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  • [1er-Mai] À Gap, un carnaval contre l’escalade militaire

    [1er-Mai] À Gap, un carnaval contre l’escalade militaire

    Travailleurs et travailleuses du monde entier : désarmons la guerre ! », tel était le mot d’ordre du défilé du 1er-Mai à Gap. Parti à 10h30 de la place de la République, à l’appel de l’intersyndicale, FSU-CGT-Solidaires-FO, la manifestation s’est mise en marche pour la défense des conquis sociaux, dont le 1er-Mai, encore récemment attaqué par le gouvernement et la lutte contre l’escalade guerrière généralisée. « Regardons les choses en face, le budget des armées en France a doublé en dix ans, pendant que les services publics manquent de tout, a dénoncé Julien Bouillé, co-secrétaire de la CGT 05. Ce n’est pas un hasard, c’est un choix politique qui consiste à investir dans la guerre plutôt que la vie. »

    « Maudite soit la guerre ! »

    Sur place, organisations syndicales et forces de gauche ont dénoncé le lien stratégique entre un climat guerrier et une répression généralisée du mouvement social. « Le gouvernement joue sur une communication anxiogène, la peur de la guerre, qui brise la mobilisation collective, qui pousse les à gens se recroqueviller, sur eux-mêmes au lieu de lutter pour leurs conquis sociaux comme le
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    er-Mai », a affirmé Sophie Delphino, secrétaire de la section des Hautes-Alpes du Parti communiste.

    Face au capitalisme guerrier débridé, les manifestants ont choisi une réponse populaire : un carnaval antifasciste. Le cortège a défilé dans la matinée au rythme des chants antimilitaristes comme l’Estaqua ou encore La rue des lilas, entonnés par la chorale autogérée du Buëch. En guise de Pétassou, c’était une effigie de Donald Trump, armé d’un fusil et surmontant un char qui a défilé avant que les membres du Local, qui regroupe plusieurs groupes locaux anarchistes libertaires, n’organisent son procès à l’arrivée du cortège 11h30, place Grenette. « Monsieur Donald Trump, vous et tous les dirigeants impérialistes semeurs de morts, êtes reconnus coupables d’organiser la guerre entre les peuples ! » À ces mots, le Pétassou a pris feu, encerclé par une ronde dansante.

  • [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    C’est devant le temple du syndicalisme que les Toulonnais ont commencé à se rassembler un peu avant 10h. Contents d’être à nouveau là, ensemble et debout contre l’adversité, pour la paix et les droits des travailleurs. Mais aussi pour s’opposer à tous ceux qui s’emploient à torpiller les conquis sociaux, comme en témoigne cette offensive des forces de la réaction contre cette journée de lutte et de revendication.

    « Cette année, le 1er-Mai a une saveur particulière, grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée », lance le secrétaire départemental de la FSU Alain Tournay. Une première victoire, poursuit le responsable syndical, « contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite ». Mais pour autant, rien n’est joué, prévient-il. D’autres assauts vont devoir être repoussés.

    Le secrétaire de l’Union départementale CGT, Richard Roméo-Giberti, précise : « C’est aussi une journée de mobilisation et de lutte contre l’extrême droite qui progresse et qui prend des municipalités. Pour dire que non, ce n’est pas banal. On le voit d’ailleurs avec toutes les décisions qu’ils prennent, souvent contre la CGT d’ailleurs, comme à Carcassonne ou à Liévin. »

    « Une extrême droite qui cherche à diviser les travailleurs et les travailleuses », ajoute Pascal Brun (CGT), contrairement au « syndicalisme, lui internationaliste, qui prône la solidarité et lutte contre le racisme et la xénophobie ».

    « Notre 1er-Mai porte évidemment, en effet, toutes les valeurs antifascistes du mouvement ouvrier », confirme Olivier Rosay (Sud). « Et dans un contexte de racisme débridé porté par une partie, hélas, du patronat et de la classe politique qui se traduit par des agressions de militants et des dégradations de locaux syndicaux ou de partis politiques de gauche, il y a vraiment de quoi se mobiliser », ajoute-t-il.

    Plus loin dans le cortège, l’ancien conseiller municipal communiste de Toulon en Commun André de Ubeda, en appelle à un sursaut républicain : « Le symbole du 1er-Mai est particulièrement important cette année puisque l’oligarchie veut, tout aussi symboliquement, l’attaquer puis, comme toujours, le supprimer. Il est important aussi pour la bataille des idées contre les injustices sociales, et face au danger d’une extrême droite qui rêve d’Ancien Régime sous toutes ses formes, y compris les privilèges de la noblesse fût-elle des deux Siciles. »

    Dans sa prise de parole, l’intersyndicale rappelle que « le 1er-Mai, ce n’est pas juste une tradition mais une journée de lutte qui vient de loin, des combats du mouvement ouvrier, des conquêtes arrachées par la mobilisation, comme celle du Front populaire ». Et de poursuivre : « Nous affirmons une fois de plus notre volonté de ne pas laisser les puissants dicter notre avenir. Nous refusons d’être pris pour des sous-citoyens, nous refusons de laisser les riches se gaver sur notre dos pendant que les plus précaires souffrent. L’heure est à la mobilisation et à la lutte collective face à l’extrême droite qui se nourrit des crises. »

    Dans le cortège arrivé à présent à hauteur de la place de la Liberté Stéphane Sacco (GRS), élu à La Seyne, insiste : « La bataille politique doit se jouer d’abord sur le terrain des valeurs, celles du progrès et de la justice sociale, et cette journée est un repère, tout à la fois un héritage et un cap pour les combats à mener. »

    L’élu d’opposition « Alternative progressiste » dit la responsabilité de son groupe face à la majorité d’extrême droite, d’incarner une opposition lucide, déterminée, utile et vigilante face aux dérives, et toujours au service de l’intérêt général.

    Et de conclure : « Leur projet repose sur des réponses simplistes, nourries par les peurs et le repli sur soi, alors que nous, à l’inverse, nous portons une véritable ambition. »

    De quoi donner envie de se retrouver ensemble plus souvent sur le pavé du Port du Levant, plus nombreux, plus fort. Dans la cité « résistante » qui a à nouveau dit non au parti à la flamme.

    « Le syndicalisme, prône
    la solidarité et la lutte contre le racisme et la xénophobie »

  • L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    C’est l’attractivité phare du côté de Martigues. Le Fort de Bouc se dévoile au grand public avec des visites guidées que l’office de tourisme organise tous les mois. Un monument connu pour sa position stratégique dans le domaine maritime. Le fort contrôlait également la région en tant qu’ouvrage défensif et phare au XVIIe siècle. Au programme de cette visite : une traversée en bateau jusqu’au fort, une découverte des espaces intérieurs, des récits captivants autour de son histoire et de ses usages et des points de vue uniques sur le littoral martégal. Depuis des années, l’office du tourisme organise les visites à la même période de l’année.

    « C’est une visite qui fonctionne toujours bien, on remplit très souvent la billetterie. Les habitants ont envie de découvrir une autre facette de Martigues et ça leur plaît puisque tout le monde connaît le lieu mais pas son histoire », déclarent les organisateurs des visites.

    Depuis de nombreuses années, la structure organise les visites et compte énormément sur l’événement : « On a été coupé par la crise du Covid-19 mais depuis 2023, c’est un rendez-vous phare de la saison estivale », annonce l’office de tourisme. La prochaine visite aura lieu le samedi 2 mai à partir de 9 h 30, d’autres créneaux seront proposés en juin, juillet et août avec deux dates par mois, les samedis aux mêmes horaires. Une bonne occasion pour les touristes aussi de découvrir ce haut lieu.

    Pour tout renseignement
    et réservation : martigues-tourisme.com ou
    04.42.42.31. 10.

  • [Entretien] « “L’Or du Rhin” est la vraie quintessence du génie wagnérien »

    [Entretien] « “L’Or du Rhin” est la vraie quintessence du génie wagnérien »

    Voilà 30 ans que L’Or du Rhin de Richard Wagner n’avait pas eu l’heur de passer la rampe de l’Opéra de Marseille. Ce sera chose faite pour quatre représentations dès le 5 mai. C’est la passion pour Wagner de Michele Spotti, directeur musical de la maison, qui vaut au public de redécouvrir le prologue de L’anneau du Nibelungen. Cette nouvelle production sera mise en scène par Charles Roubaud, un pilier de l’institution, à qui on doit une fameuse Walkyrie en 2007. Une distribution choisie d’une quinzaine de rôles qui réunit habitués, et nouveaux venus. Diriger Wagner en général, une volonté, « Das Rheingold » en particulier, un rêve qui prend forme. Le chef italien ne veut sans doute pas se voir confiné au seul répertoire péninsulaire. À l’instar d’un Toscanini qui vénérait le maître de Bayreuth, le maestro veut démontrer la largeur de sa palette. Entretien.

    La Marseillaise : Vous dirigerez dans
    la fosse de l’Opéra de Marseille
    votre tout premier Wagner. Avec
    quels sentiments l’abordez-vous ?

    Michele Spotti : Je suis très excité, dans le bon sens du terme. J’ai une telle hâte d’approcher ce type de répertoire. Et j’ai surtout la sécurité de le faire avec l’Orchestre de l’Opéra. Je le vois comme l’occasion d’un aboutissement de mon parcours artistique. En tant qu’italien, avec ma culture latine, je pense que c’est, ici, à Marseille, un excellent point de départ pour confirmer ma carrière de chef. Il y a dans la vie d’un chef un avant et un après le Ring.

    Pourquoi avoir choisi en particulier L’Or du Rhin ?

    M.S. : Symboliquement L’Or du Rhin est un début (celui de la Tétralogie) et aussi pour moi c’est le début d’une nouvelle étape. C’est Maurice Xiberras qui me l’a proposé quand je lui ai parlé de mon désir de diriger Wagner. Je vois l’œuvre comme la vraie quintessence du génie wagnérien. J’ai beaucoup lu et digéré Lohengrin, Tannhäuser, Le Vaisseau fantôme… tout aussi passionnant. Mais je devais commencer par le cœur de l’œuvre de Wagner. L’Or du Rhin me restera toujours très spécial.

    Que représente Wagner
    pour vous en tant que chef ?

    M.S. : C’est un compositeur que j’aime à la folie. J’y suis venu très naturellement. J’ai eu l’occasion à la Scala de Milan d’entendre Daniel Baremboïm le diriger. Il y a pour moi, chez Wagner, un énorme côté spirituel. Et une intelligence théâtrale hors du commun. L’Or du Rhin est un chef-d’œuvre total. C’est pour moi une chance de pouvoir le diriger à Marseille.

    Et « L’Or du Rhin »
    plus spécifiquement
     ?

    M.S. : L’Or du Rhin est une œuvre extrêmement fouillée d’un point de vue orchestral. À la première lecture la partition paraît opaque. Mais là, au milieu des répétitions, on peut entendre le génie du compositeur. Le défi est surtout de rendre sensible la puissance orchestrale pendant les interludes. C’est sans doute l’opéra le plus symphonique de Wagner. D’autant que c’est deux heures trente sans interruption. Ça exige pour moi à la fois une grande forme mentale mais aussi physique. Il faut que j’évite de boire avant, si vous voyez ce que je veux dire. Je dois rester dans un bon un état spirituel et physique, trouver la sérénité pour affronter un tel chef-d’œuvre.

    Comment avez-vous travaillé
    avec l’orchestre ?

    M.S. : Ça été génial ! La disposition dans la fosse est très intéressante. Côté jardin, les cordes et cour, les bois et les cuivres. Les percussions dans les loges d’avant-scène. Sans compter les six harpes qu’il a fallu dissimuler au public et obtenir un effet stéréophonique. On va remplir le théâtre de son. On a pensé à placer dans le minimum d’espace le maximum de musique. Les musiciens sont heureux de pouvoir se confronter à une telle partition. C’est le prolongement de notre travail symphonique ; la 2e de Mahler, Un Requiem allemand de Brahms… Ce travail nous a été utile pour atteindre la profondeur

  • À Châteauneuf-les-Martigues, Total réaffirme ses priorités sur la santé

    À Châteauneuf-les-Martigues, Total réaffirme ses priorités sur la santé

    Les sujets de santé au travail, en particulier lorsqu’ils concernent des expositions potentielles à des substances comme le benzène, sont sérieux et appellent des réponses claires », affirme Jean-Michel Diaz, directeur régional Paca de TotalEnergies, en réponse à la conférence de presse de la Fnic-CGT donnée mardi 28 avril.

    Cette réponse intervient dans un contexte de tensions autour de la plateforme TotalEnergies de La Mède, ancienne raffinerie de pétrole convertie en bioraffinerie de carburant de synthèse à base d’huile végétale. Une tension qui se mesure à la plainte au pénal pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui pour l’exposition au benzène déposée par le syndicat CGT et 14 salariés et la saisie des Prud’hommes par 180 salariés pour préjudice d’anxiété lié à cette exposition.

    « Je comprends les préoccupations qui peuvent s’exprimer, et je sais à quel point ces sujets peuvent être sensibles pour celles et ceux qui travaillent sur le site. La santé et la sécurité de l’ensemble des équipes qui interviennent sur nos sites sont au cœur de notre exigence au quotidien », affirme en réponse le directeur régional de TotalEnergies. Ce dernier rappelle avoir « passé 37 ans de ma carrière dans des usines TotalEnergies, je sais à quel point ces enjeux sont concrets ». « À La Mède, les équipes opérationnelles de TotalEnergies comme celles des entreprises partenaires évoluent sur le même site industriel. Cela nous engage collectivement à une vigilance permanente, c’est la priorité dans nos métiers », poursuit-il.

    « Respect des réglementations »

    Sur le plan plus technique, Jean-Michel Diaz précise que « nos activités sont conduites dans le respect des réglementations applicables, sous le contrôle des autorités compétentes, avec des dispositifs de prévention et de suivi en place, et nous restons à leur disposition pour apporter tous les éléments utiles ». Cela repose notamment sur « des campagnes régulières de mesures et de contrôle des installations, la formation des équipes aux risques chimiques et un suivi médical adapté des salariés concernés ».

    En définitive, le directeur régional de TotalEnergies indique que « dans cet esprit de transparence continue, nous organisons régulièrement des visites du site pour des élus, des riverains, des étudiants et des associations, afin de présenter concrètement nos activités et nos exigences en matière de sécurité. La semaine dernière encore, nous avons accueilli des lecteurs du journal La Provence sur le site ».

    Ce discours jettera-t-il un nouveau pont ? Alors que TotalEnergies et Air Liquide s’associent pour une nouvelle production d’hydrogène intégrée au processus biocarburant, sur place, le syndicat CGT pointait « une bonne nouvelle » selon le secrétaire Fabien Cros en janvier. Ceci en raison de « l’arrêt du reformer, plus gros producteur de benzène du site ». François Wioland, responsable des projets pour Total, lors de la présentation des projets, affirmait que « la présence de tous les éléments CMR, comme le benzène, a été modélisée et le pire scénario révèle un impact en particule par million ». « Nous n’avons pas confiance » tranchait le responsable CGT.

  • Toulon à un pas de la finale

    Toulon à un pas de la finale

    La marche à gravir est très haute, mais rien ne semble impossible pour les Toulonnais cette saison. En difficulté en Top 14, où ils sont restés loin des attentes, les Rouge et Noir ont su relever la tête sur la scène européenne. Les voilà désormais à l’aube d’une demi-finale de Champions Cup, qu’ils disputeront ce samedi (16h) sur la pelouse du Leinster. Onze ans après leur dernière apparition à ce stade de la compétition, déjà face aux Irlandais, que les Varois avaient alors dominés à l’Aviva Stadium. « Mais ce n’est plus du tout la même équipe », signale Pierre Mignoni, le manager du RCT. « Cette équipe-là, c’est une histoire complètement différente. Et justement, c’est bien pour elle de connaître ce genre de gros challenge. On n’a pas seulement envie de le connaître, on a envie de le vivre », poursuit-il en témoignant beaucoup de respect au quadruple champion d’Europe. « Ce serait leur manquer de respect que de les imaginer vieillissants ou un peu en retrait. C’est une très grande équipe, un très grand club. Ils ont une vraie stabilité, une culture du travail et du titre. Leur expérience collective est énorme, au niveau international comme au niveau du club », souligne le technicien varois. Ce dernier est persuadé que le stage réalisé en amont du match contre l’USA Perpignan, le 28 mars (défaite 36-20), a permis au groupe toulonnais de repartir de l’avant. Même si le déclic est apparu avant d’affronter les Sud-Africains des Stormers, le 4 avril (victoire 28-27).

    Expérience collective

    Mais l’adversaire à venir est d’un calibre supérieur. « C’est une équipe qui sait parfaitement se préparer pour ce genre de rendez-vous. Elle a beaucoup d’expérience, beaucoup de maîtrise. Et quand on est à ce niveau-là, on sait gérer les moments importants. Ils ont montré qu’ils étaient capables de monter en puissance au bon moment. Ce n’est pas une équipe qu’on peut sous-estimer, bien au contraire », ajoute Pierre Mignoni, conscient que le Leinster possède une plus grande expérience collective sur le plan international. « La charnière, et tant d’autres joueurs, sont habitués à ce niveau-là ensemble depuis longtemps. Chez nous, cette expérience existe individuellement, mais pas encore autant collectivement. C’est là qu’il faudra compenser », insiste l’ancien demi-de-mêlée. Il compte sur « beaucoup de précision » et « beaucoup d’effort » pour rivaliser avec les valeureux Irlandais. « Si on arrive à être précis dans le jeu et solides dans l’engagement, on peut exister dans ce combat », précise le manager du RC Toulon, qui, en cas de succès, pourrait retrouver Bordeaux-Bègles lors de la finale au stade San-Mames, à Bilbao.

    Retour des cadres Ollivon et Ribbans

    Le deuxième-ligne anglais, et capitaine, David Ribbans ainsi que le troisième-ligne des Bleus Charles Ollivon, ménagés depuis deux semaines, vont faire leur retour ce samedi à Dublin pour aller défier la province du Leinster en demi-finale de la Champions Cup. Côté Leinster, le pilier français, Rabah Slimani, transféré de l’ASM Clermont à l’été 2024, a été placé sur le banc.

    Montpellier se heurte aux Dragons

    Les Montpelliérains reçoivent les Gallois des Dragons de Newport, ce dimanche (13h30), en demi-finale de Challenge Cup.

  • Des Irlandais solides, mais pas insurmontables

    Des Irlandais solides, mais pas insurmontables

    Sur le papier, les Irlandais du Leinster sont largement donnés vainqueurs. Mais les Toulonnais ont prouvé tout au long de cette campagne européenne qu’ils sont capables de renverser n’importe quelle grande équipe du vieux continent. « On n’a rien à perdre, on y va en tant qu’outsiders, à nous de faire un grand match pour espérer quelque chose, concédait cette semaine Baptiste Serin, le demi de mêlée international. Mais on veut être acteurs de notre demi-finale. Si on est spectateur, on prendra 40 points », poursuit-il. Les Bleus de Dublin possèdent dans leurs rangs des joueurs de qualité internationale, à l’instar de l’ailier Tommy O’Brien. Ce dernier totalise 11 franchissements en Champions Cup, illustrant sa capacité à créer des brèches et à mettre les défenses sous pression. Une menace constante pour les lignes toulonnaises. Après avoir éliminé les deux premières équipes de l’United Rugby Championship, le RC Toulon s’attaque cette fois au quatrième du championnat.

    Avec 29 essais inscrits en Champions Cup, sans compter la précision d’Harry Barne au pied, les Irlandais figurent parmi les attaques les plus prolifiques de la compétition. Une capacité à concrétiser leurs temps forts qui sera un facteur clé de cette confrontation. Mais ils restent toutefois sur une défaite le week-end dernier sur la pelouse de Benetton Rugby (29-26), lors de la 16e journée d’URC. Preuve que tous les scénarios sont à envisager.

  • C’est la dernière chance pour l’OM

    C’est la dernière chance pour l’OM

    En règle générale, les duels ont lieu au petit matin, lorsque la brume masque le soleil levant.

    Mais samedi, dans la plaine entre Erdre et Loire, c’est après les agapes, à l’heure où l’on sort de la sieste, que Canaris et Phocéens vont en découdre. Avec comme objectif commun, celui de rester en vie. En vie dans la course à la place de barragiste, seule restant accessible pour les Bretons. En vie dans la course à la Ligue des Champions en ce qui concerne les Marseillais.

    Lors des dernières journées, les deux équipes ont semblé prendre un malin plaisir à se compliquer la tâche. Surtout l’OM, qui semblait bien en place sur le podium. Mais dont le parcours depuis la dernière trêve internationale est plus celle d’un candidat à la Ligue 2 qu’à la Ligue des Champions.

    L’OM qui, à force de gaspiller ses jokers, se retrouve à courir après la meute. En étant devenu tributaire de plusieurs faux pas de leur part, alors qu’il ne reste plus que trois journées, et neuf points à distribuer. L’OM qui compte quatre points de retard sur la troisième place, que convoitent les Olympiens, mais aussi Lyon, Lille et Rennes qui les devancent.

    Habib Beye est conscient que sa mission ne sera pas évidente. À la tête d’un groupe qui a eu du mal à digérer les dernières déconvenues, il compte sur le professionnalisme et l’envie de chacun pour la réussir. « Le levier, le moteur, ce sont les joueurs » a-t-il avancé en conférence de presse. « La solution, nous la trouverons avec ce groupe, qui doit comprendre que, sur ces trois derniers matches, nous n’avons plus de joker. Nous sommes en retard, n’avons plus notre destin en main, et, pour espérer avoir une position qui nous permettrait d’être dans les objectifs, ou en tout cas de se rapprocher de l’objectif, il faut gagner ces trois matches-là », insiste-t-il.

    Le match à Nantes doit donc être le tremplin des ambitions marseillaises retrouvées. « Il faut commencer à gagner celui-ci » clame l’entraîneur marseillais. Il a conscience que l’OM est condamné à faire le plein de point s’il veut remplir le contrat du début de saison. Habib Beye reste confiant. « Les joueurs sont, aujourd’hui, focus, ils travaillent bien, encore une fois, je n’ai rien à leur reprocher sur le travail, et samedi, il faudra valider ce que nous voyons la semaine. »

    Tout est donc prêt pour le duel. Reste à savoir si l’on entendra l’harmonica de Charles Bronson à la Beaujoire.

  • Le nouveau combat de Laurence Fischer

    Le nouveau combat de Laurence Fischer

    En quinze ans de pratique au plus haut niveau, Laurence Fischer a récolté trois titres de championne du monde, sept d’Europe et onze nationaux.

    Le karaté, qu’elle a découvert à 12 ans, est ancré en elle. Et depuis ses premiers katas, sous la houlette de Claude Petinella à Martigues, jusqu’à l’ouverture de sa première antenne de « Fight for dignity », l’ONG qu’elle a créée pour venir en aide aux femmes victimes de violence, elle continue à vivre sa passion, en la transmettant d’une autre manière.

    Retrouver l’estime de soi

    « Le karaté peut aider à surmonter certains traumatismes psychocorporels. Aider des femmes qui ont souffert dans leur chair à avoir une relation différente à leur corps. Apprendre à s’y reconnecter pour retrouver une estime de soi », déclare-t-elle. La structure qu’elle a mise en place propose divers ateliers de reconstruction personnelle.

    Dans le cadre de Maisons des femmes, il en existe une vingtaine en France, deux en République démocratique du Congo, sont accueillies des personnes « qui ont la sensation d’être mortes et en pleine culpabilité alors qu’elles sont les victimes ».

    Ces maisons permettent de rencontrer des thérapeutes, mais aussi des médecins, des policiers, avec lesquels un parcours de reconstruction est mis en route. « La pratique du karaté vient en complément de l’écoute. Parfois, le seul “kiai” suffit à libérer une personne » indique Laurence Fischer.

    www.fightfordignity.net

    À Marseille, la Maison des femmes est hébergée à l’hôpital de La Timone