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  • Budget de la Sécurité sociale : ce qu’en disent les députés de Provence

    Budget de la Sécurité sociale : ce qu’en disent les députés de Provence

    Laurent Lhardit, député PS de Marseille

    « Il faut comparer avec le budget initial qui aurait été imposé aux Français »

    « Je suis satisfait puisque je défendais avec mon groupe un vote positif, même s’il n’y a pas de quoi sauter de joie. Ce n’est pas un budget de gauche, mais c’est le fruit d’un compromis et nous considérons avoir obtenu dans la négociation des choses avantageuses car aucun effort n’est demandé aux classes populaires et moyennes. Il faut comparer, avant-après, avec le budget initial qui aurait été imposé aux Français si nous avions censuré le gouvernement, il y a six semaines. Nous l’avons amélioré avec le rétablissement de la suspension de la réforme des retraites, je le rappelle annulée par le Sénat, la suppression des franchises médicales, l’indexation des pensions de retraite et des minima sociaux sur l’inflation, la suppression de la hausse de la CSG sur les retraites et les pensions d’invalidité, les 2,5 milliards en plus pour l’hôpital, ou la suppression des cotisations supplémentaires sur les apprentis ». Ch. C.

    Raphaël Arnault, député LFI de Vaucluse

    « La finalité n’est pas du tout bonne pour les Français »

    « Dans ce budget de la Sécurité sociale, il y a 4 milliards de coupes sur la santé, une limitation des arrêts maladie, l’augmentation du prix des mutuelles… C’est évident que les batailles que l’on a menées à l’Assemblée ont permis d’alléger la casse, mais la finalité n’est pas du tout bonne pour les Français. Historiquement, la question du budget, c’était une façon très nette de savoir si, oui ou non, on est dans l’opposition au gouvernement. Manifestement, c’est une période de flou avec certains qui ont du mal à tenir la ligne qu’on a portée lors des législatives, avec le Nouveau Front Populaire. Avec une partie de la gauche, qui se dit encore de gauche, incarnée par le PS qui s’enfonce dans une crise durable. Le RN se comportait comme ça il y a quelques mois. C’est malheureux de se dire que des gens qui ont participé au NFP se retrouvent dans cette position. »

    Yannick Chenevard, député Ensemble pour la République du Var

    « Le choix du compromis »

    « Ce n’est pas le budget que j’aurais souhaité. Mais c’est un budget qui, s’il n’avait pas été voté, aurait coûté 10 milliards d’euros supplémentaires aux Français. En faisant le choix du compromis, nous protégeons les salaires des apprentis, nous sauvons le maintien de l’exonération des taxes sur les tickets-restaurants par exemple. »

    Hendrik Davi, député L’Après de Marseille

    « Cela reste un budget injuste »

    « Grâce à la mobilisation déterminée du Groupe Écologiste et Social dans son ensemble, plusieurs mesures parmi les plus indignes ont été supprimées. Mais il reste de nombreuses “horreurs” et ce PLFSS reste donc un budget injuste. Il s’attaque aux plus précaires, aux personnes âgées, aux malades chroniques, à l’hôpital public et au médico-social. »

  • L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    Pas moins de 15 points de deal ciblés simultanément, 1 500 agents supplémentaires déployés tous services de police confondus, 7 équipes cynophiles, des drones… L’opération chapeautée ce mardi 9 décembre par le préfet de région, Jacques Witkowski, n’avait pas franchement de nom, mais une certitude : elle est de « grande ampleur », a expliqué le représentant de l’État devant une foule de caméras, au pied d’un bâtiment des Oliviers A (13e). Une opération de « visibilité, judiciaire, de voie publique, de police administrative » avec la fermeture d’un certain nombre de commerces « pour suivre les directives du ministre de l’Intérieur qui m’a demandé d’insister et d’accélérer sur la lutte contre les narcotrafics », poursuit le préfet.

    Une demi-heure avant de convoquer la presse, l’« assaut » a été donné pour dégager un point de deal avec chicane tenu par des charbonneurs. Consommateurs, nourrices étaient également dans le collimateur. « Des perquisitions sont en cours », a indiqué Jacques Witkowski, ajoutant que « toute la circonscription de Marseille » était concernée par ces descentes de police et ce « jusqu’au bout de la nuit ». Avec « une pointe d’effort sur le 3e arrondissement, qui a été ces derniers temps le théâtre d’actions criminelles que nous condamnons », précise-t-il.

    En début d’après-midi, plus d’une vingtaine d’interpellations et quelques saisies de stupéfiants avaient déjà été réalisées, un commerce fermé.

    « Nous ne souhaitons pas laisser les narcotrafiquants tenir le terrain, la République ne leur passera rien », martèle le préfet, promettant que « ces opérations d’ampleur seront réitérées en fonction des moyens ».

    Il enchaîne sur une saisie qui en dit long sur le sens du commerce des réseaux… Une affichette truffée de fautes, trouvée quelques instants plus tôt dans un hall : « Les Oliviers A fête Noël, du 25 au 31 décembre, appéritif (sic), chips, boisson, bonbon, ect… Pochons beuh ou shit cadeau, venez comme vous êtes », remerciant les acheteurs de leur passage, « à la prochaine ! ».

    Des habitants apeurés ou complètement désabusés

    À l’avant-veille d’une nouvelle réunion sur le narcotrafic à l’Élysée, à laquelle le préfet va participer, et à quelques jours de la venue de son locataire le 16 décembre dans la cité phocéenne, pas question pour autant d’y voir une simple opération de com’, assure Jacques Witkowski. Même si le plan « Marseille en grand », c’est la « reprise de la sécurité, la première de nos libertés » convient le préfet, il rappelle aussi qu’il est question du « développement du logement, de l’éducation ». Et de marteler qu’au-delà de ce moment « spectaculaire », les forces de police resteront mobilisées quotidiennement.

    Aux balcons des bâtiments délabrés, on reste sceptique… « Ils sont pas souvent là », nous assure une dame désabusée. Alors qu’un habitant se fait fouiller, un petit groupe de jeunes dénonce l’inutilité de l’action policière. « Regardez les façades, ça tombe en ruine, Macron, il est déjà venu ici ça n’a rien changé, ils préfèrent mettre les sous là-dedans », s’indigne l’un d’entre eux, pointant du doigt un camion de gendarmerie stationné devant les murs lézardés ou qui perdent des morceaux de béton, entre deux barres métalliques rouillées.

    D’autres habitants refusent de témoigner, parce qu’« on a peur », reconnaît une dame, quand cet homme est en colère : « Même pas on va se fatiguer à vous répondre, pour vous dire quoi ? Ça sert à rien, on est abandonnés et ça dure depuis des années. En quoi elle compte notre parole ? »

    Alors que les patrouilles de police se poursuivent, les caméras lèvent le camp au bout de quelques heures. « Revenez nous voir quand ils seront partis, vous verrez, ici ils se passent aussi des choses bien », nous assure un gamin, le col remonté jusqu’aux yeux.

  • L’OM se rapproche du but

    L’OM se rapproche du but

    Au terme d’un match à rebondissements, l’OM assure l’essentiel.

    Pour leur troisième match à « domicile », dans le stade du grand rival Anderlecht, les Apaches de Saint-Gilles pensaient enfin vaincre le signe indien. Avant que l’OM ne retrouve les Bruxellois, 63 ans après celle qui fut la seule de leur histoire en Coupe des Villes de foires, ces derniers avaient été sévèrement punis par Newcastle et l’Inter. Avec à la clé deux défaites sur le score de 4-0.

    Alors, quand après moins de cinq minutes de jeu, Anan Khalaïli trompait Gerónimo Rulli, devenant le premier buteur de son équipe en Ligue des Champions à la maison, le Parc Astrid s’est soulevé comme un seul homme. Éteignant, pour quelques minutes, les voix des supporters olympiens. Des voix qui repartaient de plus belle après qu’Igor Paixão ait exploité une erreur de la défense locale pour remettre l’OM à flot.

    Les deux équipes jouaient leur avenir. Mais chacune, à sa manière, essayait de montrer ses qualités, pour prouver qu’elle méritait d’aller chercher une place en barrage. Ce qui donnait une rencontre agréable à suivre, avec un ballon qui allait rapidement d’une surface à l’autre.

    Au fil des minutes, l’OM devait prendre l’ascendant. À l’image de Mason Greenwood, de plus en plus entreprenant dans son positionnement plus haut, qui finissait par trouver l’ouverture, quelques minutes avant le repos.

    L’Anglais qui allait ensuite assommer les Unionistes, d’un but digne de Didier Drogba. L’OM avait fait le break, juste avant l’heure de jeu. Il restait aux Olympiens à gérer un avantage finalement mérité, à la vue de leur belle réaction après avoir été surpris par l’entame dynamique de l’Union. Une Union qui terminait tout aussi fort. Réduisant le score par l’inévitable Anan Khalaïli. Et qui pensait égaliser par Kevin Mac Allister puis par Promise David.

    Mais ces deux buts étaient finalement annulés par l’assistance vidéo, évitant aux Phocéens de vivre une grosse désillusion et de se rapprocher des barrages.

    RESULTATS

    St-Gilles 2 (1)

    OM 3 (2)

    6e journée

    Parc Astrid (19 000 spectateurs)

    Arbitre : J. Pinheiro (POR).

    Buts : Khalaïli (5, 72) pour St-Gilles, Paixão (13), Greenwood (41, 58) pour l’OM.

    Avertissements : Burgess (59), Zorgane (68), Niang (80), David (90) à St-Gilles, Weah (26) à l’OM.

    RUSG : Scherpen – Mac Allister, Burgess ( c ), Leysen – Khalaïli, Zorgane, van de Perre (Rasmussen, 82), Niang (Sykes, 90+3) – Schoofs (Boufal, 64) – Florucz (David, 64) , Rodriguez (Giger, 82).

    Entraîneur : D. Hubert.

    OM : Rulli – Murillo, Aguerd, Emerson – Weah (Balerdi, 46), Vermeeren, Höjbjerg ( c ), Paixão – O’Riley (Nadir, 69) – Greenwood (Vaz, 88), Aubameyang (Kondognia, 88).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Un kop vide

    Pour disputer ses matches de Ligue des Champions, l’US Saint-Gilloise s’est délocalisée au Parc Astrid.

    Mais le club de Forest n’utilise pas la totalité des installations d’Anderlecht. Notamment le kop, qui reste vide les soirs de compétitions.

    Les supporters de la RUSG préférant s’installer dans une tribune latérale, où ils se sentent plus à l’aise que dans l’antre des Mauves.

  • [Entretien] Pierre Ouzoulias : « La loi de 1905 est menacée par des forces réactionnaires »

    [Entretien] Pierre Ouzoulias : « La loi de 1905 est menacée par des forces réactionnaires »

    La Marseillaise : La laïcité est-elle menacée aujourd’hui ?

    Pierre Ouzoulias : Profondément. Il faut se replonger dans le contexte de 1905. On dit aujourd’hui que c’est une loi qui permet la liberté de conscience, de culte, etc. C’est aussi une loi qui permet de libérer les esprits du dogme religieux qui pèse sur eux. Dans les discours et surtout les articles de Jean Jaurès, il explique qu’on ne peut pas libérer le prolétariat s’il reste complètement enchaîné dans ses traditions. Pour lui, l’émancipation devait concerner toute la sphère sociale, à la fois le domaine économique mais aussi intellectuel avec la religion. On voit bien qu’en ce moment, montent chez les musulmans et les catholiques, partout, des pensées politiques qui utilisent la religion pour faire avancer une forme de néo-conservatisme, ayant pour conséquence le recul des libertés individuelles, des femmes surtout et la promotion d’un ordre social conservateur. Finalement, je trouve que 120 ans après, la situation que nous vivons n’est pas aussi éloignée que ça de celle de 1905.

    Cette notion est instrumentalisée ?

    P.O. : C’est un principe qui n’est plus compris, utilisé par les uns et les autres, à gauche comme à droite, avec des objectifs qui n’ont pas été ceux de 1905. Cette loi arrive très peu de temps après l’affaire Dreyfus, qui a été le moment paroxysmique où l’armée et l’Église se sont entendues pour faire avancer une vision très nationaliste de la Nation et antisémite. C’est l’époque où on explique que les juifs ne seront jamais de bons Français, qu’ils sont des Français de papier. On retrouve parfois aujourd’hui, dans la façon dont les Français de confession musulmane sont montrés du doigt, quelque chose de similaire. En 1905, c’est au contraire le moment où la République affirme que tous les Français sont des citoyens de plein exercice, indépendamment de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur non-confession. La loi de 1905 donne sa pleine puissance au projet républicain d’émancipation du citoyen. Elle est, à ce titre, tout à fait d’actualité car on sent monter des forces réactionnaires avec le développement d’un islam politique très inspiré de ce qui se passe au Proche-Orient, notamment de la pensée religieuse du wahhabisme ou du Qatar, avec des éléments profondément rétrogrades et conservateurs. De la même façon, il y a une forme de catholicisme identitaire comparable à celui de Trump, qu’utilisent tous les moyens de Bolloré et de Stérin, qui est profondément conservateur et anti-républicain. Par rapport à ces deux mouvements la loi de 1905 est menacée, et donc, essentielle.

    Quel rôle joue l’éducation ?

    P.O. : Il est fondamental. La loi de 1905 arrive après les grandes lois de Jules Ferry sur l’école publique, laïque et obligatoire. Le principe est le même : émanciper les esprits, donner une éducation qui permette à chacun et à chacune de se faire sa libre opinion sur tous les sujets qui le concerne, y compris la religion. La loi de 1905 permet la critique de la religion. Il n’y a pas de blasphème en France et c’est quelque chose de fondamental. On voit bien en relisant Jaurès qu’en 1905, il avait l’ambition de libérer l’Église contre elle-même, ayant conscience que les forces progressistes qui visaient à plus d’égalité sociale entre les individus étaient sous la domination d’un épiscopat extrêmement rétrograde. Aujourd’hui, c’est la même chose. Il y a dans le catholicisme, l’islam et le judaïsme des voies progressistes, modernistes, qui sont critiques par rapport à un certain nombre de pratiques religieuses.

    Quel est le cadre législatif à rebâtir autour de cette loi ?

    P.O. : La loi de 1905 n’est pas allée jusqu’au bout de ce qu’elle devait réaliser. Un certain nombre de territoires qui étaient à l’époque des colonies n’ont pas eu le droit à son application. Je pense notamment à la Guyane, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le concordat d’Alsace-Moselle est une incongruité, une espèce de fossile qui n’a plus de sens. La première chose, ça serait qu’elle puisse s’appliquer partout, dans les territoires ultramarins et métropolitains. Nous devons trouver une façon pour que le principe de laïcité soit plus affirmé, plus précisé dans la Constitution, donc à un niveau supérieur de celui de la loi.

  • Sanctions maximales pour le RSA sous conditions

    Sanctions maximales pour le RSA sous conditions

    Tour de vis supplémentaire pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Deux ans et demi après avoir approuvé le lancement de l’expérimentation d’un RSA conditionné à 15 heures d’activité, le conseil départemental doit approuver ce vendredi, dans le huis clos de la commission permanente, un nouveau barème de sanctions à l’encontre de ceux qui n’en respecteraient pas les règles.

    Mais, là où le décret d’application de la loi dite « plein emploi » publié le 30 mai dernier prévoyait « la suspension d’au moins 30% du montant de l’allocation pour une durée d’un à deux mois » en cas de manquement, et sa suppression dans les mêmes proportions « en cas de persistance ou de réitération », le Département, lui, a décidé de placer le curseur répressif le plus haut possible. En cas de non-respect de son contrat d’engagement ou s’il refuse deux offres d’emploi jugées raisonnables, le bénéficiaire voit les 646 euros de ce minima social – pour une personne seule – intégralement suspendus pour deux mois (de moitié seulement pour une famille). En cas de tout nouveau manquement dans les deux années suivantes, l’allocation est purement et simplement supprimée (50% pour une famille) sur une période de quatre mois. Pour tout refus de contrôle, la suppression est immédiate, sur trois mois dès la première fois, quatre mois en cas de réitération.

    « Bilan positif »

    « Le nouveau cadre de sanctions n’est pas plus contraignant pour les allocataires que le précédent », promet la collectivité. Elle défend ainsi une « sanction de remobilisation » : « Si la personne régularise sa situation, l’allocation, qui avait été suspendue, lui sera reversée avec un effet rétroactif de trois mois. » Quitte à s’arranger avec la réalité. Car les suspensions étaient auparavant plafonnées à 80% et, surtout, aucune suppression immédiate de l’allocation n’était alors prévue. Des conditions qui ont motivé seize organisations syndicales et associations à saisir le Conseil d’État, le 22 octobre, pour contester ce décret « sanctions » face à « un durcissement sans précédent des politiques sociales », comme le dénonçait alors la CGT.

    Le Département, lui, s’abrite derrière son respect du cadre légal actuel, passant sur le fait qu’il a déjà été sanctionné par la justice pour des suspensions abusives. Ainsi, en avril dernier, pour une femme qui s’était bien rendue aux rencontres de l’emploi auxquelles elle était tenue de participer, ou au mois de novembre précédent, pour un homme qui n’avait pu signer son contrat d’engagement, étant convoqué au même moment à Pôle emploi… « 47% des allocataires entrés dans le RSA intensif dans les Bouches-du-Rhône sortent sur un emploi durable sous 6 mois d’accompagnement », promet néanmoins l’institution, qui met en avant un « bilan positif ». Elle indique ainsi que le nombre de personnes sanctionnées n’a pas augmenté, « les personnes concernées se rendant de façon plus nombreuse aux rendez-vous de leurs référents ».

    De quoi la motiver à poursuivre sa collaboration avec France Travail, avec l’approbation, vendredi, d’une convention sur trois ans pour la mise à disposition de conseillers afin de mettre en œuvre cet « accompagnement rénové » du RSA, moyennant une enveloppe de 1,3 million d’euros.

  • Sondage : Payan en tête devant Allisio et Vassal à Marseille

    Sondage : Payan en tête devant Allisio et Vassal à Marseille

    Un match à trois, avec une issue incertaine, semble se dessiner pour la campagne des élections municipales 2026, à Marseille. C’est ce qui ressort d’un sondage Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio, révélé vendredi soir.

    à cent jours du scrutin, Benoît Payan (DVG), maire sortant, vire en tête avec 30% des intentions de vote. Sans être officiellement entré en campagne, il peut s’appuyer sur un socle solide chez les cadres et les 35-49 ans, selon l’enquête publiée par nos confrères. L’édile capterait 60% des électeurs du Printemps marseillais en 2020.

    Samia Ghali, maire adjointe (DVG), a réagi sur X : « Face à la menace du Rassemblement national, Benoît Payan représente la seule alternative pour une ville apaisée et tournée vers l’avenir. Pour que l’extrême droite ne s’empare pas de Marseille, toutes les forces de progrès et les forces vives doivent s’unir. »

    Volatilité

    Les projections restent indécises. Le sondage précise qu’un tiers des électeurs pourrait encore changer d’avis. Et la volatilité est forte chez les soutiens de Benoît Payan et de Martine Vassal, candidate de la droite et du centre. Seuls 40% des Marseillais qui ont l’intention de voter pour ces candidats seraient certains de leur choix.

    Franck Allisio, candidat du RN, arrive en deuxième position avec 27% des intentions de vote. Un niveau inédit pour l’extrême droite à Marseille. Il semble bénéficier d’un électorat plus âgé, avec une forte présence d’anciens électeurs de droite (28%). « Martine Vassal peut encore faire le bon choix : celui du rassemblement avec l’équipe en position de gagner autour de Franck Allisio », juge sur X Stéphane Ravier (ex-RN et ex-Reconquête).

    Martine Vassal (DVD), soutenue notamment par LR et Renaissance, complète le podium avec 26% des intentions de vote. La présidente de la Métropole conserve plus de la moitié de son électorat de 2020. « Trois blocs politiques sont en mesure de gagner les élections municipales. Parmi ces forces, Martine Vassal (…) est la seule à voir son score progresser depuis un an », observe Romain Simmarano, porte-parole de la candidate.

    Sébastien Delogu (LFI) atteint 15%, en 4e position. Le député des quartiers Nord compte sur son premier meeting de campagne à la Belle de Mai, ce samedi, pour lancer une dynamique. Erwan Davoux, candidat aux côtés de Nora Preziosi (SE), ferme la marche avec 2%.

  • Roberto De Zerbi avertit ses joueurs après le fiasco lillois

    Roberto De Zerbi avertit ses joueurs après le fiasco lillois

    Roberto De Zerbi l’avait mauvaise, vendredi après la mauvaise soirée qu’il a vécu au stade Pierre Mauroy.

    « Je suis très en colère ! » a-t-il lâché. Tout en prenant sa part de responsabilité, « j’en suis responsable. Mais je ne suis pas le seul en cause ». Face au LOSC, son OM a été méconnaissable. Incapables d’aller inquiéter le gardien nordiste, les Marseillais ont offert le premier but, qui sera leur seul du match, permettant ainsi aux Dogues d’engranger suffisamment de confiance pour contenir la trop timide réaction phocéenne.

    Ce qui est encore plus incompréhensible, et qui a fait enrager Roberto De Zerbi, c’est l’absence totale de réaction. Une abdication collective que l’Italien ne s’explique pas. Car dans la configuration de vendredi à Villeneuve d’Ascq, son équipe avait livré une toute autre prestation.

    Du meilleur au pire

    « À une exception, puisque Kondogbia a remplacé Höjbjerg, c’est le onze qui avait réussi la plus belle première mi-temps de notre début de saison. Et là, nous sommes passés du meilleur au pire ! » Avec un OM qui n’a jamais donné le sentiment d’être entré dans son match.

    « Nous étions inexistants sur les deuxièmes ballons. Nous avons été incapables de faire trois passes d’affilée. Nous avons manqué d’agressivité et le jeu était trop lent, trop passif. » Pour lui, rien n’est à sauver dans cette soirée nordiste. Pas même le rush de Mason Greenwood en fin de match, qui aurait pu servir de cache-misère. « Même s’il avait marqué, cela aurait été insuffisant. »

    Il y a une semaines, son équipe avait la possibilité de prendre, seule, les rênes de la Ligue 1. Deux matches ratés plus tard, alors qu’avant de se rendre à Lille, il estimait que « mon équipe peut aller tout gagner », Roberto De Zerbi tempère ses propos. « Après un tel match, peut-être faudra-t-il revoir à la baisse nos ambitions et nous dire que nous n’avons pas le potentiel pour réussir certaines choses. » L’Italien est même allé plus loin, « parfois, il vaudrait mieux se taire ! ».

    Samedi, les victoires de Lens à Nantes (2-1) puis du PSG face à Rennes (5-0) ont accentué le malaise. Des résultats qui distancent l’OM du duo de tête. Côté joueurs, Leo Balerdi a conscience d’une faute collective dont les conséquences risquent d’être lourdes. « Nous avons perdu trois points très importants pour notre saison. Nous devons revoir les erreurs, oublier cette défaite et aussi le match nul de la semaine dernière. Penser à ce que nous pouvons améliorer. »

    Le capitaine marseillais, qui n’a pas été le plus mauvais vendredi, a lancé un message sur la réaction à venir. C’est le vestiaire qui doit se prendre en charge. Montrer qu’il y a une prise de conscience collective. « Cela dépend de nous, pas du coach, pas du président. Seulement de nous sur le terrain. Il faut montrer un autre visage. Le prochain match, c’est en Ligue des champions, et nous allons le gagner. »

    C’est le minimum acceptable. Toutefois, à la victoire, il faudra également y ajouter la manière.

    L’Union Saint Gilloise tenue en échec

    Prochain adversaire de l’OM en Ligue des Champions, mardi, l’Union Saint Gilloise s’est fait peur dans son championnat.

    Le champion de Belgique a dû batailler ferme pour arracher le nul à domicile. La Gantoise n’a pas fait de cadeau, en ouvrant le score après quatre minutes de jeu par Matisse Samoise.

    Les Apaches, déjà poussés dans leurs derniers retranchements par Zulte Waregem en coupe, ont dû attendre le dernier quart d’heure pour revenir à égalité, grâce à Kevin Mac Allister, qui a également été averti.

    Malgré les deux points perdus, l’USG conserve la première place de la Ligue 1 belge, suivie par le Club de Bruges.

  • Revirement au Grand Avignon : pas de hausse du prix de l’eau

    Revirement au Grand Avignon : pas de hausse du prix de l’eau

    « Ne m’attends pas pour dîner ». Le message a du passer, ce lundi matin, dans les chaumières des conseillers communautaires du Grand Avignon. On se croirait presque à Noël, à la lecture d’un ordre du jour copieux, les cadeaux certainement en moins. À commencer par le dossier Tecelys, dont l’audit sur la gestion de cette SPL sera débattu (lire notre édition de vendredi). Le document n’est pas à proprement parlé dans une délibération mais, lors de la précédente séance, le président (SE) Joël Guin, avait promis un débat dessus ce lundi. Notons que le compte rendu annuel de Tecelys à la collectivité figure à l’ordre du jour, mais sans mention de l’audit. Une étude « partielle et partiale », continue d’ailleurs de pourfendre l’ex-directeur général des services, qui a lancé l’affaire.

    Au-delà de Tecelys, il sera aussi et surtout question de finances avec l’adoption du budget 2026, le dernier de la mandature. L’heure du bilan, avec un revirement de dernière minute : le Grand Avignon renonce finalement à augmenter sa fiscalité sur la facture de l’eau. La mesure figurait pourtant bien à l’ordre du jour, dans une version encore envoyée à la presse ce vendredi. Mais, selon nos informations, mercredi, une nouvelle mouture a été remodelée où ne figure plus cette hausse. Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) du Grand Avignon délégué à l’eau et à l’assainissement, nous a confirmé le retrait de la délibération. « Ils ont du faire leur compte et s’apercevoir que ça ne passerait pas », commente un conseiller communautaire.

    Une hausse initiale

    de 56 euros par an

    Cette hausse suscitait une vive opposition des élus avignonnais de la majorité de gauche de Cécile Helle. Elle était en effet loin d’être marginale, à plus 15%. « La facture type annuelle de 120 m3 passerait de 386,45 euros à 442,51 euros, soit une augmentation de 56,06 euros par an », était-il noté dans la délibération initiale. Si la part sur l’eau passait de 0,40 à 0,53 euros, celle sur l’assainissement était doublée. « C’est une excellente nouvelle », réagit Mireille Dapon, présidente du Collectif de l’eau, qui avait prévu d’assister au conseil communautaire et de manifester son opposition à cette hausse. « Nous ne sommes pas contre une augmentation, mais de manière concertée, avec des échanges en commission des services publics locaux ce qui n’a jamais été le cas », déplore Mireille Dapon pour qui les élus « ont manqué d’anticipation car il faudra augmenter vu l’état des réseaux ».

    Un vif point d’alerte évoqué il y a deux mois lors du rapport d’orientations budgétaires. Figée depuis 2018, la part fiscale du Grand Avignon sur le prix de l’eau ne suffit plus pour mener à bien les travaux, s’inquiétait en substance Xavier Belleville, vice-président LR aux finances. Sans hausse, il était prévu d’investir 1,9 millions d’euros en 2026 alors que les besoins sont estimés à 3,1 millions. « Si cette augmentation n’était pas mise aux voix ou pas votée, de toute façon, les prochains qui seront élus dans 6 mois seront bien obligés de le faire », prévenait il y a un mois Patrick Sandevoir. On s’y dirige tout droit.

  • Un plan de 30 millions pour sauver la Camargue

    Un plan de 30 millions pour sauver la Camargue

    La Camargue n’est pas une carte postale. C’est le message fort porté ce mercredi 5 décembre à Nîmes (Gard) par la conseillère régionale Katy Guyot, lors de la présentation du bilan du Plan Camargue et du lancement de sa nouvelle version, le « Plan Camargue 2.0 ». Depuis 2018, la Région Occitanie y a investi plus de 30 millions d’euros. Objectif : soutenir un territoire singulier, entre fragilité écologique, traditions vivantes et défis économiques. « La Camargue, ce n’est pas du folklore », martèle l’élue. « C’est une biodiversité riche, une économie à part entière, et une culture à défendre. »

    Adopté en 2018, le Plan Camargue repose sur quatre piliers : environnement, agriculture, culture et économie touristique. Loin d’un affichage symbolique, ce programme a produit des résultats concrets. Côté culture et patrimoine, ce sont 5,5 millions d’euros qui ont été injectés pour moderniser les arènes camarguaises (Lattes, Le Crès, Lansargues, Saint-Geniès-des-Mourgues ou Vauvert), restaurer l’amphithéâtre de Nîmes (près de 2 millions), soutenir la Fédération française de la course camarguaise ou accompagner la production audiovisuelle, comme le film Animale d’Emma Benestan, récemment diffusé sur Canal+.

    « Ce n’est pas sauter comme un cabri… »

    En matière d’agriculture et d’élevage, 2,7 millions d’euros ont été mobilisés, notamment pour valoriser la race Camargue et soutenir les éleveurs impactés par la dermatose nodulaire. « Durant la pandémie, on a versé 770 000 euros d’aides directes aux manades. Pour nous, les éleveurs faisaient partie des essentiels », rappelle Katy Guyot.

    Face à l’urgence climatique, l’environnement n’a pas été en reste : 13,3 millions d’euros ont été investis pour préserver la biodiversité, renforcer les digues ou restaurer des zones sensibles dans les réserves naturelles comme Scamandre ou Mahistre. Le tourisme, enfin, a bénéficié de 8,8 millions pour valoriser les Grands Sites d’Occitanie, les circuits d’agritourisme ou l’accueil de visiteurs.

    « On peut sauter comme un cabri avec une chemise camarguaise en criant “sauvons les traditions”… ça ne fait pas avancer le Schmilblick ! », lance Katy Guyot, paraphrasant De Gaulle pour mieux rappeler la nécessité d’actions concrètes. Parmi les initiatives marquantes, la création d’un conservatoire génétique du taureau de Camargue est en cours, porté par le Livre généalogique de la Raço di Biòu. Philippe Boch, manadier à Lansargues et président de l’organisme, en détaille la portée : « Nous avons commencé à prélever du sperme de taureau Camargue. On va continuer avec les ovocytes pour constituer une banque génétique. Cela nous permettra de préserver la race face aux menaces sanitaires comme la fièvre aphteuse ou la dermatose. » Cette initiative s’inscrit dans un dispositif plus large de protection des races menacées, qui a déjà permis à la Région de recevoir 104 demandes de subventions, dont 51 pour les chevaux de Camargue et 53 pour les taureaux.

    Autre chantier structurant : l’inscription de la Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco. Soutenue depuis 2023 par la Région, cette démarche vise à protéger le delta du Rhône et à renforcer la gestion durable du site. « Pour survivre aux mutations profondes (montée des eaux, salinisation, réduction de la mobilité des roseaux), nous devons donner au territoire les moyens d’être protégée et reconnue », plaide Katy Guyot.

    Un plan 2.0 pour anticiper

    Forte de ce premier cycle d’action, la Région Occitanie engage désormais une nouvelle phase. Le « Plan Camargue 2.0 » vise à mieux outiller le territoire face aux crises à venir, qu’elles soient sanitaires, économiques ou climatiques. Il s’agit notamment d’encourager l’innovation dans l’agrotourisme, la diversification des élevages ou la valorisation de la viande locale.

    L’un des socles de cette relance sera la réalisation d’une grande étude d’impact socio-économique en 2025-2026. Menée sur le territoire de la Camargue gardoise et héraultaise, cette enquête permettra de mieux cerner le poids réel de la culture camarguaise dans l’économie locale. Seront notamment analysées les retombées du tourisme, l’emploi généré par les filières traditionnelles, ou encore l’impact culturel sur les habitants et visiteurs.

    Pour la Région, cette étude permettra d’objectiver les politiques publiques et de mieux flécher les aides futures vers ce qui crée « richesse, emploi et vitalité territoriale ». Il s’agit aussi d’armer les collectivités face aux mutations profondes du littoral, en faisant de la Camargue un modèle de développement durable conciliant authenticité et modernité. « Depuis 2018, nous avons posé les fondations, maintenant il faut aller plus loin, conclut Katy Guyot. L’Occitanie doit rester aux côtés de celles et ceux qui font vivre ce territoire. Ce n’est pas du folklore, c’est notre fierté régionale. »

  • Pour la prime de Noël, les chômeurs CGT manifestent

    Pour la prime de Noël, les chômeurs CGT manifestent

    La prime de Noël, on s’est battu pour la gagner. On se battra pour la garder ! » C’est le slogan qu’ont inlassablement répété les militants de la CGT qui ont manifesté de l’agence de la Caisse d’allocations familiales du centre de Marseille jusqu’à la porte d’Aix, ce samedi matin. À l’occasion de la « Journée nationale de lutte pour les privés d’emploi », le comité CGT Chômeurs et précaires des Bouches-du-Rhône s’est mobilisé notamment pour défendre la prime de Noël.

    Une aide versée à partir de la mi-décembre aux plus démunis, notamment les personnes bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Et issue d’une longue lutte victorieuse débutée à La Ciotat en 1993 qui s’est étendue à Marseille puis aux Bouches-du-Rhône. « La prime de Noël, ce n’est pas de la charité. C’est un conquis gagné par une lutte fantastique pour les plus précaires », tempête Jean-Charles Baccarelli, secrétaire départemental de la CGT Privés d’emploi devant la CAF 13. Avant de dénoncer : « Le gouvernement veut aujourd’hui la supprimer ! » Une référence au projet de loi de finances pour l’année 2026 dans lequel il était initialement prévu de restreindre la prime de Noël seulement pour les bénéficiaires des minima sociaux ayant des enfants. « On a commencé à 23 chômeurs et après, nos luttes ont mobilisé des dizaines de milliers de chômeurs à Marseille. C’est un conquis, oui, mais rien n’est jamais acquis si on ne se bat pas. C’est un combat permanent », rappelle Charles Hoareau, figure de la lutte des privés d’emploi. Comme un symbole de la convergence entre travailleurs et chômeurs contre la fermeture des accueils de ces organismes, la mobilisation a rassemblé des militants de plusieurs organisations CGT, dont des travailleurs des organismes sociaux.

    Le député Manuel Bompard en soutien

    « L’assurance maladie, la sécurité sociale et les services publics disparaissent sous nos yeux. Les privés d’emploi et les assurés sociaux doivent être sacrifiés sur l’autel de l’austérité pour les capitalistes », abonde David Garcia, au nom de la fédération CGT des organismes sociaux. Et la situation qu’il décrit ne risque pas de s’arranger. « La réforme de l’assurance chômage actuellement débattue à l’Assemblée nationale et inscrite dans le budget est la plus violente jamais connue dans ce pays », analyse François Canu, pour l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

    Dans ce combat, les militants ont reçu « tout le soutien » du député insoumis de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard, présent à la mobilisation. Il critique une « remise en cause de la prime de Noël inacceptable ».