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  • Mauvaise limonade chez Perrier après de nouvelles contaminations

    Mauvaise limonade chez Perrier après de nouvelles contaminations

    Chez Perrier, dans la tourmente depuis 2024, l’accalmie aura été de courte durée. Deux semaines après la décision de justice qui, suite à un recours en référé de l’UFC que choisir, autorisait le 18 novembre la filiale de Nestlé Waters à continuer à commercialiser son eau en bouteille sous l’appellation « eau minérale naturelle », une nouvelle bombe assomme l’entreprise historique de Vergèze.

    Mercredi 3 décembre, la cellule investigation de Radio France a révélé que de nouvelles contaminations ont récemment perturbé le site gardois. Lequel attend toujours fébrilement la décision du préfet du Gard qui doit décider si Perrier peut encore afficher son label d’eau minérale naturelle.

    Selon l’enquête de nos confrères, l’exploitation des deux derniers puits du site de Vergèze aurait été suspendue par la direction plusieurs jours entre le 23 et le 28 novembre. Près de 4 millions de bouteilles seraient ainsi bloquées. En cause, la découverte de deux nouvelles sources de pollution bactérienne. Interrogée, Nestlé Waters confirme avoir détecté « une anomalie » lors d’une analyse du premier puits arrêté « dans l’attente d’analyses complémentaires ». Concernant le second forage, il s’agirait d’un simple souci technique lié à une « panne de courant ». La multinationale continue à affirmer que « les eaux de Perrier peuvent être bues en toute sécurité ».

    Pourtant, les signaux d’alerte qui créent du doute se multiplient ces derniers mois. En 2024, Nestlé avait dû détruire 3 millions de bouteilles contaminées par des bactéries à base de germes fécaux. En mai 2025, un rapport sénatorial évoquant de nombreuses « défaillances » recensées depuis 2020 avait conduit la préfecture du Gard à contraindre la firme de changer ses microfiltres non réglementaires à 0,2 micron destinés à filtrer les bactéries. En 6 mois, pas moins de 27 incidents de non conformité – dont certains restent en cours d’analyse – en lien avec la présence de pollutions bactériologiques auraient été signalés.

    Quelle décision du préfet ?

    Ce nouveau couac intervient au moment où Didier Jaffre, le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, est censé remettre au préfet son rapport. Lequel pourrait être « favorable sous réserves », selon Radio France. Cette révélation peut-elle changer la donne ? Dans tous les cas, ce sera au préfet du Gard, Jérôme Bonet, de trancher d’ici la fin de l’année. Le principe de précaution prévaut-il ? Des solutions techniques peuvent-elles encore être trouvées par l’exploitant pour garantir au consommateur une eau de Perrier de la qualité qui, par le passé, a fait sa renommée ? Ce qui est sûr, c’est que dans le Gard, plus d’un millier d’emplois sont en jeu.

  • Trafic de drogue : à Marseille, les assos quittent le terrain faute de budget

    Trafic de drogue : à Marseille, les assos quittent le terrain faute de budget

    « Au-delà du ramassage de seringues, nous participons de fait à la lutte contre le trafic de drogues », assure Pierre Alboui, président de la Régie de quartier Belsunce Noailles. C’est en effet dans un contexte de troubles graves liés à l’installation d’un point de deal que la structure a ouvert ses portes en février 2024, sur l’impulsion des élus communistes de la Ville.

    Dans ce quartier paupérisé du centre-ville, la proximité du commissariat de Noailles n’a pas empêché l’installation d’un point de deal sur la place de la Providence. Sous la pression du réseau, le Centre médico-psychologique et la Maison départementale de la Solidarité avaient mis la clé sous la porte. Les rondes policières plus fréquentes n’ont pas eu l’heur de mettre fin aux tirs de mortier, coups de feu et intrusions dans les immeubles. Dans « ce peu d’espace social qui subsiste, nous offrons une alternative à la désertification et contribuons a offrir des perspectives avec des activités d’insertion, du lien social, précise l’associatif, en déplorant, une baisse de 15% de financements d’État, par décision budgétaire ».

    L’aide sociale déraille

    À la Busserine, c’est Shebba, association historique du 14e arrondissement qui a vu son budget fondre de 70% en dix ans. Et ses effectifs salariés dégringoler de 50 à 3 postes. « Ce sont autant de retours à l’emploi, d’actions sociales et de personnes en moins pour occuper le terrain, déplore sa vice-présidente Danielle Sautet Vitiello, et on sait que le deal a horreur du vide. » Pas mieux du côté de l’insertion. Dans le 3e arrondissement le chantier école Appel d’aire qui accueille des jeunes orientés par la PJJ pour les remobiliser vers la formation et l’emploi n’a plus aucune subvention de la Région. Karine Pomar, des chantiers d’insertion Améli Provence, également agréés PJJ, déplore « en 15 ans on a perdu 50% de notre pouvoir d’agir, alors qu’on maintient la paix sociale dans un contexte plus qu’alarmant ».

    Les économies de l’État mettent en danger tous les pans du social. C’est jusqu’à la protection de l’enfance qui devient famélique. Le collectif Alerte 13 réunit une dizaine des plus grosses associations des Bouches-du-Rhône pour dénoncer la baisse des crédits alloués par le Département. Leur mission de protection et d’accompagnement est mise en péril. « J’étais perdue, j’avais fugué. Et dehors, c’est la jungle pour survivre. Les proxénètes d’une copine m’avaient donné deux options, la mule ou la pute », témoigne Alice, qui a été placée en foyer à l’âge de 13 ans. L’aide-soignante de 21 ans, reconnaît : « Si les éducs ne m’avaient pas récupérée, je glissais. Mais dans les foyers ils sont débordés, ça déraille. »

    Dans le Vaucluse, les épiceries dans le viseur

    Très régulièrement, le préfet évoque la lutte contre le blanchiment de drogue, en ciblant des commerces. En particulier les épiceries. Il y a trois semaines, lors du salon des maires, Thierry Suquet a indiqué que deux épiceries avaient fermé depuis juin pour des liens avérés avec le narcotrafic. Depuis début 2025, 71 épiceries ont fait l’objet de fermetures administratives contre 51 l’an passé. « Pour troubles à l’ordre public et vente de produits interdits et qui servent probablement à faire du blanchiment », souligne le préfet. Et d’inviter les maires à fournir « des renseignements exploités par les services en toute confidentialité ». F.C.

  • Quand l’insertion se voit couper l’herbe sous le pied

    Quand l’insertion se voit couper l’herbe sous le pied

    « Pour nous 15% de baisse de budget, ça représente une équipe, un encadrant et une accompagnatrice en moins, moins de capacité à répondre aux enjeux de la transition écologique, 40 classes qui ne bénéficieront plus d’intervention… », fait le compte Sandy Lachouette, directrice de Paysan urbain. L’impact de la nouvelle coupe budgétaire sur les ruptures de parcours dans l’insertion risque de s’avérer coûteuse pour le territoire.

    Basés sur les trois piliers, emploi salarié, accompagnement social et professionnel, ainsi que des formations adaptées aux besoins, les ateliers et chantiers d’insertion interviennent dans de nombreux secteurs et répondent au retour à l’emploi des personnes qui en sont le plus éloignées. Cette saignée pour l’Insertion par l’activité économique (IAE), représente à l’échelle nationale, près de 20 000 équivalents temps plein (ETP) supprimés, soit 60 000 personnes accompagnées en moins. Dans le secteur, la décision a fait l’effet d’une douche froide. « Plus de pauvreté et moins d’investissement dans l’insertion ? Le paradoxe est violent », a réagi Pierre Champeix, administrateur pour Chantier école Paca et président du chantier d’insertion Pain et Partage à Marseille.

    Pour Ameli Provence, dont l’État est le plus gros financeur, la Région s’étant complètement désolidarisée en 2025, suite à une baisse de 35% des aides du Département en 2024, ce sont 20 des 121 salariés en parcours d’insertion qui seront laissés au bord de la route et deux postes permanents qui disparaissent. « Cette restriction budgétaire intervient dans un contexte national de chômage, d’isolement, de santé, de pauvreté très inquiétant, souligne Karine Pomar, or nous intervenons dans tous ces domaines. »

    L’effet cascade

    La participation à l’économie des ateliers et chantiers d’insertion est réelle. « Nous travaillons avec 49 acteurs locaux, et pour ces agriculteurs nous représentons jusqu’à 70% de leur chiffre d’affaires », précise Sandy Lachouette. Sans compter le rôle joué par ces acteurs dans « l’alimentation durable, la préservation de la diversité », pour Paysan urbain. Ou encore « la contribution à l’amélioration du cadre de vie des habitants en centre-ville », ajoute pour sa part Héléna Gantzer directrice de la régie de quartier Belsunce Noailles, qui a développé 23 postes de salariés en parcours d’insertion sur 15 activités différentes en à peine plus d’un an. De quoi couper le souffle à une expérience en pleine ascension et qui répond aux besoins urgents du quartier.

    La Cour des comptes a reconnu l’utilité des chantiers d’insertion « et estime que nos activités réduisent les dépenses sociales allouées à la santé », relève Karine Pomar. Ils plaident le maintien des temps plein auprès du Sénat.

  • Un mois de décembre à enjeux multiples pour l’OM

    Un mois de décembre à enjeux multiples pour l’OM

    Toujours en embuscade en Ligue 1, toujours dans la course en Ligue des Champions, l’OM va désormais s’attaquer à un périlleux mois de décembre. Halloween est maintenant passé depuis belle lurette, mais les prochaines semaines seront une période de peur pour les supporters olympiens. Quatre matches importants sont au calendrier – trois plus que l’autre -, avec Lille et Monaco en championnat, l’Union Saint-Gilloise en C1 et cette rencontre de Coupe de France à Bourg-en-Bresse. Une période qui doit permettre aux principaux intéressés de connaître leur capacité d’enchaînement lors de ces 15 jours à forts enjeux.

    Actuellement, selon l’avis de Roberto De Zerbi, son équipe n’est pas capable de gérer ce type de moments, comme il l’a simplement signalé après le match contre Toulouse (2-2) : « On n’est pas encore habitués à disputer trois matches difficiles en une semaine. » Car c’est bien trois rencontres de haut niveau qui se profilent pour les Phocéens. Dès ce vendredi, c’est sur la pelouse du LOSC qu’il faudra batailler. Trois victoires de suite pour les hommes de Bruno Génésio avec, dernièrement, ce succès au Havre, à 10 contre 11 (1-0). En place collectivement, cette formation possède une arme qui peut faire frémir l’OM : son efficacité dans les dernières minutes. Tout l’inverse des Marseillais qui ont laissé échapper 6 points rien qu’en Ligue 1 cette saison. Avec un acteur symbole de cette dynamique lilloise : Hamza Igamane, meilleur buteur du championnat en sortie de banc, à égalité avec… Robinio Vaz (4 buts).

    Trois compétitions en l’espace de quelques jours

    Les rêves de qualification pour la suite de la Ligue des Champions passeront forcément par la banlieue bruxelloise. Mardi soir, c’est l’Union Saint-Gilloise qui se dresse face à Marseille. Le départ vers Monaco de leur entraîneur Sébastien Pocognoli n’a pas forcément brisé la dynamique du leader du championnat belge. Un seul but encaissé à domicile, mais huit en Coupe d’Europe avec leurs défaites
    4-0 contre l’Inter et Newcastle. Justement, il faudra ensuite accueillir le Rocher sur le boulevard Michelet. Vainqueur du PSG, l’équipe du coach belge est toujours capable de coups mais fait preuve d’irrégularité. D’où sa 7e place en Ligue 1.

    Viendra ensuite l’heure de retrouver Bourg-en-Bresse, plus de sept ans après leur dernière confrontation face au club aindinois (9-0). Sept ans où tout a changé à la Commanderie, des joueurs aux dirigeants. Avec, forcément, l’absence de cadres liée à la Coupe d’Afrique des Nations, Roberto De Zerbi pourrait bien remodeler son groupe pour cette rencontre de veille de Noël. Face à un mal classé en National 1, d’autres éléments pourraient être placés sur le terrain, avec du temps de jeu à la clé pour les plus jeunes. Bref, les enjeux restent importants pour passer l’hiver plus au chaud. Garder le cap en Ligue 1 sera primordial et obtenir un résultat en Belgique permettrait à l’OM d’y voir plus clair sur le plan européen. Pour débuter 2026 loin du brouillard.

  • Sophie Binet attaquée en justice par le patronat pour « injure »

    Sophie Binet attaquée en justice par le patronat pour « injure »

    Cette phrase, « ça s’appelle une image populaire. C’est dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et je pense que c’est important dans le débat public que l’on puisse parler sans langue de bois », a clarifié Sophie Binet, mardi matin, dans la grande matinale de France Inter. « Pourquoi j’ai dit ça ? Parce que la France est handicapée par ces multinationales par rapport à l’Allemagne, nous avons beaucoup moins d’entreprises de taille intermédiaire, nous avons beaucoup plus de multinationales qui n’en ont rien à faire de l’emploi en France ! Elles traitent très mal leur sous-traitance et passent leur temps à faire du chantage à la délocalisation ! » a poursuivi Sophie Binet. Et « c’est grave de ne plus pouvoir tenir ces propos dans les médias sans avoir une procédure en justice ».

    Sophie Binet avait ainsi commenté les menaces à peine voilée du président du groupe LVMH, Bernard Arnault, le 31 janvier sur les ondes de RTL. Le patron de la multinationale estimait que le projet fiscal en débat « poussait à la délocalisation ».

    « Extrêmement choquée »

    « J’étais extrêmement choquée d’être mise en examen, parce qu’en disant ça, je n’ai fait que mon boulot de syndicaliste », a insisté Sophie Binet.

    Au mois de février, le mouvement patronal Ethic avait menacé de porter plainte contre la dirigeante syndicale, d’où cette mise en examen, procédure automatique dans ce type de plainte. Ethic est présidé depuis 1995 par l’ultra-libérale Sophie de Menthon, éditorialiste dans Challenges et Valeurs actuelles, certains de ses projets ont même reçu le soutien du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin. Elle a notamment co-signé, début novembre, dans Valeurs actuelles, une tribune sur « la justice fiscale » où elle dénonce que « la détestation croissante de la richesse et des riches partagée à des degrés divers par nos élus est devenue un moyen de diviser les Français… » Pour dire.

    L’annonce de la mise en examen de Sophie Binet a suscité un véritable tollé en quelques heures.

    De nombreuses réactions

    De très nombreuses branches de la centrale syndicale ont tenu à apporter publiquement leurs soutiens à leur secrétaire, dénonçant « une censure », « une intimidation », une « tentative de répression syndicale », initiée par « le lobby des patrons et l’extrême droite ».

    « Dénoncer les inégalités de richesses n’est pas un crime », a fustigé Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Et d’apporter « son soutien » à la syndicaliste « face à cette tentative d’intimidation du mouvement syndical, alors que le besoin d’une forte mobilisation populaire se fait sentir dans tout le pays ! ».

    « La France s’enfonce dans un obscurantisme sur fond judiciaire », lance le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. « Les poursuites contre les universitaires, les mises en examen à répétition pour apologie du terrorisme, les enquêtes d’opinion politique dans les personnels enseignants : le trumpisme en France fonctionne comme la police des esprits », dénonce-t-il.

    « C’est quoi ce délire ? », interroge le député François Ruffin, fondateur de « Debout ! », « où sont les libertés syndicales, les libertés d’expression ? » Et d’ajouter : « Des “rats”, oui, des “rapaces”, des “vautours”, qui passent par les paradis fiscaux pour échapper à l’impôt. cent fois nous l’avons répété. Nous demandons à être poursuivis à notre tour, par solidarité. Et pour mieux dévoiler, au tribunal, les vices, les tricheries de cette oligarchie pourrie. Le moment venu, ils auront leur grand procès. Et pas pour une banale expression », conclut-il sur les réseaux sociaux.

  • La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    Beaucoup d’émotions ce lundi soir dans les Rotatives de La Marseillaise, où Pierre Guille, directeur des événements et des partenariats du journal et président délégué du Mondial à pétanque, a fait ses adieux à « la grande maison » dans laquelle il est entré le 1er juillet 1995. « Je le dis souvent et ne cesserai de le dire. La Marseillaise est une famille. Elle est composée par ses salariés, ses retraités, ses bénévoles et ses soutiens. Cette famille est précieuse, il faut en prendre grande soin », a lancé très ému, dans un discours d’adieu chaleureusement applaudi, celui qui part vers de nouvelles aventures avec le groupe Suez.

    Une grande partie de cette famille était réunie autour de lui pour ce dernier au revoir. Ses proches en premier lieu, Marie, sa compagne, Yousra, son ex-femme, et leurs deux enfants, Yanis et Sofia. Les dirigeants actuels du journal aussi, Léo Purguette, le président et directeur éditorial, Jean-Jacques Schneider, le directeur général, mais aussi Rafaël Jacquelain et Sophie Girard, les directeurs commerciaux qui prendront sa relève avec Maryan Barthelemy, le nouveau venu.

    Les bénévoles étaient là aussi, chevilles ouvrières de l’organisation des grands évènements du journal pour lesquels Pierre Guille a fait office de chef d’orchestre ces dernières années. Il n’a évidemment pas manqué de les remercier. à leurs côtés, Les Amis de La Marseillaise, les représentants des quatre associations soutenues dans le cadre de l’opération les Carreaux du cœur 2025, ainsi que de nombreuses personnalités.

    « Pierre est un homme de relation pour qui rien n’est plus important que d’être entouré », a souligné Léo Purguette au moment de prendre le micro : « Tu dois savoir qu’ici restera toujours ta maison. Paul Eluard, poète que j’affectionne tout particulièrement, écrivait : un cœur n’est juste que s’il bat au rythme des autres cœurs. Le tien et le nôtre sont à l’unisson, ce soir. »

    D’anciens ministres, dont Sabrina Agresti-Roubache, mais aussi Audrey Garino, Ludovic Perney, Thierry Santelli et David Galtier, représentant les collectivités territoriales, et de nombreux élus de tous bords, étaient présents. Jean-Marc Villanueva, le vice-président du CDOS 13, était là également, pour lui remettre la Médaille de bronze de la jeunesse et des sports, lui qui est déjà décoré de la médaille militaire d’officier de réserve, de la médaille d’honneur de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, et parrain de plusieurs associations…

  • Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Cette fois, la candidate de la droite et du centre pour les municipales à Marseille, Martine Vassal, a été contrainte de clarifier, noir sur blanc, sa position. « Aucune alliance n’est envisageable avec les extrêmes », énonce son équipe de campagne à travers un communiqué transmis à la presse ce lundi, en début d’après-midi. Et d’insister : « Au second tour, il y aura bien Martine Vassal, face à Benoît Payan. »

    C’est que son refus en début de matinée, sur les ondes de Sud Radio, de répondre sur la question d’une potentielle alliance avec le RN au second tour, avait suscité un tollé. « On verra à ce moment-là », évacuait-elle, préférant jeter l’opprobre sur une très hypothétique alliance du maire sortant avec les insoumis. Et de renvoyer dos à dos les candidats lepénistes « qui n’en ont rien à faire des problématiques locales » avec la majorité municipale de gauche : « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence. »

    Indignation jusqu’au centre

    « J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée », s’inquiétait à chaud le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux. « J’ai honte pour Marseille et les Marseillais, écrivait-il. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place. »

    Une indignation abondamment relayée à gauche. « Prête à sacrifier l’avenir de notre ville et de ses habitants à l’extrême droite pour conserver leurs postes, la droite marseillaise est à la dérive », dénonçait l’adjointe (PCF) aux Solidarités, Audrey Garino, quand le Parti radical de gauche, par la voix de son président Hugo Roche Poggi, assurait que « le camp des modérés marseillais ne peut pas l’accepter ». « Ils font la même campagne bas de plafond, ils finiront ensemble sous le même plafond », taclait de son côté la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard.

    Mais jusqu’aux macronistes la sortie a fait des vagues. « Une fois de plus… une fois de trop », déplorait ainsi l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. « J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités », explosait de son côté l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional, Renaud Muselier, pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Et le parti de Gabriel Attal de rappeler que le refus d’une alliance avec le RN « est une condition absolue du soutien de Renaissance à tous nos candidats ».

    Le RN applaudit

    « La première clarification qu’il y a eu, c’est quand elle a signé notre charte », rappelle le porte-parole de Renaissance à Marseille, Maxime Boudet. Le texte, qu’elle avait approuvé le 1er octobre dernier, écartait déjà toute alliance avec le RN (notre édition du 02/10). « Là, ça permet de remettre une couche, au moins c’est clair », relativise le militant. « Tout le monde veut parler du second tour avant le premier, certains par calcul politique », déplore pour sa part le porte-parole de la candidate, Romain Simmarano, ciblant « les beuglements de certains qui ont fait du cynisme leur seule boussole » et sommant le maire de prendre position vis-à-vis des insoumis.

    Depuis sa rentrée politique, la candidate n’en avait pas moins joué sur le flou, moins pour se rapprocher des dirigeants du RN que pour espérer rallier le tiers de Marseillais votant pour l’extrême droite. Allant jusqu’aux outrances lorsqu’elle qualifie le centre-ville de « crackopolis ». Quant au RN lui-même, il reste le seul à applaudir cette séquence.

    « J’espère
    que ses mots ont dépassé
    sa pensée »

  • Rima raconte les frappes israéliennes à Bint Jbeil

    Rima raconte les frappes israéliennes à Bint Jbeil

    « Peu importe ce qu’il se passe, nous resterons ici », martèle Rima Charara. À 46 ans, cette employée d’un centre culturel francophone, chapeauté par le ministère de la Culture et l’agence de la francophonie du Sud-Liban, vit à Bint Jbeil. Cette ville de 30 000 habitants, à majorité chiite, est située dans le sud du Liban, à 5 km de la frontière avec la Palestine.

    En février dernier, l’armée israélienne cible une habitation voisine. Les dégâts de l’explosion détruisent une partie de l’arrière de son habitation, « Nous l’avons construite à nouveau, nous essayons d’aller de l’avant », souffle son époux, Nassim Bazzi. Avant de reprendre : « C’est la deuxième fois que notre maison est dégradée. En 2006, elle avait été complètement détruite. »

    Sous occupation israélienne de 1982 à 2000, Bint Jbeil a été, en 2006, le terrain d’une bataille sanglante entre l’État hébreu et le Hezbollah. Sa reconquête était l’un des objectifs de guerre de Tsahal, qui considère cette ville comme l’un des bastions de son ennemi au sud du pays. Cet échec israélien est présenté comme une lourde défaite par le mouvement islamiste pro iranien.

    « C’est une partie de notre vie quotidienne : les attaques, la guerre civile, les invasions. On s’y est habitué. On n’a pas d’autre option », souffle Nassim Bazzi, rappelant que depuis 1948, « l’armée n’a pas le pouvoir suffisant de protéger ses frontières ». Dès lors, « les petits pays comme le nôtre, partout dans le monde, n’ont pas vraiment l’indépendance », regrette-t-il.

    Israël frappe malgré le cessez-le-feu

    Le 27 novembre 2024, après deux mois d’une guerre ouverte meurtrière, un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah entre en vigueur. Celui-ci prévoit notamment un retrait de l’armée israélienne du sud du Liban au 18 février 2025, qui n’a toujours pas été respecté à ce jour. Non seulement les militaires israéliens maintiennent leurs positions dans cette zone, mais poursuivent leurs frappes, officiellement dirigées contre le Hezbollah. Selon le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, les attaques israéliennes ont causé la mort d’au moins 127 civils au Liban, depuis le cessez-le-feu.

    Un an après l’accord, Israël est encore accusé de violer cette trêve, mais se défend, disant agir « conformément aux termes du cessez-le-feu en contrant les tentatives du Hezbollah de se reconstruire et de se réarmer, et en intervenant avec fermeté pour éliminer toute menace pesant sur les civils israéliens ».

    « Seul un État palestinien peut apporter la paix »

    Les États-Unis, alliés indéfectibles d’Israël, pressent le gouvernement libanais. Pour le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, son pays se trouve dans « une guerre d’usure unilatérale qui s’intensifie » et critique le Hezbollah, qui refuse le désarmement imposé par Tel Aviv et Washington. « Ces armes n’ont protégé ni les dirigeants du Hezbollah, ni le peuple libanais et ses biens », assure-t-il. Nassim Bazzi s’inquiète : « Le Hezbollah peut se désarmer, mais Israël doit donner des garanties, regardez ce qu’il se passe en Syrie ! »

    Pour lui, une seule solution peut apporter la paix dans cette région meurtrie. « L’instauration d’un État palestinien résoudra le problème du Moyen-Orient facilement. Mais les Israéliens n’en veulent pas », tempête le père de famille.

    Sous la menace des bombardements israéliens, Rima et Nassim tentent de survivre, mais redoutent le pire. « J’ai peur pour mes enfants, pour leur avenir, pour leur éducation. Mais que pouvons-nous faire ? Nous n’avons pas d’autre solution », soupire-t-elle.

    La famille n’entend pas pour autant quitter le pays. « Nous sommes un peuple qui aime sa terre, on ne l’abandonnera pas. Vous ne pouvez pas diviser le Liban », insiste Rima Charara.

    En solidarité avec le peuple palestinien

    Le rendez-vous est donné ce samedi, à Paris, place de la République. C’est là que des citoyens, dont certains partis du quartier marseillais de la Busserine (14e) la semaine dernière, sont attendus pour participer à la grande manifestation nationale, organisée en cette journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, instaurée par les Nations unies, ce 29 novembre. Les membres de plus de 80 organisations, associations, syndicats et partis, venus de tout le pays, portant les couleurs du drapeau palestinien, se retrouveront dans la capitale à 14 heures. Ils réclament, entre autres « l’autodétermination » et « la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid ».

  • Pratiques new-age douteuses : le CHU de Montpellier en plein « bad-trip »

    Pratiques new-age douteuses : le CHU de Montpellier en plein « bad-trip »

    L’affaire est surréaliste… Selon une enquête publiée par le Youtubeur
    G Milgram le 21 novembre, plusieurs médecins du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de Montpellier pratiqueraient des méthodes douteuses impliquant des pseudo-traumatismes transgénérationnels, des remèdes à base de coquille d’huître, et des sur-interprétations fumeuses liées aux tenues vestimentaires des patientes…

    Selon Camille*, patiente anonyme atteinte de douleurs chroniques et à l’origine du signalement, le référent du centre anti-douleur du CHU de Montpellier aurait vrillé au tout premier rendez-vous. « Il m’a posé plein de questions sur ma grand-mère. Selon lui, la fibromyalgie est due à des traumatismes générationnels. Il me disait que c’était soit de la faute de la mère, soit de la grand-mère. Ça n’avait aucun sens », raconte-t-elle dans l’enquête vidéo. Un récit corroboré par une vidéo captée à Dax lors d’une conférence sur la fibromyalgie, une pathologie mal maîtrisée par le corps médical. Face à une patiente présente dans le public, Patrick Ginies s’adonne alors à une interprétation loufoque : « Quand on porte un bleu profond à votre âge encore jeune, c’est qu’on a perçu chez la mère ce défaut d’amour. » Même rengaine face à une patiente arborant une marinière ornée d’un cœur en strass. « Derrière ce cœur, il y a un cœur brisé », tente-t-il à la manière d’un médium…

    Dans la vidéo, Camille affirme avoir ensuite été prise en charge par le docteur Abossolo, ex-médecin du CETD, parti exercer en Suisse en 2024. L’homme lui aurait prodigué un massage du dos quasi-chamanique, à grand renfort de claquements de doigts et de cris stridents. Selon son récit et selon un document relayé par G Milgram, le médecin lui aurait ensuite prescrit un traitement à base de coquilles d’huîtres en poudre destiné à « reprogrammer les gênes ». « La guérison dépend de nos pensées, de notre spiritualité. Elle dépend aussi de notre relation à Dieu », affirme encore le médecin en public lors d’une conférence sur les médecines alternatives… sa blouse du CHU sur le dos.

    Procédure disciplinaire

    Quelques heures après la publication de la vidéo de G Milgram, qui a dépassé les 280 000 vues en cinq jours, l’hôpital de Montpellier a annoncé avoir suspendu Patrick Ginies à titre conservatoire le temps d’une enquête interne. La doyenne de la faculté de médecine a également initié « une évaluation pédagogique des enseignements pour apporter toute la transparence attendue sur les faits révélés ». Pour sa part, l’Ordre des médecins a aussi ouvert une procédure disciplinaire.

    « Cette vidéo m’a choqué… Je suis tombé des nues », confie le président Philippe Cathala. Suite à un signalement de la Miviludes (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires), l’Ordre des médecins avait ouvert une procédure à l’encontre du docteur Abossolo mi-2024, mais il n’imaginait pas que d’autres personnels du centre anti-douleur pouvaient aussi baigner dans ces pratiques obscures. « Ici, l’algologie et le docteur Ginies ont une très bonne réputation. Les patients étaient adressés en confiance. J’y ai aussi adressé mon propre père qui était en fin de vie il y a quelques mois », argue encore le légiste, abasourdi.

    Dès qu’il a pris connaissance de l’enquête, Philippe Cathala a appelé son confrère pour tenter de comprendre. Mais au bout du fil, le médecin assume. « Il ne se rend pas compte de l’effet dévastateur sur les gens qu’il essaie de remuer à la sauce psychanalytique de comptoir. » L’instruction de la procédure de l’Ordre des médecins prend en moyenne un à deux ans. D’ici là, le docteur Ginies aura probablement déjà pris sa retraite.

    Contacté, le docteur Ginies
    n’a pas donné suite.

  • L’OM rate le coche face à Toulouse

    L’OM rate le coche face à Toulouse

    L’OM seul en tête de la Ligue après une journée complète de championnat, c’est encore raté. Avec un nouveau nul concédé dans le temps additionnel. Après Angers, c’est Toulouse qui est venu jouer les trouble-fête.

    Il y a d’abord eu une ouverture du score, signée Emersonn, l’attaquant brésilien du Téfécé, digne d’un tir de baby-foot. Ce but a paralysé les Phocéens durant de longues minutes. Ils atteignaient la pause sans avoir vraiment inquiété la défense visiteuse.

    Malgré deux éclairs signés Igor Paixão et Pierre-Émile Höjbjerg, l’OM n’a pas su surfer sur sa dynamique des succès ramenés de Nice et arrachés en Ligue des Champions face à Newcastle. L’OM qui aurait pu vivre un véritable cauchemar, car les Toulousains ont eu deux fois l’occasion de faire le break, avant l’égalisation marseillaise.

    Marseille qui a fait passer le Vélodrome par tous ses états et qui se contente d’un nul. Un résultat qui laisse tout le monde sur sa faim.

    RÉSULTATS

    OM – Toulouse 2-2 (0-1)

    14ᵉ journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (65 187 spectateurs).

    Arbitre : E. Wattellier.

    Buts : Paixão (66), Höjbjerg (74) pour l’OM, Emersonn (14), Hidalgo (90+2) pour Toulouse.
    Avertissements : Gomes (41), Höjbjerg (74) à l’OM, McKenzie (81) à Toulouse.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Aguerd (Balerdi, 75), Emerson (Egan-Riley, 90) – Nadir (Kondogbia, 75), Gomes (Vaz, 46), Höjbjerg (c) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Riley, 90).
    Entraîneur : R. De Zerbi.

    TOULOUSE : Restes – McKenzie, Cresswell, Nicolaïsen ( c ) – Sidibé (Vignolo, 83) , Casseres, Vossah (Messali, 75), Méthalie (Kamanzi, 77) – Dönnum, Emersonn (Edjouma, 83), Magri (Hidalgo, 90).

    Entraîneur : C. Martinez-Novell.