’égard de l’entreprise Fibre Excellence et de ses deux usines de pâtes à papier, à Saint-Gaudens en Haute-Garonne et à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. « Les conditions légales étant réunies, il y a lieu dans ces conditions d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire », justifie le tribunal. Qui explique notamment « qu’il est établi que la SAS FIBRE EXCELLENCE est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements ».

    Toutefois, le tribunal estime aussi que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif ». D’où un redressement judiciaire assorti d’une large période d’observation. Le tribunal « fixe à 6 mois la durée de la période d’observation pendant laquelle sera établi un bilan économique et social et des propositions tendant à la continuation ou à la cession de l’entreprise dans le cadre d’un redressement ». Notons que l’entreprise devra revenir deux fois au tribunal pendant cette période. « La SAS FIBRE EXCELLENCE SAS devra se présenter au tribunal devant le juge-commissaire (2ème étage), le mercredi 03 juin 2026 à 09H00 munie d’une situation de trésorerie, d’une situation financière », explique la juridiction. Laquelle « renvoie l’affaire en chambre du conseil à l’audience du mercredi 17 juin 2026 à 09H00, […] afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ».

    Une nouvelle en demi-teinte pour la Filpac-CGT du site. Si elle se dit rassurée « à moitié » , elle note surtout que cette période d’observation est « 6 mois avec le couteau sous la gorge, à la vue de la trésorerie, on ne sait pas si on va tenir d’ici là ».

  • Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali a été élue présidente de la RTM ce lundi 27 avril, «à l’unanimité et à la majorité absolue». Elle était la seule candidate en lice.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mardi.