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  • Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF ne veut aucune commune pour le RN

    Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF ne veut aucune commune pour le RN

    À six semaines du scrutin, la campagne des municipales s’est logiquement invitée dans les vœux de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir. C’est que dans un contexte national et international marqué par les conflits et l’instabilité, celui-ci reste marqué par la menace de l’extrême droite. Alors, face aux centaines de militants et représentants des différentes forces politiques, syndicales ou associatives rassemblées dans la maison des communistes, rue de Lyon (16e), le secrétaire départemental de la fédération, Jérémy Bacchi, lance un défi : « En plus des victoires que nous pourrons gagner, faisons en sorte qu’aucune commune ne tombe dans l’escarcelle de l’extrême droite. »

    Ce défi, il a bon espoir de le voir réalisé grâce à l’unité des forces de gauche. « Nous avons pris l’initiative de travailler à la création d’un large rassemblement sur l’ensemble du département », rappelle le sénateur communiste. L’accord trouvé entre les différents partis de gauche – hormis les Insoumis – permettra de déposer une soixantaine de listes communes dans le département. « Nous avons doublé la représentation de la gauche », se réjouit le sénateur communiste. De quoi redonner une voix aux citoyens dans ces municipalités où, en temps habituel, la gauche recueille en moyenne 28% des suffrages dans les scrutins nationaux. « Nous le devons à celles et ceux qui sont durement frappés par les politiques gouvernementales, qui n’ont que le service public comme patrimoine, pour qui l’espoir d’une vie meilleure doit devenir une réalité », lance-t-il. Rappelant les réalisations des communistes, avec un hommage appuyé au maire apparenté de Roquevaire, Yves Mesnard, président du groupe où siègent les élus communistes de la Métropole

    Défendre la paix

    Mais ces vœux arrivent aussi dans un contexte national marqué par l’adoption, placée sous le sceau d’un 49.3 que le Premier ministre s’était engagé à ne pas utiliser, d’un budget austéritaire. « 30 milliards d’euros d’austérité supplémentaire, avec parmi les premières victimes, les services publics », dénonce Jérémy Bacchi, citant les 4 000 postes d’enseignants supprimés, les 5 milliards retirés aux collectivités avec le soutien complice du Rassemblement national, la culture sacrifiée. « Nous affirmons la nécessité de protéger la culture des lois du marché, de défendre les droits de la création », lance-t-il. Les communistes, avec l’ancien député Pierre Dharréville, ont initié des états généraux de la culture. Le sénateur insiste aussi sur la bataille pour les droits des femmes, une égalité à construire « par des droits concrets, des services publics plus forts, des moyens supplémentaires ».

    Surtout, aux côtés de l’ambassadeur de Cuba en France Otto Vaillant Frías, il insiste sur une paix partout menacée. « L’existence de l’administration autonome du Rojava est en train de se voir réduite à des confettis, avec le soutien de la Turquie et des États-Unis », alerte-t-il. Face à un président de la République qui « sert de serpillière à Donald Trump », le secrétaire départemental rappelle : « La paix est un combat, mais elle exige de déposer les armes. » Et de lancer, optimiste, alors que se profile le 40e congrès du PCF : « Nous avons collectivement le stylo en main pour écrire l’Histoire de notre pays. »

  • Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    À deux mois des municipales, Michaël Delafosse entre en campagne. Le maire PS sortant, candidat à sa réélection, vient de dévoiler les premières mesures de son programme, le 26 janvier dans son tout nouveau local de campagne dans le quartier Antigone.

    Dans le contexte austéritaire infligé par l’État, le maire socialiste veut agir en faveur du pouvoir d’achat des Montpelliérains. Des mesures qui s’inscrivent dans la lignée du mandat actuel, durant lequel a été mise en place la gratuité des transports dont bénéficient plus de 470 000 résidents de la métropole de Montpellier. « Nous allons amplifier ce bouclier social avec la création d’un office municipal du pouvoir d’achat, qui s’inspirera de la mutuelle communale que nous avons mise en place. Cet outil permet d’avoir une garantie santé moins chère que celles existantes. Il fonctionne bien, nous allons donc l’élargir à l’assurance habitation multirisque », soutient Michaël Delafosse.

    En résumé, la collectivité négociera directement avec les opérateurs pour réaliser une commande groupée, ce qui permettra de faire baisser la facture pour les habitants. Le même mécanisme sera à l’œuvre pour les alarmes, les ventilateurs ou encore les pompes à chaleur. L’énergie est également au cœur du programme de l’édile puisque ce dernier ambitionne de poursuivre le raccordement des logements au réseau de chaleur urbain. « Avec cet accès maîtrisé du prix de l’énergie, la facture sera moins chère de 10% », soutient Michaël Delafosse.

    Soutenir les centres de santé associatifs

    Après la gratuité des transports, c’est celle des médiathèques que le candidat veut instaurer. « L’immense défi de notre société est notre rapport au livre, à l’écriture. Les médiathèques sont une ressource pour le savoir et nous proposerons un accès universel au réseau des quinze médiathèques  », développe le socialiste.

    La lutte pour le pouvoir d’achat passe également par la santé. « Même si nous ne sommes pas un désert médical, il faut être vigilant sur l’accès aux soins en renforçant l’offre », fait valoir Michaël Delafosse. Ainsi, le maire sortant s’engage à soutenir les centres de santé associatifs déjà existants et à aider à la construction de maisons de santé de la Région Occitanie dans les quartiers prioritaires de la Ville. Tout comme l’implantation d’une antenne du CHU à la place de l’ancienne tour d’Assas, dans le quartier Mosson.

    Montpellier compte près de 46 000 habitants âgés de 65 ans et plus. Un plan de lutte contre leur isolement figure également en bonne place dans le programme. Il comprend la réinstallation de concierges dans le parc social, le développement d’une application « anti-chute », l’installation de bancs publics. Surtout, il prévoit le développement de résidences intergénérationnelles et la construction de quatre résidences sociales seniors – deux sont déjà engagées. Une manière de « prendre soin de nos aînés », insiste le maire-candidat.

    « De bonnes choses »

    Ces annonces sont bien accueillies par Claude Gaubert, responsable montpelliérain de l’UFC-Que Choisir. « Se regrouper pour obtenir de meilleurs prix est une bonne chose. D’autant que pour certains produits, comme les pompes à chaleur, le risque d’arnaque est non négligeable. Si cet office municipal du pouvoir d’achat peut apporter aussi de la sécurité, c’est mieux ». Des mesures qui devront être accompagnées d’une meilleure information : Claude Gaubert regrette le faible engouement actuel des consommateurs pour ces achats groupés.

  • Élimination de l’OM : Roberto De Zerbi sous pression

    Élimination de l’OM : Roberto De Zerbi sous pression

    Humiliés, piétinés, écrasés. Les Olympiens sont un peu tout cela au terme de la phase de poule de la Ligue des Champions.

    La défaite à Bruges (3-0), mercredi, a été celle de trop. Celle qui n’aurait jamais dû se produire et qui a fait sortir de sa réserve Medhi Benatia. « C’est une soirée de merde, une soirée honteuse », est venu dire le directeur du football en zone mixte du stade Jan-Breydel. « Quand tu es à l’OM, tu peux perdre des matches, mais pas comme ce soir. » Il souligne que ce résultat confirme un constat : « Nous sommes sur un problème récurrent… Le football, il faut le respecter. Il faut d’abord demander pardon aux supporters et ceux qui font des sacrifices pour ce club. Ce soir, c’est une faute professionnelle. J’ai rarement ressenti autant de honte dans ma carrière. »

    Au coup de sifflet final à Bruges, l’OM était pourtant encore qualifié, accroché à la 24e place. Mais il y a eu un but improbable à Lisbonne (98e), celui du gardien du Benfica qui permettait aux Lisboètes de doubler les Olympiens. Mais pour Medhi Benatia, « nous aurions pu nous qualifier en bon dernier, mais même ça, nous ne l’avons pas mérité ».

    De son côté, Roberto De Zerbi a admis « avoir honte ». Avant de soupirer, les larmes aux yeux : « En treize ans de carrière, je n’ai jamais vécu ça. C’est très lourd, très mauvais, nous n’avons pas d’excuses. » Il rêvait d’être l’entraîneur qui ramènerait l’OM en phase finale de la Ligue des Champions. Mais, comme Igor Tudor en 2022, il s’est retrouvé dans le rôle d’Icare. Avec une sortie de route prématurée qui risque de coûter cher pour la suite de la saison. Et va surtout priver son club d’une belle manne financière.

    Un entraîneur fragilisé

    En concédant six buts sur ses deux derniers matches, l’équipe a donné l’impression d’avoir lâché prise. Comme résignée sur son sort, alors qu’avant la réception de Liverpool, l’OM pouvait encore aller chercher une qualification directe en huitièmes de finale.

    En une semaine, les Olympiens ont tout perdu sur la scène européenne. Leur place en Ligue des Champions. Mais, plus grave, leur crédibilité à jouer de nouveau dans la cour des grands. Une accumulation qui risque d’entraîner le départ de Roberto De Zerbi, selon RMC. L’intéressé est clairement fragilisé. Et, malgré son amour pour l’OM, ses dirigeants pourraient-ils être tentés de lui montrer la sortie ? Ou l’Italien pourrait-il lui-même choisir de démissionner ? Rien n’était acté jeudi en fin de journée.

    Une retraite, pour quoi faire ?

    Après la défaite à Bruges, mercredi soir, la délégation olympienne n’est pas rentrée sur Marseille.

    Roberto De Zerbi avait organisé une retraite près de Rambouillet (Yvelines), afin de préparer au calme le prochain match de championnat face au Paris FC, samedi. Mais la défaite à Bruges et l’élimination en Ligue des Champions vont modifier le programme de ces jours qui devaient permettre aux Olympiens de se ressourcer entre eux, loin de la Commanderie.

    La saison dernière, l’entraîneur marseillais avait utilisé à deux reprises le levier « retraite » pour évacuer la pression, suite à des lourdes défaites contre Auxerre et à Reims. La méthode fonctionnera-t-elle pour remettre l’OM dans le bons sens ? Et Roberto De Zerbi sera-t-il encore sur le banc, samedi, face au Paris FC ?

    Les prochaines heures seront cruciales.

  • La maire Josée Massi donnée gagnante face au RN à Toulon

    La maire Josée Massi donnée gagnante face au RN à Toulon

    Les résultats révélés ce mercredi en exclusivité par nos confrères de Var Matin collent en tout point à l’analyse politique que nous livrons dans ces colonnes, depuis le mois de mai dernier. Nous étions en effet les seuls à affirmer que la maire sortante sans étiquette, Josée Massi, serait bien candidate. Et passions pour d’illuminés stratèges en expliquant que son positionnement lui permettait de réunir plus de voix que le candidat LR, Michel Bonnus, pour le second tour.

    Le sondage réalisé par l’Ifop entre le 16 et le 26 janvier, sur un échantillon de 602 personnes, donne en effet Josée Massi vainqueure du duel de second tour face à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, avec 4 points d’avance, en recueillant 52% des suffrages. Ce qui montre, dans ce cas de figure, un front républicain fonctionnant sous son nom à plein régime. Ce qui est loin d’être le cas – en tout cas dans les mêmes proportions – lorsque c’est le LR Michel Bonnus qui est testé en position de rempart contre le RN, la gauche se retrouvant peut-être alors un peu moins encline à voter pour un proche de Bruno Retailleau.

    Cela étant dit, mieux vaut rester prudent et prendre l’image fournie aujourd’hui pour ce qu’elle vaut : un indicateur des intentions de vote mesurées à ce moment-là.

    D’ailleurs, du côté de Josée Massi, on se garde bien de tout triomphalisme, même si intérieurement on ne doit pas bouder sa joie après les mauvais coups reçus et les petites trahisons entre amis encaissées. « Les sondages ne font pas les élections. Je les regarde, mais je n’en fais pas une boussole », réagit-elle sobrement, dans un communiqué. Elle poursuit : « Ma campagne démarre. Ma première ligne d’arrivée, c’est le 15 mars. » Ce qui ne l’empêche pas de voir, dans ce sondage, un encouragement, d’autant qu’elle n’avait pas encore déclaré sa candidature au moment où il a été réalisé.

    Le président de Région lâche Michel Bonnus

    Pour autant, rien n’est encore gagné ou perdu pour qui que ce soit. Il est important de le garder en tête. La ville est encore loin d’être à l’abri de la menace persistante de l’extrême droite. Il suffit de regarder le résultat obtenu dans cette enquête au premier tour, où celle-ci ne recueillerait pas moins de 39% des voix, c’est-à-dire plus que Jordan Bardella aux élections européennes de 2024 à Toulon. En tout cas, loin devant tout le monde, le deuxième candidat (Josée Massi) étant alors distancé de 15 points.

    Pour ce qui est des réactions, force est de constater que les amitiés en politique sont volatiles. On est bien placé à Toulon pour le savoir. Cette fois, c’est le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.), qui donne le la. Il a annoncé dès mercredi soir à la presse : « Michel Bonnus doit se ranger derrière Josée Massi pour battre Laure Lavalette. » C’est bien de mesurer l’urgence de la mobilisation contre l’extrême droite, mais cela reste tout de même savoureux puisqu’il était jusqu’à présent un fervent soutien du candidat LR Michel Bonnus. Son « grand ami », l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD), a dû apprécier. Ce dernier, après avoir annoncé soutenir la maire sortante au mois de mai, s’était mis, l’automne venu, à déclarer : « Voter Bonnus, c’est voter Falco ! »

    Pour ce qui est du camp progressiste, Magali Brunel, candidate de la liste de gauche « Toulon en commun », parvient, selon ce sondage, à se qualifier pour le second tour avec 13% des voix, les mélenchonistes en lice venant parasiter ce score. « Nous notons une nette progression de la gauche par rapport à 2020, malgré la division et l’attitude de LFI », déclare André De Ubeda (PCF), en deuxième position sur la liste. Et de poursuivre : « Nous nous réjouissons que Lavalette puisse être battue. Elle est nettement en dessous des résultats aux législatives. »

    Le responsable politique note également que, pour la troisième place, les différences entre les concurrents tiennent dans un mouchoir de poche. Et de parier donc que si « Toulon en Commun » parvient à récupérer une partie des électeurs de Pierre-Jacques Depallens (ni système, ni extrême) qui, tout comme Cécile Muschotti (voir notre édition de mercredi), a renoncé à une candidature en solo, le mouvement de gauche pourrait ravir la place au LR Michel Bonnus. Il conclut : « Tout reste possible à gauche compte tenu des 30% qui se déclarent encore indécis. Magali Brunel peut battre Lavalette avec le soutien clair des autres listes. »

  • 30 mois ferme pour apologie de crime visant la directrice des Baumettes

    30 mois ferme pour apologie de crime visant la directrice des Baumettes

    Une grande fermeté dans la répression. Si le tribunal les a relaxés du chef d’intimidation ou menace, deux détenus ont été reconnus coupable d’apologie publique de crime à l’encontre de l’ex-directrice des Baumettes. Ils ont été condamnés à la même peine de 30 mois d’emprisonnement ferme, trois ans d’interdiction d’entrer en contact avec la victime et de séjour dans les Bouches-du-Rhône.

    Sabrina M., 30 ans et 17 mentions au casier, et Othmane B., 30 ans et 11 mentions au casier, avaient relayé, en mars 2025, sur Snapchat depuis leur cellule, un contrat criminel émis par le groupe DZ Mafia sur l’ancienne directrice des Baumettes, exfiltrée ensuite de son poste et placée depuis sous protection policière. « Marseille. 120 000 euros pour la tête de la directrice des Baumettes. »

    « Depuis un an, je suis protégée. Je prends énormément de risques à être là. Je suis partie précipitamment pour un poste que je n’ai pas choisi. Je suis partie seule pour sauver ma vie. Un an que je suis à l’isolement. Vous avez brisé ma vie », leur avait dit l’ancienne directrice, venue à l’audience du 13 janvier en gilet pare-balles et sous escorte de plusieurs gardes du corps.

    à l’origine, un premier appel au meurtre avait été émis, en novembre 2024, visant un directeur adjoint des Baumettes. Quelques jours plus tard, deux jeunes de 17 et 21 ans étaient interpellés, début décembre 2024, rodant armés près des Baumettes. Ils sont depuis mis en examen pour tentative d’assassinat et écroués.

  • L’OM finit chocolat à Bruges

    L’OM finit chocolat à Bruges

    Dans l’imagerie populaire, l’Enfer est un immense brasier où se consument les âmes des damnés. Mais, après ce qu’ils ont vécu au stade Jan-Breydel, les Olympiens pourront aussi se dire que l’Enfer peut se vivre dans un pré glissant, baigné par une humidité qui vous ronge jusqu’aux os. Jusqu’à provoquer une certaine paralysie générale.

    C’est un peu ce qu’ont vécu les hommes de Roberto De Zerbi dans le premier quart d’heure contre Bruges. Fixés par le froid, ils ont été spectateurs de l’entame endiablée des Flamands. Entame qui, en à peine plus de dix minutes, se concrétisait de deux buts d’avantage au tableau d’affichage. Pour l’OM, l’opération barrages était bien mal embouchée.

    Les Olympiens savaient à quoi s’attendre. Mais ils n’ont pas su entrer comme il le fallait dans une soirée qui s’est rapidement compliquée pour eux. Et si, à la demi-heure du match, ils étaient toujours du bon côté pour la qualification, la situation devenait très inconfortable.

    Menés de deux buts, ils voyaient Bruges leur passer devant et dégringolaient à la 26e place, dernière qualificative. Tout en restant sous la menace d’Olympiakos et Paphos, jusque-là tenus en échec par l’Ajax et le Slavia et avec une différence de buts favorable à l’OM.

    Un OM qui ne pouvait pas se contenter d’un score qui rendait ténue leur chance de continuer l’aventure européenne. Avec les entrées d’Igor Paixão puis Pierre-Emerick Aubameyang, les Olympiens parvenaient enfin à être constructifs. Mais, sur sa ligne, Simon Mignolet se montrait intraitable, alors que son équipe avait du mal à trouver son second souffle. Tout en parvenant malgré tout à creuser l’écart, au plus fort de la poussée marseillaise.

    Les dernières minutes allaient être stressantes. Avec des Olympiens qui pensaient arracher leur qualification grâce à leur différence de but. Mais un succès de Benfica 4 à 2 face au Real éjectait les hommes de Roberto De Zerbi du groupe des barragistes. L’OM termine donc 25e et rentre chocolat de son voyage à Bruges.

    Club Bruges 3 (2)

    OM 0 (0)

    8e journée

    Stade Jan-Breydel. (22 000 spectateurs)

    Arbitre : M. Guida (ITA).

    Buts : Diakhon (4), Vermant (11), Stankovic (79) pour Bruges.

    Avertissements : Murillo (22), Gouiri (79) à l’OM, Vanaken (48) à Bruges.

    CLUB BRUGES : Mignolet – Sabbe (Siquet,84) , Ordoñez (Spileers, 69), Mechele, Seys – Vanaken ( c ), Onyédika, Stankovic (Vetlesen,84) – Forbs, Vermant, Diakhon (Tzolis, 69).

    Entraîneur : I. Leko.

    OM : Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd, Medina – Murillo (Aubameyang, 54), Kondogbia (O’Riley, 87), Höjbjerg, Weah – Greenwood, Gouiri (Nadir, 87), Traoré (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • [Entretien] Cole Strangler : « Trump ne s’attendait pas à ce niveau d’opposition »

    [Entretien] Cole Strangler : « Trump ne s’attendait pas à ce niveau d’opposition »

    Les images provenant des États-Unis sont révoltantes. Renee Good et Alex Pretti sont les deux dernières victimes de l’ICE, police américaine de l’immigration, bras armé de la politique raciste de Donald Trump. Leur crime ? S’être opposés à cette milice qui arrête et emprisonne chaque migrant sur son passage… Face à cela, la mobilisation de la population est historique. Des centaines de milliers de manifestants ont bravé le froid glacial, occupant les rues, appelant à la grève générale. Un revers sans précédent pour le président américain. Des agents des services fédéraux déployés à Minneapolis ont commencéà quitter la ville mardi, alors que Donald Trump joue l’apaisement.

    La Marseillaise : Pourquoi vous joignez-vous à cette mobilisation marseillaise de soutien au peuple américain ? Dans quel contexte s’inscrit-elle ?

    Cole Stangler : En tant que journaliste et auteur, je n’ai vraiment pas l’habitude de participer ouvertement à des manifestations de ce type, ce n’est pas naturel pour moi. Mais je pense que, très clairement, on a franchi une ligne rouge aux États-Unis. Quand la société civile dans son ensemble est ciblée par l’administration actuelle, il ne faut pas hésiter à les critiquer ouvertement ni avoir peur de participer activement dans des mouvements d’opposition. Comme beaucoup d’Américains, je n’ai pas envie de me dire, dans cinq ou dix ans, que je ne faisais rien à l’époque où l’administration Trump a attaqué la démocratie américaine. Si on organise ce rassemblement, c’est aussi pour signaler aux Français que l’extrême droite au pouvoir peut faire des dégâts très importants. Je ne veux pas qu’on se réveille un jour, en mai 2027, avec l’extrême droite au pouvoir et que tout le monde se dise qu’on aurait pu être mieux organisés, qu’il aurait fallu prendre ce risque plus au sérieux.

    À Minneapolis, la population
    a massivement manifesté contre cette politique d’immigration. Est-ce rare de voir les Américains battre le pavé
     ?

    C.S. : On peut avoir ce cliché sur les Américains qui ne manifestent jamais. Mais on a déjà eu deux grandes manifestations l’an passé. Je pense au No King’s Day qui a été organisé l’été dernier et même avant, il y avait une vague de manifestations contre Elon Musk et son Doge (Département de l’efficacité gouvernementale). Ce qu’on est en train de voir, à Minneapolis, nous rappelle à quel point l’administration est impopulaire dans l’opinion publique américaine et que les Américains se mobilisent. Quand Donald Trump a envoyé ses milliers d’agents fédéraux pour semer la terreur à Minneapolis et en faire un symbole politique, il ne s’attendait pas à ce niveau d’opposition. Ces manifestants sont en train de gagner la bataille de l’opinion publique aux États-Unis.

    Ce mouvement a-t-il réussi
    à faire reculer le président ?

    C.S. : Deux choses concrètes sont en train de se passer. Il y a quelques jours, Gregory Bovino, le visage de cette police de l’immigration très brutale, avait défendu le meurtre d’Alex Pretti [l’un des manifestants tué à Minneapolis, Ndlr] directement à la télévision. D’un point de vue esthétique, ça a été remarqué, y compris par la presse allemande, Gregory Bovino reprend très clairement, sans aucune ambiguïté, les codes vestimentaires de l’extrême droite (voir photo). Ce dernier vient d’être retiré de ses fonctions à Minneapolis. C’est très clairement une victoire pour les manifestants. Deuxièmement, dans la conférence de presse de lundi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a essayé de distancier le président Trump des déclarations de certaines personnes de son administration comme Gregory Bovino, Kristi Noem (secrétaire à la Sécurité intérieure) ou Stephen Millier (conseiller à la Sécurité intérieure), qui défendaient les actions de ICE et des agents fédéraux. Ces deux éléments signalent que l’administration Trump comprend qu’elle est en train de perdre la bataille de l’opinion publique.

    Vous dites que la popularité
    de Trump est surestimée. Certains de ses anciens soutiens se distancient de lui. Comment expliquer ces revirements ?

    C.S. : On n’a jamais vu un président utiliser le pouvoir exécutif comme Donald Trump et il a énormément d’influence à l’international. Le paradoxe, c’est qu’il a une base de soutien très minoritaire aux États-Unis. Dans les sondages, c’est un président objectivement impopulaire, avec environ 40% d’opinion favorable. Il est en train d’échouer sur deux de ses grandes promesses de campagne en 2024. Donald Trump a été élu en grande partie sur le combat contre l’immigration et sur les questions économiques. Il a dit vouloir mettre fin à l’inflation vue sous l’administration Biden. Or ses droits de douane ne permettent pas à l’administration de combattre l’inflation qui reste importante. Les sondages montrent des Américains insatisfaits du bilan économique du président. C’est la même chose sur l’immigration, les Américains trouvent que ces politiques vont trop loin. Certains de ses soutiens ou anciens soutiens montrent leur désaccord publiquement, comme le podcaster Joe Rogan, qui a récemment comparé l’ICE à la Gestapo en Allemagne nazie.

    Un éditorial paru sur le site du mensuel « The Atlantic » décrit le régime trumpiste comme fasciste. Qu’en pensez-vous ?

    C.S. : C’est un débat en cours depuis des années. L’État américain n’est pas devenu un régime fasciste. Par contre, le président Trump et certaines personnes dans son entourage peuvent, à mon sens, être qualifiés de fascistes. Sur ces questions, je fais confiance aux experts, historiens, universitaires qui ont étudié le fascisme. Robert Paxton, grand historien américain qui a notamment fait des recherches sur le régime de Vichy en France, avait dit après la tentative de coup d’État du 6 janvier 2021 au Congrès qu’on pouvait qualifier Donald Trump de fasciste. Pourquoi ? Parce qu’on a cette utilisation de force paramilitaire pour essayer de renverser les résultats de l’élection. On a un discours anti-immigration très fort, raciste, qui désigne des boucs émissaires très clairs
    et l’opposition comme étant l’ennemi de l’intérieur. Tous ceux qui ne soutiennent pas l’administration sont qualifiés d’adversaires ; qu’on soit journaliste, juge, avocat, électeur démocrate ou militant politique. Certaines personnes disaient que l’élément manquant aux États-Unis, c’étaient les guerres, et notamment les guerres d’expansion. On a vu, ces dernières semaines, à quel point l’administration veut prendre des territoires considérant qu’ils appartiennent aux zones d’influence américaines, comme le Groenland par exemple. On ne peut que penser au discours allemand des années 1930, consistant à dire qu’il fallait du territoire pour que le peuple puisse vivre et être en sécurité. Mais, encore une fois, il ne faut pas oublier que ce projet politique, qui est réel et terrifiant, n’a pas une base de soutien majoritaire, très loin de là.

    Rassemblement à Marseille ce mercredi

    Deux mobilisations de soutien au peuple américain sont organisées simultanément mercredi à 18h30, à Paris et à Marseille, sous l’ombrière du Vieux-Port, à l’appel du collectif la Digue et d’Indivisible Paris.

  • [Municipales] La gauche veut réguler les milliers de locations de tourisme à Arles

    [Municipales] La gauche veut réguler les milliers de locations de tourisme à Arles

    Imaginons vouloir partir une semaine à Arles pour la première semaine d’août, du samedi 1er au 8 du mois. Ce sont 380 logements qui sont proposés par la plateforme pour un voyageur, dans tout l’espace compris entre la rue Gambetta, le Rhône et les boulevards des Lices et Émile-Combe.

    Sur l’ensemble de la ville, le moteur de recherche indique même « plus de 1 000 logements » disponibles à la réservation, juste pour soi, sans partage avec l’hôte, à des tarifs variant entre 450 euros pour un « studio cosy au pied des Arènes » et jusqu’à 1 300 euros pour ce deux-pièces avec terrasse offrant la vue sur l’hôtel de ville. Toujours pour la première semaine d’août, sont aussi disponibles ce « penthouse à vue imprenable » affiché à 2 300 euros ou ce « havre de paix avec piscine » pour plus de 8 000 euros, dans le registre de l’exclusif.

    Face à ce « phénomène Airbnb », Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux municipales, assure être « à l’offensive sur le logement » depuis sa déclaration de candidature, en décembre. « Nous sommes fatigués de ne plus pouvoir nous loger dans le centre-ville », affirme-t-il, rappelant que l’opposition « demande depuis 6 ans de réguler strictement les locations touristiques » de ce type, « comme les villes de La Rochelle et d’Annecy ont pu le faire », précise le candidat.

    « Des quotas par quartier »

    Il y aurait 2 100 meublés de tourisme recensés par la Ville, 3 800 selon l’opposition. Dans le cadre du programme de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas propose une politique municipale sur deux jambes. « En premier, réguler Airbnb en imposant un quota de locations touristiques par quartier et en limitant le nombre de nuitées », complété par « une police du logement contre l’insalubrité de certaines locations ». D’autre part, le candidat veut s’appuyer sur une société coopérative foncière municipale dédiée à « préempter dans les secteurs stratégiques » pour reprendre le contrôle sur le marché.

    Des affiches posées dans la rue, l’été dernier, permettent de mesurer cette attente. « Touriste, ton Airbnb augmente mon loyer », « Afin de préserver la santé mentale des riverains, merci de soulever vos valises à roulettes », « Airbnb tue nos quartiers, loyers Arles centre jusqu’à +50% en cinq ans, qui peut encore vivre ici ? », pouvait-on lire.

    Dans l’équipe du maire sortant Patrick de Carolis (HOR), Sébastien Abonneau répondait à la radio Ici, en août, qu’il ne fallait pas être « dupe des arguments de l’opposition » à l’approche des élections. Sollicitée l’été dernier pour dresser un bilan estival, la plateforme Airbnb assumait de « ne pas communiquer sur ses données car cotée en bourse américaine et que ce sont des indicateurs de bonne santé de l’entreprise ».

    Les nombreuses boîtes à clés installées au Monoprix de la place Lamartine parlent d’elles-mêmes.

  • Le milliardaire Mohed Altrad veut jouer son match retour à Montpellier

    Le milliardaire Mohed Altrad veut jouer son match retour à Montpellier

    Novice en politique en 2020, le milliardaire Mohed Altrad a échoué à devenir maire de Montpellier. Troisième avec 13,31% au premier tour (6 899 voix) et à la même place au second tour avec seulement 18,12% (9 226 voix), il a fini d’être plombé par son alliance opportuniste incomprise avec Alenka Doulain (proche des Insoumis) et l’humoriste Rémi Gaillard.

    Pas de quoi refroidir l’homme d’affaires qui jure avoir appris de ses « erreurs ». « Trébucher, tomber, me relever, c’est toute ma vie », a-t-il confié à ses 500 soutiens venus l’écouter au Dièze Warehouse. Parmi eux figuraient le sénateur Jean-Pierre Grand (parti Horizons d’Édouard Philippe), l’ex-secrétaire d’État macroniste Patricia Mirallès, le maire de Saint-Georges d’Orques Jean-François Audrin (Horizons). Des anciens compagnons de l’ancien maire Philippe Saurel également à l’instar de Stéphanie Jannin ou Annie Yague. Mais aussi le professeur Charles Sultan, fâché avec Michaël Delafosse. Sans oublier le fidèle Salim Jawari élu d’opposition. Actuel président de la commission des finances, celui-ci fustige « l’endettement multiplié par 5 de la Ville de Montpellier » et « l’écologie dogmatique financée par vos impôts » avec des plantations à « 435 000 euros l’arbre place de la Comédie ».

    Ultra-protégé avant sa montée sur scène, Mohed Altrad n’a lui aussi pas tardé à dégainer. « Montpellier est dirigée comme une section du PS. Je suis venu pour démanteler ce système et rendre Montpellier à ses habitants », prévient le patron du club de rugby (MHR) en conflit avec la municipalité au sujet du stade et de son projet de « village rugby ». Il projette de revoir les attributions de subventions aux associations pour « mettre fin au clientélisme ».

    Cantines gratuites

    et couvre-feu dès 22h

    Pour convaincre les curieux, il a d’abord recyclé sa parabole de « l’enfant du désert » parti de rien pour devenir richissime. Plutôt qu’un « politicien de plus » dont Montpellier dit-il n’a pas besoin, il se présente comme un « bâtisseur ». Fort de son succès dans les affaires, il promet – sans dire comment – de créer 30 000 emplois et de faire de Montpellier une « ville zéro chômeur », ce qui n’existe nulle part ailleurs.

    Au risque que cela déplaise à la frange droitière de son électorat, il souhaite doubler le nombre d’habitats sociaux et favoriser l’accession à la propriété après 15 ans. « Le logement social ne doit pas être une prison. » Pour transformer « l’une des villes de sa taille parmi les plus pauvres de France », Mohed Altrad entend « passer de la politique des discours à la politique des actes ».

    Procès en appel en 2026

    Jonglant avec les paradoxes, il critique le coût de la gratuité des transports – « Un jour quelqu’un devra payer la note » – mais n’y touchera pas puisqu’elle est appréciée. Il fustige la « Ville qui vit à crédit » mais promet « des cantines scolaires gratuites pour tous les enfants sans conditions ». Le tout sans hausse d’impôts. Acrobatique.

    Comme inspiré par Robert Ménard (extrême droite) à Béziers, Mohed Altrad prévoit « pour protéger » un couvre-feu dès 22h pour les mineurs de moins de 16 ans. « Traîner dans les rues à 12-14 ans, ce n’est pas la liberté, c’est l’abandon. » Il veut aussi créer une brigade municipale de propreté et un plan « anti-bouchons ». S’il est élu maire, celui qui n’a jamais mis un pied au conseil municipal avant de démissionner en 2024, jure d’abandonner le projet de chaudière CSR (Combustible solide de récupération) pour brûler les déchets. « Je ne veux pas de scandale sanitaire. Montpellier ne sera pas un énième cobaye. La santé des Montpelliérains ne se négocie pas. »

    À bientôt 78 ans, l’entrepreneur qui vise aussi la présidence de la Métropole de Montpellier, conclut son entrée en campagne sur une note populiste. « Je ne prendrai pas un centime. Mes indemnités seront reversées aux associations. » Quand on pèse plusieurs milliards d’euros, c’est plus simple. En revanche pas un mot sur sa condamnation en première instance pour « corruption active, trafic d’influence et abus de biens sociaux » dans l’affaire qui le lie à la Fédération française de rugby. En septembre 2026, les compteurs seront remis à zéro lors du procès en appel. Fin 2022, Mohed Altrad avait écopé de 18 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité.

  • Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Un soir tout particulier… Tout sourire devant la foule qui a envahi l’Après M à Sainte-Marthe (14e), Amine Kessaci (EELV) est venu, ce lundi 26 janvier, se porter candidat aux municipales aux côtés du maire DVG sortant de Marseille, Benoît Payan. « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », lance le jeune homme.

    Après avoir perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, le fondateur de l’association Conscience avait promis de ne pas lâcher son combat contre le narcotrafic. À la suite de son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus franchement pour et dans sa ville.

    « Pour Amine, ce n’est pas rien. C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble », a déclaré, ému, Benoît Payan. Et de revenir sur les engagements du Printemps « dans la conviction que nous devrions protéger les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi les rassembler, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur quartier. »

    « Je suis ici pour dire

    qu’on ne se résignera pas »

    Sous les bravos, en présence de sa mère, de ses sœurs et de la plupart des adjoints au maire, celui qui donne un coup d’accélérateur à une campagne atone, avec son combat à la résonance internationale, a martelé sa volonté de rester « debout » comme il l’avait fait lors de la marche blanche en hommage à son frère Mehdi.

    « Je suis ici pour dire qu’on ne se résignera pas. Nous avons su nous lever par milliers pour dire non, mais surtout pour dire oui à la paix, oui à la justice, oui à une vie meilleure. C’est ce que l’équipe municipale du Printemps marseillais a porté, tout au long de ses six années », enchaîne Amine Kessaci. Une majorité qui a agi selon lui « pour l’égalité, pour l’équité des territoires, pour les transports, pour l’école. Et comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

    Son ennemi premier : l’extrême droite, contre laquelle il avait déjà bataillé aux législatives de 2024 sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il avait alors perdu de 835 voix son duel, au second tour, contre Gisèle Lelouis (RN). « Un engagement naturel » insiste-t-il, tant il était évident pour lui « de dire que jamais Marseille ne tombera aux mains des extrémistes. Jamais Marseille ne sera dirigé par le Rassemblement national. Ce n’est pas possible ».

    Le désormais candidat n’a pas manqué non plus de remettre sur l’ouvrage la charte du relogement des familles de victimes du narcotrafic avec les bailleurs sociaux. Il en est persuadé, « Benoît Payan sera le premier maire à la signer ».

    La force d’un destin.

    La sécurité, mantra de Martine Vassal

    La candidate de la droite et du centre à la Ville de Marseille a clairement fait de la sécurité un de ses thèmes favoris, bien avant la campagne, quitte à empiéter sur les plates-bandes du RN. Martine Vassal propose de créer une Brigade anticriminalité (BAC) municipale et de faire du centre-ville un lieu d’expérimentation de l’intelligence artificielle, avec « des drones et la police présente ». Le recours à la vidéosurveillance serait également renforcé. Celle qui est déjà présidente de la Métropole a, par ailleurs, déjà armé les 99 agents du Groupement d’assistance et de protection de la RTM de matraques et de bombes lacrymogènes. « La sécurité est la première de nos libertés », a-t-elle martelé.